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Nouvelles

Echauffourées dans l’arrondissement central de Boukombé: Les activités de chasse désormais interdites

La chasse n’est plus autorisée dans les hameaux de Kouko-tchougou-Ouest et de Koukouan, dans l’arrondissement central de la commune de Boukombé, depuis les affrontements qui ont fait un mort et neuf blessés. Ainsi en a décidé le Conseil communal excédé par les tensions.

Le 15 avril dernier, on se rappelle que les populations des quartiers de Koukotchougou-Ouest et de Koukouan dans l’arrondissement central de la commune de Boukombé se sont affrontées. Né d’un différend domanial entre les populations des deux quartiers, cet affrontement avait fait neuf blessés et un mort.

La construction d’un module de trois classes au sein de l’Ecole primaire publique de Koukouan a été la pomme de discorde entre les deux parties.
En effet les populations de Koukotchougou-Ouest voyaient d’un mauvais œil la décision du Conseil communal d’implanter ce module dans cette école, pour faciliter les conditions de travail des apprenants et des enseignants, estimant que cette parcelle leur appartiendrait.
Depuis lors, la tension est montée d’un cran entre les différentes parties, chacune cherchant à sonner la vendetta. A plusieurs reprises, les forces de sécurité ont dû se mobiliser pour déjouer les diverses tentatives.
Face à cette ambiance malsaine qui n’est pas pour ramener la paix dans la cité des tatas, Philippe Gnamou, maire de la commune, a pris une décision que beaucoup d’observateurs jugent salutaire pour la quiétude des populations des deux hameaux. Ainsi est-il formellement interdit à tous les chasseurs de jour comme de nuit, d’entreprendre quelque acte de chasse que ce soit aux alentours et à l’intérieur du hameau de Koukouan. Aucun coup de feu n’est autorisé et tout contrevenant aux dites prescriptions s’expose aux rigueurs des dispositions sécuritaires en cours dans le hameau.

Société 28 mai 2015


Lancement du programme pilote des filets sociaux: Mettre à la disposition des ménages trop démunis le minimum

Le composante 2 du Projet de services décentralisés conduits par les communautés (PSDCC) porte sur un programme pilote de filets sociaux dont l’objectif est de tester une approche de soutien à la consommation et aux revenus des ménages les plus pauvres et les plus vulnérables. Hier, mardi 26 mai, ledit projet a été officiellement lancé à Cotonou. Et comme on pouvait s’imaginer, c’était en présence des bénéficiaires, venus nombreux se convaincre du début de la fin de leur extrême précarité.

Même s’ils étaient habillés des tee-shirts à eux offerts pour la circonstance du lancement officiellement du Programme pilote de filets sociaux du Projet de services décentralisés conduits par les communautés (PSDCC), on pouvait aisément s’apercevoir, rien qu’à travers leur tenu que les centaines de personnes qui ont effectué le déplacement de ladite cérémonie ont un besoin vital pressant à solutionner. Certes ils n’étaient pas mourants, encore moins désespérés, mais le besoin et le manque se sentaient en eux et c’est justement pour mettre fin à cette situation que ce projet a été conçu. Treize mille chefs de ménage répartis à travers 125 villages en seront bénéficiaires dans douze communes du Bénin (Adja-Ouèrè, Avrankou, Banikoara, Comè, Cotonou, Djakotomey, Djougou, Glazoué, Kouandé, Tchaourou, Zakpota, Zè).
Par bénéficiaire, il est prévu un transfert inconditionnel de 3500F Cfa représentant 10% des dépenses courantes du ménage par mois pour une durée de 24 mois. Cet apport destiné à des ménages ciblés suivant un recensement et un processus rigoureux et très strict vise à aider les personnes vulnérables « face aux impacts des inondations cycliques» et surtout «pendant la période de soudure qui couvre les mois de mars, avril, mai et juin chaque année». En clair, il s’agit d’une trouvaille pour aider les familles qui vivent dans l’extrême pauvreté à ne pas sombrer, et qui vise par ailleurs, selon ses initiateurs, «à réagir contre l’accroissement de la pauvreté». Il est donc «digne d’intérêt au regard de la cible qu’il impacte, des résultats qu’il a produits et de son importance», dira toute euphorique, le ministre en charge de la Famille, Naomie Azaria à l’occasion du lancement. Comme elle, Isidore Gnonlonfoun en charge du ministère de la Décentralisation, y voit pour les bénéficiaires, un moyen de faire face aux besoins vitaux qui sont les leurs. Le montant global du programme pilote de filets sociaux est évalué à deux milliards cinq cent millions F CFA et il est financé par la Banque mondiale dont le représentant à l’occasion de la cérémonie de lancement a mis en exergue les avantages qui y sont contenus pour les bénéficiaires. Lesquels, hilares face à ce nouveau projet qui leur permet de tourner dos à l’extrême pauvreté, ont reçu hier, les premiers transferts monétaires à eux destinés des mains des autorités présentes.

