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Nouvelles

Éditorial de Paul AMOUSSOU : Le temps de l’alternative
Guerre ou « opération spéciale », l’absurde dramatique qui a actuellement lieu en Ukraine interpelle toutes les consciences. Que l’on prétende ne pas se mêler de politique ou que l’on se targue de ne rien savoir de la géopolitique. Si loin, mais si piquant dans nos portemonnaies, du fait de la surenchère que connaissent certains produits de grande consommation, ce conflit frappe le monde entier autant que les missiles russes sèment la désolation dans les contrées et familles ukrainiennes. C’est l’effet papillon, suivant lequel, lorsque le Masso Grosso éternue, c’est toute la planète qui s’enrhume. Il n’y a pas meilleure conceptualisation de la mondialisation, qui fait tout s’enchevêtrer, d’un bout de la terre à l’autre. Ce principe d’un monde solidaire, ou à tout le moins lié, est porteur de dépendance ou plus précisément d’interdépendance. Aussi, lorsqu’un acteur de ce chaînon en vient à être grippé, tout le monde en ressent les effets. Qui, mieux que les Européens, tenus par le gaz et le pétrole russes, en ressentent les effets, y compris dans tout ce qu’il peut y avoir de pervers ? Qui, mieux que l’industrie agroalimentaire, liée par les productions agricoles ukrainiennes et russes, en mesure les contours et revers aujourd’hui, et par ricochet leurs clients dont les bourses sont davantage sollicitées? Mais « c’est pas tout, c’est pas tout », comme dirait Bourvil. Pour leur part, les Européens œuvrent ardemment à changer leur fusil d’épaule, et à moins être dépendants du gaz et du pétrole russes. Et, comme sortis de leur stupeur, les acteurs de l’industrie agroalimentaire travaillent à s’émanciper, à se soustraire à leur dépendance de la production agricole russe ou ukrainienne qu’ils semblent avoir appréhendée à l’avènement de cette guerre absurde à laquelle nous assistons tous, médusés. A quelque chose, malheur est bon, dit-on. Est, semble-t-il, donc venu le temps de faire les comptes et d’un repositionnement stratégique, qu’impose ce monde dans lequel le pacifisme devrait l’emporter sur toute autre considération. Du moins le croyait-on, depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale qui n’en est pas la seconde. Il faut se rendre à l’évidence que le blé, à la base d’une large palette de notre alimentation, fait appel à une alternative à laquelle il faut ici et là se résoudre. La solidarité de cœur avec l’Ukraine n’exclut pas la raison cartésienne à laquelle nous invite la realpolitik. Actualités 09 mai 2022


Tournoi qualificatif de la Can U20 : belle victoire des Ecureuils juniors sur les Eperviers U20
Les Ecureuils juniors du Bénin ont réussi leur première sortie face aux Eperviers U20 du Togo lors de la première journée du tournoi de l’Union des Fédérations ouest-africaines de Football (Ufoa) comptant pour les éliminatoires de la Can U 20. L’unique but de la partie est l’œuvre de Farid Edou. Le Bénin s’est imposé au Togo lors de la première journée du tournoi de l’Union des Fédérations ouest-africaines de Football (Ufoa) comptant pour les éliminatoires de la Can U 20, samedi 7 mai dernier à Niamey. Les poulains de Mathias Déguénon ont gagné sur la plus petite marque de 1-0. L’unique réalisation de la partie est l’œuvre du joueur de Dadjè Fc, Farid Edou, suite à une bévue monumentale de la défense togolaise. Alors qu’un défenseur des Eperviers remettait le ballon dans l’axe, le buteur béninois l’a intercepté avant de frapper dans le but vide. Très remuant dans la partie, Seïbou Zoulkanéri, le joueur de Loto Popo a été désigné homme du match. Avec ce résultat, les Écureuils juniors partagent la tête du groupe avec la Côte d’Ivoire qui s’est débarrassée du Niger, pays hôte, sur le même score en match d’ouverture. Après cette première victoire, les Ecureuils juniors vont défier le pays organisateur, le Niger, devant son public, demain, mardi 10 mai. Le match sera en nocturne (20 h) au stade général Seyni Kountché de Niamey. Sports 09 mai 2022


13e journée de la Super Ligue Pro de Football : Loto-Popo Fc débute la phase retour en fanfare
