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Nouvelles

2e journée du procès Icc services: Les déballages s’enchaînent devant la Criet

Le procès de l’affaire Icc services s’est poursuivi ce mardi, à la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet). Les accusés Guy Akplogan et Emile Tégbénou ont déposé à la barre ainsi que Georges Constant Amoussou, procureur général près la Cour d’appel de Cotonou, au moment des faits, et qui a été incarcéré dans cette procédure. L’on retient que la Cour est encore loin de la vérité.

A la reprise du procès ce mardi sur le dossier Icc services, le président de la Cour de céans, Cyriaque Dossa, président de la Criet, a remercié toutes les parties pour le calme, la discipline et le sérieux dont elles ont fait preuve lors de la première journée de la session criminelle de la Criet au titre de l’année 2018 ouverte la veille. Il a invité surtout les accusés à maintenir le cap en collaborant avec la cour pour la manifestation de la vérité. Sur ce, Cyriaque Dossa lance les débats. D’entrée de jeu, il donne la parole au ministère public dont le rôle est assuré par Gilbert Ulrich Togbonon. Il informe la Cour que conformément à ses recommandations, le parquet spécial près la Criet a fait diligence pour convaincre la Cellule nationale de traitement des informations financières (Centif) à participer au procès pour éclairer la lanterne de la Cour en tant que sachant. Un représentant de cette structure était à l’audience d’hier. Le procureur spécial près la Criet dit avoir par ailleurs fait diligences pour adresser des convocations à certaines personnes dont la présence est nécessaire pour la manifestation de la vérité. Il s’agit de l’ancien ministre des Finances, Idriss Daouda, l’ex-conseiller technique aux affaires économiques du président Boni Yayi, Christophe Aguessy, l’ancien ministre de la Justice, Grégoire Akoffodji, l’ancien directeur général de la police nationale (Dgpn), Maiga Aiko Dosso, l’ancien ministre chargé de la Microfinance, Sakina Alfa Orou Sidi et l’ancien Agent judiciaire du Trésor (Ajt), Sévérine Lawson et présidente du comité de suivi de l’affaire Icc services et consorts. Sur la question, Me Alain Orounla, avocat du collectif des spoliés, salue ces diligences faites par le Parquet spécial pour faire comparaitre toutes les personnes pouvant faire jaillir la vérité dans ce dossier. Mais il invite le ministère public à aller loin en faisant venir de nouveaux témoins révélés par le procès. Il sera rassuré par la cour qui a promis que tout sera fait pour la manifestation de la vérité. Sur ce, le président de la cour poursuit le débat là où il s’était arrêté, lundi dernier. Il invite à la barre Guy Akplogan, président directeur général d’Icc services. L’accusé persiste et signe dans ses déclarations de la veille qu’aucune note administrative n’a interdit la poursuite de ses activités de placement et de collecte de fonds au moment où il cherchait à formaliser sa structure avec la demande d’agrément.

Guy Akplogan confondu

Mais il sera confondu à ce niveau par deux communiqués en date du 19 janvier 2009 et signés du ministre de l’Economie et des Finance d’alors, Soulé Mana Lawani, lus par le président de la cour. Le premier communiqué dénonçait la création et l’ouverture anarchique des Institutions de microfinance (Imf) et invitait les promoteurs de ces structures illégales à se rapprocher de la Cellule de surveillance des institutions financières décentralisées pour se conformer à la loi. Le même communiqué invitait les populations à la vigilance et à n’effectuer leurs opérations qu’auprès des structures légales. Le second communiqué, en date toujours du 19 janvier 2009, demandait à toutes les Imf à faire figurer sur les enseignes de leurs structures les références de leur agrément. Ces deux communiqués ont été diffusés par les médias. Guy Akplogan dit n’avoir pas eu cette information. Il insiste pour dire que sa structure Icc services n’était pas en situation de cessation de payement. Il menait des activités parallèles à travers les fonds collectés et investis qui lui procuraient de gros rendement. Selon lui, si l’activité n’avait pas été suspendue par le pouvoir d’alors, il est en mesure d’honorer tous les engagements avec les clients qui ont souscrit dans sa structure à un contrat de placement de fonds. Il s’agit d’une sorte de tontine à l’américaine, explique Guy Akplogan. Le système est simple. Un contrat est signé au départ : 150 000 F Cfa par exemple. Le client revient trois mois après pour retirer un intérêt de 60 000 F Cfa. Une mention est faite au dos du contrat que le client est passé retirer son premier intérêt. Trois mois après il revient prendre 60 000 FCFA. Il récupère encore 60 000 F Cfa une troisième fois après trois mois. Il prend encore 60 000 FCfa une quatrième fois. Mais cette fois-ci c’est la dernière. Il prend ici son intérêt de 60 000 F Cfa mais en plus du montant déposé c’est à-dire les 150 000 F Cfa. Il a ainsi fini son contrat. Ainsi, en un an le client qui a déposé 150 000 FCFA, gagne 240 000F comme intérêt et reprend son capital. Cette explication du Pdg d’Icc services a permis à la cour de comprendre le fonctionnement du système consistant à payer les premiers épargnants par les placements des derniers. Avec tant de taux d’intérêts, que gagne Icc services ? A cette question du président de la cour, l’accusé est resté évasif. Guy Akplogan dit qu’il investit les fonds dans plusieurs activités notamment de Btp, de forage et autres qui lui permettent de gagner de mirobolantes dividendes pour rembourser le client. Il menait ses activités avec la couverture du chef de l’Etat, Boni Yayi qui était en complicité avec son frère Emile Tégbénou. Ce dernier avait créé la Société nouvelle alliance du Bénin (Snab) qui avait comme directeur d’exploitation Salomon Abou Yayi, frère du chef de l’Etat.

