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Nouvelles

Assemblée nationale:Le personnel administratif parlementaire doté d’un nouveau bâtiment

Le personnel administratif de l’Assemblée nationale dispose d’un nouveau bâtiment de plus qui améliorera ses conditions de vie et de travail. Le joyau flambant neuf a été inauguré, vendredi 6 février dernier, par le président de l’institution, Mathurin Nago.

Le problème d’exiguïté du cadre de travail du personnel civil parlementaire est désormais un vieux souvenir. Sensible aux cris de cœur de ces agents, le bureau de l’Assemblée nationale a décidé de leur construire un nouveau bâtiment pour renforcer l’existant. Il s’agit par ricochet d’améliorer le cadre de travail du personnel parlementaire dont le rôle n’est plus à démontrer dans le bon fonctionnement de cette institution. Le nouveau bâtiment est composé de trois niveaux: un rez-de- chaussée et deux étages. Il est constitué d’un parking et de 23 bureaux qui serviront désormais de locaux à certaines directions du Secrétariat général administratif de l’Assemblée nationale. Notamment la direction de la Questure et celle des Services législatifs.
Le joyau inauguré vendredi 6 février dernier, a coûté la bagatelle de 265 millions F CFA. Les travaux financés par le budget autonome de l’Assemblée nationale, exercice 2014, ont été réalisés par une entreprise béninoise. Laquelle entreprise a respecté le délai contractuel de six mois prévu pour achever la construction. Démarré le 15 juin 2014, le chantier a été réceptionné provisoirement le 15 décembre de la même année.
Le deuxième vice-président de l’Assemblée nationale, Boniface Yéhouétomè a surtout loué le souci du président Mathurin Nago de mettre les agents parlementaires dans un cadre de travail attrayant. Il a ensuite salué l’exploit réalisé par cette société de droit béninois, non seulement en achevant les travaux dans le délai contractuel mais aussi et surtout, en y mettant une finesse irréprochable. Mieux, il n’y a pas eu d’avenant.
Ce qui fait dire au président de l’Assemblée nationale que les entreprises BTP béninoises peuvent aussi relever des défis comme celles d’autres pays notamment chinoises.. Pourvu qu’on leur fasse confiance, en les mettant dans de bonnes conditions pouvant leur permettre de s’acquitter de leurs missions. Pour Mathurin Nago, si les choses se sont bien passées, c’est parce que la sélection de cette entreprise a été très bien faite et sans pression.
Il a assuré les bénéficiaires que dans les tout prochains jours, ils vont intégrer ces bureaux. Les meubles et autres mobiliers sont déjà commandés et seront livrés sous peu.

Actualités 09 févr. 2015


Erosion côtière:La mer menace le Quartier JAK

L’érosion côtière s’est accentuée du Quartier JAK, l’une des zones résidentielles de Cotonou. Hier dimanche 8 février, le président de la République s’est rendu sur les lieux pour constater l’ampleur de la menace.

