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Nouvelles

Tournée politique des Fcbe dans le Zou: Mobiliser la base pour les législatives prochaines

Pour redonner vie aux Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe), Eugène Azatassou, le coordonnateur de l’alliance et les siens étaient face aux militants du Zou, ce dimanche 23 juillet à Abomey, dans la perspective du prochain congrès et surtout des législatives à venir.  

Après Dassa-Zoumè dans les Collines le samedi, la délégation des Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe) était, ce dimanche à Abomey dans le cadre de leur tournée nationale entreprise, il y a quelques jours. Après avoir perdu le pouvoir et beaucoup d’alliés dans une saignée sans discontinue, les Fcbe sont désormais comme un oiseau qui a perdu toutes ses plumes et obligé de résister jusqu’à la saison prochaine pour se faire un nouveau plumage. Pour se repositionner, l’alliance politique Fcbe de Boni Yayi se remobilise sur le terrain dans la dynamique des prochaines échéances électorales.
A cet effet, le coordonnateur national des Fcbe, Eugène Azatassou, et son équipe ont rencontré les militants de l’alliance dans le Zou pour échanger sur les questions de politique nationale. Eugène Azatassou était entouré du député Fcbe Jean-Marie Allagbé ; du représentant de l’alliance dans le Zou, Prosper Adoukonou et de plusieurs autres personnalités de ce regroupement politique. Une seule préoccupation revenait constamment : tout faire pour repositionner les Fcbe pour efficacement faire face à la gouvernance actuelle. « Malgré tout ce qui est fait contre nous comme basses besognes, les Fcbe ne mourront pas. Pour réussir à nous enterrer, il faut commencer par faire ce que nous avions fait en 10 ans avec notre leader charismatique. Si ce n’est pas le cas, donc les Fcbe ont encore de beaux jours devant », laisse entendre Prosper Adoukonou, représentant de l’alliance dans le Zou. Il est appuyé par le député Jean-Marie Allagbé et le coordonnateur Eugène Azatassou qui dressent un tableau bien sombre de la gouvernance actuelle qui, en quelques mois seulement, aura déçu beaucoup, selon eux. Ils citent tour à tour « les annulations des concours, les casses anarchiques à travers les villes du pays, la fermeture de plusieurs sociétés d’Etat, la suppression des emplois et la compression des agents, les audits ciblés, des réformes mal réfléchies, etc. ». Ils poursuivent en se désolant qu’« en quelques mois seulement, le grand espoir nourri se soit mué en un désenchantement total pour les Béninois ».      
Au cours de ce face-à-face avec les Fcbe d’Abomey et environs, les responsables ont aussi échangé avec l’assistance sur le fonctionnement interne de l’alliance qui devra aller au congrès incessamment afin de mieux s’organiser. A propos de la saignée actuelle qui se traduit par des départs, ils estiment que certains de leurs anciens camarades « ont voulu entretemps conduire l’alliance dans les bras du pouvoir actuel sans tenir compte de la forme de gouvernance et de la souffrance des populations et comme ça n’a pas prospéré, ils ont préféré vite rejoindre la mouvance en quittant le navire Fcbe ». Pour Eugène Azatassou, seul le prochain congrès pourrait définir la position des Fcbe par rapport au Gouvernement. C’est la base qui décidera de la voie à prendre. Pour l’instant, nous travaillons à consolider les Fcbe qui constituent la seule alternative sérieuse, forts de ses 10 ans d’expérience du pouvoir, face à la gouvernance actuelle.

Politique 24 juil. 2017


39e session des Comités consultatifs interafricains du Cames: 265 enseignants-chercheurs admis sur les listes (Dix Béninois reçus dans les différents ordres de l’Oipa)

Démarrés le lundi 10 juillet dernier, les travaux de la trente-neuvième session des Comités consultatifs inter-africains (Cci) du Conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur (Cames) ont pris fin, ce mercredi 19 juillet à Cotonou. En marge de la cérémonie de clôture, treize enseignants ont été reçus dans les différents grades (: chevalier, officier et commandeur) de l'Ordre international des palmes académiques du Cames (Oipa/Cames).

