La Nation Bénin...
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La série « Capitales africaines : Kutonu » à l’affiche sur la chaîne des séries africaines A+ à partir du jeudi prochain. Les responsables du groupe Canal+ et de ladite chaîne avaient annoncé les couleurs jeudi 25 octobre dernier, à la faveur d’une conférence de presse à Canal Olympia à Cotonou. ‘’Kutonu’’ met en lumière les talents que couve le Bénin et raconte typiquement les réalités du pays. Elle fait partie de la grande collection « Capitales africaines », qui montrent les nombreuses facettes des métropoles africaines.
Quand les talents africains rivalisent de créativité et d’ingéniosité, il n’y a que A+, la chaîne des séries africaines pour mieux les porter sous les feux de la rampe. La nouvelle série « Capitales africaines : Kutonu », l’une de ses toutes dernières productions, sera à l’honneur sur la chaîne dès le 1er novembre prochain ; et ceci, tous les jours du lundi au vendredi dans la case A+ création, à 15heures.
A travers cette série, la famille Canal+ et A+offre aux téléspectateurs un cocktail d’histoires intéressantes. La série Kutonu retrace le vécu quotidien des Béninois, leur culture et leur réalité sur les thématiques de l’immigration, de la cybercriminalité, de l’utilisation des Ntics, en faisant un zoom sur l’une des plus grandes identités culturelles du Bénin : le vaudou.
« Cette collection est vraiment dans l’Adn de A+. Elle raconte des histoires au public sur des thèmes sociaux et d’actualité », explique la directrice des acquisitions de la chaîne A+, Cléli Azokpota. Le directeur général de A+, Damiano Malchiodi, renchérit : « L’Afrique regorge de plus grandes histoires qu’ailleurs. Il n’y a aucune raison pour que nous ne les mettions pas à l’honneur ».
Inspirant
Kutonu est une série qui inspire d’autres pays du continent. Elle trace des repères aux jeunes et leur propose des clés pouvant leur permettre de se réaliser. Le producteur de la série, Jean Noël Bah explique le concept : « Nous sommes partis de l’idée selon laquelle la jeunesse croit de moins en moins en nos idées, en nos dirigeants. A travers ce programme, nous avons essayé de donner aux jeunes des repères et des moyens de s’identifier à certaines personnes afin de leur faire comprendre qu’ils peuvent se réaliser chez eux sans aller ailleurs ».
Le réalisateur Aymar Ayéman Essè donne un aperçu sur son contenu : « La série Capitales africaines : Kutonu est composée de 26 épisodes de 26 mn chacun. Elle raconte l’histoire de dix anciens élèves de terminale qui se retrouvent 12 ans après le baccalauréat. L’un d’eux crée une application dénommée Kutonu qui regroupe ses vieux amis de terminale. L’idée enchante ses anciens nouveaux amis qui le plébiscitent pour son ingéniosité. Mais c’est sans compter avec des intrigues inimaginables de la part du créateur ».
Authenticité
La série ‘’Kutonu’’ fait partie de la grande collection « Capitales africaines », initiée par la société de production Scénarii avec le soutien de A+. Ce chef-d’œuvre panafricain met en exergue l’authenticité de chaque capitale, fait une immersion dans la « vie quotidienne des populations africaines et valorise également leur richesse culturelle à travers les « traditions, les passions, les espoirs ».
La collection met à l’honneur cinq grandes capitales. Elle est ouverte par la série « Capitales africaines : Conakry », suivie de « Capitales africaines : Bamako » et ensuite de « Capitales économiques : Kutonu ». suivront « Capitales économiques : Niamey » et « Capitales économiques : Yaoundé ».
Pour accompagner les séries africaines au quotidien, A+ a renforcé ses rendez-vous télévisuels afin de permettre aux abonnés de rattraper les séries manquées. Quatre piliers quotidiens sont à noter sur la chaîne, du lundi au vendredi.
Primo, A+ création à 15 heures. Selon le directeur général A+, à travers les contenus de chaque rendez-vous, « Nous revendiquons plus que jamais notre investissement et nos créations », martèle-t-il. Deuzio, A+ Nostalgie est à découvrir à partir de 15heure 50. « Il s’agit de faire revivre les grandes séries qui ont marqué les esprits », détaille-t-il. Tertio, A+ Afronevelas est à voir à 16heures 40. « Ce sont des grandes séries fidélisant l’Afrique francophone et anglophone », renseigne-t-il. Et quarto, A+ Sagas à 17h30. « C’est le rendez-vous des grandes sagas familiales, des séries à suspens et autres séries passionnantes », fait-il savoir. Rendez-vous donc sur A+ pour des programmes télévisuels inédits ! n

Le président de l’Assemblée nationale, Me Adrien
Houngbédji présente à ses collègues députés, ce lundi 29 octobre, son rapport d’activités pour la période allant de 1er avril au 30 septembre 2018. Le document sera sans doute adopté, mais dans quelle proportion recevra-t-il l’aval des députés ?
Le président de l’Assemblée nationale rend compte de sa gestion, ce lundi 29 octobre, comptant pour la période allant du 1er avril au 30 septembre 2018. La présentation de ce rapport d’activités est le septième du genre sur les huit prévus au titre de la septième législature dont le mandat s’achève en mai 2019. Comme lors des six derniers exercices semestriels, le président Adrien Houngbédji ne devra en principe pas avoir de souci à se faire quant à l’issue de l’examen de ce dossier. Le rapport a toutes les chances d’être adopté à une majorité écrasante des députés. Sauf que contrairement aux six derniers rapports plébiscités à l’unanimité des députés présents ou représentés, celui de ce jour pourrait ne pas connaître la même issue de vote favorable, soit 100% des parlementaires. Et pour cause !
