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Nouvelles

Stade de l’Amitié Général Mathieu Kérékou : Adieu les bars, des squatteurs s’invitent
Les occupants de la ceinture du stade Général Mathieu Kérékou ont plié bagage, en espérant des mesures d’accompagnement. Mais d’aucuns redoutent déjà l’installation des squatteurs et l’insécurité. Sur l’esplanade du stade de l’Amitié de Cotonou, règne désormais un calme plat. Ils sont partis ceux-là qui tenaient en haleine, de jour comme de nuit, ce coin chaud de la capitale économique. Sous la pression de l’opération de démolition de la ceinture de ce complexe sportif vieux de quatre décennies, les tenanciers de bars et boutiques ont quitté les lieux. Derrière eux, il n’y a que des bâtiments éventrés ou clos selon le cas. Difficile de trouver sur place, ce mercredi 20 avril 2022, un interlocuteur, en dehors des ouvriers occupés à mettre en pièces des murs ou à charger des véhicules de déménagement. « Nous sommes partis puisque le délai est passé », répond à l’autre bout du fil Simon Todédjrapou, président des tenanciers. Dans ce climat de ruine, quelques rares bars restent encore ouverts, sans « Dj »,ni musique. Les gérants, tout en continuant de vider le local, offrent un service minimum à ceux qui viennent se désaltérer. « Il n’y a plus ici que quelques casiers. Tout est déjà emporté à la maison », répond sèchement une gérante qui a requis l’anonymat. Les visages laissent entrevoir de l’anxiété et la pression de «reprendre à zéro». « Nous ne pouvons rien », confie Jacqueline Attindogbé, tenancière de boutique. Celle-ci n’a qu’un seul vœu : bénéficier d’une assistance de l’Etat. « J’ai emporté pour le moment mes effets à la maison. Si l’Etat peut nous aider, on sera soulagés. J’ai des enfants à charge. Je ne pourrai pas payer un loyer de 300 000 Francs Cfa. On n’est pas vraiment organisés pour plaider. On ne se connaît pas vraiment. Chacun est dans sa boutique », ajoute-t-elle. Certains occupants disent s’en tenir aux messages divulgués dans quelques groupes Whatsapp. Cependant, des tractations sont en cours pour des « mesures d’accompagnement ». Les leaders le reconnaissent, même s’ils portent tous des gants. « Les négociations se poursuivent, mais nous n’avons encore rien sous la main », confie Simon Todédjrapou joint au téléphone. Connu pour sa discrétion, le président du Collectif des promoteurs, Bonaventure Bonou, ne lâche pas non plus le morceau. Néanmoins, il reconnaît que des discussions sont en cours. « L’Etat est engagé dans le sens d’accompagner les promoteurs », confie-t-il. Un expert est commis par le Collectif des promoteurs pour évaluer les besoins. Le rapport attendu devra être déposé par ce collectif à l’Office de gestion des stades du Bénin (Ogsb) « pour exploitation ». De nouveaux maîtres des lieux ! Les regards sont désormais tournés vers l’Ogsb pour les travaux. Le nettoyage par des bulldozers est attendu. Entre autres, l’installation de la base de l’entreprise et le démarrage de la construction du pôle commercial et de l’aménagement du parking devront suivre. Mais avant, ce sont de nouveaux maitres qui prennent le contrôle des lieux. Ils sont pour la plupart invisibles et ne se dévoilent qu’à l’abri des regards. Ceux-ci sont soupçonnés de dérober portes, grilles et fenêtres. Les carreaux, cuvettes de Wc, lavabos, voire les ampoules ne leur résistent pas non plus. « Nous sommes confrontés à une insécurité totale. Ce matin, j’ai constaté que les portes ont été enlevées. Le temps que j’aille discuter avec la voisine, je viens de surprendre un jeune qui partait avec une ampoule. On n’a plus le courage de laisser quoi que ce soit ici. Je dois tout vider aujourd’hui », déplore Jacqueline Attindogbé. Cette nouvelle forme d’insécurité est une réalité à laquelle les agents de sécurité font désormais face. Jean N’tcha confesse avoir été agressé, mardi 19 avril 2022, en tentant d’interpeller les «voleurs». « Ils étaient venus enlever les installations électriques. Quand je les ai apostrophés, ils m’ont frappé avec un bâton, me demandant si c’est moi la propriétaire ‘’Adé’’ pour les interpeller. J’ai été blessé au coude », raconte le cinquantenaire. Cette scène est loin d’être isolée. « Comme on le dit, ils viennent finir le job. Ils emportent les matériaux comme les carreaux pour les revendre. Notre travail devient difficile dans ce contexte puisqu’il qu’il n’y a plus de portes, ni de fenêtres. Si vous tenez à les empêcher, c’est la bagarre », ajoute François Sodohadji, un agent de sécurité. D’autres, notamment les conducteurs de taxi-moto et les belles de nuit squattent les boutiques vides. « Des conducteurs de taxi-moto viennent dormir dans les boutiques vides. Venez la nuit et vous les verrez. Les prostituées font de même la ronde vers minuit, avant de trouver des clients », indique Jean N’tcha. La situation préoccupe. A son passage sur les lieux, Bonaventure Bonou a dû joindre certains promoteurs pour s’assurer qu’ils sont demandeurs du démantèlement en cours des matériaux dans leurs boutiques. Son souhait est que l’Ogsb prenne les choses en main, pour éviter que l’esplanade s’offre une mauvaise réputation avant le démarrage des travaux. Environnement 21 avr. 2022


