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Nouvelles

Gouvernance locale à Banikoara, Tchaourou et Malanville : Les projets de budget primitif, gestion 2019, en souffrance
[caption id="attachment_31638" align="alignnone" width="1024"]La situation demeure plus complexe à Banikoara[/caption]

Depuis quelques jours au Bénin, l’heure est à la tenue des quatrièmes sessions ordinaires au niveau des conseils communaux. Consacrées à l’adoption des projets de budget primitif gestion 2019 des communes, ces rencontres se sont malheureusement soldées par des non- lieux à Banikoara, Malanville et Tchaourou. C’est suite à des divergences persistantes entre les conseillers.

Les communes de Banikoara et Malanville dans le département de l’Alibori et de Tchaourou dans le Borgou, attendent toujours d’être fixées sur leur budget primitif, gestion 2019. La cause, les conflits internes latents au sein des conseils communaux.

A Malanville, lundi 26 novembre dernier, ce sont des conseillers qui ont rejeté les 12 points soumis à l’ordre du jour de leur session dont l’examen et l’adoption du budget primitif exercice 2019, puis le document du Pta 2019.C’est la preuve que la crise au sein du conseil communal que préside le maire Inoussa Dandakoe est loin de connaître son dénouement.
Pendant ce temps à Banikoara, c’est une session extraordinaire qui a été convoquée d’urgence. Cela, 72 h après celle ordinaire au cours de laquelle devrait s’opérer le vote du budget primitif gestion 2019 de la commune.
En effet, lors de la quatrième session ordinaire, le maire Bio SarakoTamou et des membres de son conseil ont procédé à des délibérations que le préfet de l’Alibori a fait annuler. Ce qui oblige le maire à convoquer une session extraordinaire. «Le motif du rejet du Plan annuel d’investissements (Pai) et du projet de budget primitif était seulement la non-convocation de session extraordinaire devant statuer sur le vote de défiance à mon encontre », a expliqué le maire. L’autorité, soutient-il, a jugé que ce motif n’est pas rattaché au document budgétaire en discussion notamment le respect des principes et cadrages budgétaires, la pertinence des projets proposés. « Elle a dit que la délibération est entachée d’illégalité interne. Considérant aussi les nécessités d’intérêt général, il était important pour nous de convoquer à nouveau le conseil afin de pouvoir statuer sur le Pai et le projet de budget primitif », a insisté Bio Sarako Tamou.

Récurrent boycott

Seulement 7 conseillers sur les 29 du conseil communal avaient pris part à la session budgétaire. Alors que les autres avaient opté pour le boycott, ils ont examiné et adopté le Pai composé de 28 projets d’un coût de 817 821 368 francs Cfa et le projet de budget primitif de 2019 de la commune qui s’équilibre en recettes et en dépenses à la somme de 2 346 350 000 francs Cfa. Voter ce budget primitif pour permettre au maire de continuer à gérer la commune, font observer Pascal Kora Bata et les autres conseillers dissidents, ce serait un non-sens. Ils tiennent à tout prix à cette session extraordinaire pour le vote de défiance, refusant d’accepter les excuses présentées par le maire.
C’est depuis près de 4 mois que le Conseil communal de Banikoara est secoué par une crise. Sur les 29 conseillers qu’ils sont, 22 n’approuvent plus la gestion du maire. Ils l’ont invité à convoquer une session extraordinaire pour le soumettre à un vote de défiance.
Au même moment, c’est celle de Tchaourou qui a été renvoyée dans quelques jours. C’est la conséquence d’une fronde survenue à l’ouverture de la session, vendredi 30 novembre dernier. Seize membres du Conseil communal reprochent au maire Sounon Bouco Bio de ne pas prendre en compte certaines de leurs préoccupations.Excédés, ils ont préféré quitter la salle de délibération de l’hôtel de ville, laissant le maire, ses deux adjoints, deux autres membres du conseil et des agents de l’administration communale.
Après quelques minutes de concertation, Sounon Bouco Bio et ceux restés à ses côtés décident de négocier avec les 16 conseillers mécontents. Malheureusement, les deux groupes d’émissaires qu’ils ont dépêchés vers eux, ne réussiront pas à les amener à revoir leur position.Finalement, le maire a accepté à leur requête. Aussi, s’est-il résolu à convoquer la session extraordinaire exigée pour le jeudi 6 décembre prochain et celle budgétaire, le lendemain, vendredi 7 décembre.
En effet, le maire n’a même pas eu le temps d’ouvrir la séance. A peine a-t-il fini de prononcer les premiers mots que les 16 conseillers lui ont opposé une question préjudicielle.
Justifiant leur attitude, le porte-parole des frondeurs, Chabi Konlo Chabi, a indiqué qu’ils ont demandé la convocation d’une session extraordinaire pour discuter d’un certain nombre de questions. Ce à quoi leur maire n’a pas accédé, préférant les convier à une session budgétaire portant sur 12 points. Tout en dénonçant cette attitude, le conseiller Chabi Konlo Chabi y voit une stratégie pour jouer sur leur sensibilité.

