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Nouvelles

Affrontements entre militaires et zémidjan à Akpakpa: Un mort et des dégâts matériels

Une dispute entre un conducteur de taxi-moto communément appelé zémidjan et des militaires en faction devant l’agence Ecobank de Sègbèya à Cotonou, a dégénéré hier, jeudi 21 mai. Une situation qui a entraîné des échauffourées qui ont causé des dégâts matériels avec au finish la mort du conducteur de taxi-moto qui aurait reçu plus de sept balles dans le corps.

Le quartier Akpakpa a connu des échauffourées dans la mi-journée d’hier. Des dizaines de jeunes et des conducteurs de taxi-motos appelés zémidjan ont bravé le soleil ardent sur le pavé de la paroisse Sacré-cœur pour manifester leur mécontentement après qu’un militaire ait tiré à balle réelle sur un conducteur de taxi-moto qui par la suite aurait rendu l’âme.
Selon des témoins rencontrés après le drame, le conducteur de taxi-moto aurait refusé d’obéir aux ordres des agents de sécurité de l’Agence Sègbèya d’EcoBank Bénin. «Le conducteur venait de déposer un client de la banque. Les agents de sécurité lui ont indiqué de ne pas garer devant l’agence, mais celui-ci n’a pas obtempéré. Il s’en est suivi un échange d’injures. L’un des trois militaires présents lui a intimé l’ordre de partir immédiatement mais celui-ci n’a pas bougé d’un iota. C’est en ce moment-là qu’il l’a frappé avec sa ceinture pour l’obliger à quitter la devanture de la banque. Dans la foulée, des conducteurs de zémidjan sont venus en renfort à leur collègue et ont engagé un bras de fer avec les militaires. L’un deux a fini par tirer», a expliqué Ferdinand Dama, un conducteur de taxi-moto témoin des faits. Un autre conducteur explique que suite à cet affrontement, des manifestants ont cassé à coup de pierre la porte vitrée de la banque avec à la clé des slogans hostiles au régime en place avant d’être maitrisés par les forces de l’ordre. Le conducteur de taxi-moto qui a reçu des balles à été transporté d’urgence à l’hôpital.

L’appel au calme du DGPN

Outre le conducteur de taxi-moto transporté d’urgence, des dégâts matériels ont été enregistrés. Les manifestants qui ont suivi l’affrontement entre les militaires et les conducteurs de taxi-moto, ont été maîtrisés par les forces de l’ordre. Celles-ci ont tiré des gaz lacrymogènes qui ont causé des dégâts.
Juliette Anato était dans son salon quand subitement un gaz s’est écrasé sur le toit y laissant une large ouverture.
Le directeur général de la Police nationale, Louis Philippe Houndégnon informé, s’est aussitôt rendu sur les lieux et aussi au chevet de dame Juliette qui sentait encore les effets du gaz lacrymogène.
Louis Philippe Houndégnon a profité de l’occasion pour lancer un appel au calme à la population.

Société 22 mai 2015


Initiative culturelle au service du développement local: MIABA s’invite à Grand-Popo, jusqu’au 28 mai prochain

Amener les jeunes à se prendre en charge à travers des créations artistiques dans le but de contribuer à la création d’emploi au niveau communal, montrer l’importance des arts dans le développement local, promouvoir le marché d’art sur le plan communal, offrir des opportunités culturelles aux meilleurs jeunes sur les plans national et international. Ce sont les objectifs majeurs du Marché international des arts du Bénin et d’Afrique (MIABA) dont les activités, démarrées depuis quelques jours, prennent fin le 28 mai prochain.

