La Nation Bénin...
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Née à Cotonou en 1954, Gisèle Hountondji est la première écrivaine béninoise. Un titre qu’elle allie à celui de l’interprétariat. Dans ses ouvrages, elle aborde la thématique du racisme. En référence, notamment, à ce qu’elle a vécu lors de ses études académiques en terre française.
Gisèle Hountondji est une négresse atypique. La couleur de sa peau ne la trahit pas. Teint noir, taille moyenne, cheveux tressés à l’aide d’un fil ordinaire, c'est une femme d’un statut un peu particulier. Une vraie amoureuse des lettres qui sait retracer ses pensées, sa philosophie et ses sentiments selon la situation.
Elle s’exprime aisément dans la langue de Molière. Il ne saurait en être autrement pour une femme de sa trempe. Première écrivaine béninoise, Gisèle Hountondji compte plusieurs ouvrages à son actif, dont le premier et le plus célèbre : «Une citronnelle dans la neige». Suivi de «Regards croisés sur une ville», «La petite fille des eaux», «Balançoire», «Daniel»…. Ces deux derniers sont des recueils de nouvelles.
Bien qu'écrivant dans la langue de Molière qu'elle manie avec dextérité, elle tient mordicus, à sa langue maternelle fon, comme pour se départir de l’impérialisme. C’est ce qui justifie sa fidélité aux émissions culturelles dans cette langue sur les chaînes de radiodiffusion sonore privées de la place. «Je n’ai pas envie de perdre tout mon ‘’fongbé’’; je me sens profondément Béninoise en parlant français, anglais, espagnol et le fon», dit-elle.
Malgré son âge, elle déborde encore d’énergie. Son élocution est aussi rythmée comme celle d’une comédienne au cinéma. Gisèle Hountondji éprouve une certaine sensation à parler d’elle-même, de son enfance, de ses peines et joies, de ses années d’études, bref de sa vie. C’est un personnage hors du commun qui aborde la vie sans lacet.
Marquée par le racisme
Elle évoque le racisme dans ses moindres détails. En tout cas, pour ce qu’elle a vécu en France, comme dans d’autres pays européens, valait bien la peine d’attirer l’attention de ceux qui voient l’Europe comme un eldorado, et qu'elle invite à prendre des garde-fous. A l’en croire, la France est tout, sauf l’Eden rêvé par des Béninois et Africains pour sortir de la dèche. Ce qu’elle espérait en tentant un séjour dans ce pays, n’a été qu’une illusion, raconte-t-elle. D’où l’ouvrage «Une citronnelle dans la neige». Dans ce roman, Gisèle Hountondji exprime le don de la narration. Rien n’a échappé à sa mémoire et elle a raconté dans un langage chaleureux, teinté d’intimité et de familiarité, tout ce qu’elle sait de ce phénomène. «La curiosité de son regard est celle de l’Africaine qui débarque à Paris et qui observe les mœurs et les juge sans ménagement». Pour elle, il est préférable pour un étranger d’aller étudier en France et de revenir dans son pays une fois les études terminées.
«J’ai écrit mon premier livre pour dire à mes frères et sœurs béninois, dahoméens d’alors, qu’il ne sert à rien de vouloir coûte que coûte aller en France en croyant que Paris est un paradis». Aussi, a-t-elle voulu montrer aux Béninois que les Français de Paris ne sont pas forcément ce qu’ils ont toujours pensé d’eux. «Je veux leur montrer qu’ils sont rigoureux, disciplinés, et de surcroît, racistes», confie-t-elle. La leçon qu’elle enseigne dans cet ouvrage est sans ambages : «l’Africain doit comprendre que son salut est en Afrique. Mais cela n’empêche pas qu’il veuille aller en Europe pour poursuivre ses études et ses stages professionnels», a-t-elle nuancé.
Relativiser le racisme
Gisèle Hountondji a débarqué à Paris à l’âge de 18 ans pour faire la volonté de son feu père, qui nourrissait l’espoir de la voir évoluer dans la fonction publique béninoise avec de gros diplômes. Ce qui fut une réalité. Mais qu’est-ce qui a si tant marqué Gisèle Hountondji, au point de l’inspirer à rédiger un ouvrage sur le racisme ?
«C’est après ma Maîtrise que je me suis vraiment lancée dans la rédaction de cet ouvrage, parce que j’ai estimé que cela serait d’une certaine utilité et surtout j’ai décidé d’écrire après m’être sentie plus aguerrie contre toutes les attaques racistes». Elle se désole d’avoir fait l’objet de raillerie de la part de certains professeurs et concierges de l’institut français où elle suivait les cours. Mais une chose est évidente.
Le séjour en France quoi que difficile pour elle, lui a permis de finir ses études et d’avoir son diplôme de Maitrise bilingue anglais-espagnol, option droit, après sa Licence en langues étrangères à la Sorbonne à Paris. Mais elle relativise le racisme à travers un coup de cœur. Elle se souvient qu’en 1973 au cours d’un de ses voyages aux Etats-Unis, une vieille femme blonde, toute recroquevillée avec des yeux bleus lui a mis la puce à l’oreille, afin de lui épargner l'attaque des délinquants. Elle dit être positivement marquée par la réaction de cette femme, ‘’dans ce pays pourtant dit des plus racistes du monde’’.
Attachement pour les lettres
Au-delà du racisme qui l’a forgée à devenir une femme combative, son attachement pour les lettres relève d’une curiosité et d’un amour sans précédent. Gisèle Hountondji a surtout pris goût à la lecture dès son plus jeune âge. «J’ai eu la chance de lire au moins deux ouvrages avant l’âge de huit ans; j’en ai pris l’habitude durant mes corvées d’enfance», se souvient-elle avant d’expliquer que la rédaction d’un ouvrage relève de l’art, de la patience. C’est une disposition naturelle. Selon elle, ne devient pas écrivain qui veut. Cela demande à son avis, du temps et requiert de l’inspiration, de la méthode et de la modestie.