Traitement des eaux usées domestiques : A la découverte d’une solution innovante
Au campus universitaire d’Abomey-Calavi, un dispositif innovant de traitement des eaux usées est en expérimentation. Au bout du dispositif installé sur le site du Laboratoire des sciences et techniques de l’Eau et de l’Environnement (Lstee) de l’Uac coule une eau transparente et inodore. Sans être prévenu, le visiteur ne peut imaginer la provenance de ce liquide. Pourtant, c’est bien des eaux usées domestiques qu’il s’agit. « Les eaux résiduaires que nous traitons sont prélevées au niveau des résidences universitaires et dans quelques ménages de la commune d’Abomey-Calavi », dévoile Dr Mahomed Daouda, un des techniciens du site. Une fois ramenées sur le site, les eaux résiduaires sont versées dans un bassin anaérobie, c’est-à-dire sans oxygène. Il est rempli de sorte à alimenter le système à 200 litres par jour. Des simulations de séquence sont réalisées toutes les deux heures. Une pompe immergée permet de faire une homogénéisation. « C’est un tank d’un mètre cube qui simule les fosses septiques que nous avons dans nos ménages. Ça permet de faire un premier traitement et d’éliminer tout ce que nous pouvons voir à l’œil nu », précise le jeune chercheur. A la sortie de ce milieu anaérobie, un abattement est perceptible. Mais le liquide devra poursuivre son parcours dans des conduits pour être totalement apuré. « L’eau qui sort est de bonne qualité parce qu’il y a des bactéries anaérobie et aérobie qui en jargon facile vont manger la matière organique qui est à l’intérieur. Quand il n’y a plus à manger, les bactéries meurent. On les utilise donc pour la dégradation de la matière organique et avoir de l’eau de qualité », explique Professeur Martin Pépin Aïna, directeur du Laboratoire des sciences, techniques de l’Eau et de l’Environnement (Lstee). Ce qui retient aussi l’attention sur le site, c’est l’absence d’odeur. « C’est un système innovant en ce sens que quand vous partez des bassins aérobies, dont les fosses que nous utilisons dans nos maisons, à la sortie, vous avez toujours des problèmes d’odeur. Ici, comme vous pouvez le constater, on ne sent pas du tout l’odeur », fait remarquer l’enseignant-chercheur qui précise que le système continue d’être perfectionné « au jour le jour ». Au Bénin, en zone urbaine et particulièrement à Cotonou et Porto-Novo se pose avec acuité le problème de gestion des eaux usées domestiques. Il n’existe quasiment pas de réseaux collectifs d’assainissement. Très peu de ménages évacuent convenablement leurs eaux usées. Le reste, la grande majorité, les rejette dans la nature et les caniveaux. Cependant, dans un contexte où l’eau potable est un bien précieux qui se raréfie, d’aucuns voient très utile cette technologie canadienne, au-delà de la réduction des risques de pollution. « Cette technique va permettre de bien filtrer l’eau usée avant de la laisser dans la nature. Ensuite, l’eau potable existe en quantité limitée. Nous pouvons utiliser ces eaux usées traitées pour arroser les routes pour les travaux publics, éteindre le feu pour les pompiers, faire des cultures de contre saison, etc. », dévoile Florent Dogbalou, spécialiste de cette technologie. Une utilisation à l’échelle communautaire pourra être bénéfique pour l’Environnement et la Santé. Environnement 21 avr. 2022


Assemblée nationale : l’Institut parlementaire du Bénin s’ouvre pour plus d’efficacité
L’Institut parlementaire du Bénin (Ipab) signe une convention de partenariat avec le Centre de droit administratif et de l’administration territoriale (Cedat) de l’Université d’Abomey-Calavi pour plus d’efficacité dans sa mission, notamment le renforcement des capacités du Parlement, la réalisation des études et recherches sur les politiques de développement. Organiser conjointement les études sur les questions relevant des attributions de l’Institut parlementaire du Bénin (Ipab) ; conduire des recherches en sciences juridiques, politiques, administratives, développement durable et tout autre domaine jugé nécessaire par les parties ; élaborer des outils de vulgarisation des études, recherches et autres activités menées par les parties et organiser des activités scientifiques (colloques, journées de réflexion, ateliers,...) dans des domaines relevant de leurs centres d’intérêt. Tels sont, entre autres, les objectifs de la convention de partenariat signée, ce mercredi 20 avril à l’Assemblée nationale à Porto-Novo, entre l’Ipab et le Centre de droit administratif et de l’administration territoriale (Cedat) de l’Université d’Abomey-Calavi. Cette signature trouve son ancrage juridique dans la décision n° 2019-70/AN/PT du 24 septembre 2019 portant création de l’Ipab avec pour mission le renforcement des capacités du Parlement, la réalisation des études et recherches sur les politiques de développement. Robert Gbian, premier vice-président de l’Assemblée nationale, qui a présidé la cérémonie de signature de cette convention, au nom du président du Parlement, a rappelé le grand intérêt pour l’Assemblée nationale à travers l’Ipab d’aller à ce partenariat avec le Cedat. Selon lui, la signature de ce partenariat vient à point nommé et cadre bien avec les dispositions de