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Nouvelles

1re édition de Miss Cotonou 2.0 : 23 candidates à l’assaut de la couronne
Samedi 2 juillet prochain, une seule des 23 candidates en lice repartira avec la clé de la Nissan Juke et les nombreux lots prévus pour la Miss Cotonou 2.0. Ses deux dauphines seront tout aussi comblées. Mais en dehors des impressionnants lots en nature et en espèces, la première édition de Miss Cotonou 2.0 offre aux candidates, une opportunité et une expérience ineffables ; à la ville de Cotonou un soutien de taille ; et au public, un spectacle mémorable. Un véhicule Nissan Juke, une parcelle et un chèque de cinq cent (500) mille francs Cfa pour la Miss ! Pour la première dauphine, une parcelle et un chèque de trois cent (300) mille francs Cfa ; et pour la deuxième dauphine, une parcelle et un chèque de deux cent (200) mille francs Cfa ! En outre, un voyage d’une semaine sur Paris pour la Miss et ses dauphines et plein d’autres lots en coulisse… Les 23 candidates en lice pour la première édition de Miss Cotonou 2.0 ont de quoi oser et de quoi se surpasser. Cette compétition offre au trio gagnant une opportunité de taille. « Nous avons voulu oser et faire mieux. La miss et toutes les dauphines vont se déplacer sur Paris pendant une semaine et tout est pris en charge. Elles n’iront pas à Paris pour une simple visite touristique ou pour s’amuser à la Tour Eiffel. Elles y vont pour saisir des opportunités. Il y aura des séances avec des grands créateurs de mode à Paris », fait savoir Alfod Cédrick Lakoussan, promoteur de l’événement. Mais par-delà tous ces lots et avantages en nature, l’ambition de Miss Cotonou 2.0 est d’amener les jeunes filles en compétition à se révéler, à développer les valeurs de leadership, à cultiver le sens de patriotisme et du mérite, pour mieux impacter leurs communautés. « Aujourd’hui, la mairie a besoin d’aide dans la sensibilisation contre les comportements inciviques et dans la promotion des bonnes pratiques citoyennes. La Miss Cotonou 2.0 est non seulement l’ambassadrice de la beauté mais aussi l’ambassadrice de la ville. Elle doit être un relais efficace sur lequel la mairie peut s’appuyer dans la mise en œuvre des projets urbains et dans la sensibilisation des populations. C’est pourquoi toutes les candidates sont coachées pour être des leaders communautaires, des modèles pour la cité », a expliqué Cédrick Lakoussan. Samedi 7 mai dernier, les candidates ont d’ailleurs effectué une opération de salubrité dans le troisième arrondissement de la ville de Cotonou. Une activité qui, à l’instar des ateliers, des formations, des master class…, s’inscrit dans la kyrielle d’avantages offerts aux candidats. La première édition de Miss Cotonou 2.0 a démarré en novembre-décembre 2021 avec l’appel à candidatures. De 400 candidates environ enregistrées pour la phase de présélection, 23 candidates sont actuellement en lice pour la couronne. Leurs visages ont été révélés au public le jeudi 14 avril dernier et les votes en ligne ont démarré ce même jour… Samedi 2 juillet prochain au Palais des congrès de Cotonou, la compétition connaitra son épilogue. Un enjeu de taille Les concours de beauté ont perdu tout attrait au Bénin. Les événements du genre sont considérés comme des marchés de vices et des nids de supercherie. Mais la ville de Cotonou prend le pari de redorer le blason à travers Miss Cotonou 2.0 ! Faire des candidates, des modèles de citoyenneté, et de la miss, un leader communautaire. A en croire Alfod Cédrick Lakoussan, manager de la structure organisatrice de cet événement, toutes les dispositions sont prises pour que la compétition soit mémorable et gagne l’admiration du public béninois et international. « Le nom de l’événement en dit long sur le défi que nous voulons relever ! Miss Cotonou 2.0 vient sonner une révolution telle que cela ne s’est jamais produit au Bénin. Vous savez que le concept 2.0 désigne l’évolution, la technologie, la pointe, le haut niveau, la dernière génération, la tendance. Ainsi, Miss Cotonou 2.0 a été conçu pour être un événement de pointe, un événement innovant. C’est une révolution portée par les jeunes. En fait, Miss Cotonou 2.0 est fait pour les jeunes et par les jeunes. Nous y mettons le cœur et les moyens nécessaires pour donner un spectacle inoubliable au public», a assuré Cédrick Lakoussan. Culture 13 mai 2022


Rapport mondial sur les crises alimentaires : 200 millions de personnes menacées par la famine
L’insécurité alimentaire aiguë et la malnutrition devraient persister à des niveaux similaires à 2021, voire augmenter, alerte le 6e Rapport mondial sur les crises alimentaires (Grfc 2022). Près de 200 millions de personnes sont menacées par la famine dans 53 pays/territoires. Les perspectives d’insécurité alimentaire aiguë mondiale en 2022 devraient encore se détériorer par rapport à 2021, selon le 6e Rapport mondial sur les crises alimentaires (Grfc 2022) publié le 4 mai dernier. La situation déjà critique en 2021 devrait s’aggraver cette année, à en croire le Réseau mondial contre les crises alimentaires (Global Network Against Food Crisis), auteur du document. Dans 41 des 53 pays/territoires inclus dans ce rapport, ainsi qu’au Cap-Vert, entre 179 millions et 181 millions de personnes devraient déjà être en crise ou dans une pire situation (Phase Ipc/Ch 3 ou