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Nouvelles

Processus budgétaire au Bénin : Des actions pour mieux impliquer le public
La participation du public au processus budgétaire au Bénin, qu’il s’agisse de la phase d’élaboration, d’exécution ou de contrôle, est faible. Sur une échelle de 0 à 100, l’édition 2021 de l’Enquête sur le budget ouvert (Ebo) attribue la note 28 au Bénin et formule des recommandations pour renforcer la participation du public. Le public n’est pas assez impliqué dans le processus budgétaire. C’est l’une des conclusions de l’enquête sur la transparence budgétaire dans le monde en 2021. L’engagement du public dans la prise de décision budgétaire est le maillon le plus faible dans les systèmes de reddition de comptes. La conversation autour du budget, qu’il soit au plan national ou communal demeure élitiste, avec peu d’ouverture et d’ailleurs peu d’intérêt pour la majorité des personnes, qu’elles soient instruites ou non. On dénote en effet, un manque d’engouement de la plupart des populations à s’y intéresser. D’aucuns trouvent cet exercice complexe, réservé aux organisations de la société civile, aux acteurs politiques et aux intellectuels. Par ailleurs, il y a peu de creusets ou d’initiatives de conversation budgétaire, orientés vers les personnes les moins instruites ou les plus défavorisées. Seuls huit pays dans le monde disposent de canaux formels permettant aux communautés défavorisées de s’impliquer. La plupart des pays ont donc des efforts à faire en la matière. Pour ce qui concerne le Bénin, l’Enquête sur le budget ouvert (Ebo) 2021 formule des recommandations au ministère de l’Economie et des Finances, à l’Assemblée nationale et à la Cour des comptes afin de renforcer la participation du public au processus budgétaire, à l’exécution et à l’audit. Bien que le rapport d’enquête Ebo 2021 relève le caractère inclusif des délibérations pré budgétaires, il suggère la mise en place de mécanismes pilotes pour le suivi de l’exécution budgétaire. Le ministère de l’Economie et des Finances devrait alors développer des mécanismes au cours de la formulation du budget afin d’impliquer toute organisation de la société civile ou tout membre du public qui souhaite participer, en organisant plus efficacement et en décentralisant les consultations citoyennes prévues dans le processus d’élaboration du budget. Le Mef est invité à faire participer activement les communautés vulnérables et sous-représentées, directement ou par l’intermédiaire des organisations de la société civile qui les représentent, à l’exécution des dépenses budgétaires courantes, notamment les dépenses sociales prioritaires ; à organiser des discussions et des réunions avec les Osc, les syndicats et le secteur privé sur les taux d’exécution des dépenses et des recettes après l’adoption des rapports trimestriels d’exécutions ; puis à publier des versions désagrégées des rapports trimestriels d’exécutions au niveau sectoriel. Outre la mise en place des audiences publiques pour l’approbation du budget annuel, il est recommandé à l’Assemblée nationale du Bénin d’étendre cette bonne pratique d’audiences publiques au processus d’adoption de la loi de règlement. « Cela peut se faire en autorisant les Osc à donner leur appréciation de l’exécution de la loi de finances et de la conformité de la gestion budgétaire du gouvernement avec les réglementations applicables », précise le rapport de l’Ebo 2021. En plus d’impliquer la société civile lors du vote des lois de finances initiales, l’Assemblée nationale devrait écouter les organisations les Osc en séance publique lors de l’examen en commission des rapports d’audits, des rapports d’exécution et de la loi de règlement. Aussi, la Cour des comptes du Bénin devrait-elle définir un cadre et des mécanismes formels pour les relations avec le public y compris la société civile, afin de garantir la participation constructive des citoyens tout au long du cycle d’audit. Cela inclut le stade du suivi de la mise en œuvre des recommandations d’audit et de l’impact des politiques et des programmes d’audit sur les différents groupes de la société. Il s’agit d’une priorité, étant donné que l’évaluation des politiques et des programmes publics est également une mission de la Cour des comptes. Un constat sous-régional ! Seule évaluation comparative, indépendante et régulière au monde mesurant la transparence, le contrôle et la participation dans 120 pays, l’enquête sur le budget ouvert évalue les possibilités formelles offertes au public pour une participation significative aux différentes étapes du processus