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Nouvelles

Tourisme et éducation environnementale:Des jeunes à la découverte des merveilles du parc W

Une soixantaine de collégiens et d’écoliers étaient, mardi 24 février dernier, au contact des délices naturelles du parc national du W. Cette visite guidée dans la réserve faunique s’inscrit dans le cadre des 3ès Journées d’éducation environnementale (JEE) qui se sont déroulées pendant deux jours à Banikoara.

Les chutes de Koudou avec ce «colis de pierre» du prolongement de la chaine de l’Atacora, la mare de Sapiengou riche de ses hippopotames et autres, l’atelier expérimental du site historique d’extraction du fer, le point triple au carrefour du Bénin, du Burkina Faso et du Niger, des points d’eau réalisés pour suppléer l’eau souterraine, des logis d’accueil des éco-gardes chargés de la surveillance des réserves et des touristes…Ce sont, entre autres, les attractions qui ont forcé l’admiration des 60 apprenants des écoles et collèges de Banikoara et de leurs enseignants au cours de la visite guidée organisée mardi dernier à leur intention dans le parc national du W.

Ce safari gracieusement offert aux meilleurs écoliers et élèves de la commune s’inscrit dans le cadre des troisièmes Journées d’éducation environnementale (JEE) organisées par la direction du parc national du W et l’ONG Joie pour l’Enfance (JPE) avec le soutien financier du Projet d’appui à la gestion des aires protégées (PAGAP), et placées sous le thème «La Jeunesse face au défi de la conservation des parcs nationaux».

Arborant des tee-shirts portant des messages tels que «La nature est mon amie.

Je dois la respecter. Et toi ?», « Unis pour une meilleure conservation des réserves de faune des parcs Pendjari et W», les enfants ont découvert un pan de l’une des plus riches réserves de biosphère du Nord-Bénin et de la sous-région. C’est avec des cris de joie qu’ils expriment leur enthousiasme à la vue des grands arbres et surtout des quelques animaux (antilopes, hippopotames, singes, etc.) rencontrés sur une centaine de kilomètres parcourus en aller et retour dans le parc.
Au-delà de la découverte des attraits floristiques et fauniques, la visite visait également à les amener à toucher du doigt les maux qui déciment ces ressources naturelles, à savoir l’exploitation forestière, le braconnage, la transhumance, les feux de brousse, l’empiètement agricole. Sensibilisés sur la nécessité de préserver la faune et son habitat naturel, ces nouveaux jeunes « amis de la nature» désormais aguerris s’engagent à parler à leurs parents et aux grandes personnes en général afin que cessent ces pratiques, au risque de compromettre l’avenir des générations présentes et futures. Les encadreurs des enfants, eux, ont salué l’initiative et souhaité de meilleures conditions logistiques pour l’organisation de la visite à l’avenir.
A noter qu’à la veille de la descente dans le parc, les apprenants ont été entretenus sur des notions générales de base sur les ressources naturelles, l’importance des arbres, à travers une causerie animée par le directeur du parc national du W, le commandant Théophile A. Sinadouwirou. Ils ont reçu à l’occasion des jouets, des tee-shirts, des ouvrages instructifs sur l’environnement.

Société 26 févr. 2015


3e rencontre trimestrielle entre la Cour suprême et les juridictions du fonds à Abomey:«La justice, la politique et l’argent» au cœur des échanges

Les acteurs des juridictions du fond c'est-à-dire les magistrats en fonction dans les tribunaux établis sur l’ensemble du territoire et ceux de la cour suprême se retrouvent depuis hier mercredi 25 février, et ce, pour deux jours, dans le cadre de leur 3e rencontre trimestrielle. Ouverte hier à la Cour d’appel d’Abomey, par le président de la cour suprême, Ousmane Batoko, cette rencontre se fait autour du thème central «la justice, la politique et l’argent».

Organisée en partenariat avec la Fondation Friedrich Ebert, la rencontre à laquelle prend part l’Ordre des avocats du Bénin vise à permettre aux acteurs des juridictions béninoises de réfléchir sur les conditions d’exercice des missions dont ils sont investis. Pendant deux jours, les sages de la Cour suprême et les juges des juridictions du fond vont échanger sur le thème central «La justice, la politique et l’argent» donc, sur des problèmes qui minent la maison justice.
Cette rencontre qui se veut être un creuset trimestriel d’échanges à en croire Ousmane Batoko, président de la Cour suprême, permettra de mener des échanges féconds sur les moyens et conditions d’exercice des magistrats dans les juridictions afin de mettre sur pied un service public de la justice conforme aux attentes des populations béninoises.
A l’ouverture des travaux, les intervenants que sont le président de la cour d’appel d’Abomey, Innocent Avognon, le représentant résident de la fondation Friedrich Ebert, Constantin Grund et le représentant du ministre de la Justice, Lino Hadonou ont tous salué cette initiative qui en est à sa troisième édition. Ils n’ont pas caché leur satisfaction de voir les principaux animateurs des cours et tribunaux, venus réfléchir sur les conditions d’exercice de l’office du juge sur «La justice, la politique et l’argent» et de trouver des voies et moyens susceptibles d’améliorer le rendement du service public de la justice. Ce thème vient à point nommé avec l’ouverture prochaine d’une longue période électorale au Bénin.

