La Nation Bénin...
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Les professionnels des médias accrédités à l’Assemblée nationale étaient, vendredi 6 mars dernier, au domicile du député Edmond Zinsou dans la commune d’Adjarra. Ils ont été invités par ce dernier à partager un repas avec lui en signe de reconnaissance à l’important travail qu’abat la presse parlementaire aux côtés des députés béninois.
C’est la fin de mandature que le député Edmond Zinsou a choisie pour rendre hommages à la presse parlementaire. Et pour le faire, il a opté pour un déjeuner de presse qu’il a organisé à son domicile dans la commune d’Adjarra. L’élu de la 19e circonscription électorale regroupant la municipalité de Porto-Novo et les communes de Sèmè-Podji, Adjarra et des Aguégués a témoigné toute sa reconnaissance à l’immense travail qu’abattent les professionnels des médias au Parlement.
«Vous êtes incontournables dans les activités de l’Assemblée nationale. Les populations, nos mandants, sont informés de nos décisions et de nos actes grâce à vos comptes rendus et commentaires dans vos organes de presse respectifs», a souligné le député Edmond Zinsou avant de préciser qu’il ne s’agit pas de fleurs jetées à la presse parlementaire d'une réalité. Et cette réalité est partagée par l’ensemble des députés à l’Assemblée nationale dont particulièrement le président Mathurin Nago qui n’a jamais cessé de le souligner.
Il a invité la presse béninoise toute entière à maintenir le cap afin qu’elle continue d’œuvrer pour le développement du Bénin comme elle le fait si bien depuis la Conférence nationale de février 1990.
Edmond Zinsou reconduit quatrième titulaire sur la liste PRD aux prochaines législatives a invité la presse parlementaire à accompagner sa formation politique dans ses ambitions de rafler tous les cinq sièges en jeu dans la 19e circonscription électorale. Selon lui, le PRD ne compte plus rien laisser aux autres listes en compétition avec lui comme c’était le cas lors des législatives de 2011 aux termes desquelles le parti a obtenu quatre sièges; le cinquième étant allé aux FCBE.
Pour Edmond Zinsou, le PRD s’est déjà organisé pour faire carton plein et reprendre ce cinquième siège au soir des élections législatives prévues pour le dimanche 26 avril prochain. Ce défi est d’autant plus facile à relever avec le positionnement du leader charismatique Adrien Houngbédji, président du PRD, comme tête de liste dans la 19e circonscription électorale, insiste Edmond Zinsou.
Au nom du Réseau des journalistes accrédités au Parlement (REJAP), le président Gaspard Adjamonsi a salué l’initiative prise par le député Edmond Zinsou de communier avec la presse parlementaire autour d’un repas. Il a invité l’ensemble des autres députés à aller à l’école de l’élu PRD pour ce genre de retrouvailles entre journalistes accrédités au Parlement et députés. Toutes choses qui permettront à la presse parlementaire d’approfondir certaines décisions des députés afin de mieux informer à son tour les populations, a plaidé Gaspard Adjamonsi.
Actualités 09 mars 2015

Le Bénin ne finit pas de se vendre à travers ses fils et filles (surtout), si non à travers la richesse de sa culture tout simplement. L’une des dernières initiatives en date et qui d’ailleurs ne manque pas de susciter admiration, c’est bien le concours de beauté dénommé «Miss Bénin France Europe». A la première édition qui aura lieu le samedi 6 juin prochain, treize finalistes tenteront de gagner la couronne. L’idée initiale était de respecter l’esprit des 12 départements du Bénin en sélectionnant 12 candidates pour l’élection finale mais à l’arrivée, 13 sont dans les starting-blocks. Et c’est pour mieux comprendre l'événement et le situer par rapport aux initiatives sœurs que nous avons échangé avec Ezin Pierre Dognon, l’un des organisateurs !
La Nation : D’où est partie l’organisation d’un tel évènement ?
Ezin Pierre Dognon : L’idée de cet événement a été émise depuis 2009 par des jeunes Béninois vivant en France et en Europe, qui répertoriaient à l’époque les types d’activités culturelles que pouvait à la fois animer la communauté béninoise et valoriser les cultures du Bénin en Europe. Parmi ces jeunes, il y a Codjovi Tossou à qui ce projet tenait particulièrement à cœur. Afin donc de bien préparer la chose et d'offrir un événement de taille au public, il lui a fallu faire plusieurs analyses et un état des lieux, ceci pendant quatre années. Je n’étais pas encore impliqué en ce moment-là dans les réflexions. Mais une fois décidé, Codjovi Tossou a fait un appel à candidatures pour recruter un professionnel de l’événementiel issu de la diaspora béninoise en France afin de diriger l’équipe de pilotage. C’est à partir donc de ce moment-là que j’ai été impliqué dans le projet en tant que directeur d’équipe pour la première édition.
En quoi diffère-t-il des autres évènements Miss, notamment Miss Bénin ?
Tout d’abord, l’événement Miss Bénin qui a lieu au Bénin chaque année et Miss Bénin France Europe ne sont pas différents en soi puisqu’il s’agit de la même communauté mais sur deux territoires différents. Les responsables des deux équipes sont en pourparlers afin de créer une vraie complémentarité entre les deux événements. Maintenant, comme cela peut se lire à travers sa dénomination, Miss Bénin France Europe se positionne aujourd’hui comme l’événement culturel le plus fédérateur de toutes les communautés béninoises de France et d’Europe. A ce titre, il a pour objectif, d’une part, de promouvoir la beauté et l’intellect de la femme béninoise ainsi que les cultures béninoises à l’international et d’autre part, de fédérer tous les Béninois vivant en Europe afin de les rapprocher de la mère patrie qu’est le Bénin. De plus, pour la première édition, Miss Bénin France Europe est associé à une cause sanitaire noble qui est donc la lutte contre l’Ulcère de Buruli en Afrique et en particulier au Bénin.