Nicaise Fagnon accablé

Toutes ces relations lui permettaient de faire de gros chiffres d’affaires sur le terrain et de pouvoir payer ses clients, souligne Guy Akplogan. Il révèle avoir même donné cinq millions F Cfa chaque semaine sur deux mois à Nicaise Fagnon, alors ministre chargé des travaux publics afin de gagner le marché de l’aéroport de Tourou à Parakou. Il dit avoir été recommandé par le chef de l’Etat, Boni Yayi, pour gagner ce marché avec ses partenaires. Mais il n’a rien eu par la suite jusqu’à son incarcération. Selon lui, ce que gagne sa structure dépend du bénéfice engrangé sur la période. « Icc services ne fait pas un placement classique. On ne raisonne pas en termes de taux d’intérêt par rapport à celui pratiqué sur le marché formel mais de rendement issu des investissements », précise Guy Akplogan. Il martèle que si l’activité n’était pas bloquée, Icc services n’aurait jamais de problèmes pour payer ses déposants. Il déplore avoir tout perdu dans cette crise. Tous ses bureaux ont été saccagés. Il n’a plus retrouvé un seul document. La commission d’enquête judiciaire, à l’en croire, est rentrée chez son frère Emile Tégbénou pour aller éventrer les cinq coffre-forts cadenassés contenant 27,050 milliards F Cfa. Guy Akplogan était tellement émotionné qu’il a failli couler des larmes, regrettant tout ce qu’il a perdu et surtout les conditions de son interpellation, arrestation et détention à la prison civile de Cotonou puis transféré nuitamment à Kandi via Djougou. La gravité de la déclaration relative à l’affaire de 27,050 milliards Fcfa a amené la cour à inviter à la barre Emile Tégbénou pour apporter des précisions. Ce dernier confirme la déclaration avec la précision que la délégation ayant fait cette opération était composée du commissaire central de Porto-Novo d’alors, Pépin Adjovi, des sieurs Barnabé Adounsiba, le commissaire Dieudonné Lissagbé et le commandant Mohamed Saké. La délégation l’a amené dans la maison mais cagoulé. Elle a défoncé tous les coffres-forts et les conteneurs avec l’aide d’un soudeur du quartier. Une fois en prison, il a appris que la même commission d’enquête judiciaire est retournée dans la maison mais en hélicoptère cette fois-ci. Mais il ignore ce que cette dernière équipe est allée faire à l’intérieur au moment où il est en détention. Face à ces informations qui sont très troublantes, Gustave Kassa, avocat du collectif des spoliés d’Icc services, demande à la cour de convoquer à la barre tous les membres des différents comités et commissions ayant opéré dans cette affaire pour la manifestation de la vérité. Il faut que tout ce monde et leurs bras satellitaires soient mis à disposition de la cour. « C’est trop facile que les gens s’enrichissent illicitement et nous narguent en ville », plaide-t-il avant d’assurer la cour de ce qu’il ne souhaite pas le renvoi à nouveau du dossier. Mais il faut élargir la liste des personnes à convoquer. Me Gustave Anani Kassa sera appuyé par sa collègue Olga Anasidé, avocat de l’Etat béninois. Celle-ci a invité la cour à vite prendre les dispositions au niveau des frontières terrestres, maritimes et aériennes pour que les intéressés ne prennent pas le large. Surtout que le débat est retransmis en direct sur des ondes. Une fois encore, le président de la cour rassure les conseils que les diligences seront faites pour que les personnes citées et dont la présence s’avère nécessaire soient convoquées à la barre. « 27 milliards cherchés chez quelqu’un pendant que le dossier est sous-main de justice c’est grave. Il est important que les gens soient appelés pour que la vérité soit sue », insiste Me Gilbert Attindéhou, avocat de la défense. Poursuivant sa déposition, Emile Tégbénou qui se disait être très proche du président Boni Yayi, confie avoir plusieurs fois reçu en prison la visite de certaines personnalités dont Feu général Robert Sèwadé, le procureur de la République près le Tribunal de première instance de Cotonou d’alors, Justin Gbénamèto et le commandant du cabinet militaire le général Robert Gbian. Celles-ci viennent souvent la nuit pour lui faire des propositions devant conduire à sa libration. Il lui était demandé de ne citer aucun nom de personnalité une fois que le procès va s’ouvrir sur le dossier. Ces personnalités le rencontrent souvent dans le bureau du régisseur de la prison civile après avoir isolé ce dernier. Elles lui promettent en retour de faciliter sa libération dans un bref délai. Emile Tégbénou se rappelle avoir été également sorti nuitamment de la prison pour être conduit tantôt chez le ministre chargé de la Justice d’alors, Grégoire Akoffodji à Védoko à Cotonou, tantôt au palais de la Marina. Ces différentes rencontres nocturnes visaient toujours à le conditionner et à le préparer à ne pas citer de noms une fois qu’il sera devant le juge.

