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Nouvelles

Lancement de la plate-forme Rapid Pro: Améliorer les données statistiques sur l’état civil via le numérique

Le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique (Misp), Sacca Lafia a procédé ce mardi 27 novembre au lancement de la plateforme Rapid Pro. C’est un outil destiné à faciliter les déclarations de naissances sur toute l’étendue du territoire national.

Bonne nouvelle pour les familles béninoises ! La déclaration des naissances est désormais exempte de toutes tracasseries. La plateforme Rapid Pro, fruit du partenariat entre le gouvernement et l’Unicef, offre des facilités dans ce sens. C’est un outil qui permet aux populations les plus isolées de pouvoir déclarer les naissances de leurs enfants via Sms à partir de n’importe quel téléphone portable. Il est accessible par le numéro 132 sur les réseaux Gsm à travers l’envoi de « Nais » ou « nais ». L’ambition est d’utiliser les services du numérique pour améliorer la collecte des données statistiques sur l’état civil.
Le lancement de Rapid Pro marque la volonté du gouvernement d’assainir et de moderniser le système national de l’état civil. « La plateforme Rapid Pro donne l’occasion de déclarer instantanément les naissances, de planifier et d’enregistrer les actes établis », souligne le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Sacca Lafia.
Selon le représentant résident de l’Unicef, Claudes Kamenga, Rapid Pro est un outil visant à répondre aux défis de l’enregistrement des naissances. « Avec cette plateforme, le Bénin fait un pas de plus vers l’utilisation des technologies de l’information et de la communication pour résoudre les problèmes des enfants, se réjouit-il.
Cet outil revêt un enjeu majeur pour le Bénin en raison des disparités observées à l’état civil entre les régions. Si le taux d’enregistrement des naissances au Bénin a connu ces dix dernières années, une augmentation de près de 25 points passant de 60% en 2006 à 84,8% en 2014, des écarts subsistent entre les régions, notamment les communautés rurales du Nord. Pendant que le taux national est de 80%, l’Alibori affiche un taux de 42,3%, relève le directeur général de l’état civil, Abdon Marius Mikpon’Aï.
Dans les régions du Nord, seulement 48% disposent d’acte de naissance et à peine 30% des communes transmettent régulièrement leurs statistiques de l’état civil à l’Institut national de la statistique et de l’analyse économique, ajoute le représentant résident de l’Unicef.
Cette situation est un frein au développement. « Les conséquences se manifestent par l’existence de 2,5 millions de Béninois sans état civil tels que dénombrés par le Ravip, l’encombrement des centres d’état civil par de milliers d’actes de naissance non retirés et archivés dans des conditions inappropriées, la pléthore de dossiers de régularisation d’actes de naissance enregistrés au niveau des tribunaux ainsi que la difficulté pour les autorités de disposer des données sociodémographiques fiables pour la planification du développement », fait-il observer.

Un passeport de protection

Rapid Pro offre des solutions numériques faciles et à portée de tous. « Les Tics présentent des avantages majeurs permettant de contribuer à la résolution des problèmes des populations et les centres d’état civil qui sont parfois situés dans des zones d’accès difficiles. Elles peuvent accroître efficacement la régularité des opérations, améliorer la qualité des enregistrements ainsi que l’exhaustivité de la sécurisation des données devant alimenter le système de suivi-évaluation et l’enregistrement des frais d’état civil », assure-t-il.
Selon le représentant résident de l’Unicef, l’enregistrement des naissances est capital. Il s’agit d’un outil de promotion des droits de l’enfant et d’un instrument de lutte contre les discriminations à l’égard des enfants. « Connaître l’âge de l’enfant est essentiel pour le protéger contre les abus et les violences tels que l’exploitation économique, le mariage forcé des enfants, la traite des êtres humains et l’exploitation sexuelle », soutient-il.
La plateforme Rapid Pro est en phase pilote dans le département de l’Alibori. Elle sera activée dans le département du Zou à partir de 2019, annonce le ministre de l’Intérieur. Il invite les autres partenaires qui accompagnent le gouvernement dans la mise en œuvre d’un état-civil performant à se l’approprier.

Société 28 nov. 2018


Vient de paraître: Tout sur l’administration du personnel de Wassi Liamidi Salako
[caption id="attachment_31578" align="alignnone" width="1024"]Wassi Liamidi Salako[/caption]

Administrateur civil hors classe à la retraite, Wassi Liamidi Salako laisse à la postérité un ouvrage tout aussi édifiant qu’a été son parcours dans l’administration publique, le secteur privé et dans l’enseignement supérieur. « Tout sur l’administration du personnel. Le personnel d’une entreprise est une ressource qui a des ressources », tel est intitulé l’ouvrage qu’il met sur le marché ce mercredi à la Chambre de commerce et d’industrie du Bénin (CCIB).