budgétaire. Elle examine les pratiques de l’Exécutif, du Législatif et de l’Institution supérieure de contrôle des finances publiques à l’aide de 18 indicateurs à pondération égale, alignés sur les principes de participation du public à la politique budgétaire de l’Initiative mondiale pour transparence budgétaire (Imtp). Une note sur une échelle de 0 à 100 est attribuée à chaque pays selon les résultats obtenus de l’enquête. La note du Bénin pour la participation du public en 2021 est de 28/100. Une note en dessous de la moyenne acceptable. Et pourtant le Bénin se positionne au deuxième rang dans la sous-région. C’est dire que la participation du public à la conversation budgétaire n’est pas la chose la mieux partagée en Afrique de l’Ouest? Economie 12 juil. 2022


Film « La Canne du roi » du réalisateur Reilinght Tchobo: 97 minutes de voyage au cœur des intrigues de la royauté
La trame du film se joue autour d’une canne royale, objet de mille convoitises. Son détenteur, un défunt roi parti brutalement, ouvre la voie à une difficile succession et à une série d’intrigues que seule la fameuse canne peut arrêter. Reilinght Tchobo, réalisateur du film, fait voyager le cinéphile dans un monde mi-réel, mi-imaginaire avec en toile de fond, l’essentiel des guerres fratricides du Danhomey de ces années-là. Si on doit en juger par les effets spéciaux qui inondent la production, on ne croirait pas qu’il s’agit d’un film béninois. Pourtant, c’est sur les terres d’ici que Reilinght Tchobo et son équipe ont tourné « La Canne du roi». Un film de 97 minutes qui parcourt maintes péripéties liées à la succession dans l’ancien royaume du Danhomey. Le tournage a pris fin en début d’année dernière et révèle, après la post-production, un long métrage de belle facture dont les seuls péchés sont quelques déchets techniques liés au son, des textes mal assimilés par endroits et quelques raccords mal ficelés. Mais dans l’ensemble, le film séduit par sa trame et la touche professionnelle de l’équipe de tournage. Une équipe dont la jeunesse a séduit l’ensemble des cinéphiles qui ont effectué le déplacement il y a quelques jours à l’espace culturel « Le Centre » de Lobozounkpa pour se délecter de ce que certains ont qualifié de chef-d’œuvre. Dans leur randonnée pour la pitance quotidienne, Ola et Tagla, deux jeunes gens, retrouvent la récade du roi requin. Le précieux artefact, symbole de pouvoir royal, vient d’échouer dans les mains de deux inconnus alors que le roi vient de rendre l’âme dans une lutte fratricide. S’ensuit un combat sans pitié au royaume entre l’oncle du roi défunt et sa sœur qui, elle, jure de venger la mort de son frère. La lutte est âpre. Tous les coups y passent. Trahisons, combats mortels, luttes mystiques, rien n’a été omis par le réalisateur pour faire voyager le cinéphile au cœur de la royauté. Nul lieu ou place n’a été omis ni épargné pour retrouver la récade royale dont le retour aux mains de la reine légitime devrait calmer les ardeurs et faire taire les divergences. Ce que révèle surtout le film, c’est le pouvoir sacré de la récade qui reste un objet de puissance et de pouvoir largement démontré tout au long du film. « La Canne du roi » rend également hommage à la femme en tant que princesse et reine, mais surtout aux amazones dont la bravoure a été repeinte par le réalisateur. Ce film d’action et d’aventure fantastique made in Benin a déjà raflé plusieurs distinctions internationales, notamment le grand prix du cinéma Off du 75e festival de Cannes. Plus de 250 cinéphiles l’ont suivi dans le cadre du projet « WàCinéma » et en ont profité pour échanger avec le réalisateur Reilinght Tchobo et les autres acteurs comme Kenneth Boko, Wilette Kanlinsou, Grâce-Mariane Hinnilo, Rogatien Ayato, Bienvenu Adjevi, Narcisse Agossou… A la fin de la projection, l’équipe a fait don de la récade sacrée utilisée dans le film pour enrichir la collection du petit musée de la Récade. Culture 08 juil. 2022


Maladie à virus Marburg : Deux cas suspects détectés au Ghana