L’ex-procureur général accable

A la suite d’Emile Tégbénou, le procureur général de la cour d’appel de Cotonou, Georges Constant Amoussou, au moment de l’éclatement de la crise Icc services, a été invité à la barre. Le président de la cour l’a invité à déposer en qualité de sachant. Le ministère public n’y trouve aucun inconvénient tout comme la défense notamment Me Hervé Gbaguidi. Mais l’avocat du collectif des victimes, Me Alain Orounla observe plutôt que la qualité minimum que peut avoir l’ex-procureur général près la Cour d’appel de Cotonou dans le dossier est qu’il soit écouté en tant que témoin. Cela, au regard du fait que Georges Constant Amoussou a été mis en cause dans ce dossier pour lequel il a été incarcéré pendant plusieurs années. Il aurait bénéficié de beaucoup de générosité des promoteurs d’Icc services. Sur la préoccupation, le président de la Cour a décidé de l’écouter en tant que sachant avec la précision que cette qualité n’empêche pas la cour de l’écouter en tant que témoins lorsque l’utilité va se faire sentir au cours de l’instruction. Constant Georges Amoussou rappelle à Me Alain Orounla qu’il a bénéficié d’un non-lieu de la cour qui l’a lavé de tout soupçon dans ce dossier. L’ex-procureur général de la Cour d’appel de Cotonou a dit tout ce qu’il savait de l’affaire Icc services pour laquelle il a cru et convaincu son épouse à souscrire à un contrat de placement de 3 millions F Cfa en septembre 2009. A l’en croire, il était beaucoup plus pour un règlement anticipatif de la situation pour éteindre le feu qui couvait au regard du nombre des déposants et de la masse d’argent en cause. Il a suggéré que les promoteurs commencent par rembourser les petits épargnants qui étaient les plus nombreux. Georges Constant Amoussou a fait cette proposition suite à une plainte du ministre de l’Economie et des Finances, Idriss Daouda, par le biais de la Cellule de surveillance des institutions de microfinance l’invitant à arrêter les responsables d’Icc services qui exerçaient illégalement l’activité de collecte de fonds et de placement d’argent. Cette plainte date de janvier 2010. Il dit avoir trouvé cette plainte suspecte et les faits lui ont donné raison par la suite. Il a saisi son ministre de tutelle, le garde des Sceaux Victor Topanou de ce que la démarche du ministère de l’Economie et des Finances n’était pas pertinente. Ce que son supérieur hiérarchique semblait ne pas approuver. Dans la foulée, il a été reçu par le chef de l’Etat à qui il a fait part de sa proposition de voir les promoteurs démarrer le remboursement des épargnants pour limiter l’ampleur de la crise au cas où elle surviendrait éventuellement. Les responsables de Icc services se sont engagés à démarrer le remboursement le 7 mai 2010. Mais rien n’y fit à cette date. Celle du 17 mai 2010 a été également avancée mais rien ne s’est concrétisé. Pendant ce temps, les spoliés attendaient nombreux devant les bureaux de ces structures pour entrer dans leurs fonds. La situation a engendré une émeute à Abomey-Calavi du fait de la mauvaise foi des responsables de Icc services. Ce qui l’a amené à ouvrir une information judiciaire. Les promoteurs de ces structures ont été écoutés sur procès-verbal de la Brigade de gendarmerie d’Abomey-Calavi. Les informations recueillies par les enquêteurs l’ont convaincu davantage que ces promoteurs avaient des relations au sommet de l’Etat surtout au niveau du gouvernement d’alors et de la hiérarchie policière. Son opposition à ne pas soutenir l’arbitraire dans le dossier lui a coûté son poste en juillet 2010. Il a été relevé de ses fonctions par le président Boni Yayi qui l’a reçu en tête-tête à son bureau pour l’informer d’accepter qu’il le sacrifie comme bouc émissaire dans ce dossier. Ce qu’il n’a pas accepté d’autant qu’il ne connait ni d’Adam ni d’Eve les promoteurs de ces structures illégales de placement. Il sera jeté ensuite en prison le 16 juillet 2010. « Ils ont raconté ce qui leur passait par la tête pour me mettre en prison. C’est comme ça que fonctionne le système », dénonce Georges Constant Amoussou qui martèle n’avoir rien bénéficié comme don de ces promoteurs d’Icc services. A la question du ministère public de savoir si ces derniers ne lui ont pas construit de maison, il a clairement déclaré que c’est faux. Sa maison a été bâtie en 2003 avec son épouse qui y a mis la grosse part, bien avant la création d’Icc services, précise l’ex-procureur général près la cour d’appel de Cotonou. Sur ce, le président de la cour a suspendu l’audience pour la reprendre ce matin.

Encadré

Formation du jugement ce mardi 18 décembre 2019

Président : Edouard Cyriaque Dossa, président de la Criet
Assesseurs : Tchognon Richard Limoan ; Adamou Moussa ; Guillaume Lally et Cyprien Tchibozo
Ministère public : Ulrich Gilbert Togbonon, procureur spécial près la Criet
Greffier : Me SouahibouMagazi

 

 

Actualités 19 déc. 2018


Mono-Couffo: Ousmane Batoko visite les juridictions et centres de détention

Le président de la Cour suprême, Ousmane Batoko, effectue du 17 au 20 décembre une tournée d’inspection dans les juridictions et centres de détention et de garde à vue des départements du Mono et du Couffo. Objectif, apprécier leur fonctionnement et sensibiliser les agents à une meilleure considération de la personne humaine lors du traitement des dossiers.

Entamée par le département du Mono, la tournée de la délégation de la Cour suprême a été marquée, lundi dernier, par des arrêts successifs dans les communes de Lokossa, d’Athiémé et de Houéyogbé. Si dans les deux dernières villes, ce sont les commissariats qui ont été visités, à Lokossa, chef-lieu du département, la délégation a effectué également des descentes dans la maison d’arrêt de la ville ainsi qu’au tribunal de première instance de deuxième classe de Lokossa. A chacune de ces étapes, Ousmane Batoko et les conseillers se sont entretenus avec le personnel puis ont visité les différents services. Ils n’ont pas manqué de passer au peigne fin les divers registres de ces importants maillons du système judiciaire.Outre les échanges qui se sont déroulés parfois à huis clos, deux communications ont meublé les séances de travail dans la ville de Lokossa. La première, « Rôle et responsabilité de la police judiciaire dans la chaîne pénale » a été présentée aux officiers de police judiciaire. Quant à la seconde, elle a permis d’entretenir les magistrats sur le thème « Accès à la justice : droits et attentes des justiciables ». En somme, ces séances de travail ont servi, non seulement à inciter au respect de la déontologie, mais aussi à discuter des difficultés qui empêchent d’accomplir convenablement les missions.
La Cour suprême est la plus haute juridiction en matière administrative, judiciaire et des comptes au Bénin. La tournée de ses membres vise à s’assurer du bon fonctionnement des différents maillons du système et à aider à une meilleure considération de la personne humaine au cours du traitement des infractions. Tels ont été les objectifs déclinés par Ousmane Batoko, président de l’institution lors de ses différentes visites de courtoisie rendues au préfet du département ainsi qu’aux maires des communes sillonnées. Les conseillers de la Cour suprême n’ont pas vocation à rester seulement au niveau de la juridiction pour recevoir les plaintes et veiller à l’application des lois. «C’est aussi dans les attributions d’aller sur le terrain pour voir comment les droits de l’Homme sont respectés par rapport aux personnes interpellées», soutient le conseiller Claire Houngan Ayemona à l’issue des activités de la première journée.
Sur les constats de cette première étape, le conseiller restitue que « il y a eu beaucoup d’efforts tel que le respect du délai de la garde à vue. Mais il y a aussi quelques cas de longues détentions préventives ». Au dire de l’ancien ministre, les réformes judiciaires portant notamment sur la suppression de la cour d’assises expliquent quelque peu cet état de choses. Mais à la fin de la tournée, le président de la Cour suprême fera des propositions pour que les dossiers en souffrance connaissent un aboutissement heureux, promet le conseiller.
A noter que la maison d’arrêt de Lokossa connaît quelques problèmes spécifiques, à savoir la surpopulation carcérale et les difficultés de prise en charge sanitaire intégrale des détenus au niveau des centres de santé. En effet, d'une capacité d’accueil de 150 personnes au départ, l’effectif des détenus a été estimé, lundi dernier, à 369 personnes dont 19 mineurs venus des juridictions du Mono et du Couffo. « Le vol et l’escroquerie y sont les infractions dominantes », a indiqué la responsable de l’institution, le brigadier-chef de police, Aimée Adjagbo.

