La Nation Bénin...



Résultat pour : FC 26 monedas Visité Buyfc26coins.com. ¡Fantástico! Mejor de lo que esperaba..UCNd

Nouvelles

Déroulement du Cep 2022: combattre l’absentéisme dans l’Atacora
  L’examen du Certificat d’études primaires (Cep) session de 2022 démarre mardi 7 juin prochain. Pour cette édition, les enseignants du département de l’Atacora et les parents sont invités à lutter contre le phénomène de l’absentéisme qui caractérise jusque-là le département lors des examens scolaires. « J’attire notre attention sur le phénomène récurrent de l’absentéisme à l’examen dans notre département. En 2021, l’Atacora a eu le fort taux d’absentéisme au Cep, avec 685 absents, soit un taux de 5,67 % contre 2,80 % sur le plan national. L’Atacora est le département qui a connu le plus d’absences l’année dernière », informe Paul Taféti, chef service Examens et concours à la direction départementale des Enseignements maternel et primaire de l’Atacora. Selon lui, le même phénomène a été noté à l’examen blanc organisé la semaine écoulée. 653 absents ont été enregistrés avec un taux de 5,62 %. « C’est déjà très inquiétant. J’en appelle à tous les acteurs de l’école pour relever ce défi », suggère le C/Sec. C’est aussi de la responsabilité des parents, fait-il savoir. Ces derniers doivent savoir qu’il n’y a pas de raison que l’enfant rate la composition le jour de l’examen, à moins qu’il soit gravement malade. « Les parents doivent s’assurer que si le dossier est fourni à l’enfant, pas de raison qu’il ne soit pas présent le jour de l’examen, à moins qu’il soit gravement malade. Les directeurs et les enseignants ne peuvent pas encadrer les enfants et s’assurer que le jour de l’examen, ils sont en salle. Nous devons tous prendre à bras le corps ce problème pour relever ce défi», a recommandé Paul Taféti. Les candidats de l’Atacora doivent aussi travailler cette année, pour améliorer le niveau de réussite, conseille-t-il. Par rapport à la tenue du Cep session 2022, il a rassuré que tout est mis en place pour que l’examen se déroule dans de très bonnes conditions. Le corps d’encadrement, les directeurs et enseignants ont fait des efforts pour permettre aux enfants de préparer les examens scolaires. Pour finir en beauté, les parents doivent se rappeler que les enfants composent mardi 7 juin pour le Cep. Ils doivent réveiller très tôt les enfants, les conduire dans les centres d’examen et être sûrs qu’ils sont allés composer. Ils doivent aussi s’assurer que l’enfant dispose de tout ce dont il a besoin pour composer dans les meilleures conditions. Paul Taféti a souhaité qu’on fasse en sorte qu’il n’y ait pas d’absences pour cette édition, car ce phénomène n’honore pas le département. Il faut rappeler que l’Atacora enregistre cette année un effectif de 11 616 inscrits dont 6 470 garçons et 5 146 filles, contre 12 078 en 2021. Soit une baisse de 462 candidats cette année. Les candidats composent dans 45 centres pour un total de 354 salles de composition. Education 02 juin 2022


Préparatifs de l’examen du Cep 2022: apprenants et enseignants passent en revue les dernières notions
  A moins d’une semaine du démarrage de la phase écrite du Certificat d’études primaires (Cep), session de juin 2022, c’est la course contre la montre dans les écoles primaires de Cotonou. L’heure est aux séances de révision dans les classes. C’est le branle-bas dans les écoles primaires publiques comme privées de Cotonou à quelques jours de l’examen du Certificat d’études primaires (Cep). La période est consacrée aux révisions générales dans les classes. Apprenants et enseignants mettent les bouchées doubles pour un fort taux de réussite. Au Cours moyen 2 (Cm2) de l’Ecole primaire publique ‘’Charles Guillot’’ à Zongo, les apprenants revisitent les cours à travers des exercices pratiques. « Nous sommes en train de faire les révisions afin de nous mettre au pas. Je suis déjà prête pour l’examen », a confié Habiba Saïbou, candidate. Ziad Bello est quant à lui, sûr de décrocher son premier diplôme scolaire grâce à sa maîtrise des notions acquises depuis le début de l’année scolaire. Il se dit également prêt pour affronter sereinement l’examen. Tous les programmes sont exécutés à la lettre dans cette école et les apprenants ont été soumis à des examens blancs qui ont permis de jauger leur niveau d’assimilation. De son côté, Richard Houndjo, directeur de cette école rassure que les enfants ont déjà le bagage nécessaire pour aller composer à partir du mardi 7 juin prochain. «Nous sommes sûrs des enfants que nous avons ici et nous aurons un résultat satisfaisant. Pour l’heure, nous sommes en train de faire les dernières remédiations. Puisqu’ils ont fait, il y a quelques jours, les examens blancs, et nous avons jugé opportun de leur apporter quelques touches afin que tout soit parfait », a-t-il ajouté. A l’Ecole primaire publique