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Nouvelles

Atelier régional d’échange d’expériences: Les approches de gestion intégrée des écosystèmes en partage

Un atelier régional de partage d’expériences sur les approches de gestion intégrée des écosystèmes se tient à Cotonou, du 6 au 8 mai prochain. Il est organisé par l’Union internationale pour la conservation de la nature, le gouvernement du Bénin et la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest. C’est Gervais Yékpogni, secrétaire général adjoint du ministère de l’Environnement qui a lancé les travaux dudit atelier.

«La gestion intégrée des écosystèmes est une approche holistique qui conjugue toutes les autres approches de gestion et de conservation des ressources naturelles, y compris la gestion intégrée des ressources en eau, la gestion durable des forêts, la gestion intégrée des zones maritimes et côtières, les méthodes rationnelles de pêche», a confié Mahamane Touré, représentant de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Pour lui, la gestion des écosystèmes accorde également une grande importance au développement humain durable. Car, conçoit-il, en protégeant et en utilisant durablement les écosystèmes, on diminue les impacts du changement climatique, on renforce le développement durable et on réduit la pauvreté et la faim parmi les populations vulnérables.
«Dans une région comme la nôtre qui regorge d’écosystèmes de grande importance, parfois d’intérêt mondial, comme le Massif du Fouta Djallon, la promotion de la gestion intégrée des écosystèmes apparaît comme d’importance cruciale», relève Mahamane Touré. Pour la première fois, poursuit-il, il va s’agir d’engager une réflexion de grande envergure, structurée et adossée à un ancrage politique de haut niveau et dans une perspective de mise en place d’un processus régional de gestion intégrée des écosystèmes en Afrique de l’Ouest. Une gestion qui engage tous les acteurs, y compris les Etats, les organismes de bassin et la Société civile.

Rappel

Conscient d’un tel enjeu, Awaïss Aboubakar, coordonnateur du Programme eau et zones humides à l’UICN rappelle : «La complexité des problèmes et des défis soulevés dans la gestion des écosystèmes exige une approche qui fait appel à l’intégration des questions scientifiques, sociales et économiques. La recherche, la planification, la communication et la gestion environnementale doivent plus que jamais reposer sur la collaboration multidisciplinaire». Ainsi, pour lui, afin de sauvegarder les ressources naturelles, l’approche par écosystème propose une excellente stratégie de gestion intégrée des sols, des eaux et des ressources vivantes, une stratégie qui favorise la conservation et l’utilisation durable d’une manière équitable. « La gestion intégrée des écosystèmes permet d’aborder de façon globale et intersectorielle beaucoup d’objectifs des conventions mondiales sur l’environnement et engendre de multiples bienfaits. Cette approche s’inscrit en droite ligne pour la mise en œuvre des trois grandes conventions de Rio sur l’environnement et le développement», conçoit Awaïss Aboubakar. C’est pourquoi, l’UICN, en collaboration avec la CEDEAO organise cet atelier dans le cadre de la mise en œuvre du Partenariat pour la gouvernance environnementale en Afrique de l’Ouest (PAGE).

Réaliser les 3 objectifs de la CDB

Le secrétaire général adjoint du ministère de l’Environnement, Gervais Yékpogni pour sa part reconnaît que l’approche de gestion intégrée des ressources de la biodiversité a été adoptée pour réaliser les 3 objectifs de la Convention sur la diversité biologique (CDB) que sont : la conservation, l’utilisation durable de la diversité biologique et le partage équitable des avantages découlant de l’utilisation des ressources génétiques, un immense défi pour l’humanité. La CDB est le premier et unique traité international qui a opté pour une approche holistique fondée sur l’écosystème pour la conservation et l’utilisation durable de la biodiversité, a souligné le secrétaire général du ministère de l’Environnement. «Les Organisations sous-régionales et les Etats déploient des efforts importants de dissémination et d’appropriation de l’approche intégrée de gestion des écosystèmes pour la gestion durable des milieux naturels», a-t-il reconnu, réitérant l’engagement de son département à soutenir l’atelier qui prend fin demain.

Environnement 07 mai 2015


Survie et développement de l’enfant: Un important lot d’équipements offert au ministère de la Santé

L’Unicef et les partenaires techniques et financiers qui s’investissent dans le domaine de la santé des enfants ont offert un important lot d’équipements au ministère de la Santé. La cérémonie de remise officielle a eu lieu dans la matinée d’hier mercredi 6 mai, dans les locaux de la Centrale d’achat des médicaments essentiels (CAME) à Akpakpa à Cotonou.

