La Nation Bénin...
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Pour Urbain Amégbédji, les parents ne doivent pas inculquer à leurs enfants la culture des diplômes mais celle des talents[/caption]Le directeur général de l'Agence nationale pour l'emploi, Urbain Amégbédji, a échangé, samedi 8 décembre dernier, avec les parents d'élèves et d'étudiants sur la problématique de l'insertion professionnelle des jeunes. Une rencontre qui s'est tenue au Chant d'oiseau et qui s'inscrit dans le cadre de la Quinzaine nationale de l'emploi (Qne).
La responsabilité des parents dans les difficultés d'insertion professionnelle des jeunes ; c'est le thème dont les parents d'élèves et d'étudiants ont débattu avec le directeur général de l'Agence nationale pour l'emploi, Urbain Amégbédji. Dans son propos liminaire, le Dg Anpe a abordé la problématique sous trois angles. Primo, il fait remarquer qu'autant les parents que les enfants sont tournés vers l'extérieur, négligeant les potentialités et opportunités locales, et les besoins réels. Selon lui, c'est un paradoxe de consommer des produits importés et d'enrichir, de ce fait, l'extérieur. Deuzio, il a déploré l'habitude chez les parents de faire croire aux enfants que ce sont les diplômes qui leur donneront à manger, alors que ce sont leurs talents. L'orientation, à l'en croire, doit tenr compte des aptitudes de l'enfant et des besoins réels du marché. Cette orientation doit commencer à la base, dès le jeune âge. Tertio, le Dg Anpe a fustigé le comportement de certains parents qui se désengagent de l'avenir de leurs enfants dès lors qu'ils ont obtenu leurs diplômes. Pour ceux-ci, les diplômes sont déjà une fin. « On dépense dans les diplômes mais pas dans les ressources humaines et les projets de l'enfant », énonce-t-il tout en précisant qu'il ne veut nullement dire de ne pas avoir des diplômes.
Dans leurs interventions, quelques participants ont évoqué la forte responsabilité de l'État dans l'insertion professionnelle des jeunes. Reconnaissant cette évidence, le Dg Urbain Amégbédji a invité les parents à prendre leurs responsabilités. « Les institutions ont leurs responsabilités, l'État a ses responsabilités mais les parents ont aussi les leurs. Focalisons-nous sur notre part de responsabilités. C'est en assumant nos responsabilités que nous aurons une attitude nouvelle et nous pourrons dire à l'État : Nous, nous avons rempli notre part de responsabilité », leur a-t-il répondu.
Les lauréats entourés de la formatrice et d'un des responsables du Centre[/caption]Réaliser des tableaux de mosaïque en filigrane est désormais possible pour certains jeunes béninois. A travers un stage d’initiation et de formation qui a pris fin, vendredi 7 décembre dernier, ils ont été initiés à cet art par une formatrice chinoise. L’atelier a pris fin par une séance de restitution et de remise d’attestations et de lots aux meilleurs stagiaires.
Le décor de la salle de spectacle du Centre culturel chinois (Ccc) n’était plus le même dans la soirée du vendredi 7 décembre dernier. Cette salle a pris l’allure d’un grand hall d’exposition, avec, de part et d’autre, de nombreux tableaux réalisés à la technique chinoise de la mosaïque en filigrane. Des animaux, des fleurs, des objets d’art, la nature… Les réalités reproduites à travers ces œuvres sont diverses. Elles varient d’un jeune artiste à un autre. Chacun y est allé de son inspiration, mais suivant les règles édictées au cours de la formation donnée en amont par l’instructrice chinoise Li Lianxia. C’est en effet elle qui a animé l’atelier de formation à la technique de mosaïque en filigrane intitulé « l’artisanat sur la route de la soie » tenu depuis le 24 novembre dernier. Atelier qui n’est en réalité que la matérialisation de la coopération entre la Chine et le Bénin sur le plan culturel, pense pour sa part Wei Jun, directeur du Centre culturel chinois.
