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Nouvelles

Report ou non des communales, municipales et locales: Le dernier mot revient à la Cour suprême

Les élections communales, municipales et locales seront-elles reportées comme le souhaitent la Commission électorale nationale autonome (CENA) et une certaine frange de la classe politique? En cette matière, ni la Cour constitutionnelle, ni la CENA encore moins le chef de l’Etat n’a la compétence de repousser la date du 31 mai prochain initialement fixée. Seule la Cour suprême est habilitée à dire s’il peut y avoir report ou pas.

L’organisation des élections communales, municipales et locales n’est pas encore entrée dans sa phase active et déjà un contentieux s’ouvre. Lequel contentieux est relatif au report ou non de la date de ce scrutin initialement fixée au 31 mai prochain. Le décalage de cette date est devenu presqu’une épine dans les pieds des acteurs politiques d’autant qu’il est vivement souhaité par la Commission électorale nationale autonome (CENA).

En effet, l’institution en charge de l’organisation des élections au Bénin évoque des difficultés tant à l’interne qu’à l’externe pour demander le report. Elle avance entre autres l’insuffisance de délais pour étudier les dossiers des candidats aux postes de conseillers communaux et locaux respectivement dans les 546 arrondissements et 5290 quartiers de ville et de village, l'indisponibilité du nombre des centres de vote (écoles et salles de classe) pour cause de l’organisation de l’examen du CEP à partir du 2 juin prochain et le temps relativement trop court pour la distribution des cartes d’électeur restantes. Autant de difficultés que la CENA a jugées utile de partager avec les partis et alliances de partis politiques en lice pour ces élections. Elle a consulté ceux-ci lundi dernier pour les en informer. Cette consultation est d’ailleurs une exigence de la loi parce que prévue à l’article 49 du Code électoral. Cet article prévoit que «Tout report de la date des élections est interdit. En cas de force majeure, le report de date ne peut être fait qu’après une consultation de toutes les forces politiques engagées dans l’élection concernée».
C’est donc à cette obligation légale que la CENA a sacrifié en rencontrant les partis et alliances politiques en compétition pour ces élections communales, municipales et locales. Les deux parties ayant promis de se revoir ce mercredi 13 mai pour arrêter une décision. Qu’il ait consensus des forces politiques ou pas, cette décision n'entérinera pas le report.

La Cour suprême interpellée

Le dernier mot revient à la Cour suprême d’accorder ce report.
En effet, après la séance de consultation, la CENA devra saisir la Cour suprême pour solliciter ce report à une date ultérieure. Le mois de juillet prochain est ébruité au niveau de la CENA pour la tenue de ces élections. En sa qualité de juge du contentieux des élections communales, municipales et locales, la Cour suprême aura à analyser la pertinence des arguments évoqués pour accorder, s’il y a lieu, ce report. Elle prendra soin de fixer dans sa décision la nouvelle date du scrutin pour éviter un report sine die qui ouvrirait la porte à toutes suspicions. Une fois la décision de la Cour suprême prise, le chef de l’Etat aura à l’entériner pour convoquer le corps électoral à cette nouvelle date fixée pour le scrutin.
C’est dire que la Cour constitutionnelle n’a rien à voir dans cette polémique qui enfle autour de cette question de report des élections communales, municipales et locales. Elle a déjà donné son avis à travers sa décision DCC 15-093 en date du 15 avril 2015 où elle déclarait son incompétence à connaître du contentieux des élections communales, municipales et locales. "….Considérant que dans sa décision DCC 15-001 du 09 janvier 2015, la Cour, en sa qualité d’organe régulateur du fonctionnement des institutions et de l’activité des pouvoirs publics, a dit et jugé que les élections communales, municipales et locales doivent impérativement avoir lieu le 31 mai 2015 ; que cette décision soit intervenue dans le cadre général de l’organisation des élections législative et locale de 2015; que dans le cas d’espèce, les requêtes sous examen portent exclusivement sur un contentieux opposant des présumés candidats aux élections communales, municipales et locales à la Commission électorale nationale autonome (CENA), contentieux dont l’appréciation relève de la compétence de la Cour suprême… », clarifiait déjà la Cour constitutionnelle.
Le président de la Cour suprême, Ousmane Batoko et ses membres sont donc attendus pour fixer le peuple béninois par rapport à la date de la tenue des élections communales, municipales et locales.

Actualités 13 mai 2015


Sécurité alimentaire et nutritionnelle des enfants: Le projet INFLOR officiellement lancé au Bénin

Le Consortium Infant Foods a procédé, hier mardi 12 mai au Chant d’oiseau à Cotonou, au lancement du projet INFLOR intitulé « Farines infantiles à base de ressources alimentaires locales : un chemin vers une meilleure sécurité alimentaire et nutritionnelle au Bénin ». C’est sa façon de contribuer, aux côtés du gouvernement, à la lutte contre la malnutrition.

La lutte contre la malnutrition est un combat de longue haleine qui ne saurait être la seule affaire des gouvernements. Certaines organisations qui l’ont comprise, rivalisent d’initiatives à travers de nombreuses recherches effectuées dans le domaine. Tels sont les cas du Groupe Pépite d’Or (GPO), de la Faculté des Sciences agronomiques de l’Université d’Abomey-Calavi (FSA/UAC), de l’Agence béninoise de sécurité sanitaire des aliments (ABSSA) et de la section Développement et Qualité des aliments de l’Université de Wageningen aux Pays-Bas qui, dans le cadre d’une action commune à engager contre la malnutrition, ont constitué le Consortium Infant Foods-Bénin qui a lancé hier, mardi 12 mai à Cotonou, le projet Infant Foods From Local Resources (INFLOR). C’est un projet d’une durée de 3 ans financé à hauteur de 80% par les Pays-Bas qui ont cru à son bien-fondé et œuvre inlassablement pour sa réussite.

