La Nation Bénin...
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La délégation béninoise conduite par Aurélien Agbénonci, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, a pris une part remarquable à la Conférence ministérielle les 8 et 9 octobre 2018 à Erevan en Arménie en prélude au 17e Sommet de la Francophonie.
A cette Conférence ministérielle de la Francophonie, Aurélien Agbénonci a présenté aux délégués les enjeux et les défis actuels du numérique pour les pays de l’espace francophone dans un contexte de mondialisation.
Il est revenu sur la pertinence de la proposition du chef de l’État de la mise en place d’un réseau des ministres en charge du numérique pour un repositionnement des pays francophones. Le chef de la diplomatie béninoise a fait un vibrant plaidoyer pour que Cotonou accueille le Secrétariat permanent dudit réseau qui devrait être lancé ce mercredi 10 octobre à Erevan.
Ces assises sont également marquées par l’intervention d’ Oswald Homéky, ministre du Tourisme, de la Culture et des Sports, par ailleurs président en exercice de la Conférence des ministres de la Jeunesse et des Sports de la Francophonie (Confejes). Il a rappelé dans son rapport l’urgence et l’importance d’un plan d’action cohérent en faveur des jeunes et des femmes de l’espace francophone. C’est sur une invitation aux pays membres de la Francophonie à une meilleure synergie d’actions pour garantir la paix durable et la stabilité dans cet espace que son intervention s’est achevée.
Abdel R. Baba-Moussa, promu secrétaire général de la Conférence des ministres de l’éducation des États et gouvernement de la Francophonie (Confemen) a été présenté aux délégués de la Conférence des ministres de la Francophonie.
Aussi, Marie-Odile Attanasso, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique est-elle désignée membre du Comité de pilotage de l’Institut de la francophonie pour la formation et l’éducation (Ifef) pour la période 2019 – 2022.

Après le Conseil des ministres de ce jour au palais de la Marina, le chef de l’Etat béninois, le président Patrice Talon, se rendra, à Erevan en Arménie, pour prendre part au 17e sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de la Francophonie prévu pour les 11 et 12 octobre 2018.
Les travaux seront consacrés notamment à l’adoption des rapports de la secrétaire générale de l’Oif et du président de la conférence ministérielle. Ils porteront aussi sur un débat général sur le thème du sommet : « Vivre ensemble dans la solidarité, le partage des valeurs humanistes et le respect de la diversité : source de paix et de prospérité pour l’espace francophone ».
Au nombre des grandes décisions de ce sommet des pays ayant en partage la langue française, il est attendu la désignation du nouveau secrétaire général de l’organisation.

Organisée par la Fédération béninoise de Tchouckball, la première édition de l'Open de Tchouckball s’est déroulée, ce samedi 6 octobre à Cotonou.
C’est l’occasion pour la sélection nationale de tchoukball, championne de la Coupe d’Afrique de la discipline d’entamer ses préparatifs pour la prochaine Coupe du monde de Tchouball qui aura lieu en Malaisie l’année prochaine. Ainsi, les participants à cette première édition d’Open de tchoukball ont eu droit au renforcement de leurs capacités techniques et tactiques à travers des formations théoriques, des mini-rencontres de démonstrations et des jeux. Aussi, les consignes tactiques ont été mises en application lors d’un match d’exhibition entre l’équipe de Cotonou et celle de Porto-Novo. Selon le président de la Fédération béninoise de Tchoukball, cette initiative va se poursuivre loin de Cotonou pour permettre à tous les Béninois de pratiquer le tchoukball. Le président Rock Bété annonce l’organisation de l’open de tchoukball à Pobè, Lokossa, Dogbo et dans certaines villes du nord du pays dans les tout prochains mois.
Sports 09 oct. 2018

Sous la présidence du secrétaire général national de la CSA-Bénin, les responsables du syndicat des travailleurs de la Coopérative béninoise de matériels agricoles (COBEMAG) ont effectué une sortie hier lundi 8 octobre à Parakou. L’occasion leur a permis d’attirer l’attention de l’opinion publique sur les difficultés auxquelles leur structure est confrontée depuis quelque temps.