L’association contes et légendes d’Afrique noire (CLAN) a fait depuis une dizaine d’années, de la promotion de l’art au quotidien, et de sa participation au processus de réduction de la pauvreté au Bénin, une préoccupation majeure. Elle se bat pour arriver à cette fin et l’illustre de fort belle manière à travers le Festival international de marionnettes, contes et humours (FESTIMACH) qu’elle organise depuis 2006 à Grand-Popo et qui se tient tous les deux ans. Cet évènement a surtout permis de « révolutionner le secteur culturel et d'unir des marionnettistes, conteurs et humoristes issus de plusieurs pays de la sous-région et la Finlande». Mais cela ne semblait pas suffisant aux yeux de Georges Agbazahou, président de l’association CLAN et de ses compères. Ceux-ci ont donc entrepris une autre initiative, toujours dans la perspective de «promouvoir la culture béninoise et de la porter toujours sur la scène internationale». C’est de ce dernier vœu qu’est né depuis 2010, le Marché international des arts du Bénin et d’Afrique (MIABA).
Cette année, l’évènement se dévoilera à travers deux temps forts. Le premier a déjà eu droit de cité, du 13 au 16 mai dernier à la Maison des jeunes de Natitingou. Il portait notamment sur un atelier de formation des jeunes sur le Batik. L’objectif visé ici, c’est d’apprendre aux jeunes ciblés, comment préparer les couleurs pour donner de la valeur aux tissus africains, aux tee-shirts, rideaux, pantalons… «bref donner une autre imagination culturelle et artistique à nos modes vestimentaires», soulignent les initiateurs qui y voient déjà, une manière d’aider ces jeunes à « s’inspirer de leur environnement culturel pour réaliser des décorations artistiques».

Acte2 : Grand-Popo

La deuxième activité de MIABA aura lieu à Grand-Popo en marge des festivités de la fête patronale «Nonvitcha». Elle portera entre autres sur des expositions d’arts, concerts de la danse africaine traditionnelle, atelier, spectacles de la danse, marionnette et échasse et enfin le sport. Il s’agira concrètement, selon le président du CLAN, Georges Agbazahou, «de propulser de jeunes artistes au devant de la scène culturelle et artistique». Le MIABA compte alors mobiliser autour d’eux, aussi bien au niveau national qu’international, des artistes plasticiens, musiciens, chanteurs, artisans, percussionnistes et danseurs qui viendront des pays comme le Togo, le Mali, le Burkina Faso et la Finlande. L’évènement s’annonce aussi comme une opportunité de brassage artistique et culturel qui sera renforcée et favorisée par des autorités politico-administratives. Cette seconde phase qui démarre ce vendredi 22 mai, va durer jusqu’au 28 mai prochain.

Culture 22 mai 2015


Etoile montante de la musique béninoise: Frankarmel s’offre au public demain à travers «Afro Groove»

Lorsqu’on a ses deux géniteurs qui sont des artistes aux talents avérés, on ne fuit pas son destin, celui de laisser éclore les antigènes reçues de l’atavisme. Frank Armel Ahéhéhinnou n’a pas dérogé à cette tradition. Et demain, à l’espace Tchiff, l’artiste en herbe se laissera découvrir.

Demain samedi 23 mai sera sans doute pour l’artiste de la musique béninoise Assi Kiwa, un grand jour. Elle, tout comme le public qui effectuera le déplacement verront évoluer sur la scène de l’espace Tchiff, son fils Frank Armel Ahéhéhinnou, connu sous le nom d’artiste «Frankarmel». Bercé sans doute par les airs de sa mère, peut-être avec l’aide de son père aussi, bassiste, le jeune garçon s’est laissé guider par la musique. Il y a pris goût très tôt. Et ce qui était censé n’être qu’une passion va se muer en profession. Depuis sa signature avec la maison de production Eden Music, de Fabrice Cosi, l’artiste en herbe a changé totalement de personnalité et sa musique n’est pas restée en marge de cette transformation. Apres la sortie de son single «Lébé Na Wo» et de la vidéo de cette belle chanson qui tournent actuellement, il projette son premier spectacle live pour demain, samedi 23 mai à partir de 20h précises à l’espace Tchiff. Une aubaine pour découvrir sa nouvelle couleur musicale qu’il appelle lui-même «Afro groove». Demain soir donc, l’étoile montante se fera découvrir.