« Au terme des travaux, la cuvée a été bonne et la moisson a été abondante », a déclaré le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Marie-Odile Attanasso, au terme des travaux de la trente-neuvième session des Comités consultatifs interafricains (Cci) du Conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur (Cames). Après dix jours de travaux, poursuit-elle, le cercle des maîtres assistants, des maîtres de conférences, des professeurs titulaires, d’une part, et celui des chargés de recherches et des maîtres de recherches et directeurs de recherches, d’autre part se sont agrandis.
Au total 166 candidats béninois figurent parmi les 1426 enregistrés dans les disciplines : Lettres et sciences humaines; mathématiques-physique-chimie ; Sciences juridiques et politiques; sciences économiques et de gestion ; médecine-pharmacie-odontostomatologie-médecine vétérinaire et sciences et techniques de l’Ingénieur.
« C’est avec un immense plaisir que je constate qu’au total, 265 candidats sont ainsi inscrits sur les différentes listes du Cames », s’est réjoui Pr Habibou Abarchi, président du Comité consultatif général (Ccg) du Cames. Il ajoute que les institutions d’enseignements supérieurs et de recherches en particulier et les différents Etats en général, ont plus que jamais besoin de ce type de profil fortement qualifié pour concevoir et conduire à bon port les actions audacieuses de développement des pays membres du Cames.
Treize enseignants-chercheurs sont reçus dans les différents ordres de l'Ordre international des palmes académiques du Cames (Oipa/Cames). Au nombre de ceux-ci figurent dix Béninois : Jean Timothée Claude Codjia, Maxime da Cruz, Gérard Dègan, Sikiratou Adéothy Adoumi Koumakpai, Joseph Hounnouigan Djidjoho et Souaïbou Farougou élevés au grade de chevalier ; Alidou Salifou, feu Honoré Odoulamy et Abaliou Sanni faits officiers et le professeur François Adébayo Abiola élevé au grade de commandeur.
Aux récipiendaires, le professeur Habibou Abarchi a présenté ses félicitations, ainsi que des vœux de pleins succès dans leurs carrières respectives. Il a exhorté tous ceux qui n’ont pas pu être inscrits cette fois-ci à ne céder, ni au découragement, ni au fatalisme, mais plutôt à faire preuve de plus de détermination pour que la prochaine fois soit la bonne. Il reste convaincu de ces résultats élogieux qui peuvent être encore améliorés, si les acteurs redoublent d’engagement et de générosité pour pouvoir aller de l’avant. « Dans un souci de favoriser l’implantation de bonnes pratiques, nous sommes en devoir de générer un minimum nécessaire d’indicateurs fiables pour les gouvernements universitaires et de tutelle dans l’optique de garantir une gouvernance planifiée basée sur les résultats, la transparence, l’innovation proactive », a-t-il suggéré.

Prochaine session à Niamey

Bertrand Mbatchi, secrétaire général du Cames, a annoncé à l’assistance que la prochaine session se tiendra l’année prochaine à Niamey au Niger. Il a salué les différents comités techniques et spécialisés qui ont pu examiner les 1426 dossiers de candidature dans les temps impartis. Il n’a pas oublié le Comité consultatif général (Ccg) qui a su jouer sa partition dans la validation des dossiers et la réalisation d’une veille permanente et pertinente avec les textes en vigueur. Il s’est réjoui des taux de réussite qui sont progressivement en hausse.
Le porte-parole des récipiendaires, François Abiola, ancien ministre de l’Enseignement supérieur du Bénin, a remercié tous ceux qui leur ont permis d’être à ce niveau aujourd’hui. « Recevoir une décoration, dit-il, n’est pas une fin en soi. Mais, il n’y a pas meilleure reconnaissance que celle reconnue par ses pairs. » Pour lui, cette occasion doit constituer un miroir pour les étudiants et les enseignants qu’ils encadrent. « L’éducation est l’arme la plus puissante pour changer le monde », a-t-il souligné en paraphrasant Nelson Mandela.
Les Etats membres du Cames sont le Bénin, le Burkina Faso, le Burundi, le Cameroun, la Centrafrique, le Congo, la Côte d’Ivoire, le Gabon, la Guinée, la Guinée-Bissau, la Guinée équatoriale, Madagascar, le Mali, le Niger, le Rwanda, le Sénégal, le Tchad et le Togo.

Actualités 20 juil. 2017


Projet de protection de la côte Est de Cotonou:José Didier Tonato lance le dédommagement des populations

Le ministre du Cadre de vie et du Développement durable, José Didier Tonato, a procédé à la remise, ce jeudi 13 juillet, des enveloppes financières aux populations d’Akpakpa Dodomey, Enagon et environs. Il s’agit du dédommagement dans le cadre du projet de protection de la côte Est de Cotonou.