Naguère une des grandes fiertés du Bénin, la Cobemag suscite aujourd’hui pitié. En témoigne la sortie que les responsables du syndicat de ses travailleurs ont effectuée, hier lundi 8 octobre, pour montrer qu’elle est confrontée à d’énormes difficultés. Procédant à l’état des lieux, le diagnostic qu’ils ont établi est inquiétant. Quant à l’avenir de la coopérative et de son personnel, il n’augure rien d’encourageant ni de prometteur.
Le secrétaire général du syndicat, Yarou Boko, ne s’est pas fait prier pour tirer la sonnette d’alarme. Aux différents organes dirigeants de la structure, il a reproché de nombreux faits. Il s’agit du non-respect des statuts et du règlement intérieur, puis des textes réglementaires régissant les travailleurs et la mauvaise gestion administrative, technique, financière et commerciale. La mauvaise gestion des autres compartiments de la coopérative et celle des commandes de matériels agricoles de la Sonapra déjà réalisées à hauteur de 86,87% et dont la livraison a commencé, n’ont pas non plus été occultées.
Les travailleurs ont aussi fustigé l’incapacité du conseil d’administration à tenir une assemblée générale statutaire et crédible, la non-adoption de la loi Ohada, ainsi que le non-respect des différents manuels de procédures. Ils dénoncent l’intransigeance de leur directeur général qui ne se soucie guère du paiement de leurs salaires. Au 30 septembre dernier, la coopérative leur devait 17 mois au titre des arriérés de salaires.
Présent à cette rencontre, le secrétaire général national de la CSA-Bénin, Anselme Amoussou, a tenu à féliciter les travailleurs qui ont enfin décidé de se réveiller de leur torpeur. Selon lui, ils ont gardé le silence pendant trop longtemps. « Près de 18 mois sans salaire, cela ne se comprend pas. On viole tous les textes de la Cobemag au détriment de vos intérêts », s’est insurgé Anselme
Amoussou. « Dans cette opération de dénonciation pour laquelle vous avez décidé de vous engager, la Csa sera toujours à vos côtés », leur a-t-il promis. « Ce que vous êtes en train de décrier et que nous avons également vu à la Cobemag est une horreur », a poursuivi le secrétaire général de la Csa-Bénin. Il a appelé au respect des engagements pris par le ministre en charge de l’Agriculture.
Photo de famille des participants à la formation sur la gestion des risques nucléaires radiologiques biologiques et CHIMIQUES[/caption]Le directeur de l’Agence nationale de protection civile (Anpc), Aristide Dagou, a procédé, ce lundi 8 octobre à Cotonou, au lancement d’une formation sur la gestion des risques nucléaires, radiologiques, biologiques et chimiques. L’objectif de cet atelier est de renforcer les capacités des acteurs de gestion des situations lors des crises.
L’Agence nationale de protection civile (Anpc) organise du 8 au 12 octobre prochain, un atelier de formation pour enrichir la résilience des populations face à la gestion des risques nucléaires, radiologiques, biologiques et chimiques (Rnrc).
A l’ouverture de cette formation, le directeur de l’Agence nationale de protection civile, Aristide Dagou, a rappelé à quel point les questions des Rnbc préoccupent les autorités béninoises au plus haut niveau. Selon lui, du fait de leurs conséquences sur l’environnement et les hommes, il est nécessaire de renforcer les capacités des acteurs de gestion des situations de crises et catastrophes sur les risques. « Cette formation vient dans un contexte où les menaces terroristes sont récurrentes dans la sous-région », déclare-t-il. Dans ce cadre, il salue la volonté des formateurs de l’Organisation internationale de protection civile (Oipc) d’avoir accepté d’accompagner le Bénin dans ce sens.
