La Nation Bénin...
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La troisième édition du Festival international de Porto-Novo (Fip) se déroulera du 5 au 12 janvier 2019 et se veut celle de la maturité. L’annonce a été faite, ce mercredi 19 septembre, par le maire de Porto-Novo, Emmanuel Zossou, président du comité d’organisation de ce festival.
« Les systèmes de divination en Afrique dans un contexte de mondialisation : enjeux et perspectives », c’est le thème de la troisième édition du Festival international de Porto-Novo (Fip). Cet évènement culturel aura lieu du 5 au 12 janvier prochain à Porto-Novo. L’information a été annoncée par le maire de Porto-Novo, Emmanuel Zossou et président du comité d’organisation de ce festival. Selon lui, cette initiative annuelle s’insère dans le cadre du Plan de développement municipal de Porto-Novo. Lequel plan a mis la valorisation du patrimoine culturel de la ville au cœur des actions de promotion de la municipalité.
Le Fip a été donc initié pour traduire dans les actes cette volonté commune des conseillers. Les deux premières éditions, à en croire Emmanuel Zossou, ont permis au comité d'organisation appuyé de personnes ressources de prendre ses marques. La dernière édition a été une réussite, en grande partie, grâce à l’implication personnelle du chef de l’Etat, Patrice Talon et à des partenaires et autres sponsors. Le rendez-vous de 2019 sera l'édition de la maturité, promet l’édile de Porto-Novo. Il est attendu la participation des artistes et groupes artistiques des quatre coins du Bénin ainsi que des délégations d’artistes du Nigeria et du Brésil comme ce fut le cas en janvier dernier. L’édition de 2019 du Fip se veut aussi celle de proximité, précise Emmanuel Zossou. Plusieurs activités seront menées dans les quartiers pour avoir l’adhésion populaire.
« Nous demandons aux filles et fils de Porto-Novo de porter avec nous ce projet qui valorise et met notre ville sous les feux de la rampe sur le plan international», exhorte le maire de la ville capitale. Emmanuel Zosou lance également un appel à tous les sponsors qui ont déjà adhéré à la cause et aux autres qui peuvent profiter de la visibilité au niveau national et international qu’offre le festival avec ses 50 000 festivaliers et visiteurs. Richard Hounsou, directeur de la Culture et du Patrimoine de la mairie de Porto-Novo est revenu, de long en large par vidéo-projection, sur les grandes innovations et activités phares de ce festival qui mobilisera plus de 1500 masques culturels, cultuels et rituels et qui déambuleront dans la ville. Il est prévu l’organisation d’un colloque scientifique au cours duquel sera développé le thème retenu pour cette troisième édition. Plusieurs tableaux culturels sont également inscrits au programme tels que le marché du Fip ; le melting-pot culturel ; le Fip foot ; la soirée son et lumière et le génie Fip. Toutes ces activités auront lieu. notamment au musée de Honmè, au stade Charles de Gaulle, à la Place Bayol ainsi que dans d'autres quartiers de la ville.
Culture 20 sept. 2018

En prélude à la double confrontation entre les Ecureuils du Bénin et les Fennecs de l’Algérie, les deux sélections démarrent les préparatifs le 8 octobre prochain. Les Ecureuils feront une mise au vert en France avant de rallier l’Algérie deux jours plus tard.
Dans le cadre de la double confrontation entre les Ecureuils du Bénin et les Fennecs d’Algérie pour le compte des 3e et 4e journées des éliminatoires de la Can 2019, chacun des deux sélectionneurs affûtent ses armes.
Le sélectionneur du Bénin, Michel Dussuyer, a dévoilé son programme de préparation. Ainsi, les Ecureuils du Bénin seront en regroupement dans l’Hexagone le lundi 8 octobre prochain. Ils vont rallier l’Algérie, le mercredi 10 octobre où ils sont attendus pour leur confrontation avec les Fennecs au stade Mustapha Tchaker de Blida le vendredi 12 octobre en nocturne. Après cette rencontre comptant pour la troisième journée, les Écureuils mettront le cap sur Cotonou, le samedi 13 octobre pour les préparatifs de la quatrième journée. Une mise au vert de trois jours est prévue à cet effet. Cette double confrontation est décisive pour les Ecureuils qui n’ont jamais réussi à battre les Fennecs d’Algérie. A l’issue des six rencontres disputées entre les deux nations, le Bénin a perdu 4 fois contre 2 matchs nuls. Le dernier match entre les deux sélections remonte au mois de juin 2013, où le Bénin a perdu (1-3) au stade Charles de Gaulle de Porto-Novo après avoir été battu sur le même score à Blida.