Actualités 27 mai 2015


Yang Xiaolan, vice-directrice du service français de Radio Chine internationale: « Les perspectives de coopération entre RCI et les médias africains sont prometteuses »

Avec son nom d’antenne Nathalie Yang, Yang Xiolan est la vice-directrice du service français de Radio Chine internationale (RCI). C’est elle qui s’occupe de toutes les missions essentielles à la radio : rédaction des actualités, des reportages, animation des programmes et rédaction des sites en français. Elle évoque ici les opportunités, les enjeux et les perspectives de partenariat entre Radio Chine internationale et les médias béninois et africains.

La Nation : Quelle est la particularité du département de français de Radio Chine internationale ?

Yang Xiaolan : Les émissions en français de Radio Chine internationale (RCI), sont devenues une fenêtre importante pour le monde francophone afin de connaitre la Chine et favoriser la promotion de la compréhension et de l’amitié entre les Chinois et les auditeurs francophones.
Le département de français de Radio Chine internationale diffuse ses émissions dans le monde, à travers divers canaux tels que les stations de radio en FM en ondes courtes dans le monde, et en ondes moyennes et les canaux numériques : sites web, service mobile ou en version imprimée avec la revue ‘’La Voix’’…. Actuellement, les transmissions en français couvrent plus de trois cent millions de francophones, d’Afrique et d’Europe. Radio Chine internationale en français est l’un des médias chinois d’expression francophone vers l’extérieur les plus professionnels et les plus influents du pays.
Le département de français entretient également des relations de coopération avec les ambassades de Chine dans les pays francophones, les ambassades étrangères en Chine, les instituts d’études, les établissements d’éducation, les chambres de commerce et les entreprises.

Quelles relations entretient Radio Chine internationale (RCI) avec les médias africains ?

Radio Chine internationale (RCI) noue des relations différentes avec des radios africaines selon les pays où elle est implantée. Dans des pays africains où elle dispose des stations de radio FM, elle a souvent des partenaires locaux. Elle a collaboré par exemple avec R&M, une radio privée du Niger, pour lancer des radios FM locales.
Au Sénégal, Radio Chine internationale a trouvé un partenaire EXCAF, un groupe local et puissant dans les télécommunications et les médias modernes pour lancer ses stations FM dans quatre villes sénégalaises. Et cela nous permet de créer un bureau de représentation et un studio à Dakar. En Afrique, nous avons un centre de communication de RCI à Nairobi, au Kenya. Nous avons trois correspondants dans des pays africains : au Zimbabwe, en Egypte et au Niger et un autre studio de production à Botswana. Tout cela nous permet de raccourcir la distance avec nos auditeurs et internautes sur le continent africain.

RCI diffuse ses programmes dans une soixantaine de langues, dont le français. Mais elle manque de visibilité dans les pays d’Afrique de l’Ouest comme le Bénin. Qu’est-ce qui explique cela ?