Société 05 déc. 2018


Ouverture de l'Ecole de formation des professions judiciaires: La concrétisation d'un autre projet inscrit au Pag
[caption id="attachment_31637" align="alignnone" width="1024"]A en croire le ministre de la Justice et de la Législation Séverin Quenum, (au micro), l'Efpj formera des hommes nouveaux pour la justice béninoise et renforcera les acteurs en exercice[/caption]

Le ministre de la Justice et de la Législation, Séverin Quenum, a procédé, hier, au lancement officiel des activités de l'Ecole de formation des professions judiciaires (Efpj). C'est en présence du président de la Cour constitutionnelle, Joseph Djogbénou, et de la ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Marie Odile Attanasso.

Après la mise en place du tribunal de commerce de Cotonou, la création de l'Agence pénitentiaire du Bénin, puis de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme, une autre réforme phare du Pag dans le secteur de la justice vient de se concrétiser. Il s'agit de l'Ecole de formation des professions judiciaires (Efpj) qui ouvre ses portes ce jour. Hier au lancement des activités de l'Efpj, le ministre de la Justice et de la Législation Séverin 

Quenum, a rendu hommage au professeur Joseph Djogbénou qui, alors ministre, a eu l'idée d'une telle initiative et a oeuvré pour sa prise en compte dans le Pag.
Créée par décret 2018-178 du 16 mai 2018 portant approbation des statuts de l'Ecole de formation des professions judiciaires, l'Efpj a pour mission la formation initiale et continue des magistrats, des officiers de justice, des greffiers, des agents de protection de l'enfance, de l'adolescence et de l'éducation surveillée; la formation du personnel judiciaire, des auxiliaires de justice et des officiers ministériels qui pourraient lui être confiés ; la formation des auditeurs de justice et de stagiaires ressortissants d'autres États ; la recherche notamment dans le domaine des pratiques judiciaires comparées. "Dès demain mercredi 5 décembre, l'Efpj ouvrira les portes de ses salles de cours à la première promotion des élèves greffiers. D'un effectif de cent, ces apprenants suivront une formation à la fois théorique et pratique qui les rendra aptes à servir efficacement la justice béninoise", renseigne le directeur de l'Efpj, Éric Montcho Agbassa.
Après avoir insisté sur la qualité des formations offertes, la ministre Marie Odile Attanasso a réaffirmé son engagement à accompagner cette école et exhorté la première promotion de greffiers à se laisser former pour acquérir la compétence indispensable à un travail professionnel.

Former des hommes nouveaux et les hommes au renouveau

"La Justice aujourd'hui est à la croisée des chemins. Critiquée par ses propres acteurs et critiquée aussi par les justiciables. Il faut donc moderniser la justice... Il faut des hommes nouveaux... Je souhaiterais que vous soyez des références pour ceux qui viendront après vous. Je voudrais que vous puissiez faire le serment de faire en sorte que la justice, à votre ère, ne soit plus aussi critiquable", c'est l'adresse du ministre de la Justice et de la Législation, Séverin Quenum aux apprenants. Il précise que l'école ne formera pas seulement des hommes nouveaux mais elle formera aussi des hommes au renouveau. Ainsi les anciens magistrats, anciens greffiers..., pourront aussi se faire renforcer à l'Efpj.
S'adressant au directeur de l'Efpj, le ministre Séverin
Quenum l'a appelé à une gestion compétente. "Vous avez entre vos mains l'avenir de ces jeunes; vous avez entre vos mains l'avenir de la justice", lui a rappelé le Garde des Sceaux pour l'amener à saisir la portée de la mission qui lui est confiée. In fine, le ministre de la Justice et de la Législation a invité tous les acteurs de la maison Justice à l'intégrité et à la loyauté.

