La Nation Bénin...
Nouvelles
Des participants à la table ronde visitant les produits de la mini-foire[/caption]Des organisations paysannes spécialisées dans la production et la transformation du manioc, venues des six communes du Mono participent, les 28 au 29 novembre à Sè, à une table ronde sur la filière. Initiée par l’Ong Groupement pour la promotion et l’exploitation des ressources de l’environnement (Gropere) avec l’appui financier de la Belgique à travers Louvain coopération, cette rencontre vise à faire le bilan du chemin parcouru en vue de relancer les activités sur de nouvelles bases.
Tubercule important dans l’alimentation de plusieurs communautés, le manioc est devenu, au fil du temps, dans le Mono, la principale source de revenus des membres d’une vingtaine de coopératives dont les chiffres d’affaires ont connu, en 2017, un accroissement de 76% passant à 46 247 555 francs Cfa contre 26 335 005 francs Cfa en 2014, à en croire l’Ong Gropere et ses partenaires. Mais ne voulant pas se contenter de ces résultats, les acteurs de la filière dessinent, depuis hier, les contours de nouvelles performances dans le cadre d’une table ronde qui se penche, à Sè dans la commune de Houéyogbé, sur l’amélioration de la production du manioc et la chaîne de ses valeurs ajoutées. Initiative de l’Ong Gropere et de la direction départementale de l’agriculture, la table ronde regroupe une cinquantaine de participants constitués d’agriculteurs, de transformateurs et des partenaires techniques et financiers de la filière.
A l’ouverture des travaux, le coordonnateur de l’Ong, José Hounguè, précise que la rencontre constitue un cadre d’échange d’expériences pour lever les obstacles à l’accroissement du rendement des organisations professionnelles paysannes. D’une part, elle permet de faire un état des lieux de la filière et à faire, au regard de l’évolution du marché local et sous-régional, des propositions et recommandations concrètes pour impulser une dynamique durable à la filière dans le Mono. D’autre part, la rencontre permet de définir des actions de synergie ou de complémentarité entre les différents acteurs.
A sa suite, le directeur départemental en charge de l’Agriculture, Euric Guidi, et le secrétaire général de la préfecture de Lokossa, Arnaud Agon, encouragent les efforts consentis en faveur de la filière. « Le manioc fait partie des treize filières à promouvoir selon le Plan stratégique de développement du secteur agricole », ont-ils rappelé en ajoutant que les objectifs de la table ronde cadrent bien avec la vision du gouvernement.
Notons que la table ronde est associée à une mini-foire où sont exposés des échantillons du savoir-faire des transformateurs du manioc en ses divers dérivés.

En visite au Bénin du 28 au 29 novembre 2018, le vice-premier ministre et ministre de la Coopération au développement du Royaume de Belgique, Alexander de Croo, a profité pour organiser une conférence-débat sur son livre Le Siècle de la femme. C’est hier mercredi 28 novembre au siège de la Fondation Claudine Talon dont l’un des domaines d’intervention est la promotion de la femme.
Selon lui, le féminisme est un sujet qui l’intéresse à tel point qu’il y a consacré un livre de 191 pages intitulé Le Siècle de la femme avec comme sous-titre Comment le féminisme libère aussi les hommes. Croyant aux capacités des femmes, il invite à leur donner le pouvoir. Car les sociétés où les femmes et les hommes ont les mêmes opportunités, on prend les meilleures décisions. « Les gens sont heureux et il y a plus de prospérité », soutient-il. Pour lui, ne pas donner le pouvoir aux femmes revient à sous-exploiter le potentiel de la moitié de la population qui a tant de talent et d’ambitions. Se revendiquant comme un féministe, il estime avoir connu une évolution. « Je suis passé du féminisme passif au féminisme actif », confie-t-il ajoutant qu’il faut au féminisme actif des rôles modèles. Il positionne son livre comme un plaidoyer pour l’égalité entre hommes et femmes. « J’essaie d’expliquer aux hommes que ce n’est pas quelque chose de contraignant, mais cela libère », clarifie-t-il.