Il se murmure, en effet, que l’Opposition parlementaire ne serait pas prête à donner sa caution au document. A moins d’un changement d’avis de dernière minute, les députés de la minorité seraient en train de s’organiser pour rejeter le rapport. De sources proches d’eux, ils s’avèrent que ceux-ci veulent saisir l’occasion pour surtout rendre la monnaie de sa pièce au président de l’Assemblée nationale qui les a empêchés, lundi 24 septembre dernier, de faire une déclaration à la tribune de l’hémicycle pour dénoncer la saisine de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet) des dossiers des anciens ministres Boubakar Yaya, Valentin Djénontin, Fatouma Amadou Djibril et Simplice Codjo dont les poursuites devant la Haute cour de Justice ont été autorisées par l’Assemblée nationale en juillet dernier. Ce qui les a obligés à se rabattre dans une autre salle du palais des Gouverneurs à Porto-Novo pour faire leur déclaration à la presse. Les députés de la minorité semblent vouloir régler leur compte avec le président Adrien Houngbédji pour ce « mépris » à leur égard. On croise les doigts pour voir si l’Opposition parlementaire va mettre à exécution sa menace de rejet du rapport comme le marmonnent des indiscrétions. Dans tous les cas, le vote défavorable éventuel de la minorité parlementaire n’empêchera pas l’approbation du septième rapport d’activités du président de l’Assemblée nationale qui peut compter sur sa famille politique, c’est-à-dire le Bloc de la majorité parlementaire (Bmp) soudé autour de lui. Les 60 députés et plus, membres du Bmp, ne lui marchanderont certainement pas leurs suffrages pour voter « haut la main » le rapport comme ce fut le cas pour les six dernières présentations.
Exigence constitutionnelle
C’est le premier dossier à examiner au titre de la seconde session ordinaire de l’année 2018 encore appelée session budgétaire ouverte jeudi 25 octobre dernier. Le point était inscrit à l’ordre du jour de la plénière du vendredi 26 octobre dernier. Mais la séance a été par la suite reportée du fait de la faible présence des députés à l’hémicycle. Certains étaient en mission et d’autres dans leurs fiefs politiques afin de se conformer à l’exigence des textes sur la Charte des partis politiques et du Code électoral, a fait observer Me Adrien Houngbédji. Il a jugé utile de renvoyer les travaux de l’exercice de présentation de son rapport d’activités à ce lundi 29 octobre.
Il faut préciser que l’exercice de présentation de rapport d’activités du président de l’Assemblée nationale permet à ce dernier de faire le point de l’ensemble des activités de l’institution parlementaire au cours des six derniers mois notamment la production législative, les travaux en commissions permanentes et en séances plénières, sans oublier le contrôle de l’action gouvernementale et les missions de représentation parlementaire au Bénin comme à l’étranger. C’est une exigence de l’article 21 du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale. Lequel article dispose que : « Le président de l’Assemblée nationale doit rendre compte à l’Assemblée nationale de ses activités, de sa gestion, et lui fournir toutes explications qui lui seront demandées. A cet effet, le président doit, au début de chaque session ordinaire, présenter un rapport sur ses activités et sa gestion. L’Assemblée en délibère et, soit prend acte de ce rapport, soit demande au président de lui fournir toutes explications et justifications qu’elle estime nécessaires. Elle adopte le rapport ou le rejette à la majorité de ses membres ». C’est donc en application de cette disposition que les députés se penchent sur le septième rapport d’activités de Me Adrien Houngbédji depuis son élection en mai 2015. Après l’exercice de ce lundi, il ne reste qu’une seule présentation, celle qui interviendra au lendemain de la première session ordinaire de l’année 2019, pour boucler la septième législature.

La réforme du système partisan déchaîne les passions au niveau du paysage politique béninois. A en juger par l’intérêt que la question a suscité auprès des militants de l’Alliance ABT, au cours de leur congrès extraordinaire des 27 et 28 octobre à Parakou. A l’unanimité, ils ont entériné le choix de leur bureau politique de rejoindre les forces politiques regroupées au sein du bloc Dynamique républicaine.
Commencé, samedi 27 octobre dernier à Parakou, le congrès extraordinaire de l’Alliance ABT a pris fin, hier dimanche, sous l’égide du président du parti, Abdoulaye Bio Tchané. Les militants, fortement mobilisés et venus de tous les départements, ont procédé à l’analyse de la réforme du système partisan en cours au
Bénin, à travers les implications du regroupement politique au sein de la Mouvance présidentielle à laquelle appartient leur alliance.
Ainsi, prenant la mesure de la situation, informera le conseiller politique de l’alliance, Assane Séibou, qui a donné lecture du rapport, les congressistes ont, au sujet du processus en cours, affirmé leur soutien pour sa poursuite. Ils ont accepté à l’unanimité le principe de fusion de leur alliance sous les mêmes conditions que toutes les autres formations politiques, pour compter de la date de création de la nouvelle force unitaire. Pour ce faire, ils ont également donné leur accord, afin que le président Abdoulaye Bio Tchané accomplisse les formalités d’usage pour sa constitution. Enfin, les militants l’ont expressément autorisé à effectuer la formalité de fusion.
