La Nation Bénin...
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Même s’il n’est pas une panacée, le Code de l’enfant adopté lundi dernier par l’Assemblée nationale offre une certaine garantie pour la protection sociale et judiciaire de l’enfant depuis sa conception jusqu’à l’âge de raison. Plusieurs dispositions y sont consacrées et concourent mieux que par le passé à l’épanouissement de l’enfant.
On entend par «enfant», aux termes du Code de l’enfant adopté par le Parlement lundi dernier, «tout être humain âgé de moins de dix-huit ans». Le terme «mineur» prend le même sens que celui d’enfant. L'enfant en tant que personne humaine, est sacré et inviolable. L'Etat a l'obligation absolue de la respecter et de la protéger. Il lui garantit un plein épanouissement. Ainsi, tout enfant a le droit de jouir de tous les droits et libertés reconnus et garantis par la présente loi et a notamment droit à un traitement égal en matière de services, de biens ou de prestations, sans discrimination fondée sur la race, le lieu d’origine, le groupe ethnique, l’origine sociale ou nationale, le sexe, la langue, la religion, l’appartenance politique ou autre opinion, la fortune, la naissance, le handicap, la situation familiale ou autre statut, sans distinction du même ordre pour ses parents ou des membres de sa famille ou de son tuteur.
Rechercher l’intérêt supérieur de l’enfant
L’article 8 de la loi fait obligation à tous de rechercher l’intérêt supérieur de l’enfant dans toute initiative visant ce dernier. Cette disposition stipule que dans toutes les décisions qui concernent l’enfant, qu’elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des juridictions, des autorités administratives ou des organes législatifs, l’intérêt supérieur de l’enfant est la considération primordiale. Par intérêt supérieur de l’enfant, la loi entend la primauté à sauvegarder et à privilégier, à tout prix, les droits de l’enfant dans le sens de son épanouissement, de son bien-être, de sa croissance et de sa préparation à la vie active d’adulte mature et responsable. Aussi, dans toute procédure judiciaire ou administrative, concernant un enfant, ses points de vue et son opinion sont entendus, soit directement, soit par le truchement d’un représentant ou par tout autre procédé déterminé par l’autorité compétente et peuvent être pris en considération par l’autorité concernée (article 9 du Code). Mieux, dans toutes les mesures prises à l’égard de l’enfant, l’action de prévention au sein de la famille est la considération primordiale en vue de sauvegarder le rôle familial et de consolider la responsabilité qui incombe aux parents ou à tous ceux qui ont à charge son éducation, sa scolarité et son encadrement. Dans cette optique, la loi prévoit que toute décision prise doit tendre à maintenir l’enfant dans son milieu familial et à éviter de le séparer de ses parents, sauf s’il apparaît à l’autorité judiciaire que cette séparation est nécessaire pour sauvegarder l’intérêt supérieur de l’enfant. Ladite décision doit garantir à l’enfant le droit de continuer à bénéficier des différentes conditions de vie et des services adaptés à ses besoins, à son âge et correspondant au milieu familial normal.
L’article 12 et suivants traitent de la responsabilité civile de l'enfant. Ici, les père et mère ou l’un des deux, ou la personne exerçant l’autorité parentale ou tutélaire, ou toute personne ayant la charge de l’enfant ont la responsabilité et l’obligation de l’élever, de l’éduquer et de le protéger.
L’école désormais obligatoire pour les enfants
L’Etat garantit à l’enfant le droit à l'éducation. La scolarisation est obligatoire, de la maternelle à la fin du cycle primaire. Les parents ont l’obligation d’inscrire leurs enfants à l’école sans aucune forme de discrimination. Les enseignements maternels et primaires sont gratuits. Tout établissement scolaire public maternel ou primaire a l’obligation d’accueillir gratuitement tout enfant. Dès lors, le Code interdit à tout responsable d’établissement scolaire public, directeur, instituteur, encadreur ou autres, d’exiger aux enfants des frais, si ce n’est pour des activités récréatives, sportives ou culturelles. Ils ne peuvent pas non plus les renvoyer pour cause de souscriptions diverses. Ces frais sont facultatifs et doivent être demandés le moins souvent que possible.
Les enfants ont l’obligation de terminer les cours moyens. Aucun enfant, exception faite des enfants présentant une déficience intellectuelle ou autres, ne peut abandonner l’école s’il n’a obtenu le Certificat d’études primaires (CEP) ou s’il n’a atteint le niveau du CM2. L’enfant qui tombe enceinte avant d’avoir achevé sa scolarité, a le droit de la reprendre. Les enfants qui n’ont pas l’âge de 14 ans et qui ne sont plus en mesure de poursuivre les études après le CM2, sont orientés vers les écoles techniques et professionnelles, précise la loi en son article 114. Les parents ou tuteurs en assurent l’entière responsabilité.