Cela s’explique par un processus un peu compliqué. Au début, RCI diffusait surtout des programmes en ondes courtes vers l’Afrique. Après les années 2000, elle a commencé à créer d’abord des correspondances dans des pays africains. A partir de 2006, elle a créé la première radio FM à Nairobi, au Kenya pour se rapprocher du public africain. Et d’autres coopérations se développent graduellement. Ce processus n’est pas sans difficulté et ne peut se faire en un laps de temps. En Afrique de l’Ouest, RCI a déjà installé des stations de FM.
Pour le Bénin, Radio Chine internationale attache aussi de l’importance au volet de la coopération avec les médias. La partie béninoise pourra contacter l’ambassade de Chine au Bénin pour formuler une demande de coopération avec elle.

Que peuvent gagner les médias africains, surtout béninois à nouer un partenariat avec Radio Chine internationale ?

Si un média africain peut nouer un partenariat avec Radio Chine internationale, généralement parlant, il peut échanger des programmes ou des reportages, ou du personnel avec RCI. Cela dépend des moyens de ce partenariat.

Comment voyez-vous l’avenir du partenariat entre Radio Chine internationale et les médias africains ?

Pour Radio Chine internationale, l’Afrique est une destination prioritaire pour la diffusion des émissions. La coopération dans le domaine des médias domine l’orientation de la coopération sino-africaine. Je suis optimiste quant à l’avenir entre RCI et les médias africains, juste comme les relations entre la Chine et les pays africains.
Le Forum de coopération des médias Chine-Afrique a eu lieu deux fois déjà en Chine. Depuis le premier forum sur ladite coopération, les échanges sino-africains dans le domaine des médias ont connu de grands succès. Dans le cadre de cet esprit de coopération, je pense que les perspectives de la coopération entre notre radio et des médias africains sont prometteuses.

Société 27 mai 2015


Diffusion des films et programmes chinois sur l’ORTB : Un moyen pour vulgariser la culture chinoise

Faire connaitre les us et coutumes de la Chine au public béninois. C’est l’objectif de la diffusion des films et programmes télévisés chinois sur la télévision nationale du Bénin. La cérémonie officielle marquant le lancement de la diffusion desdits films et programmes s’est déroulée au Centre culturel chinois, vendredi 22 mai dernier.

C’est dans l’enceinte du Centre culturel chinois, vendredi 22 mai dernier, que Bai Guangming, directeur dudit centre, le représentant de Star Communication Network Technology Co. Ltd entreprise productrice des films et programmes chinois, Zhang et le directeur de la télévision nationale, Wabi Boukary, ont procédé au lancement officiel de la diffusion des films et programmes chinois sur les écrans de la télévision nationale de l’Office de Radiodiffusion et Télévision du Bénin (ORTB). Au total, 600 disques de fims et programmes chinois dont 52 films, 4 documentaires et 10 feuilletons réalisés par Star Communication Network Technology Co. Ltd, seront diffusés.

Pour le directeur du Centre culturel Chinois, Bai Guangming, la diffusion desdits films et programmes chinois par la télévision nationale permettra une meilleure connaissance de la Chine de Mao Tsé-Toung et de ses réalités, et favorisera le brassage culturel entre les deux pays. Il a aussi remercié l’entreprise productrice desdits films et programmes chinois. Il a également fait savoir ses gratitudes au directeur de la télévision nationale, pour la concrétisation de ce partenariat de diffusion des films et programmes chinois. Il souhaite que le partenariat ne s’arrête pas à ces films et programmes chinois mais qu’il s’étende à d’autres domaines et soit durable.
Quant au directeur de la télévision nationale, Wabi Boukary, représentant du directeur général de l’ORTB, il dira que la chaîne nationale accueille avec plaisir ces films et programmes. Il rassure la partie chinoise de la diffusion effective des films et programmes. De même, il a remercié tous ceux qui ont œuvré pour la réalisation desdits films et programmes. Il informe que c’est dans le but de faire connaître au public béninois les réalités de la Chine ainsi que ses us et coutumes qu’est née l’idée de production et de diffusion des programmes et films télévisés chinois sur la chaîne nationale. C’est pourquoi à l’occasion des retrouvailles de 2014 à Beijing, en Chine un accent particulier a été mis sur ce partenariat de production. Wabi Boukary, pense aussi que la coopération doit continuer. Selon lui, la coproduction doit être favorisée dans les prochaines productions. Car dit- il, cela permettra la connaissance des vraies réalités tant de la Chine que du Bénin. Après quoi, il a réceptionné les 600 disques de films et programmes télévisés chinois en présence du directeur de la cinématographie, Dorothée Dognon. Enfin, la projection du film chinois «Hua Mulan» a été fait pour rendre effectif le lancement.