Du côté de l’Algérie, l’entraîneur des Fennecs, Djamel Belmadi a annoncé également, le regroupement de ses poulains pour le lundi 8 octobre prochain, même date que le Bénin. L’Algérie et le Bénin partagent la tête du groupe D avec 4 points chacun à l’issue de la deuxième journée. Les deux prochains matchs sont capitaux pour ces deux formations qui auront à cœur d’assurer leur qualification.
Un trio arbitral guinéen à l’aller
Le match aller Algérie-Bénin prévu pour le vendredi 12 octobre 2018 à 20 h 45 au stade Mustapha-Tchaker de Blida pour le compte de la troisième journée des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des Nations CAN-2019, groupe D, sera officié par un trio guinéen dirigé par Ahmed Sekou Touré. Il sera assisté par ses compatriotes Aboubacar Doumbia et Sidiki Sidibe tandis qu’Ousmane Jacob Camar est désigné comme 4e arbitre. Le commissaire au match est le Soudanais Mamoun Bushara Nasir. L’Egyptien Essam Eddin Abdel Fattah Abdel Hamid est choisi par la Confédération africaine de football comme évaluateur des arbitres.
Société 19 sept. 2018

Les membres du comité exécutif de la Confédération africaine de football se prononceront définitivement sur l’organisation de la Coupe d’Afrique des Nations édition 2019 confiée au Cameroun le 28 septembre prochain lors de la réunion du comité exécutif de l’instance faitière du football continental qui aura lieu à Charm el sheikh en Egypte.
Cette décision de la Caf mettra fin aux nombreuses polémiques qu’il y a eu ces derniers mois au sujet de la possibilité pour le pays retenu jusque-là, le Cameroun, d’être prêt, et de pouvoir terminer les travaux de réhabilitation et de construction des stades devant accueillir la compétition qui aura lieu l’année prochaine.
La Caf, pour prendre sa décision finale, tiendra compte du rapport du cabinet d’audit sur les préparatifs du Cameroun, et celui de l’évaluation de ses propres services fait en août dernier, rassure le président de la Confédération africaine de football, Ahmad Ahmad qui a précisé que la Caf ne retire pas l’organisation à un pays, mais si un pays n’est pas prêt ou qu’il n’a pas rempli les cahiers de charges qui lui ont été soumis, il se retire de lui-même.
Si le Cameroun remplit les cahiers de charge, la Caf pourra le confirmer comme pays organisateur, mais si ce n’est pas le cas, un ultimatum lui sera fixé, avant la possibilité du retrait.
Rappelons que le président camerounais Paul Biya et les dirigeants du sport camerounais ont, à maintes reprises affirmé que les travaux en cours dans le cadre de cette organisation de la Can 2019 vont s’achever dans les délais et que le pays sera prêt conformément aux cahiers de charges qui ont été fixés, atténuant ainsi les craintes des uns et des autres quant à l’avancement des travaux de construction des stades.
Cinq villes camerounaises à savoir : Limbé, Bafoussam, Garoua, Douala et Yaoundé sont retenues pour accueillir les différentes rencontres de la compétition.
Ce n’est qu’à l’issue de la réunion du comité exécutif de la Caf fin septembre qu’on saura si l’organisation de la Can 2019 doit être retirée ou non au Cameroun. Plusieurs pays ont manifesté déjà leur volonté d’accueillir la compétition dans le cas où elle lui serait retirée. Il s’agit du Maroc et de l’Algérie.

Deux judokas représenteront le Bénin à la trente-sixième édition des championnats du monde de judo qui auront lieu du 20 au 27 septembre prochain à Bakou en Azerbaïdjan. Il s’agit de Celtus Dossou-Yovo et Auguste Daga.