L’évaluation finale faite sur les réalisations des stagiaires a distingué Christian Idohou comme le meilleur stagiaire. « Madame Li Lianxia a beaucoup fait pour nous. Elle nous a aidés à mieux réaliser nos tableaux. Ce fut une belle expérience avec elle et nous avons apporté un plus à ce que nous faisions avant », laisse entendre le lauréat dont la réalisation d’un aquarium a retenu l’attention des membres du jury. Le peintre a pu prendre le dessus sur ses challengers en procédant à une gradation dans les couleurs de son œuvre avec une précision à nulle autre pareille. Tous les stagiaires sont repartis avec des attestations et les auteurs des meilleures œuvres ont été récompensés par des lots en nature.

En marge du sommet international pour le développement de l’électricité en Afrique (SIDE-AFRICA), tenu du 6 au 8 décembre à Cotonou, Olivier Colas, directeur du Développement Blue-Solutions du Groupe Bolloré, s’est prononcé sur le défi de l’énergie renouvelable et les solutions que son groupe offre à l’Afrique et au Bénin. Interview.
Vous avez activement pris part au sommet international Side-Africa organisé la semaine dernière à Cotonou. Quel est l’intérêt d’un tel événement pour un groupe comme Bolloré ?
Olivier Colas : Vous connaissez l’engagement du groupe Bolloré en Afrique depuis plus de cinquante ans dans les domaines du transport, de la logistique et des médias en particulier avec Canal+. Sous la marque Blue Solutions, nous développons une activité récente autour du stockage d’énergie avec une batterie que nous fabriquons, et qui se trouve au cœur des défis pour le Bénin dans sa recherche des meilleures solutions pour augmenter sa production d’électricité et l’électrification de ses zones rurales. Participer à Side-Africa nous permet d’appréhender plus précisément avec les plus hautes autorités les véritables besoins du Bénin et de la sous-région pour y apporter des réponses concrètes et réalisables rapidement. Les contacts que nous avons eus avec les acteurs du marché, qu’ils soient internationaux et locaux, nous permettent aussi de construire des collaborations sur le long terme, gage des meilleures performances dans la durée.
Quelle est votre perception sur la question des énergies renouvelables?
Avec les accords de Paris, le monde entier se saisit des problématiques du changement climatique et de la réduction des gaz à effet de serre. L’augmentation des énergies renouvelables dans le mix énergétique est une partie de la solution. On parle de 50% d’électricité d’origine renouvelable en Afrique d’ici 2030. Photovoltaïque, hydraulique, éolienne, biomasse…ces énergies abondent dans tous les pays en Afrique et sont le plus souvent les moins chères du marché avec cette capacité unique de pouvoir être produites au plus près des besoins sans importations coûteuses de carburant. La combinaison de l’usage des énergies renouvelables avec de nouvelles technologies de stockage pour gérer leur intermittence et les mini-réseaux (mini-grid) est une opportunité exceptionnelle pour l’Afrique de prendre en main et de réussir sa transition énergétique, en particulier par l’électrification des zones rurales.
De quoi retourne réellement le concept Blue-Solutions ?
Blue Solutions est l’entreprise du groupe Bolloré qui conçoit et fabrique des batteries qui servent à stocker l’énergie. Par exemple, le stockage va permettre de charger les batteries avec l’énergie solaire produite en journée et de décharger l’électricité stockée pendant le pic de consommation la nuit entre 18 et 22 heures ou bien de faire fonctionner des bus électriques… Monsieur Vincent Bolloré a décidé, il y a vingt ans, de se lancer dans le développement des batteries dont personne ne parlait à l’époque…Aujourd’hui, le stockage d’énergie est une brique essentielle de la transition énergétique. Avec ses partenaires et intégrateurs, Blue Solutions a pour ambition de devenir un acteur de ce marché, en particulier en Afrique.
Qu’est-ce qui fait la particularité des batteries Blue-Solutions ?
Nos batteries de la famille Lithium reposent sur une technologie unique dite « tout solide » que nous sommes les seuls à maitriser. Cette technologie permet à nos batteries de supporter les hautes températures jusqu’à 60°c, sans avoir besoin de climatisation. Elles sont aussi extrêmement robustes et sûres, sans risque d’emballement thermique. Autant d’atouts qui augmentent leur performance, leur durée de vie avec une maintenance limitée. Ces batteries sont aussi utilisées par nous-mêmes et d’autres constructeurs dans la fabrication de bus électriques ou d’engins portuaires.