Actualités 26 mai 2015


Clôture du séminaire des journalistes béninois en Chine: Sous le signe de la coopération bilatérale dans le domaine des médias

Après deux semaines d’intenses activités, les travaux du séminaire organisé à l’intention des journalistes et personnels des médias du Bénin a pris fin vendredi 21 mai dernier à Beijing.

La cérémonie de clôture du séminaire a été marquée dans un premier temps par la présentation d’exposés des délégués qui se sont éclatés en quatre groupes. Les thèmes développés portaient sur les constats faits au cours de leur séjour et surtout sur les axes de coopération possibles entre la République populaire de Chine et le Bénin.

Ainsi, la coopération dans le domaine énergétique entre les deux pays; la beauté et le développement de la ville de Hangzhou ; l’étude comparative de la gestion des médias entre la Chine et le Bénin et les pistes de coopération entre les deux pays ont été les sujets développés par les participants béninois, en présence des responsables des médias en Chine.
Après la présentation des exposés, la vice-présidente de l’Institut des recherches et des formations de l’administration d’Etat de la presse, de la publication, de la radio, du film et de la télévision a dit toute la satisfaction de la partie chinoise quant à la participation des journalistes béninois aux différents travaux. Elle a rappelé l’engagement de son pays à renforcer les relations de coopération avec le Bénin dans plusieurs domaines et plus particulièrement dans le secteur des médias.
La directrice de la formation internationale de l’institut, Zhu Jiadi, a salué et félicité les séminaristes pour le sens d’engagement ayant caractérisé les travaux tout au long du séjour. Zhu Jiadi n’a pas manqué d’exprimer sa satisfaction avant d’inviter les délégués à maintenir une chaine d’amitié qui favorisera une pérennisation des acquis.
Le porte-parole de la délégation des journalistes et personnels des médias béninois, Gérard Agognon, a indiqué que la formation qui vient de s’achever est le signe de la prospérité des relations de coopération entre le Bénin et la Chine. Il a affirmé que la Chine peut compter sur le Bénin qui pourrait constituer « la clef pour ouvrir les portes de l’Afrique ».
Aussi, a-t-il souhaité que l’initiative de ces séminaires se pérennise et se renforce et qu’on intègre dans les programmes, l’initiation à quelques notions de la langue chinoise, étendre les visites à d’autres villes non moins importantes du pays et créer un cadre de rencontre entre les différentes promotions de séminaristes.
A l’issue de la cérémonie de clôture, des attestations de participation ont été remises aux délégués. A leur tour, les journalistes béninois ont offert des cadeaux à tous les membres de la partie chinoise.

Par Pintos GNAGNGNON

(Envoyé spécial en Chine)

Actualités 26 mai 2015


Journée de la biodiversité: L’ambassade de France fait découvrir son parc aux médias

Dans le cadre de la célébration de la Journée internationale de la biodiversité, des professionnels des médias ont effectué, vendredi 22 mai dernier, une visite guidée du parc de l’ambassade de France près le Bénin. C’était en présence de l’ambassadeur Aline Kuster Ménager, des chercheurs, des représentants des instituts de recherches et des ONG partenaires.

La visite du parc de l’ambassade de France près le Bénin par des journalistes, s’inscrit dans le cadre des manifestations de la Journée de la biodiversité à la Coopération française au Bénin. Cette célébration vise à préparer la Conférence sur le climat qui aura lieu en décembre prochain à Paris.

