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Nouvelles

Dr Jean-Roitinos Aïssi au sujet du scoutisme : « C’est un chemin de développement durable »
Le scoutisme est une organisation mondiale qui prône un monde meilleur. Il est appelé à œuvrer pour un monde durable. Environnementaliste et commissaire général de l’Association des Scouts catholiques du Bénin, Dr Jean-Roitinos Aïssi en dévoile les enjeux. La Nation : Dr Jean-Roitinos Aïssi, la communauté internationale célèbre, chaque 22 avril, la journée internationale de la Terre. Comment se porte, selon vous, notre planète ? Dr Jean-Roitinos Aïssi : La Terre, notre maison commune n’est pas au mieux de sa forme. Nous nous dirigeons vers des tendances critiques, surtout avec le changement climatique et ses effets catastrophiques. Nous sommes à un stade où la pression monte. Les catastrophes deviennent récurrentes. Selon les experts climat de l’organisation des Nations unies (Onu), sans un renforcement des politiques actuelles, le monde se dirige vers un réchauffement de +3,2 °C d’ici la fin du siècle. Alors que chaque dixième de degré ne fait que nous plonger dans des catastrophes climatiques. L’Afrique du Sud continue de compter ses morts du fait des inondations. Mais nous avons encore une chance d’éviter le pire, en œuvrant pour la transition énergétique, en renforçant les capacités d’adaptation, en mettant surtout les jeunes au cœur des engagements. C’est connu que nous laissons à nos enfants une terre souffrante. Mais il faut commencer aussi à penser à quels enfants nous laisserons la Terre et qui soient capables de la protéger et de la défendre. On le sait, le scoutisme est assez proche de la nature. Pourquoi mettez-vous les jeunes au cœur de l’écologie ? D’abord, le scoutisme a pour but de contribuer au développement des jeunes en leur permettant d’atteindre leur plein potentiel physique, intellectuel, émotionnel, social et spirituel en tant qu’individus, citoyens responsables et membres de leurs communautés. Pour revenir à votre question, l’une des choses les plus importantes dans cette organisation, c’est le vivre-ensemble et la découverte de la nature. La méthode scoute nous amène à être confrontés aux réalités de la nature et à œuvrer à sa protection. Vous ne pouvez pas imaginer combien c’est passionnant et pédagogique de vous retrouver dans les bois pour relever ensemble des défis. Vous apprenez du monde qui vous entoure, de vos coéquipiers, de la biodiversité, de la vie tout simplement. Ces aventures aident les jeunes à retrouver l’équilibre de vie. On prend conscience de soi, des autres et de la nature, créature divine. Alors, oui, l’écologie est au cœur de nos actions. C’est dans notre mission de sensibiliser les jeunes à la protection de l’environnement. Le scoutisme forme dans l’espoir que les jeunes deviennent des ambassadeurs de l’écocitoyenneté auprès de leurs familles et amis, dans leurs écoles et partout où ils se retrouvent. C’est, pourquoi pas, une manière de susciter des vocations dans le domaine de la défense de l’environnement. Le monde durable ne dépend pas que de l’écologie. Comment travaillez-vous à contribuer à l’atteinte de l’agenda 2030 ? Pour que les Objectifs de développement durable soient atteints, vous convenez avec moi que chacun doit jouer sa partition : les gouvernements, la société civile, les entreprises, la jeunesse, etc. Et en œuvrant, dans leurs communautés, selon l’idée du fondateur Baden-Powell de « laisser ce monde un peu meilleur que vous ne l’avez trouvé», les scouts sont engagés pour l’atteinte des Odd. Ils donnent la preuve que la jeunesse a un rôle déterminant à jouer dans l’Agenda 2030. Plusieurs expériences nous en donnent raison, puisque dans plusieurs de nos localités, ils ont su faire en sorte que les communautés locales acceptent le changement dans les domaines de l’éducation, de la santé, de la gestion des ressources naturelles. Nous savons que tous les objectifs sont liés les uns aux autres. Raison de plus pour ne pas mettre les jeunes de côté dans la construction d’un monde durable. Au-delà du scoutisme, les organisations de jeunes doivent se mobiliser pour susciter une prise de conscience autour des Odd. C’est une bataille commune pour un monde meilleur, un monde durable. Environnement 28 avr. 2022


Sécurisation des parcs nationaux du Nord-Bénin : Les rangers reçoivent un appui de 330 millions de F Cfa
Préoccupés par les défis sécuritaires au niveau des parcs nationaux du Nord Bénin, la Fondation des savanes Ouest-Africaines (Fsoa) a accordé, le 26 avril 2022, une subvention de 330 millions de Fcfa pour la protection de l’intégrité physique des rangers. Les attaques enregistrées dans les parcs nationaux ne laissent indifférents, ni l’Etat ni les partenaires engagés dans la conservation de la biodiversité. La Fondation des Savanes Ouest-Africaines (Fsoa) vient en appui avec un montant de 330 millions de Fcfa. La convention de subvention a été signée le 26 avril 2022 à Cotonou par Alfred Koffi Allogninouwa, directeur exécutif de la Fsoa et Hugues Akpona, directeur Général du W-Arly-Pendjari pour African Parks Network, en présence de Jeanne Adanbiokou Akakpo, directrice de Cabinet du ministre du Cadre de vie et du Développement durable. « La Fsoa s’est rapidement engagée à offrir