La Nation Bénin...
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Polyglotte, car elle parle couramment anglais, créole haïtien, allemand et espagnol, en plus de sa langue maternelle le français, Barbara Laurenceau est la nouvelle représentante résidente du Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA) au Bénin. Elle succède au Dr Koudaogo Ouédraogo.
Détentrice d’un magistère en relations internationales et action à l’Etranger, elle a également une licence en économie internationale, option finance internationale.
Experte en relations internationales et organisations internationales, droits de l’Homme, planification stratégique et programme d’évaluation, assistance et aide humanitaire, Barbara Laurenceau a comme domaine de prédilection les questions d’équité de genre, avec un intérêt particulier pour les innovations techniques et financières, dans la perspective de mise à l’échelle des initiatives en faveur de l’autonomisation des femmes et des filles. Les questions de santé publique, de droits et de population, lui sont également familières.
Représentante au Congo Brazzaville depuis novembre 2013, cette quinqua est une manager qui s’auréole d’une longue et riche expérience internationale. Elle a été précédemment en position de responsabilité en Haïti et aux États-Unis. Les défis liés à l’épanouissement du capital humain ne lui étant pas étrangers, il faut espérer qu’elle saura user de son expérience et de son leadership pour les mettre en relief au Bénin où la demande en la matière est importante, à travers l’orientation qu’elle donnera à son mandat.
Paul AMOUSSOU
Société 19 sept. 2018

L’AS Vita Club et le Raja Casablanca ont obtenu de bons résultats en quarts de finale dimanche dernier lors de la coupe de la confédération et se positionnent pour leur qualification en demi-finale après les bons résultats obtenus en quart de finale aller.
Le Vita club a battu sur son terrain la Renaissance Sportive de Berkane (3-1), tandis que le Raja de Casablanca en déplacement à Brazzaville a battu CARA Brazzaville sur le score d’un but contre deux (1-2). Al-Masry doit batailler dur pour conserver son avance du match après sa victoire 1-0 face à l’USM Alger. Le Rayon Sports du Rwanda et Enyimba sports, un club nigérian se sont séparés dos à dos avec un score nul et vierge de zéro but partout. (0-0).
L’As Vita Club a, quant à lui, pris le dessus sur le club de la Renaissance sportive de Berkane (Maroc) 3-1, dimanche dernier en quart de finale aller de cette Coupe de la confédération.
L’As vita club, méné un but à zéro par son adversaire du jour, a réussi à égaliser à la 44e minute grâce son joueur Jean-Marc Makusu. Le même Makusu a permis à son équipe de prendre avantage grâce à un autre but qu’il marque à la 57e minute réussissant ainsi un doublé, suite à une mauvaise sortie du gardien de la renaissance Berkane. Djuma Shabani est venu parfaire le travail en inscrivant un troisième but à la soixante-dix huitième minute (78’) pour le Vita club qui peut aborder le match retour avec sérénité le 23 septembre prochain.
L’entraineur du Vita club, Florent Ibengué, satisfait de ce résultat, reste optimiste et espère que son équipe pourra marquer un but au match retour.
Le Raja Casablanca surprend le CARA de Brazzaville à l’extérieur
Le Raja Casablanca peut se frotter les mains et espérer se qualifier au match retour à domicile face au CARA de Brazzaville qu’il a réussi à battre sur son terrain par le score de deux buts à un (2-1). Les deux buts de l’équipe marocaine ont été respectivement marqués par Soufiane Rahimi et Mahmoud Benhalib aux 47e et 80e minutes de jeu.
Le but congolais a été marqué par Cabwey Kivutuka à la 71e minute de jeu.
Le club égyptien d’Al Masry s’est imposé un but à zéro (1-0) face à l'Union sportive de la Médina d'Alger, grâce à un but de Mahmoud Wadi (54’).
L’équipe rwandaise du Rayon Sports et les Nigérians d’Enyimba ont fait match nul zéro but partout (0-0) au Rwanda. Ces deux équipes gardent leur chance intacte pour le match retour qui se jouera à Eyimba au Nigeria le 23 septembre prochain.