Actualités 05 déc. 2018


Manœuvre nationale interarmées « Ma Kon-Hin 2018 »: Les capacités opérationnelles de l’armée renforcées
[caption id="attachment_31639" align="alignnone" width="1024"]Baïonnettes au vent, les militaires béninois ont eu raison du groupe de terroristes et d’extrémistes sur le terrain[/caption]

S’inscrivant dans le cadre de la défense opérationnelle du territoire et la poursuite de l’œuvre de consolidation de la capacité des Forces armées béninoises (Fab) au titre de l’année 2018, la manœuvre nationale interarmées « Ma Kon-Hin 2018 » a pris fin dimanche 2 décembre dernier à Ségbana. L'opération ayant débuté, lundi 26 novembre dernier, le clou des actions programmées a été l’assaut final organisé à Benseku, sur l’axe Kandi-Sègbana. Il a été ponctué d'un défilé militaire.

Les objectifs assignés à l’exercice militaire « Ma Kon-Hin 2018 » qui s’est achevé, dimanche 2 décembre dernier, ont été atteints. Une nouvelle fois, les Fab ont fait preuve de leur niveau opérationnel et tactique assez élevés. Le personnel constitué d’officiers, de sous-officiers et de militaires de rang a démontré son savoir-faire en état-major de brigade dans un environnement national et interarmées. La maîtrise des actes élémentaires du combattant, des mécanismes et procédés des missions, ainsi que le respect canevas de comptes rendus, sont les retombées de ces manœuvres.
En effet, engagée depuis 96 heures dans le cadre de cette manœuvre, la brigade a reçu pour mission de s’emparer de la forêt des trois rivières, lieu qu’un groupe armé terroriste et d’extrémistes, celui des Combattants de la Vraie Foi (Cvf) a investi, pour pouvoir déstabiliser le pays. Elle est également appelée à contrôler l’espace compris entre Sègbana, Warandji et Néganzi. Au terme des quatre jours d’engagement, la capacité de nuisance des Cvf a été fortement réduite depuis la ligne de débouchés N’Dali-Nikki jusqu’à la ligne finale Kandi-Sègbana. A l’issue de l’attaque conduite, samedi 1er décembre dernier à Korodji, les éléments résiduels des assaillants en fuite se sont alors emparés du campement peulh de Gbédarou. Localisée, la bande de fuyards a été traitée successivement par des tirs d’artillerie, ensuite par ceux des engins blindés. Les éléments de l’Infanterie se sont ensuite chargés d'en finir avec l’ennemi par un assaut.
Au regard de la réussite que l’exercice a connue, le ministre de la Défense nationale,
Fortunet Nouatin, et le chef d’état-major général, Jean-Baptiste P. Ahoyo, ont estimé qu’il n’y a pas de doute. « Ces manœuvres ont montré à quel point notre armée est prête à parer à toutes les éventualités et aux menaces de toutes sortes », ont-ils fait observer. Abondant dans le même sens, le préfet de l’Alibori, Mohamadou Moussa, tout en louant le caractère sécuritaire et social que revêt cette manœuvre, s’est réjoui du choix porté sur son département pour l’accueillir.
En effet, l’autre volet de l’exercice a été l’assistance aux populations de Sègbana et ses environs, à travers des actions civilo-militaires. Outre la réalisation d’un bloc de latrines à quatre cabines au profit du Collège d’enseignement général, elles ont également bénéficié de soins gratuits dans les domaines de la médecine générale, de la pédiatrie, de la chirurgie et de l’ophtalmologie.
Avec son statut de Général, Mathieu Boni a remercié le Haut commandement de l’armée, pour avoir invité les membres de l’amicale des militaires retraités qu’il préside. Par rapport au professionnalisme dont les officiers de l’état-major ont fait preuve, lors de l’exposé des thèmes et des scénarios, puis de l’exécution de la manœuvre sur le terrain, il a exprimé son satisfecit.
Mission accomplie donc pour le directeur de l’exercice, chef pôle des opérations et entraînements à l’état-major général des Fab, le colonel Tétédé Idjouola. Selon lui, la manœuvre a permis d’évaluer le niveau de compétence atteint par les hommes en armes. Il en est de même pour la capacité d’organisation logistique de la manœuvre depuis Cotonou, jusqu’ici dans l’Alibori.
Au total, 172 véhicules et engins militaires ont été mobilisés pour la cause. C’est pour un effectif de 1 050 hommes mis à contribution sur le terrain. Un défilé militaire auquel ont participé les différentes forces de l’armée de terre, de la marine et de l’armée de l'air engagées, est venu clôturer la manœuvre.