Le parc de l’ambassade de France est un immense domaine de plusieurs hectares avec une flore d’environ 70 espèces qui offrent leurs ombres, leurs décors et leurs parfums aux visiteurs. On y retrouve entre autres des palmiers à huile, des cocotiers, des roseaux, des aloès et des cactus. Avec l’appui de l’Association des femmes Emmaüs de Tohoué à Sèmè-Podji, les déchets du parc sont triés et transformés en compost. Selon Véronique Gnanih, près de 80% des déchets de l’ambassade de France sont végétaux. C’est ce qui a amené son association à initier le tri des déchets après des sensibilisations à l'endroit du personnel. Ces déchets sont transformés en compost et utilisés comme engrais vert dans le parc.
Pour Aline Kuster Ménager, la France s’est engagée pour la sauvegarde de l’environnement. Elle a expliqué qu’elle a souhaité ouvrir son parc au grand public afin de montrer qu’il y a des compétences dans le domaine de la diversité biologique au Bénin. La démarche vise aussi à montrer les efforts de ce partenariat entre la France et le Bénin. La France présidera du 30 novembre au 11 décembre 2015 la 21ème Conférence cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (COP15). Le Bénin, quant à lui, s’est engagé depuis plusieurs années dans la conservation des ressources naturelles y compris les côtes et les aires protégées.
Depuis l’an 2000, le monde entier célèbre le 22 mai de chaque année la Journée internationale de la biodiversité. C’est l’occasion de sensibiliser le grand public sur les problématiques environnementales en souvenir de la Conférence de Nairobi de 1992 au cours de laquelle les Nations Unies ont élaboré la Convention sur la biodiversité qui a été adoptée la même année à Rio de Janeiro au Brésil lors du Sommet de la Terre. La France et le Bénin font partie des 193 pays signataires de ce document dans lequel, les Etats se sont engagés à maintenir l’équilibre entre la préservation des ressources naturelles et leur développement économique.

Société 26 mai 2015


Assemblée nationale: Me Adrien Houngbédji s’installe dans son fauteuil

Le nouveau président de l’Assemblée nationale est désormais aux commandes de l’institution parlementaire. Me Adrien Houngbédji a pris service vendredi dernier des mains du président sortant, Mathurin Nago. C’est la salle polyvalente de l’Assemblée nationale qui a servi de cadre à cette cérémonie de passation de charge à laquelle ont pris part certains députés de la 7e législature, des personnels civil et militaire de l’administration parlementaire.

Les choses vont vite sous la 7e législature. Elu président de l’Assemblée nationale au petit matin du mercredi 20 mai dernier, Me Adrien Houngbédji a déjà pris fonction. Il a désormais en main les clés de l’institution parlementaire pour un mandat de quatre ans. Il a reçu le témoin des mains de Mathurin Nago qui l’a gardé pendant les deux dernières législatures, soit 8 ans.
Dans son discours, le président de l’Assemblée nationale sortant a rappelé sa vision pour l’institution parlementaire. Il s’agissait pour lui, primo : d’améliorer l’image du Parlement béninois, de redorer ses blasons et en faire une institution crédible, visible, respectée et admirée. Secundo, d’améliorer le fonctionnement du Parlement et ses rapports avec les autres institutions de l’Etat en vue de renforcer les bases de la démocratie béninoise afin de promouvoir le développement socio-économique et la justice. C’est donc s’inscrivant dans cette vision que Mathurin Nago dit avoir procédé à des réformes internes afin de rendre le Parlement plus apte à contribuer au renforcement de la démocratie et à la promotion de la bonne gouvernance, de la justice et de la paix par la qualité des lois adoptées et la régularité du contrôle de l’action gouvernementale.
Pour Mathurin Nago, son vœu a été toujours d’avoir un Parlement responsable, un Parlement de développement qui s’acquitte efficacement de sa mission constitutionnelle.
Après huit années d’exercice, le président de l’Assemblée nationale sortant se réjouit que les objectifs fixés sont en grande partie atteints malgré les nombreuses difficultés de parcours. La 6e législature n’a pas réglé tous les problèmes, bien des défis restent encore à relever, souligne Mathurin Nago. Il compte sur la 7e législature pour voir ces défis relevés. Mais il ne doute pas de la capacité du bureau entrant pour faire aboutir les différents chantiers existants.

