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Nouvelles

Dispositifs de financement du secteur privé dans l’Uemoa : les Chambres de commerce partagent leurs expériences à Cotonou
Des responsables des chambres de commerce et d’industrie de l’Uemoa sont en réunion de partage d’expériences sur les financements innovants des entreprises, les 5 et 6 mai à Cotonou. Les initiatives en cours d’implémentation au Bénin et dans la sous-région sont au coeur de cette rencontre. Thématique majeure de l’écosystème entrepre-neurial, les financements innovants pour le secteur privé sont au cœur d’une réunion de partage d’expériences entre les responsables des chambres de commerce et d’industrie de l’Uemoa à Cotonou. Démarrée ce jeudi, cette rencontre organisée avec l’appui de la Chambre consulaire régionale de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Ccr-Uemoa), offre l’occasion de confronter les divers dispositifs de financement déployés par les institutions consulaires aux fins de capitalisation des bonnes pratiques. « La question du financement des Pme/Pmi ne doit pas être adressée isolément par nos institutions consulaires, mais intégrée dans un dispositif d’accompagnement global arrimant à la fois l’ensemble des services non financiers et les appuis financiers », indique Arnauld Akakpo, président de la Chambre de commerce et d’industrie du Bénin (Cci-Bénin), justifiant l’intérêt de la rencontre. La réunion de partage d’expérience est « une belle initiative de renforcement de la coopération consulaire Sud-Sud à travers la promotion de dispositifs innovants de financement de l’entreprise », apprécie Shadiya Alimatou Assouman, ministre béninois de l’Industrie et de Commerce. Pour elle, « Les chambres de commerce devront, dans une approche novatrice de financement, agir sur des leviers qui renforcent surtout la crédibilité des Pme/Pmi et la soutenabilité de leurs projets au travers des services robustes non financiers préalables à l’appui financier ». Daouda Coulibaly, président de la Ccr-Uemoa souligne que la structuration opérationnelle du dispositif de financement adapté aux besoins des très petites et moyennes entreprises et industries (Tpe, Pme, Pmi), entreprises artisanales et structures agro-sylvo-pastorales de l’Uemoa reste une priorité au niveau de la Chambre consulaire régionale. La réunion de Cotonou facilitera la synergie entre les Chambres de commerce et d’industrie (Cci) au bénéfice du secteur privé et de l’économie communautaire, espère-t-il. Appuyer les projets structurants Dans le vif du sujet, le cas du Fonds d’appui catalytique et de solidarité (Facs) porté par la Cci-Bénin a focalisé l’attention des participants. Inscrit dans son Plan stratégique 2021-2025, ce programme est le fruit d’un partenariat entre l’institution consulaire et la Caisse de dépôts et consignations du Bénin. « Ce dispositif vise essentiellement à faciliter l’éclosion, sur les quatre prochaines années, d’au moins 100 entreprises championnes dans plusieurs secteurs d’activités au niveau national et sous-régional », précise Arnauld Akakpo. Pour ce faire, le Bénin reste réceptif des accords qui viendront pour renforcer qualitativement le mode opératoire de cet outil ayant vocation de transformer l’écosystème des Pme/Pmi et de mobiliser le financement communautaire, souligne le ministre Shadiya Assouman. Dans ce cadre, une signature de convention est prévue ce jour entre les Cci du Bénin et du Burkina Faso. Le séjour des participants a été agrémenté hier par la visite de la Zone économique spéciale (Zes) de Glo-Djigbé en construction sous l’égide de l’Agence pour la promotion des investissements et des exportations (Apiex) et qui augure d’une transformation profonde du tissu industriel béninois à travers un parc moderne de promotion des chaînes de valeur : coton, karité, soja, cajou, ananas, etc., Un film sur les atouts du Bénin suivi d’échanges a mis en exergue les mesures d’incitation et d’amélioration du climat des affaires au Bénin, en l’occurrence les facilités de création et d’installation des entreprises, la dématérialisation des procédures. Après une concertation entre les présidents des Cci, les participants dont des représentants de l’Organisation internationale de la Francophonie, auront droit cet après-midi à une visite guidée de l’exposition au Palais de la Présidence de la République « Art du Bénin, d’hier et d’aujourd’hui, de la restitution à la révélation ». Economie 06 mai 2022