Avec sa belle victoire sur les Cavaliers de Nikki (2-0), samedi 7 mai dernier, lors de la 13e journée de la Super Ligue Pro de Football, Loto-Popo Fc prend une sérieuse option pour la conservation de sa couronne. Les buts de Roland Béakou et Fayçal Bashir respectivement aux 4e et 79e minutes ont permis aux Loto-boys de bien démarrer cette phase retour du tournoi à domicile. Loto-Popo Football Club a débuté la phase retour de la Super Ligue Pro de Football de fort belle manière, samedi 7 mai dernier, en s’imposant aux Cavaliers de Nikki par le score de 2-0. Cinquièmes au classement avec 20 points+3 avant cette journée, les Loto-boys avaient à cœur de remporter ce match à domicile afin d’améliorer leur classement. C’est alors que Gaston Houngbédji, Patrick Sèdjamè, Faizou Kpara, Roland Béakou et autres ont pris les premières initiatives dans cette partie en assiégeant les buts adverses. Cette pression va payer dès la 4e minute. Taïwo Olatilu fait un centre dans la surface des Cavaliers, le ballon passe la défense et atterrit dans les jambes de Junior Roland Beakou. L'avant-centre de Loto-Popo ouvre la marque sur un plat du pied. A 1-0, les visiteurs cueillis à froid sont malmenés. Avec leur détermination, les poulains de Abdeslam Ouaddou vont conserver leur avantage jusqu’à la pause. De retour des vestiaires, Loto-Popo Fc va confirmer sa suprématie sur cette formation du septentrion qu’il avait battue à l’aller (1-0). Faïsal Bashir remplace Moussa Gary. Le meilleur buteur de Loto-Popo en activité peine à trouver la faille jusqu'à la 79e minute où une occasion s'offre à lui. Il va fixer son vis-à-vis, mystifier le dernier rempart de la formation de Nikki d'un ballon enroulé pour inscrire le second but de cette confrontation. A 2-0, Nourou-Dine Gakou s'illustre en empêchant l'Us Cavaliers de réduire le score à 5 minutes de la fin sur un pénalty sifflé par l'arbitre Daniel Kassa. Le gardien de Loto Fc va arrêter le pénalty des visiteurs et réveiller tout le public. Avec cette quatrième victoire d’affilée, Loto-Popo Fc totalise 23 points+4 et remonte dans le top 3 du classement avant la prochaine journée où il est attendu par Ayéma Fc. Les protégés de Gaston Zossou sont plus que jamais candidats à la reconquête du titre. Ils talonnent les Buffles du Borgou contraints au nul (0-0) par Dynamo d’Abomey lors de cette journée. Vice-champion en titre, le club de Parakou reste dauphin du leader provisoire Coton Fc avec 23 points +9. Adjidja Fc défait, As Cotonou cartonne Battu par l’Association sportive Vallée Omnisports de l’Ouémé (Asvo) sur le score de 3-0, Adjidja Football club reste la lanterne rouge de la compétition avec 4 pts -17. Le club des Forces armées béninoises poursuit sa descente aux enfers dans cette compétition. En ce qui concerne l’As Cotonou, elle est venue à bout de la Jeunesse sportive de Pobè (Jsp) sur ses installations sur le score de 3-0. Loth Wanvoun a ouvert le score à la 44e minute en refroidissant les ardeurs de la Jsp. Il est suivi de Yoro Maré qui double la mise à la 55e minute avant que Boladji Abdou porte l’estocade avec un troisième but à la 59e minute. Avec ce résultat, les Adjaka Lolo totalisent 22 points +9 et peuvent espérer poursuivre sur la même lancée, mercredi 11 mai prochain où ils reçoivent Béké Fc de Bémbèrèkè au stade René Pleven de Cotonou. --------------- Résultats du samedi 7 mai 2022 ---------------------- Jsp 0-3 As Cotonou Loto 2-0 Us Cavaliers Buffles 0-0 Dynamo d’Abomey Adjidja 0-3 Asvo Sports 09 mai 2022


Campagne agricole 2022-2023 : priorité aux cultures vivrières
La campagne agricole 2022-2023 a démarré au Bénin, jeudi 28 avril dernier. Le ministre en charge du secteur Gaston Dossouhoui a donné le coup d’envoi sur le site de l’ex-université d’Aplahoué, dans le département du Couffo. Sous le thème : « Agir efficacement sur les leviers majeurs de l’agriculture béninoise pour relever les défis de la campagne 2022-2023 », le Bénin a sacrifié, jeudi dernier, à la tradition de lancement de sa campagne agricole. La cérémonie s’est déroulée dans la commune d’Aplahoué, sous la coupole du ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, Gaston Dossouhoui. Ceci, dans un contexte mondial marqué par la cherté de la vie ajoutée à la résurgence de la pandémie de la Covid-19 dont les conséquences, au dire du ministre, imposent plus d’initiatives et d’engagement pour assurer à la population l’accès sécurisé à une alimentation suffisante et nutritive. Et si des mesures hardies ne sont pas prises, poursuit-il, les crises qui risquent de fragiliser