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Nouvelles

Elections législatives du dimanche dernier: Un scrutin fortement influencé par les TIC

Jamais une élection au Bénin n’aura connu autant d’influence des Technologies de l’information et de la communication (TIC). A toutes les phases du scrutin, ces technologies jugées modernes et donc propices pour communiquer, notamment en direction de la jeunesse ont été utilisées à fond avec des fortunes diverses.

Message de sensibilisation, appel patriotique, message en faveur du retrait des cartes d’électeur, appel au vote en faveur de partis ou alliances de partis… appel à la vigilance pour contrer toute tentative de fraude… les technologies de l’information et de la communication (TIC) n’ont pas été du reste dans les différentes phases du scrutin législatif qui était, dimanche dernier à son point culminant. A vrai dire, c’est bien la toute première fois qu’un processus électoral est soumis à autant de caprices technologiques.
En effet, le scrutin législatif du dimanche 26 avril dernier était annoncé comme un derby des temps modernes, impliquant par ailleurs une forte majorité de jeunes électeurs. Dès lors, les acteurs politiques, ou du moins les candidats en lice ne se sont pas fait prier pour saisir l’opportunité des TIC et se faire entendre auprès d’eux. La stratégie la plus prisée a été celle des réseaux sociaux, notamment les forums de discussion via facebook ou encore les applications multimédias. Ces moyens de communication peu connus du citoyen lambda et assez ancrés au niveau de la cible jeune constituent des réseaux de diffusion de l’information à longueur de journée. C’était donc une opportunité pour les plus jeunes candidats de se faire entendre, d’échanger avec les élèves, les étudiants, les chômeurs, les jeunes cadres….

Quand l’information tourne à plein gaz !

Les fora de discussion crées pêle-mêle par le truchement des applications mobiles ont pour particularité d’être des clubs de discussion où l’information circule à longueur de journée. Parfois à des heures tardives, s’installent des chauds débats auxquels certains candidats viennent souvent participer. Lorsque ce ne sont pas des débats contradictoires organisés entre candidats ou partisans de candidats, ce sont plutôt des candidats qui sont reçus comme «invité» pour expliquer aux membres du groupe leur vision de législature et au besoin ce qu’ils appellent « projet de société».
Exercice fastidieux à première vue, puisqu’imposant aux intéressés de rester scotchés à leur Androïd et/ou tablettes pendant de longues heures. Mais il n’est pas moins plaisant et a permis par exemple à certains candidats aux élections législatives comme Chabi Yayi, Joseph Djogbénou…. de se faire plus proches d’une frange de leurs électeurs. Mais cela ne constitue que la partie visible de l’iceberg. «Les TIC ont été utilisées à foison», soutient Albérick Toudonou, étudiant en communication d’entreprise. Celui-ci soutient avoir reçu des messages de campagne de plusieurs candidats sur le groupe Imo créé par ses camarades d’écoles et lui pour partager des informations.

Utiliser à fond

Certains candidats ne se sont pas fait prier pour utiliser à fond, toutes les possibilités que leur offraient les TIC. C’est le cas par exemple du ministre Komi Koutché, candidat tête de liste des Forces cauris pour un Bénin émergent (FCBE) qui, en plus des pages facebook créées pour sa circonscription électorale, a également créé un site web, toujours à ce propos, pour renforcer sa visibilité ainsi que celle de la liste. «La 9è» était devenue donc assez visible sur la toile. Rominus Djaïto, employé dans une société de vente de produits électroniques assure même avoir visualisé sur Youtube, une «longue vidéo portant sur le lancement de campagne de ministre Komi Koutché». Et de soutenir alors que c’est «la toute première fois» qu’il fait un tel constat. Sa conclusion est alors toute trouvée : «nos hommes politiques avancent également avec les technologies ». Même la société civile, dans sa mission d’observation du scrutin n’y a pas échappé. Elle a installé tout un système moderne avec l’appui des partenaires techniques et financiers. Toute chose que la représentante résidente du Programme des Nations Unies pour le développement au Bénin a qualifié d’innovation et a même souhaité que ledit système se perfectionne. «C’est une influence positive», se réjouit Ralmeg Gandaho, président de l’organisation non gouvernementale «Changement social Bénin». Pour lui, cela répond à des besoins et moyens de la jeunesse et contribue davantage à l’implication des jeunes dans l’animation de la vie politique, surtout en période électorale. Le souhait de cet observateur de la vie politique au Bénin et surtout du processus électoral, c’est que cette influence s’étende même à d’autres secteurs comme l’économie, la culture…, «puisque les réseaux sociaux couvrent tout aujourd’hui et rien ne leur échappe», soutient-il.
Initiative appréciable, pourrait-on donc dire, non sans occulter le revers de la médaille qui, parfois, se révèle bien plus douloureux que sa face.