En appui à cet exposé, que ce soit la vice-présidente de la Fondation Claudine Talon, Claude Borna, la représentante résidente de l’Unfpa, Barbara Laurenceau, la jeune Gloire Ayétolou, et Marie-Consolée Mukangendo, de l’Unicef, ont apprécié la démarche du ministre belge. Elles ont aussi partagé avec lui et sa délégation la bataille que livre chacune d’elles dans sa structure pour la promotion et l’épanouissement de la femme dans tous ses états. De la scolarisation à la lutte contre le mariage précoce en passant par la lutte contre les violences faites aux femmes, la santé de la reproduction, plusieurs thématiques ont été évoquées pour montrer la part que jouent leurs structures sur le terrain de l’épanouissement de la femme.
Pour donner un contenu à sa conviction et surtout la partager avec le Bénin, le vice-premier belge procédera, ce jour, signera un nouvel accord de coopération.
La délégation de l'ONG-RAFPCO, pose avec les représentant de l'Etat[/caption]Créé en septembre 2006 à Cotonou, le Réseau africain des institutions et fonds de formation professionnelle (Rafpro) a renouvelé son accord de siège pour cinq ans. La cérémonie de signature a eu lieu, ce mercredi 28 novembre, au ministère des Affaires étrangères et de la Coopération en présence des responsables du réseau.
« Le Réseau africain des institutions et fonds de formation professionnelle (Rafpro) assure depuis 2007 au Bénin une mission de développement. Ceci à travers le renforcement des capacités des travailleurs du secteur privé, la facilitation des échanges entre ses membres et le financement de la formation professionnelle continue », a fait constater le secrétaire général du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération, l’ambassadeur Hervé D. Djokpé. Le Rafpro, informe-t-il, dans l’accomplissement de ses activités a posé beaucoup d’actes qui font parler de lui. Entre autres, il a contribué à la formation des conseillers en ingénierie, l’amélioration du plan stratégique du Rafpro, la valorisation de la documentation sur les bonnes pratiques des institutions et fonds membres du Rafpro, le renforcement du management du Réseau par l’élaboration du manuel de procédures et l’acquisition de l’équipement informatique et de l’équipement de bureau. Selon Hervé Djokpé, cet engagement ainsi que les résultats auxquels le Rafpro est parvenu au plan de la formation professionnelle et le développement de la culture d’investissement en matière de ressources humaines l’élèvent au statut de partenaire essentiel du gouvernement pour la mise en œuvre du Pag. Grâce aux facilités fiscales et douanières que le gouvernement lui octroie à travers le présent accord de siège, le Rafpro va intensifier ses actions sur le terrain au cours des cinq prochaines années, a précisé le secrétaire général du Maec.
Le président du Rafpro, Abdou Djerma Lawal, souligne pour sa part que l’accord de siège bien que conférant des avantages et privilèges au réseau est aussi porteur d’obligations et de contraintes auxquels les membres doivent se soumettre dans leurs actes et comportements au quotidien. Il s’est engagé avec ses membres, à se conformer strictement aux dispositions de l’accord de siège pour rester digne afin de toujours mériter la confiance placée au réseau.
Objectifs
Le Réseau africain des institutions et fonds de formation professionnelle (Rafpro) est une institution de financement de la formation professionnelle continue chargée de renforcer les capacités des travailleurs du secteur privé pour plus de compétitivité et de rentabilité des entreprises en Afrique par la recherche de solutions, la facilitation des échanges entre ses membres et le financement de la formation professionnelle continue. Son objectif est de servir de cadre de réflexion et de concertation périodique sur la contribution des institutions et fonds de formation professionnelle à la conception et à la mise en œuvre des programmes de l’emploi, l’insertion professionnelle et la lutte contre la pauvreté. C’est aussi d’initier avec l’appui de partenaires techniques et des bailleurs de fonds, des programmes régionaux d’études, de formation et d’insertion professionnelles ; mener des études, recherches, réflexions et actions sur les bonnes pratiques et méthodes en matière de formation et d’insertion professionnelles ; promouvoir les organismes de financement de la formation professionnelle en Afrique en général et dans les pays membres du Réseau en particulier... ?