Production à grande échelle du coton : la formation des tractoristes lancée avec 35 apprenants
La première session de la formation des tractoristes, au titre de l’année 2022, a démarré ce jeudi 5 mai au Centre technique expérimental de la Mission chinoise d’appui à la production cotonnière sur la route de l’Okpara, à Tchaourou. Outre la maîtrise de la conduite des tracteurs, elle portera également sur leur maintenance et les outils techniques d’application aux champs. Le Bénin tient à atteindre et dépasser une production de coton de 1 000 000 de tonnes. Il a, pour ce faire, pleine conscience que l’amélioration de la productivité de cette culture passe par la réduction de la pénibilité y liée. C’est dans cette optique qu’en partenariat avec la Mission chinoise d’appui à la production cotonnière (Mcapcb) et la Société nationale de mécanisation agricole (SoNaMA), l’Institut de recherche sur le coton (Irc) organise une série de formations de tractoristes. Avec plus d’une trentaine de participants venus des communes productrices du coton du Borgou, de la Donga et de l’Atacora Ouest, la première session desdites formations prévue du 5 au 13 mai a été lancée, ce jeudi 5 mai au Centre technique de la Mcapcb, sur la route de l’Okpara, à Tchaourou. « Il n’est un secret pour personne que depuis l’avènement du gouvernement de la ‘’Rupture’’, la production agricole a connu un accroissement vertigineux. Ceci, grâce aux actions entreprises conformément à l’un des objectifs spécifiques du Programme national de développement de la mécanisation agricole (Pndma)», a indiqué le représentant du ministre en charge de l’Agriculture, Gontrand Bagan. En effet, avec le Pndma, il s’agit d’appuyer le développement de la mécanisation agricole à différents niveaux des maillons des filières de productions végétale, animale et halieutique, au moyen des équipements adaptés. Pour atteindre les résultats découlant de cet objectif, poursuit le représentant du ministre, il faut savoir les maîtriser de façon adéquate. Cela suppose, selon lui, une formation pour acquérir les compétences nécessaires. « Nous nous réjouissons d’avoir bénéficié de cet appui qui nous permet de combler le vide qui est le manque de professionnalisme au niveau des tractoristes béninois», a laissé entendre à sa suite, le représentant de l’Irc, Marius Sinha. S’adressant aux participants, il a indiqué qu’ils ont été conviés à cette formation pour accompagner les producteurs de coton. La troisième phase de la Mcapcb sera, selon son chef, Xiaoyong Shu, exécutée comme prévu à travers la démonstration de la technique et la vulgarisation de la mécanisation de toutes les étapes de la production du coton. « Avec des équipements agricoles, nous organisons une formation à grande échelle ayant pour objectif l’augmentation des rendements du coton et par conséquent, l’amélioration des revenus de ses producteurs », soutient-il. Par rapport au modèle de formation, elle sera sous la forme d’un enseignement intensif aussi bien théorique que pratique, sanctionnée par la délivrance d’un certificat. Sous l’égide des techniciens chinois et béninois, la formation consistera en premier lieu à la manipulation des machines agricoles. Suivra ensuite la maîtrise des outils relatifs à leur maintien et leur réparation, puis enfin les techniques de production mécanisée du coton. En un an, 100 personnes sont appelées à bénéficier de cette formation de tractoriste divisée en deux parties. Actualités 06 mai 2022


Construction du marché de gros et de cité administrative : Tonato optimiste sur les chantiers