Actualités 28 avr. 2015


Affrontement entre populations de Baréi et de Dangoussar à Djougou: Deux morts, des blessés graves et des maisons incendiées

Suite au blocage des opérations de vote du dimanche 26 avril dernier à Dangoussar dans la commune de Djougou par des populations réclamant l’électrification de leur localité, celles de Baréi, à 5km, sont allées sonner la vendetta. Pour une révolte d’humeur, hier lundi 27 avril, le bilan est bien lourd : deux morts, plusieurs blessés et des maisons détruites et incendiées.

Deux morts et plusieurs blessés graves et des maisons détruites et incendiées dans le village de Dangoussar. Le bilan de l’affrontement entre les populations de l’arrondissement de Barei et celles du village de Dangoussar, hier lundi, dans la commune de Djougou, est bien lourd. Pour une révolte d’humeur c’était l’apocalypse dans le petit village de Dangoussar victime de la vendetta des populations de Baréi, arrondissement qui l’abrite. Ces dernières qui n’ont pas accepté que le vote ait été perturbé dimanche dernier par des manifestants réclamant l’électrification de leur localité. Ce mouvement de protestation avait contraint la gendarmerie, les sages et notables du village de Dangoussar à négocier le déroulement des opérations de vote bloquées tôt le matin dimanche dernier. Bien que le scrutin ait commencé au-delà de douze heures, cette marche aurait empêché certains électeurs de Baréi dont les noms figurent sur les listes du centre de vote de Dangoussar, d’accomplir leur devoir civique. Et c’est le motif qui justifie l’expédition punitive organisée sur le village de Dangoussar. Ainsi tôt le matin, selon les témoignages recueillis sur place, certains habitants de Baréi auraient fait leur incursion dans le village de Dangoussar et passé à tabac ses habitants.
Baboukari Djibril, charpentier, sexagénaire à Dangoussar, a été tué à coups de machette. Un jeune homme de Baréi qui a reçu en pleine poitrine une balle de fusil artisanal, a succombé à l’hôpital de l’Ordre de Malte de Djougou. Par ailleurs un autre blessé du côté de Dangoussar, dans un état critique après avoir reçu un coup de machette, est sous soins intensifs toujours, dans cet hôpital.
Le corps du vieil homme tué a été dans la journée remis à sa famille sur instruction du procureur du Tribunal de Djougou, après un examen clinique effectué par Raïmi Yérima, infirmier chef du poste de Barei.
En dépit de la présence des Forces de l’ordre et de sécurité publique alertées par le délégué du village de Dangoussar, le pire n’a pas été évité.
Si la situation a été quelques heures plus tard sous contrôle, il faut noter que les affrontements ont repris de plus belle avec une chasse à l’homme dans le village de Dangoussar. Les habitants ont dû fuir vers le village d’Anoum, à 7 km de leur village pour éviter cette vague de violences qui a ensanglanté la localité. Le village a été déserté par les populations autochtones mais assiégé par les habitants de Baréi. Des instructions ont été données aux élèves du Collège d’enseignement général de Baréi provenant de Dangoussar, d’arrêter pour le moment les cours.

Société 28 avr. 2015


Facilitation des affaires dans l’espace UEMOA: Accélérer le rythme des réformes pour simplifier les procédures

La Commission de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA) accélère le rythme des réformes pour simplifier les procédures et favoriser la croissance. C’est l’objectif de l’atelier de facilitation des affaires dans l’espace UEMOA qui s’est tenu à Ouagadougou au Burkina Faso la semaine dernière, selon un communiqué de la Commission de l’institution en date d’hier lundi 27 avril.

Faire encore plus simple, encore plus rapide, pour supprimer les obstacles à la création d’entreprise, favoriser la formalisation des activités existantes et booster les investissements privés dans la région. C’est l’objectif que poursuivent actuellement les autorités de l’Union. En effet, l’atelier de facilitation des affaires dans l’espace UEMOA, organisé par la Commission de l’UEMOA en partenariat avec BizClim, a clôturé ses travaux vendredi 24 avril dernier à Ouagadougou, sur la définition de nouveaux objectifs plus ambitieux, mais toujours réalistes, à l’horizon 2016.