Qu’apporte concrètement cet évènement à la promotion culturelle et à la visibilité touristique du Bénin ?
Le concours en lui-même est une activité culturelle comme je l’ai souligné ci-dessus. Le Bénin rayonnera donc, à travers cette activité, de par sa beauté, son art culinaire, ses rythmes et danses, sa singularité vestimentaire, son patrimoine linguistique, etc., devant une moyenne annuelle de 800 personnes venues de toute l’Europe. En plus de cela, les initiateurs du projet se donnent pour défi de faire une grande communication sur les cultures et patrimoines matériels et immatériels béninois à travers l’événement. Le Bénin en sortira forcément gagnant !
Les évènements estampillés Miss, on le sait pullulent et constituent quoiqu’on dise, une source d’enrichissement pour les initiateurs. Ne pourrait-on pas en dire autant de Miss Bénin France Europe ?
Je suis totalement d’accord avec vous et j’ai eu par le passé à faire la même critique. Seulement, dans le cas des événements Miss qui sont d’entrée orientés vers l’enrichissement personnel, au détriment parfois des pauvres candidates, les organisateurs se mettent généralement par affinité sur le projet et sur un coup de tête d’un soir. Mais le cas de Miss Bénin France Europe, et comme je vous l’ai dit ci-dessus, les initiateurs du projet l’ont confié à une équipe que je dirige avec un cahier de charges bien défini et hautement suivi de près. Cela implique systématiquement une reddition de comptes. De plus, étant donné que chaque édition de Miss Bénin France Europe sera associée à une cause sociale, le financement des projets dans le cadre de ces causes sera pris en charge partiellement par les retombées de l’activité.
Que vend concrètement le Bénin à travers cet évènement ?
En plus de tout ce que j’ai cité en réponse à une des questions précédentes, le Bénin vendra à travers l’événement Miss Bénin France Europe, l’unification de ses citoyens, la richesse et la diversité de sa culture.
Pourrait-on faire un lien entre votre initiative et Miss Bénin?
Comme je l’ai dit dans d’autres interviews, il s’agit de deux entités différentes qui peuvent être complémentaires pour deux raisons : premièrement, nous travaillons tous les deux pour la valorisation de la culture et le rayonnement du Bénin au plan national et international. Deuxièmement, nous avons entamé des démarches afin de donner l’opportunité aux filles issues de la diaspora béninoise et élues Miss Bénin France Europe d’aller se présenter au concours Miss Bénin au Bénin. Ces deux raisons vous apprennent largement la complémentarité naturelle entre les deux événements.
Que gagne la jeune fille béninoise, déjà assez préoccupée par les conditions de vie à l’extérieur de son pays, à s’engager dans une telle aventure ?
La première Miss Bénin France Europe, aura de nombreux avantages dont l’opportunité de suivre une formation exclusive de mannequinat, de coaching et de management dispensée par l’agence de Shaune Ollison, première noire Miss Californie 2000 et d’autres agences. Elle aura également l’honneur d’être la première Miss de la diaspora béninoise en Europe et bénéficiera d’une visibilité et de nombreux privilèges au-delà de la taille de cette diaspora.
Elle deviendra une icône qui fera valoir et reconnaître la culture et les valeurs d'un grand pays comme le Bénin en Europe et à l'international. De plus, elle sera tout au long de son mandat, une ambassadrice reconnue de la lutte contre l'ulcère de Buruli et bénéficiera d’une formation en montage de projet et de recherche de financement. Ensuite, elle séjournera au Bénin pendant environ 30 jours (tous frais à charge de l’équipe d'organisation) afin de rencontrer les personnalités de l’Etat béninois, de mener des actions médiatiques, de rencontrer des malades de l’ulcère de Buruli en guise de repérages pour les projets liés à cette maladie. Par ailleurs, elle bénéficiera d’une bonne visibilité dans plusieurs médias en tant que Miss Bénin France Europe, lors des plus grands événements de la communauté béninoise en Europe. Bien évidemment en plus de tout ceci, la Miss remportera plusieurs lots alléchants pouvant ravir toute jeune femme.
Culture 09 mars 2015

Le groupe ATL s.a. a procédé, vendredi 6 mars dernier sur l’esplanade du stade de l’Amitié à Kouhounou, au lancement de son camion podium qui apporte de nombreuses innovations dans le monde de l’évènementiel au Bénin. C’était à la faveur d’une soirée exceptionnelle riche en couleurs et agrémentée par plusieurs artistes accompagnés par Africa Mélo.
Avec la mise en service par ATL s.a. de son camion podium, depuis vendredi 6 mars dernier à Cotonou, il y a du nouveau dans le monde de l’évènementiel au Bénin. D’une longueur de 18 m pour une exploitation scénique de 40 m2 sur 65 m2 selon l’activité pour laquelle il est sollicité, que ce soit de jour ou en nocturne, le camion a précédemment été utilisé par l’Armée française. C’est après avoir subi toutes les révisions nécessaires en France, qu’il a été convoyé au Bénin, avec toutes les logistiques pour un usage adéquat et efficient.
Les caractéristiques du camion
Parlant des commodités, une loge climatisée avec douche et autres accessoires pour faire les toilettes et maquillages, y a été aussi aménagée. Il ne s’agit pas d’un container conditionné. C’est une véritable scène ambulante qui en fonction de l’usage, est modulable.