Une personnalité bien avertie

Mathurin Nago se dit satisfait de remettre le témoin à Me Adrien Houngbédji, reconnu pour ses qualités d’homme d’Etat. Une personnalité bien avertie de l’institution parlementaire pour l’avoir dirigée pendant les 1ère et 3e législatures. C’est donc pour la 3e fois que Me Adrien Houngbédji dirige le Parlement.
Pour Mathurin Nago, l’élection du leader charismatique du PRD et celle des autres membres du bureau confirme la détermination collective de la majorité des députés à mettre un terme «à la tentative à peine voilée de porter préjudice au processus démocratique en cours depuis 1990 au Bénin à travers la révision de la Constitution». La grande satisfaction qu’expriment tous les citoyens depuis l’élection de Me Adrien Houngbédji, témoigne de la pertinence du choix des députés mais aussi et surtout l’adéquation de leur mission avec celle de leurs mandats, fait observer Mathurin Nago qui a félicité le président Houngbédji et son bureau sans oublier la doyenne d’âge pour ses leçons d’endurance, de patriotisme et de responsabilité malgré le poids de son âge lors de l'élection des membres du bureau de l’Assemblée nationale.
Me Adrien Houngbédji pour sa part a félicité et remercié Mathurin Nago et le bureau sortant pour la qualité du travail qui a été accompli pendant ses quatre dernières années. Il se dit fier du bilan des prestations de la 6e législature non seulement en terme des textes adoptés mais aussi en terme de contrôle de l’action gouvernementale. Pour lui, s’il était possible, Mathurin Nago et le bureau sortant méritent de rester encore en place. Mais malheureusement, la politique est un jeu de chaises musicales, un incessant va-et-vient où on en sort, on y revient et on en repart encore.
Adrien Houngbédji annonce marcher dans les mêmes pas que Mathurin Nago. C’est pourquoi il a invité les personnels civil et militaire de l’Assemblée nationale à rester mobilisés avec la même détermination, le même dévouement, la même loyauté pour accompagner la nouvelle assemblée.

Actualités 26 mai 2015


Pour une meilleure organisation des scrutins à venir : La CENA et le PNUD évaluent les élections législatives du 26 avril dernier

Deux jours de travaux pour décortiquer les réussites des élections législatives du 26 avril dernier, disséquer les failles, analyser les ratés, amplifier les innovations et tirer les conclusions y afférentes afin de réussir dans l’imminence les élections municipales, communales et locales et à moyen et long termes, disposer d’une boîte à outils et même d’une jurisprudence et d’une expertise avérée pour réussir tout processus électoral. Depuis hier jeudi 21 mai, la Commission électorale nationale autonome (CENA) et le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) sont réunis à Agoué, pour cet exercice à travers un atelier d’évaluation qui prend fin ce jour.

Sont réunis depuis hier à Agoué, dans le cadre de l’atelier national d’évaluation des élections législatives du 26 avril dernier, la plupart des acteurs majeurs qui ont eu la responsabilité de son organisation. En dehors des experts du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), des responsables et du personnel de la Commission électorale nationale autonome (CENA), le coordonnateur du Centre national de traitement (CNT), les directeurs des cellules d’appui, les coordonnateurs d’arrondissement, des acteurs de la Société civile… et bien d’autres acteurs prennent part à cette rencontre qui vise à faire le point des législatives. Elections qui ont nécessité une forte implication du PNUD, et qui, aux dires de la représentante résidente de l’institution au Bénin, n’est pas moins une réussite. Cette réussite, Rosine Sori Coulibaly la range sur le compte de la synergie d’actions des acteurs directs et indirects qui ont travaillé pour l'organisation de cette élection. Et pour des élections crédibles, celle-ci estime qu’il faut une évaluation « de l’important travail qui a abouti au bon déroulement » des dernières législatives. A vrai dire, l’implication du PNUD dans l’organisation des élections au Bénin relève d’une tradition. Et même si hier, Rosine Sori Coulibaly a épargné les participants à cet atelier de l’historique des relations entre son institution et les organismes nationaux d’organisation des élections, ce n’est pas pour ne pas admettre que le PNUD constitue un pilier majeur à cet effet.