Le Bénin sera présent aux championnats du monde seniors de judo qui se tiendra du 20 au 27 Septembre prochain à Baku en Azerbaïdjan. Il sera représenté dans deux catégories sur les quatorze en jeu lors de cette compétition. Les athlètes Celtus Dossou-Yovo et Auguste Daga respectivement dans les catégories -90 kg et -66 kg seront les porte-flambeaux du Bénin. Selon le secrétaire général de la Fédération béninoise de Judo, Eric Olafa, ces deux judokas sont bien habitués des joutes continentales et pourront valablement représenter le pays.
Dans la catégorie des -66 kg, à la quête de sa première victoire sur la scène mondiale, le judoka béninois Auguste Daga, 24 ans est attendu à ces mondiaux. Après avoir pris part aux Mondiaux 2017, au Grand Chelem de Paris 2018 et au Grand Prix à Zagreb et à Budapest cette saison, le judoka béninois a gagné en maturité et apparaît comme une chance de médaille pour le Bénin. Auguste Daga s’est préparé pour la compétition au centre de formation de la Fédération internationale de judo à Dunavarsány, en Hongrie. Contrairement à l’édition passée, il revient à ces championnats avec de nouvelles compétences acquises aux côtés des judokas plus accomplis.
La Fédération béninoise de Judo compte également sur Celtus Williams Abiola Dossou-Yovo dans la catégorie des -90 kg. Deux fois présent au championnat du monde, Celtus Dossou-Yovo, boursier de la Solidarité Olympique est connu pour avoir créé la surprise lors des Jeux olympiques de Rio 2016 en éliminant par ippon le Portugais, Celio Dias, ancien vainqueur du Grand Prix de Budapest. Il espère décrocher sa première victoire à ces Championnats du monde de judo en allant aussi loin que possible.
En marge de cette compétition, le secrétaire général de la Fédération béninoise de Judo, Eric Olafa, participe depuis ce mardi à la première conférence sur l’égalité des sexes au judo organisée par la Fédération Internationale à Hilton Hôtel de Baku. Au total, 772 athlètes venus de 126 pays sont attendus dans la capitale azérie pour prendre part à cette prestigieuse compétition de la Fédération internationale de Judo.

La paroisse Sainte Famille de Tankpè a célébré ses 10 ans d’existence à travers une grand-messe, dimanche 16 septembre dernier. A cette occasion, sept ministres de l’Eucharistie ont été institués et une opération de collecte de fonds a permis de mobiliser des ressources en vue de l’achèvement des travaux de la construction de l’église.
Démarrées le 6 septembre dernier, les festivités du 10e anniversaire de la paroisse Sainte Famille de Tankpè se sont achevées, dimanche 16 septembre dernier, par une grand-messe concélébrée par le vicaire général de l’archidiocèse de Cotonou, Roger Sèvo.
Au début de la messe, le père Edgard Déguénon, curé de la paroisse entouré pour la circonstance de son vicaire Innocent Dossa, du père Barnabé Zomakpè, premier curé de la paroisse et d’autres prêtres, a remercié toute la communauté pour sa mobilisation depuis le lancement des manifestations de ces noces d’étain. Selon lui, la participation des fidèles à toutes les activités témoigne de leur intérêt pour l’édification de l’église. Il s’est réjoui de la présence massive de ses confrères qui n’ont rien ménagé pour prendre part à cette célébration.
Place a été laissée à la liturgie de parole. Au cours de son homélie, le père Roger Sèvo s’est satisfait du chemin parcouru par la communauté catholique de l’église Sainte Famille de Tankpè depuis le rassemblement des premiers chrétiens jusqu’à nos jours. Du coup, il a félicité les différents pasteurs qui ont participé à l’érection de cette église. Se fondant sur les textes du jour, il a invité les fidèles de cette paroisse à s’unir davantage pour être une vraie famille à l’image de la sainte famille composée de Jésus, Marie et Joseph. Selon lui, il faut consolider l’église famille pour le bien de tous ses enfants. Il a invité tous les fidèles à l’obéissance et au respect de la parole de Dieu.
Cette célébration eucharistique a été marquée par une opération de collecte de fonds. Il s’est agi pour la communauté de profiter de ce jour mémorable pour participer à la construction de l’église en chantier. Sept nouveaux ministres extraordinaires de la Sainte communion ont été institués.
En marge de cet anniversaire, un géant spectacle a été animé, samedi 15 septembre dernier, par la compagnie Sèmako Wobaho, le chantre Clément Adagbè et plusieurs autres artistes de musique béninoise.