Toute personne ayant à charge l’éducation ou la formation de l’enfant veille à lui inculquer le sens de l'organisation et de la discipline. Toute mesure de discipline exclut tout traitement cruel, inhumain ou dégradant. L’article 120 se veut plus précis. Il est clairement interdit toutes les formes de châtiments corporels à l’école, dans les centres d’apprentissage professionnel et dans les structures d’accueil. Aussi, est-il interdit de poursuivre un enfant pour fait de dénonciation. «Nul, en particulier l’enfant, ne peut être poursuivre devant les tribunaux pour avoir accompli de bonne foi le devoir de dénoncer», indique l’article 121 du Code. Tout parent ou tuteur informé des violences faites à un enfant, prend toutes les mesures urgentes pour protéger l’enfant et dénoncer par tous moyens les faits aux autorités administratives et /ou judiciaires. Il est fait obligation à l’autorité administrative de prendre en compte toute dénonciation faite de bonne foi par un enfant quelle que soit la forme de dénonciation.
Quid de l’enfant abandonné ?
L’enfant dont les père et mère sont inconnus, l’enfant abandonné, l’enfant orphelin sans famille, l’enfant dont le ou les tuteurs sont déchus de l’autorité tutélaire, est placé sous la tutelle de l’Etat. Au sens de la loi, est considéré comme enfant en situation d’abandon, l’enfant retrouvé errant, l’enfant privé d’aliments, de soins, d’éducation et qui ne bénéficie d’aucun suivi, l’enfant confié à un proche parent sans suivi, sans pension ni visite périodique. A l’article 176, on entend par enfant abandonné, l’enfant déclaré comme tel par les juridictions ; l’enfant privé de l’autorité parentale et tutélaire ; l’enfant orphelin de père et de mère négligé par les membres de sa famille. Le Code oblige désormais tout citoyen ou tout responsable d'une institution publique ou privée qui a connaissance de cas d'enfants en situation d'abandon ou de cas d'enfants abandonnés d’en informer immédiatement les autorités administratives, policières ou judiciaires aux fins de la mise en œuvre des mesures de protection de l'enfant. En cas, de négligence ou de rétention de l'information, ce citoyen est responsable des déconvenues. L’article 178 de la loi clarifie la responsabilité de l'Etat face à l'enfance malheureuse. Selon cette disposition, l’enfant dont les père et mère sont inconnus, l’enfant abandonné, l’enfant orphelin sans famille ou l’enfant dont le ou les tuteurs sont déchus de l’autorité tutélaire, est pris en charge par l’Etat qui doit créer des structures judiciaires pour enfants.
La protection judicaire des mineurs est assurée par les structures de la justice pour mineurs telles que le juge d’instruction chargé des mineurs, le tribunal pour enfants présidé par un juge des enfants; le substitut du procureur de la République chargé des mineurs, la chambre des mineurs de la Cour d’appel, la Cour d’assises des mineurs et les services socio-éducatifs auprès des juridictions.
La responsabilité de l'Etat
L’Etat prend des mesures pour assurer progressivement la prise en charge des maladies des enfants; réduire la mortalité maternelle, néonatale et infantile; lutter contre les maladies et la malnutrition, y compris dans le cadre des soins de santé primaires, grâce notamment à l’utilisation de techniques aisément disponibles et à la fourniture d’aliments nutritifs et d’eau potable, compte tenu des dangers et des risques de pollution du milieu naturel; faciliter l’accès à l’information sur la santé et la nutrition de l’enfant, les avantages de l’allaitement au sein, l’hygiène et la salubrité de l’environnement et la prévention des accidents domestiques; assurer aux enfants toutes les vaccinations utiles; et de mettre en place des structures intégrées offrant à la fois des soins de santé primaires et des soins de santé de la reproduction à l’enfant.
Droits et Devoirs 29 janv. 2015

Certains travaux réalisés dans le cadre de la première phase du projet de pavage de rues et d’assainissement dans la commune de Tchaourou ont fait, mercredi 21 janvier dernier, l’objet de réception définitive. Au total, plus de 7 km de rues et de bretelles sont aménagés, sous la maîtrise d’ouvrage déléguée de l’Agence d’exécution des travaux d’intérêt public au Bénin (AGETIP-Bénin).
Suite à la réception provisoire intervenue le 23 octobre 2013 et après mise en observation pour une durée d’un an, des ouvrages réalisés dans le cadre de la première phase du projet de pavage et d’assainissement de rues dans la commune de Tchaourou, ont fait objet de réception définitive, mercredi 21 janvier dernier. C’était à l’issue d’une descente sur les chantiers au cours de laquelle, les membres de la Commission de supervision et de contrôle des travaux et les représentants des bénéficiaires ont inspecté lot par lot, les pavés ainsi que les caniveaux posés, en présence des entrepreneurs chargés des travaux. Des corrections suggérées ont été globalement satisfaites en ce qui concerne les défauts constatés un an plus tôt, ont noté les réceptionnaires. Toutefois, quelques malfaçons jugées « mineures » ont encore frappé leur attention au cours de la visite sur le terrain et les entreprises concernées ont été instruites de les lever immédiatement.