l’article 10 de la décision citée supra. L’existence de cet accord de partenariat ne fait pas obligation au Cedat de financer les activités de l’Ipab, précise le premier vice-président de l’Assemblée nationale. Le directeur du Cedat, le professeur Ibrahim David Salami, se réjouit de l’aboutissement du processus qui a conduit à la signature de cet accord de partenariat entre son centre et l’Ipab. « Lorsque les institutions sont bien construites, elles peuvent être le creuset de sagesse et de sciences», a-t-il dit pour paraphraser Jean Monnet. Le professeur Ibrahim David Salami salue personnellement le président de l’Assemblée nationale, Louis Vlavonou, sous la supervision de qui, l’Ipab a identifié le Cedat pour la signature de ce protocole d’accord. Et cela, pour que la politique rencontre la science et s’ouvre à l’université et que la science aille aussi à l’école de la politique. Actualités 21 avr. 2022


Campagne cotonnière 2022-2023 : les prix d’achat de coton-graine homologués
Bonne nouvelle pour les cotonculteurs béninois. Les prix d’achat de coton-graine conventionnel et biologique pour la campagne 2022-2023 sont connus. Ces prix ont été homologués par le Conseil des ministres de ce mercredi 20 avril. Ainsi, le prix d’achat du coton-graine conventionnel aux producteurs au titre de cette campagne est fixé à 300 F Cfa le kg pour le 1er choix et à 250 F Cfa le kg pour le 2e choix contre respectivement 265 F Cfa et 215 F Cfa pour le compte de la campagne précédente. A propos du coton-graine biologique, son prix est fixé à 360 F Cfa le kg pour le 1er choix et 310 F Cfa le kg pour le 2e choix. La campagne dernière, ils ont été achetés aux producteurs respectivement à 318 F Cfa et 268 F Cfa le kg. Les prélèvements traditionnels s’élèvent à 13 F Cfa/kg de coton-graine au titre des fonctions critiques, et à 5 F Cfa/kg de coton-graine s’agissant de la réserve stratégique. Le Conseil a instruit les ministres chargés du dossier afin que les dispositions appropriées soient prises pour assurer le bon déroulement de la campagne. Actualités 21 avr. 2022


2e journée des championnats seniors amateurs de handball : L’Uac enchaîne, l’As Canon se relance
Victorieuse d’Adjidja par le score de 32-28 lors de la deuxième journée des championnats seniors amateurs de handball, hier mardi 19 avril au Hall des Arts, loisirs et sports de Cotonou, l’Université d’Abomey-Calavi (Uac) a réussi un coup double avant sa troisième sortie prévue pour ce jour. De son côté, l’As Canon s’est relancée en dominant Aso Tigre par le score de 35-15 après son faux pas de la première journée contre l’Uac. Les matchs de la deuxième journée des championnats seniors amateurs de handball ont été disputés, hier mardi 19 avril au Hall des Arts, loisirs et sports de Cotonou avec diverses fortunes pour les équipes en compétition. Vainqueur de l’As Canon (28-25) lors de la première journée, l’équipe de l’Université d’Abomey-Calavi a enchaîné avec sa deuxième victoire consécutive en s’imposant à Adjidja par le score de 32-28. Dans la deuxième rencontre de la journée, l'As Canon qui avait besoin d’une victoire pour se relancer a gagné son pari face à la jeune formation Aso Tigre. Dès l’entame de la partie, les joueurs de l’As Canon ont pris les premières initiatives en assiégeant le camp adverse. Alliant expérience et rigueur, ils ont dominé cette modeste équipe dans tous les compartiments de jeu. A la mi-temps, le score était de 14-7. Revenus plus revigorés de la pause, les joueurs de l’As Canon vont atomiser leurs sujets jusqu’au bout. Le score va passer de 14-7 à 35-15. La compétition va se poursuivre, ce mercredi 20 avril, avec deux grandes rencontres au programme. Après deux défaites en autant de sorties, l’équipe des Forces armées béninoises, Adjidja, battue par Assec (26-31) puis l’Université d’Abomey-Calavi (32-28) sera aux prises avec Aso Tigre. Ce match apparaît comme le duel des petits poucets du tournoi tandis que la deuxième confrontation entre l’Assec et l’Uac s’annonce comme le match de la confirmation. Avec une victoire lors de la première journée sur Adjidja, Assec va vouloir enchainer avec un deuxième succès alors que l’Uac aura à cœur de continuer sur la même lancée. Sports 20 avr. 2022


1re journée en retard de la Super Ligue pro de football : Déplacement périlleux pour Loto-Popo et Buffles ce jour
Reportées en février dernier, les rencontres de la première journée de la Super Ligue professionnelle de football du Bénin auront lieu, ce mercredi 20 avril, sur les différentes installations prévues pour le tournoi. Au nombre des matches au programme, figurent les confrontations entre les Cavaliers de Nikki et Loto-Popo Fc, champion en titre puis entre Dynamo d’Abomey et les Buffles du Borgou. Les matchs de la première journée en retard de la Super Ligue Pro de football du Bénin s’annoncent alléchants, ce mercredi 20 avril, avec les déplacements de Loto-Popo Fc et des Buffles du Borgou. Champion en titre, Loto-Popo Fc va en découdre avec les Cavaliers de Nikki tandis que vice-champion en titre, les Buffles du Borgou vont affronter Dynamo d’Abomey, le leader provisoire. En effet, après deux journées laborieuses à domicile à Grand-popo, les Loto-boys sortiront de la