Culture 22 mai 2015


En séjour en République populaire de Chine: Des journalistes béninois visitent la société Startimes

Les acteurs des médias béninois qui séjournent en Chine depuis le 7 mai dernier, ont visité, mercredi 20 mai dernier, la société Startimes. Les échanges avec les dirigeants et experts de ladite société, leur ont permis de se faire une idée de son niveau de développement dans le domaine de la télévision numérique, son implantation en Afrique de même que de la coopération internationale.

La vocation de la société Startimes est noble : permettre à chaque famille africaine d’avoir accès à la télévision numérique, de s’y abonner et de l’apprécier dans toutes ses dimensions. Avec sa haute technologie, elle envisage de devenir l’opérateur de la télévision numérique le plus influent en Afrique. L’intégration des systèmes de réseaux de la télévision numérique, le service de la télévision payante, la transmission des signaux de la télévision numérique, le service de l’Internet et de multimédias mobiles..., sont entre autres, les principales prestations qu’elle fournit.

Pour atteindre ses objectifs, elle s’appuie fortement sur une main d’œuvre chinoise et africaine. Son marché principal se trouve en Afrique. Sur un total de quatre mille employés, seulement 25% sont à Pékin en Chine. Les 75% restants sont des Africains qui travaillent sur le continent. Au Bénin, c’est l’Office de radiodiffusion et télévision du Bénin (ORTB) qui constitue son relais. Elle a été officiellement enregistrée dans le pays en 2011.
Startimes développe un marché d’exploitation à grande échelle. Actuellement, se réjouissent ses dirigeants, la société est devenue l’opérateur de la télévision numérique ayant le plus rapide développement en région panafricaine. La société fait surtout de la coopération internationale, une priorité. C’est ce qui justifie depuis 2007, l’enregistrement et la création de ses filiales dans vingt-trois pays africains, tels que le Bénin, le Nigeria, le Kenya, l’Afrique du Sud, l’Ouganda….
A en croire sa vice-présidente, Guo Ziqi, ses œuvres en Afrique encouragent les échanges culturels et la coopération entre la Chine et les pays africains. Elles visent également à promouvoir le développement de la télévision numérique en Afrique à grand pas et à approfondir l’amitié sino-africaine. Startimes, a-t-elle poursuivi, intervient également sur les questions d’exploitation en Afrique et fournit les services de satellite.
C’est un groupe de média qui met ensemble l’intégration des systèmes, de la fourniture de la technologie et de l’opération de réseaux, a-t-elle développé.
La vice-présidente se réjouit de ce qu’à travers ses services et sa marque, Startimes «soit en train d’enrichir et d’améliorer la vie spirituelle et culturelle du peuple africain, en avançant très rapidement afin de devenir un groupe de médias influent dans le monde entier».
Selon ses explications, Startimes est une société technique de haute et de nouvelles technologies, une société clé pour l’exportation culturelle.
Startimes a été fondée en 1988 et son quartier général se trouve à Beijing en Chine.

Par Maryse ASSOGBADJO (Envoyée spéciale en Chine)

International 22 mai 2015


Commission environnementale du Port autonome de Cotonou: Pour préserver l’environnement marin et côtier du Port de Cotonou

Depuis hier mercredi 20 mai se tient à Cotonou la première session de la Commission environnementale du Port autonome de Cotonou. L’ouverture des travaux a été placée sous l’égide du directeur général du Port autonome de Cotonou Samuel Batcho.

Dans son souci de promouvoir le développement durable et de management de qualité des services portuaires, le Port autonome de Cotonou a défini dans son plan stratégique 2014 -2018 des orientations stratégiques qui ont permis au département de gestion de l’environnement d’exécuter ses activités de protection de l’environnement. Le but est de consolider les services rendus aux usagers.

