La Nation Bénin...
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La commune de Djougou suscite l’intérêt de l’ONG canadienne ECOLOODI en ce qui concerne le secteur de l’eau. Une délégation de cette organisation est allée à la rencontre des élus locaux, jeudi 15 janvier dernier, pour débattre des problèmes d’accès à l’eau potable et de gestion des eaux usées.
En dépit des efforts de son Conseil communal et du gouvernement, les problèmes d’accès à l’eau potable et de gestion des eaux usées demeurent préoccupants à Djougou. Et c’est fort de cela que l’ONG canadienne ECOLOODI conduite par Dr Ludiwine Clouzot, sa responsable, a échangé jeudi 15 janvier dernier à la mairie de la commune, avec les différents élus locaux pour explorer avec eux les éventuelles solutions et appuis à leur apporter.
«Cette rencontre est d’une grande importance car elle touche un secteur sensible de la vie de notre commune», a confié le secrétaire général de la mairie de Djougou, Issaka Moussa Yaya.
La séance d’échanges qui a nourri divers débats autour de la problématique de l’eau a permis à la délégation de l’ONG-ECOLOODI de s’imprégner des réalités de la commune. Ainsi, convient-il de noter que la Société nationale des Eaux du Bénin (SONEB) n’arrive pas à desservir tous les quartiers de la ville de Djougou en eau potable. La gestion des eaux usées demeure aussi un véritable casse-tête pour les autorités communales d’autant plus que de nombreux ménages ne disposent guère de puisards.
Un état des lieux peu reluisant au regard du plan d’hygiène et d’assainissement de la commune. Au terme des échanges, Dr Ludwine Clouzot a admis que son ONG interviendra prioritairement dans les écoles avec la mise à disposition de supports pédagogiques sur l’eau afin de permettre aux enfants qui constituent la relève de la commune de changer de comportement vis-à-vis de la gestion rationnelle de l’eau potable et des eaux usées. Tous les appuis à apporter par ailleurs par l’ONG à la commune dans le secteur de l’eau le seront en tenant compte du plan d’hygiène et d’assainissement de la commune.
L’ONG ECOLOODI affiche également son ambition à intervenir dans le secteur de l’eau à Cotonou et Pobè.

La direction générale de la Société nationale des Eaux du Bénin (SONEB) a tenu, hier mardi 20 janvier, une importante session de concertation avec ses partenaires techniques et financiers, dans le cadre du lancement des études de la phase III du projet de renforcement du système d’alimentation en eau potable de la ville de Cotonou et ses agglomérations. Elle a été ouverte à Cotonou par le directeur général de la société David Babalola, en présence des autorités politico-administratives des localités concernées et de Marcos Béros de la Banque européenne d’investissement.
«L’eau potable constitue la base essentielle de toute dynamique de développement économique et social», conçoit le directeur général de la SONEB, David Babalola. Mais comme elle n’est pas encore une richesse garantie pour tous, le gouvernement par le biais de la SONEB s’associe aux partenaires techniques et financiers pour l’assurer. Pour David Babalola, le défi le plus grand à relever aujourd’hui est d’apporter de l’eau de qualité et en quantité suffisante à toutes les populations urbaines et péri-urbaines en peu de temps. Pour atteindre cet objectif, il est persuadé qu’il faut améliorer la gouvernance de l’eau, comme mode de gestion dans un contexte de solidarité. Il affirme que cette solidarité pour l’eau et l’assainissement n’a pas seulement pour but d’assister les plus démunis, mais aussi et surtout de leur procurer les moyens matériels et intellectuels grâce au concours des partenaires techniques et financiers et l’élaboration de stratégies. Les efforts faits ces dernières années par la SONEB avec l’accompagnement des PTF ont permis d’atteindre des résultats probants dont, entre autres, l’élaboration et la mise en place de la stratégie de l’alimentation en eau potable et assainissement en milieu urbain et péri-urbain, l’accroissement du taux de desserte passant de 48% en 2006 à plus de 72% aujourd’hui avec les perspectives que ce score sera bientôt encore amélioré pour atteindre les 75% prévus par les ODD, l’accroissement des financements, la réalisation des projets et la participation aux investissements sur fonds propres.
La SONEB, selon son directeur général, en tant qu’opérateur public, doit fournir de l’eau aux populations des zones urbaines et péri-urbaines dans un cadre de tarification et de péréquation adéquate. Mais elle ne doit pas perdre de vue les attentes de l’Etat, des consommateurs et des PTF. «L’eau est notre richesse. Chers PTF, plongeons, nageons ensemble pour atteindre l’autre rive, celle de la solidarité pour l’eau et l’assainissement», a-t-il vivement appelé, témoignant sa gratitude à tous ceux qui ont appuyé la SONEB et continuent de le faire.