l’accès des populations aux produits de première nécessité sera également une menace pour leur sécurité alimentaire et nutritionnelle. Face à ce tableau inquiétant, le Bénin dont la précédente campagne est axée sur la promotion du maraîchage urbain et périurbain, source des produits frais, a décidé de rester dans la même dynamique en priorisant les besoins de consommation des cultures vivrières de ses citoyens. Et les projets concoctés par les gouvernants du pays qui enchaîne des records dans le secteur agricole en disent long sur leur volonté de ne pas se laisser surprendre par une quelconque crise alimentaire. Mais une chose est de monter des projets suivis des moyens nécessaires à leur mise en œuvre, l’autre est l’engagement attendu par l’Etat de ses partenaires du monde agricole. Le ministre Gaston Dossouhoui souligne que « C’est à cette mobilisation que nous exhorte le thème de la nouvelle campagne ». Leviers Sur la longue liste des projets, le ministre évoque quelques chantiers majeurs qualifiés de leviers sur lesquels vont s’appuyer les parties prenantes de la campagne agricole pour relever les défis. Il s’agit du Programme national de développement des plantations et de grandes cultures reposant sur un aménagement de 500 000 ha, de l’accélération de la mécanisation agricole par la formation sur place d’ouvriers spécialisés à l’assemblage, à la facilitation de l’accès des producteurs aux engins. De plus, on parle de la Promotion des techniques et pratiques culturales résilientes au changement climatique et de la mise en place d’un Programme de développement de l’élevage dont l’objectif, à l’horizon 2026, est de limiter les importations des produits animaux et de porter la couverture des besoins en viande, lait et œufs de table respectivement à 70 %, 55 % et 95 %. Font également partie des leviers la mise en œuvre du Projet de sédentarisation des troupeaux des ruminants au Bénin, la poursuite de l’assainissement des plans d’eau par leur dragage pour favoriser une meilleure reproduction des espèces halieutiques et la mise en place d’un Programme de développement de la pêche et de l'aquaculture dont l’objectif, pour 2026, sera de porter le taux de couverture des besoins par la production nationale de 42 % à 60 %, soit une production de 135 000 tonnes dont 40 000 tonnes pour l’aquaculture. A tout cela, il faut ajouter la série de décisions gouvernementales relatives à la stabilisation des prix et les diverses subventions accordées pour l’achat des intrants agricoles. Par ailleurs, le ministre a remis à ses proches collaborateurs sur les lieux de lancement de la campagne agricole 2022-2023, des lettres de mission avec des objectifs précis à atteindre au terme de la campagne. Les concernés sont les directeurs départementaux et les directeurs techniques du ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche (Maep). Appréciant cette série de mesures prises par le gouvernement, le vice-président de la Chambre nationale d’Agriculture du Bénin, Athanase Aguia, retient qu’il revient aux producteurs de jouer leur partition en vue de faire de la campagne une réussite. A tour de rôle, le maire de la commune d’Aplahoué, Maxime Allosohoun et le préfet du Couffo, Christophe Mègbedji, ont exhorté leurs administrés à donner le meilleur d’eux-mêmes. Les encouragements du ministre et de sa suite aux travailleurs de l’une des grandes exploitations agricoles d’Aplahoué sur leur site dénommé la ferme Wadey, a mis un terme à la cérémonie de lancement de la campagne agricole 2022-2023. Bilan élogieux Depuis quatre ans, le lancement d’une nouvelle campagne agricole est l’occasion pour le ministère en charge du secteur ainsi que les organisations professionnelles et les partenaires techniques et financiers de faire le point de la précédente et de prendre de nouvelles résolutions. Au cours de cette séance de travail qui s’est tenue la veille de la cérémonie de lancement de la nouvelle campagne agricole, le ministre Gaston Dossouhoui fait savoir que les résultats sont globalement satisfaisants. A cet effet, il relève une hausse de 5,8 % de la production des céréales, l’accroissement de 7,4 % de la production des légumineuses et un engouement particulier des producteurs pour le soja dont la production s’est accrue de 14,7 %. De même, pousuit-il, la production des racines et tubercules