De plus, elle refuse d’être écrivaine à la manière de certains écrivains. L’on n’écrit pas un livre pour le publier au bout de quelques mois, encore moins au bout de quelques jours. Sur ce point, elle cite en exemple son propre cas. «J’ai écrit Une citronnelle dans la neige en 1978 et c’est en 1986 que c’est paru, soit près de dix ans après». Selon elle, quand un livre est formidable, il ne s’agit pas pour son auteur de le crier sur tous les toits. Cela se laisse plutôt apprécier par les lecteurs.
Mieux, ce n’est pas à l’aune du nombre de livres que l’on reconnait la qualité d’un écrivain. Sa qualité réside dans son style, dans son talent. «Il vaut mieux écrire un seul bon livre, plutôt que dix mauvais et d’avoir la réputation d’un écrivain maudit», estime-t-elle.
Sept tentatives pour l’édition d’un livre
En dehors du racisme qui l’a profondément marquée, elle se souvient d’avoir sué sang et eau avant de faire éditer son premier ouvrage. «J’ai dû proposer mon livre à six différentes maisons d’éditions à Paris qui ont refusé de l’éditer», se rappelle-t-elle. Pour la septième fois aussi, sa chance n’a pu prospérer, parce que son sauveur du moment (un homme ayant subi également les affres du racisme), a été très tôt fauché par la mort, laissant Gisèle et son ouvrage à leurs sorts. Qui connaitront finalement un heureux aboutissement grâce à une maison d’édition togolaise.
Une fois ces difficultés surmontées, Gisèle devrait faire connaitre davantage son œuvre littéraire au public béninois. Comment a-t-elle alors vécu son entrée dans le cercle ‘’macho’’ des écrivains béninois dans un Bénin révolutionnaire? A cette interrogation, Gisèle Hountondji répond d’emblée qu’elle n’est pas machiste en matière d’écriture, mais dans la vie sociale. Qu’un auteur soit de sexe masculin ou féminin en cette période là, cela focalisait très peu l’attention. Toutefois, rectifie-t-elle, à l’époque, les Béninois au premier rang les journalistes du quotidien ‘’Ehuzu’’ et ceux de la chaîne nationale étaient sidérés de découvrir dans les librairies et bibliothèques, cet ouvrage écrit par une femme. Aujourd’hui, mieux que par le passé, elle a toujours le sentiment d’avoir prêché dans le désert, étant donné que les maux qu’elle a dénoncés dans «Une citronnelle dans la neige», sont loin de changer les habitudes des Béninois. «Beaucoup d’entre eux sont encore tentés par un asile en France et ne consacrent pas assez de temps à la lecture», se désole-t-elle.
Outre l’univers des livres, Gisèle Hountondji s'investit également dans le militantisme. Elle a beaucoup milité dans des mouvements associatifs en France, a-t-elle dévoilé. Pour autant, elle n’est pas représentative de la femme béninoise à Paris. «On ne milite pas pour récolter la célébrité ou des honneurs ou pour plaire à quelqu’un, mais pour défendre ou soutenir un point de vue», insiste-t-elle. Pour l’auteur d’«Une citronnelle dans la neige», les Béninoises doivent se battre pour leur propre salut. Les questions liées à leur autonomisation et à la promotion du genre, sont progressivement en passe de connaitre un essor. Reste à elles, de jouer leur partition pour aider les gouvernements à relever ce défi. Sur ce point, indique-t-elle, la femme doit cesser de subir en silence les caprices ou la dictature de son mari ou d’un homme sous l’influence de l’argent. Pour elle, le plus important dans une vie de couple par exemple, demeure le bonheur des membres du couple et non le mariage. De fait, «la femme peut vivre en union libre et faire de merveilleuses choses», estime-t-elle.
Si Gisèle jette son dévolu sur les lettres, elle n’est pas pour autant gourmet à table. Son plat prisé, le riz et ses distractions préférées, la lecture et les émissions culturelles radiophoniques.
Admise récemment à la retraite, elle est bien installée dans sa fonction d’interprète. Aussi, consacre-t-elle plus de temps à son seul garçon de 11 ans et à son chien qui lui tient de compagnie dans son logis dans les environs de Cotonou.
M. A.

La communauté internationale célèbre le 25 avril prochain, la Journée mondiale de lutte contre le paludisme sur le thème «Investir dans l’avenir. Vaincre le paludisme». Le Bénin ne restera pas en marge de la célébration de cet évènement pour lequel l’Organisation mondiale de la Santé appelle à un engagement de haut niveau pour réaliser la vision d’un monde exempt de cette maladie.
«Le paludisme demeure un véritable problème de santé publique et constitue un frein au développement de notre pays le Bénin, de par les pertes en vies humaines, les coûts directs et indirects des soins, en journées de travail perdues», soutient le ministre de la Santé, Dorothée A. Gazard dans le document du Programme national de lutte contre le paludisme. Pour elle, première cause de recours aux soins dans les formations sanitaires avec un taux de 37%, le paludisme ne pourra être contrôlé que si on œuvre à l’harmonisation et à la conjugaison des efforts. Ainsi, la prochaine Journée mondiale de lutte contre le paludisme sera l’occasion pour faire le point des progrès accomplis en matière de prévention par rapport à cette maladie.
Alors que d’énormes progrès ont été réalisés ces dernières années dans le cadre de cette lutte, la maladie continue de faire des dégâts dans le monde notamment en Afrique où elle tue chaque année près d’un demi-million d’enfants de moins de 5 ans.
Les efforts pour la combattre et l’éliminer au plan mondial ont permis de sauver 3,3 millions de vies depuis l'année 2000, en réduisant les taux de mortalité palustre de 42% au niveau mondial et de 49% en Afrique. Un engagement politique accru et un financement élargi ont contribué à réduire son incidence de 25% au niveau mondial et de 31% en Afrique.
Malheureusement, le paludisme tue encore, selon les estimations, 627 000 personnes chaque année, principalement des enfants de moins de cinq ans en Afrique subsaharienne. Sur la planète, des millions de personnes n’ont toujours pas accès à la prévention et au traitement tandis que la plupart des cas et des décès ne sont ni notifiés, ni enregistrés.