Les populations d’Akpakpa Dodomè, Enagnon et environs ont reçu, ce jeudi, des enveloppes financières en guise de dédommagement pour s’installer ailleurs, suite à leur déguerpissement dans le cadre du projet de protection de la côte à l’Est de Cotonou. Cet acte intervient après plusieurs mois d’échanges entre José Didier Tonato, ministre du Cadre de vie et du Développement durable, et les habitants des zones ciblées.
Installé sur le domaine public non aedificandi, ces populations sont contraintes au déménagement, en vue de l’aménagement des lieux qui seront libérés.
L’autorité ministérielle estime que la tâche n’a pas été facile mais qu’à force d’échanges et de sensibilisations, ils en viennent à bout. « Nous sommes allés tambour battant ; les études ont été actualisées ; nous avons finalisé les dossiers d’appel d’offres et avons mobilisé les ressources et le défi a été relevé. Nous voici à la veille du lancement des travaux d’aménagement, ce n’est pas facile », s’est-il félicité. Le ministre affirme que ces enveloppes sont symboliques. « Ce qui a été fait est profond et plein de sens », a-t-il laissé entendre.
Le ministre s’est réjoui de l’engagement du représentant des sinistrés à libérer les lieux pour faciliter le lancement des travaux. C’est un discours encourageant, relève-t-il, car pour faire des omelettes, on doit casser des œufs. « Le développement de notre pays est une tâche commune », fait observer le ministre qui souligne qu’avec les travaux, l’activité de pêche sera plus sécurisée et durable. « Il ne sera jamais question d’éléphant blanc », promet-il
Saluant l’initiative du Gouvernement, le préfet du Littoral, Modeste Toboula explique aux riverains qu’ils avaient érigé leurs domiciles sur des domaines publics de la côte Est de Cotonou. Les questions liées à l’évacuation des populations posent, selon le préfet, la problématique des mesures sociales. « C’est la première fois que je vois un Gouvernement prendre des engagements de cette nature. C’est également l’une des rares fois que les populations s’engagent », se réjouit le préfet Modeste Toboula qui a salué l’acte du ministre, donc du Gouvernement qu’il qualifie de « pragmatique ». « C’est heureux que des mesures sociales aient précédé l’évacuation, je salue cette décision », indique-t-il.
Les habitants des quartiers Akpakpa Dodomè, Enagnon et leurs environs ainsi dédommagées peuvent désormais se trouver un endroit fixe pour se faire un toit. Koffi Mathieu Gossa, leur représentant, exprime la joie qui les anime face au geste du ministre en charge du Cadre de vie. « Nous remercions l’Etat béninois pour cette initiative qui nous permet d’avoir une meilleure habitation », signifie Koffi Mathieu Gossa. « L’Etat est une continuité. Nous autres sommes des "aquatiques" et avons besoin d’être soutenus », relève-t-il. Les habitants de ces localités ont compris l’importance de leur retrait des lieux et s’engagent à accompagner le Gouvernement dans son projet d’aménagement. « Nous sommes prêts à travailler main dans la main avec l’Etat pour que l’objectif visé soit atteint », conclut-il.

Société 14 juil. 2017


Incendie: Un train en feu hier à Savè

Une locomotive tirant plusieurs wagons a pris feu, ce mercredi 12 juillet à Savè. L’incendie de cette locomotive du train s’est déclaré dans la localité d’Ouogui dans l’arrondissement de Sakin dans la commune de Savè. Outre la locomotive brûlée, il n’y a pas de blessé, et ce, grâce à l’habileté de l’équipe technique à bord. L’incendie a été très tôt maîtrisé et les marchandises transportées dans les wagons ont pu être sécurisées.

Le drame s’est produit sur la voie ferrée inter-Etats Parakou-Cotonou. Selon les témoignages recueillis sur place, c’est une défaillance électrique qui serait à la base de l’incendie.
Encore le train et encore à Savè !, diront certains qui s’étonnent déjà de la fréquence de ces problèmes de train dans cette localité. Cet accident est le second enregistré en un mois. Le dernier qui s’est produit au petit matin du mardi 13 juin dernier avait fait plusieurs morts. Il s’agissait d’une collision avec un bus de transport en commun.  Hier, le train était seul sur les rails quand l’incendie s’est déclaré.
Valentin SOVIDE A/R Zou-Collines

Société 13 juil. 2017


Tournée de mobilisation des FCBE: Des militants de l’Atacora fustigent les départs

La tournée nationale enclenchée par la coordination des Forces cauris pour un Bénin émergent (FCBE) à Natitingou en vue de sonner la mobilisation et redynamiser les différentes structures de base de l’alliance a permis aux militants de tirer à boulets rouges sur les leaders qui ont tourné casaque. Ces derniers qui ont regagné les rangs des partis et alliances de partis politiques soutenant les actions du chef de l’Etat, en ont pris pour leur grade. Les différents responsables de cellules de base leur reprochent leur reniement après avoir joui de nombreux privilèges à eux offerts par l’alliance. Leur indignation est d’autant grande face aux grands postes de responsabilité occupés par ces leaders. Au moment où l’alliance éprouve des difficultés, ils auraient souhaité que l’unité soit de mise pour les transcender. Les récriminations faites, ils ont réitéré leur détermination à faire de l’alliance une alternative crédible susceptible de répondre aux divers enjeux de développement. Ceci passe par une mobilisation à la base autour des idéaux de développement prônés par Boni Yayi, le fondateur.