Passage obligé
Intervenant donc dans un contexte de réforme du système partisan qui oblige toutes les formations politiques à se mettre en conformité avec les nouvelles lois, la Charte des partis et le Code électoral, ce congrès était le cadre idéal pour officialiser l’adhésion de l’alliance au bloc de la Dynamique républicaine, a indiqué le président Abdoulaye Bio Tchané. L’alliance, a-t-il précisé, est consciente qu’elle ne peut pas prendre une décision aussi importante qui engage son avenir, sans pour autant réunir ses instances qui doivent y statuer.
En effet, bien que la volonté ait déjà été manifestée par le bureau politique de l’alliance qui travaille pour la création du parti de type républicain, la question de l’adhésion ne peut être entérinée que par les militants à la base réunis en congrès. Il s’ensuit que l’Alliance ABT est en phase avec la nouvelle charte des partis politique et le nouveau code électoral, a fait constater son président. « Elle ne peut pas rester en marge des nouvelles réformes du système partisan. Aujourd’hui, la tendance vers les grands regroupements politiques est inévitable et nous devons tout faire, pour être en première ligne », a-t-il averti. « Il vaut mieux avoir une part d’un grand gâteau que d’avoir à soit seul, un petit gâteau », a insisté Abdoulaye Bio Tchané.
Outre les motions des jeunes, des femmes et des sages pour réaffirmer leur soutien à leur président et au chef de l’Etat, l’Alliance ABT a eu droit aux messages des partis amis. Ayant voulu être témoins de ce grand évènement, Nicaise Miguel pour le compte de
Bénin en Route, l’ancien ministre François Abiola, le général Robert Gbian, les députés Adam Bagoudou et Rachidi Gbadamassi, ont encouragé les congressistes. A travers la constitution des grands ensembles, ils voient une vitalité de la démocratie béninoise et un assainissement de l’environnement politique national
les officiels après l'ouverture[/caption]Neuf ans après Bamako au Mali, Cotonou accueille le 7e salon de l’invention et de l’innovation technologique. La cérémonie d’ouverture de l’évènement a été présidée, ce jeudi 25 octobre à Cotonou, par le ministre d’Etat, chargé du Plan et du développement, Abdoulaye Bio Tchané. Il avait à ses côtés trois autres ministres du gouvernement, notamment ceux en charge de la Santé, Benjamin Hounkpatin, de la Microfinance, Bintou Taro Chabi Adam, de l’Industrie et du Commerce, Serge Ahissou.
Le Salon de l’invention et de l’innovation technologique est un cadre de rencontres, d’échanges entre inventeurs, chercheurs, institutions financières et entreprises de l’espace de l’Organisation africaine de la propriété industrielle (Oapi) créée en 1997.
Sa création vient en réponse à la volonté des ministres en charge de l’Industrie des Etats membres de l’Oapi qui ont, au cours d’une réunion tenue en 1992 en Côte d’Ivoire, lancé une déclaration dite d’Abidjan, où ils avaient demandé à l’Oapi d’aller au-delà de sa mission en s’impliquant dans le développement technologique. L’Oapi avait également en projet la création du Fonds d’aide à la promotion de l’invention et de l’innovation.
Le ministre de l’Industrie et du commerce, Serge Ahissou, président du comité d’organisation du salon, a rappelé que la candidature du Bénin pour l’organisation du présent salon a été retenue par le conseil d’administration de l’Oapi lors de la 56e session tenue à Nouakchott en Mauritanie. « Il y a eu des péripéties qui ont fait repousser à chaque fois la tenue du salon », révèle-t-il, ajoutant que la tenue du salon est un challenge pour le Bénin.
S’agissant du Saiit, le directeur général de l’Oapi, Dénis Bohoussou, affirme qu’il lui est assigné comme objectifs de promouvoir un esprit de créativité et l’évaluation de son niveau de créativité en Afrique, puis d’offrir un plateau d’échange de technologie entre les inventeurs et les opérateurs économiques. Il s’agit, selon le directeur général, de doter les Etats membres en capacité technologique leur permettant de transformer sur place les matières premières et ressources naturelles pour lesquelles ils disposent d’un avantage comparatif.
Il explique que les œuvres exposées à l’occasion du salon donnent une idée du niveau de créativité dans les Etats membres. Ainsi, les stands apparaissent comme des lieux où les chercheurs et inventeurs participant au salon présenteront le fruit de leur recherche, feront connaître les résultats des efforts de recherche au niveau national. Ils amèneront les entreprises à investir dans la valorisation et l’exploitation des créations techniques des chercheurs et inventeurs africains et d’amener le public à soutenir et à consommer les produits de la recherche et de l’innovation nationales. Le salon permet aussi aux inventeurs présents à l’édition de Cotonou d’être informés sur des questions liées à la valorisation de leurs œuvres, afin qu’à travers elles, se créent des entreprises industrielles innovantes.
Pas une fin en soi
« L’organisation d’un salon des inventions n’est pas une fin en soi », souligne le directeur général de l’Oapi, qui affirme qu’il est nécessaire de l’accompagner de mesures institutionnelles et financières et d’autres mécanismes de promotion, si l’on veut relever les défis que pose le développement technologique de l’espace Oapi.
Pour le ministre d’Etat chargé du Plan et du Développement, Abdoulaye Bio Tchané, le secteur de l’invention et de l’innovation technologique est créateur d’emplois, et l’ambition du chef de l’Etat est de travailler à le révéler au Bénin. « Le gouvernement a prévu dans son programme d’action la création d’une cité de l’innovation à vocation internationale pour abriter de grandes écoles, des centres d’éclosion », informe-t-il en précisant que le gouvernement rêve pour le Bénin et pour l’Afrique d’avoir des Steve Jobs. Abdoulaye Bio Tchané invite l’Oapi à accompagner les inventions de différents Etats membres en leur faisant bénéficier de fonds d’appui.