Trois véhicules pick-up 4X4, 30 motos tout terrain, 10 réfrigérateurs électriques, et 10 autres réfrigérateurs solaires. C’est le lot de matériel que l’Unicef et les partenaires techniques et financiers ont offert au ministère de la Santé, pour permettre au personnel de santé d’assurer efficacement leur mission.
Selon la représentante résidente de l’Unicef au Bénin, Dr Anne Vincent, les dernières statistiques montrent qu’un long chemin reste à faire pour garantir aux enfants un accès aux besoins de base en matière de santé. Le taux de mortalité infanto-juvénile est de 115.2 pour 1.000, selon les résultats du MICS 2014. C’est très inquiétant, précise-t-elle, soulignant que les OMD arrivent à échéance cette année et qu’ils ne seront pas atteints en la matière. Pour elle, c’est la raison qui amène son institution et d'autres Partenaires techniques et financiers (PTF) à apporter un soutien continu au ministère de la Santé afin d’accélérer la réduction de la mortalité infantile et maternelle en renforçant les capacités du secteur de la santé pour une mise en œuvre des réformes plus efficaces.
«L’amélioration de la survie et du développement de l’enfant est l’un des engagements essentiels de la Convention relative aux droits de l’enfant ratifiée par le Bénin», a ajouté la représentante résidente de l’UNICEF au Bénin. Elle a également exhorté à un usage rationnel du matériel. «Les enfants et leur survie et leur développement nous préoccupent», précise-t-elle. Dr Anne Vincent a promis pour les mois à venir d’autres matériels à mettre à la disposition des formations sanitaires.
Pour sa part, le ministre en charge de la Santé, Dorothée Gazard, a dit, elle aussi, son inquiétude par rapport aux statistiques évoquées par la représentante de l’Unicef. Elle a réaffirmé par la même occasion la nécessité pour le Bénin d’améliorer les OMD 5 et 6 relatifs à la santé de l’enfant et de la mère. C’est pourquoi elle a exhorté à une mobilisation pour prévenir les maladies évitables pour les enfants, l’avenir du pays. Pour le ministre, il y a suffisamment de compétences au sein de son cabinet ministériel. «Que chacun se mette au travail pour booster le développement», a insisté le ministre.
Elle a demandé, pour finir, que le matériel soit utilisé à bon escient pour l’obtention de meilleurs résultats en faveur de la santé des enfants. «Les motos pour traquer les enfants où qu’ils sont pour les vaccinations, les réfrigérateurs pour conserver les vaccins», a relevé le ministre qui a manifesté également son admiration par rapport à la présence dans le lot offert des réfrigérateurs solaires en ces temps de pénurie d’énergie électrique. «C’est une énergie propre, et disponible partout», se réjouit Dorothée Akoko Kindé Gazard.

Santé 07 mai 2015


Prise en charge dans le cadre de la PTME : Encore des efforts pour une accessibilité totale des femmes au dispositif

L’accessibilité des femmes au dispositif de la Prévention transmission mère-enfant (PTME) reste encore un défi. Les goulots d’étranglement liés à sa mise en œuvre attendent des actions plus soutenues.

Valérie et Estelle sont deux gestantes ayant fait du chemin avec le VIH/Sida. Après respectivement trois et quatre maternités en dépit de leur état sérologique, elles se disent à bout de souffle pour poursuivre le traitement. Ces deux séropositives qui sont suivies dans des centres de santé privés de Cotonou plaident pour la gratuité de certaines analyses qu’elles jugent au-dessus de leurs bourses. Bien qu’elles soient vulnérables au VIH, elles ont confié ne plus honorer les rendez-vous cliniques depuis un moment, compte tenu du manque de moyens. Si pour les précédentes maternités, elles ont usé de toutes leurs forces pour maintenir leur santé et épargner leurs bébés du virus en respectant régulièrement les rendez-vous cliniques, aujourd’hui, les réalités diffèrent. L’accessibilité au dispositif Prévention transmission mère-enfant (PTME) constitue un souci pour elles, faute de moyens.

L'accessibilité au dispositif PTME, un souci

«Je fais réaliser les examens dans la mesure du possible; il faut pouvoir finir de régler les questions liées à l’alimentation avant de penser à se rendre au centre de santé», déclare Valérie d’un air plutôt calme, disant s’en remettre à la providence.
Sur ce point, le chef service prévention au Programme national de lutte contre le Sida (PLNS), Jean Yaovi Daho, explique que les bilans demandés conformément au protocole Prévention de la Transmission mère-enfant (PTME) sont minimisés dans les centres de santé publics. En cas d’indisponibilité du système mis en place par le ministère de la Santé pour faciliter la gratuité de l’offre, certaines analyses sont payantes dans certains centres de santé privés, a-t-il souligné.
Les cas de Valérie et d’Estelle ne sont pas isolés. Beaucoup de gestantes séropositives se retrouvent malheureusement dans ce genre de situation, impuissantes.
Si l’on s’en tient aux dernières statistiques au plan national, une «femme enceinte séropositive sur cinq au Bénin (20%) vit à Cotonou, soit environ sept pour cent.
A côté de leur bonne volonté, les femmes les moins endurantes, faute de moyens suffisants abandonnent le suivi, se désole Baï Abatti, responsable de l’Association des femmes actives contre le Sida (AFAS horizon).
Suite à la discrimination, développe-t-elle, d’autres fuient également les centres dans lesquels elles ont été dépistées pour un centre de santé privé où elles passent incognito. Cette situation pose le problème de la faible implication des centres de santé privés dans la prise en charge des femmes gestantes séropositives dans le cadre de la PTME.
Pendant que le public est couvert à plus de 88%, le privé tourne autour de 62%, a expliqué le chef service prévention au Programme national de lutte contre le Sida (PLNS), Jean Yaovi Daho. Au regard de ces paramètres, l’accessibilité totale des femmes au dispositif PTME demeure une équation à résoudre.