L’ouvrage que le public accueille ce jour est le fruit d’une longue expérience professionnelle de son auteur dans la pratique de la gestion des ressources humaines en tant que chef du personnel, directeur des ressources humaines et consultant. « Tout sur l’administration du personnel. Le personnel d’une entreprise est une ressource qui a des ressources », c’est le parcours d’une trentaine d’années d’expériences dans le secteur public et privé. Ecrire cet ouvrage, selon Wassi Liamidi Salako, fait partie de son programme de retraite et se veut être un legs à la nouvelle génération de gestionnaires de ressources humaines. « Leur transmettre quelque chose de mon expérience personnelle du terrain », justifie-t-il, prenant à cœur cette tâche d’écrire un livre qui est loin d’être le propre des Africains. 

Subdivisé en trois parties, le document évoque la gestion du personnel sous les aspects juridique, administratif et pratique. Il aborde les divers concepts de l’administration du personnel, les différents textes de lois y relatifs (depuis 1952) ainsi que les activités relevant de la gestion des ressources humaines et les pièces afférentes. Pour l’auteur, qui se projette déjà dans la publication du tome 2 du présent ouvrage, l’intérêt est que son livre serve à chaque employeur et employé afin que chacun s’approprie toutes les subtilités d’un tel domaine de compétence.

Société 28 nov. 2018


Oeuvres caritatives: La Fondation Boa-Bénin dote l’orphelinat de Sakété d’un dortoir
[caption id="attachment_31577" align="alignnone" width="1024"]Un cadre attrayant de vie pour les pensionnaires de l’orphelinat de Sakété grâce à la générosité de la Fondation Boa-Bénin/Bmce Bank[/caption]

Les enfants de l’orphelinat de Sakété bénéficient désormais d’un meilleur cadre de vie grâce à la Fondation de la Bank of Africa Bénin (Boa-Bénin) qui leur a fait don d’un dortoir équipé et digne du nom. Le joyau a été mis en service ce mardi à Sakété.

Un dortoir de 80 places avec une salle d'infirmerie et une salle de permanence entièrement équipées en mobiliers et matériel médical ; une cuisine externe ; un mini-champ solaire photovoltaïque protégé par une clôture grillagée ; un mini-château équipé d’un système d’exhaure solaire et un local technique servant d’abri aux équipements solaires. C’est l’ensemble du don fait par la Fondation de la Bank of Africa Bénin à l’orphelinat de Sakété créé en 2007 par la Congrégation des sœurs de Saint Augustin du Bénin. L’infrastructure socio-communautaire a coûté la somme de 117 millions F Cfa, toutes taxes comprises. Elle a été officiellement mise en service ce mardi par le président de la Fondation Boa-Bénin, Benoît Maffon. Cette inauguration sera suivie de celles deux autres orphelinats qui seront mis en service dans les tout prochains jours à Bassila et à Tchoumi-Tchoumi dans la commune de Natitingou, sans oublier la mise en service également du centre vie Ecole de Matéri, souligne-t-il. Ces différentes réalisations, à en croire Benoît Maffon, viennent s’ajouter aux nombreuses infrastructures socio-communautaires érigées ces dix dernières années par la Fondation Boa-Bénin notamment à Cotonou ; Klouékanmè; Pobè; Bonou; Allada; Natitingou; N’Dali; Gogounou; Ouaké; 

Aplahoué; Sô-Ava; Comè; Covè; Toffo et Ouèssè. Elles constituent la matérialisation de la philosophie et de la stratégie d’entreprise citoyenne de la Bank of Africa Bénin, filiale du Groupe Bmce constitué de vingt-cinq sociétés dont dix-sept banques installées dans dix-sept pays en Afrique et très engagé dans le développement et le progrès du continent, précise le président de la Fondation Boa-Bénin. Il explique que c’est cette philosophie qui sous-tend les actions caritatives de sa fondation engagée sur le terrain notamment dans la construction de classe, de maternité, de dispensaire et d’orphelinat, tous concourant à rendre la fréquentation de l’école, de la maternité, du dispensaire et de l’orphelinat aisée, agréable et attractive pour les usagers.

Plus de 3 milliards F Cfa investis

Aussi, ces œuvres visent-elles à aider les personnes ou les groupes sociaux les plus vulnérables à mieux vivre, à acquérir ou à persévérer leur autonomie et à s’adapter au milieu environnemental, précise-t-il. Nous nous approprions au Groupe Bank of Africa/Bmce, l’adage selon lequel ''La vie est bonne quand on est heureux mais elle est encore meilleure quand d’autres sont heureux grâce à nous'', soutient Benoît Maffon. Ainsi, en dehors des domaines de la santé et de l’éducation à travers la construction de salles de classe et de don de fournitures scolaires par le biais de l’opération « Tous à l’école » pour accompagner les parents dans les dépenses scolaires, la Fondation s’investit également dans les œuvres sociales, l’art et la culture. Pour Benoît Maffon ,l’ensemble des investissements de la Fondation les dix dernières années dans ces différents domaines est évalué à plus de trois milliards F Cfa.
Recevant les clés du joyau, la responsable de la Congrégation des sœurs de Saint Augustin de Sakété, la sœur Constance Flore Toboula remercie la Fondation Boa-Bénin d’avoir favorablement répondu à la demande de l’orphelinat qui s’occupe des enfants en situation difficile surtout ceux dont les mères meurent lors de l’accouchement ou quelques mois après. Le centre les prend entièrement en charge notamment pour leur scolarisation, leur suivi dans les études et leur réinsertion dans leur famille si possible. Ce joyau améliorera significativement les conditions de vie des pensionnaires du centre, se réjouit la sœur Constance Flore Toboula. La responsable de l’orphelinat, la sœur Marie-Stella Lafia, promet de faire un très bon usage de ce joyau qui vient renforcer les capacités d’accueil du centre, le tout premier installé à Sakété par la Congrégation des sœurs de saint Augustin du Bénin créée le 22 août 1968 par Feu cardinal Bernardin Gantin. Le maire de Sakété, Pierre Adéchi, n’a pas tari de mots pour dire toute sa gratitude à la Fondation Boa-Bénin et tout le Groupe Bmce pour sa vision humanitaire qui cadre bien avec les ambitions de son conseil communal.