«Il possède une logistique de sonorisation pour gérer un public de 50 à 10.000 personnes et dispose aussi d’un système d’éclairage pour les grandes scènes de spectacle avec des jeux de lumière, sans oublier la lumière froide grâce à la technologie moderne, des robots et des effets spéciaux», a indiqué le président directeur général de ATL s.a., Franck Mègnassan. «Le camion est doté de machines à brouillards pour permettre aux robots qui sont des leds, de dégager des faisceaux pour donner un aspect attrayant à la scène. Il est muni d’un système de captation multi-caméras qui permet de faire de la projection simultanée sur plusieurs écrans géants selon les besoins du client», détaille-t-il. Toutefois, a-t-il averti, le camion podium ne fait pas de caravane. Il est destiné et a été conçu pour les scènes fixes. Son acquisition n’est que le couronnement des 15 ans d’activité de l’agence de communication qui fait partie des quatre départements que compte le groupe ATL s.a.
Des prestations aux prix abordables
Autant d’atouts à l’actif dudit camion qui, par rapport aux prestations à attendre, va susciter une révolution dans le monde de l’évènementiel au Bénin.
Le camion podium mis en service peut être loué pour diverses célébrations ou animation sur toute l’étendue du territoire national, en appelant le 229 21 33 57 44 ou le 97 97 49 09 et en visitant le www.agence-eclat.com. «Contrairement à ce qui se passe ailleurs, nos prix sont abordables et ne sont pas fixes, malgré la modernité de notre camion podium qui est de loin différent de ceux auxquels les populations étaient déjà habituées. Nous voulons faire payer le juste prix aux clients. Nous n’allons pas facturer le même montant à celui qui à un public de 200 personnes à quelqu’un qui en attend plus de 10.000. Il en est de même si l’évènement a lieu le jour ou la nuit», rassure le PDG Franck Mègnassan. «Les élections législatives, municipales, communales et locales sont pour bientôt. C’est un camion fort utilisé pour les campagnes électorales. Nous avons un dynamisme qui nous permet de gérer deux géants meetings au quotidien», a-t-il poursuivi.

Les élus de la Chambre de commerce et d’industrie du Bénin (CCIB) ont tenu, vendredi 6 mars dernier, au siège de l’institution à Cotonou, leur première assemblée de l’année 2015. Cette assemblée générale qui est une étape importante de la vie de la chambre a été une occasion pour valider non seulement le budget prévisionnel et les documents de planification et de programmation mais aussi le plan quinquennal et le plan stratégique de développement 2015-2021 de la mandature que préside depuis treize mois Jean-Baptiste Satchivi.
«A l’horizon 2019, la Chambre de commerce et d’industrie du Bénin est l’institution d’appui au développement et au rayonnement des entreprises du Bénin dans le monde entier. Présente sur toute l’étendue du territoire national, la CCIB est le porte- étendard du savoir-faire béninois à l’international ». C’est la vision de la Chambre de commerce et d’industrie du Bénin dont est titré le fondement du Plan de travail et de développement des activités qui a été validé vendredi dernier par les élus consulaires au cours de la première assemblée consulaire de l’année 2015.
A l’ouverture des travaux, le président de la CCIB Jean-Baptiste Satchivi a rappelé les réalisations qui ont été faites depuis l’installation des élus consulaires il y a 13 mois. Pour lui, la CCIB est inscrite désormais dans une dynamique de gouvernance financière respectueuse des principes et de l’orthodoxie en matière de gestion. A cet égard, le Bureau exécutif qu’il préside a pris les dispositions idoines, en liaison avec le ministère de tutelle.
«Maintenant, nous avons besoin d’engager les réformes en renforçant notre action en matière de service direct aux entreprises, en faisant le choix d’un accompagnement globalisé et plus efficace pour les porteurs de projets, les chefs d’entreprises et les opérateurs économiques, créateurs de richesses et d’emplois», a souligne Jean-Baptiste Satchivi. Pour lui, la politique de la CCIB en matière de formation doit également être rénovée, afin de tendre vers un objectif d’excellence avant la fin de leur mandat.
Un seul objectif
Le président de la CCIB estime que toutes les actions de l’institution, quel que soit le domaine dans lequel elles sont enregistrées, doivent avoir un seul objectif ; dynamiser le tissu économique béninois et offrir aux membres de son institution des possibilités d’accroissement de leurs résultats ou tout le moins de protéger leurs activités. Et pour traduire cet objectif en réalité, estime-t-il, seul un travail en synergie garantira le succès.
Le ministre de l’Industrie, du Commerce, des Petites et moyennes Entreprises Françoise Assogba qui a procédé à l’ouverture des travaux de cette première assemblée consulaire de l’année 2015, a rappelé qu’après les années de léthargie qu’a traversé l’institution consulaire, la tenue d’une première assemblée consulaire en 2014 et la diligence qui a été faite ont permis l’élaboration des différents documents. Ces derniers ont fait l’objet de l’assemblée générale du vendredi dernier. Elle estime qu’au sortir de cette assemblée consulaire, la CCIB se dotera d’une nouvelle chance de renouer avec ses années de gloire.