Un projet aux avantages certains

Le représentant de l’ambassadeur des Pays-Bas près le Bénin à la cérémonie, Marius W. de Jons, a justifié l’appui financier de son pays à l’exécution dudit projet, à l’intérêt qu’il accorde à la transformation des produits locaux dans la nutrition infantile. Selon lui, cette démarche concourt aussi à la transformation de l’économie nationale grâce à la création des emplois et elle gagnerait, a-t-il insisté, à ce que par le biais des partenariats, le secteur privé soit impliqué dans les travaux de recherches.
Grande était la satisfaction de la coordonnatrice du projet et directrice du Groupe Pépite d’Or, Sébastienne Adjadogbédji Avouzoukan, à l’occasion de la cérémonie de lancement. Elle a alors tenu à témoigner sa reconnaissance aux différents partenaires notamment au doyen de la FSA/UAC, Joseph Hounhouigan et surtout aux Néerlandais. Les activités de son unité de production, le Groupe Pépite d’Or qui assure le leadership du projet, a-t-elle rappelé, sont fondées sur la trilogie Recherche-Application-Développement. « Nous avons la conviction que l’Infant Foods que va produire ce projet trouvera sa place dans le concert des farines infantiles existantes et permettra de lutter efficacement contre la malnutrition au Bénin», a laissé entendre Sébastienne Adjadogbédji Avouzoukan.
A sa suite, le représentant du secrétaire permanent du Conseil de l’alimentation et de la nutrition (SPCAN), Dossa Aguèmon, a loué l’initiative pour plusieurs raisons. D’abord à cause de celle qui pilote le projet à travers sa constance et son engagement par rapport à la problématique de la nutrition. Il y a aussi l’objectif du projet qui consistera à développer et à promouvoir une farine infantile certifiée, nutritionnellement améliorée, saine et financièrement abordable, à base de ressources alimentaires locales (RAL) du Bénin, s’est réjoui Dossa Aguèmon. «Le concept est très intéressant pour nous. Nous devons aider à le développer, à le vulgariser et à l’authentifier», a-t-il poursuivi. «Je n’ai pas de doute sur l’aboutissement de ce projet qui est un modèle de partenariat public-privé piloté par un privé. C’est quelque chose d’absolument intéressant», a indiqué Dossa Aguèmon, en réaffirmant au Consortium Infant Foods, l’accompagnement du SPCAN. A l’en croire, le projet a l’avantage d’inventorier les ingrédients alimentaires disponibles par zone agro-écologique pour la formulation de la farine infantile. Il vise enfin à renforcer les capacités des organisations paysannes de transformation à la production des formules génériques des farines infantiles développées.

Société 13 mai 2015


7e rapport d’activités du médiateur de la République : 236 recours reçus et traités en 2014 contre 215 en 2013

Le médiateur de la République, Joseph Gnonlonfoun a présenté à la presse hier mardi 12 mai, son rapport d’activités au titre de l’année 2014. Lequel rapport renseigne que l’institution a reçu et traité l’année dernière, 236 recours et réclamations des citoyens contre 215 en 2013. La cérémonie de présentation s’est déroulée au siège du médiateur de la République à Porto-Novo.

Et de sept pour le médiateur de la République ! L’institution a publié hier mardi 12 mai, son rapport d’activités pour le compte de l’année 2014. Joseph Gnonlonfoun et ses cadres ont respecté une nouvelle fois les dispositions de la loi instituant le médiateur de la République. Cette loi fait obligation à l’institution d’établir chaque année son rapport d’activités en dehors des rapports spéciaux qu’elle peut rédiger et adresser au chef de l’Etat. C’est donc à cet exercice que Joseph Gnonlonfoun s’est livré hier pour la 7è fois consécutive depuis 2007. Pour lui d’ailleurs, la publication du rapport d’activités donne à son institution la possibilité d’une introspection qui permet d’évaluer le chemin parcouru et de définir d’autres défis pour aller loin.
Joseph Gnonlonfoun se réjouit qu’au cours de l’année 2014, son institution a réalisé un certain nombre d’activités phares qui ont renforcé sa visibilité. Il cite entre autres, l’organisation de l’édition 2014 des audiences foraines, la préparation de la session du médiateur de la République, les activités de renforcement et de dynamisation de la coopération interinstitutionnelle et la commémoration du 25è anniversaire de la Convention des Nations Unies relative aux droits des enfants.
S’agissant de la prise en compte des requêtes des citoyens contre l’administration, l’une des activités fondamentales du médiateur de la République, Joseph Gnonlonfoun a souligné que l’institution a enregistré et traité en 2014, 236 recours contre 215 en 2013. Ce qui porte à 3963 le nombre de recours reçus et traités par l’institution depuis sa création.
Comme les autres années, les recours portent sur le quotidien des citoyens, notamment les litiges domaniaux, la carrière des agents, les affaires sociales, les créances des entreprises privées sur l’Etat, les différends avec les sociétés d’Etat et les établissements publics souvent relatifs aux factures d’électricité et la délivrance d’équivalence de diplômes. Certaines des médiations ont abouti mais d’autres ne l’ont pas été. Le médiateur de la République a buté contre un mur de silence de certains ministères ou structures d’Etat qui n’ont pas répondu aux différentes requêtes de l’institution, a déploré Joseph Gnonlonfoun.