Un appel auquel a répondu Marcos Béros, représentant la Banque européenne d’investissement. «C’est la croissance continue de la demande en eau de Cotonou et des agglomérations voisines qui justifie la présence des PTF», a reconnu Marcos Béros, louant le sens du partenariat qui a prévalu entre l’Union Européenne, les Pays Bas, la Banque africaine de développement, la Banque mondiale, l’Agence française de développement et la Banque bilatérale allemande et la KfW. Et au représentant de la BEI de poursuivre que l’augmentation sensible du volume des ventes, l’amélioration des indicateurs de performance, la couverture à plus de 105% des charges d’exploitation et la croissance exponentielle du nombre d’abonnés, rassurent les PTF que la SONEB peut mener à bien des projets d’investissement d’envergure. Raison pour laquelle, poursuit-il, la BEI a accepté de continuer à le soutenir tout en profitant de l'occasion pour appeler d’autres PTF à se joindre à eux pour le lancement des études de la phase III, cette année même
Environnement 21 janv. 2015

Les cours ont repris hier mardi 20 janvier dans les collèges et lycée de N’dali après une journée de grève. Des enseignants permanents et vacataires du secondaire de la commune ont déclenché lundi dernier un mouvement de boycott des cours pour protester contre la misère que leur ferait le receveur percepteur de ladite commune à chaque paiement des salaires.
«Le paiement des salaires est souvent retardé; ceux des mois d’octobre et de novembre n’ont pu être payés qu’après un soulèvement qui voulait nous conduire à une marche», confie Didier Assaï, enseignant et coordonnateur de la Confédération des organisations syndicales indépendantes (COSI-Bénin) dans cette commune. A l’en croire, cette situation prévaut depuis trois ans. Avant, le receveur percepteur avait réclamé les contrats alors que depuis six ans l’Etat refuse de signer des contrats avec les vacataires pour se mettre à l’abri d’éventuels soulèvements en vue du reversement des agents dans la Fonction publique, a-t-il rappelé. Puis, il a exigé les diplômes avant tout paiement; ce qui n’est pas du goût des enseignants qui ont envoyé la semaine dernière une lettre ouverte au receveur des finances, aux associations des parents d’élèves, au directeur départemental de l’Enseignement secondaire du Borgou-Alibori.
Hier, les responsables des enseignants mécontents ont pris langue avec les autorités communales, le receveur percepteur, les parents d’élèves et les directeurs; ainsi la grève a-t-elle été finalement désamorcée. Le receveur percepteur a évoqué, entre autres, le dépôt tardif des états de paiement par les directeurs d’établissement. Désormais, à la date 5 du mois au plus, les enseignants concernés pourront percevoir leur salaire, a-t-on appris à l’issue des différentes rencontres.
Claude Urbain PLAGBETO A/R Borgou-Alibori

Le gouvernement béninois réitère sa solidarité au peuple français en condamnant tous les actes de violence terroriste qui ont ensanglanté la capitale française les 07, 08 et 09 janvier 2015, renouvelle son adhésion aux valeurs de liberté d’expression, de liberté d’opinion et de liberté de conscience et soutient toute initiative allant dans le sens de la défense de ces idéaux comme il l’a démontré au plus haut niveau, à travers la participation du président de la République à la «marche républicaine» du dimanche 11 janvier 2015 à Paris.
Toutefois, le droit à la liberté d’expression ne saurait constituer une licence accordée pour tourner en dérision les symboles, les repères et les personnages auxquels s’identifient des confessions religieuses.
La tolérance, le respect mutuel, la reconnaissance de la diversité religieuse constituent des socles de notre «vivre ensemble».
Le gouvernement béninois se dissocie de tout acte tendant à offenser sous quelque motif que ce soit une confession religieuse quelle qu’elle soit.
En conséquence, la publication des caricatures du prophète de l’Islam dans la parution du 15 janvier 2015, du journal «Charlie Hebdo», nous parait un comportement à contre-courant de l’élan de solidarité que le monde entier, toutes tendances religieuses et courants philosophiques compris, a spontanément manifesté à l’endroit du peuple français, en hommage aux victimes des attentats terroristes des 07, 08 et 09 janvier 2015.
C’est pourquoi, le gouvernement béninois interdit la diffusion, sous quelque forme que ce soit, de ladite parution sur toute l’étendue du territoire national.