C’est donc un véritable cadre de concertation périodique, de formation continue pour les magistrats, et d’échanges aussi féconds sur les conditions d’exercice de l’office du juge et les modalités et conditionnalités d’un service public de la justice qui ambitionne d’être plus proche du justiciable, plus rapide et plus efficace.
Ousmane Batoko, président de la Cour suprême, à l’ouverture de la rencontre, a salué l’intérêt que les acteurs de la maison justice accordent à ses retrouvailles périodiques avant de rappeler quels étaient ses sentiments et ceux des justiciables qui sont confrontés aux décisions des juges.
Face aux aspirations des Béninois, il était nécessaire d’instaurer un cadre d’échanges entre les différents acteurs de la famille justice, sans tabou ni faux-fuyants, où les magistrats, les seuls habiletés par la loi, à dire le Droit au Bénin, pourront réfléchir sur les conditions d’exercice de leur mission en tenant compte des assauts du politique et de l’argent, ainsi que sur les voies et moyens pour faire de la justice, un service public conforme aux légitimes attentes des justiciables.
Ousmane Batoko, tout en invitant les magistrats à plus d’audace et de courage, n’a pas manqué d’évoquer les deux dossiers qui le préoccupent actuellement. Il s’agit de la situation des chambres administratives -nécessité de rapprocher la justice des justiciables- et de l’avènement des tribunaux de commerce.
Loin d’être une villégiature judiciaire, cette rencontre est une invite à la réflexion féconde pour permettre à la justice béninoise d’être et de demeurer une justice indépendante, impartiale donc, de qualité.

Actualités 26 févr. 2015


Point des déclarations de candidatures pour les législatives:16 dossiers officiellement réceptionnés par la CENA

24h après la clôture du dépôt des dossiers pour les élections législatives d’avril prochain, la Commission électorale nationale autonome (CENA) a réuni, hier à son siège, les hommes des médias pour faire le point des dossiers enregistrés. Au total, 16 dossiers de partis ou d'alliances de partis sont acceptés en attendant le payement de la caution.

Sur la vingtaine de dossiers de partis ou d'alliances de partis qui ont été réceptionnés par la CENA, dans la nuit du 24 février dernier, seuls 16 sont retenus par l’équipe en charge de la vérification des dossiers. Les partis ou alliances de partis dont les dossiers sont déclarés recevables ont 48h pour verser au trésor public, la somme de cent mille francs CFA (100.000F) par candidat titulaire soit au total 8 millions 300 mille par liste. C’est seulement après cela que la CENA pourra délivrer un récépissé définitif qui attestera qu’ils sont définitivement retenus pour aller à la conquête de l’électorat. Lorsqu’un parti reçoit le récépissé définitif, il ne peut plus en aucun cas revenir pour procéder à des modifications sur la liste déposée. L’article 44 du code électoral prévoit la publication des noms de tous les candidats dans un délai de huit jours. Si une liste est rejetée, celui qui la conduit peut exercer un droit de recours au niveau de la Cour constitutionnelle.
Le président de la CENA Emmanuel Tiando s’est réjouit de l’ambiance calme et sereine à travers laquelle se sont déroulées les opérations d’enregistrement. Il souhaite que ce climat, gage de la préservation de la paix et de la concorde, soit toujours de mise. Il a ensuite invité les Organisations de la société civile à œuvrer pour que les élections se déroulent dans la paix.

Quid des partis ou alliances de partis absents

On ne peut s’empêcher de constater à l’annonce de la liste des 16 dossiers déclarés enregistrés, qu’il y a des partis ou alliances de partis qui étaient présents dans les locaux de la CENA pour le dépôt des dossiers de candidature et dont les noms ne figurent pas sur la liste finale. Au nombre de ceux-ci l’Union pour le Bénin (UB) de l’honorable Lucien Houngnibo qui porte la candidature du député Orou Sé Guéné, le Rassemblement pour la démocratie et le développement (RDR) de Epiphane Quenum, l’alliance Nouvel espoir pour le Bénin de Séverin Adjovi et la Coalition pour une alternance républicaine de Paul Gnimagnon.