Autour du coordonnateur national Eugène Azatassou on a noté la présence du député à l’Assemblée nationale Abiba Dafia Wassangari, de l’ancienne ministre Naomi Azaria et de Alassane Tigri, ancien secrétaire général du gouvernement.

 

Politique 08 juil. 2017


Vie politique nationale/Le Fard-Alafia fausse compagnie à l'alliance FCBE
[caption id="attachment_26349" align="alignnone" width="448"]Maurille gnassounouDes personnalités politiques présentes à la séances de clarification du Fard-Alafia [/caption]

Les membres du Bureau exécutif national du Fard-Alafia se sont réunis, samedi 1er juillet dernier, à leur siège à Parakou. Dans le communiqué final qui a sanctionné leurs travaux, ils suspendent leur participation aux activités de l’alliance des Forces cauris pour un Bénin émergent (FCBE) et réaffirment leur soutien au président Patrice Talon dans la mise en œuvre du Programme d’actions du gouvernement.

Ce samedi 1er juillet à Parakou, le Fard-Alafia a clarifié sa position sur l’échiquier politique national. Il a décidé de tourner dos à l’alliance FCBE, en suspendant sa participation à toutes leurs actions. C’était au cours d’une réunion en présence de personnalités politiques telles que le député Barthélémy Kassa, l’ancien ministre de l’Intérieur Daniel Tawéma et le directeur de cabinet du médiateur de la République, Zourkarneini Toungou.

Au cours de leur conclave, les membres du Bureau exécutif national du parti ont procédé au bilan de leur participation à la gestion du pouvoir d’Etat aux côtés du président Boni Yayi. Dans leur communiqué final lu par le 2e secrétaire général adjoint du parti, Eugène Dossoumon, ils ont salué la clairvoyance des choix mis en œuvre par l’ancien président et ses différents gouvernements afin d’un développement harmonieux du Bénin. Tout en lui souhaitant la longévité, la santé et un repos mérité, ils estiment que l’objectif ayant justifié l’avènement des FCBE n’avait plus sa raison d’être. Mais, quelle ne fut pas leur surprise de constater contre toute attente, qu’il y a eu une redéfinition d’un nouvel objet des FCBE, sans que le cadre de concertation des chefs de partis dont le Fard-Alafia est membre, ne soit consulté. A cela, poursuit le même communiqué, il faudra ajouter l’adhésion des FCBE à l’Alliance des Forces du Sursaut patriotique et ses prises de position contraire aux valeurs de préservation de la démocratie, de la cohésion nationale, de l’image du pays comme l’a toujours prôné le président Boni Yayi et les textes fondateurs de l’alliance.

C’est donc pour toutes ces raisons et afin d’éviter les errements de leurs militants que le Bureau exécutif national, conformément aux prérogatives que lui confèrent les statuts et règlement intérieur du parti ont décidé de fausser compagnie à l’alliance FCBE, à compter de ce samedi 1er juillet. Le Fard-Alafia encourage le gouvernement du président Patrice Talon à poursuivre ses efforts en vue de la réalisation du PAG.

 

 

Politique 01 juil. 2017


Budget général de l'Etat gestion 2018: Le Gouvernement table sur une prévision de 1328,6 milliards Fcfa

1328,6 milliards Fcfa. C’est le montant prévisionnel du budget général de l‘Etat gestion 2018 contre 2010,59 milliards Fcfa en 2017. C’est du moins ce qu’on peut retenir du débat d’orientation budgétaire 2018 mené ce vendredi 30 juin à l’Assemblée nationale. Le Gouvernement a été représenté lors des travaux  par le ministre d’Etat chargé du Plan et du Développement, Abdoulaye Bio Tchané, en lieu et place de son collègue de l’Economie et des Finances en mission à l'étranger. Ce débat d’orientation budgétaire est une exigence de l’article 59 de la loi n°2013-14 du 27 septembre 2013 portant loi organique relative aux lois de finances en République du Bénin. Ce texte oblige le Gouvernement à soumettre pour débat au Parlement au plus tard le 30 juin de chaque année, le document de programmation budgétaire économique pluriannuel et les documents de programmation pluriannuelle de dépenses. Le ministre d’Etat Abdoulaye Bio Tchané a sacrifié à cette tradition ce vendredi 30 juin à l’hémicycle.

Sur les 1326 milliards Fcfa de budget prévisionnel, 425 milliards sont prévus pour les dépenses en capital c’est-à-dire le Programme d’investissements publics (Pip). Ce qui correspond à une baisse de 47,4% par rapport au Pip de 2017 estimé à 808 milliards Fcfa. Ces prévisions budgétaires tiennent compte du cadrage du Fonds monétaire international (Fmi).