Consciente de l’ampleur et de la diversité des actions et des mesures nécessaires pour soutenir la créativité et la valorisation des résultats de recherche, l’Oapi a mis en place des mécanismes. Il s’agit du soutien aux activités de recherche et développement technologique, en amont de la délivrance de brevets en faveur des chercheurs des Etats membres, de la contribution aux frais de dépôt pour les inventeurs désignés par les Etats membres y compris les universités et centres de recherche, la prise en charge des frais de participation au Saiit de deux inventeurs par Etats membres et l’appui financier aux inventeurs méritants pour leur participation à des salons internationaux afin de faire connaître leurs œuvres et d’accéder à des opportunités d’affaires avec des partenaires.
En marge du salon, l’Oapi organise une compétition interuniversitaire baptisée « P.I Challenge » pour permettre aux étudiants de se familiariser avec la propriété intellectuelle et d’en comprendre l’enjeu pour le développement.

Alors que les élections, en vue du renouvellement des mandats des instances de direction des universités publiques devraient intervenir dès ce mois de novembre dans certains cas, le gouvernement choisit de maintenir les responsables actuels en poste. La raison en est le processus, en cours, de mise en place du Conseil national de l'Education (CNE). En effet, les actes devant aboutir à l'installation officielle du CNE évoluent avec diligence, de sorte que d’ici fin décembre ou début 2019 au plus tard, il serait opérationnel. A lui incomberait dès lors la responsabilité de définir les normes désormais applicables dans le secteur. Toute instance qui se trouverait en contradiction avec ces nouvelles normes ne peut qu’être caduque. Autant y surseoir, quitte, sous peu, à prendre les dispositions qui s’imposeraient pour la bonne marche de l’enseignement supérieur au Bénin. Le gouvernement a su anticiper à cette fin, par le décret (ci-contre) N° 2018-441 du 20 Septembre 2018 portant mesures transitoires à la mise en œuvre de Ia réforme de la gouvernance des universités publiques du Bénin.
Décret N° 2018-441 DU 20 septembre 2018
Portant mesures transitoires à la mise en œuvre de la réforme de la gouvernance des universités publiques du Bénin.
Le président de la République, chef de l’Etat, chef du gouvernement,
Vu la loi n° 90-032 du 11 décembre 1990 portant Constitution de la République du Bénin ;
Vu la loi n° 2003-17 du 11 novembre 2003 portant orientation de l’éducation nationale en République du Bénin et la loi n°2005-33 du 06 octobre 2005 qui la modifie ;
Vu la décision portant proclamation, le 30 mars 2016 par la Cour constitutionnelle, des résultats définitifs de l’élection présidentielle du 20 mars 2016 ;
Vu le décret n° 2018-198 du 05 juin 2018 portant composition du gouvernement ;
Vu le décret n° 2016-292 du 17 mai 2016 fixant la structure-type des ministères ;
Vu le décret n° 2016-419 du 20 juillet 2016 portant attributions, organisation et fonctionnement du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique ;
Vu le décret 2016-208 du 04 avril 2016 portant création, attributions, organisation et fonctionnement des universités nationales en République du Bénin modifié par le décret n° 2016-638 du 13 octobre 2016 ;
Vu l’Arrêté n° 2018-593/MESRS/DC/SGM/CT-AAPDS/SA/059SGG18 du 19 septembre 2018 portant organisation des élections des doyens, directeurs, vice- doyens et directeurs adjoints des unités de formation et de recherche (UFR) des universités d’Abomey-Calavi et de Parakou ;
sur proposition du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique,
Le Conseil des ministres entendu en sa séance du 19 septembre 2018,
Décrète
Article premier : Jusqu’à l’examen de la nouvelle gouvernance des établissements publics d’enseignement supérieur par le Conseil national de l’éducation, les dispositions des articles 19, 24, 27, 31, 33, 34, 38, 39 et 44 du décret n°2016-208 du 04 avril 2016 portant création, attributions, organisation et fonctionnement des universités nationales en République du Bénin modifié par le décret n° 2016-638 du 13 octobre 2016 relatives à l’élection des recteurs, vice-recteurs, membres de Conseil d’administration d’Université, doyens, directeurs, vice-doyens et directeurs adjoints des unités de formation et de recherche (UFR) des universités nationales du Bénin sont suspendues.
Article 2 : A titre transitoire, les recteurs, vice-recteurs, membres élus de Conseil d’administration d’Université, doyens, directeurs, vice-doyens et directeurs adjoints dont les mandats sont venus à terme, restent en place.
Article 3 : Le présent décret, qui prend effet pour compter de la date de sa signature, abroge toutes dispositions antérieures contraires.
Il sera publié au Journal officiel.

La deuxième phase de l’emprunt obligataire du Bénin lancée en avril et clôturée le 22 mai dernier s’est déroulée, ce jeudi 25 octobre, au ministère de l’Economie et des Finances à Cotonou. Il s’agit de la première cotation des titres dénommée « TPBJ 6,50% 2018-2025 » qui a connu la présence du directeur général de la Bourse régionale des valeurs mobilières (Brvm) Edoh Kossi Amènounvè.
Les premiers résultats de la première cotation de l’opération «TPBJ 6,50% 2018-2025 » ont affiché un volume d’échange de 100 titres avec un prix unitaire de 10 000 francs Cfa le titre. Soit un montant total échangé d’un million de francs Cfa. C’est le résultat de la deuxième phase de l’emprunt obligataire du Bénin qui a été clôturé le 22 mai dernier.