Un tremplin idéal pour des solutions participatives

Ce qui importe pour la représentante résidente, c’est d’une part, de reconnaître l’engagement et le dévouement des organisateurs du scrutin du 26 avril dernier et de décerner par la même occasion, un satisfécit à la CENA qui, dans le délai imparti, «a fait un excellent travail». Certes, «tout n’a pas été parfait et les acteurs ont conscience de la nécessité des dysfonctionnements structurels et organisationnels». D’où, insiste-t-elle, l’organisation de cet atelier qui apparaît pour elle comme «le creuset approprié» pour passer au crible les réussites et ratés, mais aussi le «tremplin idéal pour trouver de façon participative et consensuelle» les solutions y afférentes.
«Défis opérationnels de la planification des besoins et d’acquisition des matériels et équipements électoraux», «défis opérationnels de la sécurisation du patrimoine électoral, du déploiement logistique et de la centralisation des résultats», «défis opérationnels de la communication, des relations publiques et du recrutement des agents électoraux», «défis opérationnels de la conception des documents électoraux, de la formation et du suivi des agents électoraux», «observation des élections par la plate-forme des OSC: constats et recommandations», «élections municipales, communales et locales : enjeux et défis», «contribution des experts du PNUD pour améliorer les performances de la CENA » et enfin « leadership et travail en équipe» constituent les thèmes des huit communications qui seront présentées au cours des travaux. Et comme on peut le voir, il s’agit d’une manne assez consistante pour «prévenir les crises post-électorales», dira le président de la CENA, Emmanuel Tiando. Même si les siens et lui ont déjà fait leur évaluation en interne, celle qui se tient depuis hier en collaboration avec le PNUD ne semble pas être un exercice de plus pour lui. Bien au contraire, il s’agit d’un exercice qui permettra de mieux organiser les élections municipales, communales et locales, annonce-t-il.

Actualités 22 mai 2015


Evaluation du programme «Entreprenariat sur les sites du patrimoine mondial»: Les grandes recommandations de la réunion de Porto-Novo

Le rideau est tiré hier jeudi 21 mai, sur la réunion d’évaluation du programme de formation « Entreprenariat sur les sites du patrimoine mondial en Afrique » organisée à l’Ecole du patrimoine africain (EPA) à Porto-Novo. Après trois jours de travaux, les participants venus d’une quinzaine de pays africains ont fait plusieurs recommandations pour de meilleurs engagements des communautés dans la conservation et la promotion du patrimoine culturel et naturel

Une dizaine de recommandations a sanctionné la réunion d’évaluation du programme de formation « Entreprenariat sur les sites du patrimoine mondial africain » tenue du 19 au 21 mai dernier, à l’Ecole du patrimoine africain (EPA) à Porto-Novo. Ce programme, faut-il le rappeler, a été mis en place par le Fonds pour le patrimoine mondial africain (FPMA) créé en 2006 pour assister les Etats africains à améliorer la conservation de leur patrimoine culturel et naturel, conformément aux dispositions de la convention du patrimoine mondial. Il s’agit d’améliorer les moyens de substance des communautés riveraines des biens du patrimoine mondial tout en assurant une conservation efficace des sites.
La réunion de Porto-Novo qui a pris fin hier a permis aux participants venus de plusieurs pays dont le Cameroun, l’Afrique du Sud, le Cap Vert, la Côte d’Ivoire, la France, le Gabon, le Kenya, Madagascar, le Sénégal et la Zambie d’évaluer les activités réalisées dans le cadre de ce programme, de proposer un format et un cadre opérationnel pour améliorer les résultats du programme. Et afin d’envisager de nouvelles actions susceptibles d’améliorer les bénéfices concrets que les communautés pourraient avoir du statut de «patrimoine mondial», y compris en termes de tourisme.