Selon l’expert de l’Oipc, Mohamed Bedrici, cette session contribuera au renforcement des capacités des citoyens et cadres assurant la protection et l’assistance de la population en cas de crise. Pour lui, les techniques et stratégies d’intervention en cas de risques nucléaires, radiologiques et chimiques leur seront transmises tout au long de cette formation.
Le directeur de cabinet du ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Ouorou Baro Mora, représentant le ministre, a rappelé l’importance de cette formation pour le gouvernement. Selon lui, elle permettra aux participants de maîtriser les facteurs aggravants des risques afin de les familiariser avec les notions en cas de catastrophes. Pour lui, les formateurs feront en sorte que les agents soient outillés pour agir valablement lors des Rnbc. « Il s’agit de faire comprendre ces risques aux cadres et citoyens afin de les prévenir lors des crises » confie-t-il.
Les experts dans les domaines de gaz à effet de serres [/caption]Les experts venus de plusieurs pays se retrouvent à Cotonou, dans le cadre de l’élaboration du 1er rapport biennal actualisé du Bénin sur l’assurance qualité du système de gestion des inventaires des gaz à effet de serre. Cette rencontre d’une semaine ouverte, ce lundi 8 octobre, se déroule sous la houlette du Secrétariat de la Convention cadre des Nations unies sur le changement climatique (Ccnucc), avec le soutien du Fonds de l’agriculture et de l’alimentation.
La maîtrise des émissions de gaz à effet de serre est au cœur des préoccupations au double niveau national et international. L’atelier qui se tient du 8 au 12 octobre à Cotonou, avec la participation active des experts, sous la houlette du Secrétariat de la Convention cadre des Nations unies sur le changement climatique (Ccnucc) offre l’occasion aux participants de procéder à l’actualisation du 1er rapport biennal du Bénin sur l’assurance qualité du système national de gestion des inventaires des gaz à effet de serre et des inventaires nationaux des gaz à effet de serre du Bénin.
Selon Euloges Lima, point focal de la convention, la République du Bénin en ratifiant la convention cadre des Nations unies sur le changement climatique et l’Accord de Paris s’est engagée à établir et à publier périodiquement les inventaires nationaux de gaz à effet de serre. A travers la communication nationale initiale et la deuxième communication nationale sur les changements climatiques, le Bénin s’est, par deux fois déjà, acquitté de cette obligation en présentant dans son document un inventaire national des gaz à effet de serre pour les années 1995 et 2000.
Pour sa part, la directrice de cabinet, représentant le ministre du Cadre de vie et du Développement durable, Jeanne Akoha Acatcha, a souligné que les questions des changements climatiques sont aujourd’hui une préoccupation planétaire. « Les impacts du phénomène se présentent sous diverses formes et les domaines de vulnérabilité, également très diversifiés, concernent aussi bien l’agriculture, la sécurité alimentaire, la santé, les zones côtières, la diversité biologique, les écosystèmes, les ressources en eau, les établissements humains, l’énergie que l’industrie », a-t-elle précisé. Elle a estimé que le débat sur l’avenir du climat a entraîné celui de la problématique de l’inventaire des gaz à effet de serre, la communauté scientifique internationale étant de plus en plus convaincue que le réchauffement de notre planète est dû à l’accumulation desdits gaz dans l’atmosphère. Rappelons que l’atelier vise à évaluer le rapport d’inventaire sur les principes de transparence, de précision, d’exhaustivité, de cohérence et de compatibilité du groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat et à formuler des recommandations pour l’amélioration de leur qualité.
Le Collège catholique Père Aupiais [/caption]Le Collège catholique Père Aupiais (Ccpa) célèbre cette année 70 ans d’existence. Hier lundi 8 octobre lors de la matinale cérémonie des couleurs, le directeur, le père Crépin Bossou Acakpovi, a procédé au lancement officiel du Jubilé des 70 ans de cet établissement qui a formé des milliers de Béninois.