de Tanto dans le 1er arrondissement de Cotonou, le constat reste le même. Toutes les conditions sont réunies pour un bon déroulement des épreuves écrites du Cep. Dans la classe de Cm2, groupe A ce mercredi 1er juin, les apprenants sont soumis à des exercices de mathématiques et répondent à cœur joie aux questions du maître, Séraphin Hounkanrin. Dans cette école, tous les enseignants des groupes A, B, C et D ont aussi déjà achevé les programmes. Les jours restants sont consacrés aux séances de mise au point. «Nous préparons correctement les enfants afin qu’ils soient mieux aguerris pour aller composer», a-t-il fait savoir. Son collègue du groupe B ne dira pas le contraire. Méthode Akuesson révèle que ces séances de révisions se poursuivront jusqu’au vendredi prochain où les élèves recevront les dernières consignes avant le mardi suivant, jour de l’examen. Derniers réglages Du côté du gouvernement, toutes les dispositions sont prises pour la bonne tenue de l’examen. 226 676 candidats sont inscrits dont 119 547 garçons et 107 129 filles. Ils sont répartis dans 774 centres de composition sur l’ensemble du territoire national. Quant aux épreuves artistiques et sportives, les candidats seront évalués en dessin pour le compte de l’épreuve d’Education artistique (Ea) et en Endurance/Lancer de balle pour celle de l’Education physique et sportive (Eps). Ces disciplines ont été tirées au sort, vendredi 6 mai dernier, à la direction départementale des Enseignements maternel et primaire de l’Ouémé, à Porto-Novo. Martin Luther Adéromou, directeur départemental des Enseignements maternel et primaire du Littoral, affirme qu’après les examens blancs qui sont déjà passés, les remédiations vont se poursuivre. Tout en exhortant les enseignants à mettre l’accent sur les dernières notions essentielles aux apprenants, il demande à ces derniers d’être particulièrement attentifs et de bien suivre les conseils qui leur seront prodigués. « Ce n’est pas le moment de veiller, mais il faut chaque fois aller au lit très tôt afin de pouvoir bien récupérer». Martin Luther Adéromou invite les parents à prendre soin des enfants et à veiller à leur alimentation et repos. « Tout ceci étant fait, nous croyons que, par la grâce de Dieu, tout se passera bien », dit-il. Par cette période de pluie, Richard Houndjo, directeur de l’école primaire publique Charles Guillot de Zongo, a invité les parents à protéger les enfants contre les moustiques afin d’éviter les petits malaises qui surviennent avant et pendant l’examen. Education 02 juin 2022


Désignation du successeur du roi de Kouandé: plaidoyer pour lever la suspension du processus
  Le processus de désignation du successeur du roi de Kouandé décédé en novembre 2021 enregistre quelques contestations dans le rang des candidats. Pour éviter des troubles à l’ordre public, l’autorité préfectorale de l’Atacora suspend le processus. Mais les acteurs traditionnels plaident pour la levée de la suspension. Le collège électoral devant choisir le successeur du roi de Kouandé, Bagana Sorou II décédé en novembre 2021 plaide pour la relance du processus. Suite aux contestations de certains candidats au trône, le préfet de l’Atacora a suspendu le processus de désignation du successeur du roi de Kouandé, par souci de maintien de l’ordre public. Dans sa correspondance n°035f-Sg-Cm-Sa en date du 29 mars 2022, l’autorité préfectorale a indiqué que cette contestation n’est pas de nature à préserver la paix. L’arrêté préfectoral a pour objectif d’éviter des troubles à l’ordre public au regard des réactions de certains camps, dans le cadre de la désignation du nouveau roi de Kouandé qui devrait intervenir depuis mars 2022. Cette situation a amené les sages du conseil électoral à tenter des médiations auprès de l’autorité pour la relance du processus. Ce collège présidé par Sa Majesté Fô Sounon, l’adjoint direct du roi Bagana Sorou II, rassure dans une correspondance au préfet que ces réactions contestataires rassurent de la vitalité du processus. « Les contestations et les désaccords sont dans l’ordre normal des choses dans ce genre de processus. Ils participent de la vitalité de la course au trône dans la culture bariba. Les membres du collège électoral que nous sommes savons judicieusement et sans ambages celui qui sera désigné à l’issue du processus, car, ne siègent au sein de cet organe que des sachants et des personnes ressources qui incarnent la mémoire de la tradition. Par voie de conséquence, nous vous promettons fermement de mobiliser nos énergies et de prendre nos responsabilités pour conduire le processus sans anicroche », plaide-t-il. Sa Majesté Fô Sounon apprécie la préoccupation du préfet pour la paix sociale et la sécurité et adhère à sa prudente démarche. Culture 02 juin 2022


Développement durable: des jeunes s’engagent pour le bien-être des populations à la base