Le Pape Jean Paul II [/caption]L’encyclique du Pape Jean Paul II relative à la Foi et la Raison (Fides et Ratio) a fait l’objet d’échanges à l’Ecole d’initiation théologique et pastorale (Eitp), samedi 15 septembre dernier, dans les locaux de l’église Saint Michel de Cotonou. Au détour de cette causerie qui a mobilisé plusieurs religieux et religieuses ainsi que des enseignants d’université et des chercheurs, des théologiens, entre autres, les participants ont pu se remémorer l’appel du Pape Jean Paul II à l’endroit de l’Eglise catholique, il y a vingt ans.
« Fides et Ratio, 20 ans plus tard ! Enjeux au regard des défis africains ». C’est le thème objet d’échanges à l’Ecole d’initiation théologique et pastorale (Eitp) samedi 15 septembre dernier, à l’église Saint Michel de Cotonou. Les prêtres, les enseignants d’université, les philosophes, les chercheurs, les théologiens et autres personnalités ont pris part à cette séance au cours de laquelle plusieurs communications ont été présentées à l’assistance par des enseignants et des formateurs de l’école, sous la modération du Père Colbert Goudjinou, directeur de l’Institut des artisans de justice et paix. « Les grandes interpellations de Fides et Ratio pour l’Afrique », présentée par le Pasteur Omer Dagan, professeur à l’Université protestante de l’Afrique de l’Ouest-Bénin, « L’urgence de la relation foi et raison / Philosophie et Théologie pour les cultures africaines traditionnelles et modernes », présentée par le professeur titulaire de philosophie de l’Université d’Abomey-Calavi, Albert Nouhouayi ; « Enseigner ou faire la philosophie en Afrique dans l’esprit de Fides et Ratio » et « Enseigner ou faire la théologie en Afrique dans l’esprit de Fides et Ratio » présentées respectivement par les Pères Grégoire Gainsi, formateur au philosophat Saint Paul de Djimè et Rodrigue Gbédjinou, directeur de l’Eitp. Ces différentes communications ont permis de mettre en lumière, la pertinence de l’encyclique du Pape Jean Paul II sur la relation entre la foi et la raison publiée le 14 septembre 1998. D’après le Pape, la foi et la raison sont comme les deux ailes qui permettent à l’esprit humain de s’élever vers la contemplation de la vérité. Mais la position du philosophe lors des échanges n’étant pas partagée par l’assistance sur quelques suggestions, notamment la confession et le chemin de croix, il est toutefois d’intérêt, selon la conférence, de cerner la relation entre la foi et la raison conformément à l’encyclique du Pape, comment articuler dans le contexte africain la foi en Jésus-Christ avec l’exigence de la rationalité. « Lorsqu’on dit Dieu, foi, religion, on ne doit pas faire le deuil de la raison. Croire ne signifie pas ne pas réfléchir », soutient le Père Ambroise Kinhoun, formateur à l’Eitp. Il estime que certains intellectuels montrent leurs limites quand ils commencent par parler des aspects de la foi chrétienne. Il a fait savoir que la jeunesse africaine vit un drame, celui d’exprimer sa foi avec des propositions religieuses contradictoires avec la foi chrétienne. Cette soirée d’échanges est la première d’une série de rencontres dont l’intérêt ne se justifie non seulement pour les grands enseignants, les théologiens, les pasteurs, a informé Ambroise Kinhoun. « Nous avons compris la nécessité de nous écouter réciproquement et de chercher ensemble les chemins de vérité et d’édification pour notre peuple », a-t-il affirmé.
Société 19 sept. 2018

Deuxième jour de la rentrée scolaire 2018-2019. Les enfants des écoles du département de l’Ouémé, bénéficiaires du Programme national d’alimentation scolaire intégré (Pnasi) ont commencé par se nourrir à la cantine scolaire. Une délégation du Programme alimentaire mondial (Pam) conduite par son représentant résident a constaté l’effectivité du démarrage des activités au niveau de la cantine du complexe scolaire Abéokouta, arrondissement d'Azowlissè dans la commune d’Adjohoun, ce mardi 19 septembre.