  Le Ghana a signalé ce vendredi 8 juillet avoir détecté deux cas suspects de la maladie à virus Marburg. Ce seraient les premières infections de ce type enregistrées dans le pays si ces cas sont confirmés . Le Noguchi Memorial Institute for Medical Research du Ghana a effectué une analyse préliminaire des échantillons prélevés sur deux patients du pays. Le résultat s'est révélé positif au Marburg. Pour avoir une confirmation, les échantillons ont été envoyés à l'Institut Pasteur du Sénégal, un centre collaborateur de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS). Les deux patients sont de la région d'Ashanti, dans le sud du pays mais ne sont pas de la même famille. Ils sont tous morts. Les suspects étaient fiévreux. Ils avaient la nausée, vomissaient et faisaient la diarrhée. Si ces cas sont confirmés, en plus de la Guinée, le Ghana sera le deuxième pays touché par ce virus en Afrique de l'Ouest. Sur le continent africain de manière général, des cas de Marburg ont été enregistrés en Angola, en République démocratique du Congo, au Kenya, en Afrique du Sud et en Ouganda. « Les autorités sanitaires sont sur le terrain pour enquêter sur la situation et mettre en place une riposte rapide à l'épidémie. Nous travaillons en étroite collaboration avec le pays pour suivre le virus, contrôler sa propagation et arrêter la flambée le plus rapidement possible », a expliqué le représentant de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) au Ghana, le Dr Francis Kasolo. Les symptômes Marburg est une fièvre hémorragique virale très infectieuse. Elle appartient à la même famille que la maladie à virus Ebola. Cette maladie se transmet aux hommes par les chauves-souris frugivores et se propage parmi les humains par contact direct avec les fluides corporels des personnes infectées, les surfaces et les matériaux souillés. La maladie de Marburg débute par une forte fièvre, des maux de tête sévères et des malaises. Nombreux sont les patients qui développent des signes hémorragiques graves dans les sept premiers jours. Il n'existe pas encore de vaccins ou de traitements antiviraux certifiés pour traiter le virus. La réhydratation par des liquides oraux ou intraveineux et le traitement des symptômes spécifiques, sont des soins de soutien utilisés afin de rendre meilleure la survie des patients. « Une série de traitements potentiels, notamment des produits sanguins, des thérapies immunitaires et des traitements médicamenteux, sont en cours d'évaluation » rassure l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). Actualités 08 juil. 2022


Championnat national de tennis: les phases départementales lancées
  En prélude au prochain championnat national de tennis aura lieu, du 18 au 23 juillet prochain à Cotonou, les tennismen béninois participent, depuis mercredi 6 juillet dernier, aux phases départementales de la compétition. Dans le département du Littoral, la compétition se déroule au Tennis club de l’Amitié à Cotonou tandis que dans le Mono, elle se joue à l’Eni de Lokossa. Dans le Zou, les athlètes sont regroupés à Pergola à Abomey. En ce qui concerne les tennismen de l’Ouémé, ils rivalisent d’ardeur au stade Charles de Gaulle de Porto-Novo pour faire partie des meilleurs de leur département. Dans le Borgou et l’Atacora, les championnats départementaux se déroulent à Natitingou et à Parakou. L’objectif de ces compétitions au niveau des départements est de permettre aux ligues de dégager leurs représentants au prochain championnat national.   Sports 08 juil. 2022


Trentenaire du sommet de Rio : Des échanges prévus à l’Institut français
Dans le cadre de la célébration des 30 ans du Sommet de Rio de Janeiro pour la sauvegarde de la Terre, l’Institut français donne l’opportunité aux acteurs du développement durable de partager leurs initiatives, les 12 et 13 juillet 2022. « 30 ans après Rio, avons-nous changé ? ». C’est une question que beaucoup se posent. Les rapports sur le climat, la biodiversité et l’état des villes montrent que quelque chose a bien changé, mais pas comme on l’aurait voulu. Le débat sera mené à l’Institut français de Cotonou le 12 juillet 2022. Damien Martin, coordonnateur en charge du renforcement de capacités, zone Afrique de l’Ouest du programme des petites initiatives (Ppi) donnera son point de vue. Les discussions seront aussi axées sur : « Le rôle des Osc béninoises de protection de la biodiversité dans les sommets internationaux ». Une table ronde est prévue, dans la même journée sur « La notion de durabilité, le cas de la gestion de la biodiversité au Bénin ». Elle sera modérée par Luc Gnancadja, ancien secrétaire exécutif de la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification. L’Atlas de l’anthropocène, cartographie 5 et une conférence sur les possibilités de vivre ailleurs mettront un terme à cette journée. Mais ce ne sera pas tout. En réalité, il s’agit de deux jours d’échanges initiés par l’Institut français du Bénin, l’Agence française de développement (Afd) et le Scac pour esquisser un bilan. Mieux, les participants profiteront de l’occasion pour réfléchir sur les actions menées, les acquis et les nouveaux enjeux liés à l’environnement et au développement durable.