Le ministre du Cadre de vie et du Développement durable, José Tonato, reste optimiste sur l’évolution des travaux de construction du marché de gros et de la cité administrative à Abomey-Calavi. La future ville administrative et le pôle agroalimentaire poussent du sol, à un « rythme rassurant ». Sur les différents chantiers concernés dans la commune d’Abomey-Calavi, José Tonato a fait une descente « de routine », mercredi 4 mai dernier, après le Conseil des ministres. Sur chacun des chantiers, il n’a de cesse de le rappeler : « Nous ne voulons laisser aucun éléphant blanc ». Les échanges avec les entreprises et les bureaux de contrôle technique vont droit dans ce sens. « Mon déplacement était pour booster l’entreprise et leur dire que nous ne pouvons pas tolérer plus de retard que ça. Je pense que le message est passé », confie-t-il à la presse, après son passage sur le chantier de construction de la cité administrative. Étendue sur un domaine de 40 ha à Ahossougbéta, cette cité voulue verte comprend 16 bâtiments administratifs de type R+3 avec des bureaux et locaux techniques qui totalisent 60 080 m² de surface de plancher. Il est aussi prévu des parkings, un restaurant, des salles de conférences, un centre médical, des ouvrages divers, sans oublier des équipements modernes de communication. Les mobiliers seront livrés en même temps que le bâtiment. Lors de la signature du contrat pour la construction, le 7 octobre 2021, le ministre José Tonato a insisté sur le respect des délais et la qualité des ouvrages. Aujourd’hui encore, la fermeté est la même, au regard des enjeux. « Ici, c’est un peu la sœur jumelle de la cité ministérielle. A Cotonou, nous avons les cabinets ministériels et les directions centrales. Ici, nous avons les directions techniques et le secrétariat général en gros. Ce chantier a démarré après la cité ministérielle pour un décalage d’à peu près 6 à 8 mois entre les deux chantiers. Notre objectif, c’est d’opérer le délogement des ministères au même moment. Il y a eu beaucoup de difficultés au départ. Mais j’ai échangé avec la mission de contrôle, l’entreprise et le bureau de contrôle technique. La Simau m’a rassuré que tout est en ordre maintenant pour qu’on avance bien », a-t-il déclaré. Marché de gros : ça promet ! Cette visite technique de routine a permis au ministre du Cadre de vie et du Développement durable d’apprécier donc le niveau d’exécution physique du chantier. Bien avant la cité administrative, le même exercice a été fait sur le chantier de construction du marché de gros. Ici, en fonction des lots, les taux d’exécution sont appréciables. Les travaux de construction de la voie d’accès depuis la route inter-Etats sont en cours. Les lignes bougent aussi pour les travaux de voiries et réseaux divers (Vrd) et la construction de la charpente métallique, malgré les difficultés notées. « Les périodes que nous avons traversées ont fait que nous avons eu un peu de retard. Mais ce que j’ai constaté et qui me rend optimiste est que tout a bien démarré. Les commandes sont lancées, le planning est maîtrisé. La situation est sous contrôle. L’instruction qui a été donnée est de tout faire pour réduire le gap entre le délai consommé et le taux d’exécution physique. Des engagements ont été pris. Nous allons recevoir un planning actualisé », précise José Tonato. Il y a quelques blocages, du fait des dernières personnes affectées par le projet qu’il faut indemniser afin de libérer les sites. « Nous avons traité de ces questions et je pense que définitivement, avec l’Agence nationale du domaine et du foncier (Andf), les choses vont redémarrer normalement pour que ce chantier soit livré dans les délais », rassure l’autorité. Le pôle agroalimentaire du Grand Nokoué fait en réalité partie d’un ensemble de projets : déplacement du marché de Dantokpa, modernisation des marchés de Cotonou, construction de la galerie marchande du stade de l’Amitié et le marché de gros d’Abomey-Calavi. « Tout ça doit être synchronisé pour que la situation soit maîtrisée », insiste-t-il. À quelques minutes de là, ce sont les travaux de construction des 11 000 logements sociaux qui avancent à grands pas. Le ministre José Tonato ne s’est pas privé d’y faire un tour, une fois encore. Ce sont des « joyaux » qui valent le détour et qui impriment un autre visage à Abomey-Calavi, qui du fait de ces logements, méritera encore plus de porter son nom : la cité-dortoir. Actualités 06 mai 2022


Assemblée nationale : 183 milliards F Cfa d’accords de crédits ratifiés entérinés