cité balnéaire pour aller défier les Cavaliers de Nikki sur leurs installations. Une virée septentrionale à plusieurs enjeux pour le tenant du titre qui a besoin d’enchainer avec une deuxième victoire consécutive pour engranger des points et remonter davantage dans le classement. Après sa victoire, le week-end dernier sur Djeffa, Loto-Popo Fc, 7e au classement avec 14 points, aura à cœur de remporter cette confrontation face à l’une des formations les moins classées de la compétition. Favoris dans cette confrontation, Patrick Sèdjamè et ses coéquipiers savent qu’ils n’ont pas droit à l’erreur face aux Cavaliers de Nikki, 15es avec 8 points-8. « Nous jouerons notre avant-dernier match de la phase aller de la compétition et seul un résultat positif nous permettra d’avancer dans le classement », a confié Rodrigue Fassinou, buteur lors de la journée précédente. Selon lui, ses coéquipiers sont conscients de la situation et vont donner le meilleur d’eux-mêmes afin d’arracher ces trois précieux points loin de leur base. A la même heure au stade de Goho, Dynamo d’Abomey va accueillir les Buffles du Borgou pour un duel de repositionnement entre les deux clubs. Leader provisoire avec 22 points + 4, le club de la cité historique aura envie de gagner à domicile pour se maintenir en tête du classement. Les Buffles du Borgou partent favoris dans cette partie lorsqu’on sait qu’en 6 matchs entre les deux formations, ils comptent deux victoires, trois résultats nuls contre une seule victoire pour Dynamo Abomey. C’est dire que cette rencontre entre le leader provisoire et la quatrième équipe au classement sera épique. ----------------- Programme des matchs ---------------- Mercredi 20 avril 2022 Cavaliers # Loto-Popo à Nikki As Cotonou # Js Pobè à Cotonou II Asvo #Adjidja à Adjohoun Dynamo Abomey # Buffles à Abomey Ayéma # Éternel à Pobè Coton # Djeffa à Ouidah Espoir # Béké à Savalou Panthères # Dadjè à Djougou   Sports 20 avr. 2022


Le conflit russo-ukrainien et l’Afrique : Agir en bloc au nom de nos intérêts
Le 24 février 2022, Vladimir Poutine, président de la Russie, est passé des intentions à l’acte. L’« opération spéciale » ainsi nommée et initiée par Moscou a déclenché le conflit armé tant redouté, qui avait été reporté à plusieurs reprises dans les semaines précédentes. Par Hanza Diman* Cette guerre, la première du XXIe siècle en Europe, en référence à l’importance politique et militaire des protagonistes impliqués (Russie, Ukraine et l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (Otan)), interroge la politique internationale. Les interprétations et les réactions varient en fonction des relations que les parties indirectement impliquées entretiennent avec les deux protagonistes en conflit direct. Même si les lois de la géographie séparent bien heureusement l’Afrique des champs de bataille, la gravité de l’événement pour la politique internationale impose que les États africains suivent avec minutie ce qui se joue entre les parties en conflit évoquées plus haut. Les impacts diplomatiques et surtout économiques à court et moyen termes de cette guerre interdisent le choix du désintérêt ou de l’indifférence. Une posture africaine mesurée à l’aune des enjeux et des relations avec les parties engagées dans ce conflit constitue un impératif. Sauver des vies africaines aujourd’hui et prévoir demain L’exigence à placer en tête des priorités des États africains est le secours des ressortissants africains (tous statuts confondus !) pris en étau dans les zones de guerre. Combien sont-ils ? Où sont-ils et comment peut-on les soutenir ? Ces questionnements méritent des réponses urgentes et efficaces. À cet égard, une coopération entre les divers États disposant des chiffres et canaux d’information en provenance des ambassades africaines en Ukraine et dans l’espace européen de manière générale, relatifs aux Africains et Africaines vivant en Ukraine, s’avère humainement indispensable afin de sauver des vies africaines. Les rapatriements individuels effectués ces derniers jours et semaines par le Nigéria ou le Maroc sont à saluer. Les mobilisations des réseaux des diasporas africaines en Europe, comme le African Network of Germany, pour faciliter le transport en bus d’hommes, femmes et enfants africains des zones de conflits vers des lieux plus sûrs, témoignent d’un engagement responsable et nécessaire de solidarité. Toutefois, les traitements inégaux et discriminatoires alimentés par des actes racistes dont les personnes africaines fuyant le conflit ont été victimes suscitent l’indignation. Les réactions de dénonciation et de condamnation, comme celles de l’Union africaine (Ua) par les voix de Macky Sall et de Moussa Faki Mahamat, ou comme celle du Dr Karamba Diaby (député allemand, d’origine sénégalaise, en service pour le compte du parti socio-démocrate au Bundestag (parlement allemand)), paraissent justes et légitimes face à la nature déshumanisante des traitements en question. J’appelle ainsi à une synergie d’actions de soutien et surtout à une étroite coopération interétatique en lien avec les diasporas africaines dans l’optique du rapatriement des Africains présents au sein des régions touchées par la guerre. Ces actions de soutien menées