Société 29 nov. 2018

Le gouvernement fait du volet social l’une des préoccupations majeures de ses actions. Il vient de le démontrer, une fois encore, à travers le projet « Assurance pour le renforcement du capital humain » (Arch) dont il vient de décider au cours du conseil hebdomadaire de ce mercredi, d’un plan d’action pour la mise en œuvre de la phase pilote du volet Assurance maladie. Dans les tout prochains jours, les sceptiques seront donc convaincus de la réalisation de ce projet.
Le projet « Assurance pour le renforcement du capital humain » est le volet phare de la politique sociale du gouvernement inscrit en bonne place dans son programme d’actions quinquennal. Un projet dont la réalisation fait l’objet de plusieurs actions méthodiquement menées par le gouvernement, notamment sa vulgarisation et la sensibilisation des acteurs.
Réunis en conseil hebdomadaire hier mercredi, les membres du gouvernement ont décidé d’un plan d’action pour la mise en œuvre de la phase pilote du volet Assurance maladie de ce projet. Elle prend en compte trois zones sanitaires géographiquement réparties. Il s’agit des zones Abomey-calavi, Sô-Ava ; Dassa-zoumè, Glazoué et Djougou, Ouaké, Copargo.
Le volet Assurance maladie du projet Arch consiste en un paquet de prestations que sont : la mise aux normes des équipements des formations sanitaires, le remboursement des prestations et l’extension du système d’information.
Dans ledit volet, il est intégré le développement de solutions complémentaires, l’acquisition et le déploiement de matériels ainsi que l’accompagnement de sa mise en œuvre.
Cette décision vient rassurer les Béninois que la prise en charge sanitaire des citoyens se trouvant dans une situation d’extrême pauvreté et ceux non extrême est pour les tout prochains jours.
Une preuve du respect des engagements et de la persévérance du chef de l’Etat, le président Patrice Talon, à faire du social durable et structuré au profit de ces couches de la population. Ces informations donnent l’assurance que la réalisation et la généralisation du projet Arch ne fait plus l’objet d’aucun doute.
Les éclairages apportés par le gouvernement sur le volet Assurance maladie de ce projet, rassurent du mode d’emploi du déploiement du volet santé du projet Arch. Les sceptiques se rendront alors à l’évidence que cet instrument social prend corps avec l’approbation de ce plan d’action pour la mise en œuvre de la phase pilote du volet assurance maladie par le gouvernement, le Bénin franchit un cap important pour la santé des populations des zones sanitaires concernées.
Tous ensemble pour la sécurisation des frontières en Afrique de l’Ouest et pour prévenir les menaces du terrorisme violent[/caption]Constituée de tous les acteurs impliqués dans la gestion des frontières dans les pays de l’Afrique de l’Ouest, la Plateforme d'échange et de coordination de la gestion des espaces frontaliers (Pecogef) est en atelier à Cotonou du mercredi 28 au vendredi 30 novembre. Cette initiative est soutenue par la Giz, partenaire engagé auprès de l’Union africaine dans la sécurisation des frontières en Afrique.
Réfléchir en communauté à la sécurisation des frontières et à une coopération transfrontalière efficace. C’est l’objectif du séminaire régional sur la sécurité, l'intégration et le développement transfrontalier en Afrique de l'Ouest qui a démarré hier. Les travaux ont été officiellement ouverts par le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Sacca Lafia.
Pour le directeur de l'Agence béninoise de gestion intégrée des espaces frontaliers (Abegief), Marcel Ayité Baglo, président en exercice de la Pecogef, ces assises permettront d’identifier les pistes et conduites à tenir pour prévenir l'extrémisme violent dont la menace près des frontières est perceptible... "C'est au niveau des frontières que tout nait, parce que ce sont des zones fragiles, marginalisées, des zones grises. Et, un seul pays ne peut pas faire face à cette menace. D'où la nécessité de se mettre ensemble et de conjuguer les efforts pour faire face au défi de la sécurisation des frontières”, a-t-il expliqué.