Au total 7526,86 mètres linéaires de chaussée principale et 1446,05 mètres de voies en bretelles entièrement pavés ainsi que des caniveaux, des bordures lourdes et légères, des dallettes, sont exécutés sous la supervision générale de l’Agence d’exécution des travaux d’intérêt public au Bénin (AGETIP-Bénin), maître d’ouvrage délégué. Ces ouvrages qui facilitent désormais la circulation interurbaine dans l’arrondissement central de Tchaourou sont réalisés dans sept rues avec leurs bretelles. Il s’agit des tronçons : Carrefour gare OCBN - Maison Kabassi - Pharmacie (RNIE 2), Route Rafaël - EPP centre - Marché de bétails, Palais royal - Ayégou - Zongo, Contournement EPP Quartier – Stade - Mairie - Mosquée Chaala, RNIE 2- Ancienne maison du peuple - Maison Kabassi 1, RNIE 2 - Clôture Kabassi 2 –Bretelle mosquée, RNIE 2 - SONEB. Pendant la période de garantie d’un an largement dépassée, la plupart desdits ouvrages n’ont subi «aucune détérioration majeure et toutes les observations ont été levées», ont noté les experts.
Des remarques et suggestions
Cependant, le lot du tronçon Raphaël - EPP centre - Marché de bétails connaissait encore des affaissements par endroits et la pose de pavés devra être reprise sur une certaine distance avant toute signature du procès-verbal sanctionnant la réception définitive dudit lot, ont recommandé certains réceptionnaires. Aussi, la délégation se désole-t-elle du triste spectacle qu’offrent les ouvrages devenus dans certains quartiers des réceptacles de déchets solides et ménagers, d’eaux souillées et autres excrétas déversés dans les caniveaux jouxtant les maisons. La délégation était, entre autres, composée du premier adjoint au maire de Tchaourou, Dramane Bachirou, du représentant de l’AGETIP-Bénin, Rhama Marylise Adjalian, du chargé de mission du cabinet de contrôle BERG Ingénieurs-Conseils, Jean-Baptiste Adahè, des représentants de la direction générale de l’Assainissement (DGA/MUHA), de la direction départementale de l’Urbanisme, de l’Habitat et de l’Assainissement (DDUHA Borgou-Alibori), de la Cellule de contrôle de l’exécution des projets de développement de la présidence de la République (CCEPD/PR), de la direction nationale du Contrôle des Marchés publics du ministère en charge de l’Economie et des Finances (DNCMP/MEF).
D’un coût global estimé à 2,097 milliards de francs CFA pour la première phase, ce projet de pavage et d’assainissement est réalisé grâce à un prêt obtenu par le gouvernement auprès de la Banque ouest-africaine de développement (BOAD) et une contribution du Budget national et de la commune de Tchaourou. Après la première phase qui s’achève, une deuxième a démarré l’année dernière et les travaux sont en cours d’exécution.

Comme les autres composantes de la nation béninoise, les opérateurs économiques réunis au sein des diverses organisations professionnelles ont, hier mardi 27 janvier à Cotonou, échangé les vœux du nouvel an avec le bureau exécutif de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Bénin(CCIB). A l’occasion, Jean-Baptiste Satchivi, président de l’institution consulaire, a annoncé que l’année 2015 sera sous le signe des réformes pour moderniser la structure.
L’année 2015 est consacrée aux actions de modernisation de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Bénin(CCIB). C’est l’essentiel à retenir du discours délivré par Jean-Baptiste Satchivi, président de l’institution consulaire, lors de la cérémonie de présentation de vœux à la nation économique. Mais avant lui, plusieurs représentants d’organisations professionnelles sont intervenus pour sacrifier à la tradition.
La santé, la paix et la prospérité sont les vœux formulés à l’endroit du président et des membres du bureau exécutif de la CCIB par Ghislaine Fagbohoun de la Fédération des femmes entrepreneurs et femmes d’affaires du Bénin(FEFA- Bénin), Taïrou Mama, représentant des Organisations professionnelles, Miftaou Fatoké, représentant des élus consulaires, Soufyanou Imorou, président de l’Union des chambres interdépartementales des métiers du Bénin (UCIMB) et Isabelle Ahouandjinou, pour le compte de la Chambre nationale d’agriculture(CNA) du Bénin. En dehors des vœux, chacun s’est réjoui dans son discours, des actions menées par l’équipe de Jean-Baptiste Satchivi avant de mettre l’accent sur l’aspect de la vie économique qui le préoccupe. Ainsi pour 2015, la FEFA-Bénin souhaite la mise en œuvre effective des recommandations des états généraux du secteur privé. Ce qui tient aussi à cœur aux femmes entrepreneurs et femmes d’affaires, c’est le dépassement des divergences au sein des opérateurs économiques et le maintien du cap sur les objectifs de développement du Bénin.