Quelques recommandations

L’ampleur des dysfonctionnements constatés par le médiateur de la République lors du traitement des plaintes et réclamations des citoyens contre l’administration amène ce dernier à faire quelques recommandations. Il suggère la vulgarisation au plus tôt de la loi portant Code foncier et sa quinzaine de décrets d’application et la promotion des bonnes pratiques en matière de gestion foncière et domaniale au niveau des collectivités locales. «La vulgarisation de ce texte complexe et rébarbatif pour le commun des citoyens est une nécessité», insiste Joseph Gnonlonfoun. Aussi, recommande-t-il, la vulgarisation des critères d’éligibilité aux bourses d’entrée des nouveaux bacheliers dans les écoles professionnelles pour éviter des suspicions, l’instauration d’un mécanisme transparent de vérification du reversement par les employeurs des cotisations sociales des travailleurs affiliés à la CNSS et l’amélioration des délais de traitement des actes des agents dont la gestion de la carrière relève de leur ministère de tutelle souvent pénalisés à cause de la lenteur administrative.
Le médiateur de la République a saisi l’occasion de cette présentation pour préciser une fois encore la mission de son institution qui n’est pas une structure qui juge et qui condamne, mais un acteur qui aide, assiste et propose en équité des solutions pour aller plus loin dans le développement.

Actualités 13 mai 2015


Réunion de crise suite aux soulèvements à Grand-Popo: Les populations réclament le limogeage du commandant de la base navale

Suite aux soulèvements populaires qu’a connus la commune de Grand-Popo, le comité de crise chargé de ramener la paix a rencontré hier mardi 12 mai les protagonistes. A l’issue des échanges, les parties se sont séparées dans une ambiance moins tendue qu’elle ne l’était au départ.

« Il n’y aura pas de guerre, ici. Nous voulons vivre en paix», a d’entrée indiqué le président du comité de crise, le conseiller communal, Félix Gbaghovi. Et pour recadrer davantage l’objectif de la séance, il précise que le plus urgent, c’est la prise en charge de ceux qui ont été blessés au cours des affrontements. C’est alors que la parole a été donnée aux victimes civiles. Tour à tour, chacune des victimes est passée pour montrer sa blessure non sans exposer sa version des faits. Au nombre de 13, les victimes appuyaient pour la plupart leur récit de preuves matérielles notamment les premiers soins dont ils ont bénéficié.
A la fin de la séance, en dehors de la sensibilisation en vue d’une cohabitation pacifique entre les Forces navales et les populations de Grand-Popo, les frais consentis dans le cadre des soins ont été restitués. Concernant les besoins de radiographie et des examens médicaux ainsi que la poursuite des soins devant être administrés aux victimes, l’entité sanitaire de la base navale s’en occupera. Les responsables de ladite entité avaient à cet effet collecté les carnets et ordonnances brandis par les victimes. Cependant, il faut bien plus pour calmer les populations. Ces derniers n’avaient de cesse de réclamer le limogeage sans condition du commandant de la base navale de Grand-Popo qui était absent à la rencontre d’hier. Le maire de la commune, Antoine Amoussou et le président du comité de crise sont allés également dans le même sens. Pour le maire, deux exactions du genre étaient déjà mises sur le compte de cette même unité de l’Armée au détriment des populations de la commune. «La récidive du dimanche dernier est celle de trop, et on ne peut y rester indifférent, j’en souffre autant que ma population», déplore Antoine Amoussou. Une revendication à laquelle a été sensible la délégation du Haut commandement impliquée dans la résolution de la crise. Elle a promis que les responsabilités seront situées dans un bref délai et que des sanctions tant pénales qu’administratives vont intervenir. Par ailleurs, les blessés et les autres citoyens ayant enregistré des dommages sont invités à aller faire des dépositions à la brigade de Gendarmerie de la localité.
Rappelons que la crise objet de cette séance de travail est intervenue dimanche 10 mai dernier suite aux contestations du résultat d’un match de football ayant opposé l’équipe des Forces navales à celle du village Gbêfa. Dans la foulée, des éléments de la base navale ont roué de coups les joueurs de l’équipe adverse et leurs supporters, faisant de nombreux blessés dans leur rang. Et la réplique de la partie victime commencée le même jour s’est étendue à la journée du lundi 11 mai dernier. Se traduisant par la pose des barrages par endroits et l’incendie des pneus, ainsi qu'une révolte populaire qui devrait se poursuivre hier mais fort heureusement justesse désamorcée par la réunion de crise.

Société 13 mai 2015


Pour violation des statuts et réglément intérieur: Christian Sossouhounto exclu de la RB

Annoncée avant la tenue des législatives du 26 avril dernier, l'exclusion de Christian Sossouhounto de la Renaissance du Bénin est devenue une réalité depuis hier, mardi 12 mai. C'est au terme d'une réunion du Bureau politique de ce parti, que la décision a été prise conformément à l'article 45 du Règlement intérieur du parti.

Le ministre de l'Urbanisme, de l'Habitat et de l'Assainissement Christian Sossouhounto n'est plus militant de la Renaissance du Bénin. Il a été exclu hier par le Bureau politique du parti pour violation des statuts et règlement intérieur.