plus) en 2022. Le Grfc met en évidence la fragilité des systèmes alimentaires mondiaux et locaux qui sont soumis à une pression croissante en raison de la fréquence et de la gravité accrues des phénomènes météorologiques extrêmes, de la pandémie de Covid-19, de l’augmentation des conflits, notamment la guerre en Ukraine, de l’insécurité et de la hausse des prix mondiaux des denrées alimentaires. En 2021, près de 40 millions de personnes étaient confrontées à des conditions d’urgence ou pires (Ipc/Ch Phase 4 ou plus), dans 36 pays. Plus d’un demi-million de personnes (570 000) étaient confrontées à la catastrophe (Phase 5 de l’Ipc/Ch) - famine et mort - dans quatre pays : l’Éthiopie, le Soudan du Sud, le sud de Madagascar et le Yémen. Près de 193 millions de personnes ont vécu une situation d’insécurité alimentaire aiguë l’année dernière, soit une augmentation de près de 40 millions de personnes par rapport au précédent record atteint en 2020 (rapporté dans le Grfc 2021), selon le rapport Grfc 2022. Toutes choses qui font dire à David Beasley, directeur exécutif du Programme alimentaire mondial (Pam), que « La faim aiguë connaît des niveaux sans précédent et la situation mondiale ne fait qu’empirer ». Des détériorations majeures sont pressenties dans le nord du Nigéria, au Yémen, au Burkina Faso et au Niger en raison des conflits, ainsi qu’au Kenya, au Soudan du Sud et en Somalie, en grande partie à cause de l’impact de saisons consécutives de pluies inférieures à la moyenne. Environ 329 000 personnes seront probablement confrontées à une catastrophe (Phase 5 de l’Ipc) au cours du second semestre de 2022 dans trois pays dont 161 000 au Yémen et ce, pour la cinquième année consécutive, 87 000 personnes au Soudan du Sud en raison des effets cumulés du conflit/de l’insécurité, des conditions météorologiques extrêmes et des défis macroéconomiques et 81 000 en Somalie surtout à cause de la sécheresse prolongée. Action collective urgente ! Certains pays confrontés à des crises alimentaires sont particulièrement vulnérables aux risques pour les marchés alimentaires créés par la guerre dans la région de la mer Noire, notamment en raison de leur forte dépendance à l’égard des importations de denrées alimentaires, de carburant et d’intrants agricoles et/ou de leur vulnérabilité aux chocs mondiaux des prix alimentaires. Face à cette situation, le Grfc se veut un guide pour les décideurs de la communauté internationale. Le Réseau mondial contre les crises alimentaires y appelle à l’anticipation et à une action urgente pour atténuer les graves conséquences de la famine sur ceux qui connaissent déjà les niveaux les plus élevés d’insécurité alimentaire aiguë, ainsi que sur ceux qui souffrent de stress alimentaire. L’urgence est à la protection des vies et des moyens de subsistance et au soutien des systèmes de production durables là où ils sont nécessaires, insiste le Réseau. Dans les contextes où la disponibilité alimentaire est limitée par la réduction des importations et l’accès à la nourriture réduit par la hausse des prix et la réduction de l’aide alimentaire humanitaire, le Réseau préconise que les décideurs fournissent un soutien aux agriculteurs pour augmenter leur productivité et améliorer leur accès aux marchés, ainsi qu’aux communautés rurales pour diversifier leurs moyens de subsistance et renforcer leur résilience aux chocs. Pour ce faire, la communauté internationale est invitée à mobiliser les investissements et les dirigeants pour s’attaquer collectivement aux causes et conséquences de l’escalade des crises alimentaires dans les perspectives humanitaires, de développement et de paix. Il est question que le financement mondial de l’aide humanitaire et du développement en baisse depuis 2017, augmente afin de répondre aux besoins croissants. « Nous avons besoin de financements en urgence pour éviter à des millions de personnes dans des douzaines de pays qui sont au bord de l’inanition, de basculer dans ce gouffre et faire échec à cette crise mondiale avant qu’il ne soit trop tard », plaide M. David Beasley, dans un communiqué de presse conjoint Fao-Pam-Ue, en date du 4 mai. Aussi, faut-il que l’aide humanitaire atteigne les populations les plus vulnérables, en l’occurrence dans les pays qui dépendent fortement des importations de denrées alimentaires, de carburant et d’intrants agricoles et/ou qui sont très fragiles aux chocs mondiaux des prix alimentaires, préconise le Réseau. Société 13 mai 2022


Le dramaturge Jérôme Tossavi à propos du Salon du livre de Genève : « Nous allons représenter le Bénin à un rendez-vous important…»