Quant aux organisations professionnelles, elles tiennent à ce que la CCIB apporte son appui aux entreprises et travaille pour la mise en œuvre immédiate d’un plan d’intermédiation avec les banques et autres institutions financières. L’entrée en vigueur récente du Tarif extérieur commun (TEC) n’a pas échappé à Taïrou Mama, qui a fait savoir que les opérateurs économiques béninois sont dans «une véritable angoisse », parce que le Bénin n’y est pas préparé et n’a pas beaucoup à vendre sur ce marché communautaire. Dès lors, après avoir exprimé la disponibilité des opérateurs économiques et des organisations professionnelles, il demandera que soient élaborés des plans d’adaptation.
L’année 2015 sous la modernisation
Après avoir reçu les vœux formulés par les divers représentants des organisations professionnelles, Jean-Baptiste Satchivi, président de la CCIB, leur rend la pareille avant de répondre aux préoccupations exprimées. La cérémonie coïncidant avec le premier anniversaire de l’installation de son équipe, il profite de l’occasion pour souligner quelques préoccupations majeures.
Selon lui, l’état des lieux fait par son équipe a permis de se rendre compte des défis à relever au niveau organisationnel, de la gouvernance financière et du système d’information. Au vu de cet existant qui, selon lui, ne saurait susciter admiration, le bureau exécutif a pris la mesure des défis à relever. Ainsi, des actions ont été engagées pour qu’à l’horizon 2019, la CCIB soit « une institution d’appui au développement et au rayonnement des entreprises du Bénin dans le monde et présente sur toute l’étendue du territoire national...». Entre autres, Jean-Baptiste Satchivi mentionne l’initiative des « 100 jours pour changer le visage de la CCIB », le plaidoyer auprès du gouvernement pour le repositionnement de l’institution consulaire dans l’ordre protocolaire de la République, la relance du dialogue inclusif avec les organisations du secteur privé. Dans la même lancée, l’année 2015 sera porteuse de réformes. Selon Jean-Baptiste Satchivi, ces réformes permettront de « repositionner résolument la CCIB sur la voie de la modernité ». A ce titre, il faut, entre autres actions, retenir le lancement des études visant à cerner les difficultés spécifiques de certaines filières au Bénin, la réalisation de l’audit comptable et financier de la CCIB. Enfin Jean-Baptiste Satchivi a invité les opérateurs économiques à s’impliquer dans la mise en œuvre des réformes.

La vision «Bénin Alafia 2025», ses enjeux et ses exigences étaient au cœur d’un atelier qui s’est déroulé hier mardi 27 janvier au Centre Guy Riobé à Parakou. Une trentaine de rois, têtes couronnées et autres dignitaires des cultes endogènes venus des différents départements du pays, a pris part à cette rencontre visant à sensibiliser les acteurs des institutions de la dynamique sociale dans l’atteinte des objectifs fixés à travers ce programme.
Dans son exposé, Mohamed Abdou, directeur général de la Réforme de l’Etat (DGRE), a indiqué que les responsables des chefferies traditionnelles ont un rôle important à jouer dans le processus visant à faire du Bénin «un pays phare, un pays bien gouverné, uni et de paix, à économie prospère et compétitive, de rayonnement culturel et de bien-être social» à l’horizon 2025. Car, «ils constituent en effet les garants de la culture et de la tradition qui représentent le socle sur lequel doit être basée toute action de développement», selon le préfet du Borgou-Alibori, Salamatou Kora Ponou.
Pour Mohamed Abdou, la vision Alafia doit être comprise comme «une image réaliste, crédible et attrayante du futur du pays, une image articulée de la destination vers laquelle les efforts du Bénin doivent tendre, l’image d’un futur plus réussi et plus désirable que la situation présente». Les responsables des chefferies traditionnelles sont donc appelés, entre autres, à œuvrer à la promotion d’une culture de développement qui implique la mise en exergue des valeurs identitaires, la valorisation des richesses culturelles nationales, la promotion d’un système de formation qui ne pérennise pas la culture d’inertie, de mimétisme et de messianisme tel que généré par l’école coloniale, signale-t-il.
Tout en prenant l’engagement de jouer leur partition pour la consolidation de la paix et le rayonnement culturel national, les responsables des chefferies traditionnelles ont déploré le peu d’attention que leur accorde le pouvoir politique, eux dont l’existence juridique n’est d’ailleurs pas clairement reconnue dans la Constitution en vigueur.