Pour Françoise Assogba, le Bénin à l’instar des autres pays du monde fait face à une succession de crises cycliques qui fragilisent son économie et inhibent tous les efforts du gouvernement pour juguler leurs impacts sur le bien-être de la population. Toutefois, sans se laisser aller au découragement, le gouvernement, selon elle, s’attèle grâce à des réformes à relancer l’économie béninoise par l’amélioration des facteurs de production, l’amélioration de l’environnement des affaires, le palliatif aux nombreuses défaillances structurelles et conjoncturelles, le tout animé par une politique économique inclusive. Le secteur privé, selon elle, occupe une place de choix dans toutes ces réformes et politiques publiques et est plus que jamais sollicité pour apporter sa contribution à ces efforts louables qu’il faut saluer même si les résultats ne seront perceptibles qu’à moyen et long termes.

Le 8è Congrès panafricain s’est ouvert, hier jeudi 5 février à Accra, capitale du Ghana, en présence du président de la République, Boni Yayi. Ces retrouvailles entendent relancer le projet panafricain rangé dans les placards de l’histoire.
Dr Kwame Nkrumah, premier président du Ghana et chantre du panafricanisme disait ceci: «L’indépendance du Ghana n’a pas d’importance tant que toute l’Afrique n’est pas libre». Ce n’est donc pas un hasard si le 8è Congrès panafricain a choisi de se tenir, la veille de la célébration du 58è anniversaire de l’indépendance du Ghana. Ce grand rendez-vous des hommes et femmes qui se nourrissent encore de l’idéal des pères fondateurs, se veut celui du réveil du projet panafricaniste, mis sous boisseau depuis la tenue du 7è Congrès en 1994 à Kampala en Ouganda. «Notre réunion donnera un nouvel élan à l’idéal des pères fondateurs. Le panafricanisme est le travail des pères pour nous libérer et travailler à notre progrès. Ils ont voulu créer un lien pour atteindre la paix, mettre en place des conditions de vie digne pour nos enfants. Ce combat ne sera fini que lorsque nous serons culturellement et économiquement indépendants», avance John Dramani Mahama, président de la République du Ghana, à l’ouverture des travaux.
Il soutient qu’il y a toujours nécessité de suivre les traces des pionniers en créant l’espoir pour la génération future. La vision de Kwame Nkrumah, dira-t-il, c’est de construire une Afrique unie totalement libérée des influences extérieures, une Afrique qui parle de la même voix. « Il était convaincu que le chemin du développement est celui d’une Afrique unie qui commerce entre elle. Une Afrique qui garantit la libre circulation de ses produits du Cap jusqu’au Caire. Nkrumah n’a pas été convenablement compris de ses pairs. Nous luttons encore des décennies après lui pour réaliser les mêmes choses que lui. Nous sommes en train de le comprendre avec le regain d’activités actuelles au niveau de l’Union africaine », assure-t-il. Mais John Dramani Mahama reconnaît que la lutte pour le panafricanisme est aujourd’hui plus compliquée qu’auparavant car les défis du continent dans ce monde globalisé sont plus complexes. Il croit néanmoins en la jeunesse et à l’héritage dont tout Africain doit être fier.
«L’Afrique a été une grande civilisation qui va au-delà de l’imagination des autres civilisations. Ce continent est celui des Pyramides de l’Egypte, des Bantus, des Grands Empires du Ghana, du Mali. Nous devons apprendre notre civilisation et notre culture et en être fiers», martèle-t-il, arguant que le panafricanisme constitue un front uni qui doit aider les peuples africains à mieux utiliser leur héritage pour définir les voies d’espoir et améliorer leurs conditions. «Nous trainons encore l’héritage de l’esclavage et de l’apartheid et nous devons nous en débarrasser. Nous sommes à une nouvelle phase de notre lutte, celle qui doit pouvoir assurer la dignité à nos peuples. Nous devons être guidés par la vision de l’Afrique que nous voulons», assume le président ghanéen.
Libérer le continent !
Kahinda Otafiire, ministre de la Justice de l’Ouganda, président du Mouvement panafricain, décrie le profil parfait du panafricaniste. « Un panafricaniste, c’est quelqu’un qui croit en la liberté, la justice, le développement du peuple africain y compris ceux de la diaspora. Un panafricaniste doit défendre la cause des Africains et promouvoir leur autodétermination », indique-t-il, prévenant que si rien n’est fait, l’esprit panafricain va s’éteindre. Le défi du mouvement, poursuit-il, c’est d’assurer que les pays africains adoptent des politiques permettant aux Africains de jouir de leurs propres ressources. «Les ressources africaines doivent revenir aux Africains. Cela fait mal de voir des descendants africains se noyer dans la Méditerranée parce que ceux qui occupent des positions de leadership n’ont pas été capables de gérer à bon escient les ressources du continent », s’offusque-t-il. Bien qu’il se réjouisse des progrès économiques accomplis par le continent ces dernières années, il trouve que l’intégration des peuples reste encore un défi. «Nous créons des conditions draconiennes d’obtention de visa d’un pays africain à un autre sur des frontières définies de manière arbitraire par les colons.
Nous n’avons pas de passeport africain qui permette de manifester l’identité africaine. La véritable célébration de la mémoire de Kwame Nkrumah est de savoir que nous n’allons pas continuer à reporter à demain la constitution d’un gouvernement africain », défend-il, saluant au passage la mémoire de Mouammar Kadhafi. Le 8è congrès représente à ses yeux l’instrument idoine pour réfléchir et agir dans le sens de la reconquête de la dignité de l’homme africain et de son droit à une vie décente. Pour lui, la question du rôle du panafricanisme à l’ère de la globalisation doit occuper une bonne place dans les débats car, dit-il, l’Afrique doit gérer efficacement l’équation de son propre développement. Et de conclure : « Nous sommes là pour faire l’inventaire. C’est ici au Ghana que l’appel pour l’indépendance des Africains a été lancé, je crois que c’est ici que le mouvement panafricain sera réactualisé».
