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Nouvelles

Audience des pollueurs au Tpi de Cotonou: Les prévenus condamnés à des peines correctionnelles

Interpellés et mis aux arrêts pour avoir déversé des ordures ou eaux souillées sur le domaine public, plus d’une vingtaine de prévenus ont comparu hier mercredi 21 novembre au Tribunal de première instance de première classe de Cotonou. Si quelques-uns ont été relaxés au bénéfice du doute, la plupart ont reconnu leur tort et ont été condamnés à des peines correctionnelles.

Statuant en matière correctionnelle et en premier ressort, le tribunal de première instance de Cotonou a prononcé des condamnations à l’encontre des citoyens pris en flagrant de délit de pollution. Retenus dans les liens de la prévention pour déversement des eaux usées et pollution atmosphérique, deux prévenus ont été condamnés à 15 jours d’emprisonnement ferme et à 80 mille francs Cfa d’amende. Quatre autres ont été condamnés à 15 jours d’emprisonnement ferme et à 50 mille francs d’amende. Coupables d’avoir jeté des ordures sur les voies publiques, quatre prévenus ont été condamnés à 6 mois d’emprisonnement assorti de sursis et à 50 mille francs d’amende et deux autres à 50 mille francs Cfa d’amende uniquement. Deux mis en cause ont écopé de 15 jours d’emprisonnement ferme et de 20 mille francs d’amende et un autre prévenu condamné à 6 mois d’emprisonnement assorti de sursis et à 20 mille francs d’amende. Par ailleurs, neuf personnes ont été relaxées au bénéfice du doute et un prévenu purement et simplement relaxé parce qu’inacessible à la sanction au regard de son état de démence.
Les mis en cause ont plaidé coupables. Ils ont reconnu avoir déversé de l’eau souillée dans les caniveaux pour certains et pour d’autres avoir jeté des ordures sur les voies publiques. Mais ils ont tous imploré la clémence du président de céans au motif qu’ils n’avaient pas conscience de commettre un délit. Or, il est de principe en droit que nul n’est censé ignorer la loi et nul ne peut se prévaloir de sa turpitude. Le ministère public a d’ailleurs requis une sanction exemplaire à leur encontre notamment une amende de deux cent mille francs Cfa pour la plupart. La variation des peines prononcées par le juge tient des circonstances atténuantes pour quelques prévenus et du doute sur la responsabilité délictuelle de certains mis en cause.

Corriger et décourager

Punir sans état d’âme et punir sans relâche jusqu’à ôter cette mauvaise pratique des habitudes de la population. C’est l’option faite par le parquet de la République qui n’entend pas ménager les citoyens interpellés. Déjà la peur de se faire prendre retient bien de personnes. «La peur du gendarme est souvent le début de la sagesse», dit-on. Il faut ajouter qu’une expérience vécue est toujours plus évocatrice. Les personnes arrêtées pour avoir pollué le domaine public ne sont plus prêtes à récidiver. Face à la sanction, tous ont imploré la clémence du juge et promis ne pas récidiver. Mais puisqu’il s’en trouve toujours au sein de la société, des personnes qui s’amusent à tout faire en opposition à la loi ou à jouer aux plus malins, des alerteurs ont été mis à contribution dans chaque quartier pour dénoncer les citoyens qui s’entêteraient à polluer l’environnement. Les personnes scolarisées feront mieux de prévenir leurs proches analphabètes qui en ont l’habitude, car la sanction tombe sur tous sans discrimination. Parmi les mis en cause condamnés hier, il y avait des élèves, des jeunes artisans, des mères de famille, des hommes..., et même un malade mental. C’est dire que le filet des agents de sécurité rafle sur son passage tous les indélicats.

A.P.A.

Société 22 nov. 2018


Célébration de Maouloud: L’ambiance des jours ordinaires à Lokossa

La fête de Maouloud n’a pas donné lieu à une célébration particulière dans les familles à Lokossa. C’est l’ambiance des jours ordinaires.