La commission environnementale a pour mission d’accompagner et de faciliter la mise en œuvre de la politique environnementale du PAC. C’est donc pour lui permettre de jouer le rôle qui est le sien que la session d’hier, qui dure quatre jours, a été initiée.
Selon le chef département de gestion de l’environnement du PAC, Thomas Bagan, les assises se pencheront sur les préoccupations environnementales de la plate-forme portuaire. Il précise que la session permettra aux participants de valider les documents et formuler des suggestions pour la préservation de l’environnement marin et côtier du Port de Cotonou. En d’autres termes, il s’agira de présenter la politique environnement du PAC ; valider les exigences légales et règlementaires ; valider le programme de management environnemental ; présenter les résultats des inspections environnementales effectuées sur la plate-forme.
Pour le directeur général du Port autonome de Cotonou, Samuel Batcho, la structure qu’il dirige est actuellement dans une démarche d’amélioration continue de son management environnemental suivant la norme ISO 14001. Il a assuré de l’engagement de la direction générale à faire du Port autonome de Cotonou, la meilleure plate-forme logistique éco-citoyenne de la sous-région.
Samuel Batcho, pour finir, a exhorté les participants à donner le meilleur d’eux-mêmes afin de parvenir à des conclusions pertinentes, réalistes contribuant à asseoir véritablement un management approprié aux entreprises industrielles et universellement reconnu. «Mettons-nous ensemble pour faire du port de Cotonou, un Port sûr, sécurisé, compétitif et durable», a conclu le directeur général du Port.

Actualités 21 mai 2015


Relations internationales: Le gouvernement relance les activités de l’IRIES

Le ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine, de la Francophonie et des Béninois de l’extérieur Nassirou Bako-Arifari a procédé hier mercredi 20 mai, au lancement de l’atelier de validation du rapport de l’étude sur la relance des activités de l’Institut des relations internationales et des études stratégiques (IRIES). C’était en présence du représentant du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) et du directeur général de l’IRIES.

Doter le Bénin d’un cadre approprié de formation, de réflexion et d’analyse stratégique sur les questions de politique internationale, de sécurité, de défense et de développement. C’est l’objectif du rapport dirigé par Christine Dessouches, ancienne fonctionnaire de l’Organisation internationale de la Francophonie, sur la relance des activités de l’Institut des relations internationales et des études stratégiques (IRIES) et dont la validation a fait l’objet de l’atelier d’hier.

Pour le directeur général de l’IRIES, Charles Moumouni, l’Institut est au-dessus de tout système partisan et des clivages politiques. «Il incarne l’appel du drapeau face aux défis et aux menaces, mais aussi aux opportunités qui se présentent au Bénin dans l’arène internationale. Le Bénin peut être petit par sa superficie, ses ressources naturelles et sa démographie, mais très grand par sa diplomatie», a-t-il estimé.
Charles Moumouni a invité toutes les forces vives de la nation à œuvrer pour le rayonnement du Bénin à l’extérieur.
El Hadj Fall, conseiller économique du PNUD au Bénin, pour sa part a indiqué que les nouveaux défis qui entourent le Bénin se présentent avec de plus en plus d’acuité et nécessitent d’adapter les instruments du pays face à ses évolutions. Pour lui, la persistance de la pauvreté, l’instabilité politique et institutionnelle des cadres démocratiques dans certains pays de la région, notamment en période électorale ainsi que les changements climatiques figurent parmi les défis qui appellent une démarche concertée de réflexion. D’où l’intérêt d’un institut de relation internationale. «L’IRIES est pour nous un instrument capital qui permettra au Bénin de se doter de capacités d’analyses, de recherches, et de réflexions stratégiques et prospectives pour une diplomatie moderne et de développement », a laissé entendre El Hadj Fall.
Dans son discours de lancement, Nassirou Bako Arifari, le ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine, de la Francophonie et des Béninois de l’extérieur, a déclaré que le Bénin projette d’asseoir une politique béninoise des autres pays et cela passe par une spécialisation des cadres du ministère. Ces spécialisations seront faites à l’IRIES qui est pour lui un institut pluridisciplinaire de hautes études comme ceux des puissances occidentales. C’est pourquoi, selon le ministre Nassirou Bako Arifari, il doit se positionner comme celui de l’Afrique de l’Ouest francophone puisque celle-ci n’en dispose d’aucun à ce jour.