Société 28 nov. 2018


Trois ans de gestion du Hadj: La communauté musulmane reconnaissante au gouvernement
[caption id="attachment_31575" align="alignnone" width="1024"]Tous décernent une mention spéciale à la dynamique impulsée par les autorités[/caption]

Le ministre des Affaires étrangères, Aurélien Agbénonci, a fait le point, lundi 26 novembre dernier, à Porto-Novo, des trois années de gestion du Hadj au Bénin avec les acteurs du secteur surtout la communauté musulmane. Tous saluent le gouvernement du Nouveau départ qui, depuis son avènement en 2016, connaît une réussite dans l’organisation pratique de ce pèlerinage en Arabie Saoudite.

Le gouvernement du Nouveau départ a géré trois éditions du Hadj de 2016 à 2018 avec environ 3000 à 3500 pèlerins par année. Le constat qui se dégage de ces différentes éditions est qu’elles se succèdent, mais ne se ressemblent pas. Des avancées se notent d’année en année. C’est l’appréciation que font les acteurs du secteur mobilisés cet après-midi du lundi 26 novembre, à la Maison internationale de la Culture autour du ministre des Affaires étrangères, Aurélien Agbénonci. C’était à l’occasion du bilan des trois années de gestion du Hadj sous l’avènement du Nouveau départ. Ce succès est à l’actif surtout du chef de l’Etat, le président Patrice Talon qui s’est personnellement impliqué dans le processus, constate le président du Conseil national de coordination du Hadj au Bénin, Amidou Ourou-Djéri. «Sans fausse modestie, l’organisation du Hadj est en train de prendre une envolée sans pareille dans notre pays », constate-t-il. Il fonde son observation sur certaines actions positives menées par le gouvernement dont l’obtention à 100% des visas à tous les demandeurs pour le Hadj ; l’établissement à 100% des passeports spéciaux Hadj avec toute la diligence sans oublier les reprises urgences des passeports non lisibles par des lecteurs des diplomates saoudiens ; la disponibilité totale des agents de la Police républicaine à travers la direction de l’Emigration et de l’Immigration pour les différentes phases d’enrôlement des candidats au Hadj sur toute l’étendue du territoire nationale. Le Conaco-Hadj Bénin décerne une mention spéciale au ministère de la Santé pour la mise à disposition à temps de différents vaccins exigés par les autorités saoudiennes sans occulter la signature à bonne date du contrat d’affrètement d’avion pour le transport des pèlerins. « Au nom de Conaco-Hadj Bénin, nous vous prions, monsieur le coordonnateur national de l’organisation du Hadj au Bénin, de transmettre nos sincères salutations au président de la République et prions Allah, le tout puissant, de l’assister dans l’œuvre salvatrice de redressement qu’il fait pour le Bénin », souligne Amidou Ourou-Djéri à l’endroit du ministre des Affaires étrangères.

Le message du président du Conaco-Hadj Bénin a été suivi de plusieurs autres témoignages dont ceux du président de l’Union islamique du Bénin, l’iman de Porto-Novo, Houzéifa Amzat et le haut dignitaire de la communauté musulmane du Bénin, Karim Urbain da Silva et président des sages de la ville de Porto-Novo. Tous ont reconnu que le gouvernement a fait beaucoup d’efforts depuis 2016 dans le sens de permettre aux fidèles musulmans d’accomplir facilement le cinquième pilier de l’islam en Terre sainte d’Arabie Saoudite. D’autres participants souhaitent au gouvernement d’aller encore plus loin en négociant l’ouverture, au Bénin d’un consulat général de l’Arabie Saoudite pour faciliter davantage la délivrance des visas et autres formalités administratives saoudiennes.
Le ministre des Affaires étrangères, Aurélien Agbénonci, en sa qualité de coordonnateur national de l’organisation du Hadj au Bénin, rend grâce à Dieu pour ce bilan positif. « Toutes les fleurs que vous avez jetées sont destinées au président de la République parce que je peux porter témoignage devant vous qu’il n’a jamais refusé de m’écouter lorsque je demande à le rencontrer pour lui parler du Hadj », souligne Aurélien Agbénonci. Il promet de transmettre au chef de l’Etat les bonnes appréciations des uns et des autres sur le bilan positif dans la pratique de l’organisation du Hadj au Bénin.