Avec ce budget, le Gouvernement compte poursuivre ses efforts dans la relance de façon durable de la croissance et du développement économique et social du Bénin. Laquelle relance sera soutenue par le Programme d’action du Gouvernement (Pag), a expliqué le ministre d‘Etat chargé du Plan et du Développement.

Actualités 30 juin 2017


Etat civil/ Des fonds reversés pour non organisation des audiences foraines

La problématique des enfants sans acte de naissance se pose avec acuité dans les départements du Borgou et de l’Alibori.

Malheureusement, les partenaires techniques et financiers qui se montrent sensibles face à la question, ne sont souvent pas encouragés. Ainsi, le reliquat des fonds que l’Unicef a mis à disposition pour les audiences foraines et dont toutes n’ont pas été organisées, a dû lui être reversé.

 

La période butoir pour dépenser les ressources mises à leur disposition par l’Unicef, afin de leur permettre d’organiser les opérations d’audiences foraines, étant arrivée à son terme, les Centres de promotion sociale (CPS) du Borgou et de l’Alibori, ont dû reverser le reliquat. C’est pour pouvoir avoir la possibilité d’introduire une autre demande de relance des opérations dans le cadre de la prochaine revue semestrielle de l’institution. Elle est prévue pour fin juin et début juillet.

C’est ce qu’a annoncé, mercredi 21 juin dernier à Parakou, le directeur départemental du Travail, de la Fonction publique et des Affaires sociales par intérim du Borgou et de l’Alibori, Suanon Bakourégui. En 2016, explique-t-il,  il y avait pour l’ensemble des 14 communes des deux départements, plus de 6 000 enfants sans acte de naissance. « L’Unicef, notre partenaire technique et financier, devait aider 4 000 de ces enfants, tout sexe confondu, à obtenir leur acte de naissance. La première phase de l’opération a été effectuée. Ainsi, il y au moins 2 000 qui se sont faits délivrer leur acte d’état civil grâce à l’organisation des audiences foraines par les tribunaux de première instance de Kandi et de Parakou dans les communes de Sègbana, Malanville, Kalalé et Nikki », a fait observer le directeur Suanon Bakourégui. « Maintenant, il reste une deuxième phase. Mais il se fait que, compte tenu de certaines difficultés, ces tribunaux n’ont pu organiser d’autres audiences foraines », a-t-il déploré. Selon lui, ce n’est pas que ces audiences sont bloquées. « Elles vont se poursuivre », a rassuré le directeur.

S’agissant du montant du reliquat, Suanon Bakourégui confie que le fonds alloué était de 8 millions F CFA, à raison de 2 millions par commune. « A ce jour, les dépenses effectuées avoisinent à peu près 3,2 millions et il ne resterait à peine 4 millions pour les activités qui devraient suivre », a-t-il précisé. Pour des problèmes d’indiscrétions, il n’a pas voulu épiloguer sur les difficultés qu’il a évoquées. « C’est sur la base d’un certain nombre d’échanges avec les mairies, les CPS et les tribunaux, qu’on pourra accorder nos violons. Le dialogue est en cours et on va poursuivre les activités. La cessation des opérations ne fera pas du bien à nos enfants », a rassuré le directeur. Après avoir remercié les présidents des tribunaux de Kandi et de Parakou pour leur sens aigu de responsabilité et leur souci permanent sur l’avenir de ces enfants qui sont sans acte de naissance, il a plaidé pour la poursuite des audiences foraines dès le début du deuxième semestre. 

En effet, l’acte de naissance est un document très important dans la vie d’une personne. C’est un document qui permet d’identifier un enfant par son nom légal, établit sa citoyenneté et également sa filiation, c’est-à-dire son appartenance à sa famille. Une importance que les populations du Borgou et de l’Alibori n’arrivent pas encore à bien appréhender. La preuve, depuis quelques années, nombreux de leurs enfants n’arrivent pas à produire l’acte de naissance dans la constitution des dossiers du CEP. De 3 546 et 2 646 qu’ils étaient en 2014 et 2015 dans les communes du Borgou, l’effectif de ces enfants candidats au CEP est passé de 2 851 en 2016, à 3 166, cette année.

 

Société 24 juin 2017


José Didier Tonato : « Il fallait réhabiliter l’espace public»

Au nombre des réformes entreprises par la gouvernement, le réaménagement du cadre de vie est un chantier phare. Ce concept, nouveau sous nos cieux, n’est pas sans rendre perplexes des Béninois dont certains peinent encore à en cerner les contours. Eclairages du ministre José Tonato en charge de l’opérationalisation des projets censés transformer le cadre urbain.