Actualités 05 déc. 2018


Semaine du numérique : L’E-sport et le modèle des villes intelligentes à la loupe
[caption id="attachment_31636" align="alignnone" width="1024"]Farid Arab, gestionnaire de communauté et fondateur de Founder Family[/caption]

Dans le cadre de la Semaine du numérique à Cotonou, les participants ont eu droit, mercredi 28 novembre dernier, à un partage d’expériences et à un panel respectivement sur l’importance de l’E-sport et le modèle que constituent les villes intelligentes pour l’Afrique. Les débats conduits par d’éminents communicateurs ont permis à l’assistance d’appréhender les sujets.

Deux thématiques ont tenu en haleine, le public ayant effectué le déplacement de la place de la réconciliation ce mercredi 28 novembre, dans le cadre de la Semaine du numérique à Cotonou. A travers le premier thème intitulé « Les villes intelligentes, quel modèle pour l’Afrique? », le panel de communicateurs a permis à l’assistance de comprendre l’intérêt pour les pays africains de développer des villes intelligentes. Selon Emmanuel Dusenge, chef de Projet Smart Cities à Inmarsat, l’économie numérique reste un défi majeur pour les villes africaines. Pour lui, les pays africains doivent continuer à numériser leur économie et faire des technologies de l’information et de la communication (Tic), un catalyseur du développement socio-économique. Car, le paysage technologique mondial est en pleine évolution et offre de ce fait, de nouvelles opportunités et de nouveaux défis. Prenant exemple sur Kigali, il estime que les villes africaines ont un grand intérêt à faire l’option des villes intelligentes, gage de développement durable. Abondant dans le même sens, Romarick Atoké, responsable Architecture et design urbain à l’Agence de Développement de Sèmè-City, a exposé le projet de la Cité de l’innovation et du savoir (Sèmè-City). Selon lui, à travers ce projet, le Bénin ambitionne de créer une cité intelligente. « Sèmè-City est un terrain fertile pour la recherche, la formation professionnelle, l’innovation entrepreneuriale dans les secteurs de l’habitat durable, les énergies renouvelables, l’agriculture urbaine, l’agro-industrie….. » a-t-il expliqué. C’est l’occasion pour Eugène C. Ezin, directeur de l’Institut de Formation et de Recherche en Informatique de rappeler l’intérêt pour les autorités à divers niveaux du pays de faire l’option des villes intelligentes et respectueuses de la protection de l’environnement. Pour Farid Arab, gestionnaire de communauté et fondateur de Founder Family, plus de doute que les Tic vont favoriser le développement des villes car plus de 50% des Africains seront citadins en 2050.

Un marché d’E-sport en progression

Le partage d’expérience autour du thème : « Le gaming et l’E-sport, les nouveaux eldorados du numérique en Afrique » a permis aux jeunes de comprendre la part de marché que constitue le sport électronique de nos jours. Selon Farid Arab, gestionnaire de communauté et Fondateur de Founder Family, cette discipline virtuelle qui fait intervenir les sens de l’homme suscite beaucoup d’engouement dans plusieurs pays. « Le jeu vidéo est une industrie en forte progression », a-t-il martelé. Le marché du Gaming et de l'E-sport est en forte croissance à travers le monde, selon Chris Kouassi Cokson, Tech reporter et directeur de Swyft Group. Pour lui, E-sport permet de se faire des capitaux. Selon ses propos, les chiffres d’affaires sont passés de 66 millions d’euros en 2014 à 4,3 milliards d’euros en 2017. Plusieurs emplois et stages sont créés dans le monde à travers le sport électronique. Les Etats-Unis caracolent en tête des pays où cette industrie se développe dans le monde tandis que l’Afrique du Sud reste le leader sur le continent. Le développement des industries culturelles et créatives sur le continent a permis la création des fédérations d’E-sport dans plusieurs pays. Errol Tony, conseiller technique juridique du ministre en charge des Sports a réitéré l’engagement du gouvernement à accompagner les initiatives de sport électronique au Bénin. Les communicateurs ont rappelé que le Bénin est un pays riche en culture et en héros. C’est pourquoi, ils proposent qu'une industrie du jeu autour de ces héros y soit développée.