s’est accrue de 1,4 % et les cultures maraîchères ont augmenté de 2,3 %. S’agissant du coton-graine à la date du 20 avril 2022, ajoute le ministre, 762 629 tonnes ont été déjà réceptionnées, pendant que 1 742 tonnes sont encore en attente dans les camions devant les usines. Au dire du ministre, certaines communes ont encore des tonnes de coton-graine non encore évacuées. En intégrant ces quantités, projette-t-il, le Bénin a de fortes chances de terminer la campagne à 764 800 tonnes. En matière de production animale, Gaston Dossouhoui révèle que le pays enregistre 1,2 % d’augmentation de la production de viande, 2,6 % pour le lait, 3,2 % pour les œufs de table. En ce qui concerne les filières halieutiques, poursuit-il, la production nationale de poisson a connu une baisse conjoncturelle de 6,7 % largement imputable aux effets de la crise sanitaire de la Covid 19. Cependant, rassure-t-il, plusieurs actions sont engagées afin de redresser la pente. Entre autres, il rappelle les opérations d’assainissement des plans d’eau, la réhabilitation des écosystèmes aquatiques par l’installation de neuf réserves biologiques et l’installation de 55 agents recrutés au profit de la Brigade de surveillance des plans d’eau. Ces investissements, selon le ministre, contribueront à renforcer un peu plus la position de puissance agricole à laquelle le Bénin aspire. « Notre pays, sous le leadership du président Patrice Talon, a démontré de par les résultats élogieux des dernières campagnes, sa capacité soutenue à faire de l’agriculture le véritable moteur de son économie, la garantie de son autosuffisance alimentaire et nutritionnelle et une source incontestable d’approvisionnement en produits vivriers des pays de la sous-région », insiste le ministre Dossouhoui. Société 09 mai 2022


Epreuves artistique et sportive au Cep 2022 : les candidats planchent en Dessin, Endurance et Lancer de balle
Les candidats à l’examen du Certificat d’études primaires (Cep) session de juin 2022 seront évalués en Dessin pour le compte de l’épreuve d’Education artistique (Ea) et en Endurance/Lancer de balle pour celle de l’Education physique et sportive (Eps). Les épreuves à option dans lesquelles seront évalués les candidats à l’examen du Certificat d’études primaires (Cep) session des 7, 8 et 9 juin prochains sont désormais connues. Il s’agit du Dessin pour le compte de l’épreuve d’Education artistique (Ea) et du couple Endurance/Lancer de balle pour celle de l’Education physique et sportive (Eps). Ces disciplines ont été tirées au sort, vendredi 6 mai dernier, à la direction départementale des Enseignements maternel et primaire de l’Ouémé, à Porto-Novo. Les écoliers du Cm2 présents ont manifesté leur joie après chaque tirage par leurs camarades, montrant ainsi qu’ils sont prêts à affronter lesdites matières devant permettre d’évaluer leurs capacités et aptitudes artistiques, physiques et sportives. Satisfait aussi du choix de ces épreuves à option qui paraissent faciles, Avodagbé Dèwanou, directeur de cabinet du ministre des Enseignements maternel et primaire (Memp), a invité les candidats et leurs encadreurs à ne pas dormir sur leurs lauriers. Il faut qu’ils mettent le reste du temps à profit pour s’appliquer davantage afin d’obtenir de bonnes notes dans ces différentes matières. Cette exhortation est nécessaire pour assurer à l’examen du Cep 2022 un taux de réussite de plus de 90 %, meilleur que celui de 2021, souhaite Avodagbé Dèwanou. Il a conseillé aux enseignants de ne pas prendre l’habitude de négliger une discipline d’Ea ou d’Eps. Car, selon lui, les épreuves souvent considérées comme bêtes noires des candidats à savoir la Couture pour le compte de l’Ea, le Grimper et autres en ce qui concerne l’Eps pourraient être aussi choisies. Et ce serait peut-être la catastrophe si elles étaient tirées au sort par les écoliers à l’issue de l’opération. Le directeur de cabinet du Memp a alors invité les enseignants des classes de Cm2 à accorder les mêmes considérations aux disciplines d’Ea et d’Eps pour éviter des surprises de dernière minute. Puisque les textes prévoient que ces épreuves à option sont tirées au sort un mois avant le démarrage de l’examen, rappelle le directeur des Examens et Concours (Dec) du Memp, Victor Adohinzi. Actualités 09 mai 2022


Liberté de presse : le numérique, une opportunité ou un étau ?