Des échanges épistolaires entre écrivains sur leur vécu quotidien, le tout compilé dans un bouquin au terme d’une année littéraire. Jérôme Tossavi, écrivain-dramaturge, a relevé le défi à travers le projet GenevAfrica, mis en œuvre par Laboratorio arts contemporains. Il partage son expérience avant de s’envoler pour la Suisse mercredi 11 mai dernier. LA NATION : Que comprendre du projet GenevAfrica ? Jérôme Tossavi : C’est un projet qui donne primauté à deux auteurs d’ici, en lien avec deux auteurs suisses, pour échanger durant toute une année. Il s’agit d’une année littéraire. Dans ce cadre, le promoteur Max Lobé, Grand prix Amadou Kourouma, m’a mis en lien avec une auteure de la Suisse qui a pour nom Marion Emonot. Avec elle, nous avons échangé une trentaine de lettres toute une année sur nos vécus quotidiens, nos milieux de vie, nos réalités culturelles, etc. Les échanges ont donné lieu à une publication d’anthologie qu’on va présenter à Genève dans le cadre du Salon du livre qui se déroule du 20 au 22 mai 2022. Par quel canal les échanges ont-ils eu lieu ? La primauté, c’est le genre épistolaire. Donc, ce sont des lettres. En principe, les lettres devraient transiter par la poste. Mais puisque nous sommes dans l’ère de la modernité, on a procédé par mail. Elle m’envoyait les lettres et je lui répondais au fur et à mesure sur les contenus. C’est purement et essentiellement par mail que tout s’est passé. Dans quel registre avez-vous échangé ? Tous les registres. En fait, c’est dans le cadre d’une écriture automatique. Quand on parle d’écriture automatique, c’est une écriture systématique. Donc, on n’avait aucune contrainte. Pas de contrainte thématique et de forme. Il n’y a rien du tout. On était totalement libre. Parfois, on est dans le soutenu, parfois dans le familier et parfois dans le pathétique. La preuve, en cours de chemin, elle a perdu son mari par exemple. Cela nous a donné vraiment de la matière à écriture. Autour de cela, on a évoqué la question du deuil, de la mortalité, de la natalité... Donc, c’est toute une philosophie qu’on a essayé de tisser à travers ce projet. Quelles sont les activités à mener en Suisse ? C’est une programmation assez riche et très fournie. Je me demande même si on pourra tenir dans le temps. En fait, il y aura beaucoup de performances. D’abord, il y aura des conférences publiques autour du livre parce qu’il s’agit d’une publication. Le livre existe physiquement et sera présenté. Il regroupe les échanges entre le duo Jérôme Tossavi-Marion Emonot et celui de Djamile Mama Gao-Fabian Menor. Cela fait environ 60, voire 70 lettres de quatre personnes. Le livre est intitulé «Genève-Ouidah 2022» parce que la première édition, c’était «Genève-Kin 2020». Il y aura d’autres activités parallèles comme: des lectures à haute voix des extraits des lettres dans des espaces, des séances de dédicaces, des rencontres de libraires et d’écrivains. Quelles sont les perspectives au retour de ce voyage ? Je reviendrai à Cotonou pour présenter ce livre au public cotonois. C’est un projet assez noble. Il va falloir le dupliquer au plan micro, au plan national. Pourquoi ne pas exécuter le projet avec des auteurs béninois, togolais et burkinabé. On peut donc prévoir sa forme micro. Nous allons présenter le livre aux acteurs de la chaîne du livre au Bénin parce que nous représentons le Bénin à ce grand rendez-vous de Genève. On peut éventuellement solliciter des audiences auprès des autorités béninoises pour leur présenter ce projet piloté par Laboaratorio arts contemporains, la structure partenaire de GenevAfrica au Bénin. Quel sort pour les liens tissés avec votre duo ? Ils sont devenus vitaux. Désormais avec Marion, c’est plus qu’une question de familiarité maintenant. Je sais que j’ai une famille d’accueil à Genève. D’ailleurs, elle y tient beaucoup. Après, elle pourra m’inviter à d’autres choses. C’est la famille littéraire qui s’agrandit ainsi. Ce projet nous a donné beaucoup d’ouverture. Quels sont vos sentiments avant ce voyage pour la Suisse ? Ce sont des sentiments de fierté. Nous allons représenter le Bénin à un rendez-vous important comme le Salon du livre de Genève. Avec un projet aussi crédible, pour nous, c’est une grande chance. Le sérieux et le dynamisme me dopent le moral. Société 13 mai 2022


Tournée d’explication sur la cherté de la vie et les mesures gouvernementales : Les fortes actions exposées aux populations de l’Atacora
Dans les moindres détails, la délégation gouvernementale en séjour dans l’Atacora a expliqué aux populations de Boukombé et de Natitingou, hier jeudi 12 mai, les raisons de la cherté de la vie et les fortes actions du gouvernement pour en réduire les impacts. La première journée de la Tournée d’explication sur la cherté de la vie et les mesures d’atténuation prises par le gouvernement a démarré, hier jeudi 12 mai, par la commune de Boukombé dans l’Atacora. Une occasion pour la délégation gouvernementale de lever un coin de voile sur les raisons de la cherté de la vie aux populations venues massivement écouter. La délégation composée du ministre d’État, du Développement chargé de la coordination de l’action gouvernementale et ses collègues des Enseignements secondaire, technique et de la Formation professionnelle, de l’Industrie et du Commerce, des Petites et Moyennes Entreprises et de la Promotion de l’Emploi, du secrétaire général du gouvernement, du préfet de l’Atacora et des sept députés du département a eu un échange à bâtons rompus avec les différentes couches de la population. Si la vie coûte aussi cher au Bénin de nos jours, soutiennent les intervenants, c’est du fait de la crise mondiale dont les effets n’ont pas épargné le Bénin. Entre autres, détaille Yves Kouaro Chabi, ministre des Enseignements secondaire, technique et de la Formation professionnelle, il faut retenir la Covid-19, la guerre entre l’Ukraine et la Russie, grands pays producteurs des denrées de grande consommation. À cela s’ajoutent les actes terroristes dans les pays voisins qui font que certains producteurs ont abandonné la terre pour venir s’approvisionner au