Le peuple béninois épris de paix, de justice et de liberté adhère à la laïcité qui n’est pas synonyme d’absence de Dieu dans l’espace public. Elle est un cadre qui permet la libre expression dans le respect réciproque de toutes les confessions religieuses aux côtés des valeurs républicaines et ne saurait signifier la liberté de se moquer des confessions religieuses.
Le gouvernement béninois en appelle donc à un dialogue interreligieux actif et respectueux de la foi et des symboles religieux spécifiques à chaque religion. Nul n’a le droit d’imposer sa religion et personne ne doit dénier à l’autre le droit à la croyance ou à la non croyance. Nous devons ensemble conjuguer nos efforts pour construire et vivre dans un monde harmonieux où chacune, chacun s’engage à édifier la civilisation de l’amour.
Vive la tolérance et l’intercompréhension pour bâtir un monde de paix et de stabilité dans le respect mutuel !
Fait à Cotonou, le16 janvier 2015
Le secrétaire général du gouvernement
Alassani Tigri

L’Assemblée nationale a entamé hier lundi 19 janvier, le projet de loi portant Code l’information et de la Communication en République du Bénin transmis par le gouvernement par décret du 18 avril 2014. L’examen de ce dossier important pour l’avenir des médias au Bénin, se déroule sous l’œil vigilant du gouvernement représenté par le ministre de la Communication, des Technologies de l’information et de la Communication (MCTIC), Jean Gbéto Dansou.
Composé de 375 articles répartis en six titres et vingt trois chapitres, le projet de loi portant Code de l’information et de la communication en République du Bénin vient combler un vide. Il contribuera à renforcer et moderniser l’environnement juridique, économique et institutionnel dans lequel évoluent les hommes des médias pour leur permettre de jouer sereinement et pleinement le rôle qui est le leur dans l’édification d'une démocratie transparente et apaisée. L’étude de cette loi a démarré hier. Les députés ont suspendu les travaux sur le titre premier. L’examen se poursuit encore ce mardi 20 janvier à l’hémicycle.
L’avènement de cette loi est devenu une nécessité avec l’évolution technologique, précise le rapport de la Commission en charge de la Culture qui a apprêté le dossier. Il était donc important d’adapter le cadre juridique du secteur des médias aux nouvelles réalités de l’information et de la communication. D’où la nécessité de cette loi qui redéfinit avec précision les conditions rigoureuses à remplir pour avoir la qualité de journalistes ou assimilés à travers la mise en place d’une réglementation unifiée et harmonisée par rapport aux nouveaux concepts et principes universellement admis. Cette loi apporte des précisions aux dispositions répressives qui prêtent à équivoque en matière de la diffamation et en affichant la position du Bénin sur le débat international relatif à la dépénalisation des infractions qualifiées de délits de presse.
Le projet de loi vise également à organiser l’accès des journalistes et assimilés aux sources d’information leur facilitant ainsi l’exercice de leur fonction, réglementer rigoureusement l’accès à la presse du service public du président de la République, des partis politiques, des associations et des citoyens de même que le droit de réponse et de réplique.
Innovations
Le projet de loi en examen comporte plusieurs innovations. Elle met la HAAC totalement au cœur de la gestion de l’espace médiatique. Il tente de trouver une solution au conflit de compétences entre la HAAC et le ministère en charge de la Communication en matière d’attribution des fréquences aux promoteurs d’organes audiovisuels privés. Il est créé dans cette loi une structure dénommée «Fonds d’appui au développement des médias» qui est l’organe de gestion de l’aide de l’Etat à la presse et aux médias communautaires. La loi innove par ailleurs en créant un bureau de vérification de la publicité chargé de faire appliquer les dispositions légales en matière de publicité et de parrainage des émissions.
Par ailleurs, des dispositions pénales sont revues en vue de la répression des infractions commises en matière d’information et de communication audiovisuelle. Des mesures ont été prises pour garantir et promouvoir à travers les médias, l’Etat de droit. Des critères d'accès au diplôme, à la formation ou statut de journaliste sont fixés par la nouvelle loi.
Toujours comme innovations, la loi entend également lutter contre la corruption dans le milieu des médias, notamment dans la corporation des journalistes. Le droit à l’image est ici consacré et les règles relatives à la publicité ont été mises en exergue. Il en est de même de la protection de la vie privée et de la présomption d’innocence. La typologie des radios et télévisions commerciales et non commerciales, les radios et télévisions communautaires ou confessionnelles ou thématique ou de la presse en ligne, est définie de même que le taux des redevances à payer par les radios et télévisions, souligne le rapport de la Commission en charge de la Culture.