Encore des challenges à relever

Pendant les travaux, les participants ont noté avec satisfaction que la mise en œuvre de la première phase du programme (2013-2015) qui s’achève a connu quelques progrès au niveau des sites pilote retenus pour le projet. Mais il reste beaucoup de challenges à relever. C’est pourquoi, la réunion d’évaluation de Porto-Novo a pris plusieurs résolutions tirant leçon des insuffisances de la phase expérimentale du programme, selon Karalyn Monteil, spécialiste adjointe du programme Unité Afrique à l’UNESCO, qui a prononcé le mot de clôture des travaux. Au nombre des recommandations, la réunion a retenu la nécessité pour les communautés de s’assurer que les activités sélectionnées qu’elles veulent entreprendre doivent d’abord et avant tout être bénéfiques au site du patrimoine mondial en question, en écartant les menaces et en contribuant à sa conservation. Mieux, avant de retenir ces activités à entreprendre, elles doivent faire une analyse du site ensuite identifier et prioriser leurs potentialités. Ces assurances sont de mise en amont pour éviter l’échec de l’activité. Les porteurs de projet devront penser le financement de leurs activités à travers le Partenariat public-privé, les bailleurs de fonds, les ONG et autres institutions. Aussi, l’atelier de Porto-Novo recommande-t-il aux entrepreneurs intéressés de suivre l’exemple des approches communautaires des conventions 2003 de l’UNESCO basées sur l’entreprenariat industriel et culturel.
Signalons que le programme «Entreprenariat sur les sites du patrimoine mondial» est mis en œuvre par l’EPA au Bénin pour les pays francophones et lusophones et CHDA pour les pays anglophones, vise à renforcer les capacités de gestion des activités socio-économiques basées sur les ressources du patrimoine.

Société 22 mai 2015


Soutien aux sinistrés et groupements féminins de Djougou: D’importants lots de matériels remis

Un important lot de matériels de ménage, de jardinage et de construction a été remis mardi 19 mai dernier aux groupements de femmes et aux sinistrées des villages de la zone périphérique de la commune de Djougou, suite à la pluie torrentielle du 26 août 2014, par la ministre en charge de la Famille.

Dix sacs de riz, 40 paquets de tôle, 160 nattes, 15 paquets de pointe, 200 moustiquaires, 10 cartons de sardine, 20 bidons d’huile, des marmites et glacières et bien d’autres ustensiles ont été remis par Naomie Azaria, ministre en charge de la Famille aux groupements de femmes et aux sinistrés de la pluie torrentielle du 26 août 2014. En présence de Déré Chabi Nah, représentante du préfet des départements de l’Atacora-Donga, du maire Micaël Bassabi Djara et de sa majesté le roi Kpétoni Koda VI, cette dernière a voulu par ce geste exprimer la solidarité nationale à l’égard de ces sinistrés et contribuer également à l’autonomisation des femmes à travers l’accompagnement des groupements féminins dans leurs activités génératrices de revenus.
A son avis, la femme est le nœud de tout développement. Et le gouvernement en est conscient en œuvrant chaque jour pour son plein épanouissement. Aussi en a-t-elle appelé à une distribution équitable des dons tout en invitant les groupements de femmes n’ayant pas encore reçu les leurs à la patience.
Pour le maire de la commune de Djougou, l’économie locale est animée par les femmes et cet appui du gouvernement permettra d’améliorer considérablement les activités génératrices de revenues dans la commune. Il a ajouté par ailleurs que le passage de la tornade du 26 août 2014 a fait 522 sinistrés. 194, à ses dires, ont été assistés tandis que 328 autres étaient toujours en attente d'être assistés. Le présent don permettra donc de soulager une fois encore un certain nombre parmi eux. Il a saisi l’occasion pour attirer l’attention de la ministre sur la situation du village de Dangoussar saccagé et incendié lors des échauffourées entre ses habitants et ceux du village Baréi. 24 maisons, a souligné Micaël Bassabi Djara, ont été détruites pendant ces malheureux incidents, juste au lendemain des élections législatives.

Société 22 mai 2015


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