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Nouvelles

Secrétariat général de la Cour suprême : Dandi Gnamou passe le témoin à André Sagbo
André Vignon Sagbo, magistrat de grade hors hiérarchie, est le nouveau secrétaire général de la Cour suprême. Il a pris les rênes de ce service des mains de son prédécesseur, Dandi Gnamou, promue présidente de la Chambre du contrôle des comptes des entreprises publiques de la Cour des comptes. La professeure titulaire de Droit, Dandi Gnamou, quitte la Cour suprême pour son nouveau poste de présidente de la Chambre du contrôle des comptes des entreprises publiques de la Cour des comptes suite à sa nomination en Conseil des ministres en mars dernier. Elle a passé le témoin à son successeur, André Vignon Sagbo, magistrat de grade hors hiérarchie, en sa qualité de secrétaire général de la Cour suprême. Poste qu’elle cumulait avec ses fonctions de conseiller, c’est-à-dire de juge et de présidente par intérim de section à la Chambre administrative de la Cour suprême. Passant le témoin, Dandi Gnamou dit se réjouir de son mandat à la tête du secrétariat général de la Cour suprême qui, selon elle, a été très agréable. Elle exprime sa reconnaissance à l’ex-président de la Cour suprême, Ousmane Batoko, pour l’avoir nommée en avril 2020. Ce qui lui a permis de faire cette exaltante expérience avec une bonne ambiance de travail entre elle et ses différents collaborateurs. La professeure titulaire de Droit remercie l’actuel président de la Cour suprême, Victor Dassi Adossou, alors président de la Chambre administrative de la Cour suprême et Onésime Madodé, procureur général près la Cour suprême pour leurs divers appuis dans l’accomplissement de sa mission. Dandi Gnamou a souhaité plein succès à son successeur en appelant ses désormais anciens colla-borateurs à oeuvrer davantage pour l’atteinte des objectifs assignés au secrétariat général de la Cour suprême, poumon de cette institution. André Vignon Sagbo place son mandat sous le signe de la continuité. Il promet de poursuivre avec la même détermination et rigueur l’œuvre entamée par son prédécesseur pour faire davantage rayonner cette structure charnière de la haute juridiction béninoise en matière judiciaire et administrative. Cahier des charges bien garni Installant le nouveau secrétaire général de la Cour suprême, le président Victor Dassi Adossou a dit regretter le départ de Dandi Gnamou de la Cour suprême. Tout simplement parce que la professeure titulaire de Droit aura assuré aux différents postes qu’elle a eu à occuper au niveau de la haute juridiction. Dandi Gnamou a fait preuve de compétence, rigueur et intelligence, le tout en alliant la théorie à la pratique, témoigne le président de la Cour suprême. Toutefois, Victor Dassi Adossou dit être rassuré d’avoir noté les mêmes qualités au niveau du secrétaire général entrant qu’il qualifie de « monument de la justice béninoise ». Ceci à cause des différentes fonctions qu’André Vignon Sagbo a eu à occuper par le passé. Un profil hors pair qui l’a d’ailleurs conduit, explique-t-il, à porter son choix sur lui sans hésitation aucune dans le lot de compétences qui s’offraient à lui pour conduire les rênes de ce service névralgique. Une nomination qui a fait, poursuit Victor Dassi Adossou, l’unanimité de tous les membres de son bureau. Le président de la Cour suprême, a très tôt dévoilé le cahier des charges du nouveau secrétaire général qui n’aura pas du tout de repos au regard des nombreux chantiers en instance, notamment la poursuite de l’opération-nalisation du processus de dématérialisation des services de la Cour suprême. Actualités 12 mai 2022


Test de niveau en football : les enfants des catégories U7, U9, U11 et U15 évalués
  Organisé par le Centre Happy Universe Multi Sports (Chums) de Cotonou, un test de niveau en football a permis d’évaluer, dimanche 8 mai dernier, les enfants des catégories U7, U9, U11 et U15. Sous le regard d’un jury de trois membres, chaque enfant a parcouru le circuit du jeune footballeur en faisant un contrôle, une conduite de balle, une passe et une frappe. Les pensionnaires du Centre Happy Universe Multi Sports (Chums) ont pris part, dimanche 8 mai dernier à Cotonou, à un test de niveau en football. Au cours de cet examen, les enfants des catégories U7, U9, U11 et U15 ont été évalués suivant le circuit dénommé le parcours du jeune footballeur. « Les critères d’évaluation sont basés sur ce circuit où le jeune footballeur est appelé