Militant de la Renaissance du Bénin depuis des années, Christian Sossouhounto a commencé à la faveur son ascension suite aux élections municipales, communales et locales de 2002. Elu conseiller municipal dans le 6è arrondissement de Cotonou, il a été le chef de cet arrondissement jusqu'à la fin de son mandat en 2007. En 2008, il a été réélu pour devenir cette fois-ci le troisième adjoint au maire de la capitale économique du Bénin. Et c'est cette ascension qui a permis au chef de l'Etat, le président Boni Yayi de lui faire appel au gouvernement en août 2013 pour remplacer Blaise Ahanhanzo-Glèlè militant du même parti au poste de ministre de l'Urbanisme, de l'Habitat et de l'Assainissement.
Les choses ont commencé par se compliquer pour le jeune ministre quand son parti n'était plus sur la même longueur d'onde que le président de la République dans la gestion de certains dossiers de la République. Le cas le plus frappant est celui du 10 décembre 2014 le jour de la marche des Forces de l'Opposition contre la révision de la Constitution du 11 Décembre 1990 où la Renaissance du Bénin a pris une part active. Et c'est depuis lors que le parti a commencé par lui demander de déposer sa démission du gouvernement. Ce que ce dernier n'a pas fait. Mais lors des positionnements sur les listes dans le cadre des législatives d'avril dernier, Christian Sossouhounto s'est présenté sur la liste des Forces cauris pour un Bénin émergent (FCBE) concurrençant ainsi son propre parti dans la 15è circonscription électorale. Tous ces éléments réunis ont fait dire au Bureau politique que le jeune ministre a violé les articles 65, 66, 67, 68, 71, 72 et 73 des statuts de la Renaissance du Bénin. Et par conséquent il va falloir l'en exclure. Et c'est ce qui a été fait hier dans la Décision N°001/-RB/SEN/SP.

Actualités 13 mai 2015


Affaire dilapidation de fonds néerlandais: Le ministre Barthélémy Kassa démissionne du gouvernement

(Lire le communiqué du gouvernement)

Le Programme pluri-annuel Eau et Assainissement PPEA 2 vient de connaître sa septième édition. Si les six précédentes n’ont donné lieu à aucune observation particulière, la dernière en date réalisée par le cabinet Fuducial Consulting Group a mis en exergue de graves irrégularités au vu desquelles un délai de dix jours a été accordé aux structures auditées pour faire leur contre observation. Le rapport issu de l’audit transmis aux autorités des Pays-Bas a fait l’objet d’un débat au Parlement néerlandais, puis remis aux autorités béninoises par le canal de l’ambassade du Bénin.

Il est à souligner que l’audit ainsi réalisé a un caractère général ne permettant pas de situer les responsabilités en matière des irrégularités constatées. Aussi, après une séance de travail avec les structures concernées, en présence des ministres en charge de l’Economie, de l’Energie et de l’Eau, du Développement, et de l’Inspecteur général d’Etat, tout le personnel du Projet et certains cadres du ministère ont été mis à la disposition de la Brigade économique et financière (BEF) pour audition aux fins de mieux comprendre le dossier.
Dans la lettre de saisine des autorités béninoises, les autorités néerlandaises ont informé de la décision de suspension de l’assistance des Pays Bas en faveur de notre pays . La reprise éventuelle de cette assistance est conditionnée par la prise par le Bénin de mesures suivantes :
1-les responsabilités politiques pour les actions de malversations devront être assumées
2-la réalisation d’un audit d’investigation sur les faits graves ainsi révélés. Lequel devra être exécuté par un cabinet spécialisé de réputation internationale dont les termes de référence et la sélection seront soumis à l’appréciation du gouvernement des Pays-Bas qui demande aussi à être associé à toutes les étapes de l’audit.
3- la situation des responsabilités légales à tous les niveaux et la prise des mesures appropriées y inclues juridiques.
4-la prise de mesures en vue d’éviter que telles situations ne se reproduisent.
Dans cette perspective et pour créer les conditions harmonieuses d’une reprise rapide de l’importante coopération entre le Bénin et les Pays-Bas, en pari par sus, avec la plupart de nos partenaires bilatéraux et multilatéraux i- e Banque mondiale, BAD, BID, BEI, AFD, FMI , notre pays s’est engagé de commun accord avec les Pays-Bas dans le processus de recrutement d’un Cabinet international d’audit et d’investigation à situer les auteurs et les responsables des graves irrégularités signalées par Fuducial Consulting Group
2- a décidé de répondre favorablement à la question des responsabilités politiques et morales devenues pour nos partenaires le préalable à lever pour la suite de toute discussion.
Il est à rappeler que le projet PPEA 2 bien que géré par un Comité de pilotage et concernant plusieurs ministères est principalement logé au ministère de l’Energie et de l’Eau. En outre, les irrégularités relevées l’ont été à la Direction générale de l’Eau
De ce point de vue, le ministre en charge de l’Energie et de l’Eau après échange avec le président de la République et dans le souci de permettre à l’audit international de se dérouler sans aucune influence de sa part et dans toute la transparence requise a décidé de présenter sa démission au président de la République qui l’a acceptée.
Il est à souligner que cet échange avec le ministre de l’Energie et de l’Eau s’est avéré nécessaire parce que le rapport d’audit général n’a situé aucune responsabilité particulière et a tenu compte du principe de la responsabilité politique et morale auquel est soumis le ministre de l’Energie et de l’Eau en sa qualité de ministre de tutelle de la direction générale de l’Eau en cause.
En conclusion, à compter de ce jour, 12 mai 2015, il est mis fin aux fonctions de M. Barthélémy Dahoga Kassa en tant que ministre de l’’Energie, des Recherches pétrolières et minières, de l’Eau et du Développement des Energies renouvelables.
Un décret modifiant la composition du gouvernement sera soumis pour avis au Parlement conformément à notre loi fondamentale pour être publié partout où besoin sera.
Le président de la République porte à la connaissance du peuple béninois et de tous les partenaires techniques et financiers que des sanctions exemplaires seront prises à l’encontre de quiconque sera impliqué dans la confirmation de ces graves irrégularités par le cabinet international d’audit et d’investigation dont les travaux démarreront sans délai. Ceux que le Cabinet mettra en cause seront contraints de rembourser les fonds détournés sans exclure les poursuites judiciaires.

