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La 28e édition de la journée africaine de la statistique a connu son épilogue, hier jeudi 22 novembre à Cotonou, au terme d’un panel de discussion entre les spécialistes de l’Institut national de la statistique et d’analyse économique (Insae).
Célébrée sous le thème : « Des statistiques officielles de haute qualité pour assurer la transparence, la bonne gouvernance et le développement inclusif », la 28e édition de la journée africaine de la statistique a mobilisé les cadres de l’Insae, les partenaires techniques et financiers… Elle crée un cadre d’échanges entre producteurs et utilisateurs de données pour l’amélioration de la qualité et de l’accessibilité des statistiques officielles, indispensables au développement de toute nation. L’importance des données statistiques pour le développement n’est plus à démontrer selon le ministre d’Etat chargé du Plan et du Développement, Abdoulaye Bio Tchané. « On ne saurait parler de développement durable sans tenir compte de l’importance et de l’utilité des statistiques dans la prise de décisions. Elles fournissent les informations nécessaires à la définition des politiques, au suivi-évaluation et à la mesure des progrès réalisés dans l’amélioration des conditions de vie des populations », a expliqué Abdoulaye Bio Tchané. D’après lui, les données statistiques sont cruciales dans la planification du développement, tant pour les gouvernements que pour les institutions nationales, régionales et continentales. « Si nous devons construire des salles de classe, si nous devons tracer des routes, nous avons besoin dans chacun de ces domaines de statistiques fiables », souligne-t-il. Il appelle alors les collectivités locales, les partenaires au développement et les acteurs du secteur privé à renforcer le système statistique national afin de permettre au Bénin de disposer régulièrement de statistiques et d’analyses économiques, sociales et environnementales de haute qualité et à bonne date.
Le directeur général de l’Insae, Laurent Hounsa, a soutenu que la disponibilité des données fiables peut permettre aux décideurs de formuler des politiques transparentes, de bonne gouvernance, de développement économique, social et environnemental qui intègrent toutes les couches sociales sans distinction aucune. La célébration de cette édition intervient à un moment où, souligne-t-il, le système statistique béninois est en pleine restructuration.
Katrine Sharkey, représentante de la Banque mondiale au Bénin, a salué la constance avec laquelle ce pays a toujours célébré la journée africaine de la statistique depuis son instauration en 1990 par la commission économique des Nations Unies pour l’Afrique. Elle vise, selon elle, à affirmer la culture de la statistique dans les pays d’Afrique subsaharienne en mettant l’accent sur un domaine spécifique de la statistique publique en vue de contribuer au développement socio-économique à travers la mise en œuvre des mesures de politiques. Le coordonnateur du système des Nations unies, Siaka Coulibaly, se réjouit des efforts du Bénin pour rationnaliser et renforcer le système statistique notamment dans le contexte des Objectifs de développement durable (Odd) dans la perspective de ne laisser personne de côté comme le stipule l’agenda du développement 2030.

A travers un don de kits de lampes solaires, la Fondation Mtn Bénin améliore les conditions de vie des populations du village d’Aoro dans la commune de Bassila. La cérémonie de remise s’est déroulée dans l’après-midi de ce mercredi 21 novembre 2018 sur l’esplanade du marché dudit village en présence des élus locaux et communaux.
Le réseau de téléphonie mobile Mtn Bénin, à travers sa fondation, a remis environ 200 kits complets de lampes solaires aux populations d’Aoro, un village de la commune de Bassila dans le département de la Donga. Pour la circonstance, les populations sont massivement sorties pour vivre l’événement.
En effet, cette distribution de lampes solaires fait suite à la marche solidaire organisée le 21 avril dernier à Cotonou dans le cadre de la célébration du 10e anniversaire de la Fondation Mtn, explique Abdel-Aziz Oriola, directeur régional Nord de Mtn Bénin. Selon lui, ces lampes solaires permettent de protéger l’environnement et de faire des économies aux populations défavorisées du pays. Par ce geste, souligne-t-il, la Fondation Mtn entend contribuer à l’amélioration des conditions de vie des couches défavorisées. « La fondation s’est donné pour mission de satisfaire les besoins en énergie pour l’éclairage, d’une manière sûre et fiable, gage d’un levier de développement socioéconomique et créer des conditions de vie plus sécurisées et confortables pour les ménages », explique-t-il.