par les institutions africaines et afro-diasporiques aux ressortissants africains fuyant la crise ukrainienne gagneraient à s’inscrire dans la durée et à se généraliser à travers la création d’organisations africaines techniquement et financièrement autonomes capables d’intervenir à tout instant pour sauver des vies africaines dans des zones de guerre. Il en va du respect des victimes africaines aujourd’hui et demain. La politique ensuite… Du point de vue de l’Afrique, la portée politico-diplomatique de cette guerre tire son importance des relations bilatérales et multilatérales que nombre de pays africains entretiennent avec la Russie et l’Union européenne pro-Ukraine. Pour rappel, la première est en pleine résurgence géopolitique sur le continent avec la signature d’accords de coopération dans le domaine militaro-sécuritaire auprès de 24 pays au sein de diverses régions en Afrique. Lesdits contrats ont abouti à la présence militaire russe en République centrafricaine, en Libye, à l’installation d’une base militaire navale à Port- Soudan et, très récemment, au rapprochement Bamako-Moscou dans le cadre de la lutte contre le terrorisme. Sur le plan économique, la Russie, l’un des mastodontes de la production mondiale d’aluminium, demeure la principale importatrice de la bauxite à destination de la Guinée (Conakry), minerai indispensable pour la production de l’aluminium. Les échanges commerciaux entre la Russie et les pays africains sont en grande augmentation – plus de 20 milliards de dollars actuellement – et l’État russe envisage de multiplier ses exportations par deux à l’horizon 2024. Treize gouvernements africains sont signataires d’accords en matière de production d’énergie nucléaire civile avec le gouvernement de Poutine, et Orano (actuel nom d’Areva, multinationale française ayant pour spécialité le développement du nucléaire) a cédé la première place à Rosatom (société nationale russe d’énergie atomique) dans ce secteur. Quant à l’Union européenne, son rôle double de premier bailleur de fonds et d’investisseur étranger la positionne parmi les partenaires politiques et économiques les plus importants des pays africains et surtout de l’Ua. Sa nouvelle initiative, Global Gateway, ambitionne la mobilisation de 300 milliards d’ici 2027 afin de renforcer la coopération Ue-Ua dans les domaines économique et infrastructurel et, par extension, de contrer le projet de la nouvelle route de la soie dont Pékin a jeté les bases en 2013. La force opérationnelle Takuba (forte de près de 900 hommes et femmes en uniforme), quoique bousculée par la présence russe, agit sur le terrain du combat contre le terrorisme dans les sables chauds du Sahel. Ce tableau succinct de l’étroitesse des relations politiques, économiques, sécuritaires qu’entretiennent les différents États africains avec les parties en conflit sur le vieux continent explique le contenu mesuré du communiqué signé le 24 février 2022 et rédigé par Macky Sall, actuel premier responsable de l’Union africaine, et Moussa Faki Mahamat. Dans ce texte, les deux hommes manifestent « leur extrême préoccupation face à la très grave et dangereuse situation créée en Ukraine » et appellent « la fédération de Russie et tout autre acteur régional ou international au respect impératif du droit international, de l’intégrité territoriale et de la souveraineté nationale de l’Ukraine » . Le constat précédent est aussi valable à propos du vote du 2 mars 2022 auquel les pays africains ont participé à l’Organisation des Nations Unies (Onu) sur le brûlant sujet de la présence militaire russe en Ukraine : 17 se sont abstenus; l’un d’entre eux s’est prononcé en faveur de cette présence ; 28 se sont positionnés contre ; et huit n’ont pas participé. Même si ces votes méritent des interprétations particulières et profondes, une observation sommaire m’amène à les percevoir non pas nécessairement comme des choix de raison mais plutôt d’obligation. Ces choix d’obligation, de mon point de vue, ne se laissent pas appréhender par les relations historiques, comme par exemple les alliances de raison d’autrefois, qu’entretiennent les pays africains votants avec la Russie, lesquelles ont été profondément érodées avec la disparition du bloc soviétique à la suite de la guerre froide. Les options d’obligation choisies par les pays africains à travers leurs votes respectifs semblent plutôt stratégiques et mesurables sur la base protéiforme des relations économiques, politiques, militaires et diplomatiques que chacun des pays votants entretient actuellement avec les parties qui s’affrontent directement ou indirectement en Ukraine. Agir en bloc pour le contexte ukrainien et bien au-delà Au-delà des considérations diplomatiques, politiques et autres calculs économiques nationaux, la gravité de la crise en cours et ses conséquences géo-économiques inéluctables pour différentes régions du monde exigent que les pays africains adoptent une posture commune efficace. Cela sous-entend que dans un monde en pleine mutation multipolaire où la diversification des partenaires stratégiques offre des avantages relatifs mais certains, les pays africains doivent éviter de prendre de positions qui ne tiendraient pas entièrement compte