Défaillance des équipements de travail

Les enquêtes démographiques renseignent en effet que la pandémie du VIH/SIDA se féminise. De ce fait, les femmes ont besoin d’être dépistées précocement, afin d’éviter la contamination des nouveau-nés. Mais il se fait parfois que les équipements de travail adaptés n’accompagnent pas toujours le travail des agents de santé, regrette encore la responsable d’"AFAS horizon"’.
Il est reconnu certes, qu’avec l’option B+ le bilan n’est plus une action primordiale à la mise sous ARV. Toutefois, les difficultés liées à la maintenance des équipements handicapent quelques fois la réalisation des bilans dans le cadre du dépistage et de la prise en charge.
L’hôpital de zone de Suru-Léré, un centre de référence en PTME, n’est pas épargné de ces difficultés. Si le taux d’acceptabilité du dépistage à la maternité dans cet hôpital est de l’ordre de 83%, les contraintes liées à la mise en œuvre efficace du processus ne manquent pas. Problème majeur dans ce centre, la maintenance des équipements. Ce qui bloque parfois la réalisation des examens, pendant que le besoin se fait sentir, déplore Elvire Hounsa, responsable du laboratoire du Centre d’information, de prospective et de conseils de l’Atlantique-Littoral (CIPEC).
Elle rassure de la disponibilité des réactifs, mais plaide pour un contrat de maintenance, en vue de réduire la défaillance de certains appareils.
«Tant que cette situation ne sera pas une réalité, nous risquons de disposer des réactifs périmés », a-t-elle lancé. Elle souhaite également que les centres de santé publics, privés ou confessionnels soient accrédités pour le dépistage régulier des femmes enceintes.
L’accessibilité des femmes au dispositif PTME passe également en amont par un travail de sensibilisation. Or l’information liée au VIH n’est pas assez disponible dans les communautés, alors que celles-ci veulent en savoir davantage sur le virus et ses manifestations sur les femmes, fait savoir Justine Hounzamè, présidente du Réseau des ONG et Associations des femmes contre la féminisation du VIH/Sida au Bénin (ROAFEM). «Dès que nous relâchons un peu, l’infection est galopante», a-t-elle précisé. Dans ces conditions, le message reste à être transmis au niveau communautaire en vue d’un impact soutenu de la PTME. Au-delà du travail à faire contre la stigmatisation et la discrimination, subsiste celui relatif à la mobilisation des ressources pour une riposte efficace contre la pandémie.
Selon les statistiques recueillies au niveau de cette ONG, une couverture de « 90% en prévention de la transmission de la mère à l’enfant permettra d’éviter environ 350 nouvelles infections d’ici à 2020».
De ce fait, l’amélioration de la PTME est tributaire de la couverture intégrale des centres de dépistage et de prise en charge. Il va falloir renforcer les acquis au niveau communautaire et accélérer la mise en œuvre de la PTME dans les départements qui sont encore à la traine, suggère-t-elle.

Favoriser l’accès efficace des femmes

Pour favoriser l’accès efficace des femmes au dispositif PTME, les acteurs intervenant dans la chaîne de lutte souhaitent l’accélération de la couverture géographique en impactant davantage les centres privés afin d’atteindre la couverture intégrale d’ici à fin 2015. Le renforcement de la communication s’avère également indispensable pour minimiser l’effet de la stigmatisation au sein de la société.
Pour le chef service Prévention au PLNS, Jean Yaovi Daho, il est nécessaire de renforcer les prestations en améliorant le suivi rapproché de l’offre de service en vue des services de qualité et intégrés dans les activités de routine des centres. Il suggère aussi, la mise en place des actions communautaires avec l’implication des réseaux associatifs pour renforcer le suivi du couple mère-enfant dans le cadre de la PTME. L’option B+ nécessite par ailleurs beaucoup de moyens en vue de l’opérationnalisation de ce principe établi par les Etats.

Quelques performances

En dépit des manquements, la PTME a enregistré quelques performances. Au lancement de son plan en 2012, le taux de transmission était de 14% au Bénin. Ce taux a pratiquement baissé du double en 2014 et tourne autour de 7,6% du taux de transmission, selon les données du ministère de la Santé. En 2012, 487 sites offraient les services de PTME contre 817 initialement prévus par le plan. 81% des formations sanitaires dénombrées en fin 2014 sont couvertes dans le cadre de la PTME. Toujours en 2014, les sites de PTME ont enregistré 74% des grossesses attendues dans le pays. Ces acquis demandent à être renforcés en vue d’une plus grande accessibilité des femmes.

Par Maryse ASSOGBADJO avec la collaboration de CeRADIS ONG

Santé 06 mai 2015


Lancement du grand Prix du président de la République : Pour encourager et accompagner les chercheurs

Le ministre d’Etat, François Abiola a procédé dans la matinée d’hier mardi 5 mai, à Cotonou, au lancement officiel du Grand prix du président de la République. C’était en présence d’un parterre de personnalités du monde scientifique et universitaire.

Dix millions de francs CFA et un accompagnement sur une période donnée ainsi que deux autres prix d’encouragement respectivement de 5 millions FCFA et 3 millions FCFA. C’est ce que propose le comité d’organisation aux lauréats du Grand prix du président de la République. La cérémonie de lancement officiel du Prix a été présidée dans la matinée d’hier à Cotonou, par le ministre d’Etat François Abiola.

Initiateur du projet, le ministre en charge de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a laissé entendre que ce prix est désormais le tournant décisif pour valoriser les efforts des concitoyens hommes et femmes qui font la fierté du pays de par leur intelligence et leur culture. «On ne peut bénéficier des fruits de la recherche sans reconnaitre aux chercheurs leurs mérites. Le pays regorge de beaucoup de chercheurs passionnés dans tous les domaines pour contribuer à son développement», a laissé entendre le ministre François Abiola qui se dit fier de procéder au lancement de la cérémonie. Il a saisi l’occasion pour exhorter chacun à postuler. «Ce prix est la preuve supplémentaire de la volonté du gouvernement d’encourager la recherche. Nous accompagnons un secteur de la recherche fort véritablement au service du développement» a conclu le ministre.
Avant François Abiola, la directrice nationale de la Recherche scientifique, le professeur Sylvie Hounzangbé Adoté a fait l’historique du Prix, le contenu de la cagnotte qui récompense ainsi que les conditions de participation. Puis, elle a ajouté qu’il s’agit d’un podium d’honneur érigé pour les chercheurs. De ses propos, on retient que les chercheurs béninois de tous âges peuvent postuler. Pourvu qu’il soit de nationalité béninoise. Il est également loisible au chercheur d’embrasser le domaine de son choix, de postuler seul ou en groupe.
Pour sa part, le directeur du Partenariat et de la promotion de la recherche scientifique et de l’innovation, le professeur Innocent Bokossa a salué l’initiative avant d’appuyer les propos de la directrice nationale de la Recherche scientifique. Pour lui, seule la recherche scientifique permettra au pays de sortir du sous-développement. «Nos chercheurs doivent être valorisés», ajoute-t-il.