Actualités 21 mai 2015


Dysfonctionnements dans les secteurs de l’éducation et de l’emploi : L’UNESCO à la recherche de solutions appropriées

Une mission de consultants dépêchée au Bénin par l’UNESCO a identifié au niveau de certaines instances de pilotage comme la Commission nationale pour l’emploi (CNE), le Conseil national pour l’apprentissage (CNA) et le Conseil national de l’enseignement technique et de la formation professionnelle (CNETFP), plusieurs dysfonctionnements. Les acteurs y intervenant ont donc des besoins en renforcement de capacités. Et c’est la raison d’être de l’atelier d’identification desdits besoins, organisé hier, mercredi 20 mai à Cotonou en présence de plusieurs responsables de l’UNESCO.

L’atelier organisé hier fait suite à la mission conjointe dont l’objectif est d’apprécier le niveau d’avancement du programme CapEFA au Bénin, afin de procéder à des réajustements. En réalité, le Bénin fait partie des 28 pays à travers le monde qui bénéficient dudit programme. Lequel est un mécanisme de financement extrabudgétaire financé par des ressources extraordinaires autour d’un programme qui se concentre sur quatre domaines prioritaires. Il s’agit, précise Rokhaya Diawara Fall du bureau régional d’Abuja de l’UNESCO, de la planification stratégique et l’analyse sectorielle de l’éducation, de la formation des enseignants, de l’alphabétisation et l’éducation non formelle et enfin de l’enseignement et la formation technique et professionnelle. A travers ce programme, souligne-t-elle, « l’UNESCO accompagne la mise en œuvre des stratégies des ministères en charge de la Formation technique et professionnelle, de l’Emploi, du Travail, et de la Fonction publique dans une vision holistique de l’éducation ». Celle-ci a indiqué dans son mot introductif à l’atelier organisé hier, qu’il « ne sera pas possible de relever les défis de l’éducation, de la formation et de l’emploi/insertion, donc forcément de la création de richesses… sans au préalable régler la question de la coordination, de cohérence et de disposition de ressources techniques, humaines et financières ». Et c’est dit-elle alors, tout le sens de cet atelier de partage. Lequel réunit outre les partenaires techniques et financiers et les délégations de l’UNESCO venues de Dakar, d’Abuja et du siège de Paris, des acteurs de la Commission nationale pour l’emploi (CNE), le Conseil national pour l’apprentissage (CNA) et le Conseil national de l’enseignement technique et de la formation professionnelle (CNETFP).
«Avec l’appui technique des consultants, nous avons aujourd’hui un diagnostic de la situation et une analyse des goulots d’étranglement… », a expliqué Rokhaya Diawara Fall. En se réunissant, ces acteurs ambitionnent surtout d’identifier les besoins en renforcement de capacités, de proposer un modèle de cadre de concertation et de pilotage et d’y intégrer certaines modifications. En fait, il urge pour eux d’identifier des solutions appropriées aux maux identifiés par les experts, auteurs de la mission qui a précédé ledit atelier. C’est d’ailleurs la plus grande attente exprimée par le secrétaire général du ministère en charge de l’Enseignement secondaire, Sanni Sourakatou. Face à ces problèmes, insiste-t-il, il faut des réponses spécifiques. Ainsi, les travaux de l’atelier organisé hier se sont accentués autour de la présentation des instances, de la synthèse du rapport faisant état des besoins en renforcement de capacités, au niveau de chacune d’elle… suivront des travaux en groupe et des débats, ainsi que la présentation de l’option d’appui de l’UNESCO et des discussions, sans oublier le compte rendu général de l’atelier.