L’édition 2022 de la Journée mondiale de la liberté de la presse est placée sous le thème : « Le journalisme sous l’emprise du numérique ». C’est l’occasion d’évaluer l’impact de la révolution numérique sur la liberté d’expression, la sécurité des journalistes et l’exercice du métier. Partout au monde, le numérique a contraint les médias et les journalistes à s’adapter mais aussi à subir. Vu comme une menace, le numérique a contraint les médias traditionnels à s’adapter. Le numérique est même devenu un outil déterminant, un levier, une opportunité. Au Bénin, les médias classiques ont pour la plupart investi les plateformes digitales et les réseaux sociaux pour marquer leur présence et conquérir de nouveaux clients. Par conséquent, les offres et les contenus ont été adaptés pour mieux répondre aux exigences des nouveaux clients. Qui aurait envisagé à l’avènement du numérique, que la presse et plus spécifiquement les organes de presse écrite, engageraient des community managers pour booster leur vente et leur présence en ligne ! Et pourtant, la pratique se généralise. C’est une belle réponse de la presse à l’offensive du numérique qui s’est muée ainsi en opportunité. Mais au-delà de l’adaptation à l’outil, il y a aussi l’adaptation au cadre réglementaire et législatif d’une part et l’instrumentalisation du numérique par les gouvernants et organisations à des fins de surveillance et d’acharnement d’autre part. Pendant que la communauté internationale célèbre la Journée mondiale de la liberté de la presse, l’Unesco donne à réfléchir sur le thème : « Le journalisme sous l’emprise du numérique ». C’est l’occasion de mettre en lumière les versants de la révolution numérique sur la liberté d’expression, la sécurité des journalistes, l’accès à l’information, la vie privée. Les technologies de surveillance ont très vite été récupérées par les pouvoirs publics qui, à tort ou à raison, peuvent tracer des journalistes jusque dans leur vie privée, leur faire répondre de l’exercice de leur liberté d’expression, bien souvent pour des questions d’intérêt politique ou économique. Or la liberté de presse, selon Reporters sans frontières, est : « la possibilité effective pour les journalistes, en tant qu’individus et en tant que collectifs, de sélectionner, produire et diffuser des informations dans l’intérêt général, indépendamment des interférences politiques, économiques, légales et sociales, et sans menace pour leur sécurité physique et mentale». Dans la même veine, le cadre législatif portant sur le numérique est dans de nombreux pays un piège à journalistes et opposants. Présentant en mai 2019 les conclusions du rapport sur la surveillance et les droits de l’homme, la Rapporteuse spéciale sur la promotion et la protection du droit à la liberté d’opinion et d’expression de l’Unesco fait noter que « la surveillance des individus - souvent des journalistes, des militants, des figures de l’opposition, des critiques et d’autres personnes exerçant leur droit à la liberté d’expression- s’est avérée conduire à des détentions arbitraires, parfois à la torture et éventuellement à des exécutions extrajudiciaires». Une table ronde s’y consacre Des réflexions se font sur la question de l’emprise du numérique sur le journalisme. C’est à l’occasion de la conférence mondiale annuelle de la liberté de la presse qui s’est tenue du 2 au 5 mai dans un format hybride à Punta Del Este, en Uruguay. Organisée chaque année depuis 1993 sous la houlette de l’Unesco, la Conférence mondiale de la liberté de la presse offre aux journalistes, aux représentants de la société civile, aux autorités nationales, aux universitaires et au grand public l'occasion de discuter des nouveaux défis qui se posent à la liberté de la presse et à la sécurité des journalistes et de travailler ensemble à l'identification de solutions. Pour rappel, la Journée mondiale de la liberté de la presse permet de célébrer les principes fondamentaux de la liberté de la presse, d'évaluer la liberté de la presse à travers le monde, de défendre l'indépendance des médias et de rendre hommage aux journalistes qui ont perdu leur vie dans l'exercice de leur profession. La date du 3 mai a été proclamée Journée mondiale de la liberté de la presse par l'Assemblée générale des Nations Unies en 1993, suivant la recommandation adoptée lors de la vingt-sixième session de la Conférence de l’Unesco en 1991. Ce fut également une réponse à l'appel de journalistes africains qui, en 1991, ont proclamé la Déclaration de Windhoek sur le pluralisme et l'indépendance des médias. Actualités 09 mai 2022


Tournée gouvernementale/Mesures contre la cherté de la vie : Abdoulaye Bio Tchané avec les directeurs départementaux de la Donga