Les matchs aller de la phase de groupe de la ligue des champions démarrent aujourd’hui 18 septembre sur les différents stades européens.
Le club espagnol du Fc Barcelone de Lionel Messi reçoit les Hollandais du Psv Heindoven au Noup camp, ce soir, tandis que les Allemands du Borussia Dortmund se rendent en Belgique pour affronter le Fc Bruges. L’As Monaco reçoit l’Athlético de Madrid : ce match s’annonce palpitant, car les clubs espagnols n’ont jamais réussi aux Français. L’Inter de Milan croisera les crampons avec le club anglais de Totteham, le Psg avec sa pléiade de stars fait un déplacement vers Liverpool pour défier les reds de Jürgen Klopp dans un match qui s’annonce intéressant car dans le stade d’Anfield. Il est difficile d’arrêter la rage de vaincre des reds de Liverpool poussés par leur public souvent survoltés.
Shalke 04 affronte le Fc Porto, l’Etoile de Belgrade ira se mesurer à Naples Fc, puis Glattassaray sera l’hôte du Lokomotiv de Moscou.
Demain mercredi, le Real de Madrid sera aux prises avec l’As Roma. Christiano Ronaldo et ses coéquipiers de la Juventus de Turin vont défier Valence sur son terrain, le Benfica de Lisbonne reçoit le Bayern de Munich, tandis que Manchester United et Manchester city rencontreront respectivement Youngs Boys et Lyon.
P. G.
Le Programme
Mardi 18 septembre
Barcelone – Psv Heindoven
Fc Bruges- Dortmund
Monaco- Athlético de Madrid
Etoile rouge- Naples
Inter de Milan- Totteham
Shalke 04- Fc Porto
Mercredi 19 septembre
Glattasaray- Lokomotiv de Moscou
Ajax- Aek Athènes
Real de Madrid- As Roma
Manchester City – Lyon
Manchster United – Yougs Boys.
Remise de trofet par Maximin Alapini[/caption]Le tournoi de football Maximin Alapini a connu son épilogue, dimanche 16 septembre dernier sur le terrain de l’école primaire publique de Gbéto à Ouidah. En finale, les Aigles Fc ont battu (3-1) l’équipe de Fair Play Fc à l’issue de l’épreuve fatidique des tirs au but.
Les Aigles football club ont remporté la deuxième édition du tournoi de football Maximin Alapini en battant (3-1) en finale Fair Play Football club au terme de l’épreuve fatidique des tirs au but. En présence des autorités politico-administratives de la commune de Ouidah et des membres de l’Ong Appui au Bien-être Social dirigée par Maximin Alapini, la finale de la compétition a gardé son suspens jusqu’au bout.
A l’entame de la partie, les deux équipes n’ont pas eu de round d’observation avant de chercher à faire la différence chacun de son côté. Dans le premier quart d’heure, les Aigles iront plusieurs fois à l’assaut des buts adverses sans succès. Leurs attaquants, en l’occurrence Fernando Gbénou et Hervé Adandé moins réalistes, vont se heurter au dernier rempart de Fair Play football club dont le coach renforce son milieu de terrain et permet à Secaldi Sagbo de titiller la défense des Aigles. Avec ce changement de tactique, les joueurs de Fair Play répondent valablement aux assauts des Aigles, moins offensifs jusqu’à la mi-temps. Contraintes à un scénario action-réaction, les deux équipes ont été renvoyées aux vestiaires. A la reprise, les agressions physiques ont tôt fait de gâcher le match. Toutes les tentatives des deux formations pour faire la différence sont restées vaines. Il aura fallu faire recours à l’épreuve fatidique des tirs au but pour séparer les deux finalistes. Ainsi, les coéquipiers de Fernando Gbénou vont réussir à marquer trois des cinq tirs contre un seul pour l’équipe de Fair Play. Les Aigles remportent cette deuxième édition du tournoi Maximin Alapini.