Profitant de l’occasion, il a remercié les partenaires de la fondation, à savoir Perma Source, Cfao Motors, Zonta club Amazone de Cotonou et les associations sportives grâce à qui la distribution des lampes solaires aux femmes des zones rurales a été effective. « Cette couche de la population a été privilégiée, car dans ces milieux, elle représente tout dans le ménage », justifie le directeur régional Nord de Mtn Bénin.
Au nom des bénéficiaires, Diane Chakran a salué la générosité de la Fondation Mtn Bénin. Tour à tour, les autorités politico-administratives, à savoir le chef du village d’Aoro, Saïdou Adam, le chef d’arrondissement de Bassila, Seïbou Amidou et le premier adjoint au maire de la commune de Bassila, Mamadou Orou Gongon, ont manifesté leur reconnaissance. D’après eux, il s’agit d’un geste qui vient soulager la peine de leurs administrés. En retour, ces élus locaux et communaux se sont engagés à œuvrer pour renforce leur partenariat avec le réseau de téléphonie mobile Mtn Bénin qui réalise beaucoup d’actions sociales au profit des populations.
Selon Abdel-Aziz Oriola, directeur régional nord de Mtn Bénin, au total 500 lampes sont prévues pour être distribuées dans autant de ménages en zone rurale. Et, en dehors d’Aoro dans la commune de Bassila, les villages de Soclogbo dans la commune de Savalou, Firou à Natitingou, Founougo dans la commune de Kandi, Kika à Parakou sont retenus pour l’opération de distirbution de kits de lampes solaires.
Il faut signaler que depuis une dizaine d’années la Fondation Mtn Bénin a investi dans maints domaines dont la santé, l’éducation, l’environnement, le sport, l’énergie et l’autonomisation des communautés.
Source : Agence Caméléon
Société 23 nov. 2018

Du 22 au 24 novembre, au stade de l’Amitié à Cotonou, les acteurs de la filière avicole exaltent leurs potentialités. C’est à travers les premières Journées nationales avicoles du Bénin (Jnab 2018) dont les manifestations ont été lancées ce jeudi par le ministre en charge de l’Elevage, Gaston Dossouhoui.
Sous le thème « Développement des productions avicoles pour la sécurité alimentaire au Bénin », se déroulent sur l’esplanade extérieur du stade de l’Amitié général Mathieu Kérékou de Cotonou les manifestations entrant dans le cadre des premières Journées nationales avicoles du Bénin. Pendant trois jours, à travers une foire d’une quinzaine de stands, des communications et des barbecues, les professionnels de l’aviculture : producteurs, transformateurs, médecins vétérinaires, spécialistes en compléments alimentaires avicoles, partenaires financiers du secteur, montrent à la population la gamme achalandée et qualitative de produits aviaires et aux gouvernants leur capacité de production. « C’est une forme de plaidoyer et un espace de communication », conçoit Léon Anago, président du comité d’organisation de ces journées.
Elles s’inscrivent en effet, dans le cadre du Plan d’action annuel 2018 de l’Interprofession de l’aviculture du Bénin (Iab) et témoignent de l’envol de la filière noté ces dernières années. Les acteurs saisissent l’occasion pour réfléchir sur les enjeux et défis du développement de l’aviculture au Bénin, le modèle avicole pour l’autosuffisance en œufs de consommation et en viandes à l’horizon 2021 et la nutrition et la santé par les produits avicoles.
Le ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, Gaston Dossouhoui, procédant hier au lancement, s’est réjoui de la tenue de ces journées et a félicité les initiateurs ainsi que les organisateurs, en l’occurrence l’Interprofession et ses partenaires. « Une pareille initiative s’inscrit, en effet, dans la dynamique de promotion de nos productions agricoles nationales », fait-il remarquer.