Fait à Cotonou, le 12 mai 2015

Pour la Présidence de la République, le secrétaire général du gouvernement

Communiqué lu à la Télévision nationale dans la soirée d’hier mardi 12 mai 2015 par le secrétaire général du gouvernement et enregistré et scripté par notre Rédaction

Actualités 13 mai 2015


Mise à disposition des meilleurs enseignants: Les stratégies et les voies pour y parvenir

Même si tous les moyens sont mis à la disposition de l’école, si les enseignants ne sont pas de qualité et en nombre suffisant, c’est que rien n’est encore fait pour permettre à l’école de former des citoyens compétents pour le développement. Pour en finir avec la crise de l’apprentissage dans le monde, la solution se trouve au niveau des enseignants sous l’angle de leur qualité pour un meilleur rendement. Le Rapport 2014 de l’Unesco sur l’Ecole pour tous, s’étant intéressé à la question, a proposé des actions à mener pour fournir à l’école les meilleurs enseignants.

Plus que d’autres facteurs, la qualité d’un système éducatif tient à celle des enseignants chargés de l’animer. Conscients de cette réalité, les rédacteurs du Rapport 2014 de l’Unesco sur l’Ecole pour tous (EPT) ont recommandé la mise en œuvre de certaines actions prioritaires perçues comme des stratégies.

Analyse en prélude au rapport

Une analyse effectuée en prélude au Rapport 2014 de l’Unesco sur l’EPT sur les résultats de l’Enquête internationale sur les mathématiques et les sciences édition 2011 de niveau 4 dans 45 pays constate que «plus la qualité de l’enseignant est bonne, moins le niveau des acquis est faible». Se basant sur le cas de la Pologne, cette enquête a souligné qu’un élève scolarisé ayant un enseignant de qualité médiocre est beaucoup plus exposé à obtenir des résultats médiocres. De façon précise, un tel élève a «25% plus de risques d’avoir des résultats en mathématiques inférieurs au niveau de référence et plus de 34% d’être en dessous du niveau de référence en sciences qu’un élève ayant eu un enseignant de qualité».
Ainsi, il est important d’avoir dans les écoles de bons enseignants. Pour ce faire, diverses actions stratégiques méritent d’être mises en œuvre, selon le Rapport sur l’EPT 2014. La première concerne l’attraction des meilleurs candidats à la profession d’enseignant. En d’autres termes, il s’agit pour les gouvernements du monde, chacun en ce qui le concerne, d’attirer les meilleurs enseignants. A ce propos, il faut observer que ceux qui s’intéressent y vont sur la base de diverses motivations. D’une part, il y a ceux qui sont mus par «la satisfaction d’aider les élèves à apprendre, à réaliser leur potentiel et à devenir des citoyens confiants et responsables». D’autres sont plutôt séduits par leurs enseignants dont la pratique les a inspirés. Ainsi, ils sont portés à transmettre comme leurs enseignants leurs connaissances, leurs compétences et leur amour de l’apprentissage. «Beaucoup se dirigent vers l’enseignement parce qu’ils aiment travailler avec les enfants en les jeunes», soutient le rapport.
Toutefois, l’enseignement ne captive pas seulement les meilleurs candidats. On y retrouve en effet des enseignants qui n’ont pas reçu une instruction suffisante. Cette situation est propre aux pays où l’enseignement est considéré comme «un emploi de second ordre». Dès lors, ceux qui se dirigent vers ce secteur, notent les rédacteurs du rapport, sont ceux qui ne réussissent pas bien sur le plan scolaire pour embrasser les carrières plus prestigieuses.
Pour inverser la tendance et attirer les meilleurs candidats, il est recommandé dans le rapport de fixer les bons critères de recrutement. Ces critères doivent porter sur la qualité et la pertinence de l’enseignement secondaire des candidats. A ce sujet, le système de recrutement doit s’assurer qu’ils ont suivi et achevé un enseignement secondaire de qualité et pertinent. Un tel profil leur «permet d’avoir une bonne connaissance des matières qu’ils vont enseigner et la capacité d’acquérir les compétences nécessaires pour enseigner», soutient encore le rapport. En la matière, les cas de certains pays ont été mentionnés à titre d’exemples. En Egypte, les critères sont très stricts à l’entrée et exigent des candidats à la profession d’enseignant d’avoir un bon dossier secondaire et se basant sur les résultats d’un entretien-évaluation. En plus, les candidats ayant pu s’en sortir à ce niveau « doivent passer un examen pour s’assurer qu’ils correspondent bien au profil du bon enseignant ». Dans d’autres pays où la profession a un statut prestigieux, ce sont toujours les meilleurs élèves qui sont visés pour faire carrière dans le corps enseignant. C’est le cas de Singapour où les futurs enseignants sont choisis parmi le meilleur tiers des élèves diplômés des établissements secondaires. Beaucoup plus sélective, la Finlande ne prend en compte que les 10% des candidats admis dans les programmes de formation des enseignants.