Selon l’Organisation mondiale de la Santé, la communauté sanitaire mondiale doit aussi s’intéresser de près aux obstacles systémiques et techniques que constituent la faiblesse inhérente aux systèmes de santé qui peut se traduire par une surveillance épidémiologique insuffisante et une réglementation pharmaceutique limitée. Il y a aussi le manque de moyens techniques et de ressources humaines adaptés, la forte prévalence des infections asymptomatiques, qui contribuent à la transmission de la maladie, la complexité biologique des parasites du paludisme ainsi que la diversité des vecteurs et de leurs comportements.
Stratégie technique mondiale de 2016 à 2030
Le partenariat «Faire reculer le paludisme» vient d’élaborer un projet de stratégie pour l’après 2015 qui sera présenté à l’Assemblée mondiale de la Santé en mai prochain pour adoption. Cette nouvelle stratégie vise à faire baisser de 90% le nombre des cas et des décès dus au paludisme d’ici 2030 par rapport aux niveaux actuels. Le projet de stratégie de lutte contre le paludisme 2016-2030 est un cadre global destiné à tous les pays, pour élaborer des programmes ciblés afin d’éliminer plus rapidement le paludisme. Il repose sur trois piliers assortis de deux éléments d’appui.
Le premier pilier consiste à garantir l’accès universel à la prévention, au diagnostic et au traitement du paludisme.
Il s’agira d’étendre toutes les interventions de lutte antipaludique de base à toutes les populations de base, c’est-à-dire, la lutte anti-vectorielle, la chimio-prévention, les tests de diagnostic et de traitement. La couverture universelle est un principe fondamental du projet de stratégie et s’applique à toutes les interventions de base. Le projet de stratégie recommande une stratification selon le risque lié au paludisme, qui permettrait de s’adapter aux contextes locaux et de faire un bon usage des ressources. Afin de garantir l’efficacité à long terme des interventions de base, les pays sont instamment invités à intensifier leurs efforts de prévention et de gestion des problèmes biologiques, comme la résistance aux médicaments, aux insecticides et à la diversité comportementale des vecteurs ; retirer du marché tous les médicaments antipaludiques inefficaces et tous les produits de lutte anti-vectorielle qui ne répondent pas aux normes ; et généraliser les tests de diagnostic et le traitement dans les communautés. Le projet de stratégie appelle également à l’élimination du paludisme.
Accélérer les efforts
Le second pilier consiste à accélérer les efforts vers l’élimination et vers l’obtention du statut exempt de paludisme.
En effet, en plus d’étendre les interventions à l’ensemble des populations à risque, tous les pays devraient intensifier leurs efforts en vue d’éliminer la maladie, en particulier dans les zones de faible transmission. Le projet de stratégie recense les priorités de l’élimination, soulignant entre autres combien il est important de renouveler l’engagement politique et de renforcer la collaboration transfrontalière. Parallèlement, les pays devraient s’efforcer de diminuer la transmission du paludisme en réduisant le nombre d’infections par l’application de stratégies comme la chimiothérapie bloquant la transmission pour le paludisme à falciparum, ou le traitement radical pour le paludisme à vivax.
Pour ce qui concerne le troisième pilier, il permettra de faire de la surveillance du paludisme une intervention de base. Le renforcement de la surveillance du paludisme est un aspect indispensable de la planification et de la mise en œuvre des programmes et un facteur crucial pour accélérer les progrès. Tous les pays d’endémie palustre et ceux où la maladie pourrait réapparaître, devraient posséder un système efficace de surveillance du paludisme afin d’affecter les ressources aux populations les plus touchées, de recenser les carences de la couverture programmatique, de détecter les flambées épidémiques et d’évaluer l’impact des interventions en vue de réorienter la planification et la mise en œuvre des programmes. Les pays devraient fortement renforcer la surveillance du paludisme pour en faire une intervention de base.
Quelques éléments d’appui
A l’appui des trois piliers, les pays touchés et la communauté mondiale de la lutte antipaludique devraient mettre à profit l’innovation et développer la recherche fondamentale et clinique. L’innovation dans la mise au point des produits et la prestation des services doivent contribuer fortement à accélérer les progrès. La recherche fondamentale est essentielle pour mieux comprendre les parasites, les vecteurs et pour mettre au point des produits de diagnostic et des médicaments antipaludiques plus efficaces, des méthodes de lutte antivectorielle améliorées et novatrices, et d’autres outils tels que des vaccins. La recherche sur la mise en œuvre, quant à elle, sera indispensable pour optimiser l’impact et le rapport coût/efficacité et faciliter une adoption rapide des nouveaux outils par les populations à risque. Le projet de stratégie décrit les besoins en recherche et en innovation pour les trois piliers.
Favoriser un environnement propice, est le second appui aux différents piliers décrits ci-dessus. Un engagement politique solide, un financement durable et une collaboration multisectorielle accrue sont la clé des progrès futurs. Le renforcement global des systèmes de santé et la mise en place d’un environnement plus favorable aideront à optimiser les mesures nationales de lutte antipaludique et favoriseront l’adoption et l’introduction rapides de nouveaux outils et stratégies. En retour, l’expansion des interventions de lutte antipaludique peut servir de point de départ pour renforcer les systèmes de santé, y compris du point de vue de la santé de la mère et de l’enfant, puis des services de laboratoire, ainsi que les systèmes d’information sanitaire et de surveillance. En outre, l’autonomisation des communautés comme la présence de personnels de santé qualifiés et de cadres réglementaires solides sont des piliers indispensables au succès.
Santé 01 avr. 2015

Le point des programmes mis en oeuvre
Le Conseil des ministres s’est réuni en séance extraordinaire le lundi 30 mars 2015 sous la présidence du président de la République, chef de l’Etat, chef du gouvernement.
Le Conseil s’est exclusivement penché sur le point de la mise en œuvre des programmes destinés à l’amélioration des conditions de vie et de travail des populations notamment dans les domaines des infrastructures routières, de l’énergie, des télécommunications, de l’emploi des jeunes et de l’amélioration du climat des affaires.