des intérêts communs africains, des causes profondes de la crise actuelle et surtout des raisons qui ont rendu l’affrontement entre la Russie et l’Ukraine inévitable. Puisque les principes directeurs de ce monde globalisé ne sont pas encore clairement définis ou demeurent plutôt en cours d’élaboration, la realpolitik s’impose temporairement comme ligne de conduite. Forts de cette observation, les pays africains gagneraient à prôner en bloc la négociation, à faire preuve d’équilibre dans les positionnements afin d’éviter qu’une partie de ce conflit ne se transpose directement sur le continent, ou à peser sur les relations que ce dernier entretient avec les parties directement ou indirectement en conflit. Les 17 abstentions (sur un total de 35 participants) évoquées supra, notamment celle de Macky Sall, président de l’Ua, ainsi que la non-participation de certains pays au vote récent à l’Onu et mentionné plus haut, illustrent en partie la ligne d’équilibre en question, bien qu’il s’agisse de choix nationaux d’obligation et d’intérêt. Les prises de position individuelles doivent laisser place à une communion des voix transcendant les intérêts particuliers des États, mais veillant tout de même à ne pas les occulter entièrement. Agir d’un seul tenant sur la base d’une convergence des points de vue vers des intérêts partagés est une posture certes difficile, mais qui n’est pas inatteignable à partir du moment où les parties s’écoutent pour mieux s’entendre. Si des organisations comme l’Ua et des regroupements régionaux comme la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) et la Communauté de développement d'Afrique australe (Cdaa) en attente de réforme structurante ne peuvent pas prendre le lead à cet égard, le rassemblement de groupes d’États aux intérêts convergents, (comme le G4 constitué récemment par le Nigeria, l’Algérie, l’Afrique du Sud et l’Éthiopie en concertation – toute proportion gardée – avec les pays non membres de cette alliance) peut être une alternative. La guerre en Ukraine, à l’instar de tout conflit armé d’ampleur similaire, doit être l’occasion pour les gouvernements africains de décider et d’agir collectivement afin, d’une part, de minimiser le risque d’en subir indirectement et individuellement les conséquences politiques et économiques et, d’autre part, de faire peser leurs intérêts dans la balance des relations internationales. Winston Churchill, au sortir du conflit de 1939-1945, invitait à savoir tirer profit d'une crise en affirmant : « Don’t waste a good crisis. » Aux pays africains de savoir donner du sens à cette invitation ! *Docteur en histoire politique et environnementale et fondateur et directeur exécutif du laboratoire d’idée et d’action Africa Politicum Société 20 avr. 2022


Appui au développement du secteur agricole : des Sfd dotés de matériel informatique
En vue d’une production d’information de qualité sur la finance agricole, des systèmes financiers décentralisés ont été dotés de matériel, vendredi 15 avril dernier, dans le cadre du Programme d’appui au développement durable du secteur agricole (Paddsa). Quinze systèmes financiers décentralisés (Sfd) ont désormais reçu du matériel pour une information de qualité sur la finance agricole. Ces partenaires du Fonds national de développement agricole (Fnda) ont été dotés d’équipements informatiques, de logiciels spécifiques et de scanner, dans le cadre du Programme d’appui au développement durable du secteur agricole (Paddsa). «Cet appui vous permettra d’entrer en lien avec le système d’information sur la finance agricole déjà opérationnel au niveau du consortium Alafia. Ces équipements sont exclusivement destinés à la collecte, le traitement et la diffusion des données sur le financement agricole. Par cet appui, l’Union européenne renforce ainsi vos moyens d’interventions et contribue à moyen terme à l’alimentation du processus décisionnel sur le financement agricole », a souligné Mapolin Houessou, régisseur du Paddsa. En effet, ce programme de l’Union européenne vise entre autres l’amélioration de l’efficacité des mécanismes de financement du secteur. Et puisque les Sfd sont des maillons importants dans l’opérationnalisation du guichet 3 du Fnda, le Paddsa a décidé d’accroître significativement leur portée. Au nombre des axes de renforcement de capacités, il y a la formation sur les exigences des réformes intervenues dans le secteur agricole, l’opérationnalisation d’un système d’information sur la finance agricole (Sifa) puis le renforcement en moyens matériels informatifs nécessaires à l’accroissement des capacités de production de données sur la finance agricole. « Le Fnda ne s’est pas trompé en vous mettant au cœur de son dispositif d’attaque. A travers ce programme, vous avez eu une série de formations pour mieux comprendre le secteur agricole. On vous donne plus de moyens pour valoriser ce que vous faites en vue de mettre à disposition des informations capitales sur le financement du secteur agricole », a déclaré Franck Baropa, représentant du directeur général du Fnda, avant d’inviter les bénéficiaires à faire bon usage du matériel reçu. Le directeur général de l’Association professionnelle des Sfd du Bénin (Apsfd-Bénin) a tenu à remercier le Paddsa et le Fnda pour l’appui qui intervient après les renforcements de capacités sur les spécificités du secteur agricole. « Ce sont des équipements nécessaires. Pour produire les données, il faut des outils. On a besoin d’une plateforme et du matériel. Ces équipements iront aux structures de microfinance, partenaires du Fnda. C’est le personnel qui a en charge la production des données qui les exploitera le plus », a laissé entendre Ignace Dovi, directeur général de l’Apsfd-Bénin. De son côté, le Fnda rassure ses partenaires que d’autres besoins pourront être satisfaits afin qu’ils soient plus outillés à accompagner le secteur agricole. Actualités 20 avr. 2022