Le ministre d’État chargé du Plan et du Développement, Abdoulaye Bio Tchané, a rencontré les directeurs départementaux de la Donga, vendredi 6 mai. Au cours de cette rencontre qui a mobilisé aussi les maires à la préfecture de Djougou, il était question de la tenue de la tournée gouvernementale sur la cherté de la vie. Les enjeux de la tournée gouvernementale prévue pour fournir aux populations des explications sur la cherté de la vie ont été présentés aux directeurs départementaux de la Donga, vendredi 06 mai dernier à la préfecture de Djougou. Pour cet exercice, le ministre d’État Abdoulaye Bio Tchané est accompagné de sa collègue Shadya Assouman de l’Industrie et du Commerce. En plus des directeurs départementaux, du préfet et des représentants des partis politiques notamment l’Union progressiste, les maires de la Donga ont répondu présents à cette séance dite de cadrage. Elle précède la tournée gouvernementale qui va permettre d’expliquer aux populations des contrées du Bénin les questions liées à la cherté de la vie. Pour mieux préparer cette tournée au niveau de la Donga, le ministre Abdoulaye Bio Tchané a présenté les enjeux aux différents cadres conviés à cette rencontre. Il s’agit, pour le ministre, de planifier avec ses hôtes le déroulement de cette tournée afin que la population soit imprégnée des réalités de la cherté de la vie afin de comprendre au mieux les efforts du gouvernement pour soulager leurs peines. Ces efforts se ressentent déjà à travers les subventions des intrants agricoles au profit des producteurs. C’est aussi le cas des dispositions prises en conseil des ministres pour réduire le prix de cession de certains produits de première nécessité aux consommateurs. « Nous devons expliquer aux populations que le gouvernement porte des mesures d’anticipation pour amoindrir les effets de ces crises », a informé le ministre d’État Abdoulaye Bio Tchané. Il est à retenir que la tournée va se dérouler dans les communes et les arrondissements. Elle ne va mobiliser que des citoyens à même d’expliquer aux populations qui ne pouvaient pas faire le déplacement les raisons de la cherté, ce qui est fait pour soulager leurs peines et les perspectives pour les jours à venir. Les maires vont conduire les missions de sensibilisation au niveau des arrondissements. À ces rendez-vous, il est attendu les leaders religieux, politiques, des jeunes, et des sages. Le ministre d’État tient à une organisation rigoureuse par commune pour la réussite de cette activité gouvernementale. Un document apportera une réponse conséquente aux préoccupations éventuelles des populations. Toutes choses qui faciliteront leur compréhension. Les agriculteurs doivent être les principaux gardiens des intrants agricoles subventionnés par le gouvernement pour éviter leur sortie du territoire national, conseille le ministre d’État Abdoulaye Bio Tchané. La même rencontre a mobilisé les directeurs départementaux de l’Atacora, les maires et autres aux côtés des députés du département à la préfecture de Natitingou, samedi 07 mai. Rappelons que la tournée est prévue pour ces deux départements à partir de la semaine du 09 mai. Les populations de l’Atacora-Donga vont accueillir les émissaires du gouvernement pour s’informer sur la cherté de la vie et les efforts pour réduire leurs peines dans cette crise mondiale. Actualités 09 mai 2022


Paix et concorde nationale : le message du Haut conseil des rois du Bénin
Les rois et chefs traditionnels sont invités à ne plus prendre part désormais aux meetings et autres rencontres politiques. C’est une décision du Haut conseil des rois du Bénin à travers une déclaration faite, vendredi 6 mai dernier à Allada. Occasion pour les rois de prier pour la paix et d’apporter leur soutien indéfectible aux différentes réformes du président Patrice Talon. « Le Haut conseil des rois du Bénin ouvre un champ d’activités qui le conduira à devenir l’apôtre de la paix dans tout le pays. Ainsi, il invite les rois et les chefs traditionnels à ne plus prendre part aux réunions politiques », a déclaré vendredi 6 mai dernier, Gangoro Suambou, secrétaire général du Haut conseil des rois du Bénin. Dans son message, il affirme que le Haut conseil des rois du Bénin reste toujours mobilisé derrière le chef de l’Etat Patrice Talon pour l’aboutissement de ses réformes. « Le Haut conseil des rois du Bénin soutient les actions du gouvernement à travers son Programme d’action 2021-2026 », précise-t-il. Il souligne que si les rois et chefs traditionnels se sont regroupés depuis des années au Bénin dans leur organisation faitière qu’est le Haut conseil des rois du Bénin, c’est avant tout pour célébrer l’union entre les royaumes, gardiens des us et coutumes et surtout l’union et l’entente entre les peuples des différentes régions du pays. Ils apparaissent en conséquence comme des vecteurs de la paix sociale et œuvrent donc quotidiennement