L’accès aux sources d’information sera désormais réglementé et l’accès du président de la République, des institutions de la République, des partis politiques, des associations et des citoyens aux médias du service public. Il est accordé un délai de six (6) mois aux entreprises créées avant la promulgation de la présente loi pour se conformer à la nouvelle règlementation.
L’innovation la plus importante concerne les peines privatives de liberté. En lieu et place de celles-ci, il est prévu des peines d'amendes en ce qui concerne les délits d’opinion et les délits contre les personnes. Elles sont, par contre, maintenues pour la provocation aux crimes et les délits contre la chose publique. Toutes ces innovations seront examinées dans la poursuite de ce dossier au cours de la plénière de ce mardi 20 janvier. Certaines dispositions de la loi pourraient connaître des amendements de la part des députés qui ont montré, lors du débat général, leurs intérêts pour l’examen de ce projet de loi.
La dépénalisation en question
Grégoire Laourou a salué l’initiative du gouvernement visant à doter le Bénin d’un Code de l’information et de la communication. Ce faisant, selon lui, le Parlement aurait permis de faire une avancée notable dans le renforcement de la démocratie. La presse contribue dans la formation du citoyen dans un pays démocratique, souligne-t-il avant de trouver surprenant que le Bénin n’ait pas son code. Il a plaidé pour la dépénalisation des délits de presse afin de permettre aux journalistes d’exercer leurs activités sans craintes. Pour son collègue Valère Tchobo, il s’est préoccupé de la disposition de l’article 21 du code qui traite de la qualité de journalisme devant être certifié par la détention de la carte de presse délivrée par la HAAC. Il a plaidé aussi pour la dépénalisation des délits de la presse comme au Niger et la nécessité de prendre en compte dans le code la question du traitement salarial des professionnels des médias par les patrons de presse.
Rosine Vieyra Soglo a insisté sur la nécessité de former les journalistes. Car, n’est pas journaliste qui veut. La liberté de la presse implique le respect des droits de l’autre, a-t-elle insisté. «Liberté de la presse d’accord, mais il faut des journalistes professionnels qui vont aux sources et qui n’inventent pas l’information», insiste Rosine Vieyra Soglo.
Quant à Boniface Yèhouétomè, l’examen de ce code doit être une occasion pour faciliter l’accès des forces politiques notamment de l’Opposition aux médias de service public. Il souhaite une clarification des compétences de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC) et du ministère de la Communication, des Technologies de l’Information et de la Communication. Boniface Yéhouétomé souhaite qu’on ne vote pas un code qui piétine les droits des citoyens et des professionnels des médias.
Pour Candide Azannai, la presse est le socle de la démocratie. Il fera ensuite le procès de l’Office de radiodiffusion et de télévision du Bénin (ORTB) et de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC). Il a évoqué le cas de la situation du journal «Béninois libéré» suspendu par la HAAC qu’il plaide avec insistance la reprise des activités. «La dépénalisation des délits de presse dont on parle n’est pas un cadeau aux journalistes. Elle est la suite logique des conclusions des travaux de la Conférence nationale», martèle Candide Azannaï.
Soulé Sabi Moussa se dit embarrassé par rapport à cette question de la dépénalisation des délits de presse. Car, la meilleure manière de faire la promotion d’un journaliste, c’est de l’envoyer en prison. Mais fixer des amendes à un journaliste c’est l’encourager dans la dérive, fait-il observer avant d’inviter la plénière à trouver le juste milieu dans l’intérêt de la profession du journalisme d’une part et des citoyens souvent victimes des écrits des journalistes d’autre part. Et à André Okounlola de dire que la démocratie n’est pas l’anarchie. Il accuse les politiciens de manipuler les hommes des médias avec des billets de banque.
Les travaux se poursuivent encore ce matin toujours avec le titre premier du projet de loi.

La sixième édition de la fête de retrouvailles des filles et fils de la vallée de l’Ouémé n’a pas tenu la promesse de l’union instaurée autour de cette célébration durant les cinq précédentes éditions. Même si la fête a été belle, dimanche 18 janvier dernier, force est de reconnaître que l’édition 2015 de Wémexwé s’est faite dans la division sur deux différents sites.
Dimanche 18 janvier 2015. Voilà une date qui restera pour les filles et fils de la vallée de l’Ouémé, notamment les ressortissants des communes de Dangbo, Bonou, Adjohoun et Aguégués, une grande date. D’abord, elle marque le clou des célébrations de la sixième édition de leur fête de retrouvailles Wémèxwé et en même temps, le point départ de la discorde autour de cette fête.