Société 04 déc. 2018


Lutte contre les grossesses en milieu scolaire: Le Cipb mobilise les investisseurs
[caption id="attachment_31635" align="alignnone" width="1024"]Roland Riboux, président du Cipb[/caption]

Les statistiques ne sont pas bonnes. Des dizaines de jeunes filles béninoises passent du statut d’élève à celui de mère, du jour au lendemain dans des conditions peu plaisantes avec une suite de conséquences plutôt fâcheuses pour leur santé, la société et la nation. Sensible à la situation, le Conseil des investisseurs privés au Bénin (Cipb) se lance dans la quête de financement, en collaboration avec les Femmes engagées pour des nominations et des élections paritaires (Fenep) pour sauver ces jeunes filles des mailles des grossesses précoces. Samedi 1er décembre à Cotonou, un gala caritatif a été organisé à cet effet.

Message de sensibilisation, témoignages de victime, explications d’acteurs intervenant sur le terrain… Tout était au rendez-vous, samedi 1er décembre à Cotonou, le temps d’un dîner caritatif, pour informer les investisseurs privés du Bénin de la réalité des grossesses en milieu scolaire. Chaque année au Bénin, des centaines de jeunes filles tournent le dos à l’école et arpentent les rues du désespoir, ventre ballonné pour allonger la liste des filles-mères sans issue. Un gâchis pour la société et un véritable fléau social. Presque un drame, dira-t-on, qui se joue au nez et à la barbe de la société mais auquel n'est pas insensible le Conseil des investisseurs privés au Bénin (Cipb). Il s’invite au chevet de la jeune fille en détresse. Une cause noble, dira son président, Roland Riboux, qui a mobilisé autour d’un gala caritatif une cinquantaine d’entreprises. Pour lui, le Cipb a toujours été à l’avant-garde de la réflexion sur les sujets touchant au développement du Bénin. Il y a un an, dans les mêmes conditions, des actions ont été engagées contre la malnutrition. La grossesse des jeunes filles en milieu scolaire eu égard à ses conséquences, interpelle a nouveau son organisation, souligne-t-il.
Roland Riboux rappelle aussi les conséquences du fléau. Outre le fait de voir ses futures dirigeantes du pays quitter précocement les bancs, il ajoute les accouchements difficiles et les conséquences psychologiques dramatiques. Il faut donc agir, plaident-ils, invitant ses pairs à mettre la main à la poche pour aller au chevet de l’adolescente en détresse. Si les entreprises sont prêtes à débourser pour freiner le mal, il faut aussi conscientiser les auteurs. Les filles, elles, ont besoin de repères et d’être à l'abri du besoin, de la pauvreté et de la faim pour mieux résister à l’appât des prédateurs sexuels qui parfois se trouvent être leurs camarades de classe, poursuit le président du Cipb.

Il est temps d’agir !