Selon le communiqué ayant sanctionné les travaux, les Etats membres de l’UEMOA ont résolu de poursuivre leurs efforts de simplification administrative, en offrant en particulier aux entrepreneurs des services d’enregistrement en ligne. Un des objectifs est d’engager des réformes au-delà des indicateurs traditionnels (Doing Business, World Economic Forum, Mo Ibrahim Foundation, etc.) en améliorant notamment leur classement dans le global entreprise registration index. Les services en ligne permettront de stimuler davantage la création d’entreprises, de formaliser les activités des micro-entrepreneurs, d’augmenter les revenus des Etats et d’endiguer la corruption.
Au terme de leurs travaux à Ouagadougou, les participants à l’atelier de facilitation des affaires dans l’espace UEMOA ont pu constater que les objectifs qu’ils s’étaient fixés en novembre 2012 ont été largement atteints, voire très souvent dépassés. Et à l’égard de ces progrès, de nouveaux objectifs ont été proposés par les représentants des huit Etats membres. Par exemple, la réduction au strict minimum légal du nombre d’étapes et de documents nécessaires pour créer une entreprise ; la généralisation du régime de l’entreprenant, déjà opérationnel au Bénin ; la dématérialisation des procédures de création d’entreprises, en offrant la possibilité aux usagers de soumettre leur dossier en ligne, de payer en ligne et de recevoir des certificats électroniques. Il y a également l’élargissement immédiat du travail de simplification à d’autres procédures (obtention du permis de construire, permis d’exploration minière, etc.), en fonction des priorités nationales.
Le communiqué souligne que les Etats membres de l’UEMOA ont aussi élaboré des plans de communication, pour renforcer et pérenniser leurs actions d’amélioration du climat des affaires.
La Commission de l’UEMOA pour sa part, a par ailleurs décidé de mettre en place, à travers la Cellule d’exécution du Programme régional d’amélioration des affaires (PRACA), des dispositifs de suivi de l’impact des réformes, pour décupler les échanges de bonnes pratiques et contribuer à une saine émulation entre les Etats.
Comme l’a résumé le directeur de l’industrie et de la promotion du secteur privé à la Commission de l’UEMOA, selon le communiqué, les 8 Etats membres sont «sur le bon chemin». «Notre réseau de réformateurs du climat des affaires dans l’espace UEMOA est plus que jamais mobilisé ! », rassure-t-il.

A propos de la BizClim

La Facilité Climat des affaires ACP (BizClim) est un programme du Secrétariat du Groupe des Etats ACP, financé par l’Union Européenne sur les ressources du 10e Fonds européen de développement (FED), visant à améliorer le climat des affaires et des investissements dans les régions d’Afrique des Caraïbes et du pacifique. Elle apporte un soutien aux communautés économiques régionales, aux gouvernements et aux Organisations du secteur privé, à travers l’assistance technique et l’organisation de réunions de concertation et d’affaires, ainsi que la diffusion d’informations et l’échange des bonnes pratiques. BizClim veut stimuler la réflexion dans des domaines pertinents tels que les partenariats publics-privés, la privatisation des entreprises publiques, la réduction de la pauvreté….

Economie 28 avr. 2015


Drame vendredi dernier à Banikoara: Il tue son propre père à coups de machette

Un jeune homme, la vingtaine, a assassiné, vendredi 24 avril dernier, son propre père âgé de 65 ans à coups de machette avant de prendre la fuite. La scène tragique s'est produite à Yinyinpogou, un village de l'arrondissement de Founougo dans la commune de Banikoara.

Le fugitif tueur serait un drogué qui a été déjà interpellé et conduit au poste avancé de gendarmerie de Founougo, il y a quelques semaines, pour violence sur le défunt. La famille est intervenue en son temps pour souhaiter un règlement à l’amiable et le jeune homme a été relâché. Les réels mobiles de sa récidive meurtrière ne sont pas encore connus ; mais le drame est survenu suite à une autre dispute qui a mal tourné entre le père et le fils. La gendarmerie alertée est descendue sur les lieux et a ouvert une enquête pour mettre la main sur le criminel en cavale, en sollicitant la collaboration des populations. Le corps du défunt a été remis à la famille pour inhumation.

Société 28 avr. 2015


Entretien avec King Mensah : «A l’instar des coqs qui réveillaient les gens au village, les artistes doivent réveiller les consciences »

Les organisateurs de la première édition du Festival international de musique du Bénin (FIMuB) ont prévu la présence de plusieurs artistes de renom dont la vedette togolaise King Mensah. Avant cet évènement, le dernier séjour de l’artiste à Cotonou lui a donné l’occasion de lever un coin de voile sur ses projets actuels et futurs, à travers un entretien dont les détails importants sont livrés ci-dessous.

La Nation : King Mensah, tout porte à croire que Cotonou est devenu un second Lomé pour vous. Vous y êtes de plus en plus fréquent. Pourquoi ?