En effet, dans le cadre de la mise en œuvre du Programme d’action du gouvernement et en vue du financement des dépenses d’investissements inscrits au budget général de l’Etat, gestion 2018, le Trésor public a lancé le 23 avril dernier un emprunt obligataire par appel public à l’épargne. Dénommée « Trésor public du Bénin TPBJ 6,5% 2018-2025 », pour un montant indicatif de 60 milliards de francs Cfa sur le marché financier de l’Union économique et monétaire ouest-africaine, cette opération a été clôturée le 22 mai dernier. Le montant total des souscriptions recueillies s’élève à soixante-deux milliards cinq cent quatre-vingt-seize millions deux cent quatre-vingt mille (62 596 280 000) francs Cfa.
Après cette première étape de l’opération gérée par la Société de gestion et d’intermédiation du Bénin (Sgi-Bénin) et ses partenaires, la deuxième phase est celle de la première cotation dénommée « TPBJ 6,5% 2018-2025 » qui devrait se dérouler à Abidjan en Côte d’Ivoire. Mais elle a été délocalisée pour se dérouler à Cotonou hier. Autrement dit, ceux qui n’ont pas pu acheter des obligations lors de la première phase peuvent aller sur le marché financier régional pour l’achat des titres.
Après avoir rappelé le contexte dans lequel s’est déroulée la première phase de l’opération, le directeur général du Trésor et de la Comptabilité publique, Karimou Assouma, a salué la mobilisation des différents acteurs qui ont tout mis en œuvre pour l’atteinte des résultats obtenus. Il les invite à continuer à aider le gouvernement dans la mobilisation de fonds pour la réalisation des projets inscrits dans le programme d’action.
La directrice générale de Sgi-Bénin, Sakinatou Sidi, s’est réjouie des résultats de l’opération qui, dit-elle, a connu un succès de 104,33%. La répartition par pays a montré que le Bénin est en tête avec 58,19%, le Burkina Faso, 3,14%, la Côte d’Ivoire 18,67%, le Sénégal 2% et le Togo, 16,14%. Au-delà des pays de la zone Uemoa, l’opération, selon Sakinatou Sidi, a mobilisé également des investisseurs des pays de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac).
La bonne signature du Bénin
Pour sa part, le directeur général de la Bourse régionale des valeurs mobilières (Brvm), Edoh Kossi Amènounvè, a salué l’Etat béninois qui, en moins de deux ans, a réussi deux fois cette opération pour un montant de 234 milliards de francs Cfa après celle de 2011. Ceci témoigne, selon lui, de la bonne signature du Bénin et de l’engouement des investisseurs pour l’emprunt de l’Etat béninois. Il souligne que cette présence régulière montre également la volonté affichée des autorités béninoises de recourir au marché financier régional pour la mobilisation des ressources à long terme pour le financement du développement du pays.
En lançant officiellement cette première cotation au nom du ministre de l’Economie et des Finances, la secrétaire générale adjointe du ministère, Alice Massim Ouali Affo, dira que les besoins de financement peuvent être satisfaits de deux manières dont celle de l’émission d’emprunt obligataire par appel public à l’épargne. Ce type de financement est devenu la forme dominante des couvertures des besoins importants d’investissements tant dans les économies des pays développés que des pays en voie de développement.
Les fonds mobilisés, selon la secrétaire générale adjointe du ministère de l’Economie et des Finances, sont inscrits au budget général de l’Etat gestion 2018 pour le financement partiel de certains projets. Et, au nombre de ces projets, elle cite la construction de la route des pêches, la construction de la route Missinsinto-Zinvié ; la construction de la route Dassa-Savalou ; la lutte contre l’érosion côtière, la construction de la Centrale électrique 120 Mw de Maria-Gléta 2, etc.
Cet emprunt obligataire, promet Alice Massim Ouali Affo, ne sera pas le dernier. Il y en aura d’autres pour la mobilisation des fonds dans le cadre du financement des projets.

La participation béninoise au 4è Forum annuel sur l’entrepreneuriat de la Fondation Tony Elumelu (Tef) cette année est particulièrement appréciée, surtout en ce qui concerne l’apport des différents acteurs présents à Lagos au développement du continent via l’entrepreneuriat.
25 jeunes entrepreneurs béninois intervenant dans l’agrobusiness, l’agri-business, la transformation industrielle, les technologies de l’information et de la communication (Tic) et les innovations, ont pris part au Forum annuel sur l’entreprenariat de la Fondation Tony Elumelu (Tef), jeudi 25 octobre à Lagos. Ils sont environ 500 à postuler à l’appel à candidatures de la fondation et envisagent ainsi rentrer dans le plus important programme de financement entrepreneurial disponible sur le continent. A l’arrivée, 32 ont pu être retenus de par la qualité de leurs projets, mais seulement 25 ont effectué le déplacement de Lagos.
Jeunes, engagés, très enthousiastes et dynamiques à l’occasion des différentes manifestations prévues dans le cadre de ce forum, la délégation béninoise entend surtout tirer le meilleur de cette rencontre pour booster l’économie nationale et aussi celui du continent. Parmi ces 25 starts-upeurs, Armel Frida Dossa, la trentaine à peine. Cet ingénieur agronome de formation a rallié les autres entrepreneurs du continent à Lagos, plein de rêves et d’espoirs.