Le constat est assez inquiétant ! Le restaurant Neuer Biergarten, sis au Quartier JAK est en train d’être rongé par la mer, conséquence de l’érosion côtière qui menace ce quartier chic de Cotonou. «Depuis le 9 mai 2014, nous avons déjà perdu 67 mètres de sable. Si cela continue, c’est tout le Quartier JAK qui sera emporté par la mer. En période de haute marée, les vagues débordent jusqu’à envahir des rues pavées», alerte Doris Alapini, directrice du restaurant, hier lors d’une descente du président de la République. La menace d’érosion à ce segment ouest de l’Epi de Siafato concerne également le Foyer des marins, le siège de la Centrale d’achat des médicaments essentiels (CAME) ainsi qu’un complexe scolaire construit sur le littoral. «Nous souffrons ici le martyr et nous voulons que l’Etat fasse quelque-chose pour bloquer l’avancée de la mer», poursuit Stanislas Pognon, l’un des sages du Quartier JAK.
La situation critique du continent à ce niveau précis, a déjà interpellé le gouvernement qui a commandité une étude, souligne Christian Sossouhounto, ministre en charge de l’Habitat et de l’Urbanisme. Cette étude révèle que l’avancée de la mer à ce niveau ne découle pas de la construction des 7 nouveaux épis en amont mais plutôt de l’épi d’arrêt de sable du Port de Cotonou. Il est donc envisagé la construction d’un revêtement de pierres depuis l’Epi de Siafato afin de protéger la côte des affres de l’érosion. «Le rapport fera l’objet d’une communication en Conseil des ministres», rassure le ministre qui rappelle que la question de l’érosion côtière constitue une préoccupation pour l’ensemble des pays du Golfe de Guinée.
Faisant le point des travaux de construction des nouveaux épis, Christian Sossouhounto, informe que les ouvrages sont déjà terminés, à la grande satisfaction des riverains. Le seul souci, tempère-t-il, reste le besoin de renforcer les cellules avec du sable marin. La quantité du sable pour couvrir les 7 épis est estimée à 1,3 million mètres cubes. Le ministre informe que les discussions sont en cours afin de satisfaire cette demande à partir des travaux de dragage au niveau du Port de Cotonou, qui devraient permettre d’éjecter environ 4 millions mètres cubes de sable.
«Le Bénin est confronté aux réalités des changements climatiques. C’est un phénomène mondial. Mais je suis venu vous rassurer que nous allons lancer une union sacrée pour y faire face», indique le président de la République. Boni Yayi souligne que les dispositions seront prises pour répondre à ce défi au niveau du Quartier JAK. «Il est important que nous coalisions nos efforts aussi bien au niveau national, régional qu’international», insiste-t-il, estimant que la question de l’érosion côtière doit être prise en compte par le Fonds vert sur le climat créé par l’Union africaine.

Actualités 09 févr. 2015


Bientôt, une nouvelle cartographie de base numérique disponible:Le PNUD et l’UE dotent le Bénin d’un outil d’aide à la décision

Le vol inaugural de prise de vues aériennes, à l’aéroport international Bernardin cardinal Gantin de Cotonou, a effectivement eu lieu vendredi 6 février dernier. Il permettra de doter le Bénin d’une nouvelle cartographie de base numérique destinée à plusieurs usages. C’était en présence du ministre de l’Environnement, Raphaël Edou, de l’ambassadeur, chef de la Délégation de l’Union Européenne, Josep Coll et de Rosine Sori Coulibaly, représentante résidente du PNUD au Bénin.

Doter le Bénin d’un outil d’aide à la décision en vue d’une meilleure planification des investissements de développement. Voilà en quels termes, le ministre de l’Environnement, chargé de la Gestion des Changements climatiques, Raphaël Edou, apprécie le vol inaugural de prise de vues aériennes auquel il a pris part vendredi 6 février dernier. Ainsi, les activités de cartographie sont rentrées dans leur phase active.
Pour le ministre, le Bénin disposera bientôt d’une bonne vue de son territoire pour des applications d’utilité publique. Selon lui, un pays doit disposer des informations fiables pour prendre les décisions.

Les résultats de la prise de vue constitueront une base de données qui seront exploitables par les chercheurs, les étudiants, ainsi que les universitaires. «Avec ces informations, nous pourrons aller au crédit carbone», s’est réjoui avec fierté Raphaël Edou à sa descente du vol inaugural, témoignant sa gratitude au PNUD et à la Délégation de l’Union Européenne qui ont appuyé le Bénin et les communes pour la mise en œuvre du projet.
S’associant aux diverses possibilités qu’offriront les données disponibles sous peu, Josep Coll, chef de la Délégation de l’UE a indiqué que le Bénin devient ainsi le premier pays en Afrique à offrir à ceux qui s’y intéressent, des éléments pouvant concourir à son développement.
Ce que ne dément pas Rosine Sori Coulibaly, bien impressionnée par le matériel déployé par la compagnie IMAO en charge des opérations.
Pour Nicolas Creste, pilote opérateur, les acquisitions dureront 10 jours et ne pourraient être entravées que par la persistance des nuages. L’équipe commise à la tâche dispose de deux appareils dont l’un peut voler de 350 km/h jusqu’à 8000 m d’altitude et l’autre de 500km/h jusqu’à 10 000m.
Les opérations de prise de vues aériennes s’inscrivent dans le cadre du Projet d’appui à la préservation et au développement des forêts galeries et production de cartographie de base numérique (PAPDFGC). D’un coût global de 8 300 000 euros et lancé en novembre 2013, le projet a été financé grâce à l’appui de l’Union Européenne dans le cadre de l’Alliance mondiale contre le changement climatique (AMCC) pour un montant de 8 millions d’euros (5,2 milliards FCFA et du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) à hauteur de 300 000 euros (environs 200 millions F CFA).