Société 28 nov. 2018


Débat budgétaire 2019 en commission au Parlement: Les budgets de la Céna et de quatre ministères au peigne fin
[caption id="attachment_31574" align="alignnone" width="1024"]Emmanuel Tiando, président de la Commission électorale nationale autonome (Céna)[/caption]

L’étude sectorielle du projet de loi de finances de l’Etat gestion 2019 s’est poursuivie, ce mardi 27 novembre, en commission budgétaire du Parlement avec le président de la Commission électorale nationale autonome (Céna), Emmanuel Tiando, et les ministres chargés de l’Eau, Samou Adambi, des Affaires sociales, Bintou Chabi Adam Taro, des Petites et moyennes entreprises, Modeste Kérékou, et de la Décentralisation, Barnabé Dassigli. Tour à tour, ils ont présenté leurs projets de budget pour l’année 2019 et annoncé les actions phares prévues.
Lire les propos de chacun d’eux à la sortie de la séance budgétaire…

Emmanuel Tiando, président de la Commission électorale nationale autonome (Céna)

Un crédit additionnel de 464 millions F Cfa nécessaire  

«  Nous venons d’avoir une séance avec la Commission budgétaire autour du budget de la Commission électorale nationale autonome Céna) au titre de l’année 2019. Nous avons présenté un budget de 800 millions F Cfa, un budget de fonctionnement qui est en baisse par rapport à celui de 2018 qui était d’un milliard FCfa. Les députés se sont naturellement inquiétés de la baisse de ce budget compte tenu du fait que l’année 2019 sera une année électorale. Ce que prévoit ce budget de 800 millions F Cfa, c’est tout simplement tout ce qui a trait au fonctionnement de l’institution, à savoir le paiement des salaires du personnel, l’achat de biens et de services et les dépenses de transfert. Il n’est pas possible pour la Céna de faire de grands investissements. Compte tenu de la situation, nous avons demandé qu’il nous soit accordé un espace budgétaire pour que nous puissions effectivement réaliser un certain nombre d’activités qui concourent à la bonne préparation du scrutin de 2019. Il s’agit en l’occurrence de l’organisation de la vulgarisation du code électoral, parce que c’est un nouvel instrument qui sera utilisé dans le cadre des prochaines élections. Nous devons aussi organiser des rencontres avec tous les acteurs impliqués dans le processus électoral qu’il s’agisse des membres de la Céna, qu’il s’agisse des institutions de la République, qu’il s’agisse des acteurs politiques et des acteurs de la Société civile. Voilà pourquoi, au-delà de ce qui a été retenu par la lettre de cadrage du ministère de l’Economie et des Finances, nous avons demandé un espace budgétaire de 464 millions FCfa. Nous avons aussi la volonté d’améliorer un peu le visage de la Céna, réfectionner un peu ce bâtiment qui constitue quelque chose qui n’est pas acceptable pour une institution d’où sortent les présidents de la République, les honorables députés et les maires. Fort heureusement, nous avons vu une disponibilité auprès des députés à faire en sorte qu’un plaidoyer soit fait en direction du ministère de l’Economie et des Finances ».

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Modeste Kérékou, ministre en charge des Petites et moyennes entreprises et de la Promotion de l’emploi

La promotion de l’emploi, la priorité en 2019

« J’ai eu l’honneur de défendre devant la commission budgétaire, à la suite de mes collègues, le projet de budget, gestion 2019 du ministère en charge des Petites et moyennes entreprises et de la Promotion de l’emploi qui s’élève à 7 milliards 594 millions 243 mille Francs Cfa. Il faut dire que, pour l’année 2019, le gouvernement entre dans son ensemble dans la phase d’exécution plus concrète des projets phares et des projets prioritaires du Programme d’actions du gouvernement (Pag). Le ministère en charge des Pme et de la Promotion de l’emploi ne pilote pas directement ni de projet phare ni de projet prioritaire, mais nous avons au niveau de notre département le Projet emploi des jeunes qui tire à sa fin. C’est un projet que nous exécutons depuis 2014. C’est le seul projet au niveau de notre département ministériel et qui devra prendre fin au cours du premier semestre de 2019. Il bénéficie des ressources d’un milliard 486 millions de Francs Cfa. Ce que nous avons à faire prioritairement au niveau de notre département, c’est la poursuite des réformes. J’ai salué la sollicitude des députés qui ont voté un certain nombre de lois importantes parce que sur le chantier de la promotion de l’emploi, nous avons besoin d’un cadre réglementaire et législatif favorable à la création de l’emploi. J’ai informé les députés que le gouvernement les saisira bientôt d’un texte de loi relatif à la promotion des micro, petites et moyennes entreprises. C’est un texte de loi important dans le contexte actuel. Les députés se sont préoccupés en tant que représentants du peuple d’avoir plus de visibilité sur un certain nombre d’initiatives, de projets et programmes que nous conduisons au sein de notre département, notamment ceux relatifs à nos structures comme l’Agence nationale pour la promotion de l’emploi et l’Office béninois des services du volontariat.
A toutes les préoccupations évoquées par les députés, nous avons donné les éléments de réponse. Ils ont promis de formuler quelques recommandations lors de la discussion générale du budget de l’Etat, gestion 2019 afin que le ministère puisse avoir des ressources pour que notre action puisse se faire de manière vigoureuse ».
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Bintou Chabi Adam Taro, ministre des Affaires sociales et de la Microfinance