Démontrant le bien-fondé de la Plateforme d'échange et de coordination de la gestion des espaces frontaliers (Pecogef), le représentant de la Giz Gérôme Dakouo fait savoir qu’il s’agit d’un réseau composé des différentes structures chargées de la gestion des frontières qui entend œuvrer pour une collaboration dynamique dans la sécurisation des frontières.
Il a aussi réaffirmé l’engagement de la Giz à accompagner les pays de l’Afrique sur les questions de sécurisation des espaces frontaliers qui constituent une préoccupation prioritaire de l'Union africaine. Le représentant de la Giz, Gérôme Dakouo, a ensuite annoncé que l'Allemagne, qui a déjà accompagné les trois premières phases du programme Frontière de l’Union africaine, se prépare à financer une prochaine phase. Une nouvelle pour laquelle le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Sacca Lafia a remercié la Giz.
Rendre opérationnellela Pecogef
Le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Sacca Lafia, s’est réjoui de la participation à ces assises des représentants du programme Frontière de l'Union africaine. Il précise que ce programme a été lancé suite à la résolution de la Conférence des chefs d'État de l'Union africaine de porter une attention particulière à la prévention des conflits. Ce programme s'exécute à travers trois axes que sont : la délimitation des frontières, le renforcement des capacités et des ressources et la coopération transfrontalière. “Le Bénin s’inscrit dans cette dynamique à travers le renforcement institutionnel avec la mise en place de l’Abegief, la lutte contre la pauvreté, la lutte contre l'apatridie, la promotion des activités génératrices de revenus, la promotion de la coopération transfrontalière, la sécurisation des espaces transfrontaliers par la mise en place de l'Unité spéciale de surveillance des frontières du Bénin…”, a laissé entendre le ministre Sacca Lafia. Directeur du Bureau d'études sur la sécurité et le développement des frontières, l'ambassadeur malien Aguibou Diarraha a d’ailleurs rendu hommage au gouvernement béninois pour l'organisation de ce séminaire. «C’est la preuve que le Bénin est à l'avant-garde de la coopération transfrontalière en Afrique», affirme-t-il. Outre le leadership que tient le Bénin dans cette dynamique, il ajoute que la ratification par le Bénin de la Convention de l'Union africaine sur la coopération transfrontalière est aussi une illustration. Selon lui, il faudra faire en sorte que la coopération transfrontalière soit un gage de paix, de cohésion et de quiétude dans les pays de l’Afrique de l'Ouest. Pour ce faire, le représentant de la Giz exhorte à l’opérationnalisation effective de la Pecogef en Afrique de l’Ouest. «J'invite les différents pays qui sont là aujourd'hui à faire la transposition des différents textes qui ont été élaborés pour que cette plateforme soit opérationnelle dans tous les pays», exhorte-t-il.
Cet atelier qui rassemble tous les gestionnaires des frontières des pays de la Cedeao, les chargés de renseignements et toutes les organisations qui financent les programmes de gestion des frontières, doit permettre, selon le ministre Sacca Lafia, de réfléchir à des pistes et au réseautage pour une coopération transfrontalière efficace d’une part et d’autre part de définir les modalités pour une gestion optimale de ces espaces fragiles et géostratégiques que sont les frontières.
Vue partielle des partenaires[/caption]La Commission électorale nationale autonome (Céna) organise, les 28 et 29 novembre 2018 à Cotonou, un atelier d’appropriation des lois portant code électoral et charte des partis politiques en République du Bénin. Cette rencontre qui réunit divers acteurs dont des experts électoraux, des représentants de la Société civile a été ouverte hier par Emmanuel Tiando, président de la Céna.
