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Nouvelles

Implantation d’un complexe brassicole à Sèmè-Podji: La Boad et Ccdbc signent un contrat de prêt de 20 milliards F Cfa
La société Coca-Cola Donga Bottling Compagny et la Boad ont signé, lundi 19 septembre dernier à Cotonou, un contrat de prêt de 20 milliards F Cfa. Ce fonds servira au financement partiel du projet d’implantation d’une ligne de fabrication de canettes et d’exploitation d’un complexe brassicole à Sèmè-Podji. La société Coca-Cola Donga Bottling Compagny (Ccdbc Sa) bénéficiera d’un prêt de 20 milliards F Cfa de la Banque ouest-africaine de développement (Boad) pour mettre en œuvre son projet d’implantation et d’exploitation d’un complexe brassicole et d’une ligne de fabrication de canettes dans la Zone franche industrielle (Zfi) à Sèmè-Podji. Le contrat de prêt a été paraphé, lundi dernier à Cotonou, par Serge Ekué, président de la Boad, et Gilles Guérard, président du Conseil d’administration de la société Ccdbc, en présence du promoteur Elhadj Sayo Zoubérou, président-directeur général du Groupe Dongaco. Pour le président de la Boad, la signature de l’accord témoigne de l’engagement de la Boad à accompagner le secteur agro-industriel ouest-africain à travers la mise en place de concours financiers adaptés. « La Boad poursuit sa philosophie de soutien à l’éclosion des champions nationaux, conformément aux orientations en faveur du secteur privé contenues dans le plan stratégique Djoliba 2021-2025 de la Banque », souligne Serge Ekué. Aussi, justifie-t-il, le projet s’insère dans le programme d’action du gouvernement (Pag 2021-2026) qui, en son pilier II, prône la poursuite de la transformation structurelle de l’économie. Cette collaboration, espère Gilles Guérard, positionnera la société dans un rôle pionnier de l’industrie agroalimentaire, ce qui constitue à n’en point douter, un moyen efficace de lutte contre la pauvreté par la création d’emplois, en plus d’apporter de la valeur ajoutée à l’économie béninoise. La société Coca-Cola Donga Bottling Compagny est désignée nouvel embouteilleur au Bénin et au Togo des produits de la marque Coca-Cola par la société The Coca-Cola Company (Tccc) depuis le 1er juillet 2022, rappelle le président du Conseil d’administration. Il se réjouit de l’accompagnement «conséquent » de la Boad pour les investissements nécessaires visant à faire de la société un hub industriel par la production et la commercialisation des boissons en cannettes, bouteilles plastiques et bouteilles en verre cassable. Le projet de complexe brassicole aidera le Bénin à migrer vers un développement économique profitable à toutes les populations de ce pays, avance-t-il. Assurances En soutenant le projet, la Boad fait œuvre utile non seulement pour le Bénin mais aussi pour toute la sous-région, dira le président Ekué, en ce sens qu’il s’agit d’une première dans l’espace Uemoa qui permettra de satisfaire la demande des brasseurs pour ce type d’emballages de plus en plus utilisés et conformes aux normes environnementales. Le financement du projet porte à 901,386 milliards F Cfa, le volume global des engagements de la Banque au Bénin, dont 36,381 milliards F Cfa en faveur du secteur agro-industriel. Gilles Guérard dit mesurer la responsabilité liée à l’engagement pris et assure que Ccdbc Sa a pleine conscience des défis et opportunités que représente ce challenge. Elle entend «œuvrer inlassablement à la réussite du projet », ajoute-t-il, avant de rassurer que les dispositions sont prises en vue d’atténuer au maximum les impacts négatifs de la mise en œuvre du projet sur l’environnement. Un Plan de gestion environnementale et sociale (Pges) d’un budget de 15,4 millions F Cfa est élaboré pour juguler l’encombrement du sol par les gravats de construction, la pollution de l’air due aux soulèvements particulaires, la production de déchets liquides et solides. Elhadj Sayo Zoubérou, président-directeur général du Groupe Dongaco et promoteur de la société Ccdbc se veut rassurant quant à l’utilisation des ressources qui seront mises à disposition. « Je prends conscience de la confiance que m’a fait l’institution et aussi de l’exemple que nous devons donner à travers ce financement privé majeur», laisse-t-il entendre. « Et pour y parvenir, s’engage-t-il, nous ne lésinerons pas sur la qualité de la ressource humaine requise. » Le promoteur saisit l’occasion pour plaider, au nom des opérateurs économiques du Bénin, en faveur d’un partenariat durable et franc entre le secteur privé et la Boad. Encadré Plus de 263 millions de canettes à produire par an Le projet d’implantation d’une ligne de fabrication de canettes et d’exploitation d’un complexe brassicole sera déployé sur le site de la société Dongaco dans la zone de Sèmè-Okoun comportant déjà une dizaine d’usines agroalimentaires et industrielles. Tel que conçu, il permettra de fabriquer en moyenne 263 millions de canettes par an. Ainsi, la société compte détenir une part de marché de 76 % dès la deuxième année d’exploitation pour la production de boissons gazeuses. Elle produira 385 000 hl de boissons gazeuses dès la première année et 730 000 hl à partir de la cinquième année, en moyenne 7 300 hl d’eaux minérales sur la période et 64 millions de canettes dès la première année et 200 millions de canettes à partir de la quatrième année. La capacité nominale de la ligne de fabrication est évaluée à 1000 canettes de 33 cl par minute, soit une capacité annuelle de 144 millions de canettes sur une base pessimiste de 242 jours de production par an. La société exploitera la ligne de production de boissons gazeuses (soda) d’une capacité de production de 138 hl par jour, à partir du concentré qui sera importé depuis l’Egypte, à travers le réseau de The Coca-Cola Company (Tccc). La capacité de production est estimée à 1700 canettes/min soit 102 000 canettes l’heure. D’un coût total de 40 milliards F Cfa, le projet devrait générer une centaine d’emplois directs et contribuer au renforcement du tissu industriel béninois et de l’économie locale et nationale. C. U. P. Société 21 sept. 2022