« Nous sommes très heureux de constater que les enfants sont en train de manger et que les parents ainsi que la communauté sont mobilisés, et la cuisine fonctionnelle». C’est l’impression du représentant résident du Programme alimentaire mondial (Pam) au Bénin, Guy Adoua, ce mardi 18 septembre, deuxième jour de la rentrée au complexe scolaire Abéokouta, dans l’arrondissement d'Azowlissè, commune d’Adjohoun. Le comité de gestion de la cantine scolaire ainsi que les responsables de l’école sont allés constater l’effectivité de la cantine scolaire à la reprise des classes, dans les écoles bénéficiaires du Programme national d’alimentation scolaire intégré (Pnasi) de cette localité du département de l’Ouémé. Aussi bien au complexe scolaire d'Abéokouta qu’à l’école primaire publique de Sissèkpa Houénoussou, la délégation du Programme alimentaire mondial s’est dite satisfaite des diligences du comité de gestion des cantines, pour commencer à nourrir les aprenants depuis le jour de la rentrée.
« Les enfants ont repris effectivement avec les repas scolaires en même temps que l’école. Les vivres sont arrivés à temps comme planifié. Les comités de gestion ont travaillé, les cuisines ont commencé à fonctionner », note avec satisfaction le représentant résident du Pam, qui a profité de l'occasion pour féliciter toute la chaîne en les exhortant à plus d’engagement et de détermination à accompagner cette initiative du gouvernement. « C’est un plaisir pour nous de voir qu’au deuxième jour de la rentrée, tout fonctionne bien au niveau des écoles », apprécie-t-il.
Le défi actuel, selon Guy Adoua, est de veiller à ce que les conditions de travail soient réunies pour qu’au niveau des cuisines, un minimum de conditions de travail et tout le confort nécessaire soient réunis. Le manque d’ustensiles de cuisine signalé par le comité ne sera qu’un vieux souvenir. Le Pam y réfléchit et y a travaillé selon son représentant résident qui a confié que des marmites et autres seront distribués dans les écoles au plus tard en octobre. « Les parents et les communautés pourraient mettre la main à la pâte pour que le programme soit un programme intégré et durable», souhaite Guy Adoua. Toutes choses que le coordonnateur du Pnasi, Gérard Rubanda a soutenues, invitant chacun à s’impliquer davantage pour le succès de la cantine scolaire.
Perspectives
«Comment pérenniser ce programme, nous assurer que chacun apporte sa contribution pour que le programme soit le plus durable possible?», s’est demandé Guy Adoua. Dans les jours à venir, confie-t-il, la sensibilisation sera renforcée pour une plus grande implication et la contribution des communautés. «Si à côté de ce que le gouvernement apporte, les écoles peuvent pratiquer l’élevage pour qu’on ait des œufs pour apporter des protéines animales aux enfants, ce sera quelque chose de plus. Si on trouve quelque chose que le programme n’offre pas au niveau des écoles, ce sera encourageant », d’après le représentant du Pam, Guy Adoua. Il a martelé que le Pam a l’intention de donner de prix aux écoles qui ont pu innover pour nourrir les élèves. Il appelle les communautés à travailler, à disposer d’un jardin scolaire qui fonctionne. Ainsi, le programme va les accompagner, les doter de matériels agricoles ainsi que de prix, pour les motiver de façon que ces comités servent de modèles pour les autres. « En faisant ainsi, nous serons en train de bâtir la fondation pour que le programme soit durable et que les communautés trouvent l’intérêt de vouloir contribuer à son succès», a informé le fonctionnaire du Système des Nations Unies.
A Adjohoun, 33 écoles sont dotées de cantines scolaires et le taux de couverture national des cantines scolaires passe de 31 % à 51 % au cours de cette année scolaire. Le chef d’arrondissement d’Azowlissè, Stéphane T. Yeyi, note que le programme vient à point nommé et comble les attentes de la population qui a des difficultés à subvenir aux besoins des enfants. Initiative louable, d’après Yvette Akogbéto, directrice du groupe A, et Judes Augustin Bodjrènou, son collègue du groupe B du complexe scolaire d'Abéokouta qui compte au total 454 élèves. Les responsables du complexe ont salué les efforts du gouvernement du président Patrice Talon qui se bat pour donner un nouveau visage à l’école béninoise.