Quelles sont vos solutions concrètes orientées vers le continent africain ?
Nous avons apprécié les propos du ministre béninois de l’Energie sur l’importance de solutions concrètes à mettre en œuvre rapidement. Aujourd’hui, nous sommes le fabricant de batteries avec le plus de références en Afrique où la capacité de notre batterie à supporter la chaleur sans climatisation est un avantage décisif. Nous sommes fiers d’avoir plus de 25 systèmes et 6 MWh de stockage déjà opérationnels dans toute l’Afrique de l’Ouest. Ces batteries sont utilisées aujourd’hui dans des Bluezones comme à Zongo à Cotonou pour développer l’économie locale. A travers Canal Olympia, nous développons aussi avec Vivendi un réseau de plus de 50 salles de cinéma et de spectacles en Afrique, accessibles pour tous. Une quinzaine sont déjà opérationnelles dont une à Wologuêdé à Cotonou. Ce sont des installations complètement hors réseau, alimentées par 140 KW de panneaux solaires et 400 KWh de batteries. Il s’agit d’un exemple de ce que l’on fait aujourd’hui pour le Bénin. Avec nos partenaires locaux, nous allons nous engager dans d’autres projets de centrales photovoltaïques avec stockage et proposer notre expérience de solutions hors-réseau pour rapidement mettre en place des projets d’électrification rurale si importants pour le développement économique et social des habitants des zones rurales.
Que peut attendre le Bénin à la suite de ce sommet ?
Grâce à ce sommet, nous avons compris que le ministère de l’Energie du Bénin, avec le fort soutien du président de la République, a développé un plan très précis pour l’électrification du Bénin. Ce plan propose notamment un cadre réglementaire indispensable à l’engagement des acteurs privés dans des investissements gagnant-gagnant avec l’Etat. Nous ferons partie de ces acteurs dans des projets d’augmentation de la production renouvelable avec stockage connectée au réseau, mais aussi dans l’accès à l’énergie des communautés. Ce plan a aussi l’opportunité d’être appuyé par le Millennium Challenge Account qui produit un travail remarquable et concret. Ce sommet a permis de réunir tous les acteurs de l’énergie, de l’Etat ou du privé, engagés dans la réussite collective du développement indispensable de l’énergie au Bénin et en Afrique de l’Ouest.
Société 10 déc. 2018

L’ordre national des médecins vétérinaires du Bénin a tenu, samedi dernier, à Cotonou, deux évènements statutaires qui lui ont permis d’amorcer un « virage significatif vers le progrès ». Il s’agit de l’assemblée générale bilan qui consacre la fin de mandat de la septième mandature et l’assemblée générale élective qui a permis l’élection du bureau de la huitième mandature de l’Ordre.
Docteur Kamilou Ouaké est le nouveau président de l’Ordre national des médecins vétérinaires du Bénin (Onmvb). Il a été élu samedi dernier au terme d’une assemblée générale de l’Ordre, tenue à Cotonou. Après les tractations, c’est sur lui que les médecins vétérinaires ont jeté leur dévolu. Pourtant, les ambitions n’étaient pas des moindres. Ils étaient cinq candidats à manifester le vœu. Certains auraient jeté le tablier en cours de route, laissant dans le starting-block, trois prétendants qui, jusqu’à la fin de la cérémonie officielle d’ouverture, maintenaient leurs candidatures. Mais in fine, quand apparaitra la fumée blanche, c’est le nom de Docteur Kamilou Ouaké qui sera affiché au fronton de l’Ordre. Il prend ainsi la direction de l’Ordre des disciples de Claude Bourgelat au Bénin, pour la huitième mandature à la tête d’un bureau composé entre autres de Dr Pierrette Aomahou comme vice-présidente et Damien Michoagan comme secrétaire général. Son adjoint a nom Dr Abèkè Fagbohoun. La trésorerie de l’Ordre sera assurée par Dr Mireille Agassounon et Dr Adam Adenile (Adjoint). Dr. Magloire Gbessinon est le secrétaire à l’organisation.