Dans son intervention, le président de la CENA n’a pas fait cas du rejet de telle ou telle liste. Il a juste expliqué qu’il y a des dossiers dont certaines pièces essentielles manquent. D’autres dossiers n’ont pas respecté l’exigence de présenter des candidats dans toutes les circonscriptions du Bénin et par conséquent, la CENA ne pouvait accepter de telles listes. Il a ajouté que si ceux qui sont dans le cas se sentent lésés, ils peuvent toujours saisir la Cour constitutionnelle.
Doit-on en conclure que si les honorables Lucien Houngnibo, Epiphane Quenum, Orou Se Guéné, le maire Séverin Adjovi et Paul Gnimagnon n’arrivent pas à se positionner sur les listes régulièrement réceptionnées, ils sont exclus? Là-dessus, le président Emmanuel Tiando n’a pas eu de réponse.

Voici la liste des 16 partis et alliances de partis enregistrés par la CENA

1- L’Alliance pour une Nouvelle Génération (ANG) de Cocou Zounon
2- Le Réseau Atao
3- L’Alliance Patriotique pour l’Eveil et l’Union (PEU) de Désiré Vodonon
4- L’Alliance RB-RP
5- L’Alliance nationale pour la Démocratie et le développement (AND) de Valentin Aditi Houdé
6- L’Alliance Forces Démocratiques Unies (FDU) conduite par Mathurin Nago et Hélène Aholou Kèkè
7- L’Alliance Soleil
8- Les FCBE
9- Le PRD
10- L’Union fait la Nation
11- Union des Forces engagées pour la démocratie et le développement (UFFEDD-Bénin nouveau) de Nicaise Fagnon
12- L’Alliance pour un Bénin Triomphant (ABT)
13- L’Alliance pour la Démocratie et le Changement (UDC-Nounagnon) de Elizabeth Agbossaga Djawad
14- L’Union pour une dynamique démocratique (UDD-Wôlôguèdè)
15- L’Alliance Eclaireur
16- Coalition caméléon

Actualités 26 févr. 2015


Développement de la filière semence au Bénin:Le document de politique nationale validé

L’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO) a organisé, hier mercredi 25 février, un atelier au profit des acteurs agricoles et des chercheurs du Bénin et des organismes internationaux, au palais des Congrès de Cotonou. Prévu pour durer une journée, l’atelier est destiné à la validation du document de politique nationale semencière du Bénin.

Relever les défis de productivité et de compétitivité de la filière semencière. C’est l’objectif visé par la modernisation du secteur semencier à travers la validation du document de politique semencière, objet du présent atelier.
L’émergence de systèmes de production agricoles plus intensifs repose avant tout, selon Tiemoko Yo, représentant de l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO) au Bénin, sur l’utilisation des semences de bonne qualité. Il s’agit, a-t-il précisé, des semences issues de variétés à haut potentiel, adaptées aux contraintes environnementales et dont les produits répondent aux exigences des consommateurs et utilisateurs.

Aussi, s‘est-il réjoui que le Bénin ait décidé de mettre en place une politique semencière moderne, cohérente, conséquente et adaptée à son environnement socio-économique. Cette politique, a-t-il poursuivi, est conforme au premier axe du Plan stratégique de relance du secteur agricole de 2011 qui porte sur le renforcement de la disponibilité et de l’accessibilité aux semences de qualité. Plusieurs projets sont initiés dans ce cadre dont le Projet d’appui au développement de la filière semence au Bénin. Entre autres activités, ce projet doit procéder à l’actualisation du «Document de politique semencière nationale au Bénin».

Intervenant au nom du ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche pour l’ouverture de la rencontre, Abdoulaye Toko, secrétaire général dudit ministère, a rappelé que le Bénin dispose d’un tel document depuis 2006. Il constitue un outil stratégique et déterminant pour l’agriculture béninoise. S’agissant de son contenu, il a précisé qu’il définit les orientations et stratégies à mettre en œuvre pour assurer un approvisionnement et une gestion harmonieux des semences nécessaires pour booster la production végétale. Mais son application s’était confrontée à de nombreuses difficultés qui l’ont rendue surannée.

«Ce document de politique est inapproprié à l’évolution récente des techniques de production végétale au niveau national et non adapté aux réglementations semencières en vigueur dans la sous-région», a-t-il expliqué. Dès lors, il a noté l’impérieuse nécessité de son actualisation afin qu’il puisse répondre « aux nouvelles exigences d’une agriculture moderne et structurée et rester en adéquation avec le Plan stratégique de relance du secteur agricole qui fait des semences, l’axe stratégique numéro 1 de la production agricole au Bénin ». Les semences végétales sont, selon lui, les premiers déterminants de la production sans lesquels aucun autre intrant ne saurait être valorisé. Mais le taux d’utilisation des semences végétales modernes est relativement faible au niveau de l’agriculture béninoise.

«Le taux d’utilisation des semences sélectionnées est autour de 15 à 17% dont environ 30% pour les semences améliorées de maïs et 12% pour les semences sélectionnées de riz», a-t-il signalé. Cette situation pourrait expliquer le faible niveau de productivité et de production de l’agriculture béninoise, a-t-il laissé entendre. Dans ce contexte, la relecture du document de politique semencière vient, selon lui, à point nommé. Elle permettra le respect des normes standards de production et la conformité aux textes en vigueur au sein de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).