King Mensah : Depuis très longtemps, Cotonou est mon deuxième Lomé. Le Bénin est mon deuxième pays. Ma mère est Béninoise et mon père est Togolais. Je m’amuse souvent à dire aux gens que mon pays est plus grand que le Togo, mon pays est plus grand que le Bénin, et que je viens du To-Bé (Togo-Bénin). Donc, ici, c’est chez moi.

On a eu le dernier concert de King Mensah depuis 2013 à l’Institut français de Cotonou. A quand le prochain?

Il y a un concert que je prépare actuellement. Ce sera, peut-être, le 2 mai prochain au palais des Congrès de Cotonou, pour présenter mon huitième album.

Justement avant de parler de votre huitième album, qu’en est-il de la promotion du septième ?

Avec le septième album, on a fait un bon chemin. C’est un album où je parlais plus de moi-même, parce que quand je dis « Akpé », c’est pour dire « merci ». Pourquoi merci ? J’ai souvent dit que même si je suis en face de Dieu aujourd’hui, je lui dirai merci, parce qu’il a fait tout ce que j’attendais de lui dans ma vie. Quand tu parles comme ça, d’autres pensent que c’est parce que tu es milliardaire. Moi, je ne pense pas qu’on a besoin d’être milliardaire pour remercier Dieu. Je compare tout simplement la vie avec ma vie, là où j’étais avant et là où je suis aujourd’hui. Je mange avec appétit parce que j’ai l’habitude de regarder dans mon assiette. Je ne suis pas quelqu’un qui jette un coup d’œil dans la vie des autres pour voir qu’est-ce qu’ils font. Ma prière est réduite. Quand je me lève les matins, je ne me mets plus à genoux. C’est un peu paresseux, mais je me lève simplement, je dis merci, et les soirs je dis aussi merci. Parce que ce qu’il a fait dans ma vie est énorme. On n’a pas besoin d’être président pour dire merci à Dieu.

On entend dire que le huitième album est composé de cinq titres !

En réalité, j’ai beaucoup plus de chansons que ça. Je pouvais même aller jusqu’à 15 ou 20 chansons. Mais j’ai pensé que j’allais sortir l’album l’année prochaine pour fêter mes 20 ans de carrière. Comme l’album doit sortir en 2016, je ne vais pas quand même laisser le public pendant un an. J’ai juste alors prévu un album de cinq titres pour accompagner mon public. Cet album s’appelle «So Ké», cela veut dire «qu’on se pardonne». Je crois que le «pardon» fait partie de la racine de l’union, de la paix. Et je pense que l’Afrique a besoin de cela aujourd’hui.

L’une des caractéristiques majeures qu’on connaît à la musique de King Mensah, c’est la dominance de l’instrumental. Est-ce que le 8è album est resté fidèle à cela ?

Il y a un peu ça. Comme on dit chez nous, on ne change pas une équipe qui gagne. J’ai poussé un peu le public à aimer ce que je fais. Je pense toujours à mon public et je lui suis demeuré fidèle.

Comment se passera concrètement l’année prochaine avec la célébration de vos 20 ans de carrière musicale, un grand spectacle, un single ou un album spécial?

Plutôt un album spécial. Je ne sais pas encore si cela va faire 10 ou 20 titres. Il faut un grand travail. Ce n’est pas un concert que je veux faire. Je prévois des concerts, pas seulement au Togo et au Bénin, mais dans les grandes villes pour remercier mon public qui m’accompagne jusqu’aujourd’hui…. Je ne dis pas que c’est mon public que j’ai mis dans mon sac. Heureusement qu’ils sont avec, c’est pour cela que je suis debout aussi. Donc, je vais faire une tournée avec moi, un nouvel album sur lequel, il y aura beaucoup de choses, des personnes que j’ai rencontrées sur mon chemin, que j’admire et que je respecte.

En dehors des 20 ans de carrière, les autres projets par rapport à King Mensah?

Je continue toujours mon projet d’orphelinat. Mon petit rêve, c’est de monter l’orphelinat au Sud et au Nord. C’est ce combat que je suis en train de faire aujourd’hui. Quand on naît dans une famille pauvre, je pense qu’à un moment donné, on est obligé de retourner l’ascenseur. Pour moi, c’est important. Je suis un enfant de pauvre, je le dis avec fierté. Mais en même temps, je dis à tout le monde que j’ai fait de ma pauvreté une richesse. Heureusement que j’étais pauvre, ça m’a plus poussé à travailler dur, à penser, à faire d’autres choses, à ne pas regarder que le bout de mon nez, à regarder un peu plus loin que ça.

Pourquoi autant d’engagement?