Des avancées, certes...
L’aviculture fait son petit bonhomme de chemin vers l’essor de développement tant rêvé par les acteurs nationaux, mais les défis restent énormes. Ils sont relatifs au renforcement des capacités en termes d’amélioration de la qualité des ressources humaines, au développement de services économiques aux professionnels des différentes chaînes de valeur, à la bataille pour une inversion de la courbe d’importation des viandes congelées en faveur de la production nationale, admet Arouna Ottola, président de l’Iab.
Le « Consommons local » et l’autosuffisance alimentaire et nutritionnelle ne devant pas être des vœux pieux, il importe de passer de 15 000 tonnes d’œufs par an à 30 000 tonnes, de 18 000 tonnes de viande de volaille à 50 000 tonnes, de prendre une part de 10 % au moins des réexportations pour une réelle exportation vers les pays de la sous-région, particulièrement le Nigéria dès 2021, exhorte le ministre Gaston Dossouhoui. Aussi, souhaite-t-il que les produits aviaires soient accessibles à toute la population béninoise à travers une distribution plus intense et professionnelle, une rentabilité améliorée au sein de la filière et une compétitivité au-delà des frontières. Les chantiers sont certes immenses, mais c’est possible d’en arriver à bout dans la conjugaison des efforts et la synergie des actions, soutient le ministre qui assure que l’appui du gouvernement ne fera pas défaut.
Les activités de la première édition des Jnab connaissent la participation des délégations de la Côte d’Ivoire et du Togo. Elles prendront fin demain.

Lors de son assemblée générale statutaire qui s’est tenue, samedi 17 novembre dernier à Natitingou, la Jeune Chambre internationale Natitingou Baobab a élu Florence Mahoussi Lokossou, présidente 2019, en remplacement de Moutakilou Sanda Aboudou. La passation de charges s’est déroulée en présence des amis, des partenaires et des sommités de l’organisation.
Le dépouillement de l’ancien président, Moutakilou Sanda Aboudou de tous ses attributs suivi du port à la présidente élue, Florence Mahoussi Lokossou, des mêmes symboles, a consacré la passation de charges entre les présidents sortant et entrant de la Jeune Chambre internationale Natitingou Baobab.
Après avoir témoigné sa gratitude aux amis, Moutakilou Sanda Aboudou s’est senti « heureux mais inquiet ». Une inquiétude relative à la satisfaction ou non des attentes de ses pairs membres de l’organisation locale. Dans tous les cas, il déclare avoir été surtout mû par la conservation de l’héritage, voire son renforcement pour les générations futures. Il a exhorté son successeur à préserver l’unité, la solidarité, la fraternité dans une passion au service du membre individuel. « J’ai confiance, car je t’ai vue à l’œuvre », relève le tout nouvel " immediate président", souhaitant plein succès à la nouvelle élue.
« C’est beau, mais c’est lourd », apprécie Florence Mahoussi Lokossou, la présidente 2019 de la Jci Natitingou Baobab. 12e présidente et 3e femme élue, elle pense que c’est la fin d’un cycle qui l’interpelle. « Nous fonctionnerons sous le modèle d’un management participatif, mon ambition d’avoir une Jci forte à partir de la synergie d’actions », proclame-t-elle. Elle poursuit qu’elle travaillera selon trois axes que sont investir, institutionnaliser et impacter. Des axes qui seront déclinés en objectifs spécifiques à traduire en projets d’impacts communautaires répondant aux objectifs de développement durable.
« Les hommes passent mais la Jci demeure avec ses missions et valeurs à préserver », a rappelé le chargé de mission du préfet de l’Atacora, Maguidi Kora Gbéré, réitérant le soutien de l’autorité administrative à l’organisation.

Le ministère des Affaires étrangères a tenu, lundi 19 novembre dernier, sa deuxième session du Conseil sectoriel du dialogue social au titre de l’année 2018. Les assises ont réuni à Porto-Novo les représentants des deux syndicats ainsi que des cadres du ministère et des membres du cabinet du ministre.