Les députés ont pris acte au cours de leur séance plénière d’hier jeudi 5 mai, de quatre accords de crédits, le tout pour un montant de près de 183 milliards F Cfa, déjà ratifiés par le président de la République, Patrice Talon, conformément aux dispositions de l’article 145 de la Constitution révisée du Bénin. Quatre rapports relatifs à des décrets portant ratification d’accords de crédits ont été passés au peigne fin par l’Assemblée nationale ce jeudi 5 mai. Il s’agit de l'accord de prêt signé le 31 décembre 2019 entre la République du Bénin et la Bank Of China Limited dans le cadre du financement des travaux de restructuration, reconstruction, construction du projet "Marina de Ouidah" et des infrastructures auxiliaires au Bénin. Ce financement de la Bank Of China déjà ratifié par le chef de l’Etat, Patrice Talon, est d’un montant de 109 787 954 867 F Cfa remboursable au taux d’intérêt de 3,9 % l’an. Le coût total du projet est évalué à 129 162 300 006 F Cfa dont 19 374 345 139 F Cfa comme contribution du budget national. Lequel projet a pour objectif de mettre en valeur le patrimoine touristique en vue de développer les activités touristiques de la ville de Ouidah en particulier et du Bénin en général. Le rapport sur le dossier a été présenté à la plénière par la commission des Finances et des Echanges de l’Assemblée nationale. Les députés ont examiné également le rapport sur la ratification de l'accord de financement signé le 7 octobre 2019 à Cotonou, entre la République du Bénin et l'Association internationale de développement (Aid) dans le cadre de la réalisation du Projet de gestion des eaux pluviales et de résilience urbaine. Le montant du prêt est de 58 445 768 700 F Cfa et le crédit est conforme aux conditions de financement concessionnel. Comprenant trois composantes, ce projet vise la réduction des risques d'inondations dans certaines zones ciblées de Cotonou et le renforcement de la gestion et des capacités de résilience urbaine au niveau de la ville. L’autre dossier qui a mobilisé les députés hier concerne la ratification de l'accord de prêt signé, le 27 septembre 2019 à Ouagadougou, entre la République du Bénin et la Banque ouest-africaine de développement (Boad), relatif au financement partiel de la première tranche du projet de viabilisation du site de Ouèdo, dans le cadre de la construction de 10 849 logements sociaux et économiques dans la commune d'Abomey-Calavi. Le montant du prêt est de 10 milliards F Cfa contracté par l’Etat béninois pour une durée de 18 ans au taux de 5,80 % l'an et un différé de cinq ans. Des milliers d’emplois créés Le rapport présenté sur le dossier renseigne que ce projet a pour objet global d'une part, la viabilisation primaire de l'ensemble du site comprenant 9,6 km de voirie, 16,3 km de réseau de drainage, un système d'adduction d'eau potable (Aep) de 13 km de canalisation, un système d'alimentation électrique comprenant 17,9 km de réseau Moyenne tension (Mt) et Basse tension (Bt), et d'un réseau de fibre optique comprenant 20,5 km de câbles optiques. Et d'autre part, la viabilisation secondaire et tertiaire de 12 îlots sur les 16 que compte le site de logements sociaux et économiques. De façon spécifique, le projet ambitionne de rendre le site accessible pour l'aménagement et le bitumage d'un réseau de voirie; de doter le site de Ouèdo d'un réseau fonctionnel de drainage des eaux pluviales; d'assurer une alimentation électrique continue et fiable pour répondre à la demande actuelle et future; d'assurer une alimentation de qualité en eau potable par l'installation de deux forages et la construction d'un réseau avec château d'eau et bâche de stockage et enfin d'assurer un cadre de vie agréable aux habitants. En plus de ce qu'il contribue à l'amélioration du cadre de vie et à la réduction de la pauvreté, ce projet va générer des emplois et de la richesse, note le rapport. Les députés ont épuisé leur ordre du jour par l’examen du dossier sur la ratification de l'accord de prêt signé le 17 août 2020 avec le Fonds africain de développement, dans le cadre du financement du Programme d'appui à la réponse à la Covid-19. Le montant du financement est de 4 211 580 000 F Cfa dont 53 % sous