à faire un contrôle, une passe, une conduite de balle et une frappe », confie Claude Amoussou, éducateur sportif et moniteur de football. C’est le lieu pour lui de féliciter la directrice de ce centre pour avoir initié ce test de niveau au profit des jeunes footballeurs. Selon lui, tous les enfants sont acceptés dans ce centre où les coaches ont l’obligation de développer toutes les potentialités en eux. Satisfait du bon déroulement de ce test de niveau en football, Raliatou Taïrou, directrice du Chums, a exprimé sa gratitude aux autorités et partenaires qui ont favorisé l’organisation de ce test. « Nous saluons l’implication des autorités et surtout les parents qui continuent de nous faire confiance en inscrivant leurs enfants chez nous », a-t-elle déclaré. Elle se dit heureuse d’avoir vu les enfants exprimer leurs talents sur l’aire de jeu. Convaincue que la relève doit être assurée à tous les niveaux et dans toutes les disciplines, elle s’engage à poursuivre ce test de niveau dans les autres disciplines sportives après le roller sports, le badminton et le football. « Bientôt, il y aura des tests de niveau en lawn tennis, tennis de table et basket-ball », a-t-elle promis. Père du jeune Elie qui évolue dans ce centre depuis deux ans, Aurel Lebrun est satisfait du travail qui se fait. « Mon appréciation est très positive parce qu’on sent du professionnalisme dans ce projet », a-t-il fait remarquer en évoquant la détermination et l’abnégation des encadreurs qui animent les différentes séances d’entraînement. « Le cadre est propre et confortable pour les enfants ; j’encourage les parents à faire confiance aux encadreurs qui font un travail professionnel », a-t-il conclu. Sports 11 mai 2022


«Monument des Valeurs Cardinal Gantin» : plus qu’un édifice, un témoignage !
Magistralement érigé dans l’enceinte de la paroisse Sainte Geneviève de Pahou, le «Monument des Valeurs Cardinal Gantin» captive, inspire et enseigne. Cet imposant édifice a été inauguré samedi 7 mai dernier, en présence de plusieurs consacrés, religieux, personnalités et fidèles, au terme de la messe dite dans le cadre du centenaire de naissance du cardinal Bernardin Gantin. C’est sur la paroisse qui l’a vu naître dans la foi, paroisse Sainte Geneviève de Pahou où l’enfant Bernardin Gantin d’alors a reçu son sacrement de baptême, que se tient à présent un édifice en l’honneur de l’homme d’Eglise exceptionnel qu’il est devenu. Inauguré samedi dernier, le «Monument des Valeurs Cardinal Gantin» n’est pas seulement un édifice, c’est une œuvre de foi, un témoignage éloquent sur une figure impressionnante, une fierté béninoise, une valeur africaine et mieux, un homme d’Eglise admiré à l’international. L’érection du Monument des Valeurs Cardinal Gantin est une initiative de l’Ong Paix-Liberté, agréée par l’archevêque de Cotonou pour marquer le centième anniversaire de naissance du prélat. L’édifice a été inauguré au terme de la messe d’hommage célébrée en présence d’une quarantaine de prêtres, une trentaine de sœurs religieuses capucines et d’autres congrégations, près de trois mille fidèles laïcs et plusieurs personnalités. Dans sa prédication, l’émissaire de l’ordinaire des lieux affirme que c’est une immense joie pour l’Eglise catholique de constater que des fidèles laïcs continuent de travailler sur les traces du prélat pour honorer sa mémoire. A en croire le représentant de l’archevêque de Cotonou, c’est à travers l’engagement des fidèles laïcs à honorer la mémoire du cardinal, qu’un de ces jours, on puisse arriver à ouvrir son dossier de béatification. En effet, partout où le cardinal est passé, en dehors du Bénin, les autres communautés s’organisent et tiennent déjà des activités en son nom. Il est donc de bon ton que le Bénin, terre natale du prélat, puisse également rendre à son fils un digne hommage. Pour Hugues Hector Zogo, président de l’Ong « Paix-Liberté », c’est une grande joie de relever ce défi afin que l’histoire et les valeurs du cardinal continuent d’inspirer des générations. Dans la soirée du samedi, un hommage a été rendu au prélat à travers la septième édition de la remise de la distinction Palme Cardinal Gantin des Artisans de Paix, en présence du Consul honoraire du Bénin au Canada, Cyriaque Kiti. Cardinal Gantin, modèle d’humilité… « Le Cardinal Gantin incarne des valeurs universelles qui peuvent encore inspirer les fils et filles du Bénin. Pour lui, l’essentiel est l’amour et le respect de la personne humaine. Il