En effet, c’est pour la toute première fois dans l’histoire de cette fête que les manifestations ont été organisées sur deux différents sites, sur fond de mécontentement et de colère. Mais cela n’aura rien ôté à la beauté, à la diversité et à la bonne ambiance qui a toujours prévalu en cette occasion. Ainsi, sur le site de Djigbé dans la commune de Dangbo, la messe catholique a été dite par l’administrateur apostolique du diocèse de Porto-Novo, Monseigneur Jean Benoît Gnambodè en présence d’une foule immense de Wémènou, cadres et personnalités politiques. Parlant des personnalités, il y a lieu de mentionner la présence aux côtés du ministre de l’Intérieur, de la Sécurité publique et des Cultes, natif de la localité, Simplice Dossou Codjo, du président de l’Assemblée nationale Mathurin Nago, du ministre d’Etat François Abiola, des ministres de la Justice, de l’Urbanisme, de la Décentralisation, de l’ancien premier ministre, Pascal Irené Koupaki, des députés, d’anciens ministres, de responsables de société, de collaborateurs du chef de l’Etat…. Autant dire qu’un important déploiement d’acteurs politiques et de l’appareil étatique s’est observé aux côtés des natifs de la vallée de l’Ouémé.
Grande exhortation
«Wémènou, ta vallée est riche. Exploite-là». C’est la grande exhortation faite aux filles et fils de la vallée pour le compte de cette fête. Laquelle exhortation passe par l’union et l’entente. Et c’est surtout là, le message fort à retenir de l’exhortation faite par l’administrateur apostolique du diocèse de Porto-Novo, Benoît Gnambodè durant le culte. Il assimile l’occasion de cette fête à «un point de méditations important» et là-dessus, il a invité les Wémènou à faire de ce rendez-vous important, un moment de prise de conscience. La fraternité avait également une place de choix dans l’enseignement fait par le célébrant qui s’est également appuyé sur le message du pape François pour que la fraternité qui n’est rien d’autre que l’expression de la différence dans la compréhension, soit la chose la mieux partagée autour de cette fête. Le bilan des précédentes éditions de Wémexwé l’a aussi intéressé et il a interpellé tous les natifs de la vallée à ce sujet.
En lieu et place de la réponse à cette préoccupation, le coordonateur général, Antoine Bonou a choisi plutôt d’exprimer sa gratitude aux siens et de faire des clarifications. Pour lui, cette fête est essentiellement un moment de retrouvailles qui ne fait pas place à la politique. C’est donc un temps de communion. Dans cette logique, des milliers de Wémènou venus d’un peu partout pour cette célébration ont engagé le traditionnel pique-nique qui clôture les festivités à la suite des autres activités comme les concerts, les animations folkloriques, la foire, la caravane…
Ambiance et ferveur à Avagbodji
«Aguégué 2015». Cette indication qui se laisse lire sur le tissu de la fête Wémexwé et sur tous les articles, gadgets, documents et autres attributs des retrouvailles des filles et fils de la vallée de l’Ouémé n’a pas été respectée. La maldonne serait venue du Comité d’organisation, ou du moins de certains de ses membres qui auraient, dit-on, décidé de tordre le cou à l’histoire en décidant de la célébration de la fête sur un autre site. Une situation qui, visiblement, n’a pas plu à certains natifs de la vallée, notamment ceux de la commune hôte.
Du coup, la fête s’est dédoublée. Alors que Djigbé dans la commune de Dangbo est devenu le point de convergence des personnalités politiques, d’autres ont rallié massivement le premier site, celui de Avagbodji pour y faire leur fête. Sur cet autre site, la mobilisation était si impressionnante qu’on aurait dit qu’il n’y a jamais eu un appel pour célébrer Wémexwé ailleurs. En réalité, «nous sommes les mêmes, tous des frères et sœurs et il ne saurait y avoir division entre nous», soutient Isaac Aïvodji qui lui, a préféré rallier la commune de Aguégués pour assister au culte méthodiste suivi d’un géant pique-nique sur place. Malgré cette ambiance de fête et la ferveur observée sur les lieux, la déception et la frustration se lisaient par endroits, en raison de l’existence d’un autre lieu de fête, ce qui n’a jamais été le cas au cours des précédentes éditions. Mais le maire de la commune des Aguégués prend les choses du bon côté. James Dègbo estime lui que l’ambiance qui prévaut dans sa localité est simplement celle du Wémexwé et que tout le monde est là pour la fête. A vrai dire, sur ce second site, on ne parle que fraternité, union et entente et c’est aussi là la synthèse du message délivré par le collège de pasteurs venus célébrer le culte méthodiste à Avagbodji. Lequel culte a aussi laissé place à un géant pique-nique.