  Pour l’association Mam@ki, la journée du dimanche 29 mai était bien chargée à Parakou. A peine les membres de ses organes élus, puis l’installation officielle de son bureau national actée, elle s’est mise à pied d’œuvre pour le bien-être des populations à la base. Grande était, dimanche 29 mai dernier à Parakou, la mobilisation des membres de l’association Mam@ki. Outre la lecture, l’amendement et l’adoption des textes fondamentaux de l’association, ils ont également procédé à l’installation de leur bureau national. Leur objectif principal est d’avoir, à l’horizon 2030, plusieurs personnes impactées, transformées, autonomes et épanouies, vivant dans un environnement sain et travaillant activement pour le développement durable du Bénin, avec des répercussions objectives et perceptibles. Pour y parvenir, ils comptent former des ambassadeurs sur les questions de leadership, de développement personnel, de l’entrepreneuriat, de la promotion du genre et de la protection de l’enfance, de l’éducation, de l’assainissement, de la vie associative, de l’autonomisation professionnelle. C’est pour les répartir en équipes, à raison de 25 ambassadeurs actifs dans chaque commune du Bénin et 50 pour chacune des villes stratégiques comme Parakou, Djougou, Malanville, Bohicon, Cotonou, Porto-Novo et Abomey-Calavi. Le bureau de l’association est présidé par Moufid Sobabè Assouma. Il est appuyé par une équipe dont la secrétaire générale et le trésorier général sont respectivement Mendelle Béhanzin et Moucharaf Alidou. Pour ne pas décevoir la confiance placée en eux, ils ont promis d’être à la hauteur de la tâche qui leur a été assignée. Ils ont rappelé la vision de ce creuset de jeunes dont la mission essentielle est de contribuer au bien-être des populations à la base. L’ambition, c’est de vivre épanouis en parfaite santé dans un cadre de vie sain, en vue de participer efficacement au développement durable de la communauté. «C’est notre contribution pour accompagner l’Etat central, les collectivités locales à la base», ont-ils insisté. « La démarche sera une démarche adaptable, flexible et surtout participative», a assuré le président Moufid Sobabè Assouma. Avec les membres de l’association, ils ont ensuite pris l’engagement de fédérer leurs énergies afin de pouvoir développer et impacter leur génération. En effet, c’est le 29 août 2021 que se sont déroulés le lancement et la présentation de l’association. Et neuf mois après, il y a eu l’installation officielle des membres de son bureau national. Région 02 juin 2022


Mise en terre des plants performants d’anacardiers: une prévision de 20 000 hectares pour booster la filière
  La 38e édition de la journée nationale de l’arbre est marquée par le lancement de la campagne nationale de mise en terre des plants performants d’anacardiers à Birni dans la commune de Kouandé, hier mercredi 1er juin. Cette activité du ministère de l’Agriculture, de l’Élevage et de la Pêche (Maep) à travers les Agences territoriales de développement agricole (Atda) a permis de mettre en terre des plants d’anacardiers sur un site de 2,72 hectares. « Pour la campagne 2022-2023, il est prévu la mise à disposition des producteurs d’anacarde de 2 000 000 plants performants de cajou pour la création de 20 000 hectares de nouvelles plantations dans quarante-trois communes productrices d’anacarde et la réhabilitation de 70 000 hectares d’anciennes plantations », a informé le colonel Sylvestre Fandohan, conseiller technique à la recherche en agriculture et alimentation, représentant Gaston Dossouhoui au lancement de la campagne à Birni. Il est envisagé la production de 300 000 tonnes de noix brutes de cajou, la transformation de 50 % de la production nationale, l’installation de 60 000 hectares de nouvelles plantations, la réhabilitation de 250 000 hectares d’anciennes plantations. Mieux, le Pag 2 prévoit la création de 500 000 hectares de plantation d’anacardier d’ici cinq ans. Dans ce cadre, le Bénin met en œuvre avec le soutien de la Banque mondiale, le Projet d’appui à la compétitivité des filières agricoles et à la diversification des exportations (Pacofide). Son objectif est d’améliorer la compétitivité et l’accès au marché des exportations pour les chaînes de valeur ciblées des filières d’intervention, dont l’anacarde. Hier, au lancement de la campagne, des plants performants d’anacardiers ont été mis en terre sur un site de 2,72 hectares à Birni dans la commune de Kouandé. Il s’agit d’un site modèle qui va servir d’exemple pour la forte production d’anacardier. Selon Samuel Akpovi, représentant de la coordonnatrice du Pacofide, le gouvernement du Bénin a retenu la filière anacarde comme une filière à haute valeur ajoutée pour contribuer non seulement au développement économique et social du pays, mais aussi pour atténuer les effets pervers des changements climatiques. Il