Société 26 févr. 2015


Lancement de son rapport annuel 2014-2015:Amnesty International présente le visage critique des droits humains

C’est une tradition qui se perpétue. Amnesty International, instance de protection et de promotion des droits humains, a lancé hier mercredi 25 février à Cotonou, son rapport 2014-2015 sur la situation des droits humains dans le monde. Il relève les violations et menaces auxdits droits de par le monde, et appelle les dirigeants à s’éveiller davantage au nouveau visage des conflits. Lesquels sont généralement sources de violation ou de négation des droits en question.

C’est un regard synoptique que jette ce rapport, version 2014/2015 sur «la situation des droits humains dans le monde», précisément dans 160 pays. L’ambition est claire : procéder à une revue de la situation qui rend compte sommairement de l’état des droits humains dans les principales régions du monde, déclinées en cinq (Région Afrique, Région Amériques, Région Asie-Pacifiques, Région Europe et Asie centrale puis Région Moyen-Orient et Afrique du Nord) puis documenter les pratiques de négation ou de restriction des droits humains, qui ont eu cours sur la période de référence et qui varient d’un pays à l’autre.
S’ils ne sont pas définitivement consolidés, il ne faut pas, pour autant, s’accommoder de la réalité que révèle la situation dans la région Afrique. A ce propos, le rapport renseigne que si de nombreux pays africains ont fait des efforts appréciables dans le sens de la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le Développement, de réels défis restent à relever. En effet, note le rapport, «Une grande partie du continent a été confrontée à de violents conflits au fil des mois, certains connaissant une spirale particulièrement sanglante, comme en République centrafricaine, au Soudan du Sud et au Nigeria, d'autres perdurant du fait de situations restées dans l'impasse, comme en République démocratique du Congo (RDC), au Soudan et en Somalie.» Pour Amnesty International, «Ces conflits ont été caractérisés par des violations graves et persistantes du droit international relatif aux droits humains et du droit international humanitaire. Ils ont engendré les pires crimes, l'injustice et la répression.

La marginalisation, la discrimination et la négation persistante d'autres libertés fondamentales et droits socioéconomiques de base créaient en outre un terreau fertile pour l'émergence de nouveaux conflits et de situations d'instabilité.» Il se dégage aussi du rapport une corrélation entre les conflits et la violation des droits, y compris les droits sociaux et économiques. Les auteurs du rapport constatent aussi que «L'Afrique connaît l'un des taux de chômage des jeunes les plus élevés du monde. Elle demeure en outre la deuxième région où les inégalités sont les plus marquées, après l'Amérique latine. Tout ceci met en lumière le lien entre conflits et fragilités, d'une part, et privation des droits sociaux et économiques fondamentaux, exclusion sociale, inégalités et aggravation de la pauvreté, d'autre part.» Voilà pourquoi, à juste titre, le rapport s’intitule «Les dirigeants mondiaux doivent faire face au nouveau visage des conflits».

Situation du Bénin

Qu’en est-il du Bénin ? Si le rapport note que courant 2014 le président Boni Yayi a gracié les personnes mises en cause dans l’affaire dite de tentative d’empoisonnement du chef de l’Etat, il déplore les agressions contre la liberté d’expression, avec notamment la répression de manifestations pacifiques et épingle le Bénin pour la condamnation de journaux.
Enfin, suivant les critères d’Amnesty international, le rapport relève que pour la période de référence, treize personnes étaient toujours sous le coup d'une condamnation à mort, bien que le Bénin ait ratifié en 2012 le deuxième Protocole facultatif se rapportant au Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP), visant à abolir la peine de mort.


Exposant le résumé de ce rapport au public, Epiphane Lucien Dossou, le directeur exécutif par intérim d’Amnesty International Bénin, aura relevé les progrès réalisés ici et là, et mis surtout l’accent sur les défis, nombreux, qui restent à relever, tant les réponses des Etats apparaissent insuffisants et inefficaces à Amnesty International. Il en appelle donc à plus de diligence et d’efficience dans la défense et la promotion des droits humains. Comme lui, Sènami Christian Wilfried Goudou, président d’Amnesty International Bénin, rêve d’un monde débarrassé des violations de toutes sortes, où les Etats prennent réellement à cœur les préoccupations exprimées.

Actualités 26 févr. 2015


Agriculture durable et enrichissement des terres cultivables:Le zaï et le pois d’Angole pour entretenir le sol

Le zaï est une technique de conservation des sols et de l’eau, en vue de reconstituer, de maintenir ou d’améliorer la fertilité du sol. Le pois d’Angole, est quant à elle une plante qui permet de régénérer les sols. Ce sont là, une technique et une plante qui ont été dévoilées à l’occasion de la foire des connaissances et meilleures pratiques des OSC de gestion de l’environnement.