« Bonjour le monde ! »

Le programme du 13 juillet 2022 va démarrer par la projection du film « Bonjour le monde ». Cette production raconte l’histoire de dix espèces d’animaux parmi tant d’autres qui naissent, vivent et s’apprivoisent les unes les autres le long d’une rivière. Par la suite Is Deen Akambi, assistant technique du projet Biodev 2030, Alphonse Neka de l’Ong Ecodec et Emmanuel Sekloka de l’Institut de Recherche sur le Coton vont poursuivre le débat sous des angles économiques. Des initiatives développées seront partagées avec le public. Cet instant sera modéré par un journaliste spécialiste des questions scientifiques. Suivra plus tard la conférence sur un espace d’accélération du monde (la banquise, les hommes, les désirs et la dorsale de Lomonossov). De Cotonou, les participants vont observer et analyser le Pôle Nord, cet endroit où le devenir du globe terrestre est en train de se jouer en ce moment. Peut-être de là, pourrait-on se rendre compte si le Sommet de Rio 92 qui s’est déroulé du 3 au 14 juin 1992 a pu sauver la planète ou pas. Mais il y a au moins cette déclaration de Boutros Boutros-Ghali au sommet de Rio 92 qui ne change pas : « L’homme d’après-Rio doit aussi aimer le monde. Il doit aimer les fleurs, les oiseaux, les arbres. Tout cet environnement naturel que nous détruisons régulièrement »?
Environnement 08 juil. 2022


Célébration de la fête de l’indépendance: les premières innovations dévoilées
La célébration du 62e anniversaire de l’indépendance du Bénin le 1er août prochain se fera sur fond de nouveautés. Les premières, faites d’inaugurations et de changement de cadre de déroulement de cette activité majeure, ont été présentées, hier mercredi 6 juillet, par le secrétaire général adjoint et porte-parole du gouvernement. Des innovations qui annoncent non seulement une belle fête mais aussi de nouvelles infrastructures touristiques. Pour une reprise de la célébration de la fête de l’indépendance après les restrictions imposées par la survenue du coronavirus, le menu s’annonce attrayant avec de nombreuses innovations. Les premières nouveautés qui redonneront le goût des festivités aux Béninois ont été dévoilées, hier mercredi 6 juin, par Wilfried Léandre Houngbédji, secrétaire général adjoint et porte-parole du gouvernement lors de son traditionnel point de presse. Elles seront marquées d’inaugurations d’infrastructures routières et touristiques et changement de lieu du défilé. D’abord, le lieu du défilé. Ce ne sera plus la place de l’Etoile rouge qui a eu à abriter l’événement pendant plusieurs années. Pour cette 62e édition de la commémoration de l’accession du Bénin à la souveraineté nationale et internationale, le tout nouveau boulevard de la Marina accueillera les manifestations officielles. Très spacieux, il est minutieusement tracé avec des signalisations horizontales à l’image de celles des grands boulevards. Bordé d’immeubles qui rivalisent de charme en attendant l’achèvement de l’imposant hôtel cinq étoiles, des bâtiments de la cité ministérielle et autres, cet axe routier qui joint l’aéroport de Cotonou au siège de la Loterie nationale du Bénin en passant l’entrée principale Sud de la présidence de la République constitue une véritable attraction architecturale. Il offrira le 1er août prochain son majestueux décor aux dizaines d’agents des Douanes, des Eaux et Forêts, de la Police républicaine et des différents compartiments des Forces armées béninoises pour le défilé militaire et paramilitaire. « Vous pouvez déjà constater une restriction de la circulation dans la zone », informe Wilfried Léandre Houngbédji. La réalité sur les lieux ne montre pas le contraire. Des policiers régulent la circulation au moment où de grosses machines s’attellent au loin, sur le lieu même du défilé, à installer le podium officiel et autres dispositifs devant accueillir les invités. Ce changement de lieu de célébration, en dehors des agréables couleurs qu’il apporte à la fête, constitue un véritable motif de soulagement pour les usagers de la ville de Cotonou autrefois victimes de nombreux désagréments à cause des réaménagements et installations nécessaires. Plusieurs axes routiers étaient ainsi fermés, contraignants à des embouteillages sur de longues distances et pour plusieurs heures. Inaugurations Dans la fièvre de la commémoration de l’indépendance proclamée par le président Hubert Koutoukou Maga, le 1er août 1960 à Porto-Novo, une série d’inaugurations d’infrastructures sera faite par le gouvernement. Objet de toutes les attractions, depuis quelques jours, le monument de l’Amazone et son esplanade seront ouverts au public. Forte de ses 30 mètres et trônant sur un grand espace non loin du palais de la Marina, cette statue est un symbole de la combativité de la femme. C’est aussi une infrastructure qui fait partie intégrante du nouvel arsenal touristique prévu par le gouvernement pour renforcer l’attrait de la destination Bénin. «Le monument de l’Amazone vise à instituer un symbole