La voix de Virginie Kassa se fera aussi entendre au cours de ce gala. Cette jeune fille de la commune de Matéri, la plus touchée du pays par le phénomène des grossesses en milieu scolaire, le baccalauréat à peine décroché, raconte le calvaire de ses sœurs. Mimétisme, gain facile, pauvreté sont les trois mobiles du drame, explique émotive la jeune fille devant des patrons d’entreprise tout ouïs. Il faut sensibiliser «ses sœurs » et leur venir en aide pour les mettre à l’abri du besoin, lance-t-elle. « Cela nous freine, nous bloque et nous empêche d’évoluer», détaille-t-elle. Siaka Coulibaly, coordonnateur résident des agences du Système des Nations Unies, l’appuie. Face à cette problématique qui se pose partout au Bénin, il suggère que la contraception et les questions relevant de la sexualité, encore jugées intimes, soient abordées à l’école. Ces jeunes filles qui finissent par tout perdre du fait des grossesses constituent pourtant une aubaine pour l’atteinte des Objectifs de développement durable.
« Il est temps d’agir pour permettre aux jeunes filles de faire un choix responsable », suggère-t-il. Suggestion motivée par des chiffres presque intenables sur la grossesse des adolescentes. Une sur cinq accouche avant l’âge de 20 ans au Bénin. Les plus forts taux de naissance ont été enregistrés chez les 15-24 ans. Une jeune sur trois au Bénin donne naissance avant 18 ans. L’autre voix forte entendue au cours de ce gala caritatif est celle de la présidente de l’association Femmes engagées pour des nominations et des élections paritaires (Fenep), Gwladys Tawema, très active sur le terrain, contre cet ennemi du développement. Grâce à son gala caritatif, le Cipb a réussi à mobiliser un important financement pour soutenir la lutte pour zéro grossesse en milieu scolaire.

Société 04 déc. 2018


Maladies virales du manioc : Le Bénin se dote d’un plan d’action national

Au Bénin, la lutte contre les virus, qui attaquent le manioc, est désormais soutenue par un Plan d’action national. Les documents stratégiques entrant dans ce cadre ont été conçus, du 29 au 30 novembre dernier à Grand-Popo, grâce au soutien de la Fondation Bill et Melinda Gates à travers le Programme ouest- africain d'épidémiologie virale pour la sécurité alimentaire (Ndlr, West african virus epidemiology for foodsecurity, Wave).

Un Plan d’action national de lutte contre les maladies virales du manioc a été effectivement conçu pour le Bénin au terme d’un atelier scientifique organisé dans le département du Mono. Il comporte les interventions à faire avant, pendant et après une attaque de maladies de la mosaïque africaine du manioc (Africancassavamosaicdisease,Acmd) et de la striure brune du manioc (Cassavabrownstreakdisease,Cbsd) ou dans le cas de toute autre attaque virale, à en croire le professeur Corneille Ahanhanzo, coordonnateur du programme Wave-Bénin. Assorti d’un chronogramme de mise en œuvre, le plan définit les interventions institutionnelles et le champ des actions opérationnelles telles que la sensibilisation, l’identification desdites maladies, la riposte et le suivi.
Concernant l’enjeu d’une telle disposition, le professeur Félicien Avléssi, deuxième vice-recteur de l’Université d’Abomey-Calavi, a expliqué, à l’ouverture de l’atelier, que si l’Acmd est la plus importante maladie de par sa propagation sur le continent africain, la Cbsd, quant à elle, occasionne des ravages pouvant atteindre 90%, voire 100% de sa cible. Il en déduit que les ravages peuvent entraîner les pays victimes dans un scenario catastrophique qu’il faut éviter à tout prix. « Nous devons nous préparer à parer au drame comme s’il est déjà là », a insisté l’universitaire.
Abondant dans le même sens, le directeur du Centre de recherche agricole (Cra Sud), Dr Marcellin Allagbé, souligne que les crises qui adviendraient des maladies virales du manioc peuvent être d’ordre alimentaire ou liées au secteur pharmaceutique et à la fabrication des sachets biodégradables tant les industries de production respectives, justifie-t-il, ont recours au tubercule pour son amidon. Deuxième culture vivrière au Bénin, le manioc est l’aliment de base de près de 800 millions de personnes dans le monde dont 500 millions d’Africains, ont rappelé les scientifiques qui saluent l’attention du gouvernement pour le problème des attaques virales contre le manioc.

Société 04 déc. 2018


Journée mondiale des sols : Un atelier scientifique s’ouvre demain à l’Uac
[caption id="attachment_31632" align="alignnone" width="1024"]Il importe de protéger et gérer de façon durable les sols pour garantir la survie de l’humanité[/caption]

La communauté internationale célèbre, ce mercredi 5 décembre, la Journée mondiale des sols placée cette année sous le thème « Pollution des sols : Soyez la solution ». Enseignants, chercheurs, organisations non gouvernementales et autres acteurs du développement rural et de l’environnement, communieront une fois encore autour de l’importance de la terre nourricière, de la nécessité de pallier son épuisement et de promouvoir des pratiques qui garantissent sa régénération.