Les microcrédits mobiles intensifiés en 2019

« Le projet de budget 2019 du ministère des Affaires sociales et de la Microfinance s’élève à 6 milliards 173 millions 013 mille Francs Cfa. Les actions prévues sont régaliennes. Elles concernent l’amélioration des conditions de travail, les charges salariales, la construction et l’équipement des infrastructures de base et l’assistance aux couches vulnérables sur le terrain, en l’occurrence, les orphelins, les veuves, les handicapés, les personnes du 3e âge. Les attributions du ministère sont de deux grands volets : les affaires sociales et la micro finance. Il s’agit des micro-crédits que nous octroyons à travers la structure du Fonds national de micro finance (Fnm) aux couches vulnérables, aux femmes et aux gens bien organisés qui sont en mesure de mener des activités. Aujourd’hui, nous l’appelons microcrédit mobile parce que nous sommes passés de l’étape ordinaire à l’étape des finances digitales. On entend par mobile ce que nous appelons porte-monnaie électronique que les bénéficiaires obtiennent avant d’aller vers les agents marchands utilisateurs terminaux de paiement mobile. C’est cette réforme que nous sommes en train de mener en phase pilote et qui va être généralisée. Aujourd’hui, la finance digitale permet de limiter la cavalerie. Cela permet d’éviter les confusions et assure la traçabilité des opérations. Le second volet que le Fonds national de microfinance mène, c’est des crédits octroyés à des hommes qui mènent des activités et de l’autre côté, c’est des femmes qui mènent des activités génératrices de revenus…Nous ne faisons pas de discrimination. Nous demandons aux Sfd de prendre tous les dossiers. Il n’y a pas de parti pris. Il suffit simplement que le demandeur soit en règle et qu’il soit en mesure de rembourser et on va lui faire gravir les échelons jusqu’à ce qu’il puisse sortir du cadre des microcrédits pour accéder aux crédits plus importants ».

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Barnabé Dassigni, ministre de la Décentralisation et de la Gouvernance locale

Poursuite du transfert des ressources aux communes en 2019

« Nous venons de passer devant la Représentation nationale pour présenter notre budget, celui du ministère de la Décentralisation et de la Gouvernance locale. Notre budget pour 2019 est de 47 milliards 240 millions F Cfa comparativement à l’année 2018 qui est de 38 milliards 741 millions de FCfa. Nous avons une augmentation de 22%. Cette augmentation est due au fait que l’Etat fait beaucoup d’efforts pour transférer des ressources à nos communes. Le transfert des ressources permet aux collectivités territoriales de faire face aux problèmes de nos populations puisqu’il faut le développement de l’économie locale. Nous avons ensuite la construction du Centre de formation pour l’administration locale (Cefal). L’entreprise qui doit construire ce centre est déjà connue et les travaux démarreront incessamment.  L’autre chose, c’est la poursuite du processus de la délimitation des communes et de leurs unités administratives. Nous avons également la construction des douze préfectures qui démarrera très prochainement…Nous avons aussi la relecture des textes de la décentralisation. Il faut les revoir un peu ; ils datent de dix à quinze ans. Il est nécessaire de revisiter ces textes. En plus, il y a aussi la mise en œuvre des plans de décentralisation et de déconcentration et le plan départemental de coordination des actions de développement. Les députés sont restés dans notre dynamique surtout qu’ils ont été agréablement surpris qu’au 30 septembre 2018, nous sommes déjà à 83% d’exécution de notre budget. Et l’année dernière, il y a eu quelques recommandations que nous avons respectées et les députés en étaient très satisfaits… »

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Samou Adambi, ministre de l’Eau et des Mines
 
Un budget en hausse de 142 % pour des actions d’envergure

« Le projet de budget exercice 2019 du ministère de l’Eau et des Mines se chiffre à environ 58 milliards 500 millions de F Cfa contre 24 milliards 100 millions en 2018, soit un accroissement d’environ 142%. Ce qui montre la volonté du gouvernement de réellement régler la question de l’eau d’ici 2021. C’est pour cela que ce coup de pouce a été donné au budget du ministère de l’Eau et des Mines. Les 97,5% de ce budget sont destinés à l’investissement et dont le volet minier n’a que seulement 0,33% et tout le reste est destiné à l’eau en milieu urbain comme en milieu rural. Il faut dire que c’est un programme sans arrêt jusqu’en 2021. En ce sens que les projets lancés sont en cours, les visites de chantiers, les inaugurations, les lancements vont continuer jusqu’en 2020. Les derniers projets vont être lancés en 2020 pour que nous ayons au moins un an pour voir leur achèvement. Le milieu urbain a véritablement démarré et environ 55 communes sont déjà impactées. Les ouvrages vont être construits pour la distribution de l’eau parce que ce sont des adductions d’eau villageoises (Aev) multi-villages. Les extensions seront faites pour que les populations puissent avoir accès à l’eau potable. Avec les députés à l’Assemblée nationale, nous avons eu droit d’abord aux remerciements et aux félicitations à l’endroit du chef de l’Etat et de son gouvernement et ensuite à l’équipe du ministère de l’Eau et des Mines pour tout ce qui est fait. Les députés nous encouragent à aller plus vite et à faire mieux. Il n’y a pas eu d’Opposition ni de Mouvance au sein du Parlement. Les deux parties ont eu le même langage vis-à-vis du gouvernement et cela nous motive et nous donne envie de faire mieux, que cela soit au niveau du gouvernement ou bien au niveau du ministère sectoriel de l’Eau et des Mines… ».