Société 06 mai 2015


Alphabétisation et modernité: Bolloré forme ses agents

Bénin Terminal, filiale du Groupe Bolloré au Bénin innove dans le processus de mise à niveau de son personnel. Les agents de faible niveau d’instruction reçoivent depuis le 2 mai dernier, des cours d’alphabétisation aux fins de répondre aux exigences des équipements de manutention de dernière génération.

En mettant en place des équipements de dernière génération sur Bénin Terminal, le groupe Bolloré était conscient du risque que comportait cette mutation pour ses agents à faible niveau d’instruction. Mais la société n’a pas voulu laisser ces derniers sur le quai. Les cours d’alphabétisation initiés à l'intention de ces agents visent donc à leur permettre de mieux maitriser les nouveaux engins et surtout de mieux maitriser les informations qu’ils reçoivent et qu’ils communiquent. «Actuellement, nous utilisons des systèmes informatiques embarqués à bord de toutes les machines. Ces systèmes, il faut pouvoir décoder leurs instructions. Mais pour la plupart de nos conducteurs qui n’ont pas un niveau d’instruction élevé, cette formation est indispensable», confie Advence Padonou, coordonnatrice de la Cellule d’Alphabétisation de Bénin Terminal.
La formation démarrée le 2 mai dernier est assurée par une équipe du Centre de formation portuaire panafricain de Bolloré Africa Logistics basé à Abidjan en Côte d’Ivoire. «Nous avons tout d’abord installé une cellule d’alphabétisation à Cotonou, puis formé les formateurs avant de lancer ce cycle d’alphabétisation des conducteurs. Cette formation répond à l’excellence que recherche le groupe Bolloré au niveau de chaque agent qu’il emploie, quel que soit son niveau d’instruction», souligne Christelle Gnepa, responsable de la communication de la Cellule d’alphabétisation d’Abidjan. Les cours dureront 9 mois et concernent 67 conducteurs d’engins portuaires. «Nous avons réparti les modules en trois niveaux. Chaque niveau dure trois mois. Nous envisageons même la possibilité pour ceux qui finiront le niveau 3 de passer l’examen du Certificat d’Etudes primaires (CEP) en 2016», appuie Advence Padonou. Le coût global de la formation est estimé à environ 14 millions de francs CFA.

Ne laisser personne sur la route !

«L’intérêt du programme d’alphabétisation vient du fait que nous prenons en compte l’ensemble de notre personnel dans leur capacité d’évolution dans l’entreprise. On s’est a perçu qu’un certain nombre d’entre eux, que ce soient les conducteurs d’engins, les commis pointeurs, les bruitiers, les maintenanciers dans les ateliers, avaient un niveau d’alphabétisation faible. Aujourd’hui, les investissements que nous réalisons et l’avancée technologique des équipements nécessitent un niveau de lecture, d’écriture, et d’expression suffisant et satisfaisant pour permettre à ce personnel d’évoluer», fait observer Philippe Alexandre, directeur général de Bénin Terminal, filiale du groupe Bolloré.

Société 06 mai 2015


Mise en place du statut de l’Entreprenant au Bénin: Favoriser la migration de l’informel vers le formel

Initiative du ministère chargé de l’Evaluation des Politiques publiques, de la Promotion de la Bonne gouvernance et du Dialogue social, l’avènement du statut de l’entreprenant au Bénin a été soutenu par le Groupe de la Banque mondiale. Le lancement officiel de cette nouveauté, attendue pour mieux insérer certaines catégories d’acteurs économiques dans le circuit de création de la richesse, est intervenu hier mardi 5 mai au palais des Congrès de Cotonou.

Aux termes d’une présentation du directeur général de la Bonne gouvernance au ministère, Abdoulaye Gounou, il ressort que 98% des entreprises sont informelles, l’économie informelle représente 60 à 70% du PIB du Bénin, 90% de la population travaillent dans le secteur informel, plus de 50% des entreprises ont un capital inférieur à 2 millions FCFA. Or l’OHADA a créé, en 2010, le statut de l’Entreprenant pour offrir un statut simplifié aux micro et petites entreprises afin de faciliter la migration de l’informel vers le formel. C’est pourquoi il faut créer les conditions d’inversion de ces réalités, de réelles mesures d’incitation, pour amener les acteurs de l’informel à se formaliser pour que leurs efforts soient reconnus et mieux appréhendés. Dans ce cadre, une étude d’évaluation a été menée auprès de 3600 entreprises informelles de Cotonou pour mieux en saisir les réalités, et définir les stratégies idoines pour la simplification de la procédure de leur formalisation.