indique qu’environ 300 000 plants sont déjà certifiés et réceptionnés par le projet du 16 au 22 mai 2022. L’anacarde, d’après lui, est une culture pérenne, une source potentielle de création d’emplois, de richesse et de réduction de la pauvreté en milieu rural. Ainsi, le projet entend concrétiser les ambitions du gouvernement et combler les attentes des producteurs en termes d’augmentation de rendement, de revenu et d’amélioration des conditions de vie des populations. L’Atda pôle 2, en charge de la filière, contribue à 18 % à la production nationale après le pôle 4 et Kouandé est une commune par excellence dans le pôle. Selon Yérima Bori Bata, l’anacarde devient la deuxième spéculation sur laquelle le gouvernement du Bénin compte et prévoit des projets et programmes pour accompagner cette filière dans l’atteinte des objectifs. Il préconise la production d’anacardier pour régénérer la végétation que les pratiques culturales ont dévastée. Sanni Didier Kouandé-Sounon, maire de Kouandé a, pour sa part, constaté que sa commune compte déjà 405 hectares du projet et les producteurs ont prévu de doubler la superficie. Environnement 02 juin 2022


Célébration de la journée nationale de l’arbre: la tradition respectée dans le Borgou
  A l’instar des autres départements du Bénin, le Borgou a sacrifié à la célébration, ce mercredi 1er juin, de la 38e Journée nationale de l’arbre. L’occasion a permis de faire le point de la précédente édition, en termes de plants ayant survécu, au niveau des communes. Dans le Borgou, c’est au Ceg Guéré, commune de Bembèrèkè, que les manifestations officielles de la 38e Journée nationale de l’arbre, ce mercredi 1er juin, ont eu lieu sur le plan départemental. L’évènement couplé avec la campagne nationale de reboisement a été placé sous la présidence du préfet Djibril Mama Cissé. Ce dernier avait à ses côtés le chef de l’Inspection forestière du Borgou, le lieutenant-colonel Vincent de Paul Béhanzin. Ensemble avec les membres de la Conférence administrative départementale du Borgou, ils ont mis plusieurs plants en terre. Les populations des autres communes du département ont également sacrifié à la tradition. C’est le cas à Parakou où le site choisi cette année pour la mise en terre des plants est à Baka-Sud, dans le 2e arrondissement. «C’est un site qui est préparé pour devenir une forêt communale », a expliqué le responsable de la section communale des Eaux, Forêts et Chasse de Parakou, le capitaine Florentin Comlan Akobi. « Valorisation des essences autochtones pour une économie verte durable », tel est le thème retenu pour la célébration de cette année. Il encourage la promotion de certaines espèces végétales locales dont la résilience, pour avoir survécu à l’ère du temps en dépit des effets du changement climatique, n’est plus à démontrer. Malheureusement, elles sont en voie de disparition. Ainsi, que ce soit à Bembèrèkè ou dans toutes les sept autres communes du Borgou, la priorité a été accordée aux essences Adansonia digitata communément appelée Baobab, Ceiba pentandra connue sous le nom du Kapokier, Khaya senegalensis ou Caïlcédrat et Gmelina arborea ou Mélina. Ce fut également l’occasion, pour faire le point par rapport à l’entretien des plants mis en terre pour la précédente édition de ladite journée. Au niveau de l’Inspection forestière du Borgou, le travail effectué dans ce sens révèle un taux de survie estimé à 75 %. «Les taux de réussite obtenus dans le département sont divers. Le plus fort taux a été enregistré à Sinendé. Il est de 92 %. Le plus faible qui est de 47 % a été observé à Tchaourou», a informé le lieutenant-colonel Vincent de Paul Béhanzin. Il lie les 25 % qui n’ont pas survécu, soit au passage des feux de brousse, à la transhumance, au manque d’entretien, soit aux poches de sécheresse enregistrées, sans oublier l’incivisme des populations. Environnement 02 juin 2022


Célébration de la journée nationale de l’arbre: valorisation des essences autochtones
C’est le palais royal de Houégbadja dans la ville historique d’Abomey qui a accueilli cette année la célébration de la journée nationale de l’arbre. C’était hier mercredi 1er juin. Une célébration présidée par la directrice de cabinet du ministère du Cadre de vie, Jeanne Akakpo Adanbiola, et le chef d’état-major général des Armées, le Gl Fructueux Gbaguidi. A cette 38e édition, le thème retenu est « Valorisation des essences autochtones pour une économie verte durable ». La journée nationale de l’arbre (Jna) est organisée par la direction générale des Eaux, Forêts et Chasse qui a pour mission d’organiser et d’animer les campagnes nationales de reboisement et de célébrer les différentes journées nationales et internationales relatives au secteur forestier. L’objectif de ces actions est d’inciter les populations à gérer durablement les ressources forestières. Hier à Abomey, le directeur