Le zaï et le pois d’Angole au secours de l’entretien et de la régénération des sols. C’est l’expérience que l’Organisation non gouvernementale Initiatives pour un développement intégré durable met à la portée des populations.
Le zaï est une pratique qui permet de gérer rationnellement l’eau de pluie recueillie, en favorisant son infiltration pour sa disponibilité au profit de la plante.
Sa pratique permet d’assurer une humidité relative sous la plante pendant plusieurs jours après la pluie, de limiter les déficits d’eau dus aux poches de sécheresse en saison pluvieuse et aux brusques ruptures de pluie. Cette pratique permet également de conserver une haute fertilité du sol durant de longues années. La non adoption du zaï expose les cultures aux aléas climatiques tels que les poches de sécheresse et les brusques ruptures des pluies.
Pour préparer le sol afin d’installer le zaï, il faut creuser manuellement avec la daba (houe à manche courte), tous les 70-100 cm, des cuvettes de 15 à 20cm de profondeur en vue de capter les eaux de ruissellement. La préparation se fait très tôt en saison sèche.
Dès les premières pluies, le paysan dépose dans les trous, de la matière organique (300 à 600g/trou, soit l’équivalent d’une poignée de fumier/compost par trou de semis) que l’on recouvre d’une fine couche de terre (5cm).
Après les premières pluies, environ deux semaines après l’apport des matières organiques, il faut semer le maïs à raison de 2 à 3 graines par poquet.
En adoptant le zaï, un investissement de 100FCFA procure un bénéfice de 131F CFA par hectares révèle l’ONG tandis que cette technique combinée à l’usage d’engrais chimique génère un gain de 171 FCFA pour un investissement de 100 FCFA par hectare.
La pratique du zaï au bout de trois années d’exploitation rend un sol dégradé moins compact et plus perméable. Ce sol pourrait être utilisé de façon classique, sans zaï, vu l’économie de compost et l’amélioration de rendements.
Cette pratique, à chaque campagne agricole, est recommandée pour garantir la reconstitution, le maintien et la fertilité des sols.
L’association du pois d’Angole à la culture du maïs garantit également un pouvoir de restauration de la fertilité des sols.
Encore appelé Cajanus cajan, le pois d’Angole est une légumineuse vivace dotée d’un pouvoir de régénérescences des sols par la chute de ses feuilles, de ses racines et de ses branches, à la lutte anti érosive et à la réduction de l’évapotranspiration.

Semis au même moment

Cette légumineuse se développe sur divers sols, notamment sableux, argileux, terre de barre, sols de savanes et vertisols. Ainsi, la préparation du sol consiste à faucher les mauvaises herbes, les laisser sur place pour leur enfouissement par billonnage ou les sarcler et procéder au grattage du sol (labour à plat).
Le maïs est donc semé à écartement recommandé par la vulgarisation (0,40 x 0,80 avec 2 à 3 grains par poquet).
Le semis peut être fait au même moment que le pois d’Angole en bandes alternées. Une bande de 4 lignes de pois d’Angole a la même densité. Le nombre de lignes peut varier mais reste égal pour chaque culture. Il faut aller à moins trois bandes pour chaque culture, soit 6 bandes au moins au total.
La seconde option est que l’on peut toujours attendre environ trois décades (3x 10 j) avant de semer le pois d’Angole, ceci après le semis du maïs. Cependant, afin de favoriser son développement durant la première année, il doit être semé avant la fin du mois de juin.
Pour l’entretien et l’épandage d’engrais, le premier sarclage intervient au stade 3 à 4 feuilles du maïs, environ 15 jours après le semis. Le 2è sarclage a lieu juste avant ou lors de l’épandage de l’urée. L’épandage du NPK a lieu dans la même période juste après le sarclage.
L’épandage de l’urée se déroule quelques jours avant l’apparition des fleurs mâles environ 45 jours après le semis. Puis le maïs est récolté à la bonne maturité tandis que le cajanus cajan est laissé sur place pour son développement.
Quant aux gousses de pois d’Angole, elles sont également récoltées à bonne maurité.

Environnement 26 févr. 2015


Construction du pont de Womey:Des travaux de pavage des voies lancés à Womey

Le président de la République a procédé, hier mardi 24 février, au lancement des travaux de pavage des voies d’accès au pont de Womey. Ces ouvrages viendront décongestionner l’un des villages à forte densité de population dans la commune d’Abomey-Calavi.