un soutien significatif et concret pour protéger l’intégrité physique des rangers, face aux périls des individus armés non identifiés et les prévenir contre les engins expositifs improvisés », a expliqué Alfred Koffi Allogninouwa. En réalité, les rangers exercent une mission complexe dans des conditions très difficiles. Leurs patrouilles durent plusieurs jours dans un environnement hostile où ils doivent affronter la nature, mais bien plus désormais, des groupes armés et déterminés. Il y a de quoi faire bénéficier à ces jeunes issus, pour la plupart, des communautés riveraines aux réserves naturelles, d’une protection active. La cagnotte offerte servira à acquérir des gilets et casques pare-balles, des lunettes de vision nocturne, des drones détecteurs de mines, des kits du démineur, etc. Hugues Akpona a donc tenu à remercier la fondation pour ses appuis permanents à la conservation de la biodiversité du complexe écologique W-Arly-Pendjari (Wap). « Cet engagement pour nous est primordial dans le contexte sécuritaire actuel où nous jouons tous la survie du complexe W-Arly-Pendjari et par conséquent la durabilité de la conservation de la biodiversité en Afrique de l’Ouest. Nous vous en savons gré et vous exprimons nos gratitudes », a-t-il laissé entendre. Pour sa part, Jeanne Adanbiokou Akakpo a reconnu la fructueuse collaboration entre le Mcvdd et la Fsoa. Cette dernière « a su apporter des réponses à des situations qui préoccupaient le gouvernement. En témoigne le don exceptionnel de ce jour d’une enveloppe de 330 millions de Fcfa au profit du gestionnaire délégué des Aires Protégées », a-t-elle martelé. La signature de cette convention de subvention a eu lieu au cours de la cérémonie de passation de charges entre Roger Dah-Achinanon, président sortant et Servais Adjovi, président entrant du Conseil d’administration élu au terme de la 26e session de la Fsoa, ce 26 avril 2022. La Fsoa, un mécanisme de financement durable mis en place pour préserver l’exceptionnel capital naturel et humain des réserves de biosphères transfrontalières du complexe Wap aux confins du Bénin, du Burkina Faso et du Niger, a accompli un sacré bout de chemin depuis sa création, et sa régionalisation à l’échelle des trois pays partageant le Wap est devenue réalité. Environnement 28 avr. 2022


Mairie de Porto-Novo : La Se Isabelle Essou prend service
Isabelle Essou Dahito est désormais aux commandes du secrétariat exécutif de la mairie de Porto-Novo. Echange de parapheurs et discours ont été les temps forts, mardi 26 avril dernier, de la cérémonie de passation de charges entre le maire de Porto-Novo, Charlemagne Yankoty et la Secrétaire exécutive, Isabelle Essou Dahito. Celle-ci s’est vue attribuer une partie des pouvoirs de l’autorité municipale conformément à la loi sur la décentralisation. « A l’aune de la réforme de l’administration territoriale, il est désormais mentionné conformément à l’article 101 de la loi 2021-14 du 20 décembre 2021 portant Code de l’administration territoriale en République du Bénin que le maire est la première autorité politico-administrative de la commune. Mais il doit, du reste, se faire assister par un organe exécutif et technique disposant de ses attributions propres », a précisé Charlemagne Yankoty. Selon lui, la secrétaire exécutive doit travailler en synergie avec le conseil de supervision qu’il préside, pour un meilleur rayonnement de la ville capitale. Le maire rassure la Se de sa totale disponibilité, de celle de son conseil municipal ainsi que du personnel de l’administration municipale pour la réussite de leur mission commune. Pour y parvenir, Charlemagne Yankoty a exhorté Isabelle Essou Dahito à faire preuve d’une bonne capacité managériale pour gérer au mieux ce personnel administratif qui regorge de beaucoup de compétences. L’édile de Porto-Novo dit vouloir compter aussi sur la disponibilité et l’accompagnement de tous les jours du préfet de l’Ouémé, Marie Akpotrossou, l’autorité de tutelle, pour faciliter les premiers pas au nouvel organe exécutif et technique de la mairie. « Je reste persuadé que lorsque chaque organe jouera pleinement sa partition, le développement de nos différents territoires sera une réalité qui justifiera la pertinence des réformes », souligne Charlemagne Yankoty. Très contente de prendre service, Isabelle Essou Dahito a surtout remercié le maire d’avoir accepté qu’elle travaille à ses côtés après l’avoir tirée au sort. L’ancienne cadre de la mairie de Ouidah rassure les uns et les autres de son engagement à oeuvrer harmonieusement et dans le respect des principes de bonne gouvernance et du Code de l’administration territoriale au Bénin. Le préfet de l’Ouémé a prodigué de sages conseils à la Se avant de rassurer de son soutien qui ne lui fera pas défaut pour la réussite de sa mission. Marie Akpotrossou a invité tout le Conseil municipal et le personnel administratif à divers niveaux à accompagner Isabelle Essou Dahito pour l’atteinte des objectifs. L’autorité préfectorale n’a pas manqué de vanter la pertinence de la réforme du secteur de la décentralisation visant désormais à séparer les fonctions politiques de celles techniques au niveau de l’administration communale. Les Se de Pobé, Dangbo, Adjarra et des Aguégués installés Les secrétaires exécutifs des