forme de don. Il est consenti pour une durée de 40 ans. Ce programme est une opération d'appui budgétaire au Bénin en réponse à la crise sanitaire qui a cours dans le monde entier. Il couvre les exercices budgétaires 2020 et 2021. Il est décliné en deux composantes et contribue au renforcement de la résilience sanitaire et socioéconomique de notre pays à la pandémie de Covid-19. Les rapports des trois derniers dossiers ont été présentés par la Commission de l'Education, de la Culture, de l'Emploi et des Affaires sociales. Les quatre points inscrits à l’ordre du jour ont été examinés cas par cas. Les députés ont pris acte de la ratification des différents accords par le chef de l’Etat, conformément à l’alinéa 2 de l’article 145 nouveau de la Constitution béninoise. Lequel prévoit, faut-il le rappeler, que «…les conventions de financement soumises à ratification sont ratifiées par le président de la République qui en rend compte à l’Assemblée nationale dans un délai de quatre-vingt-dix (90) jours». Les parlementaires ont félicité le gouvernement pour la pertinence des différents projets de développement. Mais ils ont fait quelques recommandations par endroits. Les dossiers ont été défendus par le ministre Séverin Quenum en charge de la Justice et son collègue Benjamin Hounkpatin de la Santé. Actualités 06 mai 2022


Remise de lettres de créance : deux nouveaux ambassadeurs s’installent
Au palais de la Marina, ce jeudi 5 mai, le président de la République a reçu les lettres de créance des nouveaux ambassadeurs des Etats-Unis d’Amérique et du Niger. Un rituel fort simple mais qui symbolise la consolidation des relations diplomatiques du Bénin avec ces pays. Celui qui représente désormais les Etats-Unis d’Amérique au Bénin n’est pas étranger aux réalités béninoises. Alors qu’il venait à peine de commencer sa carrière de diplomate, Brian Wesley Shukan avait été nommé au poste de directeur des Services généraux à l’Ambassade des Etats-Unis au Bénin. Poste qu’il a occupé de 1996 à 1998. C’est donc dans un pays qu’il connaît bien et dont il gardait encore jusque-là de bons souvenirs que le nouvel ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire des Etats-Unis va exercer. Il a remis ses lettres de créance au président de la République, Patrice Talon, ce jeudi 5 mai au palais de la Marina. Au terme de la cérémonie, l’ambassadeur du pays de l’Oncle Sam n’a pu cacher sa joie de retrouver le Bénin, après environ trois décennies. « C’est une occasion spéciale pour moi », a-t-il introduit. Puis, comme s’il n’a rien oublié de son séjour passé à Cotonou, le diplomate cite les valeurs reconnues à ce peuple et qui l’ont marqué pour toujours. «Ce qui m’a impressionné, c’est votre respect des différences d’opinion et de croyance, votre hospitalité et votre résilience. Pendant les 26 ans qui se sont écoulés depuis mon départ du Bénin, beaucoup de choses ont changé », dit-il tout en révélant son constat de l’amélioration des conditions de vie des Béninois. Allusion faite aux infrastructures routières, aux performances en matière de protection de la santé, de l’accès à l’eau et à l’électricité, etc. Mais tout n’a pas changé. Les principes de vivre-ensemble sont restés immuables. Le diplomate américain le note aussi avec gaieté. « Ce qui n’a pas changé, ce sont les valeurs et les aspirations démocratiques partagées par les peuples béninois et américain», a-t-il fait savoir. Il démontre ainsi sa maîtrise de son nouvel environnement de travail et fixe les principaux axes de collaboration. « Comme je l'ai partagé avec le président Talon, l'une des principales priorités du président Biden est de renforcer la démocratie, tant aux États-Unis que dans le reste du monde. Nous avons également parlé de l'importance de continuer à travailler en étroite collaboration pour faire face aux nouvelles menaces à la sécurité. Je m'engage à renforcer et à poursuivre ce travail important afin que tous les Béninois puissent réaliser leur plein potentiel, dans la paix», a-t-il déclaré. Diplomate depuis 27 ans, Brian Wesley Shukan est né le 2 juillet 1968 à Fort Sill, dans l’Etat d’Oklahoma aux Etats-Unis d’Amérique. Juriste, il est titulaire d’une licence