Prenons ce que j’ai aujourd’hui. Je ne compare pas ce que j’ai à ce que les autres ont. Mais je dis que ce que j’ai aujourd’hui, c’est un grand cadeau de Dieu. Et de l’autre côté, comme Dieu nous demande de nous occuper des orphelins et des pauvres, je me suis dit : je m’engage à cette tâche. Il ne faut pas oublier que j’ai perdu mon père à l’âge de 13 ans. Je sais ce que cela signifie d’aller à l’école et de ne pas avoir l’argent du petit déjeuner. On vous renvoie de l’école parce que vous ne pouvez pas payer les droits d’écolage, ou parce que parfois, vous n’avez pas de stylo. On a traversé tout cela. Mais à un moment donné, j’ai des cartons de stylos et de cahiers chez moi. Il faut que ça soit partagé. C’est un peu ça mon engagement. Je ne fais pas seulement mon lit quand je me couche. Je pense aussi aux autres. Et cela me fait vivre. En même temps que je fais ça pour les autres, je le fais pour moi-même. Même si on me demande d’arrêter aujourd’hui tout ce qui touche mon côté social, c’est comme si on m’invite simplement à me mettre une balle dans la tête.

Comment est-ce que King Mensah entrevoit son avenir ?

Demain ne nous appartient pas. Je dis que le passé est comme ça, le présent est comme ça et que le futur n’existe même pas dans ma vie. Je fais partie de ceux qui ne croient pas au paradis. Là où je voulais être dans ma carrière, je l’ai déjà dépassé. Je ne sais pas ce que je cherche là maintenant. Je fais partie d’une famille où papa et maman dorment dans le lit, et nous les enfants, dormions sur les nattes par terre. Aujourd’hui, je ferme le portail pour sortir de chez moi. Si tu entres chez moi, il y a beaucoup de chambres. Il y en a qui sont même vides. Si Dieu me donne encore la vie, je suis en train de penser à avoir encore des studios, des salles de spectacles au Togo et au Bénin, pousser les jeunes à faire de la bonne musique, parce que chez nous en Afrique, la musique conseille. On dit chez nous que c’est le coq qui réveillait les gens au village. Aujourd’hui, les artistes doivent réveiller les consciences. Il y a des sons ou des clips qui, lorsque tu les écoutes ou les regardes à la télévision, tu as envie de te mettre une balle dans la tête. Or avant, on nous éduquait avec les chansons qui parlaient aux coeurs, mais aujourd’hui il n’y a plus ça. Mon rêve, c’est d’abord une école, des salles de spectacles et puis des studios pour encourager les jeunes à aller plus loin. Je dis avec la main droite sur le cœur que je n’ai pas fini ma vie sur scène. J’ai vu des artistes qui sont montés sur scène, et ont oublié carrément leurs chansons. Si j’oublie mes chansons sur scène, je vais faire pleurer mon public. A un moment donné, il faut stopper. Mais ce ne serait pas aujourd’hui, ni demain. Toutefois, je pense que je ne resterai pas encore longtemps.

Est-ce que vous pensez que la relève n’est pas encore assurée ?

C’est une très bonne question. Il faut qu’on arrête de jeter la pierre aux autres. Je pense que dans la vie, quand tu vois quelqu’un qui court, quand tu es seul, tu penses toujours que t’es le meilleur. Mais quand tu vois quelqu’un qui va un peu plus vite, ça donne envie d’aller un peu plus loin. Du moment où nous, on courrait pour aller un peu plus loin, on ne savait pas que les enfants allaient se retourner. Eux, ils se sont retournés. Moi, quand je vois quelqu’un qui court, j’ai envie de le dépasser. C’est pour pouvoir les former que je pensais avoir une école et des salles de spectacles, on ne l’a pas pensé un peu plutôt. Ce sont de grands noms comme Poly Rythmo, Danialou Sagbohan, qui nous ont poussé à aller à ce niveau-là. Nous, on ne pensait pas que les enfants allaient croiser les bras et nous laisser courir.

A propos, quels rapports entretenez-vous avec ces artistes béninois de la vieille génération, et même avec les jeunes dont la formation vous préoccupe si tant ?

Moi, je n’arrive pas à me détacher de Sagbohan. Pour moi, c’est un père. Dernièrement, j’ai joué avec Poly Rythmo,… C’est eux qui ont tracé cette route sur laquelle nous marchons aujourd’hui. Moi, j’ai vraiment du respect pour les artistes béninois et togolais. Au Togo, mes jeunes frères qui viennent savent, que je suis le seul artiste qui fait jouer les autres artistes. J’ai fait jouer l’année dernière plus d’une soixantaine d’artistes Gospel, Hip Hop, Rap, traditionnels,… J’aime vraiment tout le monde parce que pour moi, ce que j’ai, c’est un cadeau. C’est vraiment un cadeau. Parfois, je me demande si je mérite tout ce que j’ai.