identitaire fort pour notre pays », indiquait le conseil des ministres du 17 juillet 2019. L’autre attraction touristique qui se laissera contempler, dans les tout prochains jours, par les Cotonois d’abord et de manière exceptionnelle par les usagers de l’aéroport cardinal Bernardin Gantin, c’est le monument de Bio Guéra. Encore voilée jusque-là, cette statue de Gbaasi N’Guerra, de son vrai nom, prince guerrier wassangari sur son cheval cabré, constitue un autre symbole identitaire qui donne un coup de pouce à l’unité nationale. Source de polémique à ses débuts, « le jardin de Mathieu» dont le projet de construction a été adopté en conseil des ministres, le 3 novembre dernier, est aussi achevé. L’ancienne résidence de feu général Mathieu Kérékou cède place donc à un endroit verdoyant paré de mille et une fleurs de diverses espèces autour desquelles sont érigés des sièges et autres équipements favorisant la distraction et les loisirs. Installé dans les encablures du boulevard de la Marina, cette infrastructure recevra certainement, dès son inauguration en prélude à la célébration de la fête de l’indépendance, les amoureux des beaux espaces aérés. C’est aussi une autre manière d’immortaliser l’ancien président de la République décédé, le 14 octobre 2015, expliquait le gouvernement. C’est avec ce cocktail d’inaugurations et bien d’autres programmes qui ne sont pas encore annoncés que les Béninois passeront un nouveau premier août avec l’espoir ou la quête d’un plus grand épanouissement et d’un meilleur développement. Actualités 07 juil. 2022


Etat civil: le requiem de la carte nationale d’identité non biométrique prononcé
L’établissement des anciennes cartes nationales d’identité est désormais proscrit. Seules les cartes biométriques ont droit de cité. C’est ce qu’a décidé le gouvernement hier, respectant strictement le cadre légal qui régit ce domaine. Il n’est plus possible de se faire établir les cartes nationales d’identité au format ancien dans les mairies et préfectures. Ainsi en a décidé le gouvernement lors du conseil des ministres d’hier, mercredi 6 juillet. En lieu et place de cette pièce désormais caduque, c’est la carte nationale biométrique qui sera établie. Une décision qui a des fondements juridiques et règlementaires clairs dont la finalité est la sécurité des personnes. En premier, il y a la loi 2017 – 08 du 19 juin 2017 portant identification des personnes physiques en République du Bénin qui crée l’Agence nationale d’identification des personnes (Anip) et fixe l’ensemble des éléments d’identification des personnes physiques à inscrire sur le registre national et sur les registres communaux d’identification de la population. Elle organise le traitement de ces éléments et en garantit la protection. De fait, l’essence de l’Anip, c’est de faire établir les actes de naissance sécurisés, la carte d’identification personnelle et la carte d’identité biométrique. La décision du gouvernement de généraliser la carte biométrique intègre aussi la mise en œuvre de l’article 2 du décret 2020 – 396 du 29 juillet 2020 définissant les modalités de mise en vigueur de la carte nationale d’identité biométrique en République du Bénin. « Il est institué une carte nationale d’identité biométrique certifiant titulaire, sur la base de son numéro personnel d’identification. La carte nationale d’identité biométrique est multifonctionnelle», stipule cet article. Cet outil règlementaire fixe également les personnes concernées, les conditions pour l’obtenir, le modèle physique et la structure qui a la responsabilité de sa réalisation. « La carte nationale d’identité biométrique est établie en République du Bénin par l’Agence nationale d’identification des personnes », précise par exemple l’article 9. Le décret organise aussi l’organisation et le fonctionnement de l’Anip. En matière de production de la carte, tout est concocté de sorte à ce que les populations, potentielles bénéficiaires des cartes d’identité biométriques, ne soient pas pénalisées. Pour cette raison, deux cas de production sont prévus. « L’Anip dispose d’un centre de personnalisation et de production de titres d’identification. Toutefois, elle peut également en commander à des prestataires qu’elle a agréés dans le respect des conditions fixées par la loi », fait savoir le décret. Même dans le cas d’un recours à des prestataires, les actions de l’Anip sont encadrées. Ainsi, lorsqu’ils sont commis à Ia production de la carte nationale d’identité biométrique, les prestataires concernés doivent fournir les preuves qu’ils disposent de connaissances et de qualifications nécessaires pour assurer une sécurité et une qualité élevées dans la production des documents d’identification et garantir le respect des délais et des spécifications, garantir le respect de Ia protection des données et de moyens financiers suffisants. Au service de tous En réalité, méthode et recherche d’efficacité ont guidé tout le processus ayant conduit à la généralisation de la carte