Société 28 nov. 2018


Communauté électrique du Bénin: COMMUNIQUE FINAL SANCTIONNANT LE SOMMET DES CHEFS D’ETAT

A l’invitation du Président de la République Togolaise, son Excellence Monsieur Faure Essozimna GNASSINGBE, le Président de la République du Bénin, Son Excellence Monsieur Patrice TALON a effectué une visite de travail à Lomé ce 27 novembre 2018.

La séance de travail des deux chefs d’Etat a eu lieu au Palais de la Présidence de la République à Lomé. Elle a porté sur l’examen de la situation de la Communauté Electrique du Bénin et les relations bilatérales.
Lors de cette rencontre au sommet, l’évolution récente du secteur de l’énergie électrique au Togo et au Bénin a été présentée, notamment en ce qui concerne la sécurité de l’approvisionnement, l’autonomie énergétique pour accompagner les missions régaliennes des deux Etats et la consolidation d’un service public de l’électricité qui ouvre plus d’accès au plus grand nombre, tant pour les besoins sociaux qu’économiques.
A l’issue de la séance à huis clos entre les deux Chefs d’Etat et leurs ministres en charge des finances et de l’Energie, les orientations suivantes ont été prises :
- S’agissant de la dette de la CEB à l’égard de ses fournisseurs d’énergie (TCN, VRA, GRIDCo et CIE), il sera procédé, en accord avec ces créanciers, aux paiements partiels et la mise en place d’un échéancier pour le solde avec la garantie des Etats au plus tard le 31 décembre 2018
- Changement de l’objet social de la CEB à compter du 1er janvier 2019. La CEB devient désormais gestionnaire de réseau de transport d’énergie avec pour activité connexe la poursuite de l’exploitation des moyens de production du barrage de Nangbéto et des deux turbines à gaz installées dans les deux pays. En conséquence chaque Etat assurera l’importation directe de ses besoins complémentaires en énergie.
- Mise sous administration provisoire de la CEB pour une durée de six mois à compter du 1er janvier 2019. Sous l’autorité du Haut Conseil inter étatique, l’administration provisoire sera chargée entre autres de :
- Engager la procédure de recrutement d’un gestionnaire délégué,
- Démarrer la restructuration de l’entreprise.
Les deux Chefs d’Etat expriment leur gratitude à leurs ExcellencesMessieurs les Présidents de la République fédérale du Nigéria, de la République du Ghana et de la République de Côte d’Ivoire pour leur compréhension et leur soutien à la CEB.
Par ailleurs, les deux Chefs d’Etat ont salué la bonne coopération entre les deux pays, notamment entre les administrations douanières et ont convenu de la mise en place d’un cadre de concertation qui permettra de mieux lutter contre la fraude. Il sera ainsi procédé à la mise en place de l’interconnexion informatique des deux douanes et de la création de postes de contrôle avancés.
Les deux Chefs d’Etat se sont félicités de la tenue de ce sommet et ont émis le vœu de voir de telles rencontres se tenir plus souvent.
Le Président de la République du Bénin, Son Excellence Monsieur PatriceTALON, remercie le Président de la République Togolaise, Son Excellence Monsieur Faure Essozimna GNASSINGBE pour l’accueil chaleureux réservé à lui-même et à toute la délégation qui l’accompagne et l’invite à effectuer une visite de travail en République du Bénin ?

Fait à Lomé, le 27 novembre 2018

Le Sommet des chefs d’Etat

Actualités 28 nov. 2018


Promotion de l’entrepreneuriat féminin au Bénin: Un projet clé de la chaine de valeur-karité lancé

Dans le cadre de la promotion de l’entrepreneuriat féminin au Bénin, il a été lancé ce mardi 27 novembre, à Cotonou, le projet d’appui au développement de la chaine de valeur-karité dont le montant global est de plus de 3,5 milliards de francs Cfa. Un projet fortement soutenu par plusieurs partenaires dont le Cadre intégré renforcé (Cir) lors de la cérémonie de lancement présidée par le ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, Gaston Cossi Dossouhoui, représentant son collègue de l’Industrie et du Commerce.