Former les formateurs

Pour que tous les enfants puissent apprendre, il faut que les enseignants soient bien formés. «Une éducation de bonne qualité repose sur les possibilités offertes aux enseignants de bénéficier de la meilleure formation, non seulement avant de commencer à enseigner, mais aussi tout au long de leur carrière», recommandent les auteurs du Rapport. En ce qui concerne la formation initiale, il est indiqué qu’elle devrait les outiller en les «préparant à aider les élèves issus de contextes variés et ayant des besoins différents, notamment ceux défavorisés dès la naissance, et ceci dès les premiers niveaux». Mais cela ne se fera pas seulement au niveau de la théorie de l’enseignement. Il doit aussi toucher les expériences pratiques en classe et s’assurer que les futurs enseignants connaissent suffisamment bien les matières à enseigner. Ainsi, ils pourront facilement répondre aux besoins d’aide des apprenants «défavorisés qui risquent de quitter l’école avant même d’avoir appris à lire un seul mot». Par ailleurs, selon les rapporteurs, la formation initiale doit aussi compenser une connaissance médiocre de la matière à enseigner.
Quant à la formation continue, elle intervient comme pour consolider les compétences et les connaissances. De ce fait, elle est tout particulièrement importante, souligne le rapport, pour les enseignants qui pourraient être sans formation ou insuffisamment formés. De même, poursuit le rapport, la formation continue confère aux enseignants la capacité de s’adapter à l’évolution des méthodes d’enseignement et d’apprentissage, tout comme les formateurs eux-mêmes. La formation continue comble également les lacunes de la formation initiale en termes de qualité et de pertinence. «La formation professionnelle continue a été essentielle pour moi. Entendre parler des enseignants expérimentés, discuter d’expériences, mettre en pratique des idées, enseigner en équipe, participer à des conférences qui vous mettent au défi et qui renforcent les connaissances, tout cela est essentiel», témoigne Marian, enseignante australienne dont les propos sont repris par les rédacteurs.

La question de l’affectation des enseignants

Le déploiement des enseignants est fonction de plusieurs facteurs dont la géographie, le genre et les matières à enseigner. Du point de vue du rapport, les gouvernements doivent « affecter les enseignants là où ils sont le plus nécessaires ». Mais sur le terrain, ce n’est souvent pas le cas. On note une inégale répartition des enseignants dans les écoles. Des enseignants sont réticents à travailler dans les zones dites défavorisées, voire éloignées. Ces zones sont caractérisées par le manque d’installations de base telles que l’électricité, le logement et les services de santé. Cette situation rejaillit sur l’apprentissage des enfants de ces régions. Face aux conséquences sur le niveau des enfants, le rapport propose que les gouvernements élaborent des stratégies pour assurer une affectation équitable des enseignants. Mais très peu de pays ont pu réussir ce pari.
Dans certains pays, si officiellement on doit tenir compte du nombre d’élèves inscrits, pour affecter les enseignants, il faut relever que le déploiement ne suit toujours pas les effectifs d’élèves. Selon une étude de la Banque mondiale de 2009 sur le Bénin et dont le rapport fait mention, le nombre d’inscrits dans les écoles primaires de quatre enseignants allait de plus de 100 à 700 élèves. Cela n’est pas sans conséquences sur la qualité de l’enseignement dispensé. L’inégale répartition des enseignants est l’une des raisons qui justifient le départ prématuré de certains enfants alors même qu’ils n’ont pu acquérir les éléments fondamentaux.
Sur le plan du genre, la probabilité que les enseignantes travaillent en zones défavorisées est moins grande que chez les hommes. Pourtant, leur présence dans ces régions pourrait avoir un effet motivateur sur les filles. Leur situation s’explique par le fait qu’elles ont besoin de plus de sécurité et de confort dans certains contextes sociaux. Mieux, si elles sont mariées, elles doivent rejoindre leur mari.
Par rapport aux matières à enseigner, le rapport fait constater qu’il y a fréquemment pénurie d’enseignants en mathématiques, en sciences et en langues étrangères. Cela est propre au cycle secondaire.
Pour combler le déficit créé par l’inégale répartition d’enseignants, le rapport propose un certain nombre de mesures. La première consiste à recruter les enseignants au sein de leur communauté. «Le recrutement local est une solution», indique le rapport de l’Unesco. Même si l’on peut prétendre que certaines régions manqueraient de candidats, il faut retenir que cette mesure offre certains avantages tels que l’acceptation d’un poste rural, contribue à réduire le taux de perdition. En plus de cette mesure, il est envisagé des mesures incitatives. Celles-ci pourraient permettre aux enseignants «d’accepter les postes difficiles». Elles concernent le logement, les avantages financiers, une promotion accélérée.
Au Bengladesh, mentionne le rapport, le dispositif pour motiver, former et employer les enseignants a permis d’offrir à ceux des zones rurales un logement sûr près des écoles, une fois la formation terminée.
Quant aux avantages financiers, ils peuvent prendre la forme de primes pour compenser les difficultés liées aux zones rurales. «Pour être intéressantes, ces mesures doivent être fixées à un niveau approprié », recommande le rapport. Et ces mesures sont en dehors des salaires qui doivent aussi être améliorés s’ils ne répondent pas aux réalités économiques.