C’est un calme plat qui a régné dans la matinée d’hier au niveau des deux principales mosquées et places Idi de la ville de Lokossa, chef-lieu du département du Mono. Bien qu’étant ouverts, ces lieux de prières n’avaient enregistré aucune manifestation concernant la Maouloud, la commémoration de la naissance de Mahomet, prophète de l’Islam. Aucune manifestation spéciale n’a été aussi signalée dans le programme de la journée. A la mosquée centrale de Lokossa tout comme à la mosquée de Zongo, les heures de rencontre des fidèles musulmans ont été conformes à celles des jours ordinaires. Il s’agit des séances de prières de 14 heures, de 16 heures, de 19 heures et de 20 heures, rappellent des fidèles se prélassant au niveau des deux mosquées.

« Après la prière de 6 heures, nous nous sommes dispersés en attendant la séance de 14 heures », confirme le dignitaire religieux Aboubakar Wassiou, rencontré à son domicile et s’adonnant à son métier de couturier. Maître coranique à la mosquée centrale de Lokossa, il explique que la présente disposition par rapport à Maouloud est décidée par le comité des sages de leur communauté religieuse. « Dans les années antérieures, on organisait une séance de lecture coranique suivie de petites réjouissances populaires que vient clôturer la prière de 14heures », se rappelle-t-il.
Pour l’iman de la mosquée de Zongo, Abdoul Kadr Aboubakar, « ce qui se faisait relève de l’ignorance que nous avons voulu corriger ». Au quartier Zongo, l’imam soutient que la fête de Maouloud n’est pas une fête recommandée dans l’Islam. « Le prophète Mahomet a recommandé la célébration de deux fêtes religieuses à savoir le ramadan et la tabaski», a souligné l’iman Abdoul Kadr Aboubakar.
Le mot d’ordre a été bien suivi dans la communauté des fidèles musulmans. Des réjouissances n’ont été observées ni dans des maisons, ni dans les places publiques sillonnées. Lokossa a vécu ce mardi 20 novembre comme un jour ordinaire. La communauté des fidèles se refuse d’accorder à Maouloud l’attention des autres fêtes prescrites dans le Coran, le livre saint de l’Islam.

Société 21 nov. 2018


Nouvelles mesures sur l’exploitation du bois au Bénin: Les acteurs font part de leurs difficultés
[caption id="attachment_31485" align="alignnone" width="1024"]Le ministre du Cadre de vie et du Développement durable, José Tonato[/caption]

Le ministre du Cadre de vie et du Développement durable, José Tonato, a échangé avec les exploitants de bois à son cabinet, ce vendredi 16 novembre, en présence de son collègue des Petites et Moyennes Entreprises, Modeste Kérékou. Une occasion pour les deux ministres d’écouter les acteurs et d’exposer la vision du chef de l’Etat pour ce secteur.

Les exploitants du bois ont fait part de leurs difficultés au ministre du Cadre de vie et du Développement durable, José Didier Tonato en présence de son collègue des Petites et Moyennes Entreprises, Modeste Kérékou. 

Selon leur porte-parole, Raoul Déguénon, depuis les nouvelles mesures sur l’exploitation, la commercialisation et l’exportation du bois du 1er mars 2017, les acteurs sont confrontés à beaucoup de difficultés et ils souhaitent les poser au ministre José Didier
Tonato en présence de leur ministre de tutelle, Modeste
Kérékou. Raoul Déguénon a indiqué que le gouvernement ayant à cœur le souci de sortir les artisans des difficultés a décidé de limiter l’exploitation anarchique de la matière première bois et mis en place un mécanisme de vente aux enchères. Ce nouveau mécanisme, fait-il observer, est loin de régler les problèmes des artisans. A cela, il a ajouté les difficultés d’approvisionnement en bois comme le teck, l’iroko, l’abzéria, le mélina… et celles relatives aux tracasseries forestières lors du transport de la matière première et même de sa transformation en atelier. L’inexistence d’un complexe de scierie sur le territoire qui, soutient-il, crée d’énormes nuisances au secteur, les difficultés relatives au renouvellement annuel des agréments et quotas de reboisement, l’inexistence de commandes publiques par l’administration de mobiliers fabriqués localement, l’absence de possibilité de formation continue des acteurs du secteur bois, … sont également les préoccupations exposées aux deux ministres. Les artisans ont suggéré par la même occasion une simplification de l’accès en bois de l’Office national du bois (Onab) en prévoyant par exemple un quota par département à mettre à la disposition de l’artisan par vente décentralisée, la mise en place d’un mécanisme efficace pour éviter des désagréments causés par certains agents forestiers lors du transport de la matière première et de sa transformation à l’intérieur du pays. Aussi, ont-ils souhaité la mise en place d’un système technique offrant des conditions favorables pour la création par le privé de complexe de scieries professionnelles. En attendant qu’un point soit fait au chef de l’Etat, le ministre José Didier Tonato a rassuré les acteurs du secteur bois. «Des réformes sont en cours à l’Onab», a-t-il informé. Cette dynamique impulsée par le chef de l’Etat va certainement impacter le secteur bois et favoriser l’accès à la matière première dont dépendent les menuisiers, les transformateurs mécaniques du bois.