Le projet de construction de la première centrale thermique de 120 MW à Maria Gléta va contribuer à résorber quelque peu le problème de chômage. Environ 1300 emplois, permanents pour la plupart seront pourvus. Cerise sur le gâteau, il a été imposé aux recruteurs de donner priorité aux compétences locales.
Maria Gléta apportera de l’énergie électrique en quantité et en quantité aux populations béninoises. Cela est connu. Mais le projet a un impact social plus important avec les recrutements massifs. Des informations parvenues à notre rédaction indiquent en effet que le répertoire des personnels locaux et expatriés présents sur le chantier fait mention de 1063 agents dont 34 expatriés et 17 femmes pour ce qui concerne le personnel longue durée. De même le personnel employé de façon temporaire est évalué à 122 agents dont 95 nationaux et 27 expatriés. « Il faut dire que le gouvernement a exigé que les entreprises utilisent le maximum possible de personnes au niveau local, afin que les travaux profitent aussi directement aux populations dans la phase de sa réalisation ».
Actuellement sur le site, les travaux se poursuivent avec plusieurs entreprises chargées de divers travaux. Groupe maisons & travaux (Gmt) par exemple est en charge de la partie génie civil, qui inclut principalement les travaux d’excavation et la fourniture des structures en béton pour les différents bâtiments de la centrale. Le contrat comprend également la fourniture d’une route pavée de 3 km.Son personnel est composé de plus de 500 personnes essentiellement issues des communautés locales et comprend des ingénieurs, des superviseurs, des ouvriers spécialisés et des manœuvres. Pour ce qui est de la structure Cabi, selon les données disponibles, elle est en charge du montage des structures en acier et du bardage de la salle des machines et de la station de dépotage de fioul et que son personnel est composé d’environ 60 personnes recrutées localement et comprend des superviseurs, des ouvriers spécialisés et des manœuvres.
Bénin Scaphandrier, quant à lui, travaille en partenariat avec l’entreprise ivoirienne Sip et son personnel est pour le moment composé d’environ 100 personnes, et sera ensuite ajusté et augmenté selon les besoins des travaux. Le personnel mobilisé comprend des ingénieurs, des superviseurs, des ouvriers spécialisés, des soudeurs et des manœuvres. Mri pour sa part est en charge de la totalité des travaux d’installation électrique de la centrale. Ces travaux viennent de débuter, et ses performances sont pour le moment tout à fait satisfaisantes, selon les mêmes données. Le personnel du site mobilisé par Mri est pour le moment d’environ 40 personnes recrutées localement et comprend des superviseurs, des électriciens et des manœuvres. Friedlander, de son côté, est en charge de la fourniture et du montage clés en mains des réservoirs de stockage de fioul et autres réservoirs de service. C’est un groupe français spécialisé dans les travaux off-shore et énergétiques et présent dans de nombreux pays d’Afrique de l’Ouest. Le personnel de Friedlander est composé d’environ 50 personnes essentiellement béninoises.

Le directeur de cabinet du ministre d’Etat chargé du Plan et du Développement, Rufino d’Almeida a procédé, lundi 17 septembre dernier à Cotonou, à l’ouverture de l’atelier de «validation du rapport d’étude sur l’espace budgétaire pour le financement durable de la protection sociale au Bénin ». L’étude vise à définir un système de financement durable pour la protection sociale en vue de la réalisation des droits humains, notamment des personnes vulnérables.
Comment faire face durablement aux problèmes que visent à résoudre les projets sociaux du gouvernement quand le financement des bailleurs arrivera à terme ? Le Bénin prend de l’avance sur la question. C’est dans ce cadre que s’est tenu lundi 17 septembre dernier à Cotonou, l’atelier de « validation du rapport d’étude sur l’espace budgétaire pour le financement durable de la protection sociale au Bénin ». Il s’agit d’examiner les dépenses de protection sociale ces dernières années, et d’identifier les besoins futurs en la matière.
L’étude situe le Bénin quant aux possibilités d’optimiser ses performances financières dans la réalisation de ses objectifs sociaux, explique le directeur général des Politiques de développement, Magloire Aguessy.
Selon lui, les gaps à combler par le pays en matière de financement durable de la protection sociale ne sont pas à négliger. «Le rapport sur la budgétisation sociale de 2016 indiquait que le Bénin est loin de la norme pour les investissements sociaux », relève-t-il. L’investissement dans le social revêt une nécessité, en ce sens qu’il « permet d’augmenter les facteurs de production en récupérant les pauvres pour les réintégrer dans le tissu productif», explique-t-il.