assumait ce devoir avec discrétion, en donnant une densité humaine exceptionnelle aux gestes symboliques qui parlent d’eux-mêmes. Le cardinal Gantin apparaissait un peu comme le phœnix au milieu de ses collègues : il écoutait et était influent au Vatican. Il voulait et tenait à passer ses vieux jours et à mourir chez lui au Bénin. Ce désir était presque une obsession. Il n’avait pas compté avec la volonté de Dieu. Les grands hommes n’appartiennent pas à un coin mais à l’humanité dont ils ont servi la cause. C’est le petit Bénin, terre de pauvreté matérielle, qui l’a donné à l’Église universelle où il a investi le meilleur de son cœur. Sa vie s’est éteinte en France où il a séduit les pèlerins du Congrès eucharistique à Lourdes, comme légat du pape Jean-Paul II, empêché par la fameuse tentative d’assassinat. Ce n’est pas le fait du hasard que le cardinal Gantin meurt en France. Il renouait dans la mort avec le meilleur de lui-même et cette terre où il compte de solides amitiés. C’est ce pays qui redonne son corps à sa terre natale qu’il aime tant. Il pourra désormais la féconder des dons reçus de partout. Dans l’espérance de voir un jour le dossier de béatification du prélat ouvert, à la plus grande gloire de Dieu ». Culture 11 mai 2022


Exposition de Tessilim Adjayi et Nobel Koty : des « Exils » sur les murs à Lobozounkpa
Le 10 juin prochain, les portes du Centre de Lobozounkpa se refermeront sur l’exposition collective « Exils ». Elle est présentée par les artistes Tessilim Adjayi et Nobel Koty suite à une résidence sur les lieux. Le premier est photographe et le second, artiste peintre. Des couleurs froides, des œuvres silencieuses qui fixent le visiteur et l’interrogent. Au bout d’un mois de résidence au Centre de Lobozounkpa, le Béninois Nobel Koty et le Togolais Tessilim Adjayi réveillent dans le subconscient collectif, l’exil sous diverses facettes. Le sujet relève du quotidien, même si on en parle peu. Nobel Koty, artiste peintre, part sur des autoportraits qui laissent voir le repli sur soi. L’exil, il le voit lui comme un processus forcé. L’une de ses réalisations, dans le cadre de l’exposition, est une série d’autoportraits présentant un homme dans trois dimensions qui toutes, renvoient au repli sur soi. « Notre corps a besoin de repos et pendant que nous dormons, nous sommes enfouis dans un profond sommeil, comme si nous étions morts. Nous ne sommes plus maîtres de notre corps ni de notre conscience... Je voudrais montrer que pendant ce processus, il y a un exil forcé de la conscience », explique l’artiste à des visiteurs émus, le regard interrogateur devant ses tableaux. L’œuvre est faite d’acrylique sur toile, la première de la série ‘’Prolongements’’. Pour renforcer l’idée qu’il se fait de l’exil, ou du moins des exils, l’artiste introduit comme Mourid Barghout que « il n’y a pas un exil. Ce sont toujours des exils ». Une idée qui s’arrime bien à cette exposition qui «donne émoi et frissons à la vue des œuvres exposées », selon Juliana Pinssot. C’est la première fois qu’elle découvre l’œuvre de Koty et déjà, cette passionnée d’art « sent une connexion avec l’artiste ». L’artiste lui-même en rajoute à cette émotion en présentant ses personnages sur de grands formats « 150x150 cm, 130x110 cm ou 65x45 cm » pour donner place aussi bien à ces sujets qu’au vide qui les entoure, à la tristesse des exils et au silence de la douleur. Cerise sur le gâteau, les postures. Elles sont peintes de manière à communiquer dans le temps et dans l’espace, toutes les émotions que distille le repli sur soi et au-delà l’exil, peu importe sa nature. Voyage et similitude Dans le même esprit et surtout dans le même espace, Tessilim Adjayi, photographe de nationalité togolaise, embarque pour un voyage dans le vide et vers des « exils ». Esseulés pour la plupart, ces sujets sont sans regard, plongés dans un vide apparent qui se laisse entrevoir à partir des décors choisis. « Quand on parle d’exil, les gens pensent souvent au fait d’immigrer ailleurs sur d’autres contrées. Je voulais montrer qu’il y a plusieurs formes d’exils». Avec son objectif, Tessilim à travers ses clichés blanc-noir veut surtout rappeler que « on peut choisir consciemment de s’exiler par rapport aux aléas de la vie, aux problèmes ». Pour lui, à un moment de notre vie on a besoin de prendre du recul pour nous découvrir. « Pour moi, l’exil c’est ce phénomène qui pousse à se retrancher de la réalité des choses vivantes, du bruit, des gens, de la