d’identité nationale biométrique. Tout est parti de la réalisation du Recensement administratif à vocation d’identification de la population (Ravip). Cette opération de grande envergure a permis de collecter les données biométriques des citoyens en respectant les exigences juridiques. D’ailleurs, jusqu’à présent, des facilités sont toujours faites à ceux qui n’ont pas pu participer à cette étape de s’insérer en remplissant les formalités nécessaires. Ensuite, alors que la généralisation de la carte biométrique devrait être opérationnelle de facto depuis deux ans, soit dès la fin de l’année 2020, il a fallu attendre que tout le dispositif technique soit disponible pour éviter de pénaliser les populations qui en sont les bénéficiaires. Mieux, informe-t-on, une sorte d’expérimentation est faite sur les bénéficiaires du volet assurance maladie de l’Assurance pour le renforcement du capital humain (Arch). Ce qui a permis de confirmer l’efficacité de la technique mise en place. D’ailleurs, l’engouement suscité au sein des populations semblent bien une preuve a priori suffisante qu’il soit possible de réussir la généralisation de la carte biométrique. De toutes les manières, à cette ère de dématérialisation de l’administration publique, l’ancienne carte d’identité nationale qui ne respectait même plus les normes communautaires, n’avait plus beaucoup de chance de continuer à exister. Il fallait donc rester dans l’ère du temps et c’est ce qui est fait. Il reste à espérer la célérité au niveau de l’Anip et ses partenaires. Actualités 07 juil. 2022


Rotary club de Cotonou Haie-Vive: Saïd Maliki aux commandes
  Le Rotary club de Cotonou Haie-Vive a un nouveau président. Saïd Maliki a reçu les attributs liés à son poste, jeudi 30 juin dernier à Cotonou, lors de la cérémonie de passation de charges entre lui et le président sortant Euloge Gomez. Saïd Maliki entre en fonction pour conduire le Rotary club de Cotonou Haie-Vive pour le mandat 2022-2023 qui a démarré, vendredi 1er juillet dernier. Ceci à l'occasion de la cérémonie marquant la dernière réunion statutaire du mandat 2021-2022. « Moi, Saïd MALIKI, président du Rotary club Cotonou Haie-Vive, jure de remplir solennellement mes fonctions avec conscience et probité et conformément aux statuts types et règlement intérieur du club ». C’est par ces mots qu'il a été consacré officiellement président du Rotary club Cotonou Haie-Vive. Tout en félicitant le président sortant pour le travail abattu, Saïd Maliki a promis tisser la nouvelle corde au bout de l’ancienne non seulement pour le bonheur du club mais surtout pour le bonheur de la communauté. Ainsi, pour le mandat 2022-2023, 10 actions sont prévues pour un coût total de 10 000 000 F Cfa. Au programme également, 24 réunions statutaires, 12 réunions de comité, huit camaraderies et quatre assemblées du club. Un programme ambitieux apprécié par les membres du club qui ont réaffirmé leur soutien pour l’atteinte des objectifs. Saïd Maliki place son mandat sous le signe de la mobilisation des ressources afin de réaliser des actions au profit des couches défavorisées. Aller plus loin «Vous êtes le club et sans vous, le club n'est rien du tout. C'est seulement ensemble que nous réussirons à amener le club vers de plus grands sommets. Ensemble imaginons un monde qui mérite le meilleur de nous-mêmes où nous nous levons chaque matin en sachant que nous pouvons avoir un impact. Imaginons un lendemain certain » L’assistant du gouverneur du district Aristide Lantokpondé, présent à cette cérémonie de passage de charges, a prodigué de sages conseils au président élu. Il a beaucoup insisté sur son engagement pour la réussite de ce mandat. « Sous le mandat du président Euloge, nous avons presque doublé l’effectif de ce club… C’est à mettre à son actif et à mettre à l’actif du club… Cher ami président élu, je sais que tu es un ami engagé. Mais les amis attendent plus d’engagement de toi. Les amis attendent de toi plus de disponibilité et les amis attendent que tu donnes l’exemple pour qu’ils t’accompagnent. Je voudrais t’inviter à tripler l’effectif de ce club ». a-t-il lancé. La prochaine réunion statutaire du Rotary club de Cotonou Haie-Vive qui est la première pour le mandat 2022-2023, est prévue pour ce jeudi 7 juillet. Elle sera dirigée par le nouveau président Saïd Maliki. Avant la cérémonie de prise des attributs du tout nouveau président, son prédécesseur, Euloge Gomez, a présenté le rapport de ses activités. Au total, sept actions majeures ont été menées au cours du mandat 2021-2022 pour le bien-être des communautés. Des actions pour un coût total de quatre millions de francs Cfa. Société 07 juil. 2022


Conseil des ministres : Fin de l'établissement des cartes nationales d'identité non biométriques