A cette occasion, se tient du 5 au 7 décembre sur le campus de l’Université d’Abomey-Calavi, un atelier scientifique visant à capitaliser les acquis de la recherche, les technologies et innovations de la recherche en sciences du sol à l’attention des utilisateurs, du monde agricole et des décideurs. Les enseignants-chercheurs et chercheurs assimilés exposeront les fruits de leurs travaux de recherche dans les domaines de la gestion de la fertilité des sols, de la socio-économie de la gestion des terres agricoles, des sciences et techniques de conservation des sols et des eaux, de la microbiologie des sols et de la nutrition des plantes. Ils ne manqueront pas, à travers leurs communications, d’insister sur la nécessité pour tous de prendre soin de cette ressource vitale non extensible mais de plus en plus épuisée, afin d’assurer une vie saine.
Deux tiers des terres arables sont aujourd’hui dégradées au Bénin. La situation est particulièrement alarmante dans le Nord-Bénin, notamment dans le Borgou-Alibori, et met en péril les bases alimentaires et les sources de revenus de la population composée en majorité des petits paysans et des éleveurs.
Les pratiques anthropiques telles que la désertification, l’agriculture extensive sur brûlis, le pâturage non régulé, l’usage intensif des pesticides, des herbicides et autres produits chimiques, les feux de végétation, l’exploitation minière, la pollution, sont nuisibles aux sols qu’il importe aujourd’hui de protéger et gérer de façon durable. Car, la remise en état et l’amélioration de la fertilisation des terres s’avèrent incontournables pour garantir la survie de l’humanité.

Société 04 déc. 2018


Défense des droits des communautés locales: Le livret vert remis aux autorités béninoises pour la Cedeao

Les mouvements sociaux africains en lutte contre l’accaparement des terres disent « Non à l’accaparement des terres, des eaux et des semences paysannes ». A cet effet, la Caravane ouest-africaine a pris fin, jeudi dernier à Cotonou, par la remise aux autorités du livret vert.

A la faveur de la caravane ouest-africaine qui a pris fin à Cotonou après avoir parcouru cinq pays de la Cedeao, les mouvements sociaux en lutte contre l'accaparement des terres s’opposent à l’introduction des Ogm, à l’utilisation des engrais et des produits phytosanitaires synthétiques…
Le livret vert de la Caravane ouest-africaine est remis à l’occasion des manifestations finales, au représentant du ministre de l’Agriculture, de l’élevage et de la pêche pour transmission aux Chefs d’État de la Cedeao. Ce document recense les préoccupations des acteurs agricoles, exige des gouvernants la garantie de l’accès à la terre qui de plus en plus, est accaparée par les industriels, l’accès à l’eau, aux semences agricoles et à l’agroécologie.
Au cours de la manifestation finale de la caravane qui a parcouru cinq pays d’Afrique de l’Ouest, la déclaration finale des organisations membres réunies au sein de la Convergence globale des luttes pour la terre et l’eau ouest-africaine, exhorte les autorités à prendre des mesures pour mettre fin au phénomène de l’accaparement des terres. La caravane souhaite l’arrêt de toute forme de criminalisation des défenseurs des droits des populations victimes de l’accaparement de leurs ressources.
Les caravaniers invitent les gouvernants à garantir l’accès des femmes et des jeunes à la terre. Mais ils exigent l’application de l’article 9e du Tirpaa relatif aux respects des droits des paysans et des paysannes. De ce fait, les organisations invitent les États à ratifier la convention 189 de l’Oit relatif à la protection des droits des travailleurs.
À la Cedeao, la caravane recommande la mise en place de mécanismes pour une meilleure protection dus patrimoines fonciers des communautés locales et la reconnaissance des droits coutumiers dans les lois foncières. Elle invite aussi à harmoniser les politiques de pêche au niveau sous-régional pour une meilleure gouvernance des ressources halieutiques.
La caravane prend l’engagement de renforcer les synergies entre tous les acteurs et organisations engagés dans la lutte pour la terre, l’eau, les semences paysannes, le pastoralisme, la pêche artisanale et la foresterie afin de développer une vision commune pour un changement global dans les pays. Les organisations veulent œuvrer pour renforcer le dialogue politique et la cohésion sociale pour une paix durable.