Culture de l’igname à Pèrèrè : En péril à cause du vol des semenceaux
A Pèrèrè, dans le département du Borgou, la culture de l’igname court le risque de relever du passé. Dans les champs apprêtés pour la circonstance, rares sont les semenceaux de ce tubercule qui arrivent à pousser sur les buttes. Les producteurs d’igname de la plupart des localités de Pèrèrè ont, depuis quelques années, commencé à céder au découragement. Si rien n’est fait, ils risquent même de ne plus s’adonner à sa culture. En effet, déjà contraints de composer avec les effets néfastes du réchauffement climatique, les producteurs d’igname de Pèrèrè assistent, impuissants, aujourd’hui, au vol des semenceaux dudit tubercule dans leurs champs. Grande est leur déception de constater que tout ce qu’ils ont mis en terre pour la prochaine campagne agricole, a été déterré et emporté par des individus non identifiés. Les victimes de cette pratique récurrente chaque année ne se comptent plus. Ne sachant plus à quel saint se vouer, elles menacent tout simplement de ne plus cultiver l’igname. Fatigués d’avoir à déplorer chaque fois la même situation, il y a longtemps que certains ont abandonné. C’est le cas du fermier Christophe Aballo. Par rapport aux auteurs de ces actes, il ne se fait pas d’illusions. Ses soupçons, il n’hésite pas à les porter sur les bergers des troupeaux en transhumance. « La grosse difficulté à laquelle nous sommes confrontés à Pèrèrè, par rapport à la culture de l’igname, c’est celle liée au pâturage. Arrivés dans nos champs, les bergers n’hésitent pas à déterrer les semenceaux. C’est pour les stocker chez eux et les consommer. D’autres, pour pousser loin la provocation, les font même griller dans le champ», soutient le fermier. «C’est en pleine saison sèche que l’on plante l’igname. Au cours de cette période, les activités au champ ne sont plus régulières. La présence humaine est un peu réduite. Profitant de la situation, les éleveurs de passage avec leurs troupeaux vont jusqu’à déterrer 80 % des semenceaux pour les consommer », explique-t-il, un peu plus loin. Devant le fait accompli Ce n’est que quelque temps après, poursuit-il, que les producteurs se retrouvent devant le fait accompli. « Ils constatent qu’il n’y a pas eu de germination. Au premier abord, ils croient avoir utilisé des semenceaux de mauvaise qualité. Mais, en poursuivant leurs recherches, ils découvrent finalement qu’il n’y avait rien en terre », fait observer le fermier. « Cette situation ne date pas d’aujourd’hui. Je ne suis pas le seul à la vivre chaque année. Sinon, ce sont pratiquement tous les producteurs d’igname à Pèrèrè, qui s’en plaignent également. C’est ce qui fait que, depuis quelques années, l’igname est devenue rare à Pèrèrè. A partir de l’arrondissement de Gbégourou, tout juste après Parakou, jusqu’à Pèrèrè, c’est le même problème. On produit de moins en moins l’igname», expose-t-il. Mais n’étant pas organisés en association ou groupement au niveau de la culture de l’igname, leurs actions pour se faire entendre peinent à porter. « Il y a un comité constitué du roi, du délégué, des conseillers, d’un représentant de l’Agence territoriale de développement agricole au niveau de la commune et auprès duquel nous avons l’habitude de nous plaindre. Il essaie de faire un règlement à l’amiable. Mais le problème demeure », se plaint Christophe Aballo. Conséquence, l’igname se fait de plus en plus rare à Pèrèrè. Elle coûte cher et il n’est plus facile d’en trouver. « Ce qu’on consomme vient des autres communes du département. Alors que par le passé, on faisait partie de leurs grands fournisseurs. Si ça continue ainsi, la production de ce tubercule va disparaître de Pèrèrè», avertit-il. Quand on parle de semenceaux ou semences d’igname, il ne s’agit que des tubercules entiers ou de leurs fragments. Ils proviennent de la récolte précédente. Enfouis au sommet des buttes sous des amas de feuilles mortes pour les protéger contre le soleil, ils n’ont besoin que d’un peu d’humidité pour prendre. La saison sèche est la période la plus propice. En saison de pluies, les semences pourrissent rapidement. D’où les difficultés pour les producteurs de reprendre à nouveau le semis, les premières pluies ayant déjà commencé par s’installer dans le septentrion. Encore que les semences ne sont même plus disponibles. Par ailleurs, le fermier Christophe Aballo remercie le gouvernement qui envisage désormais la sédentarisation de l’élevage au Bénin. Mais en attendant, il demande à ceux qui sont assermentés pour le faire de veiller au respect du Code pastoral. « Le code a tout prévu. Mais entre ses dispositions et la réalité sur le terrain, c’est tout un parallélisme », fait-il remarquer. Comme appel, il exhorte les autorités compétentes à prendre à bras-le-corps le problème afin que la production de l’igname soit relancée à Pèrèrè. Société 20 avr. 2022