à l’entente entre les populations. « De plus, grâce à l’action du gouvernement du président Patrice Talon, la constitutionnalisation de la royauté et de la chefferie traditionnelle au Bénin consacre les chefs traditionnels, les rois et reines comme des modèles de probité et de respect pouvant intervenir dans bien des domaines pour travailler à la promotion du progrès social et de la paix », a noté Gangoro Suambou. Sa majesté Kpodégbé Lanmanfan Toyi Djigla, président du Haut conseil des rois du Bénin, a évoqué le bien-fondé de la constitutionnalisation de la chefferie traditionnelle. Tout en attribuant le mérite au chef de l’Etat, il plaide pour que cette réforme soit accompagnée de lois et décrets d’application. Il rappelle que la chefferie traditionnelle est devenue une institution d’Etat. « C’est une grande première dans notre pays depuis 1960. Nous sommes fiers de notre président », se félicite-t-il. La déclaration a donc pris fin par des prières et invocations à Dieu pour que règne à jamais la paix au Bénin. Actualités 09 mai 2022


Célébration du 1er mai à l’Onip : les travailleurs invités à une meilleure productivité
Le directeur général par intérim de l’Office national d’imprimerie et de presse (Onip), Bertin Sowakoudé, est disposé à satisfaire les diverses revendications des travailleurs. Mais avant, il les a exhortés à plus de productivité à l’occasion de la célébration en différé, vendredi 6 mai dernier, de la fête du travail au sein de l’office. L’ambiance était bon enfant, vendredi 6 mai dernier, à l’Office national d’imprimerie et de presse (Onip). Employeur et travailleurs ont célébré avec faste la fête internationale du travail. Olivier Houessou, secrétaire général du Syndicat des travailleurs de l’Office national d’imprimerie et de presse (Syntra-Onip), a fait l’état des lieux des revendications des travailleurs. Tout en rappelant le contexte de cette célébration, il salue les efforts de la direction générale à l’endroit du personnel. Mais toutes les doléances n’ont pas encore trouvé satisfaction et de nouvelles viennent s’y ajouter pour non seulement le bien-être des travailleurs mais aussi le développement de l’office. Le secrétaire général égrène le chapelet des doléances et lève un coin de voile sur la dénonciation de la convention collective qui, selon lui, est en bonne voie. En recevant le cahier de doléances le directeur général par intérim de l’Onip, Bertin Sowakoudé, donne l’assurance que les différentes revendications énumérées trouveront incessamment une issue favorable. La satisfaction des revendications passe aussi par une meilleure productivité, ce qui engendrera du profit à partager. Le directeur général par intérim de l’Onip l’a rappelé tout en insistant sur la forte collaboration qui doit exister entre la direction générale et le syndicat. Selon lui, le syndicalisme doit être un outil de collaboration entre les travailleurs et l’employeur. Il a aussi mis l’accent sur la convention collective qui est en cours de dénonciation et qui appelle également à une amélioration de la productivité au niveau des travailleurs. «Quand on parle de dénonciation de convention collective, il faudrait qu’il y ait des fruits pour qu’on espère un jour les partager pour améliorer les conditions de vie des travailleurs », a-t-il fait savoir. Bertin Sowakoudé note que lorsqu’il n’y a pas de prospérité ou de plus-value, il ne peut y avoir de partage. Au cours de cette célébration, les travailleurs ont suivi une communication sur la prévention des maladies professionnelles en milieu de travail. Actualités 09 mai 2022


Femme morte brûlée avec son enfant près d’un gaz : faux, cette image est sortie de son contexte (la vérité sur le décès de cette mère et son fils morts calcinés)
La photo d’une femme et son enfant morts calcinés dans une explosion fait le tour des réseaux sociaux depuis le 25 avril dernier. Les auteurs affirment que l’incident est dû à l’usage d’un téléphone portable près d’un gaz à la cuisine, mais les vérifications prouvent le contraire. Image sensible. Elle montre la dépouille d’une mère et de son enfant morts calcinés. A côté, l’on voit un seau en plastique de couleur orange. La scène a attiré une foule de personnes dont on ne voit que les pieds. Cette image est mise en arrière-plan d’un message audio de 1’30 à travers lequel l’auteur fait croire que la mère et son enfant sont morts dans la cuisine suite à une explosion due au fait qu’elle a décroché son téléphone à côté d’un feu de gaz domestique. « … Vous voyez cette femme avec bébé ? Oui, c’est (l’usage de téléphone) portable à côté de gaz. Pardonnez ! Je vous demande pardon de ne pas prendre le portable (recevoir un appel) à côté d’un gaz. On ne sait pas comment les blancs ont fabriqué. C’est ça qui a rendu cette femme et son enfant comme