L’ouverture du congrès a enregistré la présence du vice-président de la République islamique d’Iran qui préside le Mouvement des non-alignés, d’un envoyé spécial du président algérien Abdel Aziz Bouteflika et du Premier ministre équato-guinéen, Vicente Ehate Tomi, qui ont tous marqué leur adhésion à la renaissance du panafricanisme.
Yayi appelle à sa réinterprétation
Le 8è Congrès résonne pour le président de la République comme un appel à la génération consciente africaine à reprendre le flambeau des pères fondateurs du panafricanisme. « Accra est une étape importante de la marche du peuple africain. L’indépendance du Ghana a été une étape décisive pour le mouvement d’émancipation des peuples africains », souligne-t-il, rendant hommage aux pionniers qui ont, au-delà des clivages politiques et idéologiques, rêvé d’une Afrique unie et intégrée. Il est donc temps, soutient Boni Yayi, de procéder à une analyse rétrospective de la marche du continent vers son émancipation. Le 8è congrès panafricain, précise-t-il, se donne comme mission de créer un cadre d’échanges entre les leaders africains, les intellectuels, la jeunesse et les femmes pour jeter un regard sur les 50 dernières années, scruter l’horizon futur au travers de la vision 2063 de l’Union Africaine, opiner sur la citoyenneté africaine, la libre circulation, et mobiliser les peuples contre le néo-colonialisme. Il appelle à une réinterprétation du panafricanisme du 21è siècle à l’aune des nouveaux défis qui interpellent le continent et ceux de la nouvelle «Afrique que nous voulons».
Le jeu pour lui en vaut la chandelle, tant le besoin pour marquer une pose et redéfinir les bases du panafricanisme est grand. «Je reste persuadé qu’au-delà de nos diversités et de nos divergences, nous saurons aujourd’hui plus que par le passé tirer les enseignements nécessaires de nos succès et de nos échecs pour faire face aux défis qui sont les nôtres pour cette Afrique d’espoir et d’espérance portant les germes d’un monde plus juste», affirme-t-il. Le chef de l’Etat poursuit que progressivement l’Afrique s’emploie à relever des défis économiques, avec une croissance qui a quintuplé ces dix 20 dernières années. Mais il ajoute aussi que beaucoup de défis restent à relever. «Aujourd’hui, il faut unifier les Africains du continent et de la diaspora, en organisant une unité politique, dans le sens d’un partage d’histoire et d’un destin commun», conclut-il.
Le premier congrès panafricain a été organisé en 1919 à Paris, sous l’auspice des chantiers du panafricanisme tels que Williams Dubois et Marcus Garvey. Ce mouvement d’émancipation du peuple africain a inspiré la lutte contre la colonisation, l’indépendance des pays africains et la création de l’Organisation de l’Unité africaine (OUA). Des leaders africains tels que le Ghanéen Kwame Nkrumah, l’Ougandais Julius Nyerere, le Guinéen Sékou Touré, l’Ethiopien Hailé Sélassié, le Sénégalais Cheikh Anta Diop, le Malien Modibo Kéita ou encore l’Egyptien Nasser ont été les chantres du panafricanisme.

Le ministre de l’Economie, des Finances et des Programmes de Dénationalisation, Komi Koutché et le vice-président du Millennium Challenge Corporation pour l’Afrique, Jonathan Bloom, ont procédé, hier jeudi 5 mars, à la signature d’un mémorandum d’entente sur les réformes du sous-secteur Energie électrique au Bénin. La cérémonie s’est déroulée à Cotonou, en présence du coordonnateur de l’Unité de coordination de la formulation du 2e Compact, Samuel Batcho et du ministre en échange de l’Energie, Barthélemy Kassa.
L’objectif du mémorandum d’entente signé hier jeudi, a déclaré Jonathan Bloom, vice-président du Millennium Challenge Corporation pour l’Afrique, est de promouvoir la croissance. «Nous sommes ici pour avancer encore après les résultats enregistrés pour le premier Compact par rapport à l’accès à la justice, au foncier et aux finances», s’est-il réjoui. Pour lui, le manque, l’insuffisance ou la non disponibilité continue de l’électricité demeure une grande entrave à la croissance. «Il y a un programme qui est en train d’être implémenté pour y remédier», a clairement signifié Jonathan Bloom, indiquant qu’une enveloppe de 250 millions de dollars, environ 125 milliards F CFA y sera consacrée. «Ce sera la solution pour ces problèmes ; je reste confiant qu’avec le leadership des ministres ici présents, du coordonnateur de l’UCF/MCA et du président de la République que la vie des populations sera améliorée», a rassuré le vice-président du MCC pour l’Afrique.
S’inscrivant dans cette dynamique, Komi Koutché s’est extasié : «Ce jour est mémorable pour le gouvernement béninois ; je salue les amis américains et tous les autres acteurs qui ont travaillé pour qu’on aboutisse à ces résultats». MCA est un trophée, a fait remarquer le ministre de l’Economie et des Finances qui a poursuivi que le premier Compact a permis de bouger beaucoup de lignes. Le parcours a été long mais enrichissant.
Il y a dans le cadre du mémorandum, des réformes profondes avec des dimensions légales, organisationnelles et relatives aux marchés. «Nous prenons l’engagement que nous allons conduire minutieusement les réformes et ferons tout pour qu’elles aboutissent», a promis Komi Koutché.