A ce jour, 176 médecins vétérinaires dont 28 femmes sont inscrits à l’Ordre. 19 exercent dans l’administration publique. Une dizaine est dans l’enseignement supérieur et trois dans les forces armées. Dans des écoles et institutions internationales, des sociétés et des firmes à l’étranger, on en retrouve quelques-uns aussi. Mais ce positionnement est encore « insuffisant au regard des enjeux pour faire de l’élevage une filière de développement », a souligné à l’ouverture des travaux de l’assemblée générale, le président sortant de l’Ordre, Dr Ismaïl Gaël Ally. Il faut un « repositionnement de l’exercice vétérinaire aussi bien dans le privé que dans le public, faire progresser et connaitre la profession », suggère le président sortant de l’Ordre national des médecins vétérinaires du Bénin après deux mandats. Aussi, rappelle-t-il à ses confrères, les missions essentielles de l’ordre qui sont de veiller au maintien des principes de moralité, de probité et de dévouement indispensables à l’exercice de la médecine vétérinaire et à l’observance par tous ses membres des devoirs professionnels édités par le Code de déontologie vétérinaire.
« Vous êtes à un tournant décisif », rappelle aux médecins vétérinaires, le ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, Gaston Dossouhoui. « La santé animale et les services associés constituent un bien public, ils doivent faire l’objet d’une attention particulière et d’un investissement durable », poursuit-il. L’ordre, en tant que partenaire clé de notre développement et de l’élevage, a besoin d’un renforcement du partenariat public-privé, souligne-t-il. Et, d’un ton plus apaisant, il annonce sous les ovations de ses vis-à-vis, la généralisation du mandat sanitaire vétérinaire. « Nous allons définir les réels contours qui permettent à chaque acteur d’en tirer profit », promet le ministre. Mais dans ces nouvelles résolutions, il faut surtout, selon lui, et à l’heure du renouvellement du bureau de l’ordre, « la démarche qualité indispensable ».
Il faut aussi mentionner que, profitant de cette cérémonie, l’Ordre des médecins vétérinaires a rendu hommage à un patriarche de la profession, le Dr Aliou Moustapha, 50 ans après la soutenance de sa thèse de doctorat.

Une semaine seulement après son congrès constitutif, le parti Union progressiste est présenté aux populations de la dix-septième circonscription électorale à travers un meeting organisé par les ministres Aurélien Agbénonci et José Tonato. Objectif, remobiliser les militants et sympathisants pour les prochaines législatives. C’était samedi 8 décembre dernier au stade communal de Grand-Popo, en présence de Me Séverin Quenum, des députés Alexis Agbélessessi, Dakpè Sossou, du préfet Komlan Zinsou et de plusieurs élus locaux.
Créée conformément à la loi 2018-23 du 17 septembre 2018 portant charte des partis politiques, l’Union progressiste à travers ses idéaux a été présentée aux filles et fils de la dix-septième circonscription électorale, samedi dernier, dans la ville balnéaire du Mono. Ces militants venus massivement des différentes localités de Grand-Popo, d’Athiémé et de Comé, les trois communes de la dix-septième circonscription électorale, ont eu droit, entre autres, à la présentation des organes de décision du conseil national jusqu’aux cellules de base ainsi qu’à l’exposé des organisations de masse et des objectifs du parti. Aux dires des organisateurs de cette sortie politique qui se veut une séance de reddition de comptes des ministres Aurélien Agbénonci et José Tonato suite à leur participation au congrès constitutif du 1er décembre 2018, l’Union progressiste a décidé de se doter d’une série de creusets d’exercice du militantisme.Il s’agit des ligues de la jeunesse progressiste, des femmes progressistes, de l’association des élus du parti, du mouvement des enseignants progressistes, du mouvement des élèves et étudiants et du conseil des sages. Appelant leurs militants à ne pas être du reste, ils n’ont manqué, par ailleurs, d’attirer l’attention sur les mesures d’encadrement des mandats électifs. L’Union progressiste n’admet non plus le cumul des mandats électifs avec les postes de responsabilité au sein du parti. Idem, ont-ils dit, pour ce qui concerne la promotion au sein du gouvernement ou des institutions de la République.