Actualités 21 mai 2015


Accident de circulation à Guézin dans la commune de Comé: Un mort et deux véhicules propulsés dans le lac Ahémé

Une voiture de cinq places a été percutée, hier mercredi 20 mai, le temps d’un chargement, par un camion sur le pont traversant le village Guézin dans la commune de Comé. Le heurt très violent a propulsé les deux véhicules dans le lac Ahémé faisant un mort et des blessés.

Juste un bout de l’épave d’un camion flottant à la surface de l’eau. C’est ce qui reste de la collision survenue hier mercredi 20 mai à Guézin entre un camion et une voiture de transport en commun de cinq places. La voiture est entièrement immergée au fond du lac Ahémé, selon les riverains qui ont pu sauver de la noyade deux des passagers et extirper un corps sans vie.

Pour en revenir aux faits suivant des témoignages, c’est après avoir heurté le véhicule de transport en commun que le camion l’a entraîné dans sa course du côté où les garde-fous du pont ont été démolis 72 heures plus tôt. La voiture percutée était stationnée aux abords de la route inter-Etats Cotonou-Lomé au niveau du village de Dégbocodji dans l’arrondissement d’Agatogbo. Elle voulait prendre un client en partance pour Lomé au Togo, la destination des deux véhicules accidentés. Il a donc suffi de ce temps, raconte Augustin Dégbo qui aidait au chargement, pour que le camion vienne dans sa course percuter la voiture, les entraînant tous les deux hors de la chaussée. Un accident qui aurait pu être évité, se défend le conducteur du camion Romuald Saoussi.
Pour l’heure, les deux conducteurs sont gardés à la Brigade territoriale de Comé. Le défunt, né en 1967 est de nationalité togolaise, renseigne l’un des responsables de ladite brigade, Taofic Gado. Il est le seul mort enregistré parmi les passagers du transport en commun. Les deux occupants du camion, le chauffeur et son apprenti, ont été sauvés de la noyade par Augustin Dégbo et ses voisins. Sur les lieux de l’accident, plusieurs unités des forces de l’ordre font la veille en attendant le déploiement de l’équipement nécessaire en vue de faire un bilan exhaustif du drame.

Société 21 mai 2015


Election du bureau de l’Assemblée nationale: Come-back d’Adrien Houngbédji sur fond de combat de génération

Si le suspense a duré jusqu’au petit matin de ce jour, avant que le nom du président de l’Assemblée nationale 7e législature soit connu, c’est que les tractations et autres guerres de positionnement auront été rudes. D’un côté comme de l’autre. A l’arrivée c’est la coalition des forces de l’Opposition qui rafle la mise d’une courte tête. Un triomphe modeste en somme, mais qui révèle combien la partie fut serrée.

A la lecture des candidatures enregistrées aux différents postes du bureau de l’Assemblée nationale, il était loisible de constater que les partis se réclamant de l’Opposition ont fait l’effort de réaliser une large coalition. Ainsi, en dehors du parti Résoatao qui a eu un député, tous les autres sont représentés dans le schéma de l’Opposition à raison d’un poste pour chacun et deux pour l’Union fait la Nation qui, avec 13 élus, a drainé le contingent le plus important de députés. Le schéma renseigne même que cette alliance, dans la répartition des postes qui lui revenaient, a tenu compte des ambitions de ses militants originels comme des alliés. C’est ainsi que Claudine Prudencio peut obtenir le poste de premier secrétaire parlementaire, pendant qu’Eric Houndété monte en grade dans l’hémicycle en passant premier vice-président. Pourtant, ce ne fut pas gagné d’avance car les conflits d’intérêts ont été gérés jusqu’au dernier moment, certains partis membres de la coalition exigeant tel ou tel poste et mettant parfois en difficulté l’ensemble. C’est dire que si l’Opposition s’en tire à bon compte, c’est non sans esprit de renoncement, souci de cohésion et, il va sans dire, volonté de prendre une revanche sur les forces de la Mouvance présidentielle qui, ces dernières années, leur ont si souvent infligé des débâcles électorales.