Le cadre institutionnel et de politique du secteur de l’énergie réglé
A la suite de la signature du mémorandum, Jonathan Bloom a indiqué que l’accord de principe règle le cadre institutionnel et de politique du secteur de l’énergie. Cela permettra, à terme, d’accroître l’offre d’électricité pour les affaires et les ménages du Bénin, a retenu le vice-président du MCC pour l’Afrique. Cela exige, a-t-il fait remarquer, un cadre et une réglementation des ressources budgétaires pour rendre les investissements durables. Ce qui permettra au gouvernement, selon Jonathan Bloom, d’avancer afin d’éviter les interruptions de fourniture d’énergie électrique. Pour lui, il y aura des réformes qui permettront d’instaurer et de garantir la durabilité des investissements à des fins opérationnelles et techniques. Il sera davantage possible de faire du business dans le secteur, ce qui manquait auparavant, estime-t-il.
Ainsi, la prochaine étape consistera à préciser les investissements en biens réels, les différents types d’unités de production d’électricité à financer, le tout assorti d’encadrement et de chronogramme détaillé pour les 5 prochaines années. Jonathan Bloom a également expliqué que le Conseil d’administration du MCC se réunira entre temps pour entériner les propositions qui sont faites par les experts.

Etudier sur place au Bénin et au Togo et obtenir son baccalauréat américain, c’est possible ! L’Institut supérieur de Management Adonaï, (ISM Adonaï) est le garant de cette offre de formation. La première promotion des étudiants ayant fait cette option, a officiellement reçu, hier jeudi 5 mars, dans les locaux dudit institut à St Jean à Cotonou, leurs parchemins. C’était à la faveur d’une cérémonie simple.
A l’Institut supérieur de Management Adonaï (ISM Adonaï), le slogan, «La marque d’une école prestigieuse» n’est pas un vain mot, mais une réalité tangible ! Ses dirigeants, et au premier rang, son président fondateur, Codjo Charles Kouphin, ne cessent de poser des actes concrets dans ce sens. Le dernier né de la série d’initiatives qui vient porter une fois de plus cette université sous les feux de la rampe est la délivrance du ‘’High School Diploma’’, le baccalauréat américain. Il se présente comme une chance et une opportunité pour les candidats désireux d’avoir un diplôme américain tout en étant au Bénin et au Togo.
Le "High School Diploma" consacre l’aboutissement d’un partenariat que l’institut a conclu avec American University of leadership des Etats-Unis. Dans ce cadre, les modules de formation sont calqués sur le modèle américain. «Les cours sont conçus aux Etats-Unis, dispensés au Bénin sous le contrôle de American University of Leadership, avec les systèmes et calendriers académiques américains, les systèmes d’évaluation et d’examens américains, y compris les papiers académiques…», a expliqué le président fondateur de l’institut, Codjo Charles Kouphin.
Mieux, ces diplômes constituent des sésames et des atouts inestimables pour l’avenir des récipiendaires. «Ils sont une porte ouverte sur les Etats-Unis et le monde. Avec ce sésame, les risques d’expatriation et de séparation d’avec les parents sont supprimés», se réjouit-il.
Autant de privilèges qui traduisent sa satisfaction et sa fierté à faire former des ‘’jet society’’ pour l’essor de l’Afrique.
100% de réussite !
«Dans la poursuite de sa vision d’être une université prestigieuse qui forme des élites pour le développement de l’Afrique, ISM Adonaï ouvre constamment à la jeunesse les meilleures portes sur le marché des affaires grâce à la richesse et à la qualité de ses offres de formation», explique le président fondateuur de ISM Adonaï. Sa joie est d’autant plus immense pour cette première expérience que le taux de réussite a atteint les 100%.
Avant d’en arriver là, il aura fallu aux récipiendaires beaucoup d’endurance, d’assiduité et de rigueur au travail, pour suivre les différentes matières qui entrent en ligne de compte pour la formation. Il s’agit des Mathématiques, des Sciences et mécaniques et des études sociales.
Le directeur des études Bénin-Togo de l’institut, Thierry Gbakada, restera dans la même logique pour expliquer le processus du déroulement de l’examen qui sanctionne la fin de la formation. « Les cours se passent de façon modulaire et intensive pour une durée maximale de 45 heures. Un examen blanc est organisé à l’issue des enseignements pour évaluer le niveau des apprenants», a expliqué Thierry Gbakada. Il souligne, par ailleurs, que ledit examen est suivi du Baccalauréat proprement dit qui se passe en ligne sous forme de question à choix multiples et qui dure 2h30 mn.
«La délibération est automatique et les résultats par matière sont connus juste après l’examen. Une deuxième chance est offerte aux candidats non admissibles pour repasser l’examen», poursuit-il. Heureusement, ISM Adonaï, a réussi à embarquer, pour le compte de cette première expérience, tous ses candidats présentés dans la barque du High School Diploma. Le souhait de ses dirigeants est que les prochains candidats maintiennent le cap afin d’honorer toujours l’université.
Les lauréats par la voix de leur porte-parole, Perside Akomavo, après avoir salué le leadership du promoteur, ont souhaité que d’autres candidats leur emboîtent les pas afin de redorer toujours le blason de l’institut.
Au-delà du baccalauréat américain, l’ISM Adonaï offre un univers de diplômes universitaires américains de Bachelor of Business Administration (BBA), de Master of Business Administration (MBA), et de Doctorat of Business Administration (DBA) dans le domaine de l’administration des affaires, aux jeunes béninois et étrangers.