Renforcer la défense de l’intégrité territoriale et la sécurisation des espaces frontaliers, c’est l’objectif que vise le gouvernement du Bénin en construisant des infrastructures de sécurité. Au nombre de ces dernières, la gendarmerie de la commune de Djakotomey dont l’inauguration a été faite, vendredi 16 janvier dernier, par Simplice Dossou Codjo, ministre de l’Intérieur, de la Sécurité publique et des Cultes assisté de ses collègues de la Défense et de l’Environnement.
D’un coût de plus de 71 millions de F CFA, le nouveau bâtiment abritant les bureaux de la gendarmerie de Djakotomey vient corriger les mauvaises conditions de travail dans l'ancien bâtiment qui ne répond plus aux besoins des gendarmes en poste dans la commune.
C’est du moins ce que reconnaît le maire de la commune, Pascal Danha, en soulignant que cette infrastructure offrira de meilleures conditions de travail aux agents et d’accueil aux populations. Ce joyau est l’aboutissement du projet lancé, il y a quelques années, après le constat de la vétusté et de l’exiguïté des locaux de l’ancienne brigade, fait observer le maire. Ainsi, dès aujourd’hui, la brigade de Djakotomey dispose «des conditions optimales pour s’acquitter avec efficacité des missions qui lui sont dévolues». La commune est divisée en 10 arrondissements, compte 134.704 habitants et couvre une superficie de 235 km², précise-t-il, avant d’ajouter qu’elle est soumise à une forte pression démographique. Mais il reste confiant quant à la capacité d’intervention des gendarmes, pour répondre aux défis de sécurité et s’adapter aux normes de l’évolution sociale. Notamment, le maire mentionne les problèmes d’insécurité, de délinquance et de petites incivilités qui pourrissent la vie à ses administrés. Profitant de l’occasion, il plaide pour la clôture du nouveau site abritant la gendarmerie, la création de poste avancé dans une autre localité, le renforcement de l’effectif des gendarmes dans la commune, l’appui aux comités locaux de sécurité et surtout la construction de dos d’âne sur la voie bitumée pour réduire les cas d’accidents dont sont victimes les populations à cause de l’excès de vitesse des conducteurs de véhicules.
La sécurité importante pour le gouvernement
De même, le lieutenant colonel Emile Elomon, directeur général de la Gendarmerie nationale, se réjouit de cette nouvelle infrastructure qui intervient après plusieurs autres gestes en faveur de la Gendarmerie nationale. Toutes choses qui, selon lui témoignent de la place qu’occupe la sécurité dans la politique du gouvernement. Pour Henri Comlan Sèzro, secrétaire général de la préfecture de Lokossa, le nouveau bâtiment est révélateur de l’approche de solutions du gouvernement au problème d’insécurité dans le département du Mono-Couffo en général et de la commune de Djakotomey en particulier.
Evoquant le coût de l’infrastructure, Marcel Baglo, directeur général de l’Agence béninoise de Gestion intégrée des Espaces frontaliers (ABeGIEF), initiateur du projet, précise que les travaux ont coûté exactement 71 162 508 F CFA. Le bâtiment couvre une superficie de 330 m² et comprend un bureau pour le chef de brigade, un autre pour son adjoint, trois bureaux pour les services de la brigade, une salle de repos, un secrétariat, une salle radio, un hall d’attente, une armurerie, deux locaux de sûreté, six toilettes, un dégagement et une grande terrasse. Tous ces détails émerveillent Théophile Yarou, ministre de la Défense, qui invite les populations à jouer leur partition en collaborant avec les forces de l’ordre. Car, soutient-il, c’est sur la base des informations reçues que les gendarmes pourront réagir à temps pour empêcher les hors-la-loi d’opérer.
Revenant à son tour sur la genèse du projet, Simplice Dossou Codjo, ministre de l’Intérieur, de la Sécurité publique et des Cultes, rappelle que la construction de cette brigade s’inscrit dans le cadre du renforcement de la défense de l’intégrité territoriale et de la sécurisation des espaces frontaliers. Cette inauguration, souligne-t-il, témoigne de cette volonté affichée par le gouvernement. L’infrastructure inaugurée est entièrement équipée en mobiliers, électrifiée et dispose de l’eau courante. Rappelant d’autres efforts consentis par le gouvernement, le ministre de l’Intérieur dira que c'est pour permettre aux Forces de défense et de sécurité de jouer pleinement leur rôle, qu’elles ont été dotées récemment de motos dans certaines localités.