Ainsi que pour la mise en place d’une fiscalité adaptée à leur profil. Il s’agit de la Taxe professionnelle synthétique (TPS) payable une fois et variant de 1,25 à 2% du chiffre d’affaires, et qui entrera en vigueur pour compter de 2016. A ce propos, il est mis en place des Centres de Gestion agréés, véritables structures d’accueil et d’appui qui offrent aux entreprenants des informations, des conseils et un accompagnement pour la gestion et le développement de leurs entreprises. Et, à terme, il sera intégré la composante sécurité sociale et assurance maladie, en vue d’optimiser le statut de l’entreprenant. Mieux, auprès des partenaires bancaires l’ouverture et la tenue des comptes sont gratuites pour ces catégories d’acteurs, de même qu’elles leur offrent des facilités de découvert pour soutenir leurs activités. Toutes choses qui séduisent les cibles puisqu’à ce jour, déjà 424 personnes ont été formalisées, révèle Abdoulaye Gounou. Autant d’avantages confirmés et vantés par Josette Loupéda, comédienne et Sébastien Gnonhossou, couturier.
A cela, s’ajoute que l’entreprenant se veut être «un nouveau statut juridique simplifié ouvert à toute entreprise, personne physique, qui exerce une activité civile, commerciale, artisanale ou agricole et qui souhaite se déclarer au Registre du Commerce et du Crédit mobilier (RCCM)». Il se veut gratuit, simple, et offre le bénéfice des avantages de la formalisation : reconnaissance, accès aux services bancaires, formations (en gestion, comptabilité, fiscalité…) et accompagnement dans les relations avec les services des impôts. Il suffira, pour obtenir ce statut d’entreprenant, de se rendre au Guichet unique de formalisation des entreprises (GUFE), muni d’une pièce d’identité (carte d’identité nationale ou passeport), ou d’un extrait d’acte de naissance, puis d’une photo d’identité. Dès lors, en 8h seulement, promettent les promoteurs, le statut est validé et l’entreprenant obtient sa carte de l’entreprenant sur laquelle figurent son numéro RCCM et son identifiant fiscal unique (IFU). Bon à savoir aussi, ce statut simplifié est réservé aux entreprises dont le chiffre d’affaires est inférieur aux seuils de 30.000.000 FCFA (activités de négoce/commerce), de 20.000.000 FCFA (activités d’artisanat) et 10.000.000 FCFA (activités de services).

Le Bénin, pionnier de la mise en œuvre de la réforme

Olivier Fremont, représentant résident de la Banque mondiale au Bénin, dont l’institution soutient la démarche, salue sa pertinence. Il se réjouit des incidences positives qu’elle induira, tant pour les bénéficiaires que pour l’Etat.
Le statut de l’entreprenant vise à encourager la formalisation des entreprises dans les Etats membres de l’OHADA, souligne-t-il, vantant ses vertus et exhortant à mener diligemment le processus, qui a déjà connu la régularisation de 424 micro entreprenants dont les témoignages sont éloquents relativement au bien fondé de cette réforme. L’orateur fait particulièrement remarquer que depuis la révision des actes uniformes de l’OHADA consacrant l’avènement du statut de l’entreprenant, le Bénin est le tout premier pays à réaliser sa mise en œuvre concrète.
Ce dont se réjouit le secrétaire permanent de l’OHADA Dorothée Sossa, espérant que cela marquera définitivement l’envol de cette réforme et aidera à traquer la misère ; puis contribuer réellement à donner corps à la vocation de l’OHADA, de faire de l’Afrique un nouveau pôle de développement. Pour lui, les actes uniformes relatifs au droit commercial général et groupements d’intérêt économique auront montré leurs limites. D’où cette relecture des textes en 2010. Car, l’informel n’est pas seulement source de déperdition de ressources mais aussi d’insécurité pour les acteurs, qui ne bénéficient pas de certains avantages et protection liés pourtant à leur statut. De même que l’entrepreneur individuel et les membres de sa famille sont exclus du système de protection sociale et d’assurance maladie. En clair, si la plupart des acteurs économiques se nichent dans l’informel, il était utile de créer les conditions favorables d’une migration de l’informel vers le formel, explique Dorothée Sossa. Surtout que des conditions incitatives sont prévues pour accompagner les entreprenants, note-t-il, exhortant les Etats à s’engager résolument dans cette voie et envisager, pourquoi pas, une section spéciale pour les entreprenants au niveau du Guichet unique.

Pour une transformation structurelle de l’économie

Pour sa part, le ministre Antonin Dossou, s’est d’abord employé à remercier tous ceux qui, vaillamment et patiemment, ont travaillé à l’avènement de cette réforme, avant de saluer le leadership du professeur Dorothée Sossa à la tête du Secrétariat permanent de l’OHADA, en rendant plus souple les textes communautaires régissant le commerce général. Ce qui honore, se réjouit-il, le Bénin. En tant que tel, le droit OHADA apparaît comme un instrument efficace de politique économique, relève Antonin Dossou. Il plaide à son tour pour que la mise en œuvre du statut de l’entreprenant comporte de réels avantages pour le Bénin, en favorisant la transition douce de l’informel au formel ; l’informel n’étant pas en mesure d’assurer l’accumulation du capital pour induire une transformation structurelle de l’économie.
Au nom du chef de l’Etat, le professeur François Adébayo Abiola, ministre d’Etat chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, salue une réforme réussie dont la portée sera déterminante pour le Bénin, et soutenue par l’amélioration du climat des affaires. Insistant sur les performances du Guichet unique de formalisation des entreprises et la baisse des coûts de création des entreprises, de même que sur les réformes au port de Cotonou et la sécurité des installations, il soutient que l’environnement des affaires est forcément plus attrayant. Ce que devrait davantage renforcer le statut de l’entreprenant, en ce qu’il concerne la majorité des acteurs économiques, à travers le régime juridique simplifié qu’il promeut, pour aider à la transformation structurelle de l’économie béninoise ; et la garantie qu’il leur donne de contribuer effectivement à la création de la richesse nationale, autant que d’assurer leur propre sécurité sociale

Actualités 06 mai 2015


Allaitement maternel : Quels avantages pour l'enfant ?

Les spécialistes de la santé et même les institutions internationales comme l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) recommandent aux mamans de donner exclusivement le sein à leurs bébés pendant les 6 premiers mois révolus. Ensuite, lors de la diversification alimentaire, l'allaitement peut être poursuivi jusqu’à 2 ans voire au-delà.