Société 28 janv. 2015

L’ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique près le Bénin, Michael Raynor a procédé, hier mardi 27 janvier, au lancement de l’outil de plaidoyer pour la planification familiale. Entièrement financé par l’USAID, le projet dénommé « Le Bénin sur le point de décoller : investir maintenant dans l’avenir» est initié pour ralentir la croissance démographique et satisfaire les besoins des populations en matière de planification familiale. La cérémonie a connu la présence des ministres de la Santé et du Développement, de l’Analyse économique et de la Prospective.
Selon la dernière enquête démographique sur la santé réalisée par l’USAID, le Bénin se retrouve encore à 7,9% comme taux de prévalence contraceptive. Ainsi, il fait partie des pays de la sous-région dont le taux d’utilisation de méthode moderne de planning familial reste faible. La planification familiale a été, des années durant, considérée par les pouvoirs publics comme un problème de santé et non une préoccupation majeure de développement. Et si le rythme de croissance démographique du Bénin est maintenu à 3,5% par an, il devrait compter 16,6 millions d’habitants à l’orée de l’année 2030, soit presqu’un doublement de sa population en 18 ans. Ce qui entraînera à coup sûr des conséquences sur tous les secteurs de développement socio-économique.
Apportant sa pierre à l’édifice, la mission américaine à travers l’USAID a instauré, grâce à la collaboration des membres de la Société civile, des experts locaux et des décideurs venus de divers horizons, le projet dénommé «le Bénin sur le point de décoller: investir maintenant dans l’avenir». Un outil de plaidoyer qui met à l’évidence l’importance de ralentir la croissance démographique et de satisfaire les besoins des populations en matière de planification familiale afin de réduire la pauvreté et d’atteindre les objectifs de Développement durable.
Pour l’ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique près le Bénin, Michael Raynor, le projet fournit des messages clairs sur les avantages sanitaires économiques des familles ayant des naissances bien espacées. «La planification familiale peut améliorer la vie des personnes, par exemple avec l’augmentation du revenu personnel, la réduction de la mortalité maternelle et l’augmentation de l’investissement dans l’éducation des enfants», souligne l’ambassadeur. Il a, par ailleurs, réaffirmé l’engagement des Etats-Unis d’Amérique à poursuivre ses actions en faveur du bien-être de la population béninoise.
Dorothée Kindé Gazard, ministre de la Santé, très heureuse des différentes actions accomplies dans le cadre de la mise en œuvre dudit projet, a décerné un satisfecit à tous les acteurs impliqués. Elle reste plus que jamais persuadée que l’outil de plaidoyer contribuera à atteindre les Objectifs du Millénaire pour le développement 1 et 3.
Saisissant l’occasion qui lui est donnée, le ministre du Développement, de l’Analyse économique et de la Prospective, Marcel de-Souza a apprécié à sa juste valeur le projet de développement mis à la disposition du peuple béninois. Pour lui, l’importance du planning familial n’est plus à démontrer aujourd’hui. « C’est une stratégie-clé pour favoriser la santé et la survie des femmes et des enfants, la réduction de la pauvreté et la croissance économique tant au niveau national qu’au niveau de la famille», a t-il fait remarquer.
Au cours de la cérémonie, la genèse du projet a été présentée à l’assistance. Une présentation qui a mis l’accent sur l’importance de l’outil et les différents enjeux. Un manuel contenant des messages clés est aussi mis à la disposition des facilitateurs pour leur permettre de mieux atteindre les différents objectifs.

Les cadres du ministère en charge de la Décentralisation sont en conclave depuis hier mardi 27 janvier à l’INFOSEC de Cotonou, pour échanger sur les résultats de l’étude relative au diagnostic et à la prise en compte du genre dans la décentralisation, déconcentration et l’aménagement du territoire. C’est à travers un atelier de restitution dont la cérémonie d’ouverture a été présidée par le ministre de la Décentralisation, de la Gouvernance locale, de l’Administration et de l’Aménagement du territoire, Isidore Gnonlonfoun.
La question du genre au Bénin, est devenue une préoccupation majeure à tous les niveaux de la vie et surtout au sein des administrations.
Dans le cadre de l’assistance technique au Programme d’appui au développement local, une étude sur l’analyse de la prise en compte du genre au niveau de la décentralisation et de la déconcentration. Elle a été menée afin d’identifier des solutions pour améliorer l’intégration de l’approche genre et la promotion de l’égalité des chances entre femmes et hommes dans les politiques et programmes de développement local.
L’étude avait pour objectif de faire le diagnostic de l’approche genre dans les plans de développement communaux et dans les programmes d’assistance conseils aux communes. Elle devra analyser le degré de prise en compte de genre dans les priorités des communes.