chaleur…Il n’y a rien de négatif dans ce processus. Cela peut être dû à un événement choquant. S’exiler, c’est essayer de se retrouver, aller à la quête de la liberté qui peut être parfois réelle ou imaginaire », tranche le photographe. Derrière lui, un groupe de trois visiteurs s’interrogent sur le but visé par ces cartons posés sur le visage des sujets. « Souvent, dans mes photographies, on ne voit pas de visages. Soit je mets un masque ou des sachets plastiques. Ici j’ai voulu travailler un matériau local. En parcourant le quartier, j’ai trouvé des cartons », leur expliquera-t-il. De la mère au fils en passant par la photographie ‘’Pensif’’, Tessilim projette le visiteur dans les émotions qui peuvent ceinturer l’exil. Le silence, le dénuement, le vide, le besoin. Ces états d’âme transparaissant davantage avec la mère qui sur l’un de ses portraits, porte son fils d’une seule main. Même si on note une nette différence dans les matériaux et la méthode de travail, les œuvres présentées par Tessilim Adjayi et Nobel Koty se rejoignent sur le repli sur soi et davantage sur les exils, thème éponyme de cette exposition qui dure jusqu’au 10 juin prochain. « De manière générale lorsque nous travaillons avec des artistes, l’idée c’est de mettre en commun leurs intelligences, leurs pratiques, leurs visions, et de voir quels sont les points communs pour qu’on puisse créer à propos », précise alors Marion Hamard, directrice du Centre. Culture 11 mai 2022


Réunion ministérielle à Marrakech ce jour : la Coalition mondiale contre Daech mobilisée
Sous la houlette conjointe du ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita, et du secrétaire d’État américain, Antony Blinken, s’ouvre ce mercredi 11 mai à Marrakech la réunion ministérielle de la Coalition mondiale contre Daech. L’enjeu sécuritaire lié au terrorisme en Afrique est au cœur de cette réunion importante pour la lutte contre ce phénomène. Une autre étape dans la poursuite de l’engagement et de la coordination internationale dans la lutte contre Daech. C’est le sens qu’il convient de donner à cette mobilisation ce jour à Marrakech contre la nébuleuse Daech, avec un accent particulier sur le continent africain ainsi que sur l’évolution de la menace terroriste au Moyen-Orient. Occasion pour les ministres de la Coalition de passer en revue les actions entreprises, de faire le point des efforts de stabilisation dans les zones précédemment impactées par Daech, de jauger la communication stratégique contre la propagande de radicalisation de ce groupe terroriste et de ses affiliés... Grande première en Afrique où, une fois de plus, le rôle majeur que joue le Maroc dans la lutte contre le terrorisme est mis en relief, à l’échelle non seulement nationale et continentale, mais également mondiale. Au cœur de la réunion de Marrakech, des orientations additionnelles et des réponses concrètes pour faire face à la montée du terrorisme en Afrique. Leadership marocain Le Maroc, en tant que pays hôte de cette réunion, confirme ainsi le rôle de premier plan qu’il joue dans la mobilisation contre la menace terroriste, tant au niveau régional qu’international. Preuve non seulement de son engagement et leadership, dans la lutte contre le terrorisme, mais aussi de son soutien à la paix, à la sécurité et la stabilité en Afrique. C’est aussi le témoignage de la confiance et l’estime dont jouit l’approche singulière développée par le Maroc, sous la conduite éclairée de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, dans la lutte contre le terrorisme, mais également pour la défense des intérêts du continent africain au sein des plateformes multilatérales. En effet, c’est à l’instigation du Maroc que la réunion de la Coalition mondiale contre Daech mettra le continent africain au centre de la nouvelle géographie de la lutte contre l’organisation terroriste. Cette réunion cruciale, une première sur le sol africain, sera présidée par le ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita, et le secrétaire d’Etat américain Antony Blinken. Elle connaîtra la participation de représentants de l’ensemble des 80 pays et organisations membres de cette coalition : personnalités de premier rang, chefs de la diplomatie des grandes puissances mondiales et d’Afrique, représentants d’institutions internationales actives dans le combat contre Daech en particulier et le terrorisme en général. Et pour cause, si Daech a beaucoup perdu de sa puissance et de son influence, l’organisation