  De nombreuses mesures ont été prises au cours du Conseil des ministre de ce mercredi 6 juillet dont la cessation de l'établissement des cartes nationales non biométriques. Lire ci-dessous l'intégralité des décisions. Mesures normatives - Règlementation portant mise en œuvre de la maîtrise de l’énergie électrique ; - Cessation de l’établissement de cartes nationales d’identité non biométriques ; - Transmission à l’Assemblée nationale, pour examen et vote, du projet de loi portant autorisation de ratification de l’accord d’établissement et d’adhésion à la Charte d’Africa Finance Corporation, créé en 2007 à Lagos au Nigeria ; - Modification des statuts de l’Office de radiodiffusion et télévision du Bénin et nomination des membres de son Conseil d’administration ; - Nomination de membres des Conseils d’administration des structures suivantes : Société béninoise des Infrastructures de radiodiffusion S.A ; - Société d’exploitation du guichet unique du Bénin ; - Agence de développement des petites et moyennes entreprises ; - Société béninoise de production d’électricité. Communications - Approbation de la politique de raccordement au réseau électrique pour la période 2022-2026 ; - Contractualisation pour la fourniture de cartes d’identité pré-personnalisées à l’Agence nationale d’Identification des Personnes ; - Installation d’un nouveau système intégré de gestion des opérations douanières au Bénin et de maintenance évolutive du Guichet unique de commerce extérieur ; - Approbation du Plan de travail annuel de l’Institut national de la Femme. Mesures Individuelles - Nominations à la Présidence de la République ; - au ministère de l’Economie et des Finances ; - au ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique. *Les nominations ci-après ont été prononcées : A la Présidence de la République :* Secrétaire administratif de la Grande Chancellerie : Madame Hermione Noumawudo ZOUNON MAMA Au ministère de l’Economie et des Finances Directeur général de la Caisse Autonome d’Amortissement : Monsieur Hugues Oscar LOKOSSOU Au ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique Directeur des Systèmes d’Information : Monsieur Gbadébô Aude Elvis ODELOUI.     [pdf-embedder url="https://info.lanation.bj/wp-content/uploads/2022/07/Compte-rendu-du-Conseil-des-Ministres-du-6-juillet-2022.pdf" title="conseil des min"] Actualités 06 juil. 2022


Belén Teresa Orsini Pic, ambassadrice extraordinaire et plénipotentiaire de la république Bolivarienne du Venezuela près le Bénin : « Le président Patrice Talon a conduit des changements majeurs… »
  A l’heure du bilan, après 31 ans de coopération diplomatique entre le Bénin et le Venezuela, Belén Teresa Orsini Pic, ambassadrice extraordinaire et plénipotentiaire de la République Bolivarienne du Venezuela près le Bénin, se confie à La Nation. Elle ne manque pas de se prononcer sur la gouvernance sous le régime de la Rupture. Selon la diplomate qui se révèle une fine observatrice de la vie institutionnelle au Bénin, cette gouvernance se manifeste par une nouvelle orientation qui s’appuie sur le développement de toutes les potentialités du Bénin. La Nation : Il y a 31 ans, le Bénin et le Venezuela ont noué des relations diplomatiques. Quel a été l'élément déclencheur de cette coopération ? Belén Teresa Orsini Pic : Comme vous l'avez dit, les relations entre les deux pays en sont à leur 31e année. Mais le déclic s'est produit en 2006 avec l'ouverture de l'ambassade à Cotonou, dans le cadre de l'impulsion donnée par le président Hugo Chávez aux relations Sud-Sud et à l'expansion de la présence vénézuélienne sur le continent africain, dans le cadre de la reconnaissance historique des contributions de l'Afrique à la formation de notre société nationale. Quelles sont les principales réalisations générées par cette relation? Faisant un bilan sommaire, nous sommes heureux de dire que nous avons travaillé dans des domaines que nous considérons comme prioritaires pour le bien-être et le développement de la population. Au cours des 16 dernières années, nous avons eu l'occasion de construire des infrastructures scolaires et universitaires, de former des professionnels de la santé qui servent aujourd'hui dans différentes communautés du pays et de fournir des logements sociaux. Nous avons également coopéré dans le domaine de l'agriculture en partenariat avec l’Organisation pour l'alimentation et l'agriculture (Fao), dans le cadre d'un projet sur les systèmes de riziculture durable qui a très bien réussi à intégrer les femmes impliquées dans toute la chaîne de valeur de ce secteur, en plus des femmes béninoises qui sont devenues une référence de bonnes pratiques pour les femmes de Côte d'Ivoire venues à Glazoué pour apprendre les processus d'étuvage et de conditionnement du riz. Un autre domaine d'importance vitale est la sensibilisation et la formation sur les droits humains. A cet égard, de janvier à juin, le Bureau du Défenseur du peuple vénézuélien, conjointement avec le Médiateur de la République, a réalisé diverses expériences de formation auxquelles ont déjà participé plus de 600 citoyens béninois, dans le cadre du Mémorandum d’entente signé entre les deux institutions à Caracas le 7 janvier de cette année. Au