Il bénéficie également du soutien du gouvernement du Bénin et des communes.
Par ce premier vol de prise de vues aériennes, le Bénin amorce dans sa cartographie numérique, avec le renouvellement de l’ancienne génération de cartes datant des années 60. Il vise également la mise à disposition de cartes de base pour la réalisation de cartes thématiques et la délimitation de limites et des unités topographiques.
Les photographies aériennes alimenteront une base de données géographiques actualisées, un modèle numérique de terrain, des ortho-photos, des cartes topographiques et un géo-portail informatif sur Internet. Des éléments utiles pour l’établissement de cartes topographiques détaillées de grande précision, la gestion des ressources naturelles, la lutte contre les inondations, les effets néfastes des changements climatiques et la gestion des catastrophies naturelles; l’agriculture, la planification urbaine, l’aménagement du territoire et bien d’autres utilités.

Société 09 févr. 2015


Election complémentaire à la CCIB:Un citoyen saisit la Cour suprême

La liste des candidats aux élections complémentaires de la Chambre du commerce et d’industrie du Bénin (CCIB) pour la région économique de l’Ouémé-Plateau publiée par la Commission électorale consulaire dans le journal "La Nation" dans sa parution du lundi 26 janvier, enregistre des contestations sur le terrain.*

La toute première certainement émane du sieur Tadjou Adéwalé Adédjouma qui a saisi la Cour suprême pour demander l’invalidation des candidatures de Michel Tévoèdjré et de Armand Hazoumè. Selon la requête, ces deux candidats n’auraient pas déposé toutes les pièces exigées par la loi avant de se faire inscrire sur les listes de candidature. Le requérant a décidé de saisir la haute juridiction aux fins d’entendre raison pour le retrait de ces deux candidats de la course.

Th. C. N.

Société 09 févr. 2015


Festival « Ilé ya Africa »:La troisième édition invite l’Afrique à un retour aux sources

La troisième édition du festival «Ilé ya Africa» a démarré, jeudi 5 février dernier à la Maison rouge à Cotonou. A travers cette initiative, 14 artistes célèbrent la pureté de l’Afrique et sa sagesse sous plusieurs dimensions, notamment celle spirituelle.

Ilé ya Africa est une expression yorouba dont la traduction pourrait signifier, «Afrique, il est temps de rentrer, de retourner à la maison ». Et c’est bien l’idée autour de laquelle s’organise depuis le jeudi dernier à Cotonou un festival qui en est à sa troisième édition. Une fois encore, acteurs culturels et autorités à divers niveaux ont marqué de leur présence ce rendez-vous qui célèbre cette année l’Afrique et sa diaspora. Et le programme concocté à cette fin se veut sobre, mais dense au regard des objectifs et ambitions du festival.

« Ce que nous faisons, ce n’est pas seulement une exposition d’art. C’est aussi l’occasion de présenter quelques chanteurs très talentueux qui ne sont pas encore connus. Ce sont des jeunes musiciens vocalistes, interprètes qui font un bon travail», révèle Eric Ahouansou, le promoteur du festival «Ilé ya Africa». D’ailleurs, pour lui, le retour auquel le continent est invité à travers cette rencontre est surtout d’ordre spirituel. Et c’est cela qui justifie la diversité des activités qui s’observent autour.

Le volet intellectuel de la présente édition est concentré, entre autres sur une conférence publique au siège de la Fédération des artistes plasticiens et graphistes du Bénin. Occasion pour un panel d’orateurs avertis d’entretenir le public sur les freins au développement artistique et culturel. « L’enjeu, c’est l’Afrique. Nous pensons que la jeune génération est en train d’être déracinée.