Société 19 déc. 2018


Responsabilité sociétale des entreprises: La protection des Biens publics mondiaux préoccupe

Le deuxième café sur la responsabilité sociétale des entreprises, une initiative de l’Ong Eco-Bénin en collaboration avec ses partenaires, a mobilisé des responsables d’unités de production, ce jeudi 13 décembre à Cotonou sur le thème ‘’ Entreprises et biens publics mondiaux’’. L’objectif est de les inciter aux bonnes pratiques d’engagement social et de protection environnementale.

La protection des Biens publics mondiaux (Bpm) a été au cœur des préoccupations lors du 2e café sur la responsabilité sociétale des entreprises. « C’est une bonne chose de se retrouver pour partager les bonnes pratiques », a confié Côme Aho, représentant d’une société de fabrication de ciment. Les entreprises dépendent et impactent des ressources naturelles et les Biens publics mondiaux à savoir l’eau, la sécurité alimentaire, la biodiversité et la résilience aux changements climatiques. Ce qui nécessite leur dynamique dans la question des enjeux sociaux et environnementaux prévus dans les Objectifs de développement durable, a informé Sylvie Noumonvi, chargée de suivi-évaluation à Eco-Bénin. Quelques éléments encouragent l’investissement des entreprises pour solutionner avec les organisations de la société civile et les communautés les problèmes environnementaux et sociaux qui minent des régions comme les deltas du pays, a-t-elle expliqué. Entre autres, Sylvie Noumonvi a évoqué la Charte sur la gouvernance environnementale qui définit huit principes dont le principe de responsabilité et de pollueur-payeur qui précise que tout auteur d’actes préjudiciables à l’environnement doit en assurer la réparation.
La rencontre a été une occasion pour trois entreprises de présenter l’impact de leurs activités sur l’environnement suivi de conseils et stratégies devant permettre de les réduire. Pour Yacoub Bitocho et Gautier Amoussou, respectivement président de l’Ong Rse Bénin et coordonateur de Eco-Bénin Ong, beaucoup restent à faire, notamment la définition d’un cadre réglementaire, toutes choses qui interpellent le législateur.
Il faut rappeler que café Rse débouchera à terme sur la mise en place d’une plateforme d’entreprises et d’acteurs engagés dans la responsabilité sociétale des entreprises qui signeront la charte Rse élaborée à cet effet et la mise en place d’un dispositif d’accompagnement des entreprises pour une planification à moyen et long termes de leurs actions Rse.

Société 18 déc. 2018


Pilule contraceptive: Pourquoi un bilan sanguin ?

Prendre une pilule contraceptive pour éviter les grossesses non désirées n'est pas une mauvaise chose. Seulement que les œstrogènes contenus dans les pilules combinées accroissent le risque d'accident cardio-vasculaire chez les femmes prédisposées. Dr Frank Zannou conseille une surveillance biologique qui permet d’identifier le type de pilule qui ne présente aucun risque pour la femme.

Les pilules ne sont pas bénéfiques pour toutes les femmes. Pendant que certaines femmes y trouvent les effets escomptés, d’autres par contre y tirent des malaises. Ce qui pose le problème de différence, d’une part, entre les pilules, et d’autre part, entre les femmes, surtout en ce qui concerne leur organisme. Elles peuvent ainsi entraîner des complications cardio-vasculaires, augmenter le risque de coagualtion du sang dans les veines et les artères. Pour Dr Gaston Ahounou, ces accidents menacent essentiellement les femmes ayant des facteurs de prédisposition. Aussi, est-il essentiel d'identifier le plus vite possible ces facteurs pour choisir, le cas échéant, un autre type de contraception. Il s’agit d’identifier les contre-indications à la pilule et de faire la prise de sang tous les cinq ans.
Pour cela, explique-t-il, le médecin fait un examen clinique et s'enquiert toujours de la présence d'antécédents personnels ou dans la famille, d'accidents cardiaques ou vasculaires ou de diabète. Ces examens préliminaires permettent de vérifier l'absence de contre-indications à la pilule ou de dépister d'éventuelles anomalies. Même si ces examens révèlent que la femme est sans facteur de risque, il est conseillé, indique-t-il, de faire une prise de sang tous les cinq ans. Cette prise de sang, pour lui, est nécessaire dans les trois à six mois suivant le début de la prise de la pilule. Cela permet de rechercher une hyperlipidémie ou un diabète débutant qui augmenterait le risque cardio-vasculaire. Les examens comportent le dosage du cholestérol, le dosage des triglycérides et le dosage du sucre dans le sang.
Le dosage du cholestérol total permet de dépister une hypercholestérolémie isolée ou associée à une hypertriglycéridémie. Pour ce qui concerne le dosage des triglycérides, il est prescrit dans le cadre d’un bilan lipidique utilisé pour évaluer le risque de développement d’une maladie cardiaque. En effet, une hypertriglycéridémie favorise la formation de plaques d'athérome qui augmentent les risques cardio-vasculaires et la formation de caillots, surtout en présence d'autres facteurs de risque cardiovasculaire comme l'hypertension, la sédentarité ou l'obésité. Par ailleurs, le dosage du sucre dans le sang permet de vérifier que la réponse insulinique, après ingestion de glucose, est efficace. Il est donc, conclut-il, demandé en cas de suspicion de diabète, d’intolérance au glucose ou si un diabète gestationnel est suspecté chez la femme enceinte. Lorsque les dosages sont normaux, il suffit de les renouveler tous les cinq ans. Mais lorsque ces examens présentent des anomalies, prévient-il, un bilan plus approfondi est nécessaire pour conduire à changer de pilule ou adopter un autre mode de contraception.