« Ne pas se souvenir, c’est oublier. Se souvenir et agir, c’est perpétuer l’histoire afin que les générations nouvelles ne l’oublient et se l’approprient. Créé en octobre 1948, notre collège a aujourd’hui 70 ans ! Que de paix et de joie, joie aux motifs divers…», a déclaré le directeur du Collège catholique Père Aupiais (Ccpa) le père Crépin Bossou Acakpovi lors de la cérémonie des couleurs. Une cérémonie solennelle agrémentée par la fanfare de l’armée de terre des Forces armées béninoises et qui a connu la participation des anciens élèves, anciens formateurs et anciens directeurs du collège, de toute l’équipe administrative en fonction, de parents d’élèves et de divers invités…
Ladite cérémonie s’est ouverte par une communication concise du lieutenant Michaël Thaï sur le drapeau national et sa portée, l’importance des couleurs nationales et les valeurs citoyennes. Cette communication qui va dans le sens de la formation civique et de l’éducation aux valeurs républicaines s’inscrit bien dans la mission du collège Père Aupiais, celle d’une éducation au service du développement, celle d’assurer une formation de qualité et un enseignement spirituel renforcé par une éducation civique et morale. «Ora et labora» (Prie et travaille) est la devise du Ccpa. Pour le directeur du Ccpa, le père Crépin Bossou Acakpovi, le Collège catholique Père Aupiais est un label de formation dont la qualité de l’enseignement est hautement appréciée en dépit des différences religieuses. Il a rappelé que le partage et l’acceptation de l’autre sont des valeurs sacrées pour l’Eglise catholique romaine et par ricochet pour le collège.
Un hommage mérité a été rendu au père Francis Aupiais qui a œuvré à la création de plusieurs écoles et à qui le collège est dédié. « Il était un serviteur infatigable de Dieu. Elxcensior semper elxcensior (Meilleur, toujours meilleur) était son leitmotiv… », a laissé entendre le père Crépin Bossou. Il a également rendu hommage à tous ceux qui ont contribué à hisser ce label. « Ce sont eux qui ont bâti l’édifice au prix de sacrifices… Foi, conviction et persévérance sont des valeurs sûres dont ils ont fait preuve… Et, malgré les hauts et les bas, notre collège continue de faire son petit bonhomme de chemin devenant ce septuagénaire qui mérite respect… », a-t-il précisé. Il est alors attendu des bâtisseurs d’aujourd’hui, d’apporter leur pierre au rayonnement de cette école qui a formé de nombreux cadres.
La messe marquant le lancement officiel du jubilé des 70 ans d’existence du collège catholique Père Aupiais a été dite dans la soirée d’hier. Les manifestations vont s’étendre sur toute l’année. Le 14 décembre, sera commémoré le 71e anniversaire de décès du père Francis Aupiais. Un colloque sera organisé à l’occasion. Au titre des activités prévues, une marche le long de la Route des esclaves, la tenue de colloques, de journées culturelles… L’année jubilaire sera clôturée en août 2019.
Les participants à la formation sur les bonnes pratiques de valorisation des brisures de riz en aliments dérivés tels que le couscous et le «ablo» de riz[/caption]Une trentaine de représentantes de groupements de femmes transformatrices du riz membres des Plateformes d’innovation au niveau des bassins rizicoles de Glazoué, Bantè et Malanville ont pris part du 2 au 4 octobre 2018 à Bohicon à une session de formation sur les bonnes pratiques de valorisation des brisures de riz en aliments dérivés tels que le couscous et le gâteau local «ablo» de riz, à l’initiative du Projet de coopération Sud-Sud GCP/RAF/489/VEN «Partenariat pour le développement de systèmes rizicoles durables en Afrique subsaharienne» en cours d’exécution par l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) dans dix pays africains (Bénin, Côte d’Ivoire, Sénégal, Guinée, Nigeria, Mali, Cameroun, Kenya, Tanzanie et Ouganda). Cette formation fait suite à celle organisée par la FAO du 25 au 27 septembre 2018 dans l’unité d’étuvage de Agouagon dans la commune de Glazoué sur les bonnes pratiques d’hygiène et de production de riz étuvé et de gestion d’une unité d’étuvage, dans le cadre du même projet.