quatorze communes des départements de l’Ouémé et du Plateau sont déjà installés. Après l’installation des neuf premiers, lundi 25 avril, c’était le tour, mardi dernier, des cinq dont la secrétaire exécutive de la mairie de Porto-Novo, de prendre service. Le maire des Aguégués, Marc Gandonou, a transmis une partie de ses attributions au Se Elisée Jean de Dieu Koudjo. Idem pour les édiles des communes de Dangbo, Djossou Maoudro et d’Adjarra, Germain Wanvoègbé. Ils ont respectivement passé le témoin aux Se Franck Avimadjè Mèvo et Farida Babawé Boukari. Les cérémonies de ces différentes installations ont été supervisées par le préfet de l’Ouémé, Marie Akpotrossou. Du côté de Pobé dans le département du Plateau, le maire Simon Dinan a remis les clés du secrétariat exécutif de la mairie à Iréné Akakpo. La passation de charges a été présidée par le préfet Valère Sètonougbo. Les différents secrétaires exécutifs ont chacun un mandat de cinq ans pour prouver ce dont ils sont capables en lien avec la réforme initiée par le président de la République, Patrice Talon, qui veut désormais que les fonctions techniques soient séparées de celles politiques au niveau des collectivités territoriales du Bénin.   Société 28 avr. 2022


Profil genre pays pour le Bénin : Pauvreté et éducation : des inégalités à corriger
Le profil genre pays pour le Bénin, étude de plusieurs partenaires dont la Banque africaine de développement (Bad), évoque les inégalités à corriger dans plusieurs domaines dont l’éducation et la lutte contre la pau-vreté. Les femmes en sortiraient grandies si les recommandations formulées venaient à être prises en compte. Par Maryse ASSOGBADJO Le Bénin connaît un recul de la pauvreté : 38,5 % en 2019 contre 40,1 % en 2015. Cet exploit relevé par l’Enquête EMICoV n’est pas encore suffisamment ressenti par la majorité des femmes. L’Enquête régionale intégrée sur l’emploi et le secteur informel de 2018 montre que le revenu mensuel des hommes béninois est une fois et demie plus élevé que celui des femmes. La pauvreté non monétaire touche 36,3 % des ménages dirigés par les femmes et 28 % de ceux dirigés par les hommes. La pauvreté monétaire touche les deux sexes dans la même proportion, soit 40 % des ménages dirigés par les hommes contre 39,7 % de ceux dirigés par les femmes. D’aucuns attribuent cette différence de pourcentage à l’effet des programmes de microcrédit aux plus pauvres et aux efforts des Associations villageoises d’épargne et de crédit (Avec) qui offrent aux femmes des facilités d’accès au crédit. Mais il ne faut pas non plus sous-estimer les capacités intellectuelles de l’homme concernant la question de la lutte contre la pauvreté. « Lorsque le chef de ménage possède un bon niveau d’instruction, le ménage est moins exposé à la pauvreté. On en déduit que l’accès à l’éducation pour les filles, surtout secondaire et supérieure, est incontournable pour réduire la pauvreté et les disparités de genre», lit-on dans le document du profil genre pour le Bénin. Elaboré pour permettre à la Banque africaine de développement (Bad) de renforcer l’intégration du genre dans ses opérations au Bénin en vue d’un développement inclusif et durable, le document de profil genre pour le Bénin s’inscrit à la fois dans le programme opérationnel de mise en œuvre de la stratégie genre 2021-2025 de la Banque africaine de développement et dans l’accompagnement du Bénin dans la mise en œuvre du Programme d’action du gouvernement (Pag) 2021-2026. Tout en reconnaissant les efforts du Bénin dans le domaine éducatif, ce document suggère la prise en compte des disparités afin de faire de l’universalité de l’éducation une réalité. A ce niveau aussi, une attention accrue doit être accor-dée aux femmes au regard des fossés. Le Rapport d’avancement 2019 de la mise en œuvre du PC2D renseigne qu’au Bénin, « 59,4 % des femmes n’ont aucun niveau d’instruction, 24,9 % ont le niveau de l’éducation primaire, 14,2 %, le niveau du secondaire et 1,5 % le niveau de l’enseignement supérieur ». Toutefois, des efforts substantiels sont faits sur le plan national pour l’universalité de la scolarisation au niveau du primaire et dans le 1er cycle du secondaire où l’indice de parité fille/garçon au 1er cycle est de 0,84 en 2019. Dans l’enseignement supérieur, l’indice de parité des étudiants est de 0,39 en 2019. Mesures Les inégalités de genre observées au niveau de l’enseignement secondaire, technique et professionnel et au niveau supérieur ont une incidence négative sur la participation des femmes à l’emploi et, en conséquence, sur leurs revenus. Les inégalités de genre visées dans le présent profil et qui ont une très grande incidence sur la croissance économique du pays et l’autonomisation des femmes concernent par ailleurs l’accès à l’éducation et à la formation professionnelle; l’employabilité, l’accès à l’emploi, au revenu et la création des entreprises, aux services numériques, financiers et énergétiques. D’où les recommandations de la Banque africaine de développement à l’endroit du Bénin. Elle exhorte le pays à intégrer systématiquement des mesures de soutien à la formation professionnelle, à l’emploi et à la création des entreprises fémi-nines dans les projets de soutien aux secteurs économiques clés (agriculture, agro-industrie, numérique, tourisme, et les infrastructures de transport) ; de soutenir les programmes de développement des offres de formation ciblées pour équiper les femmes et les jeunes filles en compétences nécessaires afin d’améliorer leur employabilité dans les secteurs économiques clés avec la mise en place de passerelles formation-emploi et d’incubateurs d’entreprises. Le profil genre est le fruit d’une étroite collaboration entre le gouvernement du Bénin, la Banque africaine de développement (Bad), Onu Femmes, l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) et le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud). Société 28 avr. 2022