L’Afrique a sa façon de penser, de rire, de bouger. Il y a des choses qu’on peut sauvegarder. Il ne faut pas que l’Afrique se considère comme un pays abandonné. Alors que c’est le berceau de l’humanité », interpelle le président de « Ilé ya Africa». Mais la révolution pour enclencher ce mouvement de retour de l’Afrique étant d’abord culturel, les initiateurs du festival ont voulu faire la part à ce pan de leur mouvement. Pour ce faire, la présente édition offre à découvrir 14 artistes dont Marina Gandhi, Eliane Aisso, Moufili Bello, La Sœur Henriette Goussikindé, Sika da Silvera alias Sika, Arees, Piza, Zount, Midy, Erick, Achille Zohoun, Philipe Abayi, Julien Degan, Charly almeida…

Ces «grands» et «petits» noms du milieu artistique à travers leurs réalisations respectives, évoquent certes à leur guise et en plus avec l’habillage artistique, le thème du festival. Toutefois, cela n’empêche pas le néophyte de s’y retrouver et de comprendre lui aussi que l’heure de regagner le point de départ a définitivement sonné pour le continent noir.

Culture 09 févr. 2015


Fludor Benin SA et Tropical General Investment:Le zonage pour une filière cotonnière pourvoyeuse de richesse

Roland Riboux, président directeur général de Fludor Bénin SA a animé, vendredi 6 février dernier, à Cotonou, un point de presse. C’était pour informer l’opinion publique du projet de zonage de la filière coton que Fludor Bénin SA et Tropical General Investment, holding mère de la société qu’il dirige portent. Projet dont il a exposé les tenants et aboutissants au président de la République.

Fludor Bénin SA et Tropical General Investment et le président de la République, Boni Yayi, réaffirment leur volonté de voir éclore une filière cotonnière pourvoyeuse de richesse et plus équilibrée, a indiqué Roland Riboux, le président directeur général de Fludor Bénin SA. Cela par le biais d’une offre d’expérimentation du zonage proposée par sa société. Fludor Bénin SA défend le concept du zonage depuis le démarrage de son huilerie en 2000, a rappelé Roland Riboux, qui a poursuivi qu’à fin 2014, Fludor Bénin SA a définitivement confirmé son souhait de s’implanter dans une zone cotonnière expérimentale comprenant les communes de Kérou, Gogounou, Kandi et Banikoara. Il est utile de préciser qu’elle avait présenté au conseil des ministres du 19 décembre 2012, un projet de zonage comprenant quatre régions.
L’option de cette zone expérimentale permet d’encadrer les producteurs et d’y installer trois usines d’égrenage, explique-t-il.
Dans son offre, Fludor Bénin SA, prendrait en charge, selon Roland Riboux, toutes les fonctions de la chaine cotonnière que sont, l’approvisionnement en facteurs de production, l’encadrement, la commercialisation primaire et enfin l’égrenage et la commercialisation de la fibre et des autres produits dérivés.
Ce projet, s’est réjoui le président directeur général permettra à Fludor Bénin SA d’assurer les besoins en matières premières de son usine de trituration de graines de coton.
De plus, a expliqué Roland Riboux, le zonage est un système qui a montré son efficacité dans certains pays de la sous-région. Il permettrait d’augmenter la productivité par hectare d’au moins 30% grâce à la mise en place à temps des intrants et un suivi rigoureux des itinéraires techniques. Le zonage constituerait également un outil efficace de lutte contre la pauvreté.
«Il reste inéluctable que la mise en place d’un tel projet ne peut se faire sans la participation active des populations et principalement des cotonculteurs», relève-t-il, justifiant que toute la réflexion de sa société repose essentiellement sur une politique participative des populations pour sauver la filière coton et leur donner espoir.
Le groupe Tropical General Investment en chiffres

Le groupe Tropical General Investment (TGI) est une holding créée en 1986 soutenue par des investisseurs européens qui croient au développement de l’Afrique de l’Ouest. TGI fait partie des leaders de l’industrie agro-alimentaire au Nigeria avec un chiffre d’affaires avoisinant un milliard de USD, plus de 7000 employés et des investissements supérieurs à 1,1milliard de USD.
La division agronomique du groupe opère à travers la société WACOT Ltd. Elle dispose d’importantes capacités de production de base, notamment : l’égrenage de coton, 80.000 t/an, le polissage de graines de sésame 40.000t/an, la rizerie 75t/an et la transformation du soja 150.000t/an.
TGI travaille en partenariat avec l’Etat à travers différents programmes. Elle est résolument engagée dans la fourniture de services au monde agricole, notamment : recherche et développement de semences certifiées de coton, sésame, maïs, soja, encadrement des fermiers, renforcement des capacités des communautés rurales et vente des semences certifiées, d’engrais et produits phytosanitaires.