 

La dénomination de Cadre de vie est nouvelle au Bénin. Qu’est-ce que cela revêt ?

 

C’est une innovation du président Patrice Talon dont nous sommes très fiers. Ce n’est pas nouveau qu’au Bénin, c’est nouveau en Afrique. J’ai reçu beaucoup d’appréciations positives de quelques ambassadeurs au Bénin qui m’ont dit ‘’pourquoi on n’y a pas pensé avant ?’’. Le cadre de vie, c’est vraiment ce qui traduit le plus la visibilité des toutes les actions d’aménagement, de construction, d’infrastructures. C’est la finalité. Ici c’est pensé comme le secteur qui met en synergie l’aménagement du territoire, le développement urbain, l’habitat, le logement et l’environnement sous toutes ses dimensions, y compris les changements climatiques, les eaux et forêts. C’est vraiment la perception dynamique de la synergie qui doit exister entre ces secteurs-là, parce que généralement et à tort, on intervient de facon parallèle dans ces secteurs alors qu’on devrait intervenir de façon croisée, c’est pour avoir une approche intégrée que le ministère du Cadre de vie a été créé.

Le cadre de vie, nous le percevons comme la visibilité de l’action gouvernementale et le ressenti que les populations en ont.  Vous conviendrez donc que ce n’est pas une mince affaire, car j’ai parlé de ressenti donc le jugement ne dépend pas que de nous. Si le cadre de vie des populations est assaini et agréable, si les populations en sont contentes et satisfaites, là nous saurons que nous avons réussi notre mission. C’est la raison d’être du cadre de vie, évidemment qui croise la dimension du développement durable, les notions de gouvernance, d’économie, et de gestion du social, de l’environnement, toute la thématique environnementale associée à l’aménagement du territoire, au développement urbain, à l’habitat…  

Le message que j’ai perçu à travers ce choix du président Talon c’est que la gouvernance doit avoir une finalité : améliorer les conditions de vie. Notre action  doit consister à améliorer notre cadre de vie, ce n’est pas gouverner pour gouverner, être ministre pour être ministre, c’est pour démontrer la nécessité d’aller vers une utilité de la gouvernance, de l’action publique. Le cadre de vie traduit bien cette utilité-là puisque les populations en ressentent l’impact, et on peut chez eux mesurer le degré de satisfaction de notre action.

 

Il en ressort un aspect écologique…

 

Ah oui, forcément ! Quand vous avez en charge l’environnement qui couvre la biodiversité, les changements climatiques, les eaux et forêts, vous êtes  ministre de l’écologie. Parce que l’écologie, c’est l’action qu’on apporte pour mieux gérer l’environnement vu dans sa dimension holistique, globale, intégrant tous les aspects de préservation de la nature.

 

Que dites vous des récriinations suite à l’opération de libération de l’espace public ?

 

D’abord, je dois dire que le gouvernement est conscient de ce que les populations dans leur chair au quotidien sont confrontées à des moments difficiles. Mais c’est à tort que la gouvernance passée  leur a laissé croire qu’elles pouvaient occuper le domaine public, qu’occuper le domaine public est un droit, est normal, que le domaine public appartient à celui qui s’en accapare le premier. Mais non ! Le domaine public à d’autres fonctions. Celle de mobilité, de service, de l’hygiène, de salubrité et de sécurité.  

Nous avions un espace public où le piéton, le plus faible était brimé, n’avait pas de place alors que les trottoirs sont faits pour eux, et non pour l’exposition de marchandises. Nous avons donc estimé qu’il faut réhabiliter la conception initiale de l’espace urbain, à savoir qu’il est d’abord dévolu aux infrastructures de service public et non aux activités commerciales.

 

Quelle en sera la phase suivante ?

 

L’espace public est dédié aux infrastructures d’assainissement, de voirie, à l’éclairage public, au mobilier urbain, bref c’est un espace de circulation, c’est idéalement un poumon d’aération dans la ville. Donc, ceux qui se demandent ce qu’adviendra de l’espace libéré doivent savoir que l’espace public doit par essence être un espace totalement libéré de toute occupation. Dans tous les pays du monde, c’est comme cela. Maintenant que nous avons libéré l’espace public, il faut sauvegarder les aménagements existant, et aménager là où il n’y avait pas d’infrastructures. Voyez-vous, sur nos terres-pleins, des arbres plantés depuis des années n’ont jamais prospéré. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’à côté, on vend du riz, et quand on lave les plats, on verse l’eau usagée composée de savon et d’huile.