Quels examens en cas d'antécédents ?

Selon Dr Robert Frank Zannou, gynécologue à la Direction de la santé de la mère et de l’enfant, les pilules, en elles-mêmes, ne sont pas dangereuses. Mais leurs effets indésirables dépendent des antécédents avec lesquels vivent certaines femmes. Ces antécédents, explique-t-il, sont l’ensemble des maladies potentielles héréditaires qui sommeillent dans l’organisme. En cas d'antécédents de phlébite ou d'embolie dans la famille chez certaines femmes, il est indispensable de réaliser un bilan de coagulation avant la prise de la pilule, pour rechercher une anomalie favorisant la formation de caillots dans les veines. S'il existe dans la famille une anomalie connue d'un facteur de la coagulation, il est impératif de rechercher si celle-ci a été héritée avant la prise de la pilule. Si tel est le cas, la contraception oestroprogestative est interdite.
La pilule n'est pas le seul moyen de contraception qui existe, martèle Gaston Ahounou. En fonction des souhaits, des antécédents médicaux ou des risques potentiellement liés à l’histoire familiale, le médecin pourra aider à choisir la contraception qui convient le mieux, avec ou sans hormones. Toutes les méthodes de contraception ont leurs avantages et leurs inconvénients, se désole-t-il. Mais la meilleure solution est celle qu’on choisit en toute connaissance de cause.
Au-delà des contre-indications connues, si le mode de contraception entraîne chez la femme des effets indésirables, il convient d’en parler avec le médecin ou le gynécologue. Ce dernier doit savoir écouter les demandes et présenter les différentes méthodes disponibles comme les pilules, les implants, les stérilets ou les préservatifs. Si ce n’est pas le cas, il convient de changer de méthode contraceptive, pourquoi pas les méthodes naturelle.

Santé 18 déc. 2018


Internationale francophone du dialogue social: S’impliquer davantage dans l’élaboration des politiques publiques

La deuxième assemblée générale de l’Internationale francophone du dialogue social (Ifds) s’est ouverte ce lundi 17 décembre à Cotonou. Prévue pour durer trois jours, elle vise à assainir l’environnement des relations professionnelles, gage de création des conditions favorables au développement économique et social.

Placée sous le thème « Dialogue social, politiques publiques, migration du travail et économie informelle », la 2e assemblée générale de l’Ifds a réuni plusieurs pays de l’Afrique francophone. L’objectif étant de renforcer la coopération internationale afin de répondre aux défis qui préoccupent le continent, particulièrement les jeunes, dans leur quête quotidienne d’opportunités.
Pour Guillaume Attigbé, président du Conseil national du dialogue social (Cnds), le dialogue social est indispensable pour l’instauration d’un Etat de droit au service du développement. Dans le cadre des politiques publiques visant le développement inclusif et durable, affirme-t-il, le dialogue social constitue un levier incontournable aux mains des pouvoirs publics et des partenaires sociaux en général, pour instaurer un climat social apaisé empreint de confiance réciproque.
Guillaume Attigbé explique que depuis des décennies, les relations professionnelles dans les pays d’Afrique francophone sont marquées par des perturbations du climat social dans les secteurs public et privé avec comme conséquences, la détérioration de la qualité du service public dans l’éducation, la santé et la justice ; et la contribution insuffisante de la productivité du travail et de la compétitivité des entreprises dans l’amplitude et la durabilité de la croissance économique. Innocence Ntap N’diaye, présidente de l’Ifds, indique que l’instabilité sociale et l’insuffisante implication des partenaires sociaux dans l’élaboration des politiques publiques compromettent la création optimale et la redistribution équitable des richesses au niveau des pays. « Les économies ne générant pas suffisamment d’emplois, les sociétés sont exposées de manière structurelle à des migrations de travail qui affectent beaucoup plus les jeunes dans un contexte pourtant propice à la capitalisation du dividende démographique », précise-t-elle. Pour que le dialogue social ait un impact réel sur le développement, soutient Adidjatou Mathys, ministre du Travail et de la Fonction publique (Mtfp), celui-ci doit s’appuyer sur une approche globale qui transcende les préoccupations traditionnelles du monde du travail liées aux salaires et à l’amélioration des conditions de travail, pour englober d’autres enjeux relevant de nouvelles thématiques sociales. Entre autres enjeux, figurent la protection, l’éducation nationale, les soins de santé, le travail, la négociation collective, la dématérialisation des fonctions publiques africaines, etc. Selon la ministre Adidjatou Mathys, de nombreuses communautés étrangères résident et travaillent au Bénin. Le phénomène inverse est observé dans les pays comme le Togo, le Niger, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire ainsi que le Sénégal.
La mise en place d’un dispositif en vue de garantir les droits de sécurité sociale de cette catégorie de travailleurs vulnérables et d’un meilleur encadrement des migrations de travail, paraît nécessaire, selon elle. En ce qui concerne le Bénin, le gouvernement a déjà tenu compte de la dimension de ce phénomène en instituant le projet Assurance pour le renforcement du capital humain (Arch) dont la mise en œuvre est pour bientôt.

Actualités 18 déc. 2018


Café de la science à l’Université de Parakou: De bons comportements à observer pour des apports suffisants en nutriments

La direction nationale de la Recherche scientifique et de l’Innovation (Dnrsi) en partenariat avec l’Institut de recherche pour le développement (Ird) a organisé, mercredi 12 décembre dernier à l’Université de Parakou, une rencontre d’échanges sur le thème‘’ Comportement alimentaire des Béninois et bien-être’’. C’est à travers l’initiative ‘’Café de la science’’.