Société 21 nov. 2018


Révolution dans le secteur de l’énergie au Bénin: Les engagements des partenaires renouvelés
[caption id="attachment_31483" align="alignnone" width="1024"]Vue d'ensemble[/caption]

Le ministre de l’Energie, Dona Jean Claude Houssou, a présidé, vendredi 16 novembre dernier à Cotonou les travaux de l’atelier sur la revue de l’énergie exercice 2017. Au terme des travaux, les partenaires techniques et financiers se sont engagés à accompagner davantage le Bénin dans sa volonté de révolutionner le secteur.

Les partenaires techniques et financiers sont désormais engagés à soutenir le gouvernement dans sa politique de transformation du secteur de l’énergie au Bénin. Ils ont tous, après leur présentation au cours de cette revue, renouvelé leur engagement à accompagner le gouvernement dans la mise en œuvre des actions prévues dans son programme d’actions dans le secteur de l’énergie. Ils sont donc disposés à répondre, en fonction de leurs procédures et disponibilités, aux exigences pour une véritable promotion du secteur et la durabilité des actions menées. C’est lors de l’atelier sur la revue du secteur de l’énergie, vendredi dernier à Cotonou. 

Cet engagement découle des avancées significatives notées lors des travaux de la revue exercice 2017. Dans cette revue, a dit le ministre de l’Energie, Dona Jean Claude Houssou, plus de 3/4 des recommandations de l’an dernier ont été traitées avec pour conséquences des résultats concrets, à la fois au niveau de la Société béninoise d’énergie électrique (SBEE) mais également d’autres domaines. Autrement dit, sur l’ensemble des champs de performances du système électrique du Bénin, toutes les actions qui ont été mises en œuvre par le gouvernement, que ce soit les projets majeurs, mais aussi des réformes courageuses, commencent par porter leurs fruits. Car, quelques indicateurs clés de performances montrent qu’en deux ans et demi, des performances extraordinaires sont réalisées. Notamment, sur la durée moyenne de coupure qui est passée en 2015 de 75 heures à 17 h, soit une division par 4.
Il a fait remarquer, tout de même, que le plus dur reste à faire parce qu’il importe de travailler sur l’ensemble des champs, c’est-à-dire la production d’énergie disponible en quantité et en qualité et à l’heure en prenant en compte l’environnement et meilleur coût. Surtout que la priorité accordée au secteur de l’énergie donne maintenant des résultats visibles. Ainsi, il faut faire en sorte que ces résultats soient durables. Et pour qu’il en soit ainsi, poursuit le ministre, il faut que les actions continuent à être soutenues. Il importe également, ajoute-t-il, de faire en sorte que les transformations structurelles de l’économie du Bénin qui se traduisent par l’amélioration des conditions de vie des populations soient une réalité grâce à l’efficacité du socle de l’énergie électrique et à sa disponibilité.

Société 21 nov. 2018


Développement de l’élevage et du pastoralisme en Afrique de l’Ouest: Les recommandations pour une transhumance transfrontalière apaisée
[caption id="attachment_31482" align="alignnone" width="1024"]Vue partielle des participants[/caption]

La rencontre régionale de haut niveau pour une transhumance transfrontalière apaisée entre le Sahel et les pays côtiers a pris fin, vendredi 16 novembre dernier, à Cotonou, avec une réunion ministérielle au cours de laquelle des recommandations ont été faites pour le développement de l’élevage et du pastoralisme en Afrique de l’Ouest.