Diaspora: David Kpondéhou, une voix de l’Afrique au Japon
  Président de la plateforme de la diaspora africaine au Japon, David Kpondéhou est un chasseur d’opportunités pour ses pairs africains. La trentaine, ce Béninois s’illustre en la matière depuis cinq ans au pays du Soleil-Levant. 34 ans, moustachu, cheveux épais, David Kpondéhou ne passe pas inaperçu. Sa perspicacité à porter la voix de l’Afrique le met au-devant de la scène au pays du Soleil-Levant. Ces jours-ci, le président de la plateforme de la diaspora africaine au Japon (Adnj) se dévoile dans une vidéo réalisée par l’Organisation des Nations Unies pour la migration (Oim). « Cette plateforme que je dirige représente la voix de l’Afrique au Japon. Elle se veut être les États-Unis d’Afrique au pays du Soleil-Levant », dit-il fièrement. Et d’ajouter que son combat est «de renforcer le développement socio-économique des deux peuples». Ce Béninois originaire de Glazoué dans le département des Collines construit ainsi des ponts interculturels et commerciaux pour relier deux peuples autour d’intérêts mutuels. Porter l’Afrique Ses journées, David Kpondéhou les passe à faire du mentoring, à l’écoute de jeunes entrepreneurs. « Je les aide souvent à raffiner leurs projets pour les mettre en contact avec des investisseurs», confie le samouraï. De telles responsabilités laissent imaginer un agenda serré. À la quête de grandes idées d’entreprise et de grands projets à concrétiser, David fait en sorte que des investisseurs japonais s’intéressent davantage à son continent d’origine et que les jeunes puissent saisir toutes les opportunités de se rendre autonomes. Déjà, il a un autre challenge à relever en octobre prochain : tenir le pari du Forum des affaires africaines que la plateforme qu’il préside organise de concert avec la mairie de Higashiosaka, la faitière des petites et moyennes entreprises du Japon et la chambre de commerce d’Osaka. « Il y a environ 500 entreprises japonaises ayant une présence commerciale en Afrique. Le défi, c’est de faire en sorte que le Japon devienne un partenaire clé de l'Afrique. Beaucoup d’efforts se font déjà à travers par exemple la Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l'Afrique (Ticad). Nous pensons jouer notre partition en mettant en lumière les opportunités d’investissements, les possibilités de partenariats et l’environnement des affaires en Afrique, sans oublier la disponibilité d’une ressource humaine jeune et de qualité », détaille-t-il. De Cotonou à Osaka Né en Côte d’Ivoire en 1988, David Kpondéhou a rejoint l’Université d’Abomey-Calavi au Bénin en 2009 après son Bac C. Trois ans plus tard, il obtient une licence en Linguistique anglaise appliquée, puis soutient une maîtrise dans la même discipline en 2017. Au cours de cette même année, David décroche un Brevet de technicien du supérieur (Bts) en transport et logistique. À tout ceci, il ajoute une certification en Entrepreneuriat et innovation sociale en 2018 dans le cadre du programme de leadership et d’entrepreneuriat, Awaji Youth Federation (Ayf). «J’ai migré au Japon grâce au programme Ayf qui forme une nouvelle génération d’acteurs du changement. Je fais partie d’une cohorte de 30 jeunes sélectionnés sur plus de 1 000 candidats dans le monde», se rappelle ce jeune qui fait partie désormais de l’équipe de coordination dudit programme de bourses. Cette progression fulgurante, David la doit aussi à une vie associative qui pourrait paraître forcenée. Responsable des étudiants du département d’Anglais de l’Uac de 2009 à 2013, président de l’Association des jeunes Béninois venus de la Côte d'Ivoire (Abevci), de 2013 à 2014, David Kpondéhou a fait également ses preuves à l’Organe consultatif de la Jeunesse en tant que responsable communal de Glazoué et coordonnateur adjoint du département des Collines en 2016. « J’ai beaucoup appris de ces épisodes de ma vie, de ces temps passés à défendre les intérêts de mes pairs. Je l’ai fait avec passion et zèle et je sais combien ça m’a forgé à être un leader », laisse-t-il entendre. Demeurer « Kpondéhou » Rechercher des opportunités pour les mettre à la disposition de ses pairs, ça lui tient beaucoup à cœur. « Je veux bien continuer à être un ‘’Kpondéhou’’, c’est-à-dire un modèle de réussite pour la jeunesse africaine et celle du Bénin. Nous devons changer notre d’état d’esprit et être conscients de ce que nous pouvons apporter beaucoup au monde. Nous pouvons aider notre continent à se développer et à faire face aux défis de notre temps», soutient-il. C’est bien dans cette logique qu’il a créé Africa Samurai basée au Bénin, une organisation inspirée par l'esprit indomptable