« J’ai candidaté pour cet appel afin de contribuer à l’amélioration de l’état nutritionnel des Béninois par le biais des légumes feuilles traditionnelles qui sont des espèces sous utilisées mais qui ont des valeurs nutritives assez élevées comparées aux légumes exotiques », explique-t-elle. Avec sa start-up opérant dans l’agri-business et spécialisée en production végétale, elle pense que sa « contribution au développement du Bénin et de l’Afrique passe par la participation au développement agricole ». A Lagos, Frida Dossa a consacré une bonne partie de son temps à échanger et nouer des contacts avec des entrepreneurs de tout bord. Mais elle a surtout mis un point d’honneur à la rencontre des « grands », ces entrepreneurs qui ont réussi, forcent l’admiration et qui parviennent à tirer leur épingle du jeu. L’ingénieur agronome n’est pas dans la logique du copier-coller. Elle veut plutôt chercher sa propre voie en s’inspirant des modèles et succès disponibles. Acte 2 de sa participation au Forum Tef 2018, la recherche de partenariats et/ou de financements pour le développement de son business. Et cela semble lui avoir marché. Avec une grande start-up opérant dans les huiles essentielles, elle a pris des attaches pour un partenariat futur déjà prometteur. « Pour moi, c’est un grand moment de réseautage », soupire-t-elle. Une opportunité aussi, poursuit-elle, d’accéder à un financement pour démarrer des activités dans le domaine de la production de légume feuille et d’entrer dans la grande famille des entrepreneurs du continent, partager avec les autres leurs expériences.
Partager des expériences
Pour Mahiédine Moussaoudou, lauréat et porte-parole des start-upeurs béninois, ce forum a été pour ses pairs et lui un espace d’échanges enrichissants : « Nous avons pu rencontrer les lauréats retenus, échanger et partager des expériences ». La participation aux panels et les rencontres avec des entrepreneurs Vip ont été aussi de grands moments, selon lui. La participation s’est également étendue à un ancien candidat au programme, venue cette fois-ci en compétition d’orateur pour décrocher un financement. En trois minutes, Vital Sounouvou a expliqué comment son entreprise, quoique virtuelle se propose de desservir plusieurs pays limitrophes du Bénin, pour ensuite s’imposer dans son domaine. Concis, précis et serein, le jeune ambassadeur a d’entrée séduit. Mais il n’obtiendra pas au finish la faveur du jury en dépit d’un speech fort ovationné. La Cité de l’innovation et de savoir, Sèmè-City, a été également applaudie à Lagos. Claude Borna qui en est l’une des chevilles ouvrières, membre du jury des orateurs, a été invité à partager des conseils et expériences avec les jeunes entrepreneurs. Un exercice au cours duquel elle a incité à l’engagement, au travail et à l’assurance, gage de succès. « Il faut être souple et innovant. Ce que vous dites aujourd’hui ne sera pas forcément votre entreprise de demain. Il faut connaître ses concurrents, sortir des livres et faire dans l’innovation, aller sur le terrain… », a-t-elle conseillé.
Société 26 oct. 2018

Le président de la Cour suprême, Ousmane Batoko, a présidé ce jeudi 25 octobre, l’audience solennelle de rentrée judiciaire 2018-2019 de sa juridiction. La cérémonie a connu la présence des différentes composantes du système judiciaire béninois, du ministre en charge de la Justice, Me Séverin Quenum, représentant du président de la République et président du Conseil supérieur de la magistrature ainsi que du président de la Cour constitutionnelle, Joseph Djogbénou et sa collègue de la Haute cour de Justice, Cécile de Dravo.
« Quelle justice pour quel développement ? », c’est le thème de la rentrée judiciaire 2018-2019 de la Cour suprême. Cette thématique a été décortiquée de long en large au cours de l’audience solennelle qui s’est tenue, ce jeudi 25 octobre, à Porto-
Novo et qui marque le démarrage des activités. Pour le président de la Cour suprême, ce thème met le doigt sur les lourdes obligations, le sens élevé de responsabilité de ceux et celles qui sont chargés d’animer l’institution judiciaire et de rendre la justice au nom du peuple. Ousmane Batoko note que la construction de la responsabilité du service public de la justice est une exigence démocratique majeure. Si elle est un pouvoir indépendant, aux termes des dispositions de la Constitution, la justice demeure éminemment publique et, de ce fait, n’a pas vocation à fonctionner pour elle-même. Bien au contraire, relève Ousmane Batoko, elle doit être au centre du bien-être socio-économique de la société et des populations. « Au-delà de son rôle de régulateur des rapports sociaux au sein de la communauté, la justice doit être le levier du développement de la société dans tous ses aspects », analyse le président de la Cour suprême. Selon lui, l’Etat de droit, la justice pour tous font partie intégrante des Objectifs de développement durable adoptés par les Nations unies. Ils sont donc essentiels à l’instauration d’un véritable développement durable et équitable. Le président Ousmane Batoko, se référant au Programme de développement du secteur de la justice, rappelle la nouvelle vision du Bénin qui s’inscrit dans la dynamique d’un pouvoir judiciaire apte à assurer une justice judiciaire, une justice administrative, une justice économique et une justice sociale, composantes essentielles du développement durable et équitable. Cette vision exige du juge à rendre des décisions dans un délai raisonnable et exemptes de toutes interprétations et incompréhensions. « La décision de justice ne peut aller à l’encontre des prescriptions de la loi et le juge se doit de rendre, en toute impartialité et en toute indépendance, des jugements de qualité », explique le président de la Cour suprême. Il appelle chacun des citoyens à apporter son grain de sel pour que soit une réalité cette justice de développement souhaitée par tous. Ousmane Batoko souhaite qu’à l’issue des réformes courageusement engagées et mises en œuvre par le gouvernement, que l’idéal d’une justice qui révèle le Bénin comme un havre de paix, un laboratoire de référence, en matière d’Etat de droit et de démocratie puisse voir le jour.