Les participants à cet atelier sont venus des administrations centrales, des préfectures, des communes, de la Société civile. Aux côtés des partenaires techniques et financiers, ils vont se pencher sur les résultats de l’étude et feront surtout des propositions dans le cadre de l’amélioration de la participation des femmes au sein des différentes instances du ministère de la Décentralisation, de la Gouvernance locale, de l’Administration et de l’Aménagement du territoire.
L’étude a révélé que la prise en compte du genre dans les programmes et budgets communaux est d’intensité variable et de manière générale assez faible.
Le ministre de la Décentralisation, de la Gouvernance locale, de l’Administration et de l’Aménagement du territoire, Isidore Gnonlonfoun, a affirmé que la question de l’intégration du genre n’est plus nouvelle au Bénin, car elle est désormais reconnue comme un outil indispensable au développement.
Aussi, a-t-il fait remarquer que dans le domaine, des efforts ont été faits par le gouvernement. Toutefois, il a reconnu que les questions du genre ne sont pas encore suffisamment prises en compte dans son département ministériel. C’est pour cela qu’une étude a été commanditée pour faire le point.
Isidore Gnonlonfoun a invité les participants à l’atelier, à analyser les principaux goulots d’étranglement dans la prise en compte de la question du genre dans la décentralisation et l’aménagement du territoire au Bénin et surtout à faire un examen approfondi des différents documents qui leur seront soumis.

Plusieurs agents recrutés par le Conseil d’orientation et de supervision de la Liste électorale permanente informatisée (COS-LEPI) manifestent leur mécontentement. Ils s’étaient rassemblés, hier lundi 26 janvier, au siège du Conseil à Agblangandan, pour exiger le paiement de leurs émoluments. Alors qu’au même moment, le COS-LEPI a prévu le démarrage de la phase d’affichage de la liste électorale provisoire.
Ça grogne dans le rang de certains Agents locaux d’actualisation (ALA) et Délégués d’arrondissement à l’actualisation (DAA) recrutés dans le cadre de la LEPI. Dans la matinée d’hier devant les locaux du COS-LEPI, ils étaient environ une cinquantaine à manifester. Leur principale revendication reste et demeure le paiement des primes liées à leurs prestations dans le cadre de la récente phase d’enregistrement complémentaire. «Nous avons travaillé tout ce temps et servi le COS-LEPI; mais personne n’a été payé», a confié Jean Djossou, le porte-parole des agents mécontents, coordonnateur du 3ème arrondissement de Cotonou pour le compte du processus d’actualisation du fichier électoral national.
Il fustige le fait que «les responsables du COS-LEPI ont récemment déclaré lors d’une conférence de presse, qu’ils ne doivent plus un seul kopeck aux agents». Alors qu’en réalité, fait-il savoir, que l’on soit membre de Commission communale d’actualisation (CCA), DAA ou ALA, personne n’a été payé pour la phase d’enregistrements complémentaires.
«Les gens du COS-LEPI, en son temps, vu qu’ils étaient acculés par l’opinion publique, voulaient coûte que coûte lancer les opérations (la phase d’enregistrements complémentaires) sur le terrain. On fonctionnait sur la base de contrats. Mais acculés, ils nous avaient demandé d’aller d’abord sur le terrain et que les contrats nous seront apportés pour être signés», a expliqué Jean Djossou qui regrette qu’il n’y ait pas eu de contrats jusqu’à ce jour.
Les agents auraient souhaité qu’on les appelle tout au moins afin de savoir les démarches à faire pour être payé, même s’il y a du retard, indique-t-il.
A l’en croire, le contrat étant mensuel depuis le démarrage des opérations, le COS-LEPI doit deux mois d’impayés aux DAA, et un mois aux ALA.
Par ailleurs, ils disent ne pas comprendre le fait que le COS-LEPI n’ait pas voulu les impliquer dans cette dernière phase d’affichage de la liste électorale provisoire. Selon eux, les responsables du COS-LEPI ont décidé de les contourner et d’aller solliciter les élus locaux pour cette phase d’affichage.
Face à cet état de choses, ils menacent de durcir leur mouvement si leurs primes ne sont pas payées.
Il importe de préciser que notre équipe de reportage n’a pu rencontrer les premiers responsables du COS-LEPI pour avoir leur version. Aucun d’eux n’était présent hier matin sur les lieux pendant que nous y étions.
Aux dernières nouvelles, le porte-parole Jean Djossou dit avoir refusé une proposition du COS-LEPI invitant les agents à retourner sur le terrain pour la phase d’affichage de la liste provisoire.