Dans la perspective des législatives de 2019, la Commission électorale nationale autonome (Céna)et les acteurs impliqués s’approprient les textes. C’est à travers un atelier pour mieux cerner les contours et implications de la loi portant charte des partis politiques et de celle portant code électoral en République du Bénin.
En procédant à l’ouverture de la rencontre, Emmanuel Tiando, président de la Céna, note que les législatives de 2019 interviennent dans un contexte de profondes réformes du paysage politique et de l’adoption des lois qui régissent l’organisation des élections au Bénin. Face à ces innovations, trouve-t-il, il convient que toutes les parties prenantes impliquées dans la gestion du processus électoral soient mises au même niveau d’information et aient la même compréhension de ces textes de lois. Mettant l’accent sur le code électoral, Emmanuel Tiando relève que certaines dispositions du cadre juridique régissant les élections sont inédites. Entre autres, il mentionne la certification des procès-verbaux de compilation de résultats, la prise en compte de la notion de 10% des suffrages sur le plan national dans l’attribution des sièges, la confection des enveloppes en matière inviolable ou des enveloppes utilisées autrefois et qui, pour être scellées, nécessitent l’usage de la cire.
Par rapport à la réforme du système partisan, des dispositions confèrent plus de responsabilités à la Céna dans la mise en œuvre des droits politiques du peuple souverain. «Le législateur a décidé de confier désormais à la Céna la mission du suivi et du financement des partis politiques», poursuit-il.
Revenant à l’atelier, le président de la Céna indique qu’il permettra aux participants, sur la base des communications et échanges, de lever toute équivoque quant à la compréhension des innovations apportées au code électoral et à la charte des partis politiques.Les participants pourront également appréhender les implications matérielles et financières des réformes du cadre juridique des élections. Enfin, la rencontre leur donnera l’opportunité de mieux cerner les rôles et responsabilités de chacune des institutions impliquées dans l’organisation des élections. A l’en croire, « la fonction majeure d’une élection démocratique est de créer les conditions favorables à l’expression des diversités politiques . Ceci, grâce à la mise en œuvre de mécanismes fondés sur la transparence, l’impartialité, l’équité et la crédibilité.
Au cours des travaux, les participants auront droit à des communications telles que Rôle des parties prenantes au processus électoral ; Régulation de la campagne électorale face à la problématique des réseaux sociaux ; Processus de gestion des résultats par la Céna ; Processus de gestion des résultats par la Cour constitutionnelle ; Innovations de la charte des partis politiques ; Innovations du code électoral et présentation de l’application de recherche automatique sur le code électoral et la charte des partis politiques. Un rapport sanctionnera la fin des travaux prévue pour ce jour.

Le ministère en charge des Affaires sociales, soutenu par le Fonds des Nations Unies pour la population (Fnuap), chef de file des partenaires du secteur, a célébré, samedi dernier, à Bopa, dans le Mono, la trentième Journée nationale des Affaires sociales et procédé, à la même occasion, au lancement de la quinzaine de lutte contre les violences faites aux filles et aux femmes. L’événement a enregistré la présence des députés Mathurin Nago, Gérard Gbénonchi, Dakpè Sossou et des préfets Christophe Mègbedji et Komlan Zinsou.
La Journée nationale des Affaires sociales, édition 2018, a été célébrée le samedi dernier au Centre des jeunes et loisirs de Bopa, sous le thème « Arch au service de développement ». Outre la communication portant sur ce thème qui a expliqué avec force détails le processus de mise en place du programme Assurance pour le renforcement du capital humain (Arch) et les objectifs poursuivis à travers celui-ci, la célébration a été marquée par la remise de matériels à plusieurs cas sociaux venus notamment des communes du Mono. Dons du gouvernement soutenu par ses partenaires techniques et financiers, les équipements remis sont constitués, entre autres, des machines à coudre, des séchoirs et leurs accessoires de coiffure ainsi que du mobilier et des tricycles pour le déplacement des handicapés moteurs. Des enveloppes financières sont allées également aux nécessiteux.Toutes choses qui ont donné du sourire aux bénéficiaires.