Pour une justice qui révèle
Mais avant le président de la Cour suprême, honneur est échu au bâtonnier de l’Ordre des avocats, Me Yvon Détchénou, de faire ses observations sur le thème retenu, au nom de tous les auxiliaires de justice. Il a fait ressortir les forces et faiblesses de la justice béninoise et surtout les goulots d’étranglement l’empêchant d’être un véritable levier de développement. Plus concret, Onésime Madodé, dans le rôle d’avocat général, c’est-à-dire de ministère public, propose deux réformes majeures pour redresser la pente. D’abord, il requiert une refonte du statut des magistrats du parquet qui ne doivent plus dépendre du gouvernement. Ils disposeront également d’une certaine indépendance afin d’être libres et impartiaux dans leurs décisions, gage de développement. Ensuite, le procureur général près la Cour suprême souhaite la correction de la loi portant statut du Conseil supérieur de la magistrature (Csm) afin de revisiter les conditions de nomination des magistrats et de gestion de leur carrière. Selon Onésime Madodé, la nouvelle loi sur le Csm adopté par le Parlement le 2 juillet dernier est très loin d’atteindre cette ambition. « Il faut un Csm rénové et attentif à l’intérêt des magistrats », requiert l’avocat général.
Le ministre chargé de la Justice, Me Séverin Quenum, représentant le chef de l’Etat, salue la pertinence de ce thème. Il a assuré les uns et les autres de la détermination du président de la République, Patrice Talon pour une justice débarrassée des pesanteurs sociologiques, des pudeurs politiciennes et des critiques. C’est tout l’intérêt des réformes en cours dans le secteur pour permettre à la justice de reprendre la main pour la réaffirmation de la primauté du droit au Bénin, explique Me Séverin Quenum.

Le Centre culturel chinois, en collaboration avec l’Institut Confucius de l’Université d’Abomey-Calavi, a organisé, mercredi 24 octobre dernier à Cotonou une causerie-débat sur le thème : ''Le système éducatif chinois : atouts et perspectives''. C’est un creuset de partage d’expériences entre les cadres chinois et béninois.
« Le système éducatif chinois : atouts et perspectives ». C’est le thème autour duquel des cadres béninois et chinois ont échangé, ce mercredi 24 octobre, au Centre culturel chinois de Cotonou.
Selon la première conseillère de l’ambassade de la République populaire de Chine près le Bénin, Li Yi, cette causerie a pour objectif non seulement de comparer les systèmes éducatifs des deux pays mais se veut aussi une occasion de partage de connaissances et d’expériences entre Béninois et Chinois. « Je suis un produit du système éducatif chinois mais ouverte à une étude comparée des deux systèmes », a-t-elle déclaré. Venue au Bénin l'année dernière, elle salue les efforts du Bénin qui attache du prix à l'éducation avec trois ministères de l’Enseignement et un Conseil national de l'éducation. Pour Lin Shen, directrice du Centre culturel chinois, il y a bien des ressemblances entre les systèmes chinois et béninois. C’est pourquoi, cette rencontre est la bienvenue afin de contribuer au renforcement des deux systèmes éducatifs.
Diplômé des universités chinoises, Julien Gaétan Sègbo, directeur de l'Institut Confucius, a présenté un exposé sur le système éducatif chinois. Cette présentation a permis aux participants d’avoir une idée de l’éducation en Chine. Les caractéristiques du système éducatif chinois, les conditions d’admission, son financement, ses atouts et perspectives constituent les grands points sur lesquels cette communication a porté. Selon lui, l'intérêt de la Chine pour l’éducation vient de la sagesse chinoise de Lao Tseu, « Si tu donnes un poisson à un homme, il mangera un jour. Si tu lui apprends à pêcher, il mangera toujours ». Pour lui, le système éducatif chinois comprend l'alphabétisation, la formation technique pour adultes, l’enseignement de base obligatoire, l’enseignement secondaire et l'enseignement supérieur. A l’en croire, ce système est assez structuré, très sélectif et subventionné avec une gestion décentralisée. Pour Julien Gaétan Sègbo, le cumul de l'enseignement général avec les sciences et technologies et leur adaptation aux réalités du pays constituent l’atout majeur de l’éducation chinoise. « L'homme est au cœur de ce système éducatif chinois depuis que la Chine a opté pour l'investissement dans le capital humain», a renchéri le sociologue béninois Ilyass Sina, modérateur des débats. Selon ce dernier, la Chine a compris qu’il faut des ressources humaines de qualité pour un développement économique soutenu.

Le président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji, a lancé ce jeudi 25 octobre, les travaux de la seconde session ordinaire de l’année 2018 encore appelée session budgétaire. Ces travaux sont essentiellement consacrés à l’examen et au vote du projet de loi de finance de l’Etat gestion 2019.