La fin du calvaire s’annonce pour les milliers de personnes qui empruntent chaque jour le trajet Godomey-Togoudo/Womey. Ce tronçon sera aménagé dans le cadre du projet d’assainissement et de pavage des voies d’accès au pont de Womey dont les travaux ont été lancés hier. Pour Patrice Hounsou-Guèdè, maire de la Commune d’Abomey-Calavi, il s’agit d’une bonne cerise sur le gâteau de réalisations du gouvernement au profit de la cité dortoir de Cotonou. «Le projet vise l’amélioration du cadre de vie et des conditions de circulation et vient compléter des travaux de pavage d’une longueur cumulée de 14 kilomètres», indique-t-il.

Le maire assure qu’il viendra surtout décongestionner la circulation dans la zone de Womey dont les populations vivent souvent un réel calvaire en saisons pluvieuses. Le montant global des travaux est estimé à 2,7 milliards de francs CFA dédiés à un linéaire de 5 kilomètres. Le financement est assuré par la Banque ouest-africaine de développement (BOAD) et le budget national.
Christian Sossouhounto, ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat et de l’Assainissement dira que le Bénin s’est résolument engagé dans la cible 7 des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD), à savoir améliorer le cadre de vie des populations.

L’enjeu pour le gouvernement, insiste-t-il, c’est de créer dans les 77 communes, des centres urbains susceptibles d’offrir de meilleures conditions de vie aux populations en assainissant les chefs lieux de communes. «Aujourd’hui 40 communes sont déjà impactées et 17 autres attendent. Le financement est déjà bouclé», affirme-t-il. Abomey-Calavi n’est pas la seule commune concernée par les travaux de pavage et d’assainissement cette année. Le ministre cite également les communes de Dangbo, Bopa, Zè, Za-Kpota, Bembèrèkè, Ifangni, Bonou, Karimama, Aplahoué, Tanguiété, Athiémé, Kérou, Avrankou, Zogbodomey, Abomey-Calavi.
«Cette voie sera bientôt pavée et vos difficultés totalement annihilée. Nous nous préparons pour d’autres voies dans la commune d’Abomey-Calavi car vous devez vivre dans un environnement sain», déclare le président de la République. Boni Yayi soutient que l’assainissement des villes et campagnes du pays constitue une priorité pour son gouvernement.
Au sujet du pont de Womey, le chef de l’Etat annonce que le financement est déjà bouclé pour un montant d’environ 7 milliards de francs CFA.

Il a également exprimé sa volonté de poursuivre les programmes d’électrification rurale et d’adduction d’eau dans les localités béninoises ainsi que le renforcement des microcrédits aux plus pauvres, grâce notamment à l’appui de la Banque islamique de développement (BID).

Actualités 25 févr. 2015


Réunion plénière entre le gouvernement et les investisseurs:Vers la concrétisation des engagements pris à la conférence de Dubaï

Le ministre de l’Economie, des Finances et des Programmes de dénationalisation Komi Koutché a présidé, hier mardi 24 février à Cotonou, la réunion plénière entre les membres du gouvernement et les investisseurs de la conférence de Dubaï. Cette plénière qui vise à baliser le terrain afin de traduire en acte concret les engagements pris à Dubaï, a réuni autour des investisseurs le président de la Commission de l’UEMOA Cheik Hadjibou Soumaré et le président de la BOAD, Christian Adovèlandé.

Première d’une série de concertations dans tous les pays de l’UEMOA, la réunion de Cotonou fait suite au sommet de Dubaï où les pays de l’UEMOA ont soumis des projets structurants qui ont reçu l’adhésion des investisseurs. Il était retenu que les investisseurs rencontrent dans les huit pays de l’UEMOA les membres du gouvernement pour une présentation détaillée des projets soumis et pour découvrir éventuellement d’autres secteurs d’investissement.
A l’ouverture de la réunion, le président de la Commission de l’UEMOA Cheik Hadjibou Soumaré a présenté l’initiative «Investir dans l’UEMOA». Cette initiative fait suite aux orientations et recommandations de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement et vise à diversifier le partenariat entre les pays membres de l’Union afin d’obtenir des engagements forts de la part des investisseurs. La conférence de Dubaï s’inscrit dans la matérialisation de la création d’un cadre de concertation pour la mise en œuvre de l’initiative: «Investir dans l’UEMOA».
Pour le président de la Commission de l’UEMOA, les chefs d’Etat et de gouvernement veulent faire de ce partenariat un exemple de réussite dont l’impact va renforcer la paix et la stabilité pour le développement de la sous-région.
Le président de la BOAD Christian Adovèlandé a, quant à lui, fait le point des projets soumis par le Bénin aux investisseurs à la conférence de Dubaï. Il en ressort que sur les 14 projets retenus au niveau des huit pays membres de l’Union, le Bénin a présenté cinq projets.

Il s’agit du projet de construction de la route Berouboué-Kandi-Malanville, d’une longueur de 170 km et qui va nécessiter la mobilisation de près de 45 milliards de francs CFA ; de l’aéroport international de Glo-Djigbé pour un montant de 540 milliards de francs CFA ; d’un programme solaire photovoltaïque dont le coût est estimé à 150 milliards, de l’aménagement de 1000 hectares pour un montant de 26,5 milliards pour la sécurité alimentaire et d’un aménagement multi-usage d’un montant de 43 milliards.