Elles ont duré une journée et permis aux participants de passer en revue les revendications des travailleurs, notamment celles qui ont été satisfaites et celles qui ne le sont pas encore. Un point des nouvelles revendications a été également fait au cours des travaux. Le ministre Aurélien Agbénonci, clôturant la session a assuré les partenaires sociaux de la détermination du gouvernement à améliorer les conditions de vie et de travail de l’ensemble des agents du ministère. Il se dit ouvert pour poursuivre les négociations avec les deux syndicats du ministère pour que des solutions soient trouvées aux revendications restées non satisfaites et à celles qui sont nouvelles. Selon lui, sa vision est de voir chaque agent du ministère des Affaires étrangères rentrer satisfait après sa journée de travail. Mais pour y parvenir, le ministre Aurélien Agbénonci a invité les agents à s’acquitter de leurs devoirs avec responsabilité, dévouement et abnégation. Il faut qu’ils fassent davantage preuve de pro-activité et d’innovation dans leurs différents services. Le Bénin doit aller à l’école de ce que les autres pays font de bien en matière de diplomatie. Seul le sens de pro-activité et d’innovation permettra au Bénin d’avoir une diplomatie de haut niveau et créatrice de richesse, insiste le ministre Aurélien Agbénonci. Une fois cette richesse créée, le ministère des Affaires étrangères sera en mesure de réclamer la satisfaction de ses revendications auprès du gouvernement, notamment des ministères chargés des Finances et de la Fonction publique n
Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau
Société 23 nov. 2018

Le Groupe d’action pour le progrès et la paix (Gapp-Bénin) organise depuis mardi 20 novembre dernier un atelier sur la réforme du droit à la liberté d’association au Bénin. Pendant deux jours, les participants vont discuter et proposer un cadre juridique favorable aux Organisations de la société civile (Osc).
Les acteurs de la société civile, les autorités gouvernementales, des professeurs de droit et les membres des différentes institutions du pays prennent part depuis mardi dernier à un atelier sur la réforme du droit à la liberté d’association au Bénin. Pendant deux jours, ils auront à harmoniser leurs points de vue afin de doter le Bénin d’un cadre juridique favorable aux Organisations de la société civile (Osc). Cette rencontre initiée par le Groupe d’action pour le progrès et la paix (Gapp-Bénin) est l’aboutissement de plusieurs années de travail visant à rendre favorable l’environnement juridique des Osc au Bénin.
Selon Hermann Nounagnon Kékéré, président du conseil d’administration de l’Ong Gapp-Bénin, cette organisation s’est appropriée depuis 2014 l’avant-projet de loi sur les libertés d’expression, de réunion et d’association et le rapport de plusieurs experts sur la question. Pour lui, il est nécessaire d’améliorer le cadre législatif des organisations non-gouvernementales au Bénin en partageant les résultats des différents travaux effectués depuis trois ans dans le but de réunir tous les acteurs sociaux pour un dialogue constructif. Ainsi, avec le soutien des communicateurs rompus à la tâche, le rapport sur les évaluations nationales de l’environnement favorable des Osc au Bénin, l’avant-projet de loi sur la liberté d’association en République du Bénin, les propositions de la société civile et les normes internationales et régionales relatives à la liberté d’association, seront passés en revue lors de cet atelier. Le président du Conseil d’administration de l’Ong Gapp-Bénin, Hermann Nounagnon Kékéré se réjouit du cadre pacifique dans lequel cette réforme est menée depuis des années et souhaite qu’il soit participatif en vue d’un meilleur dénouement.
Société 22 nov. 2018

L’association des femmes boursières des programmes des Etats-Unis (Us-Bwaa) a lancé officiellement le projet ‘’You can do it too’’, mardi 20 novembre dernier, à Cotonou. Ce projet vise à faire de 950 jeunes béninois des leaders qui croient en leurs capacités.