Trois sous-thèmes en lien avec le thème général ‘’Comportement alimentaire des Béninois et bien-être’’ ont constitué la substance des échanges entre étudiants, panélistes et enseignants chercheurs des universités, au cours de la quatrième rencontre du ‘’Café de la science’, mercredi 12 décembre dernier à l’Université de Parakou. Alors que le premier sous-thème ‘’Nutrition et santé’’ a été exposé par le professeur Victoire Agueh, Dr Franck Hongbèté s’est chargé de présenter le deuxième qui portait sur ‘’Diversité des condiments et plats consommés’’. Quant au troisième sous-thème ‘’ Alimentation et état nutritionnel chez les enfants’’, il a été confié au Dr Alphonse Noudamadjo.
Outre les conditions dans lesquelles les aliments et nutriments sont bien utilisés par l’organisme, la première communication s’est également intéressée aux bons comportements que l’on doit observer pour garantir les apports suffisants en aliments afin d’éviter les troubles nutritionnels. Un accent particulier a été mis sur la prévalence de ces troubles au Bénin, chez les enfants, les adolescents, les femmes en âge de procréer et d’une façon générale chez les adultes.
Consacrée à un groupe particulier d’aliments, la deuxième communication a été l’occasion pour présenter les différents types de condiments disponibles au Bénin. Dr Franck Hongbèté a insisté sur leur rôle principal qui est d’améliorer les propriétés organoleptiques des aliments, notamment, leur goût.
Ces condiments, précise le professeur Victoire Agueh, peuvent aussi jouer un rôle dans l’organisme en ce qui concerne la mise à sa disposition des antioxydants, lesquels jouent le rôle de gendarmes dans la lutte contre les effets nocifs des radicaux libres. Evoquant les types de modèles nutritionnels au Bénin dans la troisième communication, elle en a cité deux. Il s’agit du type de modèle nutritionnel traditionnel et de celui moderne. Environ 66% des Béninois, a-t-elle indiqué, ont adopté le type de modèle nutritionnel traditionnel, et 33% le type de modèle nutritionnel transitionnel (moderne). Ce dernier, développe-t-elle, présente des risques d’obésité parce qu’il est souvent riche en sel, sucre, et est gras. Autant d’aliments, avertit-elle, qui favorisent la survenue des maladies cardio-vasculaires. Selon elle, sur le plan diététique, le type de modèle nutritionnel traditionnel est plus nutritif. Il contient plus de fibres alimentaires, plus de micronutriments et plus de vitamines.Cependant, prévient-elle, il doit être amélioré, vu la monotonie qui prédomine. C’est la raison pour laquelle, les conférenciers ont dans leur ensemble insisté sur la diversité alimentaire qui est le seul gage de la couverture efficace des besoins en nutriments au niveau de l’organisme.
A l’Université de Parakou, se réjouira son vice -recteur chargé de la recherche universitaire, Dr Holden Fatigba, une importance est accordée à l’animation scientifique. « C’est plutôt un honneur, et nous en sommes fiers », a-t-il poursuivi.
Après avoir renouvelé ses remerciements aux responsables de cette université, le chef d’antenne de l’Ird au Bénin, Florent Engelmann, a apprécié la qualité des sous-thèmes présentés. Il espère la poursuite de l’initiative.
L’initiative ‘’Café de la science’’, selon le directeur du Partenariat et de la Promotion de la recherche scientifique et de l’innovation, Christophe Gandonou, a pour objectifs, d’échanger sur des questions importantes de développement du Bénin. Elle permet également d’échanger sur les résultats de recherches, afin d’adopter de nouveaux comportements.

Santé 18 déc. 2018


Session ordinaire 2018 de la Chambre nationale d’agriculture: Lever les contraintes au rayonnement du secteur agricole

L’Assemblée générale consulaire de la Chambre nationale d’agriculture (Cna) a tenu, les 14 et 15 décembre derniers à Cotonou, sa première session ordinaire au titre de 2018. Occasion pour les élus d’évaluer les actions menées au cours de l’année et d’adopter le plan de travail annuel et budgétisé (Ptab) de 2019 pour faire rayonner le secteur agricole.

Une nouvelle ère s’ouvre pour la restructuration et le développement des Chambres d’agriculture du Bénin. Aux termes de la loi n°2016-17 du 4 octobre 2016, leur légitimité est renforcée et le décret d’installation de la Chambre nationale d’agriculture (Cna) sera bientôt dans les mains des acteurs, se réjouit son président Adjéhoda Amoussou. A la faveur de la première session ordinaire au titre de l’année 2018 de l’assemblée générale consulaire de la Chambre tenue, vendredi 14 et samedi 15 décembre derniers au siège de l’institution à Cotonou, les élus consulaires ont salué l’adoption en Conseil des ministres, le 25 juillet 2018, du projet de décret portant statuts des chambres d’agriculture du Bénin (Cab) qui a fait l’objet d’un atelier d’information des organes des Cab, les 11 et 12 octobre derniers.
« L’espoir est permis, surtout que le nouveau cadre institutionnel du développement agricole est instauré pour promouvoir le partenariat public-privé », a indiqué le président de la Cna. Au nom de ses pairs producteurs, il rend hommage au gouvernement et surtout au ministre de l’Agriculture « pour leur volonté politique très engagée de faire de l’agriculture béninois, une agriculture moderne qui nourrit le peuple et qui fait du producteur un professionnel qui gagne dignement et aisément sa vie ».
La disponibilité du ministère de l’Agriculture et le soutien du gouvernement ne feront pas défaut, a assuré Orou Dèkè Gonroudobou, directeur de cabinet du ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, à l’ouverture des travaux de la session. « Veuillez nous faire le retour de la collaboration avec les directions départementales et des agences territoriales de développement agricole pour nous permettre de nous améliorer et de vous rendre les services que nous vous devons », a-t-il plaidé. Saisissant l’occasion, le représentant du ministre les a exhortés à une franche collaboration dans le cadre de l’opération de Recensement agricole national (Rna) en cours. Il a ensuite convié les élus consulaires à jeter un regard critique sur les activités menées au niveau de la Chambre nationale, à identifier les acquis à consolider ainsi que les faiblesses à corriger en vue du rayonnement de l’institution.