«Les transformatrices du riz au Bénin sont généralement confrontées au cours du décorticage du riz paddy à la question des brisures qui représentent environ 20% de la quantité décortiquée. Or, le riz long grain est plus compétitif sur les différents marchés que le riz brisé. C’est pour cela qu’afin d’accroître leurs revenus, nous conseillons aux femmes transformatrices la valorisation des brisures de riz en aliments dérivés tels que le couscous et le gâteau local dénommé ablo, très appréciés dans notre pays et qui se vendent bien dans les différentes régions du pays», a expliqué le principal communicateur lors de cette session de formation, Dr Paul Houssou, chercheur agronome, spécialiste de la transformation des céréales et Responsable du Programme Technologies agricoles et alimentaires (PTAA) de l’Institut national des recherches agricoles du Bénin (INRAB). Se basant sur des manuels de formation édités par la FAO et l’INRAB dans le cadre de ce projet, il a entretenu les femmes transformatrices du riz sur les bonnes pratiques d’hygiène et de production du «ablo» à partir de la farine de riz; de fabrication du couscous de riz avec les brisures de riz, et la gestion financière de l’activité de production du «ablo» et du couscous à base des brisures de riz. Ces différentes connaissances théoriques ont été par la suite mises en application au cours de modules pratiques qu’il a animés avec l’assistance de la Responsable du Sous-Programme Recherche Rizicole à l’INRAB et coordonnatrice nationale du projet GCP/RAF/489/VEN, Mme Iliyath Bello Tidjani, l’assistant de recherche Valère Dansou et la technicienne au PTAA, Hermine Djivoh. Au cours des séances de démonstration culinaires qui ont marqué cette phase pratique de la formation, l’accent a été mis sur les mauvaises pratiques que ces femmes transformatrices du riz doivent éviter ainsi que les bonnes pratiques qui affectent la qualité des aliments. «Des manuels de formation spécifiques sur les bonnes pratiques de valorisation des brisures de riz en couscous et ablo de riz ont été édités et mis à la disposition de l’ensemble des participants afin de capitaliser et vulgariser les pratiques acquises au cours de cette formation», a indiqué la coordonnatrice nationale du projet GCP/RAF/489/VEN «Partenariat pour le développement de systèmes rizicoles durables en Afrique subsaharienne». Ce projet exécuté depuis 2017 par la FAO dans dix pays africains (Bénin, Côte d’Ivoire, Sénégal, Guinée, Nigeria, Mali, Cameroun, Kenya, Tanzanie et Ouganda) ambitionne de contribuer à l’intensification durable de la production du riz local et l’accroissement de sa compétitivité par rapport au riz importé, à travers l’actualisation des acquis, savoirs et connaissances en matière de production et de transformation du riz, entre autres. «Le projet de Coopération Sud-Sud GCP/RAF/489/VEN intitulé "Partenariat pour le développement de systèmes rizicoles durables en Afrique subsaharienne" vise le développement de la filière riz par le biais de partage d’expériences entre pays du Sud (Afrique, Asie et Amérique latine). Au niveau régional, le projet a identifié des thématiques clés d’accompagnement des dix pays bénéficiaires dont le Bénin. Il s’agit de la production de semences de qualité; la mécanisation ; les pertes post-récoltes et la transformation. Des ateliers de formation et des visites d’échanges ont été organisés et le Bénin a pris part à ces rendez-vous en envoyant ses participants pour améliorer leurs connaissances. Dans cette même veine, une visite d’échanges en Ouganda sera organisée pour les producteurs de riz du Bénin pour découvrir les avancées notées dans ce pays au niveau de ce maillon de la filière», a souligné dans son discours d’ouverture de la session de formation, l’Adjoint au Programme à la FAO-Bénin, Sanni Bio Yérima.