C’est reparti depuis ce jeudi 25 octobre pour trois mois d’activités à l’Assemblée nationale, pour le compte de la deuxième session ordinaire de l’année 2018 encore appelée session budgétaire. Les députés ont renoué avec l’hémicycle après trois mois de vacances ponctués de quatre sessions extraordinaires. La rentrée parlementaire qui a démarré hier inaugure la dernière session budgétaire de la septième législature. L’ouverture de cette session a été effective grâce à la présence de 54 députés dépassant largement le quorum de la moitié plus un c’est-à-dire l’effectif de 42 parlementaires exigé par la Constitution. Comme son nom l’indique, cette session sera essentiellement consacrée à l’examen et au vote du projet de budget général de l’Etat gestion 2019. Le document est déjà affecté à la Commission parlementaire budgétaire pour étude. En plus du débat budgétaire, les députés ont inscrit à l’ordre du jour plusieurs autres lois notamment le projet de loi fixant régime des armes et munitions en République du Bénin ; le projet de loi relatif au code de nationalité béninoise ; le projet de loi portant statut du barreau de la République du Bénin ; les dossiers de poursuites judiciaires à l’encontre de certains anciens ministres, transmis par la chambre d’instruction de la Haute cour de justice ; le projet de loi portant loi organique sur le Conseil économique et social ; le projet de loi portant statut des magistrats de la Cour suprême ; le projet de loi portant autorisation de ratification et/ou d’adhésion aux conventions, accords et protocoles de l’Agence internationale de l’énergie atomique. Et à ces dossiers, le président de l’Assemblée nationale ajoute plusieurs autres dont le projet de loi portant autorisation d’adhésion à la Convention des Nations unies sur l’utilisation des communications électroniques dans les contrats internationaux, adoptée à New York le 10 novembre 2005 ; le projet de loi portant création, organisation et fonctionnement des offices à caractère social, culturel et scientifique ; le projet de loi portant autorisation de la proposition de loi portant recours au système de vidéosurveillance en République du Bénin et la proposition de loi portant statut des chefferies traditionnelles en République du Bénin. « À la lumière des dossiers inscrits à son ordre du jour, la présente session ordinaire de l’Assemblée nationale ne sera pas de tout repos pour les députés et le personnel de l’administration parlementaire », fait savoir le président de l’Assemblée nationale. Me Adrien Houngbédji, après le rappel des défis de cette session budgétaire, est ensuite revenu sur le contexte politique national particulier dans lequel s’ouvrent les travaux. Il fait allusion à l’actualité liée aux réformes du système partisan consacrées par l’adoption de la Charte des partis politiques et le Code électoral.
Bon vent aux réformes politiques !
Les deux textes étaient devenus impérieux afin de permettre aux partis politiques de remplir leurs fonctions essentielles d’animation de la vie politique nationale dans les conditions primordiales de transparence, de redevabilité et d’inclusion, souligne le président de l’Assemblée nationale. Me Adrien Houngbédji salue la concrétisation de cette réforme qui permettra de donner plus de sens à l’engagement politique des femmes et des jeunes et de mettre fin à la transhumance politique et de favoriser l’émergence de grands partis politiques plus performants et plus représentatifs. «Et c’était un objectif courageux dont je me sens honoré d’avoir réalisé avec vous le leadership », se réjouit le président de l’Assemblée nationale. Il s'en satisfait d’autant plus que l’aboutissement de ces deux lois a été le couronnement d’un long processus participatif et inclusif où les acteurs politiques, la Société civile et autres parties prenantes ont fait leurs observations. Lesquelles observations ont été, autant que faire se peut, prises en compte et débattues à l’hémicycle. « Même si nous continuons d’entendre des récriminations, nous pouvons aussi dire aujourd’hui que ces désaccords -du moins ce qu’il en reste- ne sont désormais que l’expression marginale de rigidité qu’il faut attribuer à la tendance naturelle des hommes à craindre le changement, fût-il positif », analyse le président de l’Assemblée nationale. A en croire Me Adrien Houngbédji, les améliorations apportées au système partisan du Bénin sont d’autant plus importantes que l’enjeu était capital. Cet enjeu, indique-t-il, est le grand risque de disparition progressive que court la classe politique. «Aujourd’hui, si nous pouvons nous féliciter d’avoir créé les fondements juridiques de cette réforme, il est évident que le pari n’est qu’à moitié gagné, et le risque à moitié évité », note le président de l’Assemblée nationale. Me Adrien
Houngbédji se réjouit, à cet effet, des discussions en cours entre les différentes formations et personnalités politiques, relatives à l’application de cette réforme. Selon lui, il reste à faciliter et à encourager l’application des réformes pour permettre la concrétisation de l’ambition. Ce qui passe par l’adoption d’une loi sur le financement des partis politiques par l’État, sur la base des critères objectifs de représentativité et de couverture géographique ; la relecture du statut de l’Opposition dans le sens d’une prise en charge des intérêts et des droits de celle-ci, précise le président de l’Assemblée nationale?
Plus de 240 milliards F Cfa au gouvernement en six mois
L’Assemblée nationale a eu à procéder, au cours des six derniers mois, à la ratification d’accords de crédit s’élevant à un peu plus de 240 milliards de francs Cfa. Ce point financier a été fait par le président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji, lors de l’ouverture de la seconde session ordinaire au titre de l’année 2018. Ces autorisations de ratifications de financement ont permis au Parlement de mettre à la disposition du gouvernement des fonds importants pour ses divers programmes de développement. Le président de l’Assemblée nationale ne s’est pas seulement arrêté à ce bilan financier. Il a également fait le point des lois ordinaires adoptées au cours de la période, allant de l’ouverture de la première session ordinaire en avril dernier jusqu’à la clôture des travaux de la cinquième session extraordinaire de l’année 2018 le lundi 22 octobre dernier. Il a également fait un bilan des lois adoptées. Au total, selon Adrien Houngbédji, dix-sept lois ordinaires ont été favorablement examinées. Il cite, entre autres, la Charte des partis politiques ; le Code électoral ; la loi portant création de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet) ; la loi portant lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme ; la loi sur le changement climatique ; le code pastoral ; la loi encadrant l’exercice du droit de grève ; le statut des magistrats et celui de la Fonction publique?
Th. C. N.
Actualités 26 oct. 2018