Processus de correction de la liste électorale permanente informatisée LEPI
La phase d’affichage de la Liste électorale informatisé provisoire (LEIP) devait démarrer, hier lundi 26 janvier. Selon l’annonce faite par les responsables du COS-LEPI, vendredi dernier, ceci conformément à l’article 299 de la loi n°2013-06 du 25 novembre 2013 portant Code électoral en République du Bénin. Dans quelques centres parcourus hier aux premières heures de la matinée à Cotonou, aucune liste n’est encore soumise à l’appréciation des Béninois pour d’éventuelles corrections. Du Complexe scolaire Gbégamey au Collège d’enseignement général (CEG) l’Océan, en passant par les complexes scolaires Sikè Sud et Cadjèhoun, aucune nouvelle liste n’était affichée au passage de notre équipe de reportage. En lieu et place de la LEIP, il n’y avait que les listes déjà déchirées et chiffonnées lors de la phase précédente d’enregistrement complémentaire.
En tous cas, la décision de la Cour constitutionnelle en date du 9 janvier dernier a fixé le délai de la fin de l’actualisation de la LEPI. Si le COS-LEPI ne veut pas faire courir au peuple béninois le risque d’aller aux élections sur la base de la «LEPI de 2011», il se doit de faire diligence pour rendre disponible la liste actualisée au plus tard le 25 février prochain. Le temps s’écoule, alors que conformément au code électoral, l’affichage de la liste provisoire doit durer 21 jours.
F. S. (Stag)

Le président de la République a effectué, dimanche 25 janvier dernier, une descente surprise sur le chantier de construction du pont d’Athiémé. Les travaux ont effectivement démarré.
C’était une visite éclair du président de la République, pour constater de visu le démarrage effectif des travaux de construction du pont d’Athiémé. Sur le terrain, les équipes de SOGEA-SATOM, adjudicataire du marché, s’affairent autour des opérations de fondation. «Nous sommes en train d’installer la plateforme de travail. L’opération consistera à remblayer le fleuve pour pouvoir installer les pieux. Mais nous allons mettre des tuyaux pour permettre à l’eau de circuler», explique Sosthène Boko, chef du projet. Les travaux qui dureront 18 mois devront en principe finir le 16 avril 2016. Cependant, l’entreprise entend mettre les bouchées doubles pour réduire le délai d’exécution.
«Ce pont, c’est un vieux projet qui se réalise. Nous avons besoin de cette infrastructure pour rapprocher davantage nos populations du Bénin et du Togo», déclare le président de la République qui montre sa détermination à transformer le visage de la ville d’Athiémé.
La construction du pont sur le fleuve Mono devra faciliter la liaison entre la commune d’Athiémé et la localité d’Agomé Glozou au Togo. La route en terre entre les deux localités, est en effet très fréquentée en raison des échanges intercommunautaires, avec pour pôles essentiels, le marché d’Agomé Glozou, l’hôpital d’Afagnan.
L’ouvrage en construction est d’une longueur de 152,4 mètres subdivisés en quatre travées, d’une largeur de 10 mètres comprenant deux voies de 3,5 mètres et deux trottoirs de 1,5 mètres. Le pont sera soutenu par 250 mètres de voies d’accès en pavés du côté béninois. A cela s’ajoute une ouverture de voie en terre sur un linéaire de 3 kilomètres. Le bitumage de ces trois derniers kilomètres est prévu dans le cadre de l’aménagement de la bretelle Zounhouè-Athiémé sur financement de la Banque ouest-africaine de développement (BOAD). Le coût global des travaux est de 9,2 milliards de francs CFA dont 5,2 financé par la Banque arabe pour le développement économique de l’Afrique (BADEA) et 4 milliards pour le budget national.

Un accord de siège a été signé entre le gouvernement béninois et Research Triangle Institute, une ONG américaine, représentée par Aboudou Dare. C’était, hier lundi 26 janvier au ministère des Affaires étrangères, en présence des cadres dudit ministère et des invités.
«La cérémonie de signature traduit toute l’importance que le gouvernement béninois accorde aux diverses actions de coopération que mène l’ONG Research Triangle Institute (RTI) en faveur des populations béninoises, notamment dans le domaine de la santé qui constitue l’un des secteurs prioritaires de la politique du gouvernement en matière de développement national», a confié Robert Zantan, secrétaire général du ministère des Affaires étrangères. Et de poursuivre que le programme de traitement gratuit des maladies tropicales négligées par RTI, dont entre autres, l’onchocercose ou cécité des rivières, la filariose lymphatique ou éléphantiasis, les vers intestinaux, les schistosomiases ou bilharzioses et le trachome, constituent la preuve tangible. Ces maladies, a-t-il fait remarquer, font beaucoup de ravages dans l’ombre. C’est pourquoi Robert Zantan a salué les efforts et consenti qu’il faille appuyer RTI dans ses activités dont l’impact socio-économique n’est plus à démontrer. Cela a justifié, conçoit-il, que le gouvernement béninois ait mis à la disposition de l’ONG, des locaux qui abritent le Programme national de lutte contre les maladies transmissibles pour les besoins d’administration et de stockage.