Education 12 mai 2015


Affaire de suspension de l’aide des Pays-Bas au développement du Bénin : Eric Houndété porte le dossier devant l’Assemblée nationale

Le Parlement est désormais saisi de l’affaire de suspension de l’aide des Pays-Bas au développement du Bénin qui défraye la chronique. C’est à l’initiative de Eric Houndété, député 6è législature et réélu, qui a été déposé à cet effet une question orale avec débat pour obliger le gouvernement à s’expliquer devant la Représentation nationale.

L’Assemblée nationale s’invite dans le débat relatif à l’affaire de détournement de trois milliards FCFA mis à la disposition du Bénin pour booster sa politique d’accès à l’eau potable. Une affaire qui met au creux de la vague des responsables et des cadres de la direction générale de l’Eau mis aux bancs des accusés dans ce dossier de malversation financière. Un détournement qui aurait été révélé suite à un audit effectué en 2014 sur l’utilisation de 4 millions d’Euros soit trois milliards FCFA environ versés pour des projets d’accès à l’eau potable. Cette situation, faut-il le rappeler, a obligé les Pays-Bas, le plus gros contributeur du Bénin pour les projets d’accès à l’eau potable, à suspendre son aide au développement au profit du pays.
Scandalisé par l’ampleur des révélations qui ternissent l’image du Bénin à l’extérieur, le député Eric Houndété a décidé de se saisir du dossier. Ainsi, conformément aux dispositions de l’article 110 du Règlement intérieur du Parlement, il a déposé le jeudi 7 mai dernier sur la table du président de l’Assemblée nationale à Porto-Novo, une question orale avec débat pour exiger des explications du gouvernement.
Citant le journal français Figaro qui rapportait les propos de Lilianne Ploumen, ministre adjointe néelandaise pour le Développement, le député de l’Union fait la Nation, dénonce dans sa question orale avec débat que « des dépenses ont été effectuées sans autorisation et des sociétés nouvellement créées se sont vu attribuer d’importantes sommes d’argent…En conséquence, les Pays-Bas interrompent leur aide bilatérale au gouvernement du Bénin, jusqu’à ce qu’il prenne des mesures concrètes pour mettre un terme à cette fraude ».
Pour comprendre cette ténébreuse affaire, le député de l’Opposition charge le gouvernement de neuf questions. Ce dernier devra confirmer ou infirmer la situation de détournement des fonds dénoncés; dire si ces projets sont retracés au Programme d’investissement public et donner leur historique. Eric Houndété demande par ailleurs à l’Exécutif de donner la liste des localités bénéficiaires desdits projets (communes, arrondissements, villages), les entreprises prestataires auxquelles fait allusion le journal français avec les coûts des marchés gagnés et ensuite donner les noms des responsables coupables de cette malversation financière. Aussi exige-t-il du gouvernement des explications sur les autres projets mis en difficulté par le retrait de la coopération néerlandaise au Bénin et les dispositions prises par l’Etat pour assurer la fourniture en eau potable aux populations des localités bénéficiaires des projets ainsi que les efforts qu’il déploie pour rétablir la confiance des autres pays qui ont mis un terme à leur coopération avec le Bénin, tel que le Danemark.

Actualités 12 mai 2015


Cadre d’emprunt souverain du FIDA: Un nouveau cadre de financement en faveur des communautés rurales pauvres

Le Conseil d'administration du Fonds international de développement agricole (FIDA) a récemment approuvé le Cadre d'emprunt souverain, un instrument de politique financière unique et novateur mis au point pour répondre à des besoins d'investissement accrus dans le cadre des projets de développement agricole du FIDA, selon un communiqué publié par le FIDA le mercredi 6 mai dernier.

« Le Cadre d’emprunt souverain permet de mobiliser des fonds supplémentaires à l'appui des activités que nous menons dans les zones reculées, où peu d'autres s'aventurent», a déclaré Kanayo F. Nwanze, président du Fonds international de développement agricole (FIDA), selon un communiqué publié le mercredi 6 mai dernier. « Alors que nous étudions comment financer le programme de développement pour l'après 2015, le Fonds estime que des outils de financement tel que celui-ci sont essentiels pour transformer les zones rurales en lieux dynamiques où femmes et hommes sont à même de prospérer», ajoute-t-il, précise le communiqué.