général des Eaux, Forêts et Chasse, Rémy Hêfoumè, a fait un bilan exhaustif des Jna passées. Durant la campagne écoulée, la production globale de plants, toutes essences confondues, est de 38 327 237. Les essences majoritairement produites sont le Teck, l’Acacia, le Gmelina, l’Eucalyptus et le Khaya. Au titre de la 37e Jna, 145 730 plants, toutes essences confondues, dont des essences autochtones de grande valeur économique, ont été mis en terre dans le pays sur une superficie totale de 95,125 hectares et 25 450 mètres linéaires. La directrice de cabinet du ministère du Cadre de vie, Jeanne Akakpo Adanbiola, fait observer qu’avec la décennie 2021-2030 dédiée à la restauration des écosystèmes forestiers, il importe de prendre des résolutions qui garantissent une durabilité des actions entreprises. C’est pourquoi, le thème de cette année est intitulé « Valorisation des essences autochtones pour une économie verte durable ». Ce thème traduit la volonté du gouvernement d’orienter davantage son choix vers les essences autochtones pour asseoir une économie verte stable et prospère. En effet, il est démontré que les essences autochtones sont les plus résilientes face aux effets néfastes des changements climatiques. Lutter durablement contre les changements climatiques consisterait, entre autres, à faire la promotion de ces essences dans le reboisement et l’utilisation des produits forestiers ligneux et non ligneux. Car les écosystèmes sains et efficaces renforcent la résilience naturelle face aux effets néfastes du changement climatique et réduisent la vulnérabilité des personnes. La valorisation des essences autochtones consiste également à donner davantage de plus-value aux biens et services qu’elles procurent à travers le développement de nouvelles chaines de valeur. Environnement 02 juin 2022


Compte rendu du Conseil des ministres: un plan d’action adopté suite à la tournée gouvernementale sur ‘‘la vie chère’’
Le Conseil des ministres s’est réuni ce mercredi 1er juin 2022, sous la présidence de monsieur Patrice Talon, président de la République. Les décisions ci-après ont été prises : I- Mesures normatives I- 1. Adoption de textes d’application dans le cadre de la mise en œuvre de la réforme structurelle du secteur de la décentralisation. Quatre décrets y relatifs ont fait l’objet de délibération du Conseil. Les deux premiers procèdent à une classification formelle des communes suivant les statuts particulier, intermédiaire ou ordinaire, puis organisent de façon exhaustive, les critères de catégorisation de celles-ci de même qu’ils prévoient la périodicité décennale pour leur évaluation aux fins d’actualisation. Ainsi, sont classées dans la catégorie « communes à statut particulier », celles dont la population est d’au moins 200.000 habitants et qui ont mobilisé, sur une période de trois années consécutives, des ressources propres s’élevant à un milliard de francs Cfa au minimum. Dans la catégorie des « communes à statut intermédiaire», on retrouve celles qui : - soit sont chef-lieu de département ; - soit ont une population d’au moins 100.000 habitants et ont mobilisé de façon consécutive sur les trois ans précédant l’année d’évaluation, des ressources propres s’élevant à 500.000.000 FCfa ; - ou ont joué un rôle prépondérant dans l’histoire du Bénin. Quant aux collectivités territoriales ne remplissant pas ces critères, elles sont classées dans la catégorie des « communes à statut ordinaire». Par ailleurs, les deux autres décrets fixent respectivement : - le cadre général des règlements intérieurs des conseils communaux ; puis - les conditions et modalités de délégation de pouvoirs et de signature du maire au secrétaire exécutif. Le ministre de la Décentralisation et de la Gouvernance locale veillera à la bonne application de ces différents textes. I- 2. Création et approbation des statuts de l’Agence des Systèmes d’information et du Numérique. Depuis 2016, la mise en œuvre des projets du secteur du Numérique relatifs au déploiement du haut et très haut débit, à la dématérialisation, à la sécurité des systèmes d’information et des réseaux, au service universel et à l’extension des réseaux dans les zones rurales ainsi qu’au développement des usages communautaires, a été organisée autour de quatre agences d’exécution que sont : - l’Agence du développement du numérique (Adn) ; - l’Agence des services et systèmes d’information (Assi) ; - l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (Anssi) ; - l’Agence béninoise du service universel des communications Electroniques et de la poste (Absucep). Les besoins d’optimisation de cette architecture, en lien avec l’opérationnalisation de la Société béninoise d’infrastructures numériques (Sbin) commandent, pour plus de rationalité, d’efficacité et de cohérence de l’action publique, de procéder à la fusion des quatre agences