Bénin. Ces situations ont aggravé les choses, confie le ministre. D’importantes mesures au profit des populations Le gouvernement a ainsi pris des mesures d’anticipation qui permettent d’atténuer cette situation sans trop faire saigner les poches des populations. Il s’agit par exemple des subventions accordées aux entreprises pour leur venir en aide pendant la crise de Covid-19, la subvention des produits de forte consommation, les mesures pour renforcer la production locale, l’exonération de certaines taxes et récemment la décision de relèvement du Salaire minimum interprofessionnel garanti (Smig) et celle visant à améliorer les salaires. Modeste Kérékou, ministre des Petites et moyennes entreprises et de la Promotion de l’Emploi, a soutenu les ministre Yves Kouaro Chabi en rappelant que le gouvernement s’attèle à atténuer les effets pervers de la crise mondiale sur la population. La subvention des produits pétroliers de cinq milliards de francs Cfa par mois est passée à dix milliards, a informé Modeste Kérékou. « N’eût été cette subvention, peut-être que le gasoil, nous l’aurons acheté à 1 200 ou 1 500 francs le litre à la station, l’essence à 800 ou 900 francs le litre », a-t-il soutenu. La subvention des intrants agricoles en vue de la cession à un prix abordable aux producteurs, a fait que le Bénin dispose de stocks contrairement à certains pays où les prix ont doublé. « Si nos producteurs ont ces produits à bon prix, notre vœu à tous, c’est que ces intrants servent à la production locale et une fois le temps des récoltes, que ce soit les consommateurs béninois qui en jouissent », a martelé Modeste Kérékou. Il a fait constater que les producteurs sont sous une forte pression des acquéreurs étrangers pour prendre ces produits. La même pression se fait constater sur les produits viviers, d’après Modeste Kérékou qui trouve paradoxal que les produits agricoles qui accroissent d’année en année au Bénin coûtent si cher sur le marché local. « La priorité devrait être à la consommation locale, au regard des efforts fournis par le gouvernement pour appuyer les producteurs. Actions post-Covid « 110 milliards d’accompagnements, 75 milliards spécifiquement mis à la disposition du Fonds national du développement de l’agriculture pour aider les entreprises agricoles, 10 milliards à la disposition du Fonds national de microfinance pour le refinancement des systèmes financiers décentralisés et à peu près 25 milliards pour les autres entreprises non agricoles. Ajouté à cela, 20 milliards ont été décaissés pour aider le secteur de l’artisanat », a rappelé Modeste Kérékou, pour signaler l’effort considérable du gouvernement pour soutenir la population dans le cadre de la crise de Covid-19. Selon lui, le gouvernement a sa méthode de travail caractérisée par la rigueur et la transparence auxquelles les populations n’étaient pas habituées. Il faut souligner que ces divers allègements ont fait réduire les taxes sur plusieurs produits de forte consommation au Bénin. C’est ce qu’a expliqué Shadya Assouma, ministre de l’Industrie et du Commerce. « Pour ce qui concerne les produits de première nécessité dont les prix ont flambé à cause de la guerre, nous avons le blé, le riz, l’huile sur lesquels il y a eu un abattement de prix déjà. Dans le calcul des frais de douane, le gouvernement ne prend en compte que la moitié du fret maritime et les deux tiers pour le fret aérien », renseigne la ministre. « Si le gouvernement n’est pas intervenu pour que le producteur de maïs ait le sac d’engrais à 14 000 francs, il aurait perdu au moins 7 000 francs à l’hectare. Alors que l’année dernière il avait gagné 40 000 francs à l’hectare, cette année, il aurait perdu 47 000 francs à l’hectare », a fait remarquer la ministre de l’Industrie et du Commerce. Le combat du gouvernement vise à favoriser la disponibilité du produit au pays. Il y a lieu de consommer ce que nous produisons localement pour limiter les chocs dans notre pays, conseille le secrétaire général du gouvernement, Édouard Ouin-Ouro. Le gouvernement se bat donc pour le mieux-être des populations. Cela se traduit, ajoute le ministre d’État Abdoulaye Bio Tchané par l’accès à l’eau potable, à l’énergie, aux espaces marchands, aux cantines scolaires, aux infrastructures routières… Ces secteurs où le gouvernement investit sont aujourd’hui une priorité pour la ville de Natitingou, selon Taté Ouidéyama, maire de la commune. Il est satisfait des explications du ministre d’État sur ce qui se fait pour le compte de Natitingou et de l’Atacora en général. Actualités 13 mai 2022


Tournée d’explication sur la cherté de la vie et les mesures gouvernementales : Appel à intensifier le contrôle des prix