Le ministre en charge de la Sécurité publique, Simplice Dossou Codjo, reconnaît et salue les efforts du personnel civil de son département ministériel. A cet effet, il a procédé, hier lundi 19 janvier, dans l’enceinte du ministère, à la remise des lettres de félicitation aux agents méritants, au titre de l’année 2014.
Environ une centaine d’agents membres du personnel civil du ministère de l’Intérieur, de la Sécurité publique et des Cultes (MISPC) a été distingué et félicité pour son dévouement au travail. Au titre de l’année écoulée, ils ont notamment contribué à l’atteinte de certains résultats. Ils ont œuvré pour qu’«à la date du 30 septembre 2014, le taux d’exécution du budget hors-dépenses du personnel est de 83,51% sur la base des engagements, et de 68,12% sur la base des ordonnancements». La réalisation de ces performances force l’admiration du ministre qui s’est dit satisfait des efforts que ne cessent de fournir ses collaborateurs, les membres de son cabinet, et autres agents des structures sous tutelle.
«En prenant l’initiative d’adresser des lettres de félicitation au personnel de mon département, j’ai voulu encourager des agents à différents niveaux de la hiérarchie, pour les efforts louables qu’ils ont accomplis en 2014», a fait savoir le ministre Simplice Dossou Codjo.
En effet, c’est depuis sa prise de service en août 2014 qu’il s’est inscrit dans la dynamique de l’évaluation des performances au sein du MISPC. Laquelle évaluation, avait-il souligné, doit aboutir à des sanctions positives ou négatives.
Selon lui, la présente remise de lettres de félicitation se situe dans le cadre de la sanction positive. Par le biais de ses propres services de renseignements, de comptes rendus et autres rapports de l’Inspection générale du ministère, il constate que certains agents ont bien reçu l’appel à un changement de comportements, et sont devenus ponctuels et assidus au travail. Et, c’est sur la base de ces qualités que les récipiendaires ont été identifiés par leurs supérieurs hiérarchiques, comme agents méritants.
Cependant, le ministre dit ne pas être satisfait du reste des agents qui continuent de venir en retard au travail. Pour lui, l’agent qui vient en retard, est déjà dans la contre-performance.
Il a alors invité tout le personnel à percevoir la présente distinction comme une sorte d’émulation au sein du ministère, afin d’aller plus loin dans l’atteinte des objectifs.
Il exhorte les récipiendaires à travailler davantage afin de continuer à être des agents modernes pour toute la nation.
Simplice Dossou Codjo attend surtout que le taux d’exécution du budget exercice 2015 du MISPC soit amélioré à 95%, voire à 100%.
Le ministre annonce, par ailleurs, que des réflexions sont en cours aux fins d’identifier, par semestre ou par an, le meilleur agent, et de le gratifier en conséquence. La conscience du travail bien fait, soutient-il, ne doit pas rester sans récompense au sein du ministère. Dans cette perspective, il n’y aura pas que le personnel civil à distinguer. Et pour cause, l’autorité entend également récompenser les agents de sécurité méritants.
Pour sa part, le porte-parole des récipiendaires, Bertin Dossou, a salué un «acte d’une grande portée en matière de motivation du personnel». Il souhaite qu’un accent particulier soit accordé à la motivation du personnel, car, rappelle-t-il, les ressources humaines constituent le capital le plus précieux de toute structure.
Il s’engage, au nom de ses collègues, à redoubler d’ardeur et d’efforts pour le rayonnement du ministère.
Il importe de préciser qu’au titre de l’année écoulée, le tableau d’honneur est revenu au directeur général de l’Agence béninoise de Gestion intégrée des Espaces frontaliers (ABeGIEF), Marcel Ayité Baglo, pour ses nombreuses initiatives.

Le président de la République a annoncé, samedi 17 janvier dernier au stade de l’amitié de Cotonou, la mise en place des ressources additionnelles de 15 milliards de francs CFA pour appuyer le programme de microcrédit aux plus pauvres.
Une véritable bouffée d’oxygène pour les microcrédits ! «J’ai décidé de mettre en place 15 milliards de francs CFA pour vous soutenir». Le président de la République a annoncé, samedi dernier, la bonne nouvelle aux femmes bénéficiaires de microcrédit, lors d’une cérémonie de présentation de vœux. L’initiative du gouvernement d’apporter des ressources supplémentaires vient répondre à la doléance de Jean Panti, directeur général du Fonds national de micro-finance (FNM) qui indique que près de 378 000 nouvelles demandes de financement n’ont pas pu être satisfaites durant l’année écoulée. «Du 1er janvier au 31 décembre, les demandes exprimées se chiffrent à 26 milliards 654 millions FCFA, pendant que les ressources mises à la disposition s’élèvent à 10 milliards. Du coup, près 378 000 dossiers constitués ne sont pas satisfaits. C’est cela qui entraîne parfois des plaintes», précise-t-il, sollicitant l’Exécutif à mettre en place de nouvelles ressources pour impacter environ 200 000 dossiers.