Propos recueillis par Josué F. MEHOUENOU

Culture 28 avr. 2015


Contre le phénomène de l’infanticide au Bénin : Le Cinéma numérique ambulant sensibilise les populations de huit localités

Le Cinéma numérique ambulant du Bénin (CNA Bénin) démarre ce jour dans les localités de huit localités du Nord, une tournée de projection de films.

Placée sous le thème « L’infanticide rituel au Bénin », elle se déroule du 27 avril au 4 mai prochain et entre dans le cadre d’un partenariat entre le CNA Bénin et AGAT Films et a bénéficié par ailleurs, de l’accompagnement financier de l’ambassade de France au Bénin.

«En voyage dans le Nord Bénin, Cécile croise le chemin d’une jeune mère africaine qui lui dépose, affolée, un bébé dans les bras…. Cécile va adopter cet enfant africain et Lancelot va grandir en France. L’année de ses 7 ans, elle repart avec lui vers le pays de ses origines et tente de percer le secret qui a entouré son abandon».
Ainsi se présente le synopsis du film. «Le secret de l’enfant fourmi». Une ode qui se veut également un cri de cœur contre le phénomène de l’infanticide rituel qui sévit encore dans les localités de Bonigourou, Doh dans la commune de Wassa Pehunco et de Sékégourou, Kabaré, Fotancé, Macrou, Boré, Gnèkèrèbansou dans la commune de Kouandé. Cette réalisation plonge le spectateur dans la dure réalité de ce phénomène. C’est dans l’optique d’une sensibilisation et d’une prise de conscience au besoin que le Cinéma numérique ambulant du Bénin et ses partenaires ont initié cette tournée de sensibilisation. «A travers cette tournée de projection, le CNA entend sensibiliser les populations sur les rituels révolus qui se pratiquent encore au Bénin, surtout dans le nord du pays en vue de les amener à prendre conscience sur les droits humains».
Toutes les projections seront suivies de débats grand public et des échanges avec les spectateurs en présence des personnes ressources tels que le Père Pierre Bio Sanou, Mathieu Orousema et les frères franciscains qui se sont imposés comme des acteurs de vieilles dates dans cette lutte. Il faut souligner que depuis 2002, le CNA Bénin compte deux équipes de projection (une à Cotonou et l’autre à Natitingou) qui s’exercent dans plusieurs autres contrées du pays avec des thématiques variées. C’est l’équipe de projection de Natitingou qui est chargée de réaliser la présente tournée.

Culture 27 avr. 2015


Soutenance de thèse en Sociologie du développement à l'UAC: Mention très honorable avec les félicitations du jury pour Pierre C. Mèliho

La Faculté des Lettres, Arts et Sciences humaines de l’Université d’Abomey-Calavi a enregistré, jeudi 3 juillet dernier, un nouveau docteur en Sociologie du développement. C’était à l’issue d’une présentation faite par Pierre Codjo Mèliho sur le thème "Construction sociale du risque de maladies liées à l’eau en milieu ayizo de Sèdjè-Hwégudo à Zè (Sud Bénin)". Au terme de la soutenance, le jury présidé par le professeur Michel Makoutodé de la Faculté des Sciences de la Santé (FSS) lui a décerné la mention très honorable avec les félicitations du jury.