A en croire Codjo Charles Kouphin, ces diplômes bénéficient de « l’accréditation ACBSP, la plus prestigieuse en matière de Business School sur le plan mondial et sont offerts par les universités prestigieuses en réponse aux besoins de plus en plus consistants exprimés par les milieux des affaires en matière de maîtrise des activités, de performance économique et de gouvernance d’entreprise »
Actualités 06 mars 2015

Après neuf ans passés à la tête de la Caisse autonome d’amortissement, Adam Dendé Affo, appelé à d’autres fonctions a passé le témoin hier jeudi 5 mars, à son successeur, Mohamed Gado. La cérémonie s’est déroulée en présence du secrétaire général du ministère de l’Economie, des Finances et des Programmes de Dénationalisation, Thomas Azandossessi.
Nommé directeur général de la Caisse autonome d’amortissement (CAA) en septembre 2006, Adam Dendé Affo a passé neuf ans à ce poste avant d’être promu directeur général de la Banque africaine pour l’industrie et le commerce (BAIC), une banque panafricaine dont le siège est au Bénin et qui constitue un instrument indispensable à la création de la valeur ajoutée dans les économies des pays du continent.
Appréciant le bilan de son séjour à la tête de l’institution, le secrétaire général du syndicat des travailleurs de la CAA, Edouard Adégoké a affirmé que le directeur général sortant a contribué à rendre incontournable la Caisse auprès des différents partenaires stratégiques du Bénin.
Aussi, a-t-il témoigné qu’au plan social, Adam Dendé Affo a su trouver déjà à ses débuts de fonction, des formules, avec une méthode participative, pour soulager les doléances du personnel.
Au nombre des actions qui ont été réalisées par l’ex-Dg CAA et désormais patron de la BAIC, le secrétaire général du Syntra-CAA, a insisté sur le paiement du personnel à la valeur indiciaire conventionnelle. A cela, se sont ajoutées biens d’autres actions, mentionne-t-il.
Cependant, il a rappelé que certaines priorités du personnel n’ont pu connaître satisfaction. Au directeur général entrant, Edouard Adégoké a rappelé que sa nomination intervient à un moment où les défis à relever ne sont pas des moindres. Il lui a demandé d’œuvrer à la consolidation des acquis de la Caisse autonome d’amortissement et de son extension à travers la mise en œuvre et la réalisation des projets identifiés.
Il l’a rassuré que le personnel ne ménagera aucun effort pour l’accompagner à chaque instant, dès lors que les objectifs poursuivis seront dans l’intérêt de l’institution.
Mission accomplie pour Adam Dendé Affo
Avant tout propos, le directeur général sortant de la Caisse autonome d’amortissement, Adam Dendé Affo a invité l’assistance à écouter le morceau «Merci», du célèbre et regretté musicien béninois GG vickey. Un morceau qu’il a dédié au chef de l’Etat pour la confiance qu’il a placé en sa modeste personne durant neuf ans au poste de directeur général de la CAA.
Il a affirmé qu’après neuf ans passés à la tête d’une structure aussi importante, il qu'il a accompli en partie sa mission, pour avoir contribué à faire d’elle une des structures leader de la place.
A titre d’exemple, il a fait remarquer que le montant cumulé des ressources extérieures et intérieures mobilisées par l’entremise de la CAA dépasse les 1100 milliards de francs Cfa; que le Bénin à travers la CAA a régulièrement honoré ses engagements relatifs aux emprunts obligataires et ce, à bonne date; que le taux d’endettement est bien maîtrisé, situé à 33% environ et largement en deçà du seuil maximum de 70% fixé par l’UEMOA au titre des critères de convergence, faisant ainsi du Bénin, l’un des pays les moins endettés de la sous région.
Le directeur général entrant de la CAA, Mohamed Gado, un habitué de la maison a promis ne pas décevoir la confiance que le chef de l’Etat a placée en lui, en le nommant à la tête de l’institution.
Pour réussir sa mission, il a tenu à préciser les principes qui guideront ses actions. ils ont noms: rigueur, intégrité, amour du travail, confiance et sens de responsabilité et loyauté vis-à-vis de la République.
Quant au secrétaire général du ministère de l’Economie, des Finances et des Programmes de Dénationalisation, Thomas Azandossesssi, il a rappelé les principes cardinaux du ministre de tutelle qui sont : la discipline dans tout ce qui se fait et la loyauté. Il a félicité le directeur général sortant pour tout le travail qu’il a fait durant son séjour à la tête de la CAA.

La coopération décentralisée entre le Bénin et l’Allemagne connait un changement dans sa gouvernance au niveau des ONG ANAP Bénin et FREUNDE BENINS de l’Allemagne. Ce changement s’est traduit par l’élection le samedi 28 février dernier en Allemagne, d’un nouveau bureau exécutif de l’ONG FREUNDE BENINS, selon un communiqué de l’ANAP Bénin. C’est le philosophe avocat Hubert Amend qui prend désormais la présidence de cette ONG qui s’investit dans les œuvres communautaires au Bénin depuis des années.
Pendant les cinq dernières années (2010-2015) de coopération et grâce au dynamisme des ONG ANAP Bénin et FREUNDE BENINS d’Allemagne, plusieurs volontaires très engagés dans la lutte contre la pauvreté en Afrique et surtout au Bénin se sont impliqués dans les différentes actions de développement. A l’issue de ce quinquennat avec un bilan élogieux, l’Assemblée générale de FREUNDE BENINS a jugé utile d’étoffer le Bureau exécutif et de confier des postes stratégiques aux personnalités qui ont fait leurs preuves. C’est ainsi qu’en ce qui concerne la présidence de cette ONG, le philosophe avocat Hubert Amend, ancien directeur des Projets, l’occupe de par ses mérites, qui, aux dires de la présidente sortante Christa Zimmer est «le successeur idéal qui connait parfaitement tous les dossiers». Au fait, la particularité de ce nouveau bureau, qui implique tous les acteurs engagés, selon un communiqué de l’ONG ANAP Bénin, vise principalement à renforcer les activités de lutte contre la pauvreté au Bénin.