Sur les objectifs, les deux ministres ont souligné, tour à tour, que leur parti vise, entre autres, à assurer au Bénin une gouvernance éthique par l’exemple et à rétablir la confiance aussi bien entre les citoyens et l’Etat qu’entre les diverses communautés. Concernant spécifiquement ces dernières, le nouveau parti, un des piliers du régime en place, défend, selon ses militants, les politiques d’aménagement équilibré du territoire national dans le but de valoriser les potentialités régionales. Grand-Popo n’est pas en marge de la valorisation du territoire national, assurent les deux membres du gouvernement soutenus par plusieurs autres figures de proue de l’action politique dans les dix-septième et dix-huitième circonscriptions électorales. Après un bref bilan à mi-parcours de ce qui se fait dans le cadre du Programme d’actions du gouvernement, ils ont annoncé le démarrage imminent de plusieurs autres projets majeurs, notamment les travaux de riposte à l’érosion côtière et de construction d’infrastructures routières pour le compte de la commune. Toutes choses que les militants, munis de plaquettes des statuts du parti, sont chargés d’aller propager dans les contrées de la circonscription électorale. « Ce qui vous reste pour faire grandir ce parti et encourager le gouvernement, c’est d’aller sensibiliser les plus petites cellules de la société que sont les familles », a instruit le ministre Aurélien Agbénonci. Marquant ce meeting d’un cachet spécial, un collectif d’élus communaux et locaux de la circonscription ont fait une déclaration d’adhésion à l’Union progressiste sous le parrainage des deux ministres natifs de Grand-Popo. Ils ont promis de se jeter dans la bataille afin que les deux sièges de députés de leur circonscription électorale reviennent à l’Union progressiste comme l’ont souhaité les leaders politiques au cours du meeting.
Le ministre José Didier Tonato échangeant avec l'un des représentants des partenaires du projet[/caption]Le ministre du Cadre de vie et du Développement durable, José Didier Tonato, a procédé, ce jeudi, au lancement des travaux de protection et de valorisation de la côte à Avlékété dans la commune de Ouidah, en présence des dignitaires, têtes couronnées, sages et notables, de personnalités et autres personnes ressources. Cette opération consacre un tournant décisif dans la concrétisation des projets de protection côtière et d’aménagement balnéaire en vue d’une valorisation effective du potentiel touristique de la zone littorale du Bénin.
Chantier majeur du Programme d’actions du gouvernement, les projets de protection côtière et d’aménagement balnéaire prennent corps pour une plus-value au potentiel touristique de la zone littorale du Bénin. Au lancement des travaux de protection et de valorisation de la côte à Avlékété dans la commune de Ouidah, José Didier Tonato, ministre du Cadre de vie et du Développement durable, s’est réjoui de la concrétisation de cette vision stratégique imprimée par le chef de l’Etat pour une résolution méthodique et structurée des problématiques qui accroissent la vulnérabilité des populations.
« Un an après le lancement du chantier de Cotonou, nous voici rassemblés à Avlékété, sur le littoral de la commune de Ouidah, 2e segment critique de la côte, pour ouvrir un autre front de lutte contre l’agression de l’océan, protéger notre écosystème lagunaire et offrir les conditions optimales de développement du tourisme balnéaire et écologique dans notre pays», a-t-il déclaré devant les dignitaires, têtes couronnées, sages et notables, les personnalités et autres personnes ressources. Rappelant au passage cette volonté du gouvernement de mettre fin à la psychose au sein des communautés en proie aux phénomènes climatiques et à l’érosion côtière.
La 2e phase de la protection du premier segment de côte à l’Est de Cotonou s’acheminant vers sa fin, il n’occulte pas le soulagement des populations riveraines des départements du Littoral, de l’Atlantique et de l’Ouémé, notamment à Akpakpa Dodomè, Enagnon, Fifadji Houto, Donaten, Finagnon, Tokplégbé, Agblangandan, PK 10 Marina et Ekpè. Un investissement qui a permis de sécuriser définitivement 15 kilomètres de côte.