Dans le domaine des Infrastructures
Le ministre en charge des Travaux publics a rendu compte au Conseil des projets de construction des routes en cours d’instruction dans son portefeuille. Il s’agit en l’occurrence des routes Houègbo-Toffo, Akassato, Zinvié et Zê. Le Conseil a autorisé la cérémonie de lancement de la construction de la route Houè-gbo-Toffo, le 30 mars 2015. Le Conseil des ministres a instruit les ministres en charge des Travaux publics, de l’Economie et des Finances d’identifier dans un bref délai les nouvelles infrastructures routières dont le financement sera assuré par le recours au secteur privé dans certains départements dont le Couffo où l’axe Adjahomè-Klouékamè-Toviklin-Lalo sera construit.
Le Conseil des ministres a aussi autorisé la signature, ce lundi 30 mars 2015, d’un mémorandum d’entente avec le Groupe EIFFAGE relatif à la construction du dédoublement de la route carrefour «Sèmè-Porto-Novo et du pont de Porto-Novo» et aux aménagements notamment des ponts de passage à niveau des carrefours Toyota et la Béninoise afin d’améliorer la circulation dans la ville de Cotonou et entre Cotonou et Porto-Novo. La cérémonie de la pose de 1ère pierre du projet de construction de l’autoroute «Carrefour Sèmè-Porto-Novo et le pont de Porto-Novo sera lancée le mardi 31 mars 2015.
Dans le domaine de l’Energie
Le ministre en charge de l’Energie a fait le point de l’électrification en milieu rural et urbain. Il s’agit en effet, du niveau de réalisation des programmes devant permettre l’accès des ménages à l’électricité. Dans ce cadre, il sera lancé, pour compter de ce lundi 30 mars 2015, la semaine nationale de distribution des compteurs. Ainsi, le Conseil a autorisé la SBEE, dans le cadre du «Programme Facilité Energie» à recourir aux services de ses prestataires (20 sociétés) pour exécuter les travaux de branchement du projet d’électrification rurale par raccordement au réseau SBEE, soit au total
7 083 branchements.
Au niveau de l’ABERME, le projet «58+08» localités sur financement de la BIDC, permettra la pose de 4 370 compteurs dans les localités les plus démunies de notre pays. Dans le même registre, sur fonds propre, l’ABERME procédera au financement de la pose de
1 100 compteurs dans 45 localités.
Afin d’assurer l’éclairage de nos villes et campagnes, le Conseil des ministres a instruit le Comité mis en place pour la réception et la gestion des lampadaires solaires des programmes
UEMOA, américains et algériens, de réceptionner les lampadaires arrivés en ce moment au Port de Cotonou et de proposer au Conseil des ministres leur répartition en tenant compte du souci d’un développement équilibré et harmonieux de notre pays.
Cette politique active de distribution de l’énergie, en permettant aux populations de bénéficier véritablement de l’électricité dans leurs maisons aussi bien en milieu urbain que rural, contribuera à améliorer les conditions de vie de nos compatriotes.
Dans le domaine des Télécommunications
Le ministre en charge des Télécommunications a rendu compte des mesures en cours pour assurer l’accès des populations aux Technologies de l’information et de la communication (TIC). Ainsi, le Conseil des ministres a approuvé le programme de déploiement de la technologie 4G au profit des populations. Cette technologie qui est une avancée certaine en matière de technologie sans fils, permettra d’offrir aux populations des vitesses de connexion plus rapide. A cet effet, le Conseil des ministres a autorisé le directeur général de Bénin Télécom SA de préparer la cérémonie de déploiement de la technologie 4G.
Dans le domaine de l’emploi des jeunes
Le Conseil des ministres a autorisé le lancement, le mercredi 8 avril 2015, par le chef de l’Etat du projet «Allo Service» qui, faut-il le rappeler, permettra le recrutement chaque année de 1 000 jeunes par ‘’Média Bénin Contact’’, avec le concours de l’Etat béninois.
Toujours au profit de la jeunesse, le ministre en charge de l’Economie procédera, ce 30 mars 2015, à la signature de la convention de financement avec la BADEA de la phase 2 de l’Université de mathématiques de Dangbo.
Par ailleurs, le Conseil des ministres a instruit le ministre de la Jeunesse et des Sports d’expliquer davantage aux populations, notamment aux jeunes, les tenants et aboutissants de la disqualification de l’équipe nationale de football des moins de 17 ans et la suspension du Bénin de toutes les compétitions des catégories d’âge de la Confédération africaine de football (CAF). Le Conseil des ministres tient à souligner que le retrait de l’agrément à la Fédération béninoise de football est de nature à corriger la mauvaise gouvernance avérée dans la gestion du football national et à créer les conditions pour un nouveau départ du football dans notre pays. Il s’agit donc de permettre, dans un bref délai, à notre jeunesse de renouer avec les compétitions internationales et cette décision ne procède d’aucune considération politique.
Dans le domaine de l’amélioration du climat des affaires
Le ministre en charge des ODD a rendu compte du suivi des décisions prises le 16 mars 2015 relatives à la création d’entreprises, au payement des taxes et impôts, à la dématérialisation des procédures de pré-dédouanement, à l’exécution des contrats et la facilitation de l’accès aux crédits. En prenant acte du compte rendu, le Conseil a instruit les différents ministres concernés de présenter au Conseil des ministres du mercredi 1er avril 2015, le point d’exécution des tâches qui leur ont été assignées.
Par ailleurs, le ministre en charge de la Décentralisation a introduit le maire d’Abomey-Calavi qui a présenté au Conseil des ministres le projet de célébration des festivités du 1er août 2015 à Abomey-Calavi. En prenant acte du projet, le Conseil des ministres a décidé d’envoyer à Abomey-Calavi une mission composée des ministres en charge des Finances, de l’Intérieur, de la Défense, de la Décentralisation et le Génie militaire pour jauger l’état des lieux et mieux appréhender la pertinence du projet.
Enfin, le ministre en charge de l’Environnement a présenté au Conseil des ministres, le compte rendu des séances de clarification sur la situation de la cogestion dans le Parc national de la Pendjari. En approuvant le compte rendu, le Conseil des ministres a recommandé au ministre de :
- Prendre les dispositions, en concertation avec les Partenaires techniques et financiers, pour commettre une mission de médiation ou de consultation en vue de trouver des solutions durables à la crise et de prévenir les conflits institutionnels qui pourraient compromettre la cogestion dans les réserves de faune ;
- Poursuivre les négociations avec les parties prenantes et tous les acteurs de la cogestion des réserves de faune en vue de sortie de crise.