terroriste n’en demeure pas moins une menace constante qui, plus est, change de forme comme de cible. On revient de loin ! A la naissance de la Coalition, l’organisation terroriste Etat islamique agissait non en commettant des attentats, mais en contrôlant des territoires, avec leurs ressources naturelles et leurs populations. Elle a même constitué un califat comme ce fut le cas quand Daech a imposé sa mainmise sur un large territoire entre l’Irak et la Syrie, et érigé un certain Al-Baghdadi comme calife. Cet « Etat » a été dissout depuis, mais est-ce la fin de Daech ? L’organisation terroriste s’est, en effet, redéployée sur le continent africain. En attestent les attaques terroristes de ces trois dernières années. Entre les tensions dans certains Etats comme la Libye, la situation de guerre au Sahel et les rivalités ethniques dans certains pays, instrumentalisées et exacerbées au nom du djihadisme, il est à craindre que le continent africain ne devienne désormais le nouveau foyer de repli et d’expansion de Daech. Le Maroc a dès lors milité pour une réorientation du viseur et de l’action de la Coalition mondiale contre Daech vers le continent africain. Les alertes lancées par le Royaume sur le redéploiement de Daech sur le continent africain ont visiblement trouvé une écoute attentive. La réunion de Marrakech sera, à ce titre, consacrée en grande partie au continent. Ce sera une réunion presque africaine et une des sessionsles plus attendues sera dédiée à l’Afrique et sera d’ailleurs conjointement modérée par Bourita et le secrétaire d’Etat américain Antony Blinken, selon les organisateurs. Les ambitions assignées à la rencontre de Marrakech sont à la hauteur des défis auxquels est confronté le continent africain. Si des Etats aussi forts et organisés dans le passé, comme l’ont été l’Irak et la Syrie, ont cédé comme des châteaux de cartes devant le rouleau compresseur de l’internationale terroriste, que dire de certains pays africains qui, par leur fragilité, constituent un terrain propice pour que Daech se déploie confortablement? Au vu de la multiplication de ces menaces, qui ne resteront pas confinées au seul continent africain, il était temps que le monde libre empêche l’internationale terroriste de prospérer dans son nouveau territoire de prédilection. La coalition en quelques mots Créée en septembre 2014, afin de lutter contre le groupe terroriste de Daech qui contrôlait à cette époque un territoire de plus de 110 000 km2 entre l’Irak et la Syrie, la Coalition mondiale agit contre Daech, selon une approche multidisciplinaire, inclusive et holistique entre des pays et des institutions régionales qui veulent endiguer les aspirations expansionnistes du groupe terroriste et démanteler ses réseaux. Elle est composée de 84 Etats et Organisations internationales partenaires appartenant à différentes régions du monde. Depuis, la coalition a bien grandi et développé une expérience inter-opérationnelle unique dans la lutte contre le terrorisme.   Actualités 11 mai 2022


Demi-finales dames de la Ligue Pro de Basket-ball : Energie Bbc et Aspac Bbc valident leurs billets pour la finale
Energie Basket-Ball club et Aspac Bbc ont confirmé leur suprématie respectivement sur Renaissance Bbc et Elan Coton Bbc lors des demi-finales retour de la Ligue professionnelle de Basketball du Bénin chez les dames, samedi 7 mai dernier à Cotonou. Avec ces succès, ils valident leurs billets pour la finale de la compétition. Vainqueur à l’aller (108-25), Énergie Bbc chez les dames a réussi un coup double en dominant Renaissance Bbc lors de la manche retour par le score de 20-101. En dépit du fait que le coach Pyrrhus Sindehou ait aligné un effectif de jeunes joueuses, la formation de la Société béninoise d’Energie électrique (Sbee) s’est montrée efficace dans l’ensemble des quarts temps de la partie (09-18, 00-33, 11-19, 00-31) pour remporter le match. Avec cette 12e victoire consécutive depuis le démarrage de la compétition, Energie Bbc arrache son billet pour la finale à la satisfaction de son coach. « Nous sommes heureux d’être en finale et nous devons encore nous armer en défense pour les finales qui seront des matchs très techniques », a confié le technicien Pyrrhus Sindehou au terme de cette rencontre. Dans l’autre demi-finale retour, Elan Coton Bbc qui avait à cœur de prendre sa revanche sur l’Aspac Bbc est passé à côté de son objectif malgré que ses joueurs aient pris les premières initiatives dans cette partie en inscrivant les deux premiers paniers. Mais, c’est sans compter avec l’expérience et l’efficacité des portuaires qui vont reprendre le contrôle de la partie en remportant le premier quatre-temps (04-10), le deuxième quart temps (06-17) et retourner aux vestiaires avec 16 points d’avance. A la reprise, les joueurs de l’Aspac sont restés maitres du jeu. Ils vont remporter les deux derniers jeux de la partie pour finir par s’imposer sur le score de 29-56. Aspac Bbc décroche ainsi son billet pour la finale où il affrontera Energie Bbc pour un dernier round à l’allure de revanche. Sports 11 mai 2022