Tout optimiste quant aux impacts des travaux de protection et de valorisation de la côte à Avlékété dans la commune de Ouidah dont il a procédé au lancement ce jeudi, il a indiqué que depuis février 2017, les études pour la protection côtière du segment d’Avlékété ont été lancées avec le Groupe Jan de Nul, pour la construction d’une digue immergée de 4 kilomètres de longueur et le rechargement de côte par dragage de 2 millions de mètres cubes de sable.
D’un coût global de plus de 78 milliards FCFA, si l'on inclut la digue de Djègbadji dont la pertinence sera appréciée au regard de l’aménagement de la Marina, de la Porte du non-retour, la digue immergée et le rechargement de la plage sur une façade de 4 kilomètres vont permettre d’accueillir des chaînes hôtelières de rayonnement international, comme le Club Med, Four Seasons, Bayan Tries et autres, en soutien au programme de développement touristique de Ouidah, un projet phare du pilier 2 du PAG 2016-2021.
La réalisation des travaux, annonce-t-on, nécessitera une main d’œuvre de près de 2.000 emplois directs et indirects.
Des duels chocs en vue[/caption]Le championnat national de football de ligue 1 sera ce week-end à sa sixième journée avec neuf rencontres au programme. C’est l’occasion pour les Buffles du Borgou, les Dragons de l’Ouémé et l’Union sportive de Sèmè-Kraké de confirmer leur position au sommet du classement de la compétition.
Battu par les Dragons de l’Ouémé, le week-end dernier, Energie Football club reçoit ce vendredi 7 décembre, au stade René Pleven de Cotonou, l’Union sportive de Sèmè-Kraké. Neuvième au classement avant cette journée, les Electriciens qui totalisent 6 points, auront à cœur d’enregistrer leur deuxième victoire de la saison. Restée sur une victoire et trois matchs nuls, l’équipe vice-championne en titre devra résister aux assauts des « Kraké-boys », en verve depuis la troisième journée. Revenue de Bohicon avec le point du nul face à l’As Tonnerre, la journée précédente, l’Union sportive de Sèmè-Kraké ambitionne de gagner pour espérer détrôner le leader provisoire, les Buffles du Borgou. Avec la meilleure défense du tournoi (seulement un but encaissé) et la deuxième attaque avec 5 buts marqués, l’Uss-Kraké a la faveur des pronostics devant Energie Fc qui a encaissé 4 buts contre 4 marqués en autant de sorties. Sur les mêmes installations, demain, samedi 8 décembre, dernière au classement avec 1 point, l’Association sportive de la Police (As Police), va recevoir Béké Football club de Bémbèrèkè, victorieux (2-0) d’Avrankou Omnisports le week-end dernier.
A Pobè, la Jeunesse sportive de la localité (Jsp) avec 7points, 8e au classement, tentera de s’assurer d’une victoire à domicile face à l’équipe de l’Université Polytechnique Obiang Nguéma Mbasogo (Upi-Onm). Battue lors de la 5e journée par Soleil Football club, la Jsp aura fort à faire face au troisième relégable, Upi-Omn, restée sur une victoire et un nul depuis le démarrage du tournoi. A la même heure, Avrankou Omnisports, 6e au classement, sera aux prises avec l’Association sportive du Port autonome de Cotonou, 10e à ce niveau de la compétition.
Leaders provisoires de la compétition avec 11 points, les Buffles du Borgou vont affronter, dimanche, l’Association sportive Oussou Saka (Asos) au stade municipal de Parakou. Auteurs d’une belle rencontre (0-2) face à Ayéma lors de la cinquième journée, les champions en titre auront à cœur de confirmer leur statut de favoris de ce championnat d’élite. Au bas du classement, l’As Tonnerre de Bohicon, à une longueur de la zone de relégation, est attendue au stade René Pleven par la Jeunesse athlétique de Cotonou (Jac).