Le Conseil a également recommandé au ministre de la Défense nationale de mettre en place un dispositif rapproché d’urgence permettant d’appuyer, la sécurisation des parcs nationaux en prévision des menaces de recrudescences du grand braconnage du fait de la situation de crise.
Fait à Cotonou, 30 mars 2015
Le secrétaire général
du gouvernement,
Alassani Tigri
Actualités 01 avr. 2015

A quelques jours des élections législatives comme communales, les positionnements des différents candidats sur les listes provoquent des grincements de dents. C’est le cas hier lundi 30 mars à Abomey où plusieurs conseillers de la Renaissance du Bénin (RB) avec à leur tête le maire d’Abomey qui ont officiellement claqué la porte de leur famille politique.
La rumeur qui a fortement circulé depuis plusieurs jours pour annoncer le départ des conseillers RB d’Abomey de leur parti est devenue une réalité hier. Ils ont rendu publique leur démission. Ils sont environ une vingtaine, conseillers et militants, à démissionner. Une rébellion conduite par le maire Alain Fortuné Nouhatin.
Dans leur déclaration lue par Gabin Djimassè, les démissionnaires se disent marginalisés. Entre autres considérations, ils estiment que «la division au sein du parti à Abomey sans aucune tentative de réconciliation et d’unification de la part du chef du parti a créé comme conséquence la naissance d’un monstre à trois têtes», avec «toutes les tentatives des populations à attirer l’attention du chef du parti sur cette situation qui risque d’être dommageable lors des joutes électorales ; tentatives auxquelles le président est resté sourd». Ils abandonnent le navire RB pour rejoindre l’alliance Union fait la Nation. Ce faisant, ils refusent leur inscription sur la liste RB et acceptent leur «cooptation par l’alliance Union fait la Nation (UN) pour les élections communales de 2015».
En réalité, la goutte d’eau qui a fait déborder le vase est le positionnement de l’ancien ministre Blaise Ahanhanzo-Glèlè comme deuxième titulaire dans la 23e circonscription électorale pour les prochaines législatives et aussi pour les communales. Les démissionnaires dénoncent alors «la promotion exclusive d’un seul individu de 2003 à ce jour». Ils estiment que «la boulimie de la même personne à être candidat aux élections législatives et communales de 2015» ne peut donc que provoquer des défections.

Un niveau d’instruction plus élevé de la mère contribue à améliorer le taux de survie des enfants. C’est l’une des grandes conclusions du Rapport 2014 de l’Education pour Tous (EPT) de l’UNESCO qui souligne les effets positifs de l’éducation des femmes sur la santé des enfants.
L’instruction maternelle réduit les facteurs de risques de maladie. L’éducation des mères a sauvé des millions de vies d’enfant, indique le rapport 2014 de l’Education pour tous (EPT) de l’UNESCO.
En tant que facteur d’accroissement des chances de vivre en meilleure santé, l’éducation apparaît comme l’un des moyens les plus efficaces d’améliorer la santé des individus et de s’assurer que ses bienfaits se transmettent de génération en génération. Selon le rapport 2014 de l’UNESCO sur l’EPT, elle sauve la vie de millions de mères et d’enfants.
Effet miracle
Expliquant l’effet miracle de l’éducation sur la santé, le rapport indique que le fait d’aller à l’école accroît les chances des individus de vivre en bonne santé et ce, par divers moyens. Grâce à l’éducation, les personnes ont acquis des capacités d’atteindre des objectifs. Mieux, elles ont plus confiance en elles pour apporter les changements nécessaires dans leur mode de vie.
D’un autre point de vue, ces personnes sont mieux informées sur les maladies spécifiques et peuvent développer des attitudes pour les éviter. Et quand il s’agit des femmes, l’effet est plus ressenti. Le rapport s'est penché sur le cas spécifique des filles dont la scolarisation pourrait contribuer à sauver des vies. L’ampleur de l’impact de l’éducation notamment des mères sur la mortalité infantile a été aussi soulignée. Elle est mise en exergue par près de 140 enquêtes démographiques et de santé de 58 pays. Il en ressort que si toutes les femmes parvenaient à achever l’enseignement primaire, le taux de mortalité des enfants de moins de cinq ans s’améliorerait. «Il chuterait de 15% dans les pays à revenu faible, moyen et inférieur», révèle le rapport qui souligne que cela «sauverait près d’un million d’enfants chaque année».
S’agissant de l’impact de l’enseignement secondaire, il est indiqué qu’il est encore plus fort. La preuve, avec l’achèvement de l’enseignement secondaire par toutes les femmes, le taux de mortalité des enfants de moins de cinq ans diminuerait de presque moitié. «Elle tomberait de 49%, soit une économie annuelle de trois millions de vies», note le rapport. Toutefois, l’éducation des pères, souligne-t-on, a moins d’impact. A cet effet, il est démontré que si les mères et les pères étaient scolarisés jusqu’au niveau de l’enseignement secondaire, le taux de mortalité des enfants de moins de cinq ans, baisserait seulement de 54% dans les pays dont il est question.
Au regard de ce constat, l’impact de l’éducation des hommes n’est que de 5%, ce qui est insignifiant par rapport au 49% dont ils représentent le 10e.
Scolariser les filles pour maîtriser la mortalité
Pour l’élimination de la mortalité par maladie évitable d’ici à l’échéance 2030, il faut encourager la scolarisation des filles dans le secondaire. Il s’agit d’une action qui sera prioritairement orientée vers l’Afrique subsaharienne. Car cette région est caractérisée par le plus faible taux de scolarisation au monde au niveau secondaire. Les systèmes éducatifs n’accueillent que 37% des filles à ce niveau, soulignent les rédacteurs du rapport de l’UNESCO. La conséquence de cette situation, c’est que «9000 enfants meurent chaque jour en Afrique subsaharienne», soutient le rapport. Dès lors, en permettant à toutes les filles de cette région d’achever l’enseignement secondaire, «1,5 millions d’enfants supplémentaires survivraient jusqu’à leur cinquième anniversaire». L’impact de la fréquentation, et surtout de l’achèvement du secondaire est beaucoup plus prononcé en Asie du Sud et de l’Ouest. Selon le rapport, le taux de mortalité des moins de cinq baisserait de 62%, si toutes les filles de la région parvenaient aux études secondaires. En termes chiffrés, relève le rapport, 1,3 million de vies seraient sauvées.