Bilan et perspectives

Les rapports d’activités, moral et financier au titre de 2018 ont été passés en revue, amendés puis adoptés avant l’examen et la validation du plan de travail annuel et budgétisé au titre de l’année 2019. Lequel plan permettra de « solutionner les contraintes qui entravent le développement du secteur agricole en général et des chambres d’agriculture en particulier », espère le président de la Cna. Le plan prévoit, entre autres, la poursuite du renforcement des capacités des organisations professionnelles et des structures coopératives ; des visites d’échanges inter-réseaux, d’échanges d’expériences ; la promotion des produits locaux à travers des foires ;une révision générale et une simulation de mise en application des outils de la Gestion axée sur les résultats de développement par les personnels des chambres d’agriculture et autres plateformes des acteurs.
Au nombre des activités menées, le manuel de procédures de la Chambre est actualisé et validé par les participants. Des sessions de formation ont été organisées au profit des producteurs qui ont, par ailleurs, bénéficié d’un accès plus facile aux intrants agricoles. Un référentiel défini sur le Conseil agricole est désormais opérationnel. Un projet de plan de formation est élaboré et reste à être adapté aux besoins du personnel ainsi qu’un plan de communication visant à améliorer leur visibilité et leur mode d’intervention. Aussi, un guide de l’élu des chambres d’agriculture est-il en cours de finalisation.
La difficulté majeure rencontrée est la mobilisation tardive des ressources financières, notamment la subvention de l’Etat qui contribue à plus de 70 % au budget des chambres d’agriculture, signale Adjéhoda Amoussou.

Société 18 déc. 2018


Assistance à l’enfance malheureuse: Msc au chevet des enfants de l’orphelinat de Ste Rita

Une délégation de Mediterranean Shipping Company conduite par son directeur général, Cédric Goujon s’est rendue, vendredi 14 décembre dernier, à l’orphelinat des Missionnaires de la charité de Ste Rita. A l’occasion de leur visite, ils ont offert des vivres et des jouets aux enfants vulnérables du centre.

Des sacs de riz, des paquets de pâtes alimentaires et de sucre, des nourritures pour bébés, et bien sûr des jouets pour les enfants. Telle est la composition des dons en nature faits par une délégation de Mediterranean Shipping Company (Msc) aux enfants de l’Orphelinat des sœurs Missionnaires de la charité de la paroisse Ste Rita de Cotonou.
Expliquant le geste de la compagnie maritime, Marie-Ange Missinhoun, directrice commerciale Msc, indique qu’il s’inscrit dans sa philosophie humanitaire dénommée « We care for people » fondée sur les valeurs familiales. Il s’agit d’une des valeurs centrales du groupe Msc. « Cette philosophie de vie se traduit notamment au niveau international par son partenariat avec l’Ong Mercy Ships qui, en 2017, a fait un passage remarqué au Bénin », rappelle-t-elle. Le don de vivres et de jouets est la poursuite de cette noble politique, insiste la directrice commerciale de Msc.
Au nom des bénéficiaires, la sœur Sérita, représentante de la mère supérieure directrice de l’orphelinat, salue la démarche de Msc Bénin. Selon elle, la compagnie démontre par cette action de charité l’importance qu’elle accorde au soutien des communautés locales et notamment l’assistance aux personnes dans le besoin telles que les orphelins et les enfants abandonnés.
Il faut signaler qu’avant la remise des dons, la délégation de Msc a effectué une visite guidée de divers compartiments du foyer sous la conduite de la sœur Sérita. Ainsi, elle a pu toucher du doigt l’ampleur du travail qu’abattent les religieuses et leurs collaboratrices pour l’épanouissement des enfants en situation de vulnérabilité. C’étaient des moments de grandes émotions au regard des nourrissons déjà orphelins avant l’âge d’un an.
MSC Mediterranean Shipping Company est une compagnie maritime privée d’envergure internationale. Elle s’appuie sur un réseau de plus de 480 succursales et 70000 collaborateurs dévoués répartis dans 155 pays à travers le monde, finit par dévoiler Marie-Ange Missinhoun.

Société 18 déc. 2018


Nouvelle tarification à Moov Bénin: Des offres flexibles pour des services de qualité

Le réseau de téléphonie mobile Moov Bénin a tenu une conférence de presse, vendredi 14 décembre dernier à son siège, pour rassurer sa clientèle quant à sa volonté de préserver ses intérêts. Il ressort de cette rencontre avec les médias que l’opérateur propose des offres alléchantes en dépit de la nouvelle tarification en vigueur.

Moov s’attelle à offrir à ses clients des offres de services innovants ; de nouvelles offres avantageuses au-delà de tout. Pour Aïssatou Diallo, directrice Marketing de l’opérateur de téléphonie mobile, il n’y a aucun doute sur l’engagement de Moov à rechercher le meilleur pour sa clientèle.
Si la nouvelle tarification en vigueur au niveau de la communication a induit un réaménagement des tarifs, il n’en demeure pas moins que les responsables ont à cœur les intérêts de la clientèle. Il a été donc tenu compte de ses attentes.
Pour ce faire, du prix a été accordé à la transparence, à la variété des offres et à la flexibilité. Tout ceci pour permettre aux clients de s’en tirer à bon compte. Un réaménagement des forfaits a été fait, informe-t-elle. « Pour ceux qui font des appels, le tarif de base sans souscrire à aucun forfait a changé. On a gardé les prix cette fois-ci, par contre les volumes ont été légèrement revus à la baisse.
Au niveau de l’internet, le volume a été revu à la hausse. On offre désormais une certaine flexibilité aux clients », note-t-elle pour faire part des avantages qu’offre le réseau. Par ailleurs, elle admet que pour les petits volumes le client peut aujourd’hui utiliser pendant 24 h ses forfaits, sans interruption et ne plus être obligé de se presser de communiquer pour ne pas voir les crédits à lui accordés se volatiliser comme c’était le cas, il y a peu. Mieux, après activation d’un nouveau forfait le client peut toujours utiliser l’ancien forfait, qu’il n’a pas fini. C’est dire que même après expiration de son forfait en cours, il peut toujours voir cumuler les minutes qui lui restaient au nouveau forfait. « C’est une certaine facilité qu’on donne aux clients », explique-t-elle, tout en égrenant les nouvelles offres du groupe. Du Pass bonus à l’option libre, le client a la possibilité de faire des choix et de profiter des différents avantages y relatifs.
S’agissant de l’option libre, la directrice Marketing indique qu’elle permet aux clients qui ne veulent pas disposer d’un forfait de se faire facturer selon la durée de leur communication.
L’autre facilité accordée aux clients reste la baisse remarquable du coût du Sms. Il est désormais de 5 F CFA par Sms vers tous les réseaux au Bénin.
Loin de vouloir se frotter les mains, Aïssatou Diallo estime qu’il n’y a pas mieux à offrir aux consommateurs pour les voir communiquer plus longtemps, avec pratiquement les mêmes montants qu’ils avaient avant la nouvelle tarification.
L’autre élément sur lequel tablent les responsables de Moov Bénin, c’est la transparence. « Le client peut à tout moment consulter son solde s’il a souscrit à un forfait pour voir ce qui lui restait et ce qu’il a cumulé. Il saura combien il a consommé et pour combien il a été facturé. Dans cette nouvelle offre, l’abonné arrive à suivre sa consommation comme il le faisait jadis », défend-elle.
Se voulant le plus flexible que possible, l’opérateur offre désormais à tout abonné qui le désire de souscrire à un forfait qui lui permet de tout faire. Il peut ainsi faire des appels, des Sms, l’internet dans son forfait. « C’est une grande flexibilité qu’on offre aux clients », estime-t-elle.