d’exécution en une seule. Par conséquent, a été adopté le présent décret portant création et approbation des statuts de l’Agence des systèmes d’information et du numérique (Asin), placée sous la double tutelle du ministère du Numérique et de la Digitalisation, et du ministère de l’Economie et des Finances. Le Conseil a, par ailleurs, adopté comme autres mesures normatives, les décrets portant : - convocation du corps électoral en vue de l’élection des membres de l’Assemblée consulaire de la Chambre des Métiers de l’Artisanat du Bénin, première mandature ; - nomination des membres du Conseil d’administration de : ■ l’Agence nationale de Protection civile ; et ■ l’Agence des systèmes d’information et du numérique. II- Communications II-1. Mise en œuvre des recommandations du rapport d’évaluation mutuelle du dispositif national de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme au Bénin. Ledit rapport, sur la base des insuffisances relevées, propose un plan d’action autour de neuf volets stratégiques visant notamment le renforcement du cadre législatif et réglementaire de la lutte, de la politique et des stratégies nationales, des capacités opérationnelles et stratégiques, des capacités d’enquêtes et de poursuite, du contrôle et de la supervision des institutions financières, des systèmes de conformité des entreprises professionnelles non financières ainsi que de la lutte contre le financement du terrorisme. Le Conseil s’est donc prononcé en faveur de la mise en œuvre de ce plan d’action dont le ministre de l’Economie et des Finances suivra l’exécution rigoureuse. II- 2. Organisation des élections des membres de l’Assemblée consulaire de la Chambre des métiers de l’Artisanat du Bénin, première mandature. Après l’adoption du décret n° 2022-193 du 23 mars 2022 portant régime électoral à ladite chambre, qui fixe les règles applicables à l’élection de ses membres, l’étape suivante est la mise en place effective de cet organe. Véritable établissement public à caractère professionnel, il a pour mission la défense, la représentation, la protection et la promotion des intérêts des artisans et des entreprises artisanales auprès des collectivités locales, des instances nationales, sous-régionales et internationales. C’est pour assurer sa mise en place prochaine que le Conseil a autorisé la tenue des élections le dimanche 24 juillet 2022, en vue de la désignation de ses quatre-vingts (80) membres puis de leur installation. II- 3. Compte rendu de la tournée gouvernementale d’information et de sensibilisation des populations sur la conjoncture économique. Organisée du 12 au 24 mai 2022, cette tournée a permis d’engager des échanges directs avec les populations, de les informer sur les faits générateurs de la conjoncture actuelle ainsi que des réponses apportées par le Gouvernement, puis de les sensibiliser sur les réflexes à développer en pareil contexte. A l’issue de la tournée, les délégations gouvernementales ont recueilli environ 1 100 doléances et préoccupations formulées par les populations sur toute l’étendue du territoire national. Certaines d’entre elles sont directement liées à la cherté de la vie cependant que d’autres sont d’ordre structurel ou spécifique. Le Conseil a approuvé ce compte rendu et, sur la base des suggestions recueillies, instruit les ministres aux fins de prendre diverses mesures. Il s’agit : - du ministre d’Etat, ministre du Développement et de la Coordination de l’action gouvernementale, en collaboration avec l’ensemble des ministres, à l’effet d’organiser sur une base annuelle, une campagne d’information et de sensibilisation des populations sur les mesures et actions du gouvernement ; - du même ministre, aux fins de prendre les mesures appropriées, en collaboration avec le ministre de l’Industrie et du Commerce et le ministre chargé de la Décentralisation, pour mutualiser les ressources des directions départementales en vue d’une intensification des contrôles de prix et l’application des mesures répressives conformément à la loi ; - du ministre de l’Industrie et du Commerce, en collaboration avec le ministre de l’Economie et des Finances, pour fixer par arrêté, le plafonnement du prix de vente au détail de la farine de blé au consommateur final, sur toute l’étendue du territoire national. Les mêmes ministres prendront un autre arrêté concernant le prix du ciment. Des contrôles seront renforcés et tout contrevenant se verra appliquer les textes en vigueur puis, le cas échéant, suspendu du circuit de distribution du ciment. Par ailleurs, le ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche est instruit, en lien avec les sociétés de distribution, à l’effet de créer des magasins de cession des intrants vivriers dans toutes les 77 communes. Le même ministre, en plus de ceux chargés de la Sécurité publique et de la Décentralisation, et en collaboration avec