Citant le cas de quelques maladies, le rapport indique qu’une «année supplémentaire d’études de la mère ferait reculer la mortalité due à ces affections». Prenant le cas de la pneumonie qui est la première cause de décès infantile, il est montré que l’instruction des mères contribue à en réduire les risques. La mère instruite est portée à éviter la malnutrition et l’insuffisance pondérable à la naissance. De même, cette mère est beaucoup plus orientée vers ces informations et se bat pour éviter la «non-vaccination contre la rougeole dans les 12 premiers de la vie» pour l’enfant ainsi que l’utilisation des combustibles dont la fumée est nocive. Une mère instruite, poursuit le rapport, a en moyenne 23% de chance de recourir au service d’une sage-femme. «Les mères instruites font vacciner leurs enfants», conclut le rapport. En ce qui concerne l’hygiène, la mère instruite a le reflexe de purifier correctement l’eau, de demander l’aide d’un agent de santé en cas de diarrhée chez un enfant. Pour ce paramètre, le rapport conclut que si toutes les mères finissaient les études primaires, cela contribuerait à faire reculer dans les pays à revenu faible, moyen et inférieur les diarrhées, soit 8% de baisse. Quant aux études secondaires, elles aideraient à les réduire de 30%.
Au niveau du paludisme, le rapport note une baisse de 22% dans les régions où la transmission des parasites de cette maladie est élevée si les mères font des études primaires. Ce taux de risque descendrait de 36% si les mères allaient au niveau des études secondaires.

L’Ecole nationale de police à Cotonou abrite depuis hier, et ce pendant deux semaines, une formation à l’endroit du personnel féminin de la Police nationale déjà admis à faire valoir ses droits à la retraite. A l’issue de ladite formation, les impétrantes seront soumises à un test de sélection, en vue de leur déploiement dans le cadre des opérations de maintien de paix sur les théâtres d’intervention de l’Organisation des Nations Unies.
Le personnel féminin de la police béninoise dispose de ressources humaines qui seront utiles pour les Nations Unies dans le cadre du déploiement sur des opérations de maintien de paix. Les policières béninoises, au regard de leur expérience, semble-t-il, ont de la matière à revendre. C’est ce qui justifie la formation initiée depuis hier, au profit de plusieurs d’entre elles déjà admises à faire valoir leurs droits à la retraite et dont le parcours professionnel n’est pas moins impressionnant. Cette formation d’une durée de deux semaines, a clarifié le ministre de l’Intérieur, de la Sécurité publique et des Cultes, Simplice Codjo, «s’inscrit dans le cadre de la mise en application effective de la Convention des Nations Unies sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes, adoptée le 18 décembre 1979» et ratifiée par tous les pays membres. Le Bénin s’honore donc, indique-t-il, de figurer sur la liste des pays retenus pour bénéficier d’une telle formation qui, selon lui, honore doublement le Bénin, parce que se tenant d’une part, dans la ferveur des festivités de la Journée internationale de la femme et d’autre part, à la veille de ladite manifestation au sein du personnel féminin de la police nationale.
Mais au-delà de ces considérations, c’est le déroulé de la formation qui préoccupe les experts dépêchés à Cotonou par le siège des Nations Unies pour assurer le renforcement des capacités de ces policières, puis leur sélection. C’est pourquoi, le directeur de la formation, Mustapha Mohammed s’est appliqué à expliquer aux impétrantes, les grandes lignes prévues à cet effet. Il s’agit, leur a-t-il précisé, de revisiter des notions relatives à la rédaction des rapports policiers, d’un test d’aptitude linguistique, de la conduite automobile, des manœuvres de conduite et du maniement des armes. Ces étapes, a souligné le fonctionnaire onusien, seront déterminantes dans leur évaluation et leur permettront de passer, si elles étaient bien exécutées, le cap de la sélection pour être déployées sur les théâtres d'intervention de l'ONU. Les mêmes conseils seront repris et accentués par la représentante du siège des Nations Unies, Dr Naima Charafi. L’ambition d’un tel projet, a-t-elle martelé, c’est de donner aux femmes l’opportunité d'exprimer leurs compétences professionnelles, leur instinct maternel, et leurs habitudes conciliatrices et protectrices sur des terrains où le langage des armes fait rage et où les femmes et les enfants se retrouvent en situation de vulnérabilité.
Les policières béninoises seront très utiles à ce propos, a rassuré pour sa part, le directeur général adjoint de la Police nationale, Nazaire Hounnonkpè, puisque, note-t-il, «l’approche militaire n’est pas toujours la meilleure sur les terrains de conflits».

La disponibilité des cartes d’électeurs sera une réalité dans une semaine. Si l’on s’en tient aux déclarations du président du COS-LEPI, Sacca Lafia, les 4 470 591 cartes d'électeurs sont déjà imprimées et en train d’être plastifiées. Sauf cas de force majeure, sa distribution devra débuter, mercredi 8 avril prochain sur toute l’étendue du territoire national.
L’impression des cartes d’électeurs est déjà faite et sa distribution sera effective sur le terrain le mercredi 8 avril prochain au plus tard. C’est ce qu’a révélé, hier lundi 29 mars, le président du COS-LEPI, Sacca Lafia. Considéré comme la dernière phase de la correction de la LEPI, l’établissement des 4 470 591 cartes d’électeurs suit son cours normal. Une horde de jeunes à l’œuvre sur les sites du COS-LEPI et du Centre national de traitement (CNT) à Agblangandan donne à espérer. Affairés, qui autour des tables bondées de cartes d’électeurs, qui, devant des appareils de plastification qui tournent à plein régime. Soit 20 cartes laminées la minute par 390 appareils fonctionnels sur les 500 du CNT.