Au Centre d’excellence Issa Hayatou de Missérété, Ayema Football club, 5e au classement, va en découdre avec l’Association sportive Vallée Omnisports (Asvo) dans le derby de l’Est entre deux clubs du département de l’Ouémé. Un choc alléchant est attendu au stade Atchoukouma de Djougou entre les Panthères de la localité, 12e du tournoi avec 6 points, à la quête d’une troisième victoire et les Dragons de l’Ouémé, deuxième au classement avec 9 points. Soleil Fc, 7e, avec 7 points sera accueilli par Dynamo d’Abomey, premier relégable avec 5 points au stade de Goho.
Photo de famille des participants[/caption]Le Bénin organise, du 6 au 8 décembre 2018, le premier Sommet international pour le développement de l’électricité en Afrique (Side-Africa). La rencontre qui réunit près de 300 participants vise à identifier les solutions pour une meilleure gestion des risques liés à l’approvisionnement de l’énergie électrique à moindre coût.
Assurer une meilleure sécurité de l’approvisionnement de l’énergie électrique à moindre coût à travers la gestion des risques. Telle est l’ambition que nourrit le Sommet international pour le développement de l’électricité en Afrique (Side-Africa) organisé par le gouvernement béninois. Il réunit des participants venus des pays d’Afrique et représentants des partenaires.
Ouvrant le bal des allocutions, Christian Adovèlandé, président de la Banque ouest-africaine de développement (Boad), évoque les diverses initiatives prises par les pays africains et auxquelles son institution a apporté son appui budgétaire. Mais des difficultés jonchant le chemin ne devraient pas détourner de l’essentiel. Il penche pour le partenariat public-privé, les énergies renouvelables dont l’énergie solaire est la plus disponible, la moins chère. Dans cette perspective, il propose que les politiques prennent désormais en compte trois besoins: l’harmonisation du cadre réglementaire, l’accroissement des compétences techniques et la définition d’une vision d’orientation communautaire.
Pour Apollinaire Kissingui, secrétaire général du Système d’échanges énergétiques ouest-africain (Wapp), les ambitions qui sous-tendent le présent sommet sont en phase avec les objectifs et la vision de sa structure. Au nom du groupe des partenaires techniques et financiers intervenant dans le secteur de l’énergie au Bénin, Gabriel Dégbègni, coordonnateur de Millennium challenge Account II (Mca II) a attiré l’attention sur les facteurs de risques. Entre autres, il a mentionné l’inexistence de règlementation adéquate ou l’obsolescence des lois existantes, l’utilisation massive des combustibles fossiles polluants, les difficultés de résistance des équipements de production, de transport et de distribution, le changement climatique, la relativité des prix due à l’imprévision du marché, la mauvaise gouvernance des sociétés de distribution, la gestion inadéquate des ressources humaines disponibles. Selon lui, « ces facteurs de risques méritent une analyse approfondie ».
Quant à Dona Jean-Claude Houssou, ministre de l’Energie du Bénin, il a noté que la situation énergétique des pays d’Afrique n’est pas une fatalité. Retraçant la situation de ces pays en matière d’énergie électrique, il a noté qu’avec 15% de la population mondiale, ils ne consomment que 3% de l’énergie produite sur la planète. « Pas étonnant donc que 2 Africains sur 3 n’aient pas accès à l’électricité!» relève-t-il. Pourtant, poursuit-il, le continent dispose de «puissants potentiels». Ainsi, il perçoit à travers Side-Africa une opportunité pour trouver « des réponses pertinentes et innovantes ».Celles-ci doivent concilier plusieurs solutions. Pour inverser la tendance, le ministre de l’Energie mise sur la mutualisation des expériences réussies et le développement des compétences.

Le tournoi de basket-ball « Coupes de la relève » sera à sa deuxième journée, ce samedi 8 décembre à Cotonou. Dans la catégorie U18, chez les garçons, l’école française de l’enseignement Montaigne et l’école turque Ufuk tenteront de remporter leur deuxième match pour prendre la tête de leur groupe respectif.