Mais sur tout autre plan, ceux qui occupaient l’espace public subissaient une double peine. Ils payaient à la ville qui percevait indument des taxes, j’insiste là-dessus, et ils payaient encore aux personnes dont ils occupaient la devanture. Pendant ce temps, d’autres ont loué des boutiques régulièrement, mais se voient ravir la vedette par ceux qui se sont installés dans le domaine public, car on ne voit pas leurs boutiques. Face à un tel désordre, il fallait réhabiliter l’espace public, mais ensuite travailler pour l’attractivité de nos villes.

Et quand je parle d’attractivité, je ne parle pas d’esthétique seulement, je parle aussi d’économie, car pour qu’un investisseur décide de venir chez nous il faut que la ville lui plaise. C’est pourquoi le gouvernement a prévu une série d’aménagement qui va intervenir dans les mois à venir. Vous avez déjà sans doute entendu parler de l’opération asphaltage, la réhabilitation par le bitumage et l’assainissement de l’essentiel de la voirie urbaine, de la voirie primaire, de la voirie secondaire. Donc l’opération de libération de l’espace public, ce n’est pas une brimade, et ceux qui ont suivi la présentation du Programme d’action du gouvernement se sont rendu compte qu’il y a de l’aménagement qui vient derrière. Pour la première fois, depuis quarante ans, on va par exemple géréer de façon globale l’assainissement de la ville de Cotonou, le Bénin va désormais s’occuper de façon moderne de la gestion des déchets. La finalité est de moderniser et de donner la priorité aux emplois durables, car avec tous les travaux d’aménagement en vue c’est des emplois sur les cinq années à venir.

 

Il est reproché au gouvernement malgré ses belles intentions de ne pas avoir prévu de mesures d’accompagnement. Qu’en dites-vous ?

 

C’est le volet sur lequel je parle moins, car nous avons un projet tellement bien pensé. Et les mois à venir édifieront à ce propos. Mais parlant de mesures d’accompagnement, savez-vous que dans Cotonou sur la vingtaine de marchés secondaires que nous avons, moins de 40% des places sont occupées ? Et ce, pour la simple raison que devant les marchés, les mêmes autorités qui louent les places autorisent d’autres à s’installer pour vendre les mêmes produits que ceux de l’intérieur ! Résultat, tout le monde veut s’installer dehors sur l’espace public. Il a manqué un minimum de rigueur dans la gestion. 

Quant aux solutions envisagées, il y a l’installation des gens déplacés dans ces marchés. Le maire de Cotonou a parlé de 1000 places, mais il y en a plus. Comme autres mesures d’accompagnement, nous allons travailler sur la réahabilitation des marchés. Et dans le même temps, nous avons identifié des espaces qui seront réaménagés et où, ceux qui ont été amenés à libérer l’espace public, seront installés.

 

Concrètement, en quoi va consister la réhabilitation ?

 

La réhabilitation va consister au réaménagement des installations des marchés. Les hangars vont être reconstruits, les espaces sanitaires seront modernisés. Imaginez-vous que les gens viennent rester dans les marchés 12 heures par jour, ils n’ont pas un espace sanitaire convenable ou se mettre à l’aise, les infrastrutures sont dans un état lamentable, pourtant les bonnes femmes ont régulièrement payé leurs droits et taxes. Vous remarquerez qu’il y a une cohérence dans les projets : modernisation du marché Dantokpa, aménagement des berges, contournement de Cotonou, libération de l’espace public, opération d’asphaltage, modernisation de la gestion des déchets, etc. Voilà le dispositif dans lequel on est, ce n’est pas des projets coup par coup, mais des projets bien conçus pour que d’ici cinq ans, nos villes aient une autre image et que nous gagnions en attractivité.

 

Autre écueil relevé, la coopération entre le pouvoir central et les mairies. Qu’en est-il concrètement ?

 

Je ne suis pas un spécialiste de la décentralisation, mais je connais les textes de la décentralisation. En l’occurrence, les collectivités détiennent un pouvoir délégué du pouvoir central. Nous sommes dans une opération qui implique une quinzaine de villes. Combien sont-ils de maires à se plaindre ? Le gouvernement n’empiète sur les plates bandes d’aucune mairie. Lorsque le gouvernement signe un accord de financement avec les bailleurs de fonds qui profite aux collectivités locales, je n’entends pas dire qu’il empiète sur les plates bandes de personne, ce faisant. Mais lorsqu’on décide d’aider les mairies sur un terrain où ils sont visiblement en difficulté, on parle de plates bandes. On a nettoyé les plages, est-ce des prérogatives du pouvoir central ? Moi je vois plutôt un accompagnement des communes dans la réussite de leurs missions. Pour éviter tout malentendu, le chef de l’Etat a même pris langue avec les maires pour leur faire part de ce qu’il est sensible à leurs difficultés y compris politiques et leur a demandé de dire aux populations que c’est lui et non eux les maires qui sont responsables des opérations. Moi-même j’ai discuté avec les maires et les préfets pour expliquer les buts de l’opération. Je ne vois donc pas de raison qui justifie la polémique que vous évoquez.  Ailleurs comme en Côte d’Ivoire, il y a eu la même opération sans la moindre mesure de sensibilisation qui a duré six mois chez nous. Nous avons même marqué les lieux pour prévenir les concernés et leur indiquer ce que nous n’acceptons pas, afin qu’il n’y ait pas de malentendu. Quelle autre mesure prendre? L’Etat central n’a-t-il pas suffisamment à faire que d’aller encore se mêler des affaires des collectivités locales ? On ne peut pas réussir cette opération sans les collectvités locales et pérenniser les réalisations si les autorités locales ne sont pas impliquées, nous avons l’obligation de les impliquer. Toutefois, s’il y en a qui ont des préoccupations particulières, qu’ils les mettent sur la table pour que nous en discutions.