La commune de Lokossa a été hier, jeudi 12 mai, le point de départ de la tournée gouvernementale dans les départements du Mono et du Couffo. Pour cette activité dédiée à la sensibilisation des populations aux mesures d’atténuation prises face à la cherté de la vie, les ministres Séverin Quenum, José Didier Tonato et Oswald Homéky étaient dans le rôle de porte-voix du gouvernement. Au nom du gouvernement, les ministres Séverin Quenum, José Didier Tonato et Oswald Homeky étaient, hier, face aux différentes couches sociales de Lokossa, réunies à l’hôtel de ville, dans le cadre de la tournée nationale initiée pour sensibiliser sue les mesures d’atténuation prises contre les effets de la cherté de la vie. Le trio ministériel en mission pour le compte des départements du Mono et du Couffo a tenu à dire, dès l’entame des échanges, combien le chef de l’Etat et son gouvernement sont sensibles à la dégradation des conditions de vie des populations induite par la flambée des prix des denrées alimentaires et autres depuis le déclenchement de la guerre russo-ukrainienne alors que la vie n’est déjà pas rose avec la pandémie de Covid-19. Mais au-delà de la volonté de manifester « sa solidarité et sa proximité » à ses citoyens par ces temps difficiles qui se compliquent par des attaques terroristes sur la côte du golfe de Guinée, le gouvernement s’acquitte d’un devoir de reddition de comptes sur les mesures sociales pour endiguer la crise ambiante. Ces mesures sont, entre autres, le renoncement à certaines redevances et des subventions diverses. Sans aller dans les détails, la délégation a évoqué notamment les actions pour booster la production agricole, soutenir les artisans, faciliter l’approvisionnement en produits pétroliers, en gaz domestique et en vue de protéger les consommateurs de pain par rapport à la pression des boulangers pour augmenter les prix. A cela, ils n’ont pas manqué d’ajouter la décision de revaloriser les salaires des fonctionnaires. Des efforts dont le gouvernement n’entend pas se contenter, a dit le ministre Séverin Quenum en charge de la Justice. Son collègue des Sports, Oswald Homéky, confie qu’ils entendent également écouter les suggestions devant aider à parfaire les actions et impacter au mieux les cibles. Sur ce, opérateurs économiques, ménagères, élus, artisans, conducteurs de taxi-moto et autres ont, à tour de rôle, donné leurs appréciations. Si pour certains le gouvernement doit maintenir le cap, pour d’autres il y a lieu de revoir les priorités. Pour d’autres encore, ce sont les maillons de la mise en œuvre des mesures prises qui sont à fouetter pour atteindre les résultats escomptés. Spécifiquement sur ce dernier volet, c’est la chaîne de contrôle des prix des denrées alimentaires et du ciment qui a été indexée. Au dire des dénonciateurs, les prix affichés dans les points de vente de ciment, par exemple, ne sont pas ce qui est pratiqué, en vérité, dans la ville de Lokossa. De façon globale, ils ont soutenu que c’est faute d’un bon système de contrôle des prix sur le terrain que les mesures gouvernementales n’impactent pas encore les populations de Lokossa. Sur l’abondante moisson de doléances, à tour de rôle, les ministres Quenum, Homéky et Tonato ont apporté quelques clarifications avant de clore la séance sur la promesse de rendre fidèlement compte au gouvernement. Relativement à la lutte contre les pratiques malveillantes des commerçants véreux, les ministres ont sollicité l’implication de tous pour une veille citoyenne, afin que les subventions accordées sur les produits profitent réellement aux consommateurs béninois. Cap fut mis ensuite sur Aplahoué, première étape de la tournée dans le département du Couffo où la commune de Djakotomey aussi a été sensibilisée dans la journée d’hier. A chacune de ces étapes, l’exercice a été le même et le discours des ministres est resté constant. Actualités 13 mai 2022


Cherté de la vie et mesures d’atténuation prises : le gouvernement éclaire la lanterne des populations à Malanville
Dans le département de l’Alibori, c’est par Malanville que le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Alassane Séidou, à la tête d’une délégation, a commencé sa tournée gouvernementale d’explication sur la cherté des produits de grande consommation hier, jeudi 12 mai. L’occasion lui a permis d’expliquer les réelles causes de la crise économique qui sécoue le monde entier et le Bénin, aux forces vives de cette commune. Il est également revenu sur les mesures d’atténuation prises par le gouvernement. Par rapport aux causes qui sont à l’origine de l’inflation enrégistrée dans le monde entier, les populations de Malanville, dans le département de l’Alibori, sont mieux édifiées depuis hier, jeudi 12 mai. Le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Alassane Séidou, à la tête d’une délégation, était face à elles. Il leur a expliqué les tenants et les aboutissants de la conjoncture traduite sur le terrain, depuis plusieurs mois, par une flambée caractérisée et généralisée des prix des produits. Il est ensuite revenu sur les différentes mesures prises par le gouvernement du président Patrice Talon pour amoindrir leur souffrance. A la base de l’inflation constatée, le ministre a indiqué qu’il y a trois causes fondamentales. Outre la crise liée à la pandémie de la Covid-19, il y a le conflit qui met actuellement aux prises la Russie et l’Ukraine, sans oublier les actes terroristes et d’insécurité qui agitent la plupart des pays de la sous-région ouest africaine. La conséquence, déplore-t-il, ce sont l’instabilité et les menaces de famine, suite à la baisse de la production due aux déplacements des populations fuyant les attaques. Par rapport à la Covid-19, le ministre Alassane Séidou fait observer que l’économie mondiale a reçu un grand coup lié à l’arrêt de la production, des transports aériens et du fret maritime. A cela viennent s’ajouter la guerre entre la Russie et l’Ukraine et les difficultés qu’elle a suscitées par rapport à l’approvisionnement