cours de ces années, nous avons également encouragé les échanges culturels et éducatifs, importants pour la construction d'une humanité émergente entre les mains des jeunes. Je fais référence aux échanges d'appréciation du cinéma à travers les Semaines du cinéma vénézuélien organisées conjointement avec l'Université d'Abomey-Calavi, ainsi qu'aux cours de photographie, de percussion, de traditions vénézuélienne et béninoise, de visions connectées des artisans, sans oublier le cours d'espagnol que l'ambassade ouvre chaque année gratuitement et auquel, depuis 2007, plus de 3 000 Béninois ont participé et ont bénéficié de l'apprentissage de la langue espagnole, qui se distingue comme l'une des plus parlées au monde. Au fil du temps, les relations se sont certainement renforcées. Aujourd'hui, quels sont les domaines de coopération entre le Bénin et votre pays ? L’éducation, la sensibilisation et la formation sur les droits humains, la culture et le tourisme sont désormais entre autres nos principaux axes de coopération. Peut-on conclure que les relations diplomatiques sont bénéfiques pour les deux Etats ? Oui, absolument. Nos relations sont très bonnes parce que nous nous voyons et nous traitons d'égal à égal. Nous partageons les mêmes valeurs de défense du droit international, de multilatéralisme, de respect de la souveraineté et de non-ingérence dans les affaires intérieures, et surtout, le privilège du dialogue comme mécanisme de résolution pacifique des conflits. La consolidation d'un monde multicentrique et pluri polaire, libre de tutelles et d'impositions sont des valeurs intrinsèques de la diplomatie bolivarienne pour la paix. Et c'est à partir de ces valeurs que nous nous rapprochons du Bénin. Le Venezuela est toujours sous embargo. Quelles sont les nouvelles mesures prises par le président de la République vénézuélienne pour une coopération étroite avec les autres pays du monde ? Le Venezuela continue de subir l'effet dévastateur des mesures coercitives unilatérales imposées par le gouvernement des Etats-Unis d’Amérique, un embargo qui a été atroce pour l'économie du Venezuela. A cet égard, le gouvernement bolivarien a pris des mesures fermes pour promouvoir le dialogue pour la paix. Nous avons réitéré à l'opposition vénézuélienne l'importance de développer les questions sociales qui sont d'un intérêt primordial pour notre peuple. Simultanément, le président Nicolás Maduro a développé un agenda de gestion visant la diversification économique, la consolidation de la croissance et la stabilité, en réorientant les priorités et les lignes stratégiques pour poursuivre l'étape de reprise que nous connaissons depuis 2021. Un signe de cette reprise est la récente tournée des pays Eurasiatiques et d'Afrique effectuée par le président Maduro pour renforcer les liens de coopération, notamment dans le domaine énergétique, avec des pays alliés tels que la Turquie, l'Algérie, le Qatar, l'Iran, le Koweït et l'Azerbaïdjan. En ce qui concerne la coopération avec d'autres pays dans le monde, il est important de souligner que le Venezuela a plus de 100 missions diplomatiques dans les 5 continents, et en Afrique, nous avons déjà atteint 18 missions. Avec chaque pays, nous maintenons des schémas ouverts qui vont au-delà de l'aspect financier, permettant une coopération technique pour l'échange et le soutien de projets dans des domaines prioritaires, le transfert de ressources techniques, la mobilisation de talents humains, les alliances interinstitutionnelles, ainsi que le dynamisme et la participation de la République bolivarienne du Venezuela dans les différents organismes multilatéraux. Le Venezuela continuera à promouvoir sans relâche un dialogue fructueux au niveau national et international, ainsi que la fraternité entre les nations. Cette année, le gouvernement américain a autorisé les compagnies pétrolières américaines et européennes à négocier et à reprendre leurs activités au Venezuela. Nous réitérons que nous sommes un pays de paix. Aussi, nous espérons que ces actions marquent le début du chemin vers la levée définitive et absolue de ces sanctions qui affectent notre peuple. Globalement, quelle appréciation faites-vous de la gouvernance du président Patrice Talon ? Le président Patrice Talon a conduit des changements majeurs pour le Bénin et s'est engagé à développer le potentiel de sa nation. Cela se manifeste dans les domaines des infrastructures, des services publics, du tourisme, de la culture, de la promotion de l'industrie, du commerce et de l'économie numérique, entre autres. Mais son gouvernement a également eu pour objectif de relever la fierté des Béninoises et des Béninois à l'égard de leur patrie, comme en témoigne l'exposition réussie de trésors royaux avec des artistes contemporains, révélant la grandeur de son peuple et ouvrant les portes aux transformations qui s'opèrent aujourd'hui pour poursuivre sa bonne marche?   Actualités 05 juil. 2022


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