Engagement des participantes à partager au sein de leurs groupements les bonnes pratiques de valorisation des brisures de riz
Tout en se réjouissant d’avoir amélioré leurs connaissances en matière de préparation du couscous et du gâteau «ablo» à base du riz, les participantes ont exprimé au terme de la session de formation leur détermination à vulgariser dans leurs localités respectives, auprès des autres membres des groupements auxquels elles appartiennent, les notions théoriques et pratiques acquises pour la valorisation des brisures de riz en aliments dérivés, en vue du développement de leur activité de transformation du riz local. «A Malanville où je vends du ablo avec d’autres femmes du groupement Nonvitcha, je suis convaincue que l’application des bonnes pratiques assimilées au cours de ces trois jours de formation va nous permettre de préparer une plus grande quantité de riz et d’accroître les recettes. Moi seule, je prépare par jour du ablo pour 25 kg de farine de riz et arrive à écouler mes gâteaux. J’ai compris qu’avec les brisures de riz, on obtient une plus grande quantité de farine de riz en dépensant moins par rapport au riz long grain. C’est cela, en plus d’autres pratiques de cuisson, que je compte partager avec les autres membres du groupement», a confié Mme Margerite Sossou, une des participantes. Mme Garba Sakira, vendeuse de riz à Malanville, compte quant à elle proposer dorénavant à sa clientèle du couscous à base des brisures de riz et partager autour d’elle les notions de préparation de ce mets. «Le couscous de riz préparé avec de la carotte râpée et d’autres légumes m’a personnellement intéressée et je suis sûre qu’il plaira aussi à mes clients», a-t-elle témoigné. Cette formation a aussi permis de diffuser le cuiseur de «ablo» à six (06) niveaux mis au point par le PTAA de l’INRAB pour permettre la préparation d’un grand nombre de «ablo» en un temps réduit?
Source : FAO
Marie Odile Attanasso, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique[/caption]Dans le cadre des préparatifs de la rentrée académique prochaine, le gouvernement annonce le statut quo pour les inscriptions et frais de formation dans les universités nationales.
« Le gouvernement a décidé de maintenir le statu quo sur les droits d’inscription et de formation dans les universités nationales ». C’est la principale annonce faite ce dimanche, par Marie Odile Atanasso, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique. Par cette décision, le gouvernement met fin à la rumeur qui fait croire au retour des frais d’inscription, et de l'augmentation des frais de formation dans les universités nationales dès la rentrée de lundi prochain.
Le ministre rassure que les subventions seront accordées aux universités nationales dans les mêmes conditions que l’année dernière, avec une possibilité d’augmentation, si les demandes exprimées par les rectorats sont justifiées. Cette mise au point à la veille de la rentrée universitaire 2018-2019 prévue pour le 15 octobre vient calmer les esprits pour une rentrée annoncée par beaucoup agitée.
Cette démarche, informe le ministre, vise à tenir compte des réalités et du contexte social national. Pour le ministre, la situation restera ainsi jusqu’à ce que la réflexion prospective sur l’avenir des universités et leur gouvernance n’aboutisse. Aussi, a-t-elle informé que le gouvernement a retenu de maintenir et de soutenir les efforts d’investissements de l’État pour améliorer le cadre de vie et d’études des apprenants dans lesdites universités. Cette décision, dit-elle, est intervenue bien que les responsables des universités publiques aient demandé la réinstauration des frais d’inscription, voire leurs augmentations.
En rappel, elle évoqué les conditions dans lesquelles la suspension des frais d’inscriptions est intervenue en 2008, en l’absence de toute étude prospective visant à garantir l’équilibre financier des budgets des universités. Elle déplore que cette suspension est intervenue alors qu’ « aucune mesure d’accompagnement n’a été prise pour compenser le déficit occasionné par cette décision », ajoutant que cette situation occasionne chaque année un déficit de financement évalué en moyenne à 2 milliards de francs Cfa.