professionnelle et d’un master. Sa carrière de diplomate est parsemée d’expériences diverses. Il a servi successivement dans les représentations diplomatiques de son pays à Luxembourg et à Ryad en Arabie saoudite en qualité d’officier du bureau politique et vice-consul. De retour au département d’Etat en 2005, il a occupé le poste d’officier en charge du bureau pour l’Arabie saoudite avant d’être affecté à nouveau en 2008 dans les postes diplomatiques où il sert à plusieurs niveaux jusqu’en 2017. Entre autres, il a été chef adjoint et chef de la section politique à l’Ambassade des Etats-Unis à Bagdad en Irak puis à Accra au Ghana, consul général à Casablanca au Maroc puis chargé d’affaires par intérim et chef de mission adjoint à l’Ambassade des Etats-Unis à Port-au-Prince en Haïti. Avant sa nomination comme ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique près le Bénin, Brian Wesley Shukan qui parle l’anglais, le français et l’arabe, était chargé d’affaires à Khartoum au Soudan. Le Niger aussi… Le nouvel ambassadeur du Niger au Bénin a aussi présenté ses lettres de créance au président de la République, Patrice Talon. Sidi Abdou est désormais le représentant du pays de Mohamed Bazoum à Cotonou. Il mesure bien la portée de sa mission dans ce pays frère au sien, connaissant bien l’histoire qui lie les deux peuples. «Les relations entre le Niger et le Bénin sont excellentes. Les deux présidents sont des frères qui expriment toujours leur volonté de renforcer leurs relations d’amitié et de coopération», informe l’ambassadeur. Il s’est surtout appesanti sur des exhortations à ses compatriotes résidant au Bénin. « Les Nigériens doivent se sentir ici chez eux. Mais cela ne veut pas dire qu’ils ne veulent pas respecter les lois du pays », a-t-il lancé. Pour sa part, il se montre disponible à les recevoir pour toutes diligences qui relèvent de ses prérogatives. Le nouvel ambassadeur du Niger au Bénin n’a pas manqué de se prononcer sur les mesures collectives contre le terrorisme dans la sous-région. « Beaucoup de choses se font au niveau de la Cedeao », a-t-il rassuré. Agé de 62 ans, Sidi Abdou qui succède à l’ancienne doyenne du corps diplomatique accrédité au Bénin est titulaire d’un diplôme d’ingénieur en agronomie et d’un diplôme en phytiatrie obtenus à l’Institut agronomique et vétérinaire de Rabat au Maroc. Chercheur rompu à la tâche, il totalise plus de 28 ans d’expériences professionnelles. Successivement assistant de recherches à l’Institut national de recherche agronomique du Niger (Inran), chercheur dans plusieurs programmes notamment dans le sous-secteur du riz, chercheur à la station Inran d’Agadez, directeur général de la Centrale d’approvisionnement des intrants et matériels agricoles, Sidi Abdou, ce père de six enfants qui parle français, anglais et haoussa, était jusqu’à sa nomination en tant qu’ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire, député à l’Assemblée nationale du Niger. • Précisions du ministre La remise des lettres de créance est une cérémonie diplomatique de routine. C’est aussi un moment de faire le point des relations avec les autres pays. « Les deux pays dont les ambassadeurs ont présenté leurs lettres de créance ont un rôle particulier dans le contexte qui est le nôtre», indique Aurélien Agbénonci, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération. En le disant, il évoque le contexte géographique concernant le Niger et la situation sécuritaire dans le monde pour les Etats-Unis d’Amérique. Le ministre annonce que pour consolider les relations entre le Bénin et le Niger, il est prévu une revue des activités dans quelques semaines et une séance de travail avec le président de la République. Avec les Etats-Unis, les discussions sur les questions sécuritaires et économiques restent permanentes, a affirmé le ministre. Actualités 06 mai 2022


Football : Le maillot de "la main de Dieu" vendu à 9,3 millions de dollars
La vente aux enchères du maillot que portait Diego Maradona avec l'Argentine face à l'Angleterre en quarts de finale de la Coupe du monde 1986 a pulvérisé tous les records. Le maillot porté pour marquer le but légendaire de « la main de Dieu » a trouvé preneur.