Au cours d’une discussion entre amies, Rose Atinlamey, revendeuse des tickets de la Loterie nationale du Bénin a déclaré que le fait de nourrir son bébé exclusivement au lait est une manière de l’affamer. Il faut aussi, selon elle, lui donner de la bouillie diluée. C’est aussi le point de vue de Jocelyne Anagonou, une vendeuse de fruits, qui complète au lait maternel le lait cérélac. C’est avec ce lait, insiste-t-elle, qu’elle a toujours nourri ses deux premières filles pendant leur enfance. Aline Sossoukpè estime qu’on peut toujours donner de l’akassa ou de la pâte accompagnée de la sauce gluante aux enfants même s’ils sont âgés de moins de six mois. Pour ces mères, le complément de nourriture au lait maternel est indispensable. Comme elles, nombreuses sont les femmes qui pensent que le lait maternel ne suffit pas pour nourrir un nouveau-né. Ainsi, d’autres préfèrent le compléter avec de la tisane.
« La suprématie de l'allaitement maternel est communément admise mais sous-estimée car les fondements et l'ampleur de cette supériorité sont encore souvent méconnus», souligne l’OMS. Ainsi, l'allaitement maternel présente des avantages qui, à court et long termes, sont attribuables soit à la composition même du lait féminin, soit à la relation privilégiée qu’il instaure entre la mère et l'enfant, ces modes d'actions étant difficiles à discerner l'un de l'autre. L'inventaire des avantages de l'allaitement maternel comporte en miroir celui des risques de l'allaitement artificiel. En dépit des difficultés méthodologiques, de nombreuses études portent sur les effets de l'allaitement maternel. Deux facteurs semblent essentiels lors de leur analyse critique, c’est-à-dire, le caractère exclusif ou non de l'allaitement et sa durée.

Le lait maternel, nourriture de l'enfant

Selon l’OMS, le lait maternel nourrit l'enfant. Il est spécifique de l'espèce. Quantitativement, il existe une corrélation entre les nutriments et le temps pour accroître son poids de naissance. Il conviendrait de parler des laits plutôt que du lait. Le lait maternel est caractérisé par une teneur en protéines plus faible que celle des autres mammifères et plus riche en lactose qui est une source d'énergie nécessaire au développement du système nerveux. Le poids à la naissance de l'enfant est multiplié de 2 à 4 au cours des 5 mois. Qualitativement au niveau des protéines, on note l'absence dans le lait maternel de bêta lactoglobulines à l'origine des allergies. Les caséines diffèrent selon l'espèce en fonction de leur poids moléculaire et de leur composition en acides aminés. Le rapport protéines solubles sur caséine est élevé pour le lait féminin, donnant lieu à un coagulum plus fin et donc une digestion plus rapide et plus confortable. A noter l’absence de lactoferrine dans le lait de vache. Les laits ne sont pas interchangeables entre les espèces. Rappelons que les préparations pour nourrissons ne sont que du lait de vache plus ou moins modifié.

Le lait maternel adapté à l'enfant

« Le lait maternel est adapté aux besoins de l'enfant», conseille l’OMS. Il est admis que pendant les six mois et peut-être plus, l'allaitement exclusif assure une croissance parfaite en taille et en poids. Et que l'allaitement maternel doit être poursuivi et associé à une alimentation diversifiée et adaptée jusqu'à deux ans.
La croissance des bébés allaités et de ceux nourris au biberon sont subtilement différentes. Il existe un infléchissement du poids vers 4 à 5 mois alors que la taille et le périmètre crânien sont comparables. Les bébés allaités règlent spontanément leur consommation énergétique à un niveau énergétique plus faible. Ceux nourris au biberon reçoivent un excès de calories et de protéines, fabriquent plus de masse grasse, moins de masse maigre, moins de muscle. Le lait maternel est adapté à son développement sensoriel et cognitif. Des études à court et à long termes ont montré de meilleures performances à certains tests pour les enfants allaités. La composition du lait maternel est variable dans le temps en fonction des besoins du nourrisson selon l'âge. La concentration en protéines est plus élevée en cas de prématurité, mais le volume est plus faible, puis diminue dans le lait nature et au cours de la lactation.

Protection contre les infections et certaines maladies

« Les agents infectieux comme les bactéries, les virus, les parasites, pénètrent dans l'organisme par effraction. Le système immunitaire de la sous muqueuse qui s'oppose à cette pénétration est très peu développé chez le nouveau-né. A la naissance, les anticorps maternels sériques ont été transmis par le placenta à l'enfant, et disparaissent en quelques semaines ou mois. Le lait maternel complète cette action », expose l’OMS qui ajoute que l'allaitement maternel permet une croissance et un développement neurosensoriel et affectif optimal, protège contre certaines affections, ne coûte rien à la famille, permet une baisse des dépenses de santé à l'échelon collectif, comporte des avantages pour la santé maternelle et respecte l'environnement.
L'allaitement artificiel permet dans les pays industrialisés seulement une croissance et un développement neurosensoriel correct, est responsable d'une augmentation de la morbidité infantile, des coûts élevés pour la société et pour les familles. Elle nuit à l'environnement. Par rapport à l'allaitement maternel, son utilisation manque de recul. Des effets à long terme restent sans doute à découvrir.

Santé 06 mai 2015


Affaire Candide Azannaï : Cotonou, entre malpropreté et calme précaire

Hier mardi 5 mai, Cotonou semble avoir retrouvé son calme légendaire. Et comme si dame nature elle-même voulait contribuer au dégel, c’est avec une petite pluie que la ville s’est réveillée. Adieu donc la journée noire de la veille ! Sauf que tout n’est pas encore parfait.