Par Sabirath AWO (Stag)
Mené par l’Association des femmes boursières des Etats-Unis, le projet dénommé « You can do it too », « tu peux le faire aussi », a été lancé officiellement, ce mardi 20 novembre à Cotonou. C’est une tournée interactive à travers différentes villes couvertes par le projet. Selon Barkatou Sabi-Boun, présidente de Us-Bwaa, ce projet « compte apporter sa contribution dans l’éclosion du potentiel de la jeunesse béninoise ».
Il vise à faire de 950 jeunes des leaders qui croient en leurs capacités. Ils recevront une formation de base sur le leadership, l’élaboration et le suivi d’un plan de vie. Ces jeunes seront spécialistes des questions du genre et des violences faites aux femmes. « Les programmes d’échanges des Etats-Unis sont nés dans le but de créer des liens avec les autres pays », rappelle Kanishka Gangopadhyay, représentant de l’ambassadeur des Etats-Unis près le Bénin.
Pour Esther Djossa, coordonnatrice du projet, l’objectif principal est d’impacter la jeunesse en favorisant l’accès à l’éducation des filles pour un avenir radieux, et lutter contre les violences faites aux femmes et aux filles. L’une des activités phares du projet est le ‘’Roadshow’’. Il s’inscrit dans le cadre de l’accroissement de l’accès aux services de soutien pour les filles, les femmes et les groupes marginalisés et la lutte contre la violence sexiste.
Le projet ‘’You can do it too’’ entend promouvoir l’équité entre les sexes en soutenant la société civile pour protéger les droits des filles et des femmes.
Par ailleurs, cette initiative permettra d’assurer la formation et le financement pour soutenir et encourager l’entrepreneuriat chez les femmes et les jeunes en particulier, de rendre visibles les actions des Etats-Unis au Bénin et de porter l’information dans plusieurs villes, favorisant ainsi la découverte du Bénin.
Mettre fn aux violences basées sur le genre est un impératif ![/caption]« Orangez le monde : Ecoutez-Moi Aussi ». C’est le thème mondial de la campagne tous unis contre les violences faites aux filles et aux femmes(Vff) qui sera lancée le 25 novembre prochain. Pour cette édition, l’Onu invite les partenaires à organiser des tables de discussion autour des violences et à créer des occasions de dialogue entre les activistes, les acteurs de prise de décisions et le public. Il s’agira de mettre en exergue la couleur orange en vue d’attirer l’attention du monde entier sur cette initiative.
La communauté internationale se mobilise contre les violences à l’égard des filles et des femmes. A l’occasion de la journée internationale retenue dans ce cadre, l’Organisation des Nations Unies exhorte les acteurs à divers niveaux à brandir la couleur orange pour soutenir la campagne ‘’Tous unis contre les Vff’’. Ce sera le symbole du combat pour attirer davantage l’attention de la communauté internationale sur ce phénomène qui décime des milliers de victimes.
Les violences à l’égard des filles et des femmes sont une pandémie mondiale. Selon l’Onu, « elles constituent l’une des violations les plus répandues, les plus dévastatrices et les plus meurtrières dans le monde ».
Le dernier rapport de l’institution se focalise sur les inégalités entre les deux sexes. « Ces inégalités persistent dans le monde et empêchent les filles et les femmes d’exercer leurs droits fondamentaux. Elles compromettent leur avenir », relève le secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres.
Les Nations Unies considèrent les violences à l’égard des femmes comme la plus extrême des discriminations. D’après les données recueillies « auprès de 87 pays de 2005 à 2016, 19% des femmes âgées de 15 à 49 ans affirmaient avoir subi des violences physiques ou sexuelles infligées par un partenaire intime ». Dans les cas les plus extrêmes, ces violences peuvent conduire à la mort. « En 2012, près de la moitié des femmes victimes d’homicides volontaires dans le monde avaient été tuées par un partenaire intime ou un membre de leur famille, contre 6% des hommes ».
Pas de pouvoir de décision
L’une des violences les plus graves concerne l’excision. La mutilation génitale féminine représente un autre cas d’extrême violence. Si la pratique a baissé d’environ 24% depuis l’an 2000, sa prévalence reste élevée dans certains des 30 pays disposant de données représentatives à ce sujet. L’Onu relève qu’une fille sur trois âgées de 15 à 19 ans a subi un type de mutilation sexuelle contre près d’une sur deux en 2000.