des guerriers japonais et qui offre aux jeunes des formations dans le domaine du numérique. «Nous organisons des camps de formation pour doter les jeunes de compétences en codage et les aider ainsi à trouver un emploi prometteur auprès d'entreprises internationales. Dans le même temps, avec ces compétences, le jeune outillé peut décider de créer sa propre entreprise et être autonome», explique David Kpondéhou qui dit s’appuyer sur un système d'apprentissage capable de donner aux aspirants un avantage sur le marché de l'emploi. «Les jeunes outillés sont en mesure de créer leurs propres applications et sites Web. C’est ma contribution pour aider à lutter contre le chômage. J’en suis heureux, parce que ça fait des émules», confie le fondateur de Africa Samurai. Accroché à ses origines David Kpondéhou est un Béninois et ne l’oublie pas. À plus de 13 000 km de Cotonou, il reste attaché à sa mère patrie et ne manque pas d’occasion de le prouver. « Je me sens très à l’aise à honorer des rendez-vous d’affaires ou de grands évènements en tenues traditionnelles béninoises. C’est très facile de me confondre à un ressortissant de Porto-Novo, d’Abomey, du Nord ou des Collines selon ce qu’il m’a plu de porter. La plateforme de la diaspora organise chaque mois une série d'événements pour présenter les pays africains et leurs richesses au public japonais. Le Bénin est déjà passé à l’action avec la participation de près de 100 entreprises japonaises, et j’en ai eu de toutes les émotions et ressenti la plus grande fierté ». Mais la vie dans la diaspora est loin d’être un fleuve tranquille. « Il faut s’adapter à la nouvelle culture, celle du pays d’accueil. Il faut surtout apprendre la langue parlée couramment dans le pays pour pouvoir communiquer. C’est souvent très difficile, mais quand on pense à ceux qu’on a laissés derrière nous, c’est-à-dire les parents, les amis, surtout les milliers de jeunes qui peinent à trouver de l’emploi, on est plus que déterminé et on n’a pas envie d’abandonner. De toute façon, aucun succès n’arrive du jour au lendemain. Il faut de la consistance, le travail acharné, une vision claire de ce que l’on veut et surtout de la patience », souligne-t-il. Le Samurai africain se retrouve mieux dans le combat de plusieurs légendes africaines, comme Kwame Nkrumah, père du panafricanisme. «Ils ont fait le combat de leur temps. À nous de faire celui de notre temps, pour que l’Afrique cesse d’être la risée. Comme le dirait Mahatma Gandhi, l’avenir dépend de ce que nous faisons aujourd’hui. En d’autres termes, notre futur s'écrit dès maintenant. Chacun des actes que vous posez aujourd'hui, chacune des décisions que vous prendrez aura un impact sur votre vie et sur le monde de demain », rappelle le samouraï d’Afrique. Société 21 sept. 2022


Intronisation de Charles III et obsèques de Elisabeth II : Faux, un bouc n’a pas été sacrifié
Des publications virales sur les réseaux sociaux au Bénin et ailleurs en Afrique prétendent qu’un bouc blanc a été sacrifié pour « l’intronisation du roi Charles III » et les obsèques de Élisabeth II. Mais c'est faux : l’animal fait partie du 3e bataillon du The Royal Wesh de l’armée britannique. Inédit ! « Un bouc blanc pour le sacrifice d’intronisation du roi Charles III et l’accompagnement de sa mère chez les ancêtres », alerte
Olivier Gnongoué sur sa page Facebook le 16 septembre 2022. L’activiste va plus loin et fait le lien avec les rites africains. « Il manque la calebasse, le coq et les colas pour faire comme dans les bois sacrés africains ».   De quoi s’agit-il ? Ces publications virales interviennent au lendemain de l’accession au trône de Charles III, à la suite du décès de la reine Élisabeth 2 le 8 septembre 2022. Sur les réseaux sociaux, les internautes partagent la photo d’un bouc blanc conduit par un garde pour prétendre qu’un rituel a été fait avant l’intronisation du roi Charles.
  • La plupart des commentaires accusent les occidentaux de combattre les rituels en Afrique et de faire pourtant le contraire chez eux.
  • « L’Afrique subsaharienne souffre autant parce qu’on valorise la culture des colons que la nôtre », a déploré le 18 septembre 2022 Conforti Tayo sur la page Facebook TAYES.
  • « Ici, des pseudo hommes de Dieu auraient crié au loup, condamné un rite taxé de satanique », a commenté Yves Naki, le 17 septembre 2022 sur la publication de Olivier Gnongue.
C’est une mascotte. Une recherche d’image inversée faite avec Google Lens renvoie à des articles, de médias britanniques sur la proclamation de Charles III, nouveau souverain d'Écosse, du Pays de Galles et d'Irlande du Nord.
  • Le bouc blanc faisait partie des éléments du 3e bataillon du Royal Welsh ayant honoré le nouveau roi le 11 septembre 2022. Soutenus par la fanfare du Royal Welsh, ils ont défilé de l'hôtel de ville à 11h25 le long du boulevard de Nantes, North Road et Duke Street jusqu'au château.
  • « Ils étaient accompagnés de la mascotte du régiment, un bouc gallois appelé le caporal suppléant Shenkin IV, et du sergent-major de chèvre Mark Jackson », écrit le site d’information britannique GBN
  • Dans une vidéo publiée le 19 août 2022 sur site de l’armée britannique, on retrouve le bouc, le caporal Shenkin IV, au rassemblement de mascottes de l'armée. C’était au château d'Édimbourg dans le cadre des célébrations du jubilé de platine de Sa Majesté la reine.