Crise alimentaire mondiale : Les pays africains à l’épreuve de la conjoncture
Déjà en proie aux conflits persistants, à la crise climatique et aux affres de la pandémie de Covid-19, l’Afrique doit faire face inévitablement à une crise alimentaire mondiale. Dans un contexte d’inflation généralisée des denrées et engrais, il est urgent de transformer les systèmes agroalimentaires et de protéger les populations vulnérables. Mais avec quels moyens ? « L’Afrique doit se préparer à l’inéluctabilité d’une crise alimentaire mondiale », selon Dr Akinwumi Adesina, président du Groupe de la Banque africaine de développement (Bad), parlant des priorités de l’Afrique. A l’en croire, les pays les plus vulnérables du continent ont été durement touchés par les conflits, le changement climatique et la pandémie de Covid-19, qui ont bouleversé les progrès économiques enregistrés ces deux dernières décennies. Quelque 30 millions d’emplois ont été perdus à cause de la pandémie, rappelle-t-il. Si nombre d’économies font montre de résilience, le plus dur reste à craindre avec la cherté de la vie et surtout la crise alimentaire qui se profile à l’horizon. En effet, la guerre russo-ukrainienne a comme répercussions une flambée des prix de certaines denrées, notamment des céréales, la Russie et l’Ukraine fournissant une grande partie des exportations mondiales de blé, d’engrais azotés et d’engrais potassiques et phosphorés. Les prix des engrais avaient triplé avec les perturbations des chaînes d’approvisionnement engendrées par les restrictions et fermetures des frontières liées à la lutte contre la pandémie. Les prix de l’énergie ont également augmenté, avec les sanctions prises contre la Russie, premier producteur et premier exportateur mondial de gaz naturel. Comme si cela ne suffisait pas, une grave sécheresse sévit en Afrique de l’Est. Quelque 282 millions de personnes sur le continent, soit plus d’un cinquième de la population, n’ont pas assez à manger. C’est dans ce contexte que s’est tenue la trente-deuxième session de la Conférence régionale de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (Fao) pour l’Afrique, du 11 au 14 avril dernier à Malabo en Guinée équatoriale. Elle a mis l’accent sur le Cadre stratégique de la Fao et sur les « quatre bétons » à savoir une meilleure production, une meilleure nutrition, un meilleur environnement et une meilleure vie pour tous, en ne laissant personne de côté. Relever les multiples défis de l’Afrique et réaliser son énorme potentiel exigent des efforts extraordinaires et de nouvelles façons de travailler ensemble, soulignait Qu Dongyu, directeur général de la Fao, à cette occasion. « L’objectif du continent d’éliminer la faim d’ici à 2025, et les efforts de la Fao aidant les membres à atteindre les objectifs de développement durable d’ici à 2030, rencontrent un écheveau d’obstacles sans précédent», a-t-il déclaré. Casse-tête ! Dans un contexte où le niveau d’endettement a bondi avec les affres de la crise économique et sanitaire, l’équation s’avère difficile à résoudre pour les pays du continent qui disposent d’une marge de manœuvre budgétaire très réduite face aux défis. Il apparaît urgent et opportun de reconstituer le Fonds africain de développement - le bras de prêt concessionnel du Groupe de la Banque qui soutient les pays africains à faible revenu, préconise Dr Adesina, tout en précisant qu’il n’est pas question pour l’Afrique de «mendier». Auparavant, rappelle-t-il, ce Fonds avait connecté 15,5 millions de personnes à l’électricité et soutenu 74 millions de personnes grâce à une agriculture améliorée. Aussi, a-t-il permis à 50 millions de personnes d’accéder aux transports, de construire 8 700 kilomètres de routes et de fournir à 42 millions de personnes des installations d’eau et d’assainissement améliorées. Pour sa part, la Fao mise sur ses initiatives phares telles que «Main dans la main» qui implique déjà 27 pays africains, «Un pays – un produit prioritaire» qui aide chaque pays à développer la chaîne de valeur d’un produit agricole particulier au regard de l’environnement et le projet «1 000 Digital villages » engagé dans sept pays africains (phase expérimentale) et qui met le numérique au cœur de la transformation rurale et de la prospérité. En attendant, le Fonds monétaire international (Fmi) recommande des « politiques budgétaires souples » favorisant la protection des plus vulnérables, notamment les femmes et les enfants. Il est question d’éviter une crise alimentaire mondiale et ses corollaires de malnutrition et de maladies, tout en préservant la cohésion sociale. Les regards sont tournés vers le colloque sur l’état