Les ministres en charge de l’élevage des pays du Sahel et des pays côtiers, les experts et les partenaires techniques et financiers après trois jours de débats sont satisfaits de l’état de mise en œuvre des recommandations de la réunion ministérielle d’Abuja sur les conflits agriculteurs-éleveurs. Ils ont approuvé aussi le bilan de la campagne de transhumance 2017-2018 dans les Etats respectifs. Puis, l’état de mise en œuvre des initiatives en lien avec l’élevage et la transhumance dans l’espace de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao). C’est au terme des travaux de concertation de haut niveau pour une transhumance transfrontalière apaisée entre le Sahel et les pays côtiers. 

Au cours de la réunion ministérielle qui a sanctionné la fin des travaux, les ministres ont déploré les conflits qui ont émaillé par endroits la campagne de transhumance 2017-2018, liés pour une large part aux effets de la variabilité et du changement climatique qui ont entrainé une descente précoce des animaux vers les zones et pays d’accueil. Aussi, invitent-ils instamment les pays d’accueil et ceux de départ à une meilleure préparation de la campagne 2018-2019, et à prendre les dispositions idoines pour faire fonctionner les comités locaux, nationaux et transfrontaliers de transhumance. Ils exhortent à dynamiser les mécanismes de prévention et de gestion des conflits entre les différents protagonistes de la transhumance.
Les ministres en charge de l’élevage insistent sur l’urgente nécessité de capitaliser les bonnes pratiques des expériences nationales et de valoriser celles de la concertation régionale de haut niveau pour une transhumance transfrontalière apaisée. Ils demandent à la Cedeao de faciliter la mise en place d’un mécanisme de programmation conjointe dans le cadre de la mise en œuvre des programmes majeurs consacrés à l’élevage et au pastoralisme.
Au terme de leur réunion, les ministres invitent les différents acteurs, pays et organisations d’éleveurs, de pasteurs, d’agriculteurs et de la Société civile, les médias de s’abstenir de tout acte tendant à stigmatiser l’une ou l’autre des parties prenantes à la transhumance transfrontalière en Afrique de l’Ouest. A cet effet, ils insistent sur la nécessité de construire une vision globale qui prend en compte les aspects économiques, sociaux, culturels, historiques et sécuritaires du pastoralisme et de la transhumance transfrontalière dans l’espace communautaire de la Cedeao.

Société 21 nov. 2018


Imam Ibrahim Ousmane sur Maouloud: « C’est la commémoration d’un mystère et d’une grâce »
[caption id="attachment_31479" align="alignnone" width="1024"]Imam Ibrahim Ousmane [/caption]

Hier mardi 20 novembre, la communauté musulmane a commémoré, à travers le monde, la naissance du prophète Mahomet. Une célébration qui semble ne pas avoir le même éclat que les deux Aïds (Ramadan et Tabaski). Une impression ou une prescription? Que doit-on comprendre de la commémoration de Maouloud? Islamologue et professeur de culture islamique, l’imam de la mosquée centrale de Cotonou, Ibrahim Ousmane, président du collège des imams et premier vice-président de l’Union islamique du Bénin, apporte des réponses.

La Nation : Que doit-on comprendre de Maouloud ?

Imam Ibrahim Ousmane : Maouloud, dans son appellation, désigne le rappel de la date de naissance de notre prophète Mahomet. La communauté musulmane manifeste sa joie pour cette grande bénédiction qui lui est donnée par Allah. Nous nous rappelons, non seulement la date de naissance de Mahomet, mais aussi les miracles, les bienfaits qui ont accompagné cette naissance. Et, cela nous édifie et nous permet de réaliser que c’était une grande œuvre que Dieu a réalisée pour l’humanité. L’envoyé d’un prophète sur la terre est une bénédiction pour l’humanité. C’est à travers les prophètes, non seulement Mahomet, mais aussi tous les autres envoyés de Dieu, que nous avons pu connaître Dieu et les lois. Ce qu’il faut faire et ce qu’il ne faut pas faire. A travers ceux-là, nous avons connu les prescriptions et nous savons ce qui nous attend dans l’au-delà, ce qu’il faut faire pour garantir la vie après la mort… Donc les prophètes de Dieu constituent pour l’humanité une grâce. C’est cette grâce que nous manifestons à la date où nous commémorons Maouloud. C’est comme le jour de la naissance de Jésus-Christ. Le coran en a parlé. Il y a eu des miracles. C’est aussi le cas du jour de la naissance de Moïse. Personne n’a remarqué la grossesse de sa maman jusqu’à ce qu’il est né. La naissance des prophètes est toujours une bénédiction. C’est ainsi que le jour de la naissance de Mahomet, il y a eu des merveilles.