Verdict. Il ne s’agit pas d’un bouc sacrifié dans le cadre de l’intronisation de Charles III et des obsèques de Elisabeth 2. L’animal appelé le caporal Shenkin IV est un membre du 3e bataillon du The Royal Wesh. Actualités 20 sept. 2022


Bénin : Décès de la CA de Sirarou ce lundi
  Marguerite Sinangnissiré, cheffe d’arrondissement de Sirarou, dans la commune de N’Dali, a rendu l’âme ce lundi 19 septembre 2022. La conseillère communale est morte des suites d’une courte maladie provoquée par un grave accident de circulation dont elle a été victime. La cheffe d’arrondissement de Sirarou est passée de vie à trépas. Elle avait été amputée d’une jambe suite à un accident de circulation. Affaiblie physiquement, elle se remettait timidement de cette souffrance. Mais ce lundi elle a malheureusement fait une rechute. Marguerite Sinangnissiré a fait un malaise qui lui a été fatal. Conduite d’urgence au CHUD Borgou-Alibori, la désormais ancienne cheffe d’Arrondissement de Sirarou a poussé son dernier soupir.   Actualités 20 sept. 2022


Partenariat entre Mtn Bénin et le Ctm Bénin: Des solutions numériques aux acteurs du tourisme
Le secteur touristique béninois reçoit un coup de pouce de taille. C’est à travers la signature, ce lundi 19 septembre à Bénin Royal Hôtel à Cotonou, d’un contrat de partenariat entre le réseau de téléphonie mobile Mtn Bénin et le Consortium touristes par millions (Ctm Bénin). Le réseau Gsm Mtn Bénin accompagne les acteurs du tourisme du Bénin réunis au sein du Consortium touristes par millions (Ctm Bénin). L’acte de formalisation de cet appui a été signé, ce lundi, par Uche Ofodile, directrice générale de Mtn Bénin, et Mouinou Dine Bouraïma, président du Ctm Bénin. Grâce à ce partenariat, a fait savoir Uche Ofodile, « Mtn Business mettra à la disposition de tous les adhérents au présent contrat toutes nos solutions numériques innovantes adaptées à leurs besoins ». Ce partenariat, a-t-elle expliqué, s’inscrit dans le cadre de la nouvelle dynamique adoptée depuis 2021 par Mtn Bénin à travers sa stratégie « Transform » qui sous-tend son credo « Tout le monde mérite les avantages d’une vie moderne connectée ». Au nombre des enjeux de cette dynamique, elle a mentionné que sa société compte « bâtir les plateformes les plus diversifiées et les plus valorisantes» et «créer de la valeur partagée». Concernant les actions déjà menées, Uche Ofodile a retenu l’initiation en 2021 de la campagne « Le Bénin que j’aime » et plus récemment « la conférence de valeur partagée » du vendredi 16 septembre dernier aux côtés du ministère du Tourisme, de la Culture et des Arts. Sur la dernière activité, elle a précisé qu’il a été question pour son entreprise de démontrer que « les entreprises doivent réinventer leurs modèles économiques pour bâtir des partenariats vertueux avec les communautés qu’elles servent ». Des solutions digitales Selon Zathol Hodé, directeur par intérim de Mtn Business, ce partenariat montre une fois encore la volonté de l’opérateur Gsm d’accompagner les entreprises au Bénin. De façon précise, il est question de mettre à la disposition des acteurs du tourisme, de la culture et des arts du Bénin des solutions numériques afin qu’ils puissent mieux travailler et communiquer entre eux. « Il s’agit de mettre à leur disposition aussi bien dans la communication que dans la connectivité des solutions digitales pour permettre de donner plus de visibilité au secteur et de l’accompagner afin de révéler notre pays», a-t-il précisé. Zathol Hodé a mis l’accent sur une solution de communication permettant aux acteurs du tourisme «incorporés dans le groupe d’utilisateurs de s’appeler gratuitement moyennant des frais mensuels ». En ce qui concerne la connectivité, il a cité l’application Y’ello Biz pour la visibilité des entreprises déclinée en quatre à savoir le Bon plan pour communiquer sur un produit ou un événement, l’Univers services, l’Univers actualité et l’Univers annuaire. Mouinou Dine Bouraïma a tenu à saluer les actions du gouvernement du président Patrice Talon au niveau du tourisme. A l’en croire, il n’a jamais été noté un engagement institutionnel aussi fort au profit du secteur touristique au Bénin. La signature du présent contrat qui vient en appui aux actions du gouvernement est « historique, voire inédite », a-t-il soutenu. Mieux, a-t-il poursuivi, cet acte témoigne de la volonté de Mtn Bénin d’accompagner les entreprises et les communautés pour le développement du pays. Grâce à ce contrat, les membres du Ctm Bénin, a-t-il noté, pourront bénéficier des avantages liés aux solutions numériques proposées par Mtn Bénin. Il en sera de même pour les acteurs de la culture et des arts au Bénin, a complété le président du Ctm Bénin avant de s’engager au nom de son creuset à respecter les clauses du contrat. En guise de réponse, la directrice de Mtn Bénin a assuré qu’elle « ne ménagera aucun effort ni aucun moyen pour donner pleine vie à ce partenariat et répondre aux attentes de toutes les parties prenantes »? Société 20 sept. 2022


2e session ordinaire de l’Assemblée consulaire: Les projections budgétaires de la CCI Bénin validées