Le diagnostic que fait le représentant résident adjoint de l’Unicef, François Kampundu, renseigne également sur les défis à relever. « Malgré les progrès enregistrés par le Bénin, des goulots d’étranglement subsistent pour la mise en œuvre effective et coordonnée de la Politique holistique de protection sociale ; le financement durable de la protection sociale demeure une question clef non résolue », évoque-t-il. Il est donc important de réfléchir sur le mécanisme de financement propre qui assure la durabilité du système de protection sociale au Bénin.
D’où le présent rapport qui présente les « sources et le niveau actuel de financement et analyse les composantes de l’espace budgétaire en vue de déterminer celles qui sont susceptibles d’être accrues à court, moyen et long termes », développe-t-il.
Exigence des Odd
L’étude permet de répondre à une des exigences des Objectifs de développement durable qui recommande la priorisation des ressources domestiques pour le financement du développement.
En matière de protection sociale, l’engagement de l’Unicef aux côtés du gouvernement est total. Pour l’Unicef, la protection sociale est un axe clé du Plan stratégique à moyen terme 2018-2021 pour favoriser l’équité et la justice sociale et la réalisation des droits de l’enfant. L’équité signifie pour l’Unicef que chaque enfant a le droit de grandir en bonne santé, d’avoir une éducation de qualité et de vivre dans un environnement protecteur sans discrimination.
Son représentant résident adjoint, François Kampundu, insiste sur l’importance de la protection sociale. « La protection sociale est considérée aujourd’hui comme un puissant moyen de lutte contre la pauvreté et les inégalités et de promotion de l’équité ; elle se révèle un instrument efficace pour renforcer la résilience des enfants, des familles et des communautés », souligne-t-il. Il poursuit : « Elle permet le développement du capital humain en offrant aux pauvres et aux personnes vulnérables la possibilité d’améliorer leurs capacités et de rompre ainsi le cercle vicieux de la transmission de la pauvreté d’une génération à l’autre ».
Le gouvernement prend la mesure des défis. Son Programme d’actions et le plan national de développement offrent de nombreuses perspectives d’investissement dans le social. Le projet Assurance pour le renforcement du capital humain (Arch) en est une preuve. « Le temps que met le gouvernement pour asseoir l’Arch atteste de sa volonté de mettre en place un véritable instrument social qui dure à travers les années », se convainc le directeur de cabinet du ministre d’Etat chargé du Plan et du Développement, Rufino d’Almeida.
Ce projet permettra de protéger et de sortir les extrêmes pauvres de leur situation. « Nous ambitionnons de mettre en place un dispositif viable qui puisse être pérennisé au-delà des âges », dit-il pour souligner l’engagement du gouvernement en faveur de la protection sociale au Bénin.
Société 19 sept. 2018

Polyglotte, car elle parle couramment anglais, créole haïtien, allemand et espagnol, en plus de sa langue maternelle le français, Barbara Laurenceau est la nouvelle représentante résidente du Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA) au Bénin. Elle succède au Dr Koudaogo Ouédraogo.
Détentrice d’un magistère en relations internationales et action à l’Etranger, elle a également une licence en économie internationale, option finance internationale.
Experte en relations internationales et organisations internationales, droits de l’Homme, planification stratégique et programme d’évaluation, assistance et aide humanitaire, Barbara Laurenceau a comme domaine de prédilection les questions d’équité de genre, avec un intérêt particulier pour les innovations techniques et financières, dans la perspective de mise à l’échelle des initiatives en faveur de l’autonomisation des femmes et des filles. Les questions de santé publique, de droits et de population, lui sont également familières.
Représentante au Congo Brazzaville depuis novembre 2013, cette quinqua est une manager qui s’auréole d’une longue et riche expérience internationale. Elle a été précédemment en position de responsabilité en Haïti et aux États-Unis. Les défis liés à l’épanouissement du capital humain ne lui étant pas étrangers, il faut espérer qu’elle saura user de son expérience et de son leadership pour les mettre en relief au Bénin où la demande en la matière est importante, à travers l’orientation qu’elle donnera à son mandat.
Paul AMOUSSOU
Société 19 sept. 2018