17e Tour cycliste du Bénin : pari réussi pour la Fédération béninoise de cyclisme
Le 17e tour cycliste du Bénin, démarré le 3 mai dernier, a pris fin ce dimanche 8 mai, avec le grand prix de Cotonou remporté par le coureur marocain Adil El Abraoui. Le maillot jaune du tour est revenu à l’Allemagne représentée par Marcel Peschges. Très satisfait, le coordonnateur général du tour, Romuald Hazoumè, a salué le comportement des coureurs et surtout des Béninois durant tout le parcours. Le 17e tour cycliste du Bénin, qui s’est déroulé du 3 au 8 mai dernier, a été une réussite sur tous les plans. La Fédération béninoise de cyclisme, accompagnée par de nombreux sponsors dont la Sobebra, a réussi le pari de l’organisation du tour qui, pour la première fois, connaît la participation de nombreux pays avec des coureurs venus de la France, de l’Allemagne et de la Belgique. Romuald Hazoumè a décerné un satisfecit au gouvernement et surtout à l’armée pour les dispositions exceptionnelles prises pour assurer une sécurité sans faille tout le long de la compétition. Les sponsors, notamment la Sobebra, ont honoré leurs différents engagements pour rendre belle cette fête internationale du vélo. Luc Sètondji Atrokpo, maire de la ville de Cotonou, impressionné par le sérieux qui a caractérisé le 17e tour cycliste international, a invité les populations à s’approprier cet évènement qui, selon lui, doit être l’affaire de tout le monde, car il révèle notre pays. « Avec ce tour, nous venons d’écrire une partie de l’histoire du Bénin », affirme le maire de Cotonou. Oswald Homéky, ministre des Sports, salue le sérieux et la persévérance du président de la Fédération béninoise de cyclisme, Romuald Hazoumè et le félicite, pour le travail abattu depuis qu’il a pris en main les destinées du cyclisme béninois. Il a exprimé toute la reconnaissance du gouver-nement et remercié les travailleurs de l’ombre qui ont fait en sorte que le tour soit beau. En ce qui concerne l’état de la route qui a facilité le bon déroulement du tour, Oswald Homéky promet qu’il y aura du mieux dans les mois à venir, car le gouvernement apportera son soutien pour encourager le travail qui se fait pour pousser très loin le vélo béninois. A l’issue de ce tour, les fruits ont tenu la promesse des fleurs, les différentes récompenses offertes par les sponsors ont été remises aux coureurs les plus méritants. Le maillot jaune Castel du classement général individuel est revenu à l’Allemand Marcel Peschges. Le maillot Nsia du classement général aux points est remporté par Seppe Vangheluwe de la Belgique. Le maillot Moov du premier des Africains revient à Achraf El- Doghmy du Maroc. Le maillot Super U du plus combatif des Béninois a été décerné à Rémi Sohou. Le maillot World Cola du classement général aux sprints intermédiaires est remporté par le Hollandais Jarri Stravers. Le maillot Aquabelle de la plus longue échappée est revenu à l’Ivoirien Issiaka Cissé. Le maillot Cfao Motors du premier des Béninois est revenu à Rémi Sohou. Le grand prix de Cotonou a été remporté par Adil El Abraoui du Maroc. Il est suivi de l’Allemand Marcel Peschges et d’Achraf El Doghmy, un autre Marocain. Sports 11 mai 2022


Célébration de la Journée de l’Europe : le Bénin et l’Ue solidaires face aux défis mondiaux