Pour une date d’anniversaire, qu’est-ce qui explique le changement de jour chaque année et comment faites-vous pour identifier ce jour ?

La date de naissance du prophète Mahomet nous est parvenue par des sources authentiques, aussi bien dans les livres d’histoire que par le prophète lui-même. Il s’agit bien de la date, pas du jour. Il est clair qu’il est né dans le troisième mois de l’année lunaire plus précisément le douzième jour, et un lundi vers l’aube. Il n’y a pas de doute autour de la date. Lui-même, lorsqu’on lui a demandé quand-est-ce qu'il est né, il n’a pas donné la date mais il a dit le jour. Il a répondu qu’il est né un lundi, qu’il a reçu la prophétie un lundi et qu’il mourra un lundi. Et ça a été ainsi. C’est d’ailleurs pour cette raison que le lundi est pour nous un jour sacré. Le prophète nous a enseigné de jeûner les lundis et les jeudis. Quand on lui a demandé pourquoi jeûner le lundi et le jeudi, il a dit que le jeudi est un jour du bilan hebdomadaire de nos actes près de notre Seigneur et que lui il aimerait être en jeûne pendant que son bilan est en train d’être débattu près de son Seigneur. Puis il a dit que le lundi est un jour sacré pour lui. Il est né un lundi, il a reçu la prophétie un lundi et il mourra un lundi. Les juifs aussi avaient des renseignements sur la naissance du prophète Mahomet. Le jour où son père est né, ils l’ont su. Qui plus est, le jour où le prophète même est né.

Il y a visiblement moins de ferveur pour cette commémoration qui semble ne pas avoir la même affluence et influence que les deux Aïds. Est-ce une prescription ou une option ?

Ce serait peut-être exagéré de parler de fête. Les fêtes chez nous sont des prescriptions. Il s’agit d’une commémoration, d’un jour que la communauté musulmane a consacré pour rendre grâce à Dieu qui nous a donné la bénédiction que représente son prophète. Tout le monde ne commémore pas Maouloud de la même manière. Il y en a qui le considère comme une innovation. Le prophète ne l’a pas célébré et ses compagnons n’ont plus, donc à nous même de ne pas le faire. Mais d’autres qui sont plus passionnés disent qu’il faut le faire surtout que d’autres religions qui nous entourent fêtent la Noël, la naissance de Jésus et pourquoi pas les musulmans…! C’est donc ce partage d’avis qui fait que vous ne remarquez pas l’influence et l’affluence dont vous parlez. Mais individuellement, chacun de nous et à l’intérieur de nos familles, on considère beaucoup ce grand jour qui est la naissance de notre prophète et nous le manifestons.

Quel est le comportement requis pour le musulman en cette commémoration ?

A l’occasion de cette commémoration, il ne s’agira pas seulement de manifester notre joie pour rendre grâce de la naissance du prophète. C’est l’occasion de se rappeler de ce grand homme, de ce qu’il nous a laissé. C’est le moment de faire aussi un bilan, de se demander si nous suivons ce qu’il nous a enseigné, si nous sommes sur la voie qu’il nous a tracée, si nous sommes sûrs que nous nous retrouverons demain (après la mort) auprès de ce grand homme. Il ne suffira donc pas de veiller en prière et de faire ses éloges. Lui-même ne s’occupait pas de ses éloges. Il disait qu’il est ce qu’il est de son Seigneur, qu’on lui fasse des éloges ou pas. C’est ce qu’il nous a donné comme enseignement qui le préoccupe et qui doit nous préoccuper. Nous devons être des musulmans d’œuvres, pas des musulmans de nom. Si quelqu’un est religieux, il faut qu’on le lise à travers ses actes. Catholique ou juif ou musulman, c’est le comportement qui est important.
Pour ce qui concerne les rassemblements, déjà la veille à la grande mosquée de Cotonou, nous veillons de 23 h à 4 h. Nous avons prié pour la nation, la communauté, le gouvernement et pour tout un chacun de nous pour que les bénédictions de la naissance de ce grand homme jaillissent sur nous. Nous allons ensuite nous rappeler sa naissance à travers ses enseignements et ses miracles. Et le plus grand miracle qui nous est laissé depuis 15 siècles, c’est le Coran. Un livre saint qui est descendu. Le Coran est un à travers le monde entier. C’est une source de sciences et de connaissances.