ça. Dans la cuisine, ça a explosé. Il n’y avait pas de secours, la porte était fermée. Elle est grillée comme ça avant l’arrivée des secours. Si vraiment le sang de Jésus coule dans nos veines, il faut transférer le message à toutes vos connaissances », informe la voix derrière l’audio. La publication de l’internaute a ensuite été « transférée de nombreuses fois » sur l’application WhatsApp. L’origine de la photo Des recherches d’image inversée faites avec Google et TinEye permettent de retrouver la même photo dans des publications d’octobre 2019. L’image a été retrouvée sous divers angles. La femme et son enfant étaient morts dans un incendie survenu le 16 octobre 2019 dans le marché d’Onitsha (État d’Anambra) suite à l’explosion d’un pétrolier. « Une femme et son bébé ont été brûlés vifs tandis que plus de 40 bâtiments ont été rasés lors de l’explosion d’un pétrolier dans la région d’Upper Iweka à Onitsha, dans l’État d’Anambra. Plus de 500 magasins fermés ont également été détruits par l’incendie, ainsi que le marché de la rue Iweka menant aux marchés d’Ochanja et de Menax », rapporte le média nigérian The Guardian. Circonstances du drame Le journal dévoile les circonstances dans lesquelles la mère et son fils ont péri. « Il a été établi que la femme portant son bébé aurait tenté de sauter hors de son magasin, mais a marché par erreur sur un objet glissant et est tombée dans le caniveau enflammé. Elle n’a pas pu être secourue, car l’enfer a couvert toute la zone. Selon un témoin oculaire, l’incendie s’est déclaré vers 10 h 00 et il n’y avait aucune présence de pompiers sur les lieux », lit-on dans la publication en date du 17 octobre 2019. Plusieurs publications renseignent qu’il s’agit de « Fehoma Deborah Obi et de son enfant, Chisimdiri Victor Obi » qui ont été inhumés un mois plus tard, c’est-à-dire, le mercredi 20 novembre 2019. L’explosion est survenue après qu’un camion-citerne chargé de Premium Motor Spirit, autrement connu sous le nom d’essence, descendant du rond-point de Zik sur l’autoroute Onitsha-Enugu, a perdu le contrôle. La tête du pétrolier perceptible dans des vidéos est tombée et a pris feu après avoir renversé son contenu dans la zone. Le gaz peut-il exploser en présence du téléphone portable ? Mais attention ! Utiliser un téléphone portable à côté d’un gaz de cuisine pourrait effectivement provoquer une explosion. Selon les explications de Fernande Nély Oloufade, ingénieure de conception en Énergie électrique, l’explosion est une réaction brusque et rapide d’oxydation qui est provoquée par trois éléments : le combustible, le comburant et l’énergie d’activation. Cette réaction, poursuit-elle, peut induire une élévation de température et ou de pression. Comme exemples de combustibles, affirme l’Ingénieure, il y a la poussière de bois, la poussière de plastique, la farine, le sucre, la poudre de lait, les céréales, l’hydrogène, la vapeur, le gaz de cuisine (le butane) et autres liquides inflammables. Le comburant, c’est le dioxygène qui est contenu dans l’air ambiant. Le dernier élément, explique-t-elle, c’est l’énergie d’activation qui est l’élément déclencheur du feu. A l’en croire, cette énergie peut être assimilée, dans le contexte actuel, aux ondes électromagnétiques que peut émettre le téléphone portable. « Il faut remarquer que ces combustibles que je viens de citer, sont des éléments que l’on retrouve généralement dans nos cuisines. Et plusieurs ménages ont des cuisines très peu aérées. En plus, parfois, les conditions de conservation de nos bonbonnes de gaz ne sont pas très appropriées. Dans nos cuisines, il y a forcément de l’air ambiant et donc la présence du dioxygène. Ça veut dire qu’il y a la présence de combustibles et de comburant. Si malheureusement il y a dans la même cuisine un téléphone portable qui est en train de dégager des ondes électromagnétiques, il y a possibilité que ces ondes apportent une énergie d’activation à ce mélange de combustibles et de comburant. Quand on a ces trois éléments réunis, il y a possibilité d’explosion », détaille Fernande Nély Oloufade. Conseils L’idéal, insiste la spécialiste, serait de garder le téléphone portable loin de la cuisine et surtout des bonbonnes de gaz. Elle recommande également de bien fermer le brûleur de gaz pour empêcher les fuites de gaz ; d’éviter de secouer les bonbonnes quand il s’agit de les déplacer. Fernande Nély Oloufade conseille, en outre, de bien aérer la cuisine. Verdict La photo ne montre pas la dépouille d’une mère et de son fils tués par l’explosion d’un gaz domestique après la réception d’un appel téléphonique. Elle a été prise le 16 octobre 2019 sur les lieux de l’incendie d’Onitsha au Nigeria. La photo est donc sortie de son contexte. Actualités 07 mai 2022


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