de l’Afrique, un événement phare de la Banque mondiale consacré au développement du continent lors des Assemblées de printemps et des Assemblées annuelles de la Banque mondiale et du Fmi, qui se tient ce mercredi 27 avril. David R. Malpass, président du Groupe de la Banque mondiale, Samia Suluhu Hassan, présidente de la République unie de Tanzanie, Malala Yousafzai, cofondatrice de Malala Fund et autres experts se pencheront sur la conjoncture macroéconomique, l’impact des récentes fluctuations des prix des matières premières et des denrées alimentaires ainsi que sur le rôle des systèmes de protection sociale pour atténuer ces chocs économiques, maintenir ou créer des emplois et renforcer la résilience des ménages. Il s’agira d’identifier les difficultés rencontrées actuellement par les pays africains pour déployer des mécanismes efficaces et durables de protection sociale et de proposer des solutions pour y remédier afin de développer le capital humain et créer davantage d’emplois. Economie 28 avr. 2022


Enseignement technique et formation professionnelle : Le gouvernement amorce une nouvelle phase
Entre construction et rénovation de lycées agricoles et d’écoles de métiers, le gouvernement s’engage dans une phase d’extension de l’enseignement technique et de la formation professionnelle. Toutes choses qui permettront la mise sur le marché de l’emploi d’acteurs économiques de type nouveau. Faire de l’enseignement technique et de la formation professionnelle les piliers du système éducatif constitue une priorité pour le gouvernement. Il s’y est penché hier au cours du conseil des ministres. Il a été décidé une mission de conduite d’opérations dans le cadre du programme de construction et de réhabilitation de 30 lycées agricoles et de sept écoles de métiers. A travers cette décision, le gouvernement amorce une autre phase de la réforme dans le secteur de l’éducation. Un secteur qui, selon les constats, forme plus de diplômés que de personnes aptes à travailler. La veille déjà, mardi 26 avril, Eustache Kotingan, président du Conseil national du patronat, le principal regroupement des patrons d’entreprises, déplorait cette situation. Selon lui, il serait bien de prioriser la formation professionnelle afin de mettre sur le marché un personnel qualifié pouvant être utilisé par les entreprises qui ont besoin de main-d’œuvre. Il est évident que l’enseignement général est un pourvoyeur de sans emploi. Et puisqu’il n’existe que peu de lycées agricoles et d’écoles de métiers, la situation ne fait que s’aggraver d’année en année. Mais depuis 2016, la démarche pour renverser la tendance est enclenchée. En 2020, le gouvernement a reçu un financement de 300 millions de dollars de la Banque mondiale pour des investissements dans ce sous-secteur de l’éducation connu pour sa capacité à former des apprenants prêts à être utilisés par les entreprises. Cette ambition du gouvernement se manifeste aussi par l’augmentation sensible et de façon continuelle du budget alloué à l’enseignement technique et à la formation professionnelle. C’est ainsi que dans la loi de finances en cours d’exécution, ce département ministériel a bénéficié de 143 milliards Fcfa. Ce qui correspond à une augmentation de 33 % de son budget par rapport à 2021. Dans une approche globale et méthodique porteuse d’une réforme structurelle, la loi n°2022-01 portant loi-cadre sur l’enseignement technique et la formation professionnelle en République du Bénin a été votée en janvier dernier. Cet outil législatif de 56 articles encadre mieux le sous-secteur et innove avec la mise en place d’une approche éducative inclusive et holistique, le pilotage de l’enseignement et la formation techniques et professionnels avec la participation du secteur privé, la régulation des flux en vue d’une dominance du choix de ce sous-secteur par les apprenants, etc. Le volet gouvernance n’a pas été occulté. Il a été réorganisé pour s’assurer de l’obtention des résultats escomptés. C’est ainsi que la loi-cadre précise le mode de gouvernance pédagogique et administrative et prévoit l’arrimage de l’enseignement et la formation techniques et professionnels. Côté adéquation formation-emploi, la loi-cadre induit une grande avancée. Selon l’article 48, « tout curriculum de formation en matière d’enseignement et de formation techniques et professionnels est élaboré suivant une méthodologie consensuelle, avec une implication effective et active des acteurs du monde professionnel ». Quant à l’article 50, il insiste sur cette obligation. « Tout programme de formation à l’enseignement et à la formation techniques et professionnels est élaboré de concert avec les structures organisées ou les branches professionnelles du secteur public concerné », stipule cet article. Promesse tenue C’était d’abord une promesse de campagne du candidat Patrice Talon, alors en quête de renouvellement de son mandat à la tête de l’Etat. Ce 26 mars 2021, il annonçait la construction de 30 lycées agricoles qui, à terme, devront accueillir 48 000 élèves. Il promettait aussi la création de 7 écoles des métiers de référence dans les domaines de l’énergie, du numérique, des bâtiments et des travaux publics, de l’automobile et des équipements industriels, de l’eau et de l’assainissement, des industries du bois et de l’aluminium, du tourisme-hôtellerie-restauration qui auront une capacité d’accueil de 8 400 apprenants. Le délai de mise en œuvre assez court étonnait bien des citoyens. Le candidat voulait, en effet, réaliser ces infrastructures pour l’année 2023. Ensuite, cette ambition pour ce sous-secteur est devenue une priorité du gouvernement inscrite dans l’axe stratégique 5 intitulé « promotion d’une éducation de qualité et de l’enseignement technique et professionnel » du Programme d’action du gouvernement 2021 - 2026. Actualités 28 avr. 2022