Robert Zantan a également relevé à l’actif de RTI, d’autres programmes orientés vers la recherche suivant une approche multidisciplinaire en matière de santé et la promotion de l’application des innovations scientifiques et technologiques dans le développement.
Tout cela justifie qu’à travers l’accord de siège, le gouvernement octroie à RTI de multiples avantages notamment en matière d’exonérations fiscales et douanières, a retenu le secrétaire général du ministère des Affaires étrangères. Toutes facilités pouvant lui permettre d’amplifier ses interventions sur le terrain, pour l’amélioration du bien-être des populations béninoises.
Robert Zantan n’a pas manqué de témoigner sa gratitude à l’agence américaine d’aide au développement (USAID) pour son accompagnement financier à la mise en œuvre du projet «ENVISION» au Bénin.
Un accompagnement financier et un accord de siège dont s’est réjoui Aboudou Dare, conseiller résident de RTI. D’autant qu’il est convaincu que cet accord facilitera davantage les conditions de travail de l’ONG et profitera aux bénéficiaires que sont les populations des différentes zones endémiques. Ainsi, RTI avec son projet "ENVISION" sous financement USAID, est toujours disponible à accompagner le gouvernement dans la lutte contre les maladies tropicales négligées.
RTI depuis ces deux dernières années, appuie le ministère de la Santé à travers le Programme national de lutte contre les maladies transmissibles (PNLMT). Il s’agit, a-t-il rappelé, d’un appui qui concerne la lutte contre les maladies tropicales négligées (MTN). Certaines activités importantes sont également à mettre à l’actif de RTI, notamment l’établissement de la cartographie complète du trachome, celles des géo helminthiases et des schistosomiases en cours dont déjà 38 communes cartographiées. Le déparasitage des enfants en âge scolaire (05-14 ans) scolarisés ou non et le financement des revues annuelles des activités de lutte contre les maladies tropicales négligées figurent également en bonne place des réalisations de RTI. Aboudou Dare a saisi l’occasion pour témoigner sa gratitude aux ministères partenaires qui ont tous œuvré à la signature de cet accord, car pour lui, «la nuit a été longue mais le jour est arrivé».

Les acteurs à divers niveaux de la santé publique ont procédé, vendredi 23 janvier dernier, à la validation du document de base sur l’implication des structures sanitaires du privé libéral dans le Financement basé sur les résultats (FBR). Les travaux se sont déroulés dans la salle de conférence du ministère de la Santé, en présence des partenaires techniques et financiers intervenant dans le domaine.
Les formations sanitaires privées libérales seront désormais impliquées dans le dispositif du Financement basé sur les résultats (FBR) pour le compte du Programme de renforcement de la performance du système de santé (PRPSS). En effet, le document de base sur l’implication de ces établissements sanitaires a été validé, vendredi 23 janvier dernier, au cours d’un atelier qui a réuni les acteurs du secteur béninois de la santé publique et ceux des structures sanitaires du privé libéral ainsi que les partenaires techniques et financiers. Selon Aphonse Akpamoli, coordonnateur du PRPSS, la réforme vise à impliquer les formations sanitaires privées libérales dans l’offre des soins de qualité abordables et accessibles par les populations à la base, en leur apportant des appuis financiers. «Cette innovation basée sur les relais communautaires, s’explique par le fait que les formations sanitaires privées sont majoritaires en milieu rural et prennent à leur compte 54% de l’offre de soins sanitaires au Bénin», détaille Aphonse Akpamoli. Le secrétaire général adjoint du ministère de la Santé, Justin Sossou expliquera que l’exclusion naguère des établissements sanitaires du privé libéral du dispositif FBR, pose certains problèmes sur le terrain. Ces problèmes sont liés au non respect des standards en matière de prise en charge. «Et c’est pourquoi le ministère de la Santé organise depuis mai 2014, une série de démarches consensuelles avec les principaux acteurs pour élaborer les documents de base d’une implication du privé libéral dans le dispositif. C’est pour appuyer l’atteinte des Objectifs du Millénaire pour le développement N°4 et 5 par une contribution à la réduction de la mortalité maternelle, infantile et néonatale», poursuit-il. Convaincu que cette réforme pourrait constituer pour le gouvernement, un outil majeur de régulation du secteur privé, dont le développement n’a pas été planifié jusqu’à ce jour, Justin Sossou a sollicité l’adhésion des acteurs afin que l’innovation entre en vigueur au plus tard fin mars 2015.
Le FBR est la principale composante du PRPSS, un projet financé par la Banque mondiale et mis en œuvre au Bénin depuis trois ans dans huit zones sanitaires pilotes où des structures de santé publiques et privées confessionnelles et privées reçoivent trimestriellement des financements selon la quantité et la qualité de leurs prestations.