Selon les explications du président du COS-LEPI, après cette étape de plastification, suivra la distribution des cartes aux électeurs. A l’en croire, le retard accusé pour la disponibilité du document électoral s’explique par les difficultés matérielles causées par des pannes fréquentes sur les appareils d’impression, les longues procédures administratives de passation des marchés publics et la procédure de décaissement des fonds parfois difficiles au ministère de l’Economie et des Finances. Saisissant donc l’occasion, Sacca Lafia annonce d’ores et déjà, un dépassement budgétaire qui a amené son institution à saisir le ministère en charge des Finances pour un complément de fonds. «Car, il faut payer les agents distributeurs, assurer le contrôle et la supervision des opérations de distribution des cartes d’électeurs», explique-t-il.
A la question de savoir si le temps pourrait suffire à satisfaire tous les électeurs, Sacca Lafia pense que la fièvre de la campagne électorale aidant, les objectifs pourraient être atteints même dix jours après le démarrage. Il a également rassuré les populations béninoises de la bonne marche du processus électoral en cours. «Tout le monde aura sa carte d’électeur avant le scrutin», a-t-il rassuré.
Aux citoyens, Sacca Lafia annonce par ailleurs, que lesdites cartes ont été imprimées en blanc et noir compte-tenu de la disponibilité financière. Toutefois, il a réitéré à l’endroit des uns et des autres que les données biométriques sont disponibles et pourraient être imprimées en couleur au cas où les décideurs choisiraient de le faire. Il a invité tous les électeurs à se rendre massivement dans tous les lieux où ils s’étaient faits enregistrer pour retirer leur carte d’électeur.
Les étapes d’établissement de la carte d’électeur
Lundi 30 mars, la fin de la matinée se veut laborieuse sur les sites du COS-LEPI et du CNT à Agblangandan, dans les villas CEN-SAD. Des centaines de jeunes tâcherons regroupés en équipes de plastification et de contrôle sont à la tâche. Les 390 appareils de plastification tournent à plein régime. Les agents travaillent 24 heures sur 24 par vacation de trois équipes. A la chaîne, des équipes supervisées par des techniciens se chargent, au prime abord, de la plastification, du contrôle et de faire les colis selon les postes de vote. Après quoi, un contrôle est effectué dans une salle par d’autres agents pour vérifier d’une part le nombre de cartes emballées, leur appartenance effective au poste de vote et retirer les rebus (les cartes froissées). Ces rebus sont corrigées dans une salle de correction. Au bout de ce processus, les cartes d’électeurs sont enveloppées et scellées pour être mises dans des cantines qui seront envoyées sur le terrain.
Notons qu’avant cette phase de plastification qui bat son plein, l’impression des cartes s’est faite avec trois robots d’impression qui livrent au moins 8500 copies par heure. Quatre sous-sections constituées essentiellement d’agents d’impression, de contrôle, de mise en colis et logistique ainsi que des manutentionnaires ont assuré la tâche.
En tant que pièce maîtresse du processus électoral, la carte d’électeur est établie pour chaque électeur. Il s’agit d’une carte revêtue de la photo numérique de l’électeur. Elle porte l’empreinte de son pouce gauche ainsi que les codes permettant d’insérer d’autres données biométriques. La personne qui porte un handicap au niveau d’un ou plusieurs doigts, bénéficie d’une carte d’électeur spéciale revêtue de sa photo numérique.

La Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC), a rencontré, vendredi 27 mars dernier, les représentants de partis et alliances de partis politiques en lice pour les élections législatives du 26 avril prochain. L’objectif de cette séance de travail est d’échanger avec ces acteurs politiques sur les dispositions pratiques à prendre pour une campagne médiatique apaisée.
Après les responsables des médias de service public et les associations professionnelles, la HAAC a échangé, vendredi 27 mars dernier, avec les représentants de partis et alliances de partis politiques. «L’acte peut paraître anodin mais il est très important parce que cela a l’avantage de nous permettre de recueillir les attentes des acteurs politiques, leur donner la copie de la décision n°15/019/25 mars 2015 portant règlementation de la campagne médiatique pour les élections législatives du 26 avril 2015», a déclaré le président de la HAAC, Adam Boni Tessi. A l’en croire, cette décision prise par son institution vise à règlementer la campagne médiatique pour les hommes politiques, les hommes de la presse mais également pour les observateurs internationaux. C’est par rapport à cette décision, poursuit-il, que les dérapages qui surviendraient seront pris en compte.
Il a, par ailleurs, rassuré l’ensemble de la classe politique que la HAAC est consciente de ses responsabilités et qu’elle jouera pleinement et clairement sa partition.
Quant aux conseillers Marie- Richard Magnidet et Rosette Bessou Houngnibo, ils ont exhorté les représentants de partis et alliances de partis politiques à bien lire les articles contenus dans cette décision afin de les respecter pour éviter les dérapages et les situations conflictuelles.
Les représentants de partis et alliances politiques ont salué l’initiative prise par la HAAC. Ils ont demandé à la HAAC de prendre réellement toutes les dispositions afin que les dérapages, les situations conflictuelles qui dégéneraient ne se produisent. Selon eux, c’est en cette période de campagne électorale, que l’on assiste à beaucoup de choses. Ils ont aussi affirmé qu’ils vont prendre connaissance de cette décision et voir si éventuellement il y a des articles à revoir.
Sur les 20 partis et alliances politiques, huit ont répondu à l’appel de la HAAC.

Dans le cadre de la 3e édition du Trophée «Femmes de feu», l’agence Publicist de Carina Bertin a organisé, samedi 28 mars dernier à Cotonou, une soirée de distinction. Un événement initié pour magnifier les femmes qui se font remarquer dans leurs domaines d’activités célébré sous le thème, "Solidarité féminine, parlons-en".
Célébrer les femmes qui oeuvrent dans l’ombre et qui réussissent ou se font remarquer et permettre à celles qui font face à des difficultés de transcender les limites. Tel est le but que poursuit l’agence Publicist en organisant les trophées «Femmes de feu».