en intrants agricoles, en céréales et autres produits dont ces deux pays en conflit sont les principaux fournisseurs. Les efforts du gouvernement Face à ces différentes crises et situations, a poursuivi le ministre, le gouvernement a pris un certain nombre de mesures dont l’exonération de la Tva sur certains produits tels que l’huile, le riz, la farine de blé. A cela s’ajoutent la subvention à hauteur de cinq milliards de francs Cfa par mois afin de permettre aux populations d’avoir accès aux produits pétroliers, et les efforts pour contenir le prix de cession du ciment aux consommateurs en dépit de l’augmentation des prix des matières premières entrant dans sa production. N’empêche que malgré ces mesures, l’on continue de noter sur le marché, un renchérissement des prix au détriment des populations. Ce qui, regrette le ministre, réduit à néant les nombreux efforts du gouvernement, obligeant les populations à continuer à vivre le calvaire. Pour ce faire, il les a exhortées à aider le gouvernement en dénonçant les fraudeurs et autres commerçants véreux qui profitent de la situation. Après Malanville, c’est sur la commune de Karimama que la délégation a mis le cap dans l’après-midi. Pour la suite de la tournée, elle sera à Sègbana, Banikoara, Gogounou et Kandi. Par ailleurs, pour le compte du Borgou, c’est par la commune de Kalalé que la délégation gouvernementale conduite par le ministre de l’Eau, Samou Seidou Adambi, avec à ses côtés la ministre du Numérique, Aurelie Adam Soulé Zoumarou, le préfet Djibril Mama Cissé, le premier vice-président de l’Assemblée Nationale, Robert Gbian et le député Kora Gounou Zimé, a démarré sa tournée. Après cette étape, la délégation est attendue à Nikki, Bembèrèkè, N’Dali, Tchaourou, Sinendé et Pèrèrè, avant de finir sa tournée à Parakou, dimanche 15 mai prochain. Ce sera pour le même exercice. Actualités 13 mai 2022


Extraction du sable et préservation de l’environnement : 10 conseils stratégiques pour une gestion durable
La gestion durable du sable, matériau le plus utilisé dans les constructions, constitue un défi pour la préservation des écosystèmes. Le nouveau rapport "Sand and Sustainability: 10 Strategic Recommendations to Avert a Crisis" du Pnue insiste sur la nécessité de changer de paradigme à travers une politique adéquate. Environ 40 à 50 milliards de tonnes métriques, c’est le volume des ressources sableuses (sable, gravier, pierre concassée et granulats) utilisées chaque année pour l’érection des infrastructures. Constituant la deuxième ressource naturelle la plus exploitée au monde après l’eau, leur utilisation a triplé au cours des deux dernières décennies en raison de facteurs tels que l'urbanisation, la croissance démographique, la croissance économique et le changement climatique, selon le Programme des Nations unies pour l’Environnement (Pnue). Compte tenu de la dépendance à son égard, le sable doit être reconnu comme une ressource stratégique et son extraction ainsi que son utilisation doivent être repensées, indique le nouveau rapport intitulé "Sand and Sustainability : 10 Strategic Recommendations to Avert a Crisis" (Sable et durabilité : 10 recommandations stratégiques pour éviter une crise). Ce rapport du Pnue fournit les conseils nécessaires visant à adopter des pratiques améliorées en matière d’extraction et de gestion du sable, à travers trois niveaux de recommandations qui se renforcent mutuellement. Premièrement, il s’agit d’établir un programme global de gouvernance efficace, équitable, réactive et robuste du sable (recommandations 1 à 3). Pour les experts du Pnue, reconnaître et formaliser le sable en tant que ressource stratégique à tous les niveaux de gouvernance et de la société est une étape cruciale dans la transition vers une gestion durable. Une approche participative visant l’implication de chacun et de tous dans la prise de décisions et leur exécution est préconisée. Il est aussi question de promouvoir divers matériaux, méthodes et autres modèles pour le changement de paradigme, par le biais d’une loi, d’une politique ou d’accord entre les parties prenantes de la gestion des ressources. Encadrement juridique Le deuxième niveau est relatif à l’établissement d’une bonne structure institutionnelle et juridique. En fait, les recommandations 4 et 5 proposent des changements et des structures juridiques pour gérer les ressources de sable et créer un cadre efficace de propriété et d’accès aux minerais ainsi qu’un mécanisme commercial localement acceptable pour le recouvrement des coûts. Le troisième niveau concerne la mise en œuvre des stratégies (recommandations 6 à 10) qui portent sur les instruments indispensables à la gestion des ressources du sable. Le Pnue recommande la cartographie, la surveillance et la reddition de comptes, à travers l’adoption de meilleures pratiques et de normes nationales et d’un cadre international cohérent. Ensuite, il convient de promouvoir l’innovation et l’expérimentation de nouvelles façons de remplacer le sable, tout en veillant à un approvisionnement responsable, pour faire progresser les connaissances et les pratiques qui pourraient restaurer les écosystèmes et compenser les pertes. Ces recommandations ont été recueillies par le biais d’entretiens, de tables rondes d’experts et de la contribution directe de plus de 20 auteurs principaux. Le rapport fait suite aux résolutions sur la « Gouvernance des ressources minérales » et sur les «Infrastructures durables » adoptées lors de la quatrième session de l’Assemblée des Nations unies pour l’environnement de mars 2019 (Unea-4), qui appelaient à des solutions innovantes pour la consommation et la production durables des ressources naturelles en général, et à des actions en faveur de la gestion durable des sables en particulier. Ce mandat a été confirmé lors de l’Unea-5 de 2022 dans la nouvelle résolution intitulée «Aspects environnementaux de la gestion des minéraux et des métaux » qui demande d’élever les normes environnementales. Environnement 12 mai 2022