La Chambre de commerce et d’industrie du Bénin (CCI Bénin) a tenu sa deuxième session ordinaire de l’année. L’assemblée consulaire s’est penchée sur l’élaboration du budget 2022-2023, ce lundi 19 septembre, au siège de l’institution à Cotonou. L’assemblée consulaire de la Chambre de commerce et d’industrie du Bénin (CCI Bénin) s’est penchée à sa deuxième session ordinaire sur les grandes orientations du budget 2023. A l’ouverture des travaux, ce lundi 19 septembre, la ministre de l’Industrie et du Commerce a indiqué que le budget prévisionnel exercice 2023 devra dans ses différentes déclinaisons, non seulement répondre aux attentes des mandants en termes de services aux entreprises, mais aussi marquer la CCI Bénin dans l’écosystème entrepreneurial afin de permettre à l’institution d’atteindre les objectifs à minima fixés par le gouvernement à la mandature 2020-2025. Aussi, indique la ministre Shadiya Alimatou Assouman, la CCI Bénin ayant une couverture nationale, elle devra renforcer son dispositif d’intervention dans les régions économiques qui regorgent d’un important vivier de micro, petites et moyennes entreprises. Le président de l’institution se veut rassurant quant à la prise en compte de ces différentes orientations dans le budget prévisionnel. Arnauld Akakpo fait savoir que la Chambre de commerce et d’industrie du Bénin envisage de bâtir une communauté d’affaires plus forte, résiliente et diversifiée, moteur du développement économique à l’horizon 2025. Une offensive économique « En 2023, nous allons lancer une offensive économique pour atteindre les objectifs de notre plan stratégique pour plus d’impact », a-t-il déclaré. Ainsi, l’institution consulaire compte travailler à, être en permanence une structure de proximité des entreprises, développer des stratégies d’alliance et des partenariats, renforcer le rayonnement de la CCI Bénin dans les territoires, favoriser la croissance durable des entreprises, être un acteur de veille économique, faire naître une véritable émulation et un engagement plus fort de la part du secteur privé béninois et renforcer la crédibilité avec l’Etat. Selon le président Arnauld Akakpo, les activités prévues en 2023 par la Chambre de commerce et d’industrie du Bénin sont déclinées autour de huit budgets programmatiques auxquels s'ajoutent les budgets support, investissement et institutionnel. Un contexte particulier Tout en encourageant la CCI Bénin à maintenir cette rigueur dans la tenue à bonne date des assises statutaires de l’institution consulaire et dans cette obligation de compte rendu à l’assemblée consulaire, la ministre Shadiya Alimatou Assouman a exhorté à être prudent dans les projections de mobilisation des ressources. En effet, elle relève que la session budgétaire se tient à une période où l’économie mondiale fait face à des perturbations en raison de la crise russo-ukrainienne qui affecte indirectement le Bénin, et qui devrait être prise en compte dans l’adoption du budget 2023 de l’institution consulaire. Car même si les effets de cette crise ne sont pas directement et significativement perceptibles sur l’économie du pays au regard de la solidité des agrégats macroéconomiques, cette situation conjoncturelle n’est pas à ignorer dans les programmations de prévisions, selon la ministre. « La session budgétaire de ce jour revêt un caractère particulier au regard des enjeux économiques et des perspectives prometteuses de développement du pays », a déclaré Shadiya Alimatou Assouman qui va inviter les participants à avoir toujours à l’esprit les missions statutairement dévolues à l’institution consulaire et les objectifs assignés par le gouvernement à la mandature. Elle a également assuré de son soutien à toutes les actions qui seront entreprises au profit des entreprises sans distinction de secteur d’activité. En 2023, la mandature actuelle de la Chambre de commerce et d’industrie du Bénin sera à mi-parcours. La ministre de l’Industrie et du Commerce indique qu’il serait judicieux qu’un point d’étape du niveau d’atteinte des objectifs fixés soit fait au cours d’un séminaire qui regroupera les acteurs opérationnels et dirigeants de l’institution consulaire et les cadres techniques de son département ministériel. Autant de chantiers que le président de la Chambre et ses pairs sont appelés à réaliser. Les travaux se sont poursuivis après la cérémonie d’ouverture en la présence de Eric Kader Gbian Tabé, conseiller technique à la Formalisation des Entreprises, à la Promotion des Organisations professionnelles et au Suivi des Institutions Consulaires. L’ordre du jour adopté, Christophe Tozo, président de la Commission Finance Budget et Fiscalité, assisté de Raymond Adjakpa Abilé, secrétaire général de la CCI Bénin a présenté le projet de budget de la CCI Bénin gestion 2023. L’exposé a porté sur sept points essentiels notamment l’évolution des budgets de la CCI Bénin de 2020 à 2022, l’exécution du budget 2022 à fin août 2022, la présentation du budget 2023 : ressources & emplois, ainsi que de la présentation des programmes 2023, des Budgets support 2023, institutionnel 2023 et de trésorerie 2023. A l’issue des travaux, le projet de budget exercice 2023 a été adopté à l’unanimité des participants. Ces ressources serviront en 2023 au déploiement des huit programmes essentiels de la CCI Bénin? Société 20 sept. 2022


L’éditorial de Paul AMOUSSOU : Essorage et bouffée d’oxygène
  Est-ce en rajouter à la sinistrose que de parler de cherté de la vie à nouveau ? Tant il en a été question ces mois-ci. Avec la rentrée scolaire, le phénomène s’est fait plus présent et plus prégnant, en tout cas pour les parents d’élèves. Leur bourreau ne serait pas que les vendeurs d’articles scolaires, qui eux sont naturellement enclins à répercuter la hausse des prix subie à l’achat. Car il y a aussi les écoles dont certaines ont choisi de ne faire aucun cadeau avec les frais scolaires qui, quand ils ne sont pas revus à la hausse, voient leur mode de payement (à tempérament) drastiquement resserré. Les écoles ne sont pas les seules à faire passer en douce des pilules amères. Les cliniques excellent également à ce jeu, avec leurs tarifs qui ont connu récemment, sans tambour ni trompette, une certaine augmentation, ajoutant à la peine , à l’essorage des bourses. Il s’avère, indubitablement, que le porte-monnaie des Béninois s’érode , du fait cumulé de tous ces facteurs. Cette érosion aurait pu être sismique si le gouvernement n’avait pas pris un ensemble de mesures sociales, pour contenir l’inflation généralisée, du fait de la Covid-19 et de la guerre en Ukraine. Un gros effort de fait. Mais il peut davantage soulager les travailleurs nationaux avec une batterie supplémentaire de mesures sociales. Chose promise, donnée pour imminente et attendue de tous les salariés ainsi que les ménages modestes. Une bouffée d’oxygène non négligeable, tant l’étau se fait plus oppressant. A l’analyse, les