Pour le président de la République, les 15 milliards de francs CFA devraient permettre de couvrir l’ensemble des demandes, grâce au système de revolving. Afin de donner la chance à toutes les femmes en quête de microcrédit, Boni Yayi a invité les bénéficiaires à rembourser les crédits dans les délais. «La question du partage, de la création de richesse, d’une croissance de qualité et inclusive me hante. J’accorde du prix à ce programme car c’est un programme qui nourrit la démocratie et tue la misère. Je vous invite à bien le gérer, à travailler pour assurer sa pérennité», insiste-t-il. Pour l’instant, le chef de l’Etat décerne un satisfecit à la gouvernance de l’activité et la solvabilité des bénéficiaires, d’autant qu’en huit années d’exercice, le taux cumulé d’impayés au niveau du programme de microcrédit aux plus pauvres est de 20%.
Pour Marie-Laurence Sranon, ministre en charge de la Microfinance, les innovations introduites l’année dernière ont permis au programme de franchir un cap dans le minimisation des risques et l’autonomisation des femmes. Ces innovations concernent notamment l’augmentation du montant initial de 30 000 à 50 000 F CFA, de 50 000 à 100 000 F CFA pour les renouvellements ainsi que l’introduction de la micro-assurance vie. «Le microcrédit s’est imposé comme une action de haute portée sociale. La version améliorée de ce programme a donné un espoir à de milliers de bénéficiaires. En introduisant la micro-assurance, le programme a été sauvé des impayés», soutient-elle. Mieux, le programme a également renforcé les capacités des femmes en matière de gestion de portefeuille et mis en place des cours d’alphabétisation, grâce au soutien financier de la Banque islamique de développement (BID).
D’autres mesures seront introduites cette année, indique le chef de l’Etat. «Notre programme doit faire peau neuve. Nous avons décidé de travailler au renforcement des capacités des Services financiers décentralisés (SFD), de les appuyer sur les plans comptable, financier et technique. Nous voulons mettre à leur disposition des ressources longues remboursables sur trois ans», affirme-t-il. Boni Yayi annonce aussi la modernisation des réseaux de femmes bénéficiaires et la migration vers l’autonomisation totale. «Grâce à ce programme, le Bénin enregistre le taux de pauvreté le plus bas dans l’espace UEMOA. Nous devons faire des efforts pour moderniser votre outil de travail», précise-t-il, estimant le coût total de ressources distribuées à environ 78 milliards de francs CFA, depuis la mise en place du programme en 2007.

La ville de Cotonou revêt depuis hier les couleurs de l’Union économique et monétaire ouest-africaine. La capitale économique du pays abrite en effet ce jour la 18è session ordinaire de la conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union. Tous les chefs d’Etat des huit Etats membres ont confirmé leur présence à ces assises au parfum de l’intégration économique régionale.
Dans la soirée d’hier, Michel Kafando, président par intérim du Burkina-Faso, José Màrio Vaz, président de la Guinée Bissau et Macky Sall, président de la République du Sénégal ont foulé le sol béninois. «J’ai tenu à être présent à Cotonou parce que j’y ai beaucoup d’amis et dans le cadre de la transition, le président de la République du Bénin nous a beaucoup apporté et continue de nous aider», confie le président du Faso, à sa descente à l’aéroport international Cardinal Bernadin Gantin de Cotonou. «Cette session est d’une importance capitale pour moi parce que nous allons échanger de la question de l’agriculture dans notre sous-région, notamment le problème du riz», ajoute son homologue bissau-guinéen.
La 18è session de la conférence des chefs d’Etat de l’UEMOA se tient quelques jours seulement après la mise en vigueur du Tarif extérieur commun (TEC) de la CEDEAO. Il s’agit d’un sujet d’intérêt pour les pays de la région d’autant que cette réforme importante ne sera pas sans conséquence sur leurs économies respectives. Le sommet de Cotonou se penchera également sur la revue annuelle des réformes politiques, programmes et projets de l’UEMOA réalisée en 2014. Cette évaluation qui a déjà fait, le 15 janvier dernier à Cotonou, l’objet de la réunion des Premiers ministres de l’UEMOA, sera soumise également à l’appréciation des chefs d’Etat et de gouvernement.