Le philosophe avocat, l’honorable Hubert Amend, précise le communiqué, est très connu sur le terrain avec une vision éclairée sur la lutte contre la pauvreté en Afrique en général et au Bénin en particulier.
Il faut rappeler que le modèle allemand fait ses preuves en Afrique et surtout au Bénin. La lutte contre la pauvreté demeure le leitmotiv des deux ONG ANAP Bénin et FREUNDE BENINS de l’Allemagne. Les domaines ciblés sont les suivants : réduire l’extrême pauvreté et la faim ; assurer l’éducation des jeunes en situation difficile ; combattre le paludisme, la cécité et autres ; puis améliorer la santé des populations vulnérables.
Après cette élection, l’ANAP à travers son communiqué adresse ses sincères félicitations au nouveau bureau exécutif de l’ONG FREUNDE BENINS.
Le changement de gouvernance intervient suite à un bilan du quinquennat 2010 à 2015 par le Conseil d’administration de l’ANAP Bénin. Un bilan qui montre que, sous la direction de Christa Zimmer, des acquis élogieux ont été obtenus dans le cadre de la coopération. Il s’agit de la construction des modules de salles de classe avec bureau et magasin dans des collèges et cours primaires dans les communes de Djidja ; Bohicon; Ouidah sans oublier les forages de puits dans des villages et la remise de fournitures scolaires aux élèves et des lots de moustiquaires imprégnés aux femmes enceintes et enfants de moins de cinq ans sélectionnés dans des familles pauvres.

A l’instar du Festival international de Théâtre du Bénin (FITHEB), le Bénin se vendra mieux et sans doute plus cher sur le marché sous-régional, régional et international des arts et de la culture à travers un autre évènement d’envergure, le Festival international de musique du Bénin (FIMuB). Les préparatifs sont en cours à cet effet et le comité chargé d’en assurer l’organisation a été officiellement installé hier jeudi 5 mars à Cotonou par le ministre en charge de la Culture Jean-Michel Abimbola.
Le Bénin compte vendre davantage sa musique, ses arts, sa culture… et mettre ainsi des devises au service du tourisme. C’est la raison d’être du Festival international de musique du Bénin (FIMuB), prévu pour se tenir au cours du deuxième trimestre de l’année en cours et dont le comité d’organisation a été officiellement installé hier. Par cet acte, le ministère en charge de la Culture qui en est le porteur, lance sur le terrain, les acteurs identifiés à cette fin pour donner corps à ce projet. Les choses devraient aller désormais un peu plus vite, dit le ministre Jean Michel Abimbola.
En installant dans leurs fonctions les membres du comité d’organisation et des cellules d’appui à l’organisation du FIMuB, il leur a clairement signifié les attentes placées en eux. Lesquelles attentes doivent faire de ce festival, une jumelle du FITHEB et offrir au Bénin une meilleure visibilité culturelle. «Ce festival est un grand rendez-vous d’échanges au cours duquel plusieurs artistes nationaux et internationaux presteront devant un public composé majoritairement de professionnels des arts et de la culture», annonce déjà le ministre en charge de la Culture.
Il lui prédit ensuite pour objectif, «d’aider à la création d’un grand marché de la musique et du disque au Bénin» afin de positionner le pays sur une plate-forme du patrimoine culturel musical africain et mondial. Nobles objectifs sans doute, et qui justifient le fait que la plupart des acteurs de la musique béninoise aient été sollicités pour apporter leur pierre à l’édifice. Qu’ils soient responsables d’associations d’artistes de la musique moderne ou traditionnelle, promoteur culturel, managers, artistes de renom, directeurs techniques, cadres et personnels aussi bien du ministère en charge de la Culture et de ses directions sous tutelle, nul n’a été oublié dans la mise en place du comité d’organisation du FIMuB.
Un instrument de diplomatie culturelle
A travers le FIMuB, le Bénin se propose de «créer une synergie entre les professionnels de la musique, dans la perspective d’un partenariat en vue de la valorisation et de la promotion des produits issus de la chaîne de production musicale». Pour ce faire, les initiateurs dudit festival entrevoient de rassembler les meilleures créations musicales nationales et internationales afin de faire du Bénin, «le plus grand marché africain de la musique».
Mais ce n’est pas pour autant que le festival voudrait se résumer à un rendez-vous musical. Bien au contraire, projette Richmir Totah, son directeur exécutif, «c’est un festival qui se veut grand», et qui, pour se faire, tranche avec la routine, surtout en ce qui concerne son volet intellectuel. Pour lui alors, il faut faire du festival, un cadre de brassage culturel, un marché des arts et un projet porteur. Ces nombreuses ambitions, le directeur exécutif du FIMuB pense qu’on peut les tenir, eu égard à l’expérience et à l’engagement de ceux qui se sont vus confier sa gestion. Au nom de l’équipe en charge de l’organisation, Richmir Totah promet alors d’insérer ce festival dans le calendrier des grands rendez-vous culturels du continent». Mieux, il émet le vœu que le FIMuB soit pour le Bénin, un instrument de diplomatie culturelle qui lui permet de se vendre, et sur lequel peuvent se greffer d’autres secteurs, notamment celui du tourisme pour s’oxygéner et se faire valoir.