Selon le New York Times, la tunique a remporté le prix le plus élevé jamais payé pour un article de sport. Le maillot a été vendu à près de 9,3 millions de dollars lors d'une vente aux enchères organisée par Sotheby's. Dans un communiqué de presse, Sotheby's a souligné que « Le maillot Hand of God a une signification culturelle profonde pour le monde du football, le peuple argentin et le peuple anglais et je suis certain que le nouveau propriétaire sera extrêmement fier de posséder le maillot de football le plus emblématique du monde ». Le précédent record était détenu par un maillot porté par la légende américaine du base-ball, Babe Ruth, à la fin des années 1920, vendu en 2019 à 5,6 millions de dollars. Sports 05 mai 2022


Santé : Une hépatite d'origine inconnue menace les enfants
L’Oms donne l’alerte sur des cas d’hépatite aigue d’origine inconnue chez les enfants. Les cas recensés se retrouvent pour le moment en Europe et aux Etats-Unis. Au 1er mai, au moins 228 cas probables ont été signalés à l’Organisation mondiale de la Santé (Oms) dans 20 pays, et plus de 50 autres cas sont en cours d’investigation. La majorité des cas ont été signalés en Europe, d’abord au Royaume-Uni. Trois enfants indonésiens sont décédés en Indonésie. Cependant, l’origine de ces inflammations sévères du foie, qui touche principalement les enfants de moins de 10 ans, reste inconnue. En effet, le
Centre européen de prévention et de contrôle des maladies signale dans son rapport en date du 28 avril 2022 une augmentation des cas d'hépatite aiguë sévère d'étiologie inconnue chez les enfants auparavant en bonne santé. « Le tableau clinique est celui d'une hépatite aiguë sévère nécessitant une hospitalisation avec ictère et transaminases hépatiques nettement élevées. Dans la plupart des cas, l'apparition de la jaunisse a été précédée d'une maladie gastro-intestinale avec vomissements, diarrhée et nausées », signale le rapport. Des enquêtes épidémiologiques et de laboratoire détaillées sur les cas sont toujours en cours pour aider à déterminer l'étiologie sous-jacente. Sur la base de ces enquêtes, l'hypothèse principale actuelle est qu'un cofacteur affectant les jeunes enfants ayant une infection à adénovirus, qui serait bénigne dans des circonstances normales, déclenche une infection plus grave ou des lésions hépatiques à médiation immunitaire. Les virus courants qui causent l'hépatite virale aiguë (virus de l'hépatite A, B, C, D et E) n'ont été détectés dans aucun de ces cas. Les voyages internationaux ou les liens vers d'autres pays sur la base des informations actuellement disponibles n'ont pas été identifiés comme des facteurs. Santé 05 mai 2022


Dégradation des forêts naturelles :  Le cri de cœur de Luc Gnacadja
L’ancien ministre de l’Environnement du Bénin, Luc Gnacadja, s’insurge contre l’expansion vertigineuse des terres agricoles sur les forêts naturelles. Il l’a fait savoir dans une publication sur Linkedin. Lire ci-dessous son point de vue.

ARRÊTONS L'EXPANSION DES TERRES AGRICOLES SUR LES FORÊTS NATURELLES !

Cela est crucial pour la survie de l’humanité, en l’occurrence pour l’#Afrique et en particulier pour le Bénin où durant la première décennie de ce siècle (de 2000 - 2010) 98% de la perte de nos forêts était due à l’expansion de terres agricoles. Ceci est l’une des causes principales de notre vulnérabilité croissante face aux changements climatiques. Pour satisfaire nos besoins en terres cultivables pour l’expansion agricole, restaurons nos terres agricoles dégradées ! C’est économiquement rentable (en moyenne 30$ de retour sur investissement pour chaque 1$ investi), et c’est bon pour le #climat (adaptation et atténuation) et la conservation de la #biodiversité. Si, dans le cadre de la décennie des Nations Unies sur la restauration des écosystèmes dégradés, il nous reste encore 8 ans pour guérir notre planète en restaurant les écosystèmes que nous avons dégradés, Selon le dernier rapport du Giec, Nous n’avons plus que 3 ans d’actions climatiques efficaces pour avoir une chance de maintenir la planète sous le scénario de 1,5°C. Mettons-nous au travail chers amis !