Société 21 nov. 2018


Débat budgétaire en commission au Parlement: Tonato pour la poursuite des chantiers du Pag avec 68 milliards F Cfa

68,215 milliards F Cfa. C’est le montant du projet de budget du ministère du Cadre de Vie et du Développement durable au titre de 2019 contre 75 milliards F Cfa environ en 2018. Il est réparti entre les dépenses de fonctionnement qui s’élèvent à 5,117 milliards de F Cfa et pour les dépenses en capital qui sont de 63 098 milliards de F Cfa.Ce budget est en baisse d’environ 9% par rapport à celui en cours d’exécution.

Cette régression se justifie par le fait que le gouvernement est dans une phase déterminante de la mise en œuvre de quelques grands projets inscrits au Programme d’actions du gouvernement (Pag) dont les chantiers d’asphaltage, de construction des cités administratives départementales et des projets sur la gestion des déchets. « …Le Pag se réalise sur cinq ans. Nous poursuivrons donc la mise en œuvre des mêmes projets. Et chaque projet dure deux à trois ans. Nous avons fait les études, nous avons démarré les chantiers, nous ne ferons pas des éléphants blancs, il faut donc conduire les projets à terme », assure le ministre du Cadre de vie et du Développement durable, Didier José Tonato qui était face aux députés de la commission budgétaire, lundi 19 novembre dernier, pour l’exercice de présentation du budget de son ministère. Pour le ministre, il s’agira surtout en 2019, de poursuivre le projet de protection côtière. « La phase de Cotonou est pratiquement terminée. Nous avons quelques améliorations en cours comme la purge du terrain pour la promotion immobilière à Akpakpa Dodomey et la création du lac marin à Plm Alédjo», informe Didier José Tonato. Il annonce le démarrage très bientôt de l’étape d’Avlékété qui est le deuxième segment de protection sans oublier le troisième segment qui part de la frontière de Hillacondji jusqu’à l’embouchure du fleuve Mono appelée communément « la bouche du Roy». Le financement de ce troisième segment est totalement bouclé.
S’agissant des douze cités administratives, le ministre annonce le démarrage effectif des travaux de construction dans les départements sans oublier ceux de la cité ministérielle. Les projets seront exécutés en mode Partenariat public-privé (Ppp). « 2019 sera également l’année de croisière du projet Asphaltage. La plupart des lots lancés sont entre 15 et 18 mois ; il y a un seul lot qui va jusqu’à 22 mois parce que c’est vraiment lourd », assure Didier José Tonato. Plusieurs autres projets sont inscrits au portefeuille du ministère du Cadre de vie et du Développement durable. Il cite le projet de modernisation des marchés urbains et marchés régionaux et le chantier des logements économiques. Tous ces projets sont à une phase avancée et leur démarrage est pour bientôt, selon le ministre. « 2019 sera véritablement une année de chantiers. Je pourrai continuer à citer le projet de gestion des déchets impliquant les cinq collectivités locales du Grand Nokoué ; le cadastre national et la reforestation… », conclut le ministre.

Actualités 21 nov. 2018


Onzième conférence ministérielle de la Fonction publique: L’Ofpa en quête d’une meilleure performance

Le Bénin, siège de l’Observatoire des fonctions publiques africaines (Ofpa), a accueilli samedi 17 novembre, la onzième session de la conférence des ministres en charge de la Fonction publique des Etats membres. En quête de solutions aux dysfonctionnements de l’institution, ils ont, à la suite des experts, travaillé à définir les voies et moyens pour une administration publique tournée vers la satisfaction des attentes des usagers, et de l’Etat.