fonctionnaires devraient avoir un certain soulagement bientôt, au cours du mois de novembre de tous les saints. Qu’en serait-il des travailleurs du privé ? Si leurs employeurs, comme noté avec les cliniques et les écoles, se donnent des marges de manœuvre, confortent-ils pour autant leurs employés ? Au-delà de l’augmentation du Smig, il s’agit là sans doute d’un autre cheval de bataille pour le gouvernement, qui doit faire de sorte que les travailleurs du secteur privé puissent bénéficier également d’une revalorisation sensible de leurs salaires. Il dispose de moyens incitatifs à cet effet, de leviers qu’il peut activer pour rendre une telle mesure possible. L’excuse d’un régime d’économie libérale ne devrait aucunement tenir, et pas du tout alors ,car le gouvernement s’est bien approprié son rôle régalien d’un contrôle strict des prix dans les boutiques et supermarchés, notamment de la fameuse huile végétale...Ayant ainsi veillé au grain, il devrait faire de même pour sauver les soldats de la fonction privée d’une ruse certaine de leurs employeurs, au cas où ceux-ci rechigneraient à prendre leurs parts du ‘’hautement social’’ porté par le gouvernementl Actualités 19 sept. 2022


Education inclusive: Handicap international a élaboré son plan de plaidoyer
Dans le cadre de son Projet éducation inclusive et formation professionnelle (Bénin), l’Ong Handicap international a organisé, les jeudi 15 et vendredi 16 septembre derniers à Bohicon, un atelier d’élaboration d’un plan de plaidoyer pour l’éducation inclusive. Une rencontre qui a mobilisé une vingtaine de représentants de plusieurs associations s’occupant des questions relatives à la vie et aux conditions des personnes handicapées ou potentiellement handicapées. Dans le cadre de l'atelier, Handicap International qui est une Ong internationale de solidarité qui intervient dans les situations de pauvreté et d’exclusion, de conflits et de catastrophe a réuni durant deux jours des associations et autres Osc intervenant sur cette thématique pour l’élaboration d’un plan de plaidoyer en faveur de l’éducation inclusive. Les objectifs de cet atelier sont d’élaborer les plans de plaidoyer par axes stratégiques et de valider le plan commun de plaidoyer. Puis, de procéder à la désignation des chefs de file pour chaque axe stratégique. C’est dire que cette initiative répond à la mission collégiale qui consiste à travailler aux côtés des personnes handicapées et des populations vulnérables pour parvenir à leur assurer une éducation inclusive et effective. Présentant le projet qui réunit les partenaires et acteurs à Bohicon, Mariette Amoussou, cheffe du Projet éducation inclusive et formation professionnelle, a rappelé que, suite à une première phase de 4 ans, le projet « Education inclusive 2 » est initié par Handicap international (HI), avec le financement de l’Agence française de développement (Afd). Ce projet d’une durée de 4 ans répond aux difficultés d’accès et de maintien des enfants handicapés aux dispositifs d’éducation et de formation professionnelle. Il couvre les départements de l’Atlantique et du Littoral et vise à améliorer l’accès et la qualité des enseignements-apprentissages inclusifs pour les filles et garçons handicapés à travers la mise à l'échelle progressive de stratégies innovantes sur le continuum éducation formation. Ainsi, pour atteindre cet objectif, le projet s’associe à plusieurs Osc béninoises et Ong internationales pour mettre en place un comité national de plaidoyer pour la promotion de l’éducation inclusive au Bénin, spécifiquement l’inclusion des personnes handicapées. Le comité de plaidoyer a été installé en juin dernier. Un comité ad hoc, constitué de trois membres - que sont les structures Faphb, Cbo-Ept et Cipcre),- a travaillé à élaborer des documents de proposition dont un document d’orientation qui, après avoir présenté l’état des lieux de l’inclusion au Bénin, a retenu et hiérarchisé neuf préoccupations de plaidoyer sur la période de 2022 à 2026. Un document de positionnement des Osc sur les neuf préoccupations de plaidoyer. Puis, un document qui présente la constitution des groupes thématiques pour conduire les préoccupations de plaidoyer. A l’occasion de l’ouverture des travaux de l'atelier, Nassirou Domingo, président de la Fédération des associations des personnes handicapées du Bénin, n’a pas caché sa satisfaction face cette initiative qui vise à assurer une éducation inclusive, surtout aux plus vulnérables. Il rappelle aussi aux acteurs présents la mission assignée à ces assises de Bohicon. Il s’agit pour eux, à travers les groupes thématiques mis en place, d’élaborer leur plan de plaidoyer à finaliser et valider par l’ensemble des organisations représentées. Il leur revient également de procéder à la désignation par chaque groupe thématique de son chef de file pour conduire les activités définies. Il faut noter que les travaux de cet atelier, sous la supervision de Mariette Amoussou de Handicap international, ont été conduits par Nassirou Domingo, président de la Fédération des associations des personnes handicapées du Bénin? Société 19 sept. 2022


Alexandre Adjinan au sujet de la rentrée scolaire 2022-2023: « Les enseignants sont prêts parce qu’ils aiment leur métier… »