Société 04 déc. 2018


Diplomatie: La présidente de l’Estonie, Kersti Kaljulaid, à Cotonou ce soir

Le Bénin reçoit dès ce soir, pour une visite officielle, la présidente de l’Estonie Kersti Kaljulaid. La visite à Cotonou de cette hôte de marque illustre les bonnes relations qu’entretient le Bénin avec ce pays.

La présidente de l’Estonie Kersti Kaljulaid arrive à Cotonou dans la soirée de ce jour. Elle sera accueillie à sa descente d’avion par le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Aurélien Agbénonci. Demain mercredi, elle sera reçue en audience par le chef de l’Etat à la présidence de la République. Les deux pays signeront, à l’occasion, des documents de coopération dont un mémorandum d’entente relatif aux consultations politiques entre les ministères des Affaires étrangères des deux pays, un contrat sur la mise en œuvre du cadre d’interopérabilité (X-Road) entre e-Governance Academy de Tallinn et le ministère de l’Economie numérique et de la Communication. La séance de travail à la présidence de la République prendra fin avec un point de presse final animé par les deux chefs d’État. La présidente de l’Estonie, Kersti Kaljulaid, prendra part, au cours de son séjour à un panel sur l’importance du numérique dans le développement, à Sèmè-City. Il est aussi prévu une table ronde entre les opérateurs économiques, membres de la délégation estonienne et leurs pairs du Bénin, à la Chambre de commerce et d’industrie du Bénin. Jeudi 6 décembre, avant de décoller de Cotonou, la présidente Kersti Kaljulaid et sa suite visiteront la Fondation Zinsou.
Titulaire d’une maîtrise en Administration des entreprises (MBA) de l’Université de Tartu, ville où elle a vu le jour, Kersti Kaljulaid est devenue la première femme présidente de la République d’Estonie le 3 octobre 2016 pour un mandat de cinq ans. Mariée et mère de quatre enfants, elle a occupé plusieurs postes dont ceux de conseiller stratégique en 1999 au cabinet du premier ministre d’alors, de représentante de son pays près la Cour des comptes européenne à Luxembourg, puis de présidente du Comité administratif de la ladite cour, avant de succéder à Toomas Hendrik Ilves à la tête de la République d’Estonie. Elle restera par ailleurs la première femme à diriger une centrale électrique dans son pays.

Actualités 04 déc. 2018


Tour cycliste des personnes Handicapées : La randonnée s’achève en apothéose

Démarré le 17 novembre dernier, le tour cycliste pour personnes handicapées organisé par le service des sœurs pour la promotion humaine, s’est achevé ce samedi 1er décembre à Dassa-Zounmè.

La dernière étape de la course de 12 km (Paouignan-Dassa-Zoumè) qui a été mixte, a connu, une mobilisation générale de cyclistes, de tricycles et de personnes handicapées marchant. Au terme de cette course, la Sœur Léonie Dochamou a salué la participation spontanée des personnes handicapées à cette activité. Pour elle, ce tour cycliste de 202,3 km reparti en 10 étapes a été possible grâce au soutien des populations et des autorités des communes traversées. Elle a remercié tous ceux qui ont pris part aux activités de don de sang et aux sensibilisations sur les manifestations de la maladie mentale et surtout la vulgarisation de la loi portant protection et promotion de la personne en situation de handicap. Le maire de la commune de Dassa-Zoumè, Nicaise Fagnon a salué l'initiative et a rassuré les personnes handicapées du soutien de son conseil communal.
Après avoir reçu le point des activités initiées, l'Évêque de Dassa-Zoumè, François Gnonhossou s’engage également aux côtés des personnes handicapées. « La loi et la convention relative aux droits des personnes handicapées sont inscrites dans mon cœur par le Seigneur lui-même », a-t-il confié. L'homme de Dieu a remercié le Service des sœurs pour le travail qu’elle abat en faveur des personnes handicapées.
Il faut rappeler qu’en marge de cette activité, il a été organisé un match de Handi basket-ball sur le terrain de basket-ball du Village d’enfants Sos de la ville ainsi qu’un grand concert animé par plusieurs artistes handicapées après une messe célébrée par l'Évêque de Dassa- Zoumè, François Gnonhossou ce samedi 1er décembre 2018.

 

Sports 03 déc. 2018


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