De nouveaux projets comme la construction d’un grand théâtre à Cotonou, la construction d’un axe routier de contournement de la ville de Cotonou, l’aménagement touristique de la route des pêches ont été également présentés aux investisseurs.
Prononçant l’allocution d’ouverture de la réunion, le ministre de l’Economie et des finances Komi Koutché a insisté sur les potentialités qu’offre l’UEMOA en matière d’investissement.
Selon l’argentier national, l’UEMOA est un espace de grands marchés sécurisé par les règlements qui offrent un cadre légal au partenariat public-privé.

«L’Afrique est le continent où tout reste à exploiter parce que tous les domaines offrent des potentialités d’investissement avec une valeur ajoutée plus forte», a-t-il déclaré. Il a émis le vœu que le Bénin soit le point de départ d’un vaste programme d’investissement. «La période est propice, c’est maintenant qu’il faut investir, n’attendez pas que d’autres viennent occuper le terrain», a-t-il lancé à l’endroit des investisseurs.

Actualités 25 févr. 2015


Appui au développement de l’agriculture :Le Bénin signe trois projets avec la FAO pour 1,7 milliard F CFA

Pour le compte du gouvernement béninois, le ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, Issa Azizou, a procédé hier mardi 24 février, avec le représentant résident de l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO), Tiémoko Yo, à la signature de trois documents de projets. Tous attendus pour impulser une nouvelle dynamique aux secteurs qu’ils couvrent.

Le projet portant «Elimination des pops et pesticides obsolètes et le renforcement de la gestion du cycle de vie des pesticides», porte sur un montant de 1 830 000 dollars US (1 milliard FCFA) et couvre tout le pays. Son objectif est de minimiser les risques sanitaires et environnementaux posés par les polluants organiques en particulier l’endosulfan et autres pesticides par le biais de l’élimination, en toute sécurité, des stocks existants et le renforcement des capacités en gestion rationnelle des pesticides tout au long de leur cycle de vie. Il en est attendu comme impacts, la sécurisation et l’élimination de pesticides obsolètes au Bénin, la mise en œuvre d’un système de gestion des conteneurs, le renforcement du cadre réglementaire et des capacités institutionnelles en matière de gestion rationnelle des pesticides ; et la promotion des alternatives aux pesticides chimiques.

Il permettra, à terme, d’éliminer au moins 250 tonnes de pesticides obsolètes et les sites hautement contaminés par les pesticides seront dépollués. Précisément, une stratégie de gestion des emballages vides dans les départements du Borgou et de l’Alibori sera élaborée et soumise à la validation ; un système de gestion des emballages vides sera mis en œuvre (collecte, regroupement, rinçage, stockage, transport et recyclage) ; un cadre législatif et règlementaire détaillé pour l’homologation et le contrôle des pesticides tout au long du cycle de gestion des pesticides sera élaboré et soumis au gouvernement pour adoption ; les capacités des services d’inspection et de contrôle des pesticides seront renforcées ; un Comité national de gestion des pesticides (CNGP) sera mis en place et fonctionnel pour la prise en charge des activités post homologation…

Racines, tubercules et filière cunicole aussi

S’agissant du projet «Renforcement des relations commerciales entre les petits acteurs et les acheteurs dans la filière des racines et des tubercules en Afrique», il porte sur 5 000 000 d’euros (3,3 milliards F CFA dont 500 millions F CFA pour le Bénin) mis à disposition par l’Union Européenne et s’étend au Bénin, au Malawi, au Cameroun, à l’Ouganda, au Rwanda, à la Côte d’Ivoire et au Ghana. Il se justifie par le fait que la filière des racines et tubercules constitue l’un des sous-secteurs alimentaires les plus importants dans les régions d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique où sa commercialisation, en tant que stratégie de réduction de la pauvreté dans le cadre du programme «Tous ACP» relatif aux produits de base agricoles menée de 2008 à 2011, a été prouvée à travers le renforcement des relations commerciales entre les petits exploitants et les marchés semi formels et informels. Or, l’urbanisation nationale et régionale galopante constituent le principal moteur de la demande sans cesse croissante des produits de base tels que le manioc, l’igname et la pomme de terre en Afrique. D’après les prévisions de la FAO en 2010, la population urbaine devrait augmenter de 40% à 60% dans 20 ans. Et, selon la Banque Mondiale, les marchés urbains des denrées alimentaires pourraient quadrupler au cours des deux prochaines décennies.