Les quartiers Zogbo, Kindonou, Mènontin, Vèdoko, les encablures du stade de l’Amitié de Kouhounou, le carrefour IIta rebaptisé même pour la circonstance portaient encore, hier mardi, les impacts et séquelles des échauffourées qui ont embrasé la ville la veille. Les dizaines de pneus brûlés sur les artères publiques, les barricades érigées ça et là, les branchages utilisées et tout ce qui est passé par la main des manifestants ont laissé les zones de tension dans un état pas du tout salubre. Cotonou qui n’était déjà pas particulièrement attrayant par ces temps-ci, présente alors un état de malpropreté à plusieurs égards. Sur le tronçon Zogbo-stade de l’Amitié, la chaussée s’est revêtue par endroits d’épaisses couches noires et aux abords des voies, des amas de ferrailles résultant de la brûlure des pneus ne rendent pas encore la circulation aisée. Situation presque identique à Kindonou avec la particularité que les branchages détruites la veille, obstruent le passage par endroits. En somme, chaque partie de la ville visitée par les manifestants le lundi dernier, peine à retrouver son atmosphère habituelle. Ils n’avaient sans doute pas pris en compte cet aspect des choses, lundi dernier au cours de leur furie.
Nombre de citoyens se posent ainsi la question de savoir si la mairie viendrait en renfort, mettant ses services techniques à contribution pour nettoyer Cotonou, du moins lui redonner son aspect d’avant les échauffourées du 4 mai dernier. Certains Cotonois rencontrés hier ont même manifesté le désir de voir les devanciers du mouvement du lundi dernier « prendre exemple sur les Burkinabè, en procédant au nettoyage de la ville ». En clair, il y a une envie de voir, après le calme retrouvé, la ville renouer avec la salubrité. Et parlant de salubrité, la journée du samedi prochain y sera consacrée. C’est du moins ce qu’ont annoncé hier, certains membres de l’Union fait la Nation (UN), alliance politique du député Candide Azannaï, considéré comme l’homme par qui cette situation est survenue. Les nombreuses concertations organisées par les responsables de l’UN et leur visite au domicile de leur collègue, ont accouché de cette initiative qui ne laisse pas sans interrogations, même si elle est salutaire. Pourquoi attendre, en effet, plus de cinq jours pour se mettre à nettoyer la ville, surtout par ces temps de saison pluvieuse ?

La circulation, toujours un casse-tête

Les habitants de la capitale économique du Bénin n’ont pas encore entièrement retrouvé le sourire. En plus de côtoyer des déchets qui leur rappellent que lundi dernier, ils ont vécu une journée peu ordinaire sur fond de peur et de psychose, ils doivent aussi circuler péniblement. Certaines artères de la ville sont demeurées bloquées, non plus par les manifestants ou partisans de Candide Azannaï, mais par des éléments des forces de sécurité et défense. Inutile de chercher à savoir les motifs d’une telle décision, puisqu’on n’en saura rien. Le cas du tronçon qui passe devant le domicile du chef de l’Etat est flagrant. Et si ce passage n’était pas d’une importance majeure pour les habitants des quartiers comme Houéyiho, Fidjrossè, Agla, Vèdoko, Mènontin, Kindonou, Agontinkon, Godomey… sans oublier la cité dortoir, Abomey-Calavi, les citoyens ne ressentiraient pas pour autant le mal et le calvaire qui leur sont imposés. En réalité, les travaux de construction et d’aménagement qui ont bloqué le passage Sainte Rita-stade de l’Amitié ont fait de la route passant devant la domocile du chef de l’Etat, un passage obligatoire pour nombre de Cotonois. L’interdire pour la circulation revient donc à accentuer leurs difficultés et cette situation crée dans certaines Vons, des bouchons à longueur de journée. L’autre difficulté se situe au niveau des commerces, restaurants et autres supermarchés assez fréquentés de ce tronçon qui, du coup, se voient privés de clientèle. Le blocage va-t-il durer encore longtemps ?
Rien n’est moins sûr en tout cas et ceux qui espèrent le dénouement, devraient prendre leur mal en patience, avec la marche déjà interdite par le ministre de l'Intérieur que projettent ce jour, plusieurs acteurs politiques via une certaine «Coalition des forces démocratiques», pour, disent-ils, «sauvegarder les libertés et acquis démocratiques, protester contre l’enlèvement manqué de l’honorable Candide Azannaï…», il n’est pas exclu que d’autres artères de la ville connaissent le même sort.
Il faut même craindre que l'une des partie de la chaussée ouverte hier nuit aux populations ne soit encore barricadée.


On fait le bilan !

Selon certaines confidences recueillies hier, les manifestants auraient eux-mêmes fait le bilan, du moins certains des meneurs auraient tenu des réunions secrètes au petit matin d’hier mardi et même plus tard dans la journée pour susciter l’accalmie totale, faire le point de leurs actions et surtout se féliciter de ce qu’il n’y ait pas eu des débordements. Nos sources font état de ce que, la maîtrise de la situation du stade de l’Amitié qui a failli leur échapper à un moment donné, avec des manifestants qui voulaient s’en prendre à des commerces et établissements financiers, aurait été l’une de leurs plus grandes fiertés.
JFM

Actualités 06 mai 2015


Face à l’épidémie de méningite aux portes du Nord Bénin : L’appel des diplomates accrédités au secours du gouvernement béninois

Dans la soirée d’hier lundi 4 mai, le ministre des Affaires étrangères Nassirou Bako Arifari et son collègue de la Santé, Dorothée Akoko Kindé Gazard ont rencontré les membres du corps diplomatique accrédités au Bénin. Ils étaient conviés à une séance d’échanges au ministère des Affaires étrangères sur une épidémie de méningite qui sévit déjà au Niger et qui plonge le Bénin en situation de pré-épidémie.