le Chef de mission de surveillance et de sécurisation des espaces de transhumance pastorale puis avec le Haut- Commissaire à la sédentarisation, organisera une mission d’information et de sensibilisation sur le programme de sédentarisation et veillera à son accélération. En outre, dans le secteur de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, le ministre fera rétablir les rations normales de restauration dans les différents campus universitaires et prendra toutes les dispositions utiles pour le paiement du solde des primes de rentrée et des primes pédagogiques aux bénéficiaires. Dans la même logique de prise en compte des doléances exprimées, le ministre du Numérique et de la Digitalisation, de concert avec le ministre chargé de l’Enseignement supérieur, veillera à finaliser les tests sur les 10 sites universitaires concernés par la 1re phase de mise en œuvre du projet de Réseau béninois d’Education et de Recherche afin de les rendre fonctionnels à la rentrée universitaire 2022-2023. Enfin, le ministre d’Etat, ministre du Développement et de la Coordination de l’action gouvernementale, avec le coordonnateur du Bureau d’analyse et d’investigation et tous les ministres concernés, conviendront d’un plan d’action précis et géolocalisé de réponses à l’ensemble des préoccupations structurelles et spécifiques enregistrées au cours de la tournée. III. Rencontres et manifestations internationales. Le Conseil a autorisé l’organisation au Bénin : - en juin 2022, d’un colloque régional par la Cour constitutionnelle et la Cedeao, sur le thème « Les relations entre les juridictions constitutionnelles et les juridictions communautaires»; - du 13 au 17 juin 2022, du 7e Atelier régional des Centres d’excellence d’Afrique pour l’impact sur le développement ; - du 30 juin au 2 juillet 2022, du 7e Congrès statutaire et de l’Assemblée générale de l’association des hautes juridictions de cassation des pays ayant en partage l’usage du français ; ainsi que - la participation du ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche à ses réunions statutaires et autres rencontres à l’extérieur, au titre de l’année 2022. IV. Mesures individuelles Les nominations suivantes ont été prononcées, sur proposition des ministres respectifs.  Ministère de la Décentralisation et de la Gouvernance Locale Directeur général du Centre de Formation pour l’Administration locale Monsieur Christian Raoul Kouthon  Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique Conseiller technique aux activités académiques, de recherche et à l’innovation Monsieur Philippe Laleye Conseiller technique à la digitalisation et au suivi des projets E-éducation Monsieur Maxime Hinson Conseiller technique au suivi des réformes institutionnelles, des infrastructures et équipements universitaires Madame Armèle Fidèle Anihouvi Gayet Conseiller technique à la promotion de l’entreprenariat, du partenariat et du dialogue social Madame Rosalie Worou Directeur de la Planification, de l’Administration et des Finances Monsieur Yaï Narcisse Agani. Fait à Cotonou, le 1er juin 2022, Le secrétaire général du gouvernement, Edouard Ouin-Ouro Actualités 02 juin 2022


Mission de prospection: une délégation de la Haute Cour de justice bientôt en France
  Une délégation de la Haute Cour de justice (Hcj) du Bénin se prépare à se rendre dans les tout prochains jours en mission en France. Elle se rendra dans l’Hexagone pour s’enquérir des réalités de son homologue français notamment la Cour de justice de la République en matière de jugement des hautes personnalités de l’Etat et s’en inspirer éventuellement dans le cadre de la réforme visant à concrétiser la fonctionnalité juridictionnelle de l’institution. En prélude à ce voyage, la présidente de la Haute Cour de justice, Cécile Marie José de Dravo Zinzindohoué, s’est entretenue, hier mercredi 1er juin à son cabinet, avec l’ambassadeur de France près le Bénin, Marc Vizy. Ce dernier s’est réjoui de l’audience qui lui a permis de visiter pour la première fois les locaux de la Hcj à Porto-Novo depuis sa prise de fonction au Bénin, mais surtout d’échanger sur la préparation et les modalités pratiques de cette mission prochaine dans son pays. Puisque le bon séjour de la délégation dans l’Hexagone nécessite que des rendez-vous soient pris d’avance. « La Haute Cour de justice du Bénin est un peu ralentie dans son fonctionnement par des lourdeurs peut-être administratives et juridiques », relève Marc Vizy. Ce voyage s’inscrit donc dans le cadre des nombreuses initiatives de la présidente de la Hcj qui reste très préoccupée par la situation de son institution qui n’a reçu ni jugé jusqu’ici aucun dossier depuis sa création. Cette mission pourrait être le début de réflexion sur d’autres formes de partenariat devant venir en appui au projet de réforme, entrevoit l’ambassadeur de France près le Bénin. Un