Victorieuse du Complexe scolaire Félix Houphouët-Boigny (12-59) lors de la première journée, l’Ecole française de l’enseignement Montaigne affronte le Lycée technique Coulibaly (Ltc), dans la catégorie U18 chez les garçons, ce samedi 8 décembre, sur le terrain du Complexe scolaire protestant à Cotonou, dans le groupe B. Dans la poule A, l’école turque Ufuk, tombeur du Collège catholique Père Aupiais (Ccpa) par le score de 22-40, va en découdre avec l’Ecole de l’Enseignement général, technique et professionnel Laura Vicuna (Eegtp/Lv). Une occasion pour Montaigne et Ufuk de prendre respectivement le devant des opérations dans leur poule avant la troisième journée. Chez les filles, la première rencontre du tournoi, dans cette catégorie est attendue entre Montaigne et l’Eegtp/Lv.
A Natitingou, les dernières rencontres de groupes ont été jouées, ce mercredi 5 décembre au Lycée des jeunes filles de la ville. Les équipes masculine et féminine de Charminade Basket-ball club ont perdu respectivement face aux Lions basket-ball club, 22-24 et Ata Sport 12-22. Pour son dernier match, chez les garçons, Charminade Bbc s’est rattrapé en s’imposant face à Ata sport sur le score de 22-30 tandis que son équipe féminine a sombré face aux Lionnes, 18-30. Le carré d’as est connu à ce niveau et les demi-finales auront lieu ce week-end.

A l’initiative du secrétaire général de l’ONU, une équipe spéciale a été constituée, en vue de proposer les points d’ancrage stratégiques pour tirer avantage de la finance digitale au bénéfice des Objectifs de développement durable dont la réalisation préoccupe. Au nombre des six personnalités africaines retenues, la ministre de l’Economie numérique et de la Communication, Aurélie Adam Soulé Zoumarou.
Au-delà des mérites d’Aurélie Adam Soulé Zoumarou dont le management pour l’essor de l’économie numérique au Bénin et au sein de la Francophonie est ainsi salué, c’est le Bénin qui est honoré à travers sa personne. Le mérite de notre compatriote est d’autant plus grand, qu’à l’exclusion de ses qualités techniques, elle est la seule ‘’politique’’, ès qualité ministre, du pool d’experts nommés au sein de l’équipe spéciale sur le financement numérique par Antonio Guterres, secrétaire général des Nations Unies.
Avec un mandat de 10 mois, le Groupe de travail spécial lancé le 29 novembre dernier, qui tiendra sa première réunion en janvier 2019 à Davos en Suisse, a pour mission de permettre au niveau systémique de tirer avantage de la finance digitale. Autrement dit, ce groupe de travail va identifier, explorer les possibilités de mobilisation de financement pour la réalisation des Objectifs de développement durable, à partir des potentialités dont recèle la finance digitale. Avant de rendre son rapport intermédiaire assorti de recommandations en septembre 2019, ledit groupe spécial fera diverses consultations, avec des institutions et des structures de la sphère privée comme publique. Il est coprésidé par Maria Ramos, directrice exécutive du Groupe Absa et Achim Steiner, administrateur du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD).
Mérite
Aux âmes bien nées, la valeur n’attend point le nombre des années. Aurélie Adam Soulé Zoumarou en est un exemple. Mais elle s’avère aussi un esprit bien forgé. Car, professionnelle des télécommunications, nommée ministre à 35 ans, la plus jeune de l’équipe gouvernementale du président Patrice Talon, elle a su faire prospérer, méthodiquement, son cahier de charges, dont l’économie numérique, item nouveau, est au cœur des enjeux de la gouvernance actuelle. Preuve que dans son casting pour dénicher les perles qui devront constituer son équipe gouvernementale, le président Patrice Talon ne s’est pas trompé. Son choix de cette diplômée de Télécom sud Paris, et qui revendique un certificat en gestion des politiques publiques et en leadership de l’école Maxwell, est selon toute évidence, avisé. Aurélie Adam Soulé Zoumarou n’a pas moins capitalisé ses acquis d’ancienne sociétaire de la GSMA, association de 800 opérateurs et constructeurs de téléphonie mobile à travers 220 pays du monde, ainsi que SFR France et de l’Arcep-Bénin…A son tableau de chasse déjà, entre autres, la présidence du Réseau francophone des ministres en charge de l’Economie numérique, et la nomination au présent Groupe de travail.
Actualités 07 déc. 2018