Société 18 déc. 2018


Environnement partisan et gestion des élections: Les jeunes femmes leaders se prononcent

Les jeunes femmes leaders, bénéficiaires du Programme de renforcement des capacités d’action des femmes (Recafem), phase 4, donnent de la voix au sujet de la nouvelle Charte des partis politiques et du nouveau Code électoral en République du Bénin. C’est à la faveur d’une conférence publique tenue vendredi 14 décembre dernier à l’Infosec.

Les jeunes femmes leaders, bénéficiaires du Recafem 4, n’entendent pas rester muettes sur l’actualité relative à l’environnement partisan et à la gestion des élections au Bénin. Au cours d’une conférence qu’elles ont animée sous la bannière du consortium Rifonga-Wanep-Bénin, elles ont fait savoir leur opinion au sujet de la nouvelle configuration des partis politiques et du nouveau Code électoral en République du Bénin.
Tour à tour, les bénéficiaires du Littoral, Aude Kouton, du Plateau, Ramata Riwanou, du Mono, Edwige Todéyahoun, de l’Atlantique, Edmonde Fonton, du Couffo, Rachelle Vinou, du Zou, Larissa Bato et de l’Ouémé, Mariam Chitou se sont relayées au pupitre pour passer à la loupe les dispositions des deux lois.
« A travers cette déclaration, nous voulons partager avec l’opinion nationale nos appréciations sur le contenu des deux lois et pousser notre cri de cœur à l’attention des acteurs concernés en vue de leur nouvelle relecture, dès que le moment s’y prêtera », souligne Aude Berloge Kouton, bénéficiaire du Rocafem 4, Littoral.
Elle et ses camarades penchent pour l’amélioration de la situation des femmes dans la sphère politique à travers ces nouvelles réformes. « Cette nouvelle relecture devant intégrer, enfin, des mesures spéciales temporaires qui permettront d’améliorer l’image du Bénin en matière de représentativité des femmes dans les sphères politiques de décision », apprécie-t-elle.
Après avoir peint un tableau terne des partis politiques, les jeunes femmes leaders constatent, avec beaucoup de satisfaction, que le nouveau système partisan au Bénin reste dans la dynamique du multipartisme intégral. Elles saluent les mesures de transparence et d’assainissement qui encadrent désormais la gestion financière des partis politiques.
Toutefois, elles désapprouvent la non-prise en compte de la dimension genre dans la constitution des partis politiques et la mise en place de leurs organes dirigeants.
Les conférencières ont également fait une lecture critique de la Loi n°2018-31 du 9 octobre 2018 portant Code électoral en République du Bénin. Elles apprécient les nouveautés sur les critères et la gestion des candidatures. Ces critères, selon elles, contraignent les partis politiques à plus de discipline et de représentativité. Même satisfaction en ce qui concerne la certification des résultats compilés au niveau des coordinations d’arrondissement et leur affichage obligatoire et sécurisé pendant 48 heures au moins après le scrutin. Elles notent une avancée en ce qui concerne l’article 11 alinéa 2 qui redonne le droit d’électeur à tout individu condamné ayant accompli sa peine et bénéficiant d’une réhabilitation légale ou judiciaire.
Les jeunes femmes leaders du Récafem 4 ont approfondi leur analyse sur les dispositions relatives aux cautions pour les législatives qui sont passées de huit millions trois cent mille Fcfa par liste de candidature à deux cent quarante-neuf millions de Fcfa et pour la présidentielle qui est désormais montée à deux cent cinquante millions de Fcfa contre quinze millions de Fcfa autrefois. Ces cautions, selon les conférencières, « ne cadrent pas avec les réalités du pays et dissuadent de potentiels candidats, notamment les femmes qui peinent à les réunir », fustigent-elles.
Leurs inquiétudes s’observent également au niveau du quitus fiscal. « Nous approuvons le principe que tout aspirant à un mandat public démontre qu’il est en règle vis-à-vis de l’administration fiscale. Mais nous constatons qu’il ne ressort pas clairement les types d’impôts dont il s’agit. Cette disposition pourrait se révéler une porte ouverte au rejet de certaines candidatures », relèvent les conférencières. Aussi, pensent-elles que la la réforme relative « au 10% que doit réunir la liste des partis politiques au plan national mérite d’être éprouvée pour évaluer sa pertinence ».
Tout en soutenant la réforme du système partisan, les femmes leaders du Recafem 4 plaident en faveur des dispositions favorables au militantisme et à l’épanouissement des femmes au sein des partis politiques. Elles recommandent la relecture du Code électoral en y intégrant des « mesures spéciales temporaires qui favorisent l’élection des femmes et l’amélioration de leur taux aux postes électifs ».

Société 18 déc. 2018


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