Actualités 09 févr. 2015


Présentation de vœux de nouvel an du Parlement aux médias :Mathurin Nago invite la presse béninoise à maintenir le cap

Fidèle à sa tradition annuelle, le président de l’Assemblée nationale, Mathurin Nago, a présenté vendredi 6 février dernier à Cotonou, autour des plats et des verres, ses bons vœux de nouvel an 2015 à l’ensemble des acteurs de la presse béninoise. A l’occasion, il a salué les efforts des médias couronnés cette année par l’adoption du Code de l’information et de la communication. Cette cérémonie festive entre le président de l’institution parlementaire et les journalistes est la dernière de la sixième législature dont le mandat arrive à son terme le 15 mai prochain.

Le président de l’Assemblée nationale loue les grandes avancées qu’enregistre la presse béninoise ces dernières années. Mathurin Nago a saisi l’occasion de ses bons vœux de la nouvelle année 2015 aux professionnels des médias, pour leur dire toute sa reconnaissance. Il les qualifie de partenaires indispensables et incontournables pour l’Assemblée nationale, au regard de leur rôle d’accompagnement, de facilitation et d’interface entre les députés et les populations.

Et ceci, à travers les relais par la presse, des activités et des décisions du Parlement qui sont commentées et analysées de façon approfondie. Ce qui rapproche davantage les députés de leurs mandants, témoigne Mathurin Nago. Il a félicité toute la presse béninoise en général et celle parlementaire en particulier pour la qualité de ses productions qui ne font qu’avancer le processus démocratique au Bénin.
Le témoignage a été fait devant un parterre de professionnels des médias dont le président du Réseau des journalistes accrédités au Parlement (REJAP), Gaspard Adjamonsi, le président de l’Observatoire de la déontologie et de l’éthique dans les médias (ODEM), Guy Constant Ehoumi, et de Marie Richard Magnidet, Pascal Zantou, tous deux conseillers à la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC). Ils étaient d’ailleurs tous assis à la table d’honneur avec le président Mathurin Nago accompagné pour la circonstance, de son épouse et du député Hélène Kèkè Aholou.
Le président de l’Assemblée nationale n’a pas manqué de revenir sur quelques actions de l'institution parlementaire pour la promotion et l’épanouissement de la presse au Bénin. Il rappelle les contrats d’abonnement avec certains organes de la presse écrite, et des contrats de partenariat avec les radios et télévisions. Le clou des actions sera l’adoption en janvier dernier par les députés du Code de l’information et de la communication au Bénin. Selon lui, ce vote reste après tout une décision des députés.

Mais il a décerné les lauriers aux acteurs des médias pour leur engagement et leur forte implication et leur plaidoyer ayant favorisé l’examen et le vote de ce dossier. Mathurin Nago a évoqué quelques-uns des avantages et innovations du Code dont principalement la suppression des peines privatives de liberté pour les délits de presse à l’égard des personnes et des délits d’offense ou d’outrage à certaines personnalités. Il reconnaît certes que le Code de l’information et de la communication, comme toute loi, peut comporter encore quelques insuffisances par endroits.

Il est loin d’être une panacée pouvant régler tous les problèmes auxquels est confronté le secteur des médias au Bénin. Le président de l’Assemblée nationale invite les professionnels des médias à se contenter pour l’instant de ce peu, en attendant que n’intervienne un jour, la révision de cette loi pour la prise en compte des insuffisances soulevées.

Son souhait est de voir un jour se créer au Bénin des entreprises de presse multinationales comme dans d’autres pays. La presse béninoise a les moyens de relever ce défi, croit Mathurin Nago avant de former ses voeux de robuste santé, de paix, de prospérité et de bonheur à l’ensemble des professionnels des médias au Bénin.
Mais avant lui, honneur a échu au président du REJAP, Gaspard Adjamonsi, et au président de l’ODEM, Guy Constant Ehoumi, de présenter respectivement au nom des journalistes parlementaires et des associations des professionnels des médias, les vœux de bonne année au président Mathurin Nago et à toute sa famille, sans oublier l’ensemble des 82 autres députés. Ils ont remercié l’Assemblée nationale pour avoir doté le secteur des médias d’un Code de l’information et de la communication, pour faire avancer tant soit peu, l’exercice de la profession de journalisme au Bénin.