Le 9 mai marque la Journée de l’Europe commémorant la déclaration de Robert Schuman. A Cotonou, cette célébration a été une occasion pour le Bénin et l’Union européenne de rappeler les priorités de leur partenariat pour un monde durable et de paix. Les crises n’ont pas réussi à mettre sous le boisseau la célébration de la Journée de l’Europe. A la résidence de l’Union européenne à Cotonou, l’ambiance a été chaleureuse tout au long de la soirée de ce lundi 9 mai 2022, entre ambassadeurs, chefs de missions diplomatiques, autorités béninoises, sans oublier des figures de la société civile. L’exécution, d’entrée, des deux hymnes, l’Ode de la joie et l’Aube nouvelle, a fixé les regards sur les liens intrinsèques. Sylvia Hartleif, ambassadrice de l’Union européenne près le Bénin, a évoqué les succès du multilatéralisme et de la solidarité, surtout face à la crise de la Covid-19. « Nous pouvons être fiers de cette solidarité et en tirer les leçons. Qu’il s’agisse de la lutte contre une pandémie mondiale, de l’action climatique, d’un développement durable et inclusif ou de la sécurité et la préservation de la paix, nous savons bien que nous serons toujours plus forts ensemble », a-t-elle martelé. En effet, la Journée de l’Europe commémore la déclaration du 9 mai 1950 de Robert Schuman, alors ministre français des Affaires étrangères. Sa déclaration intervenue peu de temps après la Deuxième Guerre mondiale est considérée comme l’acte premier de la construction d’une Europe unie, pacifique et prospère. Entre le Bénin et l’Union européenne, c’est un partenariat de longue date pour un développement durable pour tous, et un monde juste et solidaire. Les deux parties partagent les mêmes priorités. De nombreux projets de coopération bénino-européens ont été mis en œuvre dont certains ont été d’ailleurs visités dans le cadre de la « Semaine de l’Europe ». Partenaires pour un monde durable Pour l’avenir, le nouveau programme indicatif multi-annuel sur la période 2021-2027 mise sur trois domaines prioritaires : «le capital humain et le naturel», « la croissance économique verte », «une société sûre et prospère ». Une cagnotte de 255 millions d’euros y est prévue d’ici 2024. « Ensemble l’Ue et le Bénin peuvent contribuer à améliorer notre monde, affirmant le multilatéralisme comme moyen de relever les défis mondiaux, notamment les changements climatiques, un développement durable pour tous, le respect des droits de l’homme et surtout la paix et la sécurité », a fait remarquer l’ambassadrice de l’Ue au Bénin. Au nom du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, le secrétaire général du ministère a salué la qualité des relations entre l’Ue et le Bénin. Puis, il a exprimé la sincère et profonde gratitude du peuple et du gouvernement du Bénin pour l’appui et l’accompagnement de l’Union européenne aux efforts nationaux de développement. « Nous sommes rassurés qu’ensemble avec l’Union européenne, des progrès continueront d’être enregistrés au titre de notre partenariat sur le long terme pour le bien-être des populations béninoises », a laissé entendre Erick Jean-Marie Zinsou, secrétaire général du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération. Au cours de cette même soirée, l’héritage culturel du Bénin a été célébré à travers les talents de jeunes photographes amateurs. Le premier prix est revenu à Moise Quenum, pour sa photo «Un regard envers mes Hoho (les jumeaux, ndlr) ». Actualités 11 mai 2022


Présentation de lettres de cabinet au Maec : les priorités du nouveau représentant résident de la Cedeao
L’ambassadeur Amadou Diongue, nouveau représentant résident de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao), a présenté, le 5mai dernier, ses lettres de cabinet au ministre des Affaires étrangères et de la Coopération (Maec), Aurélien Agbénonci. Insuffler un nouveau dynamisme à la coopération entre le Bénin et la Cedeao. L’ambassadeur Amadou Diongue s’y est engagé à l’occasion de la présentation de ses lettres de cabinet au ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Aurélien Agbénonci. Le patron de la diplomatie béninoise et son hôte ont passé en revue les avancées ainsi que les défis à relever par l’institution régionale, dans l’intérêt des Etats membres. « L’un des chantiers les plus importants pour lesquels j’ai été accrédité est de veiller à ce que la coopération en matière de sécurité soit renforcée, notamment au regard du contexte dans lequel nous vivons. Les évènements qui se sont produits récemment nous amènent à penser qu’il faut encore de la vigilance. Cela fait partie des chantiers sur lesquels le président de la Commission nous attend », a confié l’ambassadeur Amadou Diongue à sa sortie d’audience. A l’en croire, il urge de passer les goulots d’étranglement à la paix et à la sécurité dans l’espace Cedeao afin de concentrer les énergies et ‘’les ressources à l’intégration économique pour le développement des pays et pour le grand bonheur de nos peuples en Afrique’’. Le nouveau représentant résident de la Cedeao, l’ambassadeur Amadou Diongue, n’a