Environnement 05 mai 2022


Palais de la Marina : De nouveaux ambassadeurs ont présenté leurs lettres de créance
Les nouveaux ambassadeurs des Etats-Unis et du Niger ont présenté leurs lettres de créance. Les relations diplomatiques entre le Bénin et les Etats-Unis d’Amérique sont excellentes. Le nouvel ambassadeur du pays de l’Oncle Sam a présenté ses lettres de créance ce jeudi 5 mai au chef de l’Etat Patrice Talon au cours d’une cérémonie officielle. Au terme de l’audience que ce dernier lui a ensuite accordée, Brian Wesley Shukan se réjouit de sa présence. Lui qui, 26 ans plus tôt, avait servi comme directeur des services généraux à l’ambassade des Etats-Unis à Cotonou. Le diplomate américain cite l’appui au renforcement de la démocratie et à la lutte contre le terrorisme comme ses priorités dans la coopération. Dans la même matinée, Patrice Talon a reçu les lettres de créance de Abdou Sidi, nouvel ambassadeur du Niger au Bénin. Le diplomate né en 1960 promet œuvrer pour la consolidation des relations économiques et fraternelles entre les deux pays.   Actualités 05 mai 2022


Promotion des arts et cultures vodoun : démarrage des préparatifs de la Biennale Ouidah 2022
Les préparatifs de la Biennale Ouidah 2022, qui se tiendra en août prochain, démarrent ce jeudi 5 mai. Il sera procédé ce jour, au lancement officiel des préparatifs pour la tenue effective de la Biennale Ouidah 2022, qui se veut un creuset pour la promotion des arts et cultures vodoun. Ce festival ambitionne de faire de Ouidah un espace privilégié de résidences artistiques, lieu de croisement des imaginaires, carrefour des diversités culturelles et de la recherche appliquée, dans le champ des arts et cultures vodoun. Du 11 au 14 août se tiendra la première « escale » de la biennale qui s’articule autour de l’élément « terre », l’un des principes fondamentaux de la cosmogonie vodoun. La terre, nourricière universelle, dont les enjeux de préservation conditionnent la survie de l’humanité. Il s’agit d’un projet inscrit à la croisée des nouvelles formes d’expressions artistiques, avec des intentions profondément ancrées dans la tradition des arts et cultures vodoun, qui seront explorées pendant la Biennale et qui entreront en résonance avec la photographie, les arts visuels, la mode, le design, l’artisanat d’art. En effet, la biennale Ouidah est pensée comme un outil d’opérationnalisation des aménagements prévus pour la ville de Ouidah, dans le cadre du Programme d’action du gouvernement (Pag). Le projet traduit cette volonté de bâtir une station touristique, originale, splendide, pittoresque répondant aux normes internationales et basée sur les loisirs, la culture, l’histoire et la nature. Il s’agira alors d’envisager le vodoun à travers l’influence symbolique transfrontalière qu’il exerce dans les imaginaires africains et afro-descendants, en l’inscrivant dans une cartographie liant le national à l’international, et en amenant un éclairage nouveau sur les connexions, les hybridations, les métissages qui s’opèrent entre les cultures, les croyances, les rites et rituels entre communautés des origines et diasporas réinventées, mais aussi dans le processus de création des artistes contemporains. Un éclairage sans préjugés sur la culture vodoun Au menu des activités, on retient entre autres, les journées d’études scientifiques. Le comité scientifique transcontinental mis en place abordera au cours de ces assises plusieurs thèmes dont la typologie et les fonctions des cultes endogènes du Nord-Ouest du Bénin, la divination et culte dans le Nord Bénin, les sociétés secrètes et le vodoun. Véritables plateformes de mutualisation des compétences, des ateliers et rencontres professionnels se tiendront pour permettre aux artistes internationaux de confronter leurs pratiques artistiques aux savoir-faire détenus par les communautés vodoun et les artistes du Bénin. Le Ciné vodoun se matérialisera par une sélection principalement axée sur le documentaire. Il sera diffusé des films de qualité afin d’apporter un éclairage sans préjugés sur la culture vodoun africaine et ses arts mais aussi sur les spiritualités apparentées, afin de sensibiliser le grand public. La biennale Ouidah, arts et cultures vodoun, s’inscrit également dans le continuum des manifestations culturelles hébergées par la cour royale de sa Majesté Dada Daagbo Hounon Houna II, chef spirituel suprême du vodoun, et chaque édition sera couplée avec le calendrier des manifestations des communautés vodoun de façon générale. La première édition de cette Biennale devrait booster l’industrie touristique et faire du Bénin une destination phare, au cœur de l’une des cultures les plus vivaces d’Afrique de l’Ouest. Société 05 mai 2022


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