Les participants à la onzième session de la conférence des ministres de la Fonction publique des pays membres de l’Observatoire des fonctions publiques africaines (Ofpa) ont clôturé, samedi 17 novembre dernier leurs assises sur une note de satisfaction. A Cotonou, au cours de leurs travaux, ils ont posé les jalons pour redorer le blason de l’institution. Par la même occasion, ils ont lancé les bases d’une fonction publique au service du développement à travers des agents mieux outillés et plus conscients de leurs responsabilités. Avant le traditionnel huis clos des ministres, un panel de discussion sur le thème « La fonction publique, et la dématérialisation au service du développement » a permis aux participants d’échanger sur les enjeux majeurs de l’heure des fonctions publiques membres de l’Ofpa.
Déjà à l’ouverture des travaux, Adidjatou Mathys, ministre du Travail et de la Fonction publique a rappelé aux participants que  le diagnostic des années 90 est toujours d’actualité malgré quelques avancées. Très peu de choses ont changé depuis lors, souligne-t-elle. L’Ofpa bat de l’aile depuis plusieurs années, faute de ressources suffisantes pour mettre en œuvre sa stratégie de développement. Une quinzaine d’années après l’initiative de Cotonou qui a consacré la naissance de l’observatoire, l’institution a amorcé « une régression graduelle qui a failli l’emporter au cours de ces cinq dernières années », souligne-t-elle. A cela s’ajoutent des difficultés financières aggravées par la non-tenue depuis janvier 2015 de la conférence des ministres, organe tenant lieu de conseil d’administration.
Fort heureusement, la rencontre de Cotonou vient mettre un terme à cette série de dysfonctionnements et annonce pour l’Ofpa des jours et lendemains meilleurs. Elle est assimilable à un « rendez-vous de tous les espoirs et d’un dialogue de vérité pour la résurgence de l’Ofpa » et rappelle l’objectif majeur de l’observatoire. Celui de permettre aux pays membres de mener une réflexion collective et mutualiser leurs expériences, en vue d’une uniformisation des pratiques administratives pour mieux enraciner la fonction publique dans le temps et assurer sa légitimité aux yeux des citoyens par la qualité des services rendus.

Les grandes résolutions de la Conférence 

Au terme des travaux, les participants venus du Bénin, du Burkina Faso, du Cap-Vert, de la Côte d’Ivoire, de Madagascar, du Mali, du Mozambique, du Niger et du Tchad ont décidé de la tenue d’une session extraordinaire au plus tard en avril 2019 à Bamako (Mali). Ils ont aussi convenu de prendre acte du document de plaidoyer sur l’Ofpa et décidé de le reverser à l’ordre du jour de sa session extraordinaire qui doit se tenir au plus tard en avril 2019 à Bamako. Aussi, entendent-ils procéder à la relecture de tous les textes officiels de l’Ofpa en vue de recadrer ses missions au regard de l’évolution du contexte.
Il est aussi paru nécessaire à leurs yeux de relancer le paiement des contributions de tous les Etats membres au titre des années 2018 et 2019, d’apurer tous les arriérés de contributions antérieures à l’année 2018, d’encourager tous les pays membres à prendre part aux activités statutaires de l’organisation, de réaliser une étude sur la faisabilité de transformer l’Ofpa en un centre de formation professionnelle au profit de l’administration publique en matière de renforcement des capacités. Cette étude doit être soumise à la conférence extraordinaire de Bamako. S’agissant de la désignation du nouveau secrétaire exécutif, la conférence a décidé d’en confier l’administration provisoire au directeur général de la Fonction publique du Bénin.

Actualités 21 nov. 2018


28e Journée africaine de la statistique: Vers la restructuration de l’Insae

Le 18 novembre dernier, a été célébrée la 28e Journée africaine de la statistique placée sous le thème «Des statistiques officielles de haute qualité pour assurer la transparence, la bonne gouvernance et le développement inclusif». Au Bénin, les manifestations officielles se tiennent demain jeudi 22 novembre. Une occasion pour le ministre d’État chargé du Plan et du Développement, Abdoulaye Bio Tchané de lever un coin de voile sur les réformes du gouvernement dans le secteur.