Développement des médias au Bénin : Aurelie Adam Soulé Zoumarou échange avec les faîtières de la presse
Aurelie Adam Soulé Zoumarou, ministre du Numérique et de la Digitalisation, a tenu, mardi 26 avril, une séance de travail avec les présidents des associations professionnelles des médias. L’opérationnalisation du Fonds d’appui au développement des médias (Fadem) et le bon Fonctionnement des associations étaient au menu de la rencontre. L’opérationnalisation du Fonds d’appui au développe-ment des médias (Fadem) et le bon fonctionnement des faîtières de la presse béninoise sont les grands sujets au cœur de la séance de travail entre Aurelie Adam Soulé Zoumarou, ministre du Numérique et de la Digitalisation, Evariste Hodonou, président du Conseil national du patronat de la presse et de l’audiovisuel (Cnpa) et Zakiath Latoundji, présidente de l’Union des professionnels des médias du Bénin (Upmb), mardi 26 avril à Cotonou. Au sortir de cette première rencontre avec leur autorité de tutelle depuis sa prise de fonction, Zakiath Latoundji s’est réjouie de l’intérêt que la ministre accorde aux différentes préoccupations évoquées. « C’était important pour nous d’échanger avec notre ministre dans un contexte où les associations professionnelles traversent actuellement des difficultés à tous les niveaux », a-t-elle confié. Pour elle, le soutien du ministre de tutelle est nécessaire pour la mise en œuvre des réformes envisagées pour insuffler un nouveau dynamisme au secteur des médias. A l’en croire, la ministre du Numérique et de la Digitalisation reste disponible à accompagner les instances faîtières de la presse dans leur volonté de moderniser le secteur et les encourage à aller de l’avant. « Elle est prête à nous accompagner dans le sens de réformes constructives qui garantiront un meilleur avenir pour notre secteur », a-t-elle conclu. Actualités 28 avr. 2022


Afrique de l’Ouest : De bonnes prévisions pour la saison pluvieuse
Les prévisions pour la saison pluvieuse 2022 s’annoncent bonnes pour l’Afrique de l’Ouest. C’est ce qui ressort du  Forum 2022 des Prévisions saisonnières des caractéristiques Agro-hydro-climatiques de la saison des pluies pour les zones soudanienne et sahélienne (Prseass). Par Mathilde Assogba (Stag) Il a été organisé le 25 avril dernier par le Centre régional Agrhymet du Cilss, l’Acmad, les services nationaux de météorologie et d’hydrologie (Snmh), avec la collaboration de l’Omm et des organismes des grands bassins fluviaux, Forum 2022 des Prévisions saisonnières des caractéristiques Agro-hydro-climatiques de la saison des pluies pour les zones soudanienne et sahélienne (Prseass). En effet, une saison des pluies 2022 globalement humide est attendue au Sahel, avec des dates de démarrage précoces en moyenne, des dates de fin tardives en moyenne, de courtes séquences sèches en moyenne dans la partie Ouest et de longues en moyenne dans la partie Est. Des écoulements globalement excédentaires en moyenne seront notés dans les principaux bassins fluviaux. En ce qui concerne la zone sahélo-soudanienne qui couvre le Sénégal, la Gambie, la Guinée Bissau, la Guinée, la Sierra Leone, le Burkina Faso, quelques îles du Cap vert, les parties Sud de la Mauritanie, du Mali, le Sud-ouest du Niger, les parties Nord de la Côte d’Ivoire, du Ghana, du Togo, du Bénin, du Nigeria et le Centre du Tchad, il est à noter des dates de début de saison précoce en moyenne. Le forum prévoit aussi des dates de fin de saisons tardives en moyenne sur la bande sahélienne allant des îles du Cap vert au Tchad en passant par le Sénégal, la Gambie, la Guinée Bissau, la Guinée, le Burkina Faso, les parties Sud de la Mauritanie, du Mali, du Niger, du Tchad et les parties Nord des pays du Golfe de Guinée telles que la Sierra Leone, Côte d’Ivoire, Ghana, Togo, Benin et Nigeria. Néanmoins, le forum révèle un risque élevé d’inondation en raison de l’abondance des pluies, qui pourrait entraîner des pertes de récoltes, de biens matériels et des pertes en vies animale et humaine dans les localités exposées. Pour anticiper sur ces inondations et leurs conséquences, le forum a fait des recommandations. Entre autres, il préconise de renforcer la veille et les capacités d’intervention des agences en charge du suivi des inondations, de la réduction des risques de catastrophes et des aides humanitaires ; d’éviter l’occupation anarchique des zones inondables par les habitations et les cultures ; de renforcer les digues de protection et assurer la maintenance des barrages et des infrastructures routières ; de curer les caniveaux pour faciliter l’évacuation des eaux de pluies.   Actualités 28 avr. 2022


Christophe Chodaton à propos du Souvenir de la traite négrière et son abolition : « Susciter l’envie de visiter Ouidah et son patrimoine… »