Braves et vaillantes femmes, les amazones ont une grande renommée dans l’histoire du Danxomè. Ce régiment militaire est une troupe d’élites fondée par le roi Guézo qui lui a permis de gagner plusieurs guerres contre les envahisseurs. En prélude à la commémoration du bicentenaire du sacre du roi Guézo, les héritières des amazones ont marché, ce dimanche, à travers la ville d’Abomey.
Tôt ce dimanche matin, c’est la grande mobilisation. Une foule impressionnante de femmes, dignes héritières des amazones, s’est retrouvée à la Place Goho d’Abomey pour donner le top d’une marche bien cadencée sur plusieurs rythmes traditionnels d’Abomey.
Parti de la Place Goho, le cortège qui a traversé la ville d’Abomey a fait le tour du marché
Houndjro avant d’échouer au palais privé du roi Guézo au quartier Hounli. Les descendantes des amazones n’ont pas été seules dans la procession. Elles ont été soutenues par les cardinaux de la lignée Guézo, têtes couronnées et autres dignitaires d’Abomey. On pouvait distinguer parmi eux Anastase Guézo alias Daah Miminvo Yamongbè Guézo, président du comité d’organisation du bicentenaire du sacre du roi Guézo, Daah Dessou Minyêtin, secrétaire général du comité et Constant Agbidinoukoun, porte-parole du comité.
Guézo, un bâtisseur
A l’occasion, les œuvres de Guézo, fondateur de l’armée des amazones, ont été évoquées. 9e souverain du royaume de Danxomè, il a régné de 1818 à 1858. Il a gagné beaucoup de batailles. Dans son dispositif militaire, la femme a occupé une place de choix. C’est ainsi qu’il a fondé le régiment des amazones qui lui a permis de remporter des victoires sur des victoires. Parce que, pour lui, « ce que l’homme peut faire, la femme aussi peut le faire ». C’est ainsi que ce régiment des amazones a été mis sur pied dans le royaume de Danxomè au début du XIXe siècle. Connues pour leur férocité légendaire, les amazones se sont montrées aussi bien redoutables que féroces, n’hésitant pas à brandir les têtes ou des organes de leurs adversaires fraîchement coupés, et parfois, avec des dents. Et, l’histoire retient que la toute première fois que les soldats français sont confrontés à elles, c’était en octobre 1892. Ce jour-là, les soldats français devraient envahir le Danxomè. Mais, à 50 km de la ville d’Abomey, après avoir décimé la première colonie militaire de l’armée régulière envoyée par le roi Guézo, ils seront cernés par la suite par une armée de femmes, les amazones de Guézo. Le combat fut rude. Ebahis, ils n’en revenaient pas.
Il faut noter que l’armée des amazones était composée d'environ 5000 femmes compartimentées en plusieurs régiments et commandées par la meilleure d’entre elles. D’après les témoignages, leurs entraînements étaient bien intensifs. Ils sont faits de réels combats, du maniement des armes et des exercices d’extrême résistance. Un seul but : tuer sans pitié et sans peur. Leurs prisonniers étaient généralement décapités de manière effroyable.
Selon Constant Agbidinoukoun, porte-parole du comité d’organisation, cette innovation du roi Guézo, que constituent les amazones, est considérée de nos jours comme un acte répertorié au nombre des merveilles mondiales après des recherches et études scientifiques.
A l’issue de la marche de ces braves dames, tour à tour, des personnalités présentes ont rendu hommage au roi Guézo et aux amazones. Daah Miminvo Yamongbè Guézo, président du comité d’organisation du bicentenaire du sacre du roi Guézo, a rappelé les exploits du roi et a salué surtout la clairvoyance du chef de l’Etat, Patrice Talon, qui appuie cette commémoration qui sera pendant des années un outil de mobilisation touristique au Bénin. Il invite les Béninois à prendre massivement part à la commémoration du bicentenaire du sacre du roi Guézo qui se tient du 3 au 17 novembre prochain?