La ministre Bintou Chabi Adam Taro et sa suite n’ont pas manqué d’encourager à l'occasion les groupements féminins qui tentent d’émerger à travers la production agricole et la transformation des produits de la terre. C’était à travers une visite guidée des stands installés sur le site de la célébration. La même attention s’est manifestée à l’endroit des organismes locaux et internationaux défenseurs des droits des couches vulnérables au niveau des stands dédiés à leurs activités respectives. Au total, plus d’une quinzaine de stands ont été passés en revue pour toucher du doigt les efforts visant à tirer, vers le développement, les cas sociaux et éradiquer les violences basées sur le genre. La célébration de la Journée nationale des Affaires sociales étant couplée avec la cérémonie de lancement de la quinzaine de lutte contre les violences faites aux filles et aux femmes. Le choix de la commune de Bopa pour abriter les deux événements est fortement salué par le maire, le ministre Mahougnon Kakpo et le député Mathurin Nago, natifs de la localité.

Dans le cadre du projet «Centre de vie orphelinat », faisant partie intégrante du programme «Tous à l’école», la Fondation Boa-Bénin a fait don d’un complexe composé, entre autres, de dortoirs, d’un château d’eau et des équipements d’électrification solaire, à l’orphelinat de l’arrondissement de Tchoumi-Tchoumi dans la commune de Natitingou.
Le président de la Fondation BOA, Benoît Maffon, a remis les clés du complexe offert à l’orphelinat de Tchoumi-Tchoumi, ce mercredi 28 novembre 2018, en présence des autorités locales, de la Congrégation des sœurs de Saint Augustin du Bénin, des sages et notables, des bénéficiaires et des populations.
D’un coût global de 115 millions de francs CFA, cette infrastructure réceptionnée par la Congrégation des sœurs de Saint Augustin du Bénin, gestionnaire de l’orphelinat, est composée d’un dortoir de 80 places avec des salles d'infirmerie et de permanence entièrement équipées en mobiliers et de matériels médicaux, d’une cuisine externe, d’un mini-champ solaire photovoltaïque protégé par une clôture grillagée, un mini-château d’eau équipé d’un système solaire et un local technique servant d’abri aux équipements solaires.
Au-delà d’un élan de profonde solidarité, par ce geste, la Fondation Boa-Bénin, soutient son président Benoît Maffon, entend ainsi apporter sa contribution à l’amélioration des infrastructures d’enseignement et du système éducatif du Bénin. Depuis 10 ans, dira-t-il, la Fondation Bank Of Africa Bénin, dans la mise en œuvre de son programme «Tous à l’école », met à la disposition des écoliers de toutes les contrées du Bénin des kits scolaires, et ce, pour accompagner les parents dans la scolarisation de leurs enfants. «Toutes ces initiatives répondent à la matérialisation de la philosophie et de la stratégie d’entreprise citoyenne du Groupe Bank Of Africa et Bmce Bank, sous-tendues par son concept novateur de centre de vie, et qui consiste à installer autour d’une construction de classe, de maternité, de dispensaire et d’orphelinat, le maximum d’infrastructures concourant à rendre leur fréquentation aisée, agréable et attractive pour les usagers », a confié Benoît Maffon. «Après avoir frappé à plusieurs portes en vain, c’est la Fondation Boa qui a entendu notre cri de détresse et est venue généreusement à notre secours, en réalisant ce bijou qui constitue un acquis précieux pour les bénéficiaires qui ne peuvent rêver mieux », s’est réjouie la mère supérieure Catherine Kouagou, responsable des sœurs religieuses de Saint Augustin. Dans une démarche unanime avec ses frères et sœurs de Tchoumi-Tchoumi, la mère Catherine Kouagou a témoigné toute sa gratitude au président de la fondation Boa-Bénin.
Conscient du fait qu’en Afrique la gratitude est une vertu cardinale, le chef d’arrondissement de Tchoumi-Tchoumi, Denis Adjato a, au nom du conseil communal de Natitingou, dit son admiration à la fondation et salué sa grandeur d’esprit et de solidarité.