  Alexandre Adjinan, secrétaire général du Syndicat national des enseignants du secondaire, technique et de la formation professionnelle du Bénin (Snestfp-Bénin), se prononce sur les diligences faites pour une bonne reprise des classes. Il exprime à l'occasion quelques doléances des enseignants. La Nation : A cette rentrée scolaire, quel est l’état d’esprit du corps enseignant ? Alexandre Adjinan : Au niveau des enseignements maternel et primaire ainsi qu'au niveau des enseignements secondaire, technique et de la formation professionnelle, les enseignants sont prêts. Ils sont prêts parce qu’ils aiment leur métier, parce qu’ils savent qu’ils ont un rôle très important à jouer dans le développement de notre pays, parce que l’éducation est le socle du développement. Ils sont prêts parce qu’ils sont des patriotes et ils se sont toujours sacrifiés pour donner le meilleur d’eux-mêmes. Pour ce qui concerne le secondaire, presque tous les enseignants sont déjà entrés en possession de leurs emplois du temps. Mais ils ne sont pas satisfaits parce que les problèmes auxquels ils sont confrontés ne sont pas réglés. Que peut-on retenir des négociations gouvernement-centrales syndicales en prélude à cette reprise ? Il faut dire que nous avons eu à dénoncer cette méthode du gouvernement qui consiste à appeler les représentants des travailleurs non pas pour négocier, mais pour les informer tout simplement des diligences faites, c'est-à-dire des dispositions prises dans le cadre de la rentrée. C’est vrai que l’éducation est la priorité des priorités, mais les travailleurs des autres secteurs ont également des problèmes. On ne devrait pas bloquer les négociateurs jusqu’à la veille de la rentrée. Cela dit, qu’est-ce qu’on peut retenir essentiellement ? Nous pouvons dire qu’il y a eu des annonces. Quid de l’annonce d’une avance sur salaire au profit des Aspirants au métier d’enseignant (Ame) ? C’est au cours de la rencontre avec les partenaires sociaux que le gouvernement a annoncé qu’il paiera une avance d’un mois de salaire aux Ame. C’est un pas dans la bonne direction. Mais en principe, nous estimons qu’à défaut de leur payer les primes de rentrée, il serait mieux que le gouvernement appelle cela une allocation destinée aux Ame pour effectuer la rentrée. Nous aurions souhaité qu’on ne considère pas cela comme une avance, mais une allocation qui s’apparente à la prime de rentrée que les autres catégories d’enseignants prennent. Et cela va constituer un véritable motif de soulagement et de satisfaction. Quelles sont les autres décisions attendues pour une année scolaire apaisée ? Pour que l’année scolaire soit fructueuse, le gouvernement doit poser quelques actes. Il s’agit de retourner au quota horaire hebdomadaire aux Ame, soit 20 heures par semaine, au lieu des 28, voire 30 heures attribuées depuis trois ans, qui dépassent leurs potentialités. Ensuite, il faut augmenter leurs salaires. Donc, la revalorisation des salaires annoncée doit aussi concerner les Ame et les payer 12 mois sur 12. En dehors de la situation des Ame, il y a également d’autres problèmes à régler. Prenons le cas des Agents contractuels de droit public de l’Etat (Acdpe) de la promotion 2016. C’est vrai que la ministre du Travail et de la Fonction publique l’a annoncé lors des négociations. Les contrats à durée indéterminée (Cdi) attendus par ces contractuels de 2016 et 2014 ont commencé à être disponibles. Notre souhait est qu’il y ait de la célérité dans le traitement de ces dossiers afin que les Cdi deviennent disponibles et qu’on pense également à les envoyer en formation pour l’obtention des diplômes professionnels. En dehors de cela, il y a la formation initiale des Acdpe des promotions 2012 et 2014 qui tarde à venir. Le ministre des Enseignements secondaire, technique et de la Formation professionnelle a promis que cette formation va démarrer au plus tard en décembre 2022. Nous espérons que cette date ne va pas connaître un autre report. Ce qui est aussi important, c’est la formation des professeurs adjoints, contractuels de l’Etat et agents contractuels de droit public de l’Etat. Parce qu’il y a de ces professeurs qui ont été formés, recrutés dans les années 2000 à 2005, et également des Acdpe recrutés en 2008 et 2009, ajoutés à ces professeurs de l’Etat; il y a un gros effectif de professeurs adjoints qui attendent d’être envoyés en formation pour l’obtention des diplômes professionnels. On doit les envoyer en formation parce que les professeurs adjoints sont plus nombreux et font pratiquement 95 % de l’effectif des enseignants qui interviennent dans les lycées et collèges du Bénin. Nous le disons parce que nous avons près de 14 000 fonctionnaires de l’Etat et Acdpe. Mais sur cet effectif, il y a seulement 1 181 élèves professeurs certifiés et professeurs certifiés. Cela veut dire que les élèves professeurs certifiés sont ceux qui attendent d’être formés pour devenir professeurs certifiés. Ils ne sont pas encore des professeurs certifiés parce qu’ils ont la maîtrise. Et parmi les 1 181, il y a également les membres de l’administration scolaire à savoir les proviseurs, les chefs d’établissements, les censeurs et les directeurs des collèges à second cycle, ainsi que les cadres à divers niveaux du secteur de l’éducation. Donc, lorsqu’on fait le point, sur l’effectif des enseignants qui interviennent dans les lycées et collèges, surtout dans les classes de second cycle, il y a seulement 5 % de professeurs certifiés sur près de 14 000 fonctionnaires de l’Etat et agents contractuels de droit public. Donc, il est urgent que les professeurs adjoints des différentes promotions soient envoyés en formation pour être qualifiés à intervenir dans les classes de second cycle, et l’offre éducative sera ainsi améliorée. Il y a aussi les problèmes des formations qui ne sont pas terminées. Il s’agit de la situation des enseignants qui ont des problèmes dans les écoles normales. Des recalés qui attendent une dernière chance au niveau de l’Ecole normale supérieure de Natitingou et des problèmes à régler au niveau de l’Ecole normale supérieure de Porto-Novo. C’est sans oublier le cas des enseignants en situation de reversement. Ces problèmes doivent être réglés. Quand le gouvernement va poser ces actes, les enseignants auront le moral au top pour faire de cette année scolaire une année réussie. La question de la formation résolue, peut-on s’assurer de meilleurs résultats au terme de cette année scolaire ? Au-delà de tout cela, il y a une préoccupation très sensible que nous n’occultons jamais. Il s’agit de la situation des 305 enseignants de la maternelle, du primaire et du secondaire dont les contrats ont été résiliés pour n’avoir pas participé à l’évaluation organisée par le gouvernement les 24 août et 7 septembre 2019. L’appel que nous lançons au chef