Sujet pertinent et digne d’intérêt, démarche méthodologique appropriée. Telle est la substance des observations faites par le jury qui a jugé digne du grade de Docteur en Sociologie du développement de l’Université d’Abomey-Calavi, Pierre Codjo Mèliho, à la suite de sa présentation, jeudi 3 juillet dernier sur le thème "Construction sociale du risque de maladies liées à l’eau en milieu ayizo de Sèdjè-Hwégudo à Zè, (Sud Bénin)". Ladite présentation s’est articulée autour d’un plan comprenant : la problématique, l’approche méthodologique puis les résultats et discussions.
Pour Pierre Codjo Mèliho, il s’agissait d’inventorier les sources d’eau et leurs usages en milieu ayizo, de décrire la notion du risque et les risques liés à l’eau en rapport avec les normes en contexte ayizo et d’analyser l’articulation entre les représentations sociales de l’eau, ses usages et les risques en santé publique. «Le sujet développé par l’impétrant est original, important, transversal et transdisciplinaire», a apprécié le professeur Michel Makoutodé.
Cette appréciation du président du jury a été partagé par le professeur Albert Jovite Nouhouayi. Pour lui, l’assistance était en face d’un thème empirique qui avait besoin d’être bien développé. Il pense que les parties sont bien équilibrées. C’est un travail fouillé qui comporte une foule de données qu’on peut utiliser pour une autre thématique, fait-il observer.
A quelques observations près de différence, Dr Adolphe Kpa-tchavi ne dit pas le contraire.
En ce qui le concerne, Dr Folly Kokou Hetchili a salué la collaboration Sud-Sud entre universités. L’intégration, selon lui, est en marche. L’impétrant a fait une très bonne présentation orale, avec, apprécie-t-il, un style clair et agréable avec la maîtrise de la méthodologie de présentation de thèse. En somme, un travail d’une excellente qualité, qualifie-t-il.
Le professeur Albert Tingbé-Azalou est presque de même avis. A l'en croire, le sujet développé par l’impétrant, est pertinent et d’un intérêt scientifique certain.
La même évaluation a été faite par le professeur Christophe Houssou qui a retenu que l’eau de pluie est une eau sale impropre à la consommation.
Le jury qui a examiné la thèse était composé, outre le professeur Michel Makoutodé de la FSS, du professeur Albert Jovite Nouhouayi de la FLASH, dans le rôle de rapporteur, du professeur Christophe Houssou de la FLASH en tant qu’examinateur et des maîtres de conférence Dr Hetchili Kokou Folly, de la FLESH de l’Université de Lomé, de Dr Tingbé Azalou Albert de la FLASH/UAC et de Dr Adolphe Kpatchavi, tous examinateurs.

Société 27 avr. 2015


Scrutin dans la 16e circonscription électorale: Boni Yayi appelle à un Parlement de qualité

Le président de la République a accompli, comme la plupart des Béninois, son vote pour les élections législatives d’hier 26 avril. Boni Yayi a saisi l’occasion pour appeler à un Parlement de qualité.

C’est dans le centre de vote de l’école maternelle de Cadjèhoun que le président de la République a accompli hier son devoir citoyen. Après les salutations d’usage aux agents du bureau de vote, aux délégués des partis et aux observateurs présents sur les lieux, Boni Yayi a procédé au vote avant de s’adresser à la presse massivement déployée pour la circonstance. «Nous sommes à la croisée des chemins. Il s’agit de mettre en place un nouveau Parlement. Il nous faut des institutions fortes dirigées par des hommes de qualité qui garantissent l’intérêt général », déclare-t-il, indiquant que son nom ne figurera plus sur aucun bulletin de vote à l’avenir. Son credo, poursuit-il, c’est de garantir un Bénin de paix, sécurisé et reconnu par sa stabilité légendaire. «La démocratie qui sert le peuple est celle qui tient compte de l’intérêt général. Cela suppose la mise en place des institutions qui travaillent en harmonie et non pas des institutions conflictuelles. La question de la paix est essentielle car sans la paix, nous ne parviendrons jamais à la prospérité », soutient-il.
Au regard des difficultés organisationnelles dans certaines régions du pays, le chef de l’Etat a appelé les populations à la sérénité, les rassurant de ce que tous les efforts sont déployés pour qu’elles puissent accomplir leur droit de vote.

Actualités 27 avr. 2015


Déroulement des législatives vu par certains observateurs, candidats et citoyens: Quelques incidents mais le vote s’est bien déroulé de façon globale

Dans le cadre des législatives d’hier 26 avril, plusieurs difficultés et problèmes se sont posés sur le terrain même si quelques observateurs nationaux et internationaux déployés sur le terrain ont globalement conclu à une bonne organisation dans l’ensemble.

«Le portail de l’Ecole primaire publique Les Cocotiers était fermé et nous avons dû sur ordre des autorités et de la police défoncer le portail. Ce qui a expliqué le retard», selon les explications de Pascal Cadja, superviseur de la CENA au centre de vote du Ceg l’Océan-EPP les Cocotiers. Sur le terrain, hier à l’EPP Cadjèhoun gare, la couleur de l’encre (bleu) a été changée (en rouge) sur instruction du président du bureau partie B, certains bulletins de vote ont été mal imprimés.

Par contre à Agla Akplomè, Prosper Tchibozo, président du poste n°2 dudit centre de vote a signalé le problème de cachet substitué ou envoyé par erreur qui ne leur a pas permis de l’utiliser.
Aux mêmes bureaux, si certains ont ouvert vers 8h (Ca-djèhoun), d’autres l’ont fait peu après 8h (Ceg l’Océan).
Sans émettre un avis très direct hier puisque nous étions encore à quelques heures du lancement du scrutin, Hans Jörg Neumann, ambassadeur de l’Allemagne près le Bénin, il a déclaré : «La communauté internationale veut avoir une impression personnelle du déroulement du scrutin».