Porto-Novo : Les voies d’accès à la berge lagunaire pavées
Plusieurs voies d'accès à la berge lagunaire de Porto-Novo seront assainies et pavées d’ici quatre mois. Les travaux qui s’inscrivent dans le cadre du projet «Porto-Novo, ville verte» ont été lancés par le préfet de l’Ouémé, Marie Akpotrossou, en présence de l’ambassadeur de la France près le Bénin, Marc Vizy. La qualité de vie des riverains des quartiers Honnou Houndji Filla, Akron Gogankomè, Dota Atingbassa, Gbèdji, Sokomè Toffikomè et Gbèkon proches de la lagune de Porto-Novo sera bientôt améliorée. Les travaux d’aménagement et de pavage des voies d’accès à la promenade lagunaire ont été lancés sur 2,1 km. La réalisation de ces infrastructures, pour la première phase, coûtera un montant de 1,182 milliard F Cfa et s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du projet « Porto-Novo, Ville verte ». Lequel projet est financé à hauteur de 6,232 milliards F Cfa par la France à travers l’Agence française de développement (Afd), le Fonds français pour l’environnement mondial (Ffem) et les communes de Cergy Pontoise. Donnant le premier coup de pioche sur le terrain, le préfet du département de l'Ouémé, Marie Akpotrossou, a dit toute sa joie par rapport à ce projet. Elle a rassuré les populations bénéficiaires des infrastructures qu'avec le régime du président Patrice Talon, l'époque des éléphants blancs est définitivement un lointain souvenir. Ainsi, les travaux lancés seront achevés dans le délai prévu. Le préfet a réitéré la ferme volonté du chef de l’Etat de booster le développement du Bénin en général et de Porto-Novo en particulier, à travers le remplacement des trous et les boues par des caniveaux, des bitumes, des espaces verts et des infrastructures modernes. Marie Akpotrossou a invité les riverains et usagers de ces rues à un bon usage dès leur achèvement et leur mise en service afin qu’elles durent dans le temps. L’ambassadeur de la France près le Bénin, Marc Vizy, a rappelé le contexte du projet « Porto-Novo, ville verte » né, selon lui, du constat de la grande vulnérabilité de Porto-Novo au changement climatique. Il a pour particularité d’intégrer la notion de résilience et d’adaptation dans l’aménagement urbain. Le projet, à en croire le diplomate français, cadre avec le Programme d’action du gouvernement (Pag) ambitionnant d’améliorer les conditions de vie des Béninois et de permettre un développement équilibré et durable du territoire. «C'est un bel exemple de projet de coopération», a salué Marc Vizy. Le maire de Porto-Novo, Charlemagne Yankoty, se réjouit aussi de ce projet qui renforce la résilience de la ville capitale face aux changements climatiques en général et aux inondations en particulier. Les travaux d’aménagement et de pavage des voies d’accès viennent soutenir les efforts engagés par son conseil municipal pour valoriser la berge lagunaire côté Est et améliorer durablement les conditions de vie des populations de Porto-Novo, a-t-il indiqué. Les travaux en cours concernent la réalisation de chaussée bidirectionnelle; de caniveaux; d'espaces verts et la fourniture ainsi que la mise en place des équipements d'éclairage public. Environnement 12 mai 2022


Lutte contre la désertification et la dégradation des terres : La Cop 15 veut parer à « l’urgence »
A la 15e Conférence des Parties (Cop 15) sur la désertification en cours à Abidjan, les participants sont à la quête d’une réponse concrète aux défis interconnectés de la dégradation des terres, du changement climatique et de la perte de biodiversité. « La dégradation des terres n’est pas une fatalité. La réparation est possible ». A la suite de ce message du secrétaire exécutif de la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification, Ibrahim Thiaw, au lancement de la Cop 15, la planète attend du concret. Les participants se concentrent depuis le 9 mai 2022 sur les voies et moyens pour la restauration d’un milliard d’hectares de terres dégradées d’ici 2030, la pérennité de l’utilisation des terres contre les impacts du changement climatique et la lutte contre l’escalade des risques de catastrophe tels que les sécheresses, les tempêtes de sable et de poussière et les incendies de forêt. « Les investissements dans la lutte contre la désertification et la dégradation des terres sont parmi les plus efficaces que nous puissions faire. La moitié du Pib mondial et la moitié de ses approvisionnements en céréales dépendent de la lutte contre la dégradation des terres», a également plaidé la Vice-Secrétaire générale des Nations unies, Amina Mohammed. En effet, selon l’Onu, jusqu’à 40 % de toutes les terres libres de glace sont déjà dégradées, avec des conséquences désastreuses