Pourquoi une journée africaine de la statistique ? A en croire le ministre d’État chargé du Plan et du Développement, Abdoulaye Bio Tchané, il est important de disposer, au niveau du Bénin en particulier et de l’Afrique en général, des données sur la démographie pour conduire les politiques de base. Il est important, souligne-t-il, de disposer des données sur la santé des populations, sur l’économie...
L’Union Africaine et la Commission économique pour l’Afrique ont décidé de célébrer cette journée depuis 1990, renseigne le ministre d’Etat, pour attirer l’attention non seulement des populations mais aussi des experts africains sur l’importance d’avoir des données fiables qui permettent de conduire les politiques des gouvernements. Au regard des multiples fonctions des statistiques, il estime que cette journée est la bienvenue. Car elle permet de prendre des résolutions qui portent sur l’avenir. 
Dans le cadre de cette 28e édition, mentionne Abdoulaye Bio Tchane, il s’agit de se pencher avec l’Institut national de la statistique et d’analyse économique (Insae) sur un certain nombre de sujets relatifs à la disponibilité des données statistiques, comment mieux les analyser, mieux les traiter, surtout mieux s’organiser à l’avenir. 
Le gouvernement s’active à conduire un paquet de réformes autour de la collecte des données statistiques, selon le ministre d’Etat. «D’abord, nous nous sommes entourés des meilleurs sur le continent pour évaluer la situation des statistiques dans notre pays», informe-t-il. A ce propos, il a mentionné que le Bénin a reçu une mission de la commission économique pour l’Afrique, puis une du Fonds monétaire international et un des experts des autres instituts africains de statistique venues voir ce que fait le Bénin en la matière, ses insuffisances et ce qu’il y a lieu de corriger. Au niveau national, poursuit le ministre d’État, il a été   mis en place une commission présidée par Barthélemy Biaou, ancien recteur de l’Université de Parakou, qui a conduit le même type d’analyse sur les données économiques et statistiques dans notre pays, sur l’architecture de collecte des données et sur les réformes à opérer. Ainsi, il sera désormais question de modifier le cadre légal et réglementaire de collecte des données, de réformer complètement le fonctionnement de l’Insae, et d’investir de manière substantielle dans ce type d’activité. « Pouvoir mesurer tout ce que nous faisons et ensuite fixer des objectifs. Le gouvernement est engagé dans la restructuration de l’Insae et de la collecte des données », assure le ministre d’Etat Abdoulaye Bio Tchané.

Société 21 nov. 2018


Préparatifs du tournoi de l’Ufoa: Les Ecureuils U20 sur la dernière ligne droite

Dans le cadre du tournoi de l’Union des fédérations ouest-africaines de football (Ufoa) des moins de 20 ans qui aura lieu du 6 au 16 décembre prochain à Lomé, les Ecureuils juniors ont entamé la dernière phase de leur préparation lundi dernier à Cotonou. Au total, 25 joueurs prennent part à cette préparation dirigée par le sélectionneur Mathias Déguénon.

Logée dans le groupe B composé du Nigeria, du Ghana et du Niger, l’équipe nationale U20 du Bénin affûte ses armes dans le cadre du tournoi de l’Union des fédérations ouest-africaines de football (Ufoa) des moins de 20 ans qui se déroulera du 6 au 16 décembre prochain à Lomé. Les Ecureuils juniors ont entamé la deuxième phase de leur préparation au stade René Pleven d’Akpakpa depuis le lundi dernier. Au total, 25 joueurs dont trois gardiens de but, huit défenseurs, 10 milieux de terrain et quatre attaquants prennent part à ce stage. Ils ont été retenus à l’issue d’une première sélection à laquelle ont pris part une quarantaine de joueurs la semaine dernière à Cotonou.
Conformément au chronogramme de travail arrêté, cette seconde phase va prendre fin le 3 décembre prochain. Il est prévu deux matchs amicaux internationaux au cours de cette préparation. Le premier est programmé pour le mercredi 28 novembre tandis que le second se jouera deux jours plus tard. Certains joueurs dont les clubs sont engagés dans les championnats nationaux peuvent rejoindre leurs clubs les week-ends pour jouer les matchs.
Pour le staff technique, les Ecureuils juniors ont à cœur de jouer leur chance dans ce groupe relevé dans lequel ils affronteront deux grosses cylindrées des compétitions de catégories d’âge sur le continent : le Ghana et le Nigeria. D’abord, ils ont une revanche à prendre sur le premier, le Ghana qui a compromis leurs chances de qualification lors des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des nations 2019 avant de défier l’ogre nigérian habitué des joutes continentales et mondiales dans cette catégorie.

Sports 21 nov. 2018


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