de l’Etat qui a le dernier mot par rapport à cette situation est de voir les conséquences de cette décision sur les concernés et leurs familles d’une part et sur le système éducatif béninois d'autre part. Et puisque les conséquences sont nombreuses, nous voudrions prier le chef de l’Etat de bien vouloir réintégrer ses collègues-là pour le bonheur de leurs familles et du système éducatif béninois. En dehors de ceux-là, il y a également les pré-insérés qui ont vu leurs contrats résiliés aussi parce qu’ils ont protesté contre les 28 h et 30 h et ont refusé de surveiller une évaluation. Cela a suffi pour qu’on résilie également leurs contrats au cours de l’année écoulée. Nous voudrions prier également le chef de l’Etat de bien vouloir réintégrer ces Ame aussi, parce que le système éducatif béninois en a besoin. Les 305 sont des enseignants qualifiés. Les Ame sont également des gens qui sont reçus au test organisé par le gouvernement. Nous ne pouvons pas les oublier. Les 305 appartiennent à une promotion à travers laquelle, je m’identifie. Il faudrait qu’on les intègre. Quel est votre mot de la fin ? Je voudrais dire aux élèves de savoir que la reprise est effective et que l’avenir se prépare. Chacun doit prendre le travail au sérieux. Les parents doivent donner les moyens à leurs enfants et faire le suivi, parce qu’il y a certains qui ne passent pas dans les établissements pour s’enquérir du niveau d’évolution, et c’est à la fin du premier trimestre ou semestre qu’ils se réveillent. Ce n’est pas normal. Que les parents n’abandonnent pas les enfants aux enseignants dans les lycées et collèges. A l’endroit des collègues enseignants, je dis beaucoup de courage? Education 19 sept. 2022


Rentrée des classes: L’appel du gouvernement aux acteurs de l’école
Le ministre des Enseignements maternel et primaire, Salimane Karimou, au nom du gouvernement, s’est adressé aux acteurs de l’école. Il met chacun d’eux devant ses responsabilités pour que soient relevés les défis de l’année scolaire 2022-2023 qui démarre officiellement, ce lundi 19 septembre. « L’éducation, arrhes de l’univers et d’une survie collective ». C’est autour de ce thème fédérateur que le ministre des Enseignements maternel et primaire, Salimane Karimou, veut que les activités scolaires tournent tout au long de l’année scolaire 2022-2023 qui démarre officiellement, ce lundi 19 septembre, sur toute l'étendue du territoire national. Comme de coutume, l’autorité ministérielle, au nom du gouvernement, rappelle à chaque acteur ses responsabilités. Le ministre demande aux parents d’élèves de ne pas manquer de mettre à la disposition des enfants un minimum de fournitures pour leur permettre de développer les compétences attendues d’eux. Ils doivent leur garantir une alimentation saine et équilibrée, gage d’une bonne santé mentale et physique, et maintenir les contacts périodiques avec leurs enseignants afin de s’assurer de leur présence effective aux cours et du sérieux dont ils doivent faire montre dans leurs apprentissages. Quant aux enseignants, Salimane Karimou, les exhorte à l’accomplissement de leurs obligations professionnelles telles qu’elles sont inscrites dans les différents actes réglementaires et dans leurs cahiers des charges. « Le métier que vous avez choisi ou que vous exercez par défaut n’est pas un métier comme les autres. En dépit des nombreuses contraintes et exigences qu’il renferme, il est indéniablement le plus beau métier du monde. Soyez donc fiers d’être l’artisan qui, dans sa moule, façonne le constructeur, le développeur et protecteur de l’immortalité. Cela n’a pas de prix. Certes, vous avez besoin du minimum vital pour accomplir votre mission dans de bonnes conditions. L’Etat en est conscient et s’y emploie », souligne le ministre à l’égard des enseignants. Salimane Karimou les félicite notamment pour les avancées significatives de l’école béninoise au regard de ses résultats qui ne font que s’améliorer d’année en année. La belle preuve, souligne-t-il, l’année scolaire 2021-2022 a enregistré pour le compte des examens de fin d’année des scores éloquents marqués par des taux de 81,85 % au Certificat d’études primaires (Cep) ; 66,46 % au Brevet d’études du premier cycle (Bepc) et 60 % au Baccalauréat. Sur les chapeaux de roue Toutefois, le ministre invite les enseignants à bannir les comportements qui entraînent certains dysfonctionnements et vices qui risquent, si on n’ y prend garde, de plomber les efforts. Lesquels ont noms, entre autres: absentéisme et retard injustifiés, alcoolisme, détournements, harcèlement, vols, mauvaise gestion, inconscience professionnelle, agressions verbale ou physique, violence sous toutes ses formes. A l’endroit des apprenants, Salimane Karimou leur rappelle la fin des vacances et la reprise des classes après plus de deux mois de repos. Pour lui, la meilleure manière de témoigner leur gratitude à l’égard de l’Etat et de leurs enseignants, afin de les inciter à mieux se donner pour eux, c’est d’être ponctuels, assidus, pugnaces et attentifs. Les apprenants ne doivent pas perdre de vue qu’en plus d’être l’espoir de leurs parents, ils constituent l’avenir du Bénin, fait-il savoir. Le ministre rassure de l’engagement du gouvernement à jouer sa partition. Selon lui, l’Etat a mis en place et à temps les moyens devant permettre aux enseignants de démarrer les cours dès ce lundi 16 septembre, premier jour des classes. Les enfants des écoles déjà couvertes par le Programme national d’alimentation scolaire intégrée (Pnasi), auront droit à leur premier repas chaud de l’année scolaire 2022-2023 dès ce premier jour à partir de 19 heures, assure l’autorité ministérielle. Salimane Karimou salue l’augmentation exponentielle du nombre d’écoliers ayant bénéficié de repas chauds, passant d’environ 750 000 à 1 080 000 depuis avril 2022. « C’est dire que l’engagement du gouvernement à faire passer le taux de couverture de 51 % à 75 % a été tenu », se réjouit-il? Education 19 sept. 2022


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