pour le climat, la biodiversité et les moyens de subsistance. La dégradation des sols affecte 52 % des terres agricoles, menaçant ainsi l’existence de 2,6 milliards de personnes qui dépendent directement de l’agriculture. La désertification et la sécheresse causent la perte de 12 millions d’hectares chaque année ; soit près de 23 hectares par minute. Le continent africain est particulièrement touché par la désertification, notamment dans sa bande sahélienne. Raison pour laquelle, le président ivoirien Alassane Ouattara appelle à l’action pour freiner la menace. « Nos peuples fondent beaucoup d’espoir sur nous. Nous n’avons pas le droit de les décevoir. Agissons vite, agissons ensemble pour donner une nouvelle vie à nos terres ! », a-t-il déclaré. Ces assises regroupent les dirigeants de gouvernements, du secteur privé, de la société civile et d’autres parties prenantes clés du monde entier. Le thème de la Cop 15 qui prend fin le 20 mai est : « Terres. Vie. Patrimoine. D’un monde précaire à un avenir prospère». Il s’agit d’un appel à l’action pour s’assurer que la terre, la bouée de sauvetage sur cette planète, continue de profiter aux générations présente et futures. Le projet de la Grande Muraille verte qui vise à restaurer cent millions d’hectares de terres arides en Afrique d’ici 2030 sera au cœur des échanges de cette Cop, la première des trois réunions des Conventions de Rio à se tenir en 2022. La Cop 15 sur la biodiversité et la Cop 27 sur le changement climatique vont se tenir respectivement à Kunming, en Chine, et à Charm el-Cheikh, en Égypte. Environnement 12 mai 2022


Analyse et montage des dossiers de microcrédit : l’Apsfd et le Fnm forment les Sfd à la maîtrise des risques
L’Association professionnelle des systèmes financiers décentralisés du Bénin, avec l’appui du Fonds national de microfinance (Fnm), lance une série de cinq sessions de formation au profit des acteurs. La première de trois jours a démarré, ce mercredi 11 mai à Cotonou, sur l’analyse et le montage des dossiers de crédit. Malgré le taux d’inclusion financière de 82,4 % (selon la Bceao) qui fait du Bénin le premier en la matière dans l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa), une frange importante des populations à faible revenu est encore exclue des services financiers. Dans le but de conserver ce rang et faire progresser les taux de pénétration démographique et de pénétration géographique, l’Association professionnelle des systèmes financiers décentralisés du Bénin (Apsfd-Bénin/Consortium Alafia) mise sur le renforcement des capacités du personnel des structures de microfinance. Avec l’appui financier du Fonds national de microfinance (Fnm), le Consortium a lancé, ce mercredi, une série de cinq sessions de formation. « Les besoins des clients satisfaits par les produits et services financiers adaptés sont changeants et il est impératif que les acteurs qui les desservent, s’ajustent continuellement à travers les innovations et formations qui les rendent aptes », souligne Ignace Dovi, directeur de l’Apsfd-Bénin. L’initiative de ces ateliers, indique-t-il, répond à une « nécessité de perfectionnement continu » et a trouvé de l’écho auprès du Fnm, bras opérationnel du gouvernement dans la mise en œuvre de la politique sociale dans le secteur de la microfinance. Pour Abdou Rafiou Bello, directeur général du Fnm, « Il est question d’accélérer l’accès des populations, notamment les plus pauvres, aux services financiers et à moindre coût ». Pour ce faire, conçoit-il, il importe non seulement de faciliter l’accès des institutions de microfinance à des ressources à coût abordable, mais aussi de les amener à maîtriser les risques. La première session démarrée hier réunit, pendant trois jours, des responsables de Sfd, des gestionnaires de portefeuille, des contrôleurs internes, des agents de crédits ainsi que des agents du Fnm autour du thème « L’analyse et le montage des dossiers de microcrédits ». Baisser les impayés Sous la houlette de Mathias Kakpo, formateur principal, les participants se familiariseront avec les techniques et les préalables avant toute décision d’octroi et de déboursement de prêt. Ils seront amenés à déceler les pièges éventuels dans les dossiers de prêt qui alimentent les portefeuilles de crédit de leurs structures. Les normes de gestion de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao) en matière de crédit sont en toile de fond. Toutes choses qui, espère le Dg/Fnm, permettront de réduire le taux d’impayés et d’améliorer la qualité du portefeuille d’encours de crédit des Sfd. Pour rappel, le taux brut de dégradation du portefeuille s’est inscrit à la hausse, ressortant à 8,5 % à fin mars 2021 (selon la Bceao) contre une norme admise de 3 % dans le secteur et ce, en raison certes de la pandémie de Covid-19, mais aussi du mauvais montage des dossiers de crédit. Les autres sessions de formation auront lieu courant mai et juin à Cotonou et à Bohicon. Elles porteront sur des thématiques relatives au dispositif du contrôle interne et au référentiel comptable des Sfd, aux spécificités en matière d’analyse et de montage de dossiers de crédits pour les promoteurs des petites et moyennes entreprises (Pme), au recouvrement des créances et au règlement juridique des contentieux. Société 12 mai 2022


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