Le ministère du Cadre de vie est le ministère par définition du partenariat avec les collectivités locales. Toutes ces interventions, en plus de changer nos cadres de vie, sont pourvoyeuses d’emplois. Si je prends, ne serait-ce que l’opération d’assinissement des plages, elle a mobilisé plus de 4 000 jeunes. C’est autant d’aspects positifs que nous ne devons pas perdre de vue, et donc prioriser la synergie d’action.

 

On vous reproche également de vouloir transformer Cotonou en Paris du jour au lendemain…

 

Je sais que tous les Cotonois rêvent de voir Cotonou transformé en Paris. Nous avons libéré, déblayé, puis rendre propre avant d’aménager selon le planning retenu. Et quand je parle d’aménagement, c’est l’assainissement des caniveaux, l’asphaltage, l’éclairage solaire, l’installation de banquettes et poubelles, le reboisement, etc. A terme, avec toutes ces mesures, nous envisageons de disputer le titre de ville la plus propre d’Afrique à Kigali. Mais en plus, il y aura des orodateurs, nous allons mettre en place des systèmes de gestion des parkings, gratuits et payants…. Nous allons revenir sur les fondamentaux de gouvernance en matière d’urbanisme dans le seul but d’améliorer notre cadre de vie. Vous savez, quand le baron Haussmann a décidé de tailler dans Paris pour la transformer, ce fut le tollé général, si on avait pu le pendre, ses détracteurs n’auraient pas hésité. Mais les résultats sont là, aujourd’hui tout le monde ne jure que par Haussmann.

 

Seriez-vous le Haussmann du Bénin ou diriez-vous comme Churchill qu’il y aura larmes et sang ?

 

Il n’y aura ni larmes ni sang. Et je me fie à la capacité d’adaptation et de résilience des Béninois.

 

PS : interview réalisée en mars dernier pour La Nation Magazine. Mais toujours prégnante!

Actualités 24 juin 2017


Audience à l’Assemblée nationale : Le bureau transitoire de l’Epmb en fin de mandat

Le bureau transitoire de l’Eglise protestante méthodiste du Bénin (Epmb) est allé dire, ce mercredi 21 juin, ses gratitudes au président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji et lui annoncer la fin de son mandat.

« Nous sommes venus d’abord remercier le président de l’Assemblée nationale pour tout ce qu’il fait dans la gestion du conflit qui avait secoué l’Eglise protestante méthodiste du Bénin durant les deux dernières décennies ». C’est par ces propos que Nicodème Alagbada a dévoilé l’objet de l’audience que sa délégation a eue, ce mercredi 21 juin, avec le président Adrien Houngbédji à Porto-Novo. Le bureau de transition de l’Epmb a saisi l’occasion pour informer le président du Parlement des perspectives visant à consolider les bases de l’unité retrouvée. La délégation a d’ailleurs informé à cet effet Me Adrien Houngbédji de l’organisation du synode général qui doit marquer la fin du mandat dudit bureau lors de la convention de proclamation de l’organe de réconciliation et de réunification de l’Epmb. Cette rencontre aura lieu du 26 juin au 2 juillet prochain. « Nous allons organiser ce synode général au cours duquel le nouveau président et le secrétaire général seront élus et en profiter pour installer la nouvelle équipe dirigeante », informe Nicodème Alagbada. Il trouve normal pour les membres de son bureau de venir annoncer la fin de leur mission au président de l’Assemblée nationale qui a été témoin le 3 juillet 2016 des charges qui leur ont été confiées.
Selon le président de l’Epmb, Me Adrien Houngbédji a été très heureux de constater effectivement que cette mission qui a été confiée au bureau transitoire depuis le 3 juillet 2016 s’achève dans la joie. Le président de l’Assemblée nationale a assuré de son soutien pour la réussite de ce synode général, a confié Nicodème Alagbada?

Société 22 juin 2017


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