Dans le domaine de la santé de reproduction, une frange importante de femmes n’a pas le pouvoir de décision. « Un peu plus de 52% de femmes âgées de 15 à 49 ans qui sont mariées ou vivent en union libre, prennent leurs propres décisions en matière de sexualité, de méthodes contraceptives et de services de santé dans 43 pays en développement », soutient le rapport de l’Onu.
Le problème de ressources financières constitue un handicap à la lutte contre les violences. Les initiatives de prévention et d’élimination des violences faites aux femmes se heurtent au manque de financement. L’Onu relève que le manque inquiétant de ressources financières est l’un des principaux obstacles aux efforts déployés pour prévenir la violence à l’égard des filles et des femmes dans tous les pays ».
En cela, les Objectifs de développement durable doivent davantage se focaliser sur la question des Vff. « Même si les programmes-cadres tels que les Objectifs de développement durable qui tendent notamment à éliminer les vff sont porteurs d’espoir, ils doivent pouvoir disposer de fonds suffisants pour pouvoir réellement transformer la vie des femmes et des filles », propose l’Onu.
L’institution indique les actions à mener en direction des femmes. « Des efforts plus énergétiques devront être faits pour parvenir à l’égalité des sexes et autonomiser les femmes et les filles sur le plan juridique, afin de lutter contre les discriminations sexistes profondément ancrées qui sont la conséquence d’attitudes patriarcales et de normes sociales apparentées ».
Le Bénin n’est pas épargné du phénomène des violences faites aux filles et aux femmes. En dépit des efforts des acteurs de lutte, le phénomène persiste. Des cas de viol, d’exploitation économique, des mariages précoces et forcés sont encore une triste réalité dans le pays. Le pays devra alors redoubler d’effort en misant davantage sur les sensibilisations et en veillant au respect des droits humains afin d’être un modèle pour des pays africains d’ici l’échéance des Odd. Cela est possible si le Bénin s’y engage !

Les membres du Comité de gestion du Fonds d’appui au développement des médias (Fadem) seront installés ce jour suite à l’adoption de deux décisions après étude du rapport sur la mise en place de ce fonds tant attendu dans le milieu de la presse.
Les médias bénéficieront prochainement de l’appui de l’État. Le processus d’opérationnalisation du Fonds d’appui au développement des médias (Fadem) est à son terme. Ce jeudi 22 novembre, les membres du comité de gestion de cet outil d’accompagnement des entreprises de presse seront installés. La nouvelle est tombée au terme de l’étude du rapport relatif à la mise en place du Fadem.
Le président de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac), Adam Boni Tessi, informe que c’est un processus long qui prend fin ce jour. « La mise en place du Fadem remonte à l’adoption de la loi 2015-07 du 20 mars 2015 portant code de l’information et de la communication », informe-t-il, précisant que c’est l’article 39 de cette loi qui l'a prévue.
Ce fonds, rappelle-t-il, était directement géré par la Haac avant la prise de cette loi. Il informe que l’institution se conforme ainsi à la loi en adoptant le rapport de mise en place du Fadem. Bien qu’il reconnaisse que le processus a duré plus de trois ans, Adam Boni Tessi affirme que la tâche n’a pas été facile. Et, l’installation des membres du comité de gestion du Fonds ce matin marque l’aboutissement de ce processus.
Deux décisions sont issues de l’adoption du rapport y relatif. La première concerne la dénomination, la composition, les attributions et le fonctionnement du Fadem et la seconde désigne les membres du Comité de gestion.
Selon le 1er rapporteur de l’institution, Lambert Dogo, le Fonds est géré par un comité placé sous l’autorité de la Haac. Il est composé de cinq membres qui représentent la Haac, le gouvernement et les professionnels des médias. Le Comité est présidé par le représentant de la Haac, assisté de deux professionnels respectivement vice-président et rapporteur.