Troisième produit agricole d’exportation au Bénin après le coton et l’anacarde, le karité attire aujourd’hui l’attention de tous eu égard à son importance dans le développement de l’économie béninoise. A la cérémonie de lancement du projet d’appui au développement de la chaine de valeur-karité pour la promotion de l’entrepreneuriat féminin au Bénin, tous les intervenants sont unanimes pour reconnaitre l’importance de la filière dans ses différents aspects.
« Le projet d’appui au développement de la chaine de valeur-karité pour la promotion de l’entrepreneuriat féminin au Bénin est un projet qui va impacter plus de 200 000 femmes », se réjouit le directeur général du Commerce, Jean Bernard Favi. Pour lui, ce projet entre dans le cadre des projets inscrits au Programme d’actions du gouvernement (Pag) et a reçu l’appui de plusieurs partenaires en particulier le Cadre intégré renforcé (Cir) de l’Organisation mondiale du commerce (Omc).
Pour le directeur général du Secrétariat exécutif du Cir, Ratirakar Adhikari, l’initiative du Cir vient d’un partenariat entre plusieurs organisations et des Pays les moins avancés (Pma) et dont le rôle est de renforcer les capacités de ces Pma. Un partenariat qui a commencé, selon lui, depuis 1997 avec deux étapes dont la première est celle du renforcement des capacités.
En apportant leur appui à ce projet, les partenaires techniques et financiers ne regrettent pas leur acte, souligne le porte-parole des donateurs, le facilitateur Harry Van Dijk, l’ambassadeur du Royaume des Pays-Bas près le Bénin. « Le projet vient apporter une solution à la diversification des exportations », explique-t-il. Pour lui, c’est un projet clé, surtout qu’il concerne en grande partie des femmes.

Les trois composantes du projet

Après avoir salué la clairvoyance des initiateurs de ce projet, le facilitateur des donateurs a encouragé les femmes bénéficiaires dudit projet à poursuivre leur combat. « Nous sommes prêtes pour l’atteinte des résultats du projet », a rassuré le porte-parole des bénéficiaires, Mèmounatou Zacari Kora. Il faut rappeler que la chaine de valeur-karité s’est affirmée comme une opportunité de développement local et national et une source de revenus pour les acteurs. Et face à la vulnérabilité des acteurs directs notamment les femmes qui y exercent, le projet met un accent sur un ensemble d’actions visant à asseoir un développement durable basé sur l’engagement et la responsabilité de chaque acteur.
Selon la présentation qui a été faite par Bienvenu Kokou du Cadre intégré renforcé, le projet porte sur trois composantes. La première composante macroéconomique est relative aux activités d’appui à l’amélioration de la performance de la chaine de valeur-karité pour la rendre plus capable de contribuer de façon durable au développement des exportations du Bénin en général. La deuxième, méso économique, regroupe les activités relatives au renforcement des capacités opérationnelles des structures techniques d’appui de la filière karité et à la promotion des pratiques de mise en marché des produits de karité et de ses dérivés. La troisième composante qui est microéconomique regroupe les activités d’appui à l’autonomisation des femmes en particulier dans les zones de production.

Société 28 nov. 2018


Forum international Afro Tech/ 2e édition de la Senum: Un creuset d’échanges sur les défis du numérique

Le ministre de l’Economie numérique et de la Communication (Menc), Aurélie Adam Soulé Zoumarou, a officiellement ouvert hier mardi 27 novembre, le forum international Afro Tech. C’est dans le cadre de la deuxième édition de la Semaine du numérique organisée par le Menc.

Deux jours de débats et de conférences autour d’un sujet dont l’importance n’est plus à démontrer : l’économie numérique. C’est à travers le forum international Afro Tech qui a démarré hier et prend fin ce jour. Ce forum a pour but de mobiliser la population béninoise et internationale autour des enjeux et défis du numérique et de mettre en connexion les acteurs. Il s’agira de partager les expériences, de discuter de la sécurisation des données, d’envisager les pistes pour l’amélioration des offres. «Le Bénin, à l’instar des autres pays, travaille à laisser son empreinte dans le secteur du numérique sur le continent et je reste convaincue que nous avons les atouts pour y arriver», a indiqué le ministre Aurélie Adam Soulé Zoumarou. Entre autres atouts, elle évoque la population juvénile béninoise et un environnement favorable à la création des start-up. C’est pourquoi, précise-t-elle, le gouvernement entend accompagner la jeunesse à travers le Fonds national pour la promotion de l’emploi des jeunes (Fnpej) et la mise en place sous peu d’un fonds d’appui à l’entrepreneuriat numérique.
Pour rappel, la Semaine du numérique est l’occasion de mettre en exergue les actions et réalisations du Bénin dans le domaine du numérique, de partager les expériences et d’échanger sur les perspectives prometteuses. Parmi les activités organisées à l’occasion de cette deuxième édition, les plus marquantes sont : le Bénin digital Tour, un bus itinérant qui permet de former des jeunes de 25 communes, la troisième édition de Bénin star Tour, le lancement du point d’échange internet du Bénin, une séance d’échanges avec la Haac et les professionnels des médias pour constater l’effectivité de la Télévision numérique terrestre (Tnt) puis le forum international Afro Tech.