Actualités 09 févr. 2015


Pénurie d’essence à Natitingou:Les populations victimes de surenchère

L’essence est une denrée rare à Natitingou et environs ces derniers jours. Même son retour mercredi dernier dans les stations ne présage de rien.

C’est la ruée vers les stations de la SONACOP depuis la nuit du mercredi 4 février dernier. Le retour de l’essence dans la ville de Natitingou est presque un évènement. Un véritable branle-bas avec la vague de motos alignées le long des rues. Si les usagers de la route ont toutes les raisons de se réjouir de ce retour à la normale, la sérénité est loin d’être la chose la mieux partagée en leur sein.

L’affluence notée aux abords des stations de la ville est bien redoutée. «Personne ne sait s’ils nous serviront tous ici. Je suis là depuis près de deux heures et rien ne nous rassure. Il y a plus de bruit autour du service», confie d’un air dépité Pascal N., un motocycliste.

Depuis quelques jours, la commune de Natitingou et environs connaît une grande pénurie d’essence. Les stations asséchées, c’est la surenchère que l’on note au niveau des étalages dans la rue. L’informel a pris le contrôle du marché obligeant les populations à débourser 1000 F CFA pour se procurer un litre d’essence.

D’aucuns préférant garer carrément leurs engins.
Quoique profitant de cette pénurie, les vendeurs d’essence ‘’kpayo’’ ne sont pas pour autant responsables de cette situation qui pénalise les usagers de la route.
Ils confient que les camions qui les ravitaillent sont bloqués à Tchikandou frontière avec le Nigeria. Ce qui les contraint à s’approvisionner au Burkina-Faso où le prix de l’essence leur revient un peu plus cher qu’au niveau du grand voisin de l’Est.
Le bidon de 25 litres qui leur revenait à 11500 F CFA est aujourd’hui à 22500 F CFA. Dans ces conditions, ce sont les gros bonnets de la contrebande disposant d’importants stocks qui s’en donnent à cœur-joie.
Au niveau de la SONACOP, on justifie cette pénurie par la ruée des clients vers les stations qu’ils ne fréquentaient pas avec la surenchère notée dans l’informel. «Nos réservoirs sont toujours pleins du fait que personne n’y vient s’approvisionner. C’est l’informel qui nous tue», lance amèrement le gérant d’une des stations SONACOP de la ville.

Actualités 06 févr. 2015


Dotation du Bénin d’une nouvelle cartographie de base numérique:Le vol inaugural de prise de vues aériennes démarre ce matin

Pour doter le Bénin d’une nouvelle cartographie de base numérique, en vue d’une meilleure planification des investissements de développement, les activités de cartographie rentrent dans leur phase active à partir de ce matin. Ceci, grâce à un vol inaugural de prise de vues aériennes, à l’aéroport international Bernardin cardinal Gantin de Cotonou.

Les activités visant à doter le Bénin d’une nouvelle cartographie de base entrent dans leur phase active ce matin, renseigne le communiqué de presse signé du PNUD et de la Délégation de l’Union Européenne. Elles s’inscrivent dans le cadre du Projet d’Appui à la Préservation et au Développement des Forêts Galeries et production de Cartographie de base numérique (PAPDFGC).

D’un coût global de 8 300 000 euros et lancé en novembre 2013, le projet a été financé grâce à l’appui de l’Union Européenne dans le cadre de l’Alliance mondiale contre le changement climatique (AMCC) pour un montant de huit millions d’euros (5,2 milliards FCFA) et du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) à hauteur de 300 000 euros (environs 200 millions FCFA), informe la même source. Il bénéficie également du soutien du gouvernement du Bénin et des communes.
Le ministre en charge de l’Environnement, de la Gestion des Changements climatiques de la Protection des Forêts et des Ressources naturelles, Raphaël Edou, le chef de la Délégation de l’Union Européenne, l’ambassadeur Josep Coll et le coordonnateur résident du Système des Nations Unies, Rosine Sori Coulibaly marqueront de leur présence l’événement.
Par ce premier vol de prise de vues aériennes, le Bénin entre de plain-pied dans la cartographie numérique, avec le renouvellement de l’ancienne génération de cartes datant des années 60.