Ces forces, et c’est le constat qui se dégage du vote, quoiqu’ayant réussi à ratisser quelque peu large, n’auront pas assez pris en compte les intérêts immédiats des alliés qui leur permettaient de réaliser un accord de législature leur garantissant la majorité parlementaire. En effet, un coup d’œil à leur schéma permet de remarquer qu’il avait une forte dominante FCBE, cette alliance s’octroyant 5 postes sur les 7 en jeu, et ne laissant que deux à ses alliés de l’Union pour le Bénin et de l’Alliance Eclaireur en les personnes de Lucien Houngnibo et Edmond Agoua. Ceci n’aura donc pas suffi à leur procurer le résultat recherché. Mais à l’évidence, il y avait le souci de ne pas dévoiler leurs cartes tout de suite, pour laisser savoir à l’adversaire, quelles étaient les personnes démarchées dans son camp.

Un combat de génération et… des interrogations

Komi Koutché aurait été sacré président de l’Assemblée nationale que cela en rajouterait indubitablement à l’éclat de son parcours politique. Jeune, décidé, il en impose par son sens pratique et sa vista politique qui lui auront permis de gravir bien vite les échelles de l’ascension en si peu de temps. Une ascension fulgurante qui l’a conduit d’abord à la tête du Fonds national de Microfinance d’où il a dû engranger de précieux points pour devenir, cinq ans après, un des collaborateurs privilégiés du chef de l’Etat. A 38 ans, c’est un réel challenge qu’il s’est lancé, ainsi qu’à la classe politique, en réussissant à se faire désigner candidat de la Mouvance présidentielle pour le perchoir. Il aurait réussi à se faire élire que ce serait la première fois, depuis 1991, que le Parlement tomberait aux mains d’un aussi jeune président. De plus, son élection aurait été un cas d’école. Sachant qu’en tant que président de l’Assemblée nationale, il pourrait être amené à assumer l’intérim du chef de l’Etat en cas de vacance du pouvoir exécutif, alors qu’il n’aura l’âge plancher pour accéder normalement à la fonction présidentielle qu’en 2016, cela devrait amener à s’interroger aujourd’hui sur la pertinence de cette disposition constitutionnelle. Dans tous les cas, c’est déjà une belle victoire pour la jeunesse d’avoir osé ce combat, d’avoir défié les normes établies jusqu’ici et ce, en faisant sensation ; puisque la différence n’aura été faite qu’à une voix près. C’est dire que la partie ne fut pas aisée pour le vainqueur Adrien Houngbédji.
Celui-ci, à 73 ans, fait un come-back à la tête du Parlement béninois qu’il a déjà dirigé par deux fois (1991-1995, 1999-2003). 73 ans, c’est littéralement le double de l’âge de son challenger. Ce qui confirme le combat de génération. En se faisant élire au petit matin de ce jour, c’est un nouveau record qu’établit Adrien Houngbédji, celui d’être le premier à égrener trois mandats à la tête de l’Assemblée nationale après avoir déjà été le premier à effectuer deux mandats.
A son propos aussi se pose une question. A 73 ans, Adrien Houngbédji n’aurait pas pu briguer la magistrature suprême mais en redevenant deuxième personnage de l’Etat, il est un président de la République intérimaire en puissance. Certes, s’il accédait au pouvoir à 69 ans ou un peu moins de 70 ans, il aurait été aux affaires jusqu’à 75 ans environ. Là-dessus, il faut aussi s’interroger sur la pertinence, aujourd’hui encore, des dispositions de l’article 44 de la Constitution qui prévoient, entre autres, que «Nul ne peut être candidat aux fonctions de président de la République s’il n’est âgé de 40 ans au moins et 70 ans au plus à la date de dépôt de sa candidature».