Par la voix de leur porte-parole Cécile N’Tcha, les pensionnaires de cet orphelinat ont promis d’être une fierté pour la Fondation Boa-Bénin en donnant le meilleur d’elles-mêmes à l’école pour tutoyer la pyramide de l’excellence. Elles ont également pris l’engagement d’entretenir l’infrastructure réceptionnée pour en jouir le plus longtemps possible.

Le gouvernement vient de trouver une solution durable à la Société béninoise d’énergie électrique (SBEE) qui connaît des difficultés à honorer ses engagements vis-à-vis de ses partenaires, notamment la Communauté électrique du Bénin et autres. Il vient d’octroyer la garantie de l’Etat à cette société dans le cadre d’un concours bancaire pour lui permettre d’apurer ses dettes.
Les difficultés que connaît la Société béninoise d’énergie électrique (Sbee) sont les conséquences des problèmes structurels auxquels elle est confrontée depuis de longues années. Elles ne lui permettent pas d’honorer ses engagements vis-à-vis de ses partenaires dont la Communauté électrique du Bénin et autres fournisseurs.
Pour mettre fin à cette situation, cette société a sollicité du gouvernement, l’autorisation de réaliser un concours bancaire de 27 milliards auprès des banques de la place.
Le gouvernement, réuni au cours de sa séance hebdomadaire de ce mercredi, a marqué son accord pour l’octroi de la garantie de l’Etat. Ce qui lui permettra d’apurer ses dettes vis-à-vis de la CEB pour un montant de 16 milliards de francs CFA et au paiement intégral de ses dettes vis-à-vis de ses autres fournisseurs pour un montant de 11 milliards. Ce qui du coup fera que le Bénin se mettra totalement à jour à l’égard de la CEB conformément aux conclusions de la réunion tenue à Lomé le 27 novembre dernier par les chefs d’Etat du Bénin et du Togo, invités à mettre en place leurs garanties respectives au plus tard le 31 décembre prochain.
La Sbee, pour le remboursement à bonne date de ses dettes, ouvrira un compte séquestre alimenté mensuellement à concurrence de 500 millions.
Cette solution fait que la capacité de la société à supporter le poids de l’endettement ne sera pas affectée par le concours bancaire sollicité

Le Conseil des ministres de ce mercredi 28 novembre a autorisé la démolition de bâtiments ayant abrité les ministères en charge de l’Intérieur et de la Défense nationale, de même que l’immeuble en chantier de la « Maison de l’avocat ».
La décision de défaire l’édifice qui abritait les ministères de l’Intérieur et de la Défense est motivée par le coût important que génère sa réhabilitation. L’immeuble est construit dans les années 1960 pour servir de logements. Transformé en bâtiment administratif, les aménagements intervenus dans sa structure initiale ont, au fil des années, affaibli sa structure.
Ce bâtiment vétuste, indique le Conseil des ministres, ne répond pas aux normes d'un bâtiment administratif. Ceci en raison de sa faible hauteur sous plafond, de la dégradation de l'étanchéité de tous les planchers intermédiaires, etc. La menace de ruine qu’il présente est la raison de son évacuation pour préserver la sécurité du personnel. D’où il est indispensable qu’il soit détruit.
Outre la communication sur ce bâtiment en ruine, le Conseil a aussi autorisé la démolition du bâtiment principal de la «Maison de l'avocat». L’immeuble en chantier depuis 20 ans, dans l'enceinte du Tribunal de Cotonou est sur l’emprise des aménagements projetés sur l'axe Champs de Foire/Place de la Réconciliation. Le plan d’aménagement de ce secteur, indique le Conseil des ministres, intègre également une partie du site au projet de la Cité ministérielle.
L’Ordre des avocats ayant marqué son accord pour le principe de dédommagement, le Conseil des ministres a instruit les ministres concernés de procéder au règlement et à la réalisation des équipements prévus.