Il vise également la mise à disposition de cartes de base pour la réalisation de cartes thématiques et la délimitation de limites et des unités topographiques.
Le communiqué précise que les photographies aériennes alimenteront une base de données géographiques actualisées, un modèle numérique de terrain, des ortho photos, des cartes topographiques et un géo portail informatif sur Internet. Des éléments utiles pour l’établissement de cartes topographiques détaillées de grande précision, la gestion des ressources naturelles, la lutte contre les inondations, les effets néfastes des changements climatiques et la gestion des catastrophes naturelles. De même que l’agriculture, la planification urbaine, l’aménagement du territoire et bien d’autres utilités.

Actualités 06 févr. 2015


Rencontre entre le ministre des Finances et les prestataires de service à l’Etat:Informer sur les nouvelles réformes pour améliorer la collaboration

Le ministre de l’Economie, des Finances et des Programmes de Dénationalisation a rencontré, hier mercredi à Cotonou, les acteurs de la chaîne des dépenses publiques ainsi que certains opérateurs économiques. Leurs échanges ont porté sur les réformes entreprises par le gouvernement pour mieux satisfaire ses prestataires. Le ministre Komi Koutché était soutenu, pour la circonstance, par ses collègues Jean-Michel Abimbola de la Culture et de l’Artisanat et Safiou Idrissou Affo de la Jeunesse, des Sports et Loisirs.

Le gouvernement souhaite désormais revoir sa collaboration avec le secteur privé qu’il considère d’ailleurs comme un partenaire privilégié. C’est en ce sens que des réformes sont en cours au niveau du ministère en charge de l’Economie, des Finances et des Programmes de Dénationalisation pour que le règlement des prestations fournies à l’Etat, ne fassent plus l’objet de tracasseries. C’est du moins ce qu’a expliqué le ministre en charge de l’Economie et des Finances, Komi Koutché.
Dans un long exposé fait à l’assistance composée des acteurs de la chaîne des dépenses publiques ainsi que des entrepreneurs, il a indiqué que «ce sont des reformes qui permettent qu’à très court terme les prestations soient payés en temps réel». Avec ces réformes, on peut à partir d’un simple SMS, se renseigner sur le niveau d’évolution de son dossier.

C’est une plate-forme qui vous renseigne. Et à partir du guide, il vous est loisible de vérifier si normalement votre dossier ne devrait pas être à un niveau plus avancé. Bref, c’est une petite révolution qui est actuellement en cours dans le pays pour le bonheur des prestataires de service de l’administration publique. «Ce sont des réformes qui visent à sortir les prestataires de la précarité dans laquelle ils vivent actuellement», a laissé entendre le ministre Komi Koutché pour qui, la seule cause des prestations restées impayées depuis des années est «le fait qu’il n’y ait pas un exercice de planification avec un arrimage "objectif des besoins" par rapport au budget.»
Selon les explications du ministre des Finances et tout le débat qui a suivi, on retient que désormais, chaque membre du gouvernement sera ordonnateur de son budget. La loi organique portant Loi des finances appelle désormais beaucoup plus de la part des acteurs sectoriels, des notions de responsabilité et davantage de professionnalisme. C’est cela les réformes que propose le MEFPD «de sorte que dans les actions qui sont menées au quotidien, on puisse savoir ce qu’il faudra faire».

Les techniciens du ministère en charge des Finances soutiennent qu’«en matière d’exécution de budget, il n’ya a pas de norme statique. L’exécution du budget est un mécanisme dynamique». Pour eux, les réformes sont engagées. «Et si nous ne les faisons pas aujourd’hui, nous supporterons les conséquences demain».
Au cours de la séance, beaucoup de préoccupations ont été exprimées et sont relatives au secteur de l’artisanat. Elles se résument sous plusieurs formes : la réalité des réformes, leur faisabilité, ainsi que la véracité de ces reformes.
Pour l’essentiel, il est à retenir que sous l’autorité du ministre en charge des Finances, il a été mis en place un mécanisme. Lequel mécanisme fera l’objet d’une évaluation trimestrielle.

Désormais, l’ensemble des commandes publiques dans tous les ministères au niveau de toutes les structures déconcentrées de l’Etat sera évalué pour savoir le niveau de respect de ces réformes. «Ce qui suppose que les directeurs des ressources financières et matérielles (DRFM), les directeurs de la Prospective et de la Programmation (DPP), ainsi que les chefs service suivi et Evaluation doivent mettre en place les mécanismes statistiques qui devront leur permettre de savoir le niveau de respect de ces dispositions en temps réel. »

Actualités 05 févr. 2015


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