Le 23 août prochain, sera célébrée à Ouidah la Journée internationale du souvenir de la traite négrière et son abolition (Jistna) édition 2022. Christophe Chodaton, président du comité en charge de l’organisation, explique ici la particularité de la présente édition labélisée Unesco, les enjeux autour de la célébration et ses retombées pour Ouidah. La Nation : Quelles sont les particularités de la Jistna 2022 ? Christophe Chodaton : Sur l’initiative du Bénin et d’Haïti, la conférence générale de l’Unesco a approuvé la mise en place du projet « Route de l’esclave » en 1993. Ce projet a été lancé en 1994 à Ouidah au Bénin. Selon l’Unesco, il vise principalement à briser le silence sur la tragédie de l’esclavage et de la traite négrière, à faire la lumière sur la période esclavagiste, à faire connaitre les interactions générées par les rencontres entre des peuples et des cultures de différents continents. L’une des actions stratégiques du projet « Route de l’esclave » est d’avoir convaincu les Nations Unies à proclamer des dates de commémoration de cette tragédie. Ainsi, la Communauté internationale a choisi le 23 août comme Journée internationale du souvenir de la traite négrière et de son abolition (Jistna) en hommage à la première victoire d’esclaves sur leurs oppresseurs dans l’histoire humaine qui a conduit à l’indépendance d’Haïti en 1804 ». La portée de cette journée : se souvenir et honorer les 13 millions d’Africains déportés et mis en esclavage, se rappeler leurs luttes quotidiennes dans les différents lieux, célébrer leur courage, leur rendre hommage. Quelles sont les retombées d’une telle initiative pour Ouidah ? L’attribution du Label Unesco, Route de l’esclave : Résistance, Liberté, Héritage à la commémoration de la Jistna 2022 est une reconnaissance de la qualité de cette manifestation ambitieuse organisée par la commune de Ouidah, les personnalités et les associations à travers le Comité de commémoration du 23 août (Ccom23). Elle vient renforcer le label Unesco Sites associés à la Route de l’esclave obtenu par la ville de Ouidah en 2020 pour trois sites : le Fort portugais, le Temple des pythons et la Route de l’esclave. La Jistna 2022 labellisée Unesco suscitera davantage l’envie des Béninois, de la diaspora et des autres touristes à visiter Ouidah et son patrimoine matériel et immatériel. A cette occasion, l’Etat béninois et la commune pourraient renforcer la conservation et la sauvegarde du patrimoine culturel matériel et immatériel. Enfin, la retombée la plus connue pour la ville est d’ordre économique. Comme en 2019, avant la crise sanitaire, plus d’une centaine d’invités de 22 pays ont séjourné à Ouidah pour assister à la Jistna. J’ai encore en mémoire, le groupe Mir de 41 personnes venues des Antilles « se reconnecter à l’Afrique » selon leurs propres termes. Ils ont passé 15 jours dans un hôtel de la plage de Ouidah. Les mets locaux étaient leurs préférences ainsi que les objets artisanaux d’art et de souvenirs. Un autre groupe de pèlerins antillais était dans un autre hôtel pour un séjour plus court. Le label Unesco devrait amplifier ce mouvement. Après la présidence de la République, les trésors royaux seront exposés à Ouidah. Quelle incidence sur la Jistna ? Les Béninois de l’intérieur et de l’extérieur, ainsi que les Africains en général ont exprimé leur sentiment de fierté suite à la restitution de 26 trésors royaux au Bénin. L’exposition à la présidence de la République a créé un engouement et révélé un patriotisme certain. L’intérêt de la population ayant visité ou non ces œuvres culturelles montre son attachement à l’histoire de notre pays et en particulier, celle de la colonisation et de l’esclavage. En s’appropriant les 26 trésors royaux, le Béninois aura une meilleure compréhension de l’histoire, du patrimoine culturel et de sa conservation. Et comme nous le savons, on ne peut comprendre l’histoire de la colonisation sans remonter à la période précédente de l’esclavage. C’est là que la Jistna et les autres activités de Ccom23 impacteront davantage la jeunesse dans les collèges et lycées, les étudiants, les chercheurs et le reste de la population. Le Ccom23 et la Jistna seront plus visibles dans le paysage de la lutte contre l’oubli collectif de la tragédie de la traite négrière et de l’esclavage. Que faites-vous pour ancrer cette histoire dans les consciences et restaurer la confiance en soi surtout chez les jeunes ? La vague mémorielle des Afro-descendants en Europe et en Amérique du Nord n’a pas été précédée ou suivie par celle des Africains. Aujourd’hui, la prise de conscience que ce sont les Africains qui doivent rendre hommage à leurs déportés, fait son chemin. Le Sénégal avait donné l’impulsion en 1999. Badagry au Nigeria organise la commémoration du 23 Août depuis une quinzaine d’années, le Bénin depuis 2014. Il y a vraisemblablement d’autres pays dont j’ignore les activités mémorielles. La Côte d’Ivoire et le Cameroun sont devenus très actifs dans ce domaine. Une rencontre des anciens chefs d’Etat africains préconise une journée africaine de commémoration. En octobre 2018, à Cotonou, Olusegun Obasanjo, ancien président du Nigeria, a déclaré : « ……pour avancer, nous devons faire en sorte qu’une journée soit retenue pour commémorer la traite négrière dans toute l’Afrique...Si nous les oublions, les âmes des millions de déportés africains ne nous laisseront pas tranquilles. » Cette prise de conscience est suscitée auprès de la jeunesse par le Ccom23 à travers plusieurs activités. Les ateliers de sensibilisation et de conscientisation, la projection de films sur l’esclavage dans les collèges et lycées, suivie d’échanges, la visite des sites historiques de la ville sont nos instruments de transmission de la mémoire à la jeunesse. Culture 27 avr. 2022