Pour des partis politiques inclusifs et démocratiques : Le programme Rappid mis en branle
Financé par le Royaume des Pays-Bas, le programme Renforcement et Appui pour des Partis politiques inclusifs et démocratiques (Rappid) a été officiellement lancé au Bénin, hier mardi 19 avril. Ce programme va renforcer les capacités des partis politiques à mieux jouer leurs rôles et à contribuer au développement et à la paix. Il sera mis en œuvre dans les 77 communes du Bénin pour une durée de 48 mois. Faire en sorte que les partis politiques du Bénin contribuent plus efficacement au développement inclusif et à la paix à travers la mise en œuvre de leurs missions. C’est l’objectif stratégique du programme Renforcement et Appui pour des Partis politiques inclusifs et démocratiques (Rappid) qui a été officiellement lancé hier. D’un budget estimé à un milliard trois cent quarante-quatre millions sept cent onze mille huit cent cinquante (1 344 711 850) francs Cfa, majoritairement financé par le Royaume des Pays-Bas, ce programme sera mis en œuvre dans les 77 communes du Bénin pour une durée de 48 mois sous la houlette de l’Institut néerlandais pour la Démocratie multipartite (Nimd) et de l’Institut pour la Gouvernance démocratique (Igd). Dr Azizou Chabi Imorou, directeur de l’Igd et représentant-pays du Nimd, fait savoir que le lancement de ce programme est l’aboutissement d’un processus qui a démarré en mai 2021 où l’Igd a été mandaté pour formuler un projet d’appui aux partis politiques. To Tjoelker-Kleve, ambassadrice des Pays-Bas près le Bénin, précise que l’idée de ce projet a germé au lendemain des dernières élections législatives et communales qui ont connu quelques troubles. Selon elle, ce programme est nécessaire pour améliorer la capacité des partis politiques à mieux jouer leurs rôles et à accompagner les efforts de développement et de paix au Bénin. L’ambassadrice des Pays-Bas près le Bénin est confiante quant à la réussite du projet. Elle salue particulièrement l’implication des jeunes et des femmes. « A travers ce programme, nous voulons que les jeunes et les femmes soient au cœur de l’animation de la vie politique au Bénin. Faisons confiance aux jeunes et aux femmes », a-t-elle déclaré avant de réaffirmer le soutien du Royaume des Pays-Bas au Bénin. Séverin Maxime Quenum, Garde des Sceaux, ministre de la Justice et de la Législation, a reconnu l’engagement du Royaume des Pays-Bas en tant que partenaire légendaire qui accompagne les efforts de démocratisation au Bénin. Il a exhorté les bras opérationnels de ce programme à maintenir une approche inclusive et participative pour que toutes les parties prenantes soient effectivement impliquées dans la mise en œuvre du programme. Ce programme dénote, selon lui, les bonnes relations entre le Bénin et le Royaume des Pays-Bas d’une part et le bien-fondé des réformes politiques mises en œuvre d’autre part. Il rappelle que la nouvelle Charte des partis politiques prévoit que tous les partis politiques contribuent à la sauvegarde de la cohésion et de la paix ainsi qu’à la protection des libertés fondamentales. Le ministre Séverin Maxime Quenum est convaincu de ce que la mise en œuvre de ce programme va renforcer les capacités des partis politiques dans ce sens et permettra d’instaurer la culture du dialogue. « La démocratie commence par le dialogue », va souligner Dakpè Sossou, deuxième vice-président de l’Assemblée nationale. Pour le porte-parole du Parlement, le présent programme vient contribuer au renforcement des réformes déjà engagées pour assainir le système partisan. Trois axes, trois résultats à long terme Pour atteindre son objectif, le programme Rappid est basé sur trois axes d’intervention. Il s’agira de contribuer à l’amélioration du fonctionnement et à la gouvernance des partis afin de leur permettre de mieux jouer leurs rôles ; d’appuyer les institutions de la République et les ministères sectoriels dans leurs rôles et missions en lien avec le système partisan ; de contribuer à instituer le dialogue inter-partis dans les pratiques politiques du Bénin. Les bénéficiaires directs sont donc les partis politiques et leurs militants ; les institutions de la République et les ministères sectoriels intervenant dans le système partisan et les élections ; les citoyens à la base ; la Société civile et les médias. Présentant le programme, Dr Azizou Chabi Imorou, directeur de l’Igd, indique que trois résultats sont envisagés à long terme. Primo, les partis politiques sont plus inclusifs, plus attractifs, plus représentatifs et performants. Secundo, l’environnement partisan et électoral béninois est favorable au rayonnement et à l’action efficace des partis politiques. Tertio, le dialogue enter-partis est devenu un outil de prévention et règlement des crises politiques au Bénin. Actualités 20 avr. 2022


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