expert français, assure-t-il, pourrait venir au Bénin travailler avec la Hcj pour faciliter et accélérer la concrétisation de la réforme visant à lever les goulots d’étranglement en cause. Le diplomate français a été reçu en audience, hier, avec deux de ses collaboratrices. Il faut signaler qu’aux termes de la Constitution française, la Cour de justice de la République est compétente pour juger les membres du gouvernement en l’occurrence le Premier ministre, les ministres et les secrétaires d’Etat ; lesquels sont pénalement responsables des actes commis dans l’exercice de leurs fonctions, qualifiés de crimes ou délits au moment de leur commission. Les infractions n’ayant aucun lien avec la conduite de la politique de la nation sont du ressort des juridictions pénales de droit commun. La Haute Cour, quant à elle, est l’unique juridiction qui peut juger le président de la République française « en cas de manquement à ses devoirs incompatibles avec l’exercice de son mandat ». Au Bénin, les compétences de ces deux juridictions françaises sont dévolues à la Haute Cour de Justice.   Actualités 02 juin 2022


An 1 sous Talon 2/ Cadre de vie: de grands pas franchis pour l’amélioration
  L’aménagement du territoire, l’assainissement du cadre de vie ou la protection côtière, le Bénin améliore ses performances dans tous les compartiments de l’environnement. José Tonato, ministre du Cadre de vie et du Développement durable, l’a fait savoir, hier, sur l’émission « le Gouvernement en action » consacrée au bilan de l’an 1 sous Talon 2. La construction des logements sociaux, la mise en œuvre du programme d’assainissement pluvial de la ville de Cotonou, la construction des marchés, le vote de lois en faveur de la protection de l’environnement. La liste n’est pas exhaustive, selon José Tonato, ministre du Cadre de vie et du Développement durable. A l’heure du bilan de l’an 1 du second quinquennat de Patrice Talon dans son secteur, il assure que les fruits tiennent la promesse des fleurs avec la poursuite des chantiers en cours et le lancement de nouveaux projets. Dans le domaine des logements sociaux, il explique que les travaux se poursuivent. « C’est le programme emblématique du cadre de vie. Habiter chez soi pour le Béninois est fondamental. C’est la première fois que depuis 60 ans, on aborde de façon globale l’habitat dans son sens d’apport du foncier, du financement, des infrastructures, et de l’unité de logement réalisé selon les normes internationales », soutient le ministre Tonato. Les logements sociaux seront livrés à un taux de 3,5 % remboursable sur 17 ans sans apport initial et ceux économiques 6,5 %. Le projet de construction des marchés suit également son cours. « Nous avons dit zéro éléphant blanc. Donc, on se donne tous les moyens pour que, lorsqu’il y a des difficultés, on puisse trouver les solutions durables pour l’atteinte des objectifs. Le président Talon a bien vu le rôle que jouent les urbains dans la structuration du développement, et surtout dans l’économie de la ville », a-t-il indiqué. Par rapport aux marchés en cnstruction, il a montré qu’ils sont des équipements de rencontre, de commerce. Ce sont les points de régulation des échanges à l’intérieur du pays comme vis-à-vis de l’extérieur. Et sur les neuf marchés en construction à Cotonou, c’est plus de 7 000 places contre les 1 700 recensées avant le démarrage du projet. « Ça veut dire que nous avons vraiment anticipé sur le développement, sur un certain nombre d’infrastructures qui seront déplacées bientôt dans l’agglomération de Cotonou, tel que le marché Dantokpa », a clarifié le ministre Tonato. On retiendra aussi que la première phase de construction des 20 marchés coûte globalement 89 milliards F Cfa. Le ministre du Cadre de vie et du Développement durable assure aussi que l’assainissement se poursuit à travers le projet Asphaltage qui est un programme d’amélioration de la voirie et de l’assainissement à Cotonou et dans les principales villes du Bénin. Pour lui, au-delà de l’infrastructure, c’est un programme d’amélioration de la mobilité urbaine, de la circulation dans nos villes, et donc de dynamisation de l’économie. « Nous avons prévu de faire 195 km dans la phase A sur les 9 villes concernées. Mais nous avons fait pratiquement 205 km malgré les difficultés, notamment la pandémie du coronavirus... », a déclaré le ministre Tonato tout en rappelant le démarrage du Programme d’assainissement pluvial de Cotonou (Papc) d’un montant de 264 milliards de francs Cfa. Selon le ministre, Cotonou sera définitivement hors de l’eau d’ici 2026, et les inondations seront conjuguées au passé, après la gestion efficiente de la question relative à l’érosion côtière. « On se rend compte qu’en 5 ans, on a aménagé plus de voies que ces dernières années », a indiqué le patron du Cadre de vie. Actualités 02 juin 2022


1561 - 3198