Ce qui signifie que les marchés nationaux et régionaux offriront d’importantes opportunités aux producteurs africains. Dans ce contexte, ce projet aidera à améliorer les moyens d’existence des petits agriculteurs engagés dans les chaînes de valeur des racines et des tubercules dans les pays concernés. Concrètement, la mise en œuvre du projet devrait favoriser un alignement des stratégies nationales et régionales aux initiatives qui soutiennent le développement d’une meilleure intégration du marché régionale de la filière des racines et tubercules dans les régions ACP d’Afrique. Un renforcement de la compétitivité et de la viabilité des chaînes de valeur des racines et tubercules à travers l’amélioration des modèles d’entreprise inclusifs, l’intensification durable de la production, la capacité des PME et des organisations paysannes. De même qu’une amélioration de l’accès des petits agriculteurs aux services d’information et de financement, et un accès des petits producteurs aux instruments de gestion des risques climatiques.
Quant au projet «Appui à la professionnalisation de la filière d’Elevage cunicole au Sud-Bénin (APFECS), il est financé directement par la FAO et porte sur un montant de 339 000 dollars US soit environ 200 000 000 F CFA. Il vise à améliorer, dans sept communes réparties dans 4 départements du Sud-Bénin, la production, la productivité et la compétitivité des élevages cunicoles ainsi que les revenus des producteurs, des transformateurs, des commerçants et autres acteurs impliqués dans la fourniture de biens et services à la filière cunicole.

Gratitude du Bénin

Pour Tiémoko Yo, plusieurs domaines d’intervention sont couverts par la coopération entre la FAO et le Bénin, avec des projets retenus d’accord parties et portant sur des domaines prioritaires. Ici, il s’agit du renforcement de la sécurité alimentaire et nutritionnelle, de la gestion durable des ressources naturelles et du renforcement des capacités institutionnelles et des acteurs du secteur agricole. Tiémoko Yo fait remarquer que ces trois projets auront de réels impacts sur l’amélioration de l’agriculture béninoise.
Heureux des perspectives positives qu’annoncent ces projets, le ministre Issa Azizou se répand en remerciements à l’endroit de ce partenaire stratégique dont l’appui au Bénin est essentiel. Relevant la pertinence des projets, notamment celui relatif à l’élimination des pops et pesticides et au renforcement de la gestion du cycle de vie des pesticides, il prie les acteurs concernés de faire en sorte que pour compter de la campagne agricole en cours, les pesticides soient acquis dans la juste proportion des besoins afin que la gestion des stocks ne devienne plus un problème.

Société 25 févr. 2015


Signature d’accord de prêt entre le Bénin et la Chine:Plus de 40 milliards F CFA pour appuyer la marche vers le numérique

La République populaire de la Chine vient appuyer le Bénin dans sa marche vers le numérique. Le ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine, de la Francophonie et des Béninois de l’extérieur, Nassirou Bako-Arifari et l’ambassadeur de la Chine près le Bénin, Diao Mingsheng ont procédé, hier lundi 23 février à Cotonou, à la signature d’un accord cadre portant sur plus de 40 milliards de francs CFA pour l’accès à Internet à haut débit.

Paraphes et échanges de documents. Par cet acte, le gouvernement de la République populaire de Chine, représenté par l’ambassadeur Diao Mingsheng, vient d’octroyer à l'Etat béninois représenté par le ministre des Affaires étrangères, Nassirou Bako-Arifari, plus de 40 milliards francs CFA. Cet accord cadre entre les deux pays, s’inscrit dans la perspective d’un prêt préférentiel qui vise à réaliser le vaste projet d’accès à Internet à haut débit. Un projet qui occupe une place importante dans le volet appui de la Chine pour le développement des infrastructures de télécommunication.
Cet accord qui intervient dans un contexte où le Bénin, à l’instar des pays africains, passe de l’analogique au numérique, va contribuer à le transformer en un village planétaire pour la rapidité de sa capacité technologique.
Pour le peu de temps qu’il a déjà passé au Bénin, l’ambassadeur de la Chine Diao Mingsheng dit être convaincu de l’intérêt qu’accorde le gouvernement à la construction des infrastructures de télécommunication. Tout en espérant que les deux pays vont travailler ensemble pour réaliser ce projet le plus tôt possible, il espère, par cette signature d’accord de prêt, avoir contribué au renforcement de la coopération bilatérale.
«Par cet accord, la Chine vient de donner au gouvernement les moyens pour mettre en œuvre son projet de faire du Bénin, le quartier numérique de l’Afrique», a expliqué le ministre Nassirou Bako-Arifari. Pour lui, l’accès à Internet haut débit n’est pas une course de vitesse mais une course vers la technologie. Il a salué la sollicitude du peuple chinois envers le Bénin, une sollicitude qui se traduit par la qualité des relations entre ces deux pays. Confiant que cette bonne relation va se poursuivre dans bien d’autres secteurs, il a prié l’ambassadeur de la Chine de transmettre les salutations amicales du gouvernement béninois à son homologue chinois.

Actualités 24 févr. 2015


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