Actualités 20 mai 2015


FESTINVOCAL/troisième édition: Faire de la voix, le premier instrument des artistes

La troisième édition du Festival international des voix de femmes du Bénin (FESTINVOCAL) démarrée le 12 mai dernier a pris fin, samedi dernier sur une note de satisfaction générale. Initiateur, organisateurs et participants se sont séparés sur des notes d’espoir, fiers d’avoir une fois encore travaillé à l’avènement d’artistes aux talents purs qui s’écartent de la tricherie et du jonglage.

Deux grands spectacles ont permis aux artistes participants à la troisième édition du Festival international des voix de femmes du Bénin (FESTINVOCAL) de révéler au public et surtout à leurs fans, l’utilité et le bien-fondé de ce festival qui n’en est qu’à sa troisième édition. Le premier a eu lieu, vendredi 15 mai dernier au «Yes papa» et le second, au théâtre de verdure de l’Institut français de Cotonou. A chacune de ces occasions, les festivaliers qui ont évolué sur scène ont épaté plus d’un avec leur timbre vocal. Elles ont en effet démontré que l’objectif de FESTINVOCAL qui est de faire de la voix, le premier instrument des artistes, se concrétise d’année en année. Sur les deux jours de spectacles, Koudy, Faty, Chokki, Jenny Jellah, Nicole du groupe Karavan … ont presté. En dehors de ces voix, Anna Téko qui passe pour être l’une des plus belles voix de la musique béninoise a été également appréciée par le public. Malgré son jeune âge, Anna Téko totalise bientôt 30 ans de vie musicale, sans pour autant que sa voix ait pris des rides. Et c’est la raison pour laquelle elle a été invitée, non seulement à prester, mais aussi à partager son expérience avec ses consœurs. Le souci de brassage intergénérationnel et une confrontation d’expérience entre la vieille école, disons plutôt celle traditionnelle et l’actuelle classe des musiciens justifie par ailleurs, l’invitation à cette troisième édition de FESTINVOCAL de la griotte Gnon Yérékou de Tchaourou. Et à y voir de près, cette présence, en tout cas aux dires de Serge Ologoudou s’est révélée bénéfique pour les autres participantes qui ont su profiter de son expérience.

Apprendre à communiquer avec son public

En trois ans seulement, cette initiative rêvée et concrétisée par Serge Ologoudou, a aidé plus d’un artiste à entrevoir autrement sa carrière. Malgré cette avancée notée au niveau des participants, l’initiateur lui se refuse toute autosatisfaction.
«Un telle entreprise nécessite peut-être une dizaine d’années, mais l’essentiel c’est de commencer d’abord et d’y aller étape par étape. Ainsi, on finira par atteindre l’objectif fixé», expliquait Serge Ologoudou, samedi dernier à l’Institut français de Cotonou, en marge du spectacle de clôture de son festival. Lequel objectif vise pour l’essentiel à aider les artistes à se départir un peu des facilités offertes par les nouvelles technologies. Fort de son expérience de manager d’artistes, Serge Ologoudou soutient que c’est «la voix qui devrait être le premier instrument des artistes» et tout le reste suivra. «On ne peut faire la musique qu’avec la machine, la programmation…», interdit-il, soutenant que l’artiste a besoin de sa voix pour partager une émotion et communiquer avec le public. «Sans prétention, en trois éditions, on ne pourra pas tout réussir, mais l’idée est soutenue et les gens apprécient de plus en plus la démarche de FESTINVOCAL qui leur crée le cadre, l’environnement et l’opportunité de perfectionner leur voix», souligne-t-il. Eu égard à ces avancées, Serge Ologoudou entrevoit la prochaine édition avec plus de sérénité. L’engouement observé autour de la troisième édition et les appréciations des spectateurs qui disent avoir suivi des prestations de bonne facture augurent selon lui, de ce que la prochaine édition se veut mieux que celle-ci, une autre fête de la musique béninoise autour des voix féminines d’artistes du Bénin.

Culture 20 mai 2015


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