Renforcement de l’accès à l’énergie électrique : La révolution industrielle amorcée
Le développement du secteur énergétique prend son envol. A travers le Programme d’accès durable et sécurisé du Bénin à l’énergie électrique (Padsbee) lancé, hier mardi 26 avril, dans la zone industrielle de Sèmè- Podji, le gouvernement en partenariat avec l’entreprise ‘’Vinci Energie’’ amorce la révolution industrielle tant souhaitée. « Le développement industriel, ça y est ! ». L’engagement et la détermination du gouvernement de faire de l’énergie une priorité nationale pour l’émergence de l’industrie se sont matérialisés, hier mardi 26 avril, à travers le lancement du Programme d’accès durable et sécurisé du Bénin à l’énergie électrique (Padsbee). Confié au groupe ‘’Vinci Energie’’ pour un coût global de 200 milliards F Cfa, le projet s’étend sur huit départements à savoir l’Atlantique, le Littoral, l’Ouémé, le Plateau, le Mono, le Couffo, le Zou et les Collines et consiste à doter le pays d’infrastructures appropriées pour un accès durable à l’électricité de qualité à l’horizon 2025. « Le Programme d’accès durable et sécurisé du Bénin à l’énergie électrique (Padsbee) est un programme exceptionnel d’investissement », fait savoir Abderrahim Gherra, directeur du projet Vinci. Cet important projet comprend la construction de 300 km de ligne souterraine haute tension, la réalisation de sept postes de transformation très haute tension, l’extension de capacité de quatre postes haute tension, la réalisation de 1 000 km de réseaux de distribution en moyenne et basse tension et le raccordement des milliers de foyers. Abderrahim Gherra note que l’énergie est une denrée stratégique et il est important pour un pays de disposer de ses propres ressources et infrastructures énergétiques. « C’est le choix que fait aujourd’hui le Bénin sur la route de son autonomie énergétique »,se félicite-t-il. Il rappelle que l’engagement de l’entreprise‘’ Vinci Energie’’ est de construire des ouvrages aux standards internationaux et de former tout au long de ce projet, environ 300 jeunes techniciens ingénieurs opérationnels capables de prendre en charge de nouvelles installations électriques. « Plus qu’un prestataire, Vinci Energie sera aux côtés du Bénin comme un partenaire au développement »,affirme-t-il. Francis Perani, représentant du directeur général de la Société béninoise d’énergie électrique (Sbee) n’a pas manqué de remercier le gouvernement pour ce projet de grande envergure. Ce projet, selon lui, illustre parfaitement la stratégie de la Sbee qui est aussi celle du pays pour le secteur énergétique en vue d’une croissance durable. « La croissance, pour nous, c’est quelque chose de très important, car ce projet contient 30 mille branchements qu’on attend avec impatience », indique Francis Perani qui dit compter sur ‘’Vinci Energie’’ pour la bonne exécution du projet. Nouvelle dynamique Le secteur de l’énergie connaît une nouvelle dynamique à travers les Programmes d’action du gouvernement I et II. Pour Jean-Claude Dona Houssou, ministre de l’Energie, le gouvernement travaille à atteindre et à renforcer l’autonomie énergétique et aucun pan du système énergétique n’est oublié. Dans le secteur du transport et de la distribution, l’autorité ministérielle révèle que la longueur du réseau électrique haute tension est passée de 1 073 km en 2016 à 1 800 km aujourd’hui, soit plus de 63 % d’augmentation en l’espace de cinq ans. A l’en croire, le projet Padsbee va porter ce niveau de 1 800 à 2200 km. « C’est extraordinaire, ce que nous vivons et nous devons remercier le président Patrice Talon pour son engagement et sa volonté constante de faire en sorte que les fondamentaux qu’il faut pour le développement de notre pays soient au rendez-vous. Nous avons suffisamment aujourd’hui de l’énergie électrique à la fois en production propre mais aussi en importation puisque les gens courent derrière nous pour nous vendre de l’électricité », se réjouit Jean-Claude Dona Houssou. Les 200 milliards F Cfa du projet Padsbee pour trois ans sont supérieurs à l’investissement de la Communauté électrique du Bénin depuis sa création en 1968, soutient-il. « C’est un travail de mise à niveau que le gouvernement s’attelle à faire à travers la réhabilitation, la restructuration et le renforcement de ces réseaux, qui sont engagés avec méthode, discernement et surtout détermination », insiste-t-il. Ainsi, le développement harmonieux des réseaux à travers des projets emblématiques permettra d’assurer à toute la population béninoise un accès équitable à un service moderne d’une part et de contribuer efficacement à l’industrialisation du pays d’autre part n Actualités 27 avr. 2022


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