La concrétisation des nouveaux objectifs de développement durable qui seront adoptés en septembre prochain nécessitera le déploiement d'un large éventail d'investissements nationaux et internationaux, tant publics que privés. Les institutions de développement doivent élargir leur palette d'instruments financiers afin de mobiliser des ressources supplémentaires et d'aider leurs partenaires à en faire le meilleur usage possible.
Selon le communiqué, le Cadre d'emprunt souverain définit les paramètres selon lesquels le FIDA peut emprunter auprès d'États souverains et d'institutions financées par un État. L’objectif du Fonds est de permettre aux populations rurales d’améliorer leur sécurité alimentaire et nutritionnelle, d’accroître leurs revenus et de renforcer leur résilience en investissant dans des projets de développement agricole qui engendrent une transformation du monde rural. Pour atteindre un plus grand nombre de ruraux pauvres et accroître son impact, le FIDA continuera d'élargir sa base de financement en mobilisant des ressources supplémentaires. Un premier pas dans cette direction a été franchi à la fin de l'année dernière, lorsque le Fonds a signé un accord-cadre avec la banque allemande de développement KfW pour un montant maximum de 400 millions d'Euros et un premier prêt de 100 millions d'Euros.
Le FIDA investit dans les populations rurales en les autonomisant afin de réduire la pauvreté, d'accroître la sécurité alimentaire, d'améliorer la nutrition et de renforcer la résilience. Depuis 1978, nous avons octroyé près de 16,6 milliards d’USD environ sous la forme de prêts à faible taux d’intérêt et de dons en faveur de projets qui ont touché environ 445 millions de personnes. Le FIDA est une institution financière internationale et un organisme spécialisé des Nations Unies dont le siège est à Rome, le centre névralgique des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture.

Economie 12 mai 2015


Indice des prix de la FAO: La facture mondiale des importations alimentaires au plus bas

Les cours internationaux des denrées agricoles ont continué à fléchir en avril dernier et les stocks abondants devraient compenser les pressions liées à la légère contraction des récoltes mondiales attendue cette année.

La production céréalière mondiale subira vraisemblablement un déclin de 1,5 pour cent par rapport au résultat record de l'an dernier, essentiellement sous l'effet de la réduction des superficies ensemencées en maïs. Cependant, l'impact sera amorti par des niveaux "exceptionnellement élevés" de stocks existants, d'après les dernières prévisions du rapport semestriel Perspectives de l'alimentation paru récemment.
Si les conditions météorologiques restent normales durant le reste de la campagne, la FAO établit ses premières estimations de production céréalière mondiale en 2015 à 2,509 milliards de tonnes, un peu moins que le record de l'an passé mais près de 5 pour cent de plus que la moyenne des cinq dernières années. Dans le cas d'une légère baisse de la production, il faudrait diminuer les stocks d'environ 3 pour cent durant la nouvelle campagne (2015/2016), avec davantage de prélèvements de céréales secondaires et de riz que de blé.
"En 2015, la facture mondiale des importations alimentaires devrait toucher son plus bas niveau en cinq ans", souligne le rapport, compte tenu essentiellement du repli des cours internationaux, des faibles taux de fret et de la fermeté du dollar E-U. Les volumes d'importation des diverses composantes de la facture sont restés largement inchangés, voire ont augmenté. Les pays à faible revenu devraient aussi tirer parti de la baisse des factures d'importation.

Chute des prix

L'Indice FAO des prix des produits alimentaires a reculé de 1,2 pour cent en avril dernier par rapport au mois précédent, avec 171 points, son niveau plancher depuis juin 2010 et inférieur de 19,2 pour cent à il y a un an. Les prix des produits laitiers sont ceux qui ont le plus baissé, mais le sucre, les céréales et les huiles végétales ont chuté également. En revanche, les prix de la viande ont augmenté en avril dernier, soit leur première hausse depuis août 2014.
L'Indice des prix alimentaires est un indice pondéré en fonction des échanges commerciaux qui mesure la variation mensuelle des cours internationaux de cinq grandes catégories de denrées: céréales, viande, produits laitiers, huiles végétales et sucre.
Les cours internationaux des produits alimentaires ont de fortes probabilités de rester sous pression à cause d'une offre abondante et du raffermissement du dollar, selon Perspectives de l'alimentation, qui fait remarquer que les «mouvements de devises et les développements macro-économiques pourraient avoir des incidences pour les marchés en 2015-2016".

Tendances et perspectives du marché !

Grâce à plusieurs années de bonnes récoltes ayant permis de reconstituer les stocks, la plupart des denrées de base affichent un excédent. Ainsi, la baisse escomptée de la production céréalière ne devrait pas avoir d'incidence sur les disponibilités de nourriture destinée à la consommation.
La production laitière devrait continuer à croître d'environ 2 pour cent en 2015, le repli des cours mondiaux stimulant les importations en Afrique. La suppression des quotas laitiers dans l'Union européenne devrait doper la production; c'était l'un des principaux facteurs à l'origine de la baisse mensuelle de 6,7 pour cent de l'Indice des prix des produits laitiers.
La production de sucre ne devrait enregistrer qu'une légère hausse – sous l'effet de l'Inde, de l'Union européenne et de l'Australie – mais demeurer supérieure à la consommation pour la 5ème année consécutive.
La production totale d'oléagineux de la campagne 2014/2015 affichera une forte augmentation de 5,7 pour cent compte tenu des récoltes exceptionnelles de soja. Avec le repli des prix dû à une demande plus timide du secteur des biocarburants et de la hausse des stocks, cela pourrait porter à une production réduite pour la prochaine campagne, selon la FAO.
La production mondiale de bœuf ne devrait croître que de 0,2 pour cent pour l'année à venir, tandis que celle de toutes viandes confondues progressera de 1,3 pour cent.
Le poisson est un aliment de plus en plus consommé à l'échelle mondiale, porté par la croissance rapide de l'aquaculture, laquelle devrait enregistrer une progression de 5 pour cent au cours de l'année à venir. Les prises de poisson sauvage devraient également rebondir après le manque à gagner lié au phénomène climatique El Nino. Ce relèvement encouragera une croissance rapide de l'usage de poisson sauvage pour l'alimentation animale dans l'aquaculture.

(Source FAO)

Economie 12 mai 2015


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