Le Comité de gestion du Fadem est appuyé par un organe technique, le Secrétariat exécutif. Cette structure est composée du secrétaire exécutif, choisi après appel à candidatures. Il est assisté d’un adjoint, d’un chargé de projet, d'un agent comptable, etc.
Diverses dispositions organisent le fonctionnement, la gestion et le financement du Fadem. C’est le Fonds tel que défini et organisé que se chargent de diriger les membres du Comité de gestion.
Lambert Dogo représente la Haac et va présider le Fonds. Le représentant du gouvernement est Marcel Tchobo. Basile Tchibozo, Franck Kpotchémè et Guy-Constant Éhoumi représentent les professionnels des médias, respectivement pour le compte du patronat, de l’Upmb et de l’Odem.

Du 19 au 23 novembre, la 6e édition de la Semaine du monde professionnel (Semop) se déroule à l’Université d’Abomey-Calavi sur le thème « Formation et insertion socioprofessionnelle des jeunes diplômés : rôles et défis des universités et des entreprises’’. Les enseignants, les étudiants et des entreprises se préoccupent ainsi, sous l’impulsion du vice-recteur chargé de la coopération, de la sempiternelle question de l’employabilité des diplômés des universités.
L’Université d’Abomey-Calavi résolument engagée dans la professionnalisation de ses étudiants. Cette dynamique instaurée il y a six ans fait son petit bonhomme de chemin. A la faveur du lancement de la 6e édition de la Semaine du monde professionnel (Semop) ce mercredi, à l’amphi Idriss Deby Itno devant un parterre d’étudiants venus de plusieurs établissements, Maxime da Cruz, recteur de l’Université d’Abomey-Calavi (Uac) a salué l’organisation. L’insertion socioprofessionnelle des jeunes diplômés de l’université demeure préoccupante au regard des multiples difficultés à accéder à un emploi, a fait remarquer le professeur Maxime da Cruz. Pour lui, avec la prééminence du chômage et du sous-emploi de masse dans les pays africains en général et ceux subsahariens en particulier, l’on est poussé à s’interroger notamment sur les nombreux efforts conjugués des pouvoirs publics et des partenaires sociaux pour endiguer, sinon freiner l’ampleur du phénomène. « C’est à juste titre que l’Université d’Abomey-Calavi a initié la semaine du monde professionnel, un creuset de réflexions et d’échanges multi acteurs sur ce sujet, on ne peut plus d’actualité », a-t-il affirmé. Les participants, pour cette édition, vont approfondir les réflexions sur la politique de formation dans l’enseignement supérieur, les enjeux et rôles des universités et des entreprises d’une part et sur la filière utile au développement de l’autre. L’enjeu, comme le confirme le recteur, est de tout mettre en œuvre pour améliorer les conditions de l’insertion professionnelle de ces jeunes issus de l’enseignement supérieur qui sont réellement confrontés à ce problème.
Dans cette même logique, la représentante de la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Anne Floquet, estime que si la jeunesse bénéficie d’opportunités de formation comme jamais auparavant, elle subit de plein fouet une inadéquation entre ses aspirations et le marché de travail malgré de grandes opportunités économiques, aussi bien au plan national qu’à l’échelle mondiale. Les gouvernants successifs ont fait de la question de l’emploi leur cheval de bataille, souligne-t-elle, mais cela n’a pas eu l’impact positif attendu auprès des intéressés que sont principalement les jeunes diplômés en quête d’emploi. Le rôle des entreprises, des universités et de l’Etat est déterminant et les étudiants doivent profiter de la Semop pour s’ouvrir aux réalités du monde professionnel. Le deuxième adjoint au maire de la commune d’Abomey-Calavi, Julien Honfo, pour sa part, félicite l’équipe rectorale et rappelle que la mobilisation des dispositifs d’aide doit se poursuivre conformément aux objectifs du chef de l’Etat en la matière pour l’année 2019, afin de renforcer davantage son soutien aux jeunes. Soulignons que les étudiants au cours de cette semaine peuvent aller au village de la Semop au contact de plusieurs entreprises qui y exposent.