Sœur Henriette Goussikindey dans la catégorie Femmes de l’art, Nadia Dohou pour la catégorie Femme d’ONG, Colombe Dotou Gnonlonfoun dans la catégorie Femme d’entreprise, Valérie Vinakpon Gbaguidi dans la catégorie Femme entrepreneur, Merveille Zinsou pour la catégorie Femme du sport, Chantal Ahehehinnou Yèdo Adjissè, pour la catégorie Femme d’exploit, Louise Hessou pour la catégorie Femme de cœur, Constance Meffon pour la catégorie Femme des médias et enfin Nadiara Sidibé Diabagaté pour la catégorie Femme leader d’ailleurs. Au total, neuf femmes se sont fait remarquer et ont été récompensées. Chacune d’elles a reçu un trophée «Femmes de feu» et des lots d’objets publicitaires.
Pour la sœur Henriette Goussikindey, être religieuse et artiste n’est pas facile mais c’est possible. Après avoir dédié le trophée à sa congrégation, elle a déclaré être disposée à tendre la main à celles qui sont intéressées par l’art pour leur communiquer une partie de son savoir.
En ce qui la concerne, Nadia Dohou invite ses congenères à la détermination et à se fixer des objectifs dans la vie. Elle les invite aussi à faire preuve de tolérance et de solidarité, à prendre conscience des reproches et se corriger afin d’évoluer.
Quant à Colombe Dotou Gnonlonfoun, elle convie ses congénères à ne pas baisser les bras face aux difficultés, mais à persévérer dans les efforts et pouvoir accomplir leurs tâches avec confiance sans complexe.
Pour Valérie Vinakpon Gbaguidi auteur de "Saveurs du Bénin", cette distinction la conforte davantage dans sa passion pour la cuisine qu’elle est prête à communiquer aux femmes et même aux garçons qui le désirent.
Chantal Ahehehinnou Yèdo Adjissè a la même ambition pourvu que les apprenantes soient respectueuses.
Merveille Zinsou se déclare galvanisée par le trophée reçu et s’engage à se battre pour devenir championne du monde.
Louise Hessou souhaite avoir du soutien pour sauver davantage d’enfants du monde de la délinquance et de la rue.
Constance Meffon invite les femmes qui ouvrent les portes fermées à se doper pour rester.
Nadiara Sidibe Diabagaté quant à elle, déplore que parmi les femmes, la solidarité ne soit pas au rendez-vous et leur rappelle qu’elles sont les seules et premières responsables de leur destinée.
Pour Carina Bertin, que les Trophées Femmes de feu entendant prendre les femmes par la main, doit les aider à se construire, à se découvrir et à se respecter.
«Prendre une femme par le cœur, lui donner le courage de dépasser ses peurs, lui donner la force de dire non aux abus, lui donner de l’amour et une nouvelle direction», soutient Carina Bertin, présidente de l'Agence Plublicist pour justifier son initiative. Isolée, aucune femme ne peut faire avancer les choses. Toute lutte appelle à la solidarité : quand plus de monde adhère à une cause, mieux c’est. «Entre femmes, il est nécessaire de se serrer les coudes ; être solidaire est un must ; seule, c’est dangereux. Mais avec plusieurs femmes, c’est sûr que le message passera», retient-elle.

L’attente n’aura pas duré longtemps. Certainement très préoccupé par le bon fonctionnement de l’école béninoise, les responsables des Confédérations syndicales, du moins certains, ont paraphé vendredi 27 mars dernier le document qui consacre le paiement des dix mille francs CFA de prime aux enseignants, en lieu et place des 25% jusque-là exigés.
«Ce qui nous inquiète, c’est que notre proposition pour que les 10 000 francs CFA soient convertis en indice et que cela représente un début d’application des 25% n’a pas été entendue. Nous estimons que si on ne peut pas prendre en compte cet aspect, c’est un piège et ma confédération n’est pas en mesure de signer ni de parapher ce document». Cette clarification, disons plutôt cette objection de Paul Essè Iko, secrétaire général de la Confédération des syndicats des travailleurs du Bénin (CSTB) est tombée comme une goutte d’eau dans la mer. Loin de changer la donne ou de faire changer la position de ses pairs syndicalistes ou même du gouvernement, ces propos ont plutôt été reçus par des railleries au niveau des autres syndicalistes. Pour eux en effet, il fallait comme convenu, prendre les dix mille francs CFA proposés par le gouvernement et les garder comme acquis, tout en poursuivant la lutte. Pour cette raison, estiment Pascal Todjinou, Dieudonné Lokossou, Noël Chadaré et autres, il n’y avait aucun mal à valider la proposition du gouvernement, surtout que, conformément à la demande des enseignants, cette prime de dix mille francs CFA sera prise en compte à partir du mois de janvier.
Passée cette clarification, les syndicalistes acquis à cette prime ont demandé au ministre d’Etat qui représentait le gouvernement avec son collègue en charge de l’Evaluation des politiques publiques et du dialogue social de leur faire signer le document la consécrant. Ce qui se fera séance tenante, avant que copie du document ne soit remis aux signataires. Sauf à préciser que ceux-ci se sont opposés entre temps à ce que les représentants du gouvernement laissent copie dudit document à la confédération non signataire. «Celui qui n’a pas signé ne doit pas avoir copie», ont-ils protesté, donnant ainsi l’occasion à Paul Essè Iko de leur répondre qu’il s’agit tout simplement de «la rançon de la trahison».
Face à ce mic mac syndical, le gouvernement est resté observateur et les rires du ministre d'Etat se faisaient entendre par moments.
A la fin de la séance, le ministre François Abiola qui, cette fois-ci, semble avoir fait une bonne affaire au nom du gouvernement, a soutenu que c’est un pas important qui venait ainsi d’être franchi et que le contact sera maintenu pour régler les autres problèmes en attente. Pour ce qui est du paiement de la prime ainsi validée désormais, il se fera dans les prochaines semaines sous forme de rappel et sera prise en compte, non pas à la date de signature, mais avec un effet retroactif à partir du mois de janvier.