Retard

En ce qui le concerne, Christian Houétchénou, président 2015 de la Jeune Chambre internationale Bénin a déclaré que tout s’est bien passé de façon générale, même si, déplore-t-il, il y a un seul agent de bureau à certains endroits et que des bureaux ont ouvert en retard, quand bien même cela n’entache pas la régularité du scrutin.
Mais les impressions de Léhady Vinagnon Soglo sont claires. «C’est un beau soleil éclatant et on ne saurait se plaindre. Nos compatriotes sont admirables. Ils sont allés accomplir leur devoir civique. Malheureusement, bien que notre démocratie ait pris son envol, il y a plus de 25 ans, il y a encore des ratés à Abomey-Calavi», a-t-il déploré. Le leader des Houézèhouè a lancé un appel afin que tous les compatriotes sortent pour aller voter et garder leur calme.
Claude Olory Togbé des Forces démocratiques unies (FDU) dans la 16e circonscription électorale a confié que le scrutin s’est bien déroulé. Elle a déclaré croire en ses chances et invité les indécis à se lever pour aller accomplir leur devoir civique.
Jean-Baptiste Elias, après avoir accompli son devoir en tant que citoyen a confié que ses impressions sont bonnes et que tout se passe dans le calme. Il s’est réjoui de la présence des représentants partis sur le terrain et que les bulletins soient tirés d’un carnet à souche. Cependant, il a déploré une fausse note relative à la non disponibilité des cartes pour certains citoyens qui se sont bel et bien inscrits, qui ne seront donc pas sur la liste des électeurs. Il regrette vivement la frustration dont feront montre ces derniers et a souhaité la correction d’une pareille situation. Il a, pour finir, mis en garde ceux qui ont des velléités de fraude à s’abstenir de s’y adonner, car prévient-il, les frustrations accumulées entraînent des détonations et nous avons un seul pays et une seule nation.

Constat de fraude par l’huissier Maxime Bankolé

Selon maître Maxime Bankolé, huissier de justice, qui a fait une déclaration hier dimanche pendant le déroulement du scrutin, il a été appelé à faire des constats sur le terrain. Pour lui, plusieurs votants ont été observés. Au cours de cette observation, ils passent d’abord chez un militant FCBE Gafarou Adéchokan, avant d'aller voter, puis après avoir accompli leur devoir, ils y retournent, a souligné Me Maxime Bankolé. Des échauffourées s’en sont suivies et il a fallu que la police intervienne pour calmer les ardeurs des défenseurs de chacun des camps. L’huissier a souligné que son déplacement visait à dresser le procès- verbal relatif à cette situation et à en rendre compte.

Actualités 27 avr. 2015


Elections législatives du 26 avril 2015: La candidate Sofiath Schanou menace de saisir la Cour constitutionnelle

Sofiath Schanou, candidate et tête de liste FCBE dans la 20e circonscription électorale (Porto-Novo, Aguégués, Adjarra et Sèmè-Podji) n’est pas contente de la manière dont le scrutin a été organisé hier dimanche 26 avril. Tout en saluant la sérénité qui l’a caractérisé pendant les neuf heures de scrutin, elle dénonce des irrégularités et des fraudes qui auraient émaillé ce vote notamment à Porto-Novo. La candidate de la mouvance présidentielle a fait cette dénonciation après avoir voté en fin de matinée d’hier au bureau de vote n°2 de l’Ecole primaire publique de Gbécon à Porto-Novo.

En effet, selon Sofiath Schanou, jusqu’à hier, les cartes d’électeur se distribuaient encore au niveau des arrondissements de Porto-Novo. Le hic, à l’en croire, est qu’au niveau du 2e arrondissement à Attaké, un individu a été retrouvé avec une dizaine de cartes d’électeur. Et dans tout le lot aucune des cartes ne porte son nom. Pour la candidate, cette opération de distribution de cartes d’électeur concomitamment avec le déroulement du scrutin est une ouverture à la fraude. Aussi, poursuit-elle, dans certains bureaux de vote de Tokpota, il a été constaté que l’encre indélébile n’a pas été mise sur le pouce de certains votants comme l’a prévu la loi. Ce qui offre à ces gens la possibilité d’aller voter plusieurs fois. «Ce sont là entre autres irrégularités qui montrent clairement que quelque chose se trame à Porto-Novo», dénonce Sofiath Schanou. Elle dit qu’elle ne restera pas sans réaction. La candidate FCBE menace de saisir la Cour constitutionnelle pour dénoncer toutes ces irrégularités qui ont émaillé le déroulement du vote à Porto-Novo.

Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau

Actualités 27 avr. 2015


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