pas manqué de saluer la contribution du Bénin à l’atteinte de ces objectifs. Qui est Amadou Diongue ? De nationalité sénégalaise, Amadou Diongue est né le 4 mai 1961 à Dakar au Sénégal. Il est marié et père de deux enfants. Il est titulaire d’un Certificat d’Aptitude professionnelle à l’Enseignement secondaire ainsi que d’un Brevet de l’Ecole nationale d’Administration et de Magistrature (Enam), Section Diplomatie de l’Université de Dakar au Sénégal, obtenus respectivement en 1990 et 2000. En sa qualité de conseiller des Affaires étrangères, il a occupé, de 2000 à 2002, le poste de chef de la Division Afrique, puis de Directeur a.i. du Département Afrique-Asie au ministère des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur. De 2002 à 2006, il occupe le poste de conseiller à l’Ambassade du Sénégal à Addis-Abeba, Mission permanente auprès de l’Union africaine et de la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique. En 2006, il fait son entrée au Secrétariat du Conseil de Paix et de Sécurité de l’Union africaine en tant que fonctionnaire principal. Il y occupa le poste de coordonnateur Afrique de l’Ouest et Sahel au sein du Département Paix-Sécurité de 2011 à 2017. Avant sa nomination en qualité de représentant résident de la Cedeao au Bénin, Amadou Diongue était secrétaire du Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine. Il parle couramment le français, l’anglais et le Wolof, sa langue maternelle. Actualités 11 mai 2022


Statue en l’honneur des amazones du Danxômè : le joyau se dévoile au public
Trônant fièrement désormais au boulevard de la Marina, la statue en hommage aux amazones du Danxomè, se laisse voir peu à peu. Devenu un symbole identitaire fort du Bénin, le monument « Amazone » dont la construction est presque achevée, montre déjà sa belle architecture. Les travaux de désempaquettage semblent avoir démarré et, petit à petit, la statue se dévoile aux usagers du boulevard de la Marina; à commencer par sa tête et une partie du tronc. Réalisé par l’artiste sculpteur Li Xiangqun, l’ouvrage est en structure métallique avec une enveloppe en bronze d’une hauteur hors-tout de 30 mètres. Il est situé presque en face des anciens locaux de Sèmè-City, entre la clôture du Port autonome de Cotonou et celle du palais des Congrès. Guerrières à tout point de vue, les amazones de l’ancien royaume du Danxômè sont vénérées pour leur vaillance face à l’ennemi pendant la période pré-coloniale. A travers cette statue imposante, le Bénin leur rend un hommage mérité. A terme, le monument « Amazone» va, entre autres, contribuer à rehausser l’attractivité de la ville de Cotonou tout en valorisant l’identité historique de même que l’histoire culturelle et politique du Bénin, et promouvoir la destination Bénin. La statue devrait alors attirer des milliers de touristes nationaux et étrangers. Ce n’est pas Tassi Hangbè Depuis ce lundi 9 mai, l’image du monument est devenue virale sur les réseaux sociaux et des internautes ont tenté de distiller au sein de l’opinion que la statue serait celle de la reine Tassi Hangbé. Mais le démenti n’a pas tardé à venir. « Non, une altesse royale ne s’habille pas de cette manière dans le Danxômè », a fait savoir l’ancien journaliste Constant Agbidinoukou, sur les réseaux sociaux. Il indique qu’il s’agit plutôt de « la statue de la grande amazone Nanga, qui fait partie du corps d’élite des amazones du Danxômè. Un corps embryonnaire créé d’abord par son altesse royale Tassi Hangbé et qui a été réhabilité, amélioré et instauré par sa majesté le roi Guézo, en 1820, pour devenir le corps spécial des amazones, chargé de défendre, partout, sur l’ensemble du territoire du Danxômè, d’abord le royaume et ensuite le roi, lui-même ! ». Joint par téléphone, l’écrivain Florent Couao-Zotti, conseiller technique du ministre de la Culture, confirme le démenti de l’ancien journaliste. « C’est une amazone, ce n’est pas la statue de Tassi Hangbé… », insiste-t-il. A l’en croire, « physiquement, on ne sait rien de ce que cette femme (Tassi Hangbé) était. Donc, on ne peut pas, comme ça, se réveiller et vouloir lui donner une forme, un visage, etc. Non ! Ça (la statue), c’est une amazone qui incarne l’armée de résistance du roi Béhanzin contre l’envahisseur», conclut Florent Couao-Zotti. Notons que la construction du monument a été approuvée par le Conseil des ministres, en sa séance du 14 juillet 2019. Actualités 11 mai 2022


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