«Le cri, l’alerte du gouvernement béninois face à une épidémie de méningite qui sévit déjà au Niger et qui est aux portes des districts sanitaires des zones frontalières du Niger avec le Bénin ». Voilà l’information principale que le ministre des Affaires étrangères a portée à la connaissance des diplomates accrédités au Bénin qu’il a invités, hier dans la soirée. Pour lui, tout le monde connait le taux de létalité, et les victimes se comptent déjà par dizaines. «Le Bénin ne peut faire la politique de l’autruche. Les liens sont importants entre les deux pays et les canaux ne sont pas forcément contrôlables. Nous devons prendre les dispositions et c’est suite à cela que le président de la République nous a instruits afin d’évoquer avec vous la question et d’envisager comment organiser la riposte», a expliqué le ministre des Affaires étrangères aux diplomates, demandant à sa collègue de la Santé de donner les détails sur le sujet et de livrer les données techniques et expressions des besoins.
«La ceinture de méningite s’étend du Sénégal en Ethiopie et le Bénin est peu ou prou situé dans cette ceinture par les communes du Nord ; on y déplore déjà plus de 1000 cas avec environ 100 décès et précisément plus de 85 morts il y a plusieurs jours», a déploré Dorothée Akoko Kindé Gazard. Il faut s’inscrire dans la prévention, car le District de Gaya étant atteint, Karimama et Malanville regorgent des cas de méningite non contrôlés par rapport à la situation de pré épidémie dans laquelle sont plongées les villes ci-dessus, a fait remarquer le ministre de la Santé. Même si les 25 communes des deux Nord ont été vaccinées par la souche A du méningocoque, le Men afrivac, pour une immunité de 10 ans, la crainte du ministre de la Santé est que sur le plan bactériologique, malgré les vaccins de la souche A administrés, ce sont les souches C et W135 qui émergent et deviennent plus foudroyantes, a-t-elle expliqué. Ainsi, «Les ressources sont vraiment limitées et il faut non seulement les vaccins, mais également les antibiotiques et cela nécessite jusqu’à 10 milliards F CFA pour couvrir ces charges», a confié le ministre de la Santé.
Mais le ministre des Affaires étrangères, revient expliquer que ce n’est pas nécessairement des aides financières qu’il faut, mais que même des aides matérielles seraient les bienvenues.
Le phénomène sévit depuis janvier 2015 au Niger et les deux ministres appellent les diplomates à aider le Bénin à parer au plus pressé en le soutenant donc par des appuis financiers et ou matériels.
Actualité oblige, le ministre des Affaires étrangères avant d’entrer dans le vif du sujet a rappelé à ses hôtes, les résultats des élections législatives du dimanche 26 avril dernier qui ont été proclamés, dimanche 3 mai par la Cour constitutionnelle. Il a également profité de l’occasion pour présenter un exposé à ses hôtes sur la dématérialisation de l’ensemble des documents de pré-dédouanement fait par des responsables de la Société d’exploitation du guichet unique.

Actualités 05 mai 2015


Chambre de commerce et d’industrie du Bénin : Le bureau exécutif accueille 13 nouveaux élus consulaires

La salle VIP de la Chambre de commerce et d’industrie du Bénin (CCIB) a abrité, jeudi 30 avril dernier, la cérémonie de présentation de 13 nouveaux élus consulaires de la mandature 2014-2019. Au cours de cette cérémonie présidée par Jean-Baptiste Satchivi, président de l’institution, les nouveaux élus ont reçu les attributs et les documents officiels.

Les élections consulaires complémentaires du 22 avril dernier ont livré leur verdict. A l’arrivée, 13 représentants d’opérateurs économiques ont été désignés pour siéger à l’Assemblée consulaire pour la mandature 2014-2019. Leur élection a réjoui Jean-Baptiste Satchivi, président de la Chambre de commerce et d’industrie du Bénin (CCIB) même si tous les 15 représentants d’opérateurs économiques attendus n’ont pu être désignés lors des élections complémentaires. Selon lui, l’Assemblée consulaire devrait compter 99 membres. Mais lors des élections de 2014, a-t-il rappelé, c’était seulement 84 élus consulaires qui avaient pu être désignés. Ainsi, restaient vacants 15 sièges. Les textes de la CCIB étant muets sur une telle situation, a expliqué Jean-Baptiste Satchivi, l’institution a dû se référer au ministère en charge du Commerce pour savoir la conduite à tenir. En réponse, l’autorité ministérielle a demandé que soient organisées des élections complémentaires. C’est dans ce cadre que le scrutin du 22 mars dernier a été organisé. Au total, sur les 15, ce sont seulement 13 qui ont pu être désignés, a révélé le président de la CCIB. Ce qui signifie que les 99 postes ne sont toujours pas occupés pour la mandature 2014-2019. «Avec les nouveaux élus, nous sommes 97 à siéger à l’assemblée consulaire», a souligné Jean-Baptiste Satchivi avant d’annoncer qu’il «n’y aura plus d’élections complémentaires».
Appelés à siéger au sein de l’assemblée de la nation économique, les 13 élus consulaires ont reçu chacun les attributs de leur nouveau statut. Ainsi, des exemplaires des documents fondamentaux, les macarons leur ont été remis et après le port solennel de l’écharpe aux couleurs nationales. Désormais membres à part entière de l’Assemblée consulaire du Bénin, ils ont pour mission de défendre les opérateurs économiques et se battre pour le développement économique du pays. Pour réussir cette mission, a souligné le président Jean-Baptiste Satchivi, ils doivent travailler dans l’union.
Pour le président de la CCIB, la vision de la présente mandature est de faire de la CCIB à l’horizon 2019 le porte-étendard du Bénin sur le plan international. «Cette vision doit être notre boussole», a-t-il indiqué aux nouveaux élus. Sur le chantier des défis, il a mentionné le renforcement du dialogue secteur public-secteur privé, la valorisation des ressources humaines à l’interne, la consolidation du patrimoine de l’institution et sa rénovation, l’amélioration de l’offre de services aux entreprises sans oublier l’accompagnement des PME et PMI.

Actualités 05 mai 2015


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