Le numérique : le défi du siècle

Le numérique est au cœur des ambitions de la plupart des pays de l’Afrique. C’est une synergie d’actions à laquelle tous les pays africains contribuent. Le ministre de l’Economie numérique et de la Communication (Menc), Aurélie Adam Soulé Zoumarou, rappelle d’ailleurs que l’économie numérique est l’un des quatre secteurs prioritaires de la relance de l’économie du Bénin. La mise en place de la Cité internationale de l’innovation et du savoir (Sèmè-City), la marche vers la Tnt, le développement du e-commerce, le vote de la loi sur la protection des données et la loi portant Code du numérique au Bénin sont autant d’actions qui soutiennent la vision du gouvernement. «L’économie numérique est l’avenir. C’est pourquoi j’ambitionne de positionner le Bénin comme la plateforme du numérique en Afrique de l’ouest d’ici 2021». Ces propos du chef de l’État justifient le dynamisme et l’engagement du ministre de l’Economie numérique et de la Communication sur les chantiers numériques.
Se fondant sur les prospections du Fonds monétaire international, le président de la Chambre de commerce et d’industrie du Bénin, Jean-Baptiste Satchivi, affirme aussi: «L’Afrique est la région du monde qui a beaucoup à gagner du numérique». Selon lui, l’Afrique doit faire face à trois défis pour l’essor du numérique. Il s’agit en l’occurrence de renforcer l’accès au numérique et renforcer le financement pour les entrepreneurs, de créer un impact positif et avéré de la révolution numérique sur le plan social et d’imposer le numérique comme instrument de renouvellement de l’action collective, publique et privée. Il faudra alors optimiser la connectivité pour améliorer la compétitivité et assurer la conformité. Pour ce qui concerne le Bénin, l’investissement en infrastructures modernes et adéquates, la sécurisation et la gestion optimale des données personnelles ainsi que la culture de la compétitivité restent aussi des défis.

Actualités 28 nov. 2018


Communauté électrique du Bénin: La politique énergétique du président Talon validée

L’axe Lomé-Cotonou se porte à merveille et dessine, sous la férule des présidents Talon et Gnassingbé, de nouvelles perspectives de coopération, notamment en matière énergétique.

En visite, ce mardi 27 novembre à Lomé au Togo, le président Patrice Talon et son homologue togolais, Faure Gnassingbé, ont pris d’importantes décisions. Ils ont fait en effet le choix de changer la dynamique qui a prévalu jusqu’à présent en matière de politique énergétique entre les deux pays. Faisant pot commun jusqu’il y a peu encore au sein de la Communauté électrique du Bénin (CEB), le Bénin et le Togo viennent de décider de ce que chaque « Etat assurera l’importation directe de ses besoins complémentaires en énergie ». C’est une mutation sensible au statut social de la CEB. Une révolution impulsée par le chantre du Nouveau départ qui, dès son accession au pouvoir, avait pris l’option de déroger à la convention de la CEB afin d’aller chercher de l’énergie autrement que par le truchement de la structure commune.

Anticipation du Nouveau départ

Pour juguler la crise énergétique qui frappait durement le Bénin avant le 6 avril 2016, le président Talon avait donc transigé d’avec les principes de la CEB. Il avait ainsi envisagé rapidement la possibilité d’aller quérir de nouvelles sources et de nouveaux fournisseurs d’énergie en dehors de la CEB. Cette anticipation du N°1 béninois, incontournable à l’évidence, vient ainsi d’être entérinée par les deux pays ce mardi 27 novembre, suite à son déplacement à Lomé.  Vision payante, dirait-on, car en s’affranchissant de ce qui avait tout lieu d’être le carcan de la CEB, le Bénin a pu développer des projets porteurs pour son autonomie énergétique. Comme peut l’attester la construction de deux centrales thermiques de 120 mégawatts chacune dont la première est en phase d’achèvement. Aussi, la nécessité de restructurer le secteur de l’énergie s’est-elle imposée. Et, en réformateur, Patrice Talon a trouvé du répondant chez son voisin de l’Ouest avec qui les relations sont, selon toute évidence, au beau fixe d’autant plus que de nouvelles perspectives de coopération sont dessinées par les deux chefs d’Etat.

Actualités 28 nov. 2018


Gala des champions 2018: Les meilleurs sportifs béninois célébrés samedi prochain

Le ministère du Tourisme, de la Culture et des Sports organise la deuxième édition du « Gala des champions » samedi prochain sur l’esplanade du Centre international des Conférences de Cotonou (Cic).

Cette soirée de récompense des meilleurs sportifs de l’année va permettre d'honorer les athlètes dans toutes les disciplines sportives. De sources proches des organisateurs, contrairement à la première édition, une centaine d’athlètes seront célébrés lors de cette soirée. Faut-il le rappeler, le Gala des champions a été initié en 2016 par le gouvernement du président Patrice Talon pour honorer tous les ans, les athlètes et sportifs béninois ayant porté haut l’étendard du pays sur les scènes nationale, continentale et internationale.
Ch.H

Sports 28 nov. 2018


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