L’apothéose de cette soirée sportive a été la remise des lots aux équipes et aux joueurs qui se sont distingués tout au long de la compétition. C’est ainsi que l’équipe championne, les Aigles, a pris des mains de Maximin Alapini, président de l’Ong Appui au Bien-être Social, le grand trophée et une enveloppe financière. Maximin Alapini s’est dit très satisfait du bon déroulement du tournoi et de l’engouement du public. « Les objectifs de ce tournoi ont été atteints, car il s’agit de regrouper les jeunes autour d’activités saines pendant les vacances », a-t-il déclaré. Il a remercié les populations de Ouidah et les équipes qui ont pris part à cette compétition ayant regroupé 24 équipes venues de tous les arrondissements de la commune.
Heureux de l’engouement suscité par ce tournoi, le président de l’Ong Abs, promoteur du tournoi réitère sa volonté d’organiser cette compétition l’année prochaine. Il invite les autorités politico-administratives à lui emboîter le pas en soutenant les talentueux joueurs de la commune de Ouidah.

Plusieurs élèves et écoliers ont repris le chemin des classes dans la commune d’Abomey-Calavi, ce lundi 17 septembre, date officielle de la rentrée scolaire 2017-2018 au Bénin. Tandis que les cours reprennent dans le privé, les activités académiques timidement démarrent dans les établissements publics.
Au titre de l’année scolaire 2018-2019, à Abomey-Calavi, les cours ont repris timidement dans les établissements publics, contrairement au secteur privé qui semble être en avance.
Ils étaient des centaines d’écoliers et de collégiens à retrouver le chemin des établissements scolaires de la commune d’Abomey-Calavi, ce lundi 17 septembre, premier jour de l’année académique 2018-2019 au Bénin. Accompagnés de leurs parents, les nouveaux devront s’inscrire avant de démarrer les cours tandis que les anciens prêts reçoivent déjà les cours dans certains établissements. Dans les établissements publics, l’heure est encore au nettoyage des lieux et aux formalités administratives tandis que dans les établissements privés les élèves reçoivent déjà les premiers cours. Au Complexe scolaire par exemple « Le Faucon », les cours ont repris normalement. « Depuis 7 heures, nos élèves sont en classe. Toutes les dispositions ont été prises afin que tout se déroule dans les conditions normales », a confié Luc Agbo, surveillant au niveau de ce lieu du savoir. Selon lui, les enseignants ont eu les emplois du temps depuis leur conseil de rentrée la semaine dernière. Pour lui, tous les enseignants de cet établissement sont disposés à commencer les cours dès ce lundi. Pour Luc Agbo, la journée du lundi serait mise à contribution pour les dernières dispositions. Scénario identique au complexe scolaire Saint Justin, au quartier Allègleta et au Complexe scolaire Saint Mathieu à Tankpè, dans l’arrondissement de Godomey. Tous les élèves et enseignants étaient en situation de classe dans ces établissements privés.
Au Collège d’enseignement général du Plateau à Womey, anciens élèves et professeurs ont répondu présents, mais les activités piétinent encore. Les responsables d’établissements s’affairent pour mettre enseignants et apprenants dans les meilleures conditions. Dans la cour du collège, les anciens élèves et enseignants sont en quête de leurs emplois du temps. Les élèves se retrouvent en petits groupes devant les salles de classe pour raconter leurs aventures des vacances. Certains parents d’élèves ont passé cette journée dans les rangs afin de finaliser les formalités d’inscription de leurs enfants. Du Ceg Godomey au Ceg Tankpè en passant par certaines écoles primaires publiques, le constat est le même dans tous les établissements publics sillonnés ce premier jour des classes dans la commune d’Abomey-Calavi. Pourvu que les responsables des établissements publics travaillent à combler cette longueur d’avance des écoles privées pour le bonheur des apprenants du public.

Les populations de Towé et d’Igana dans la commune de Pobè et Ita-Djèbou dans la commune de Sakété peuvent désormais pousser un ouf de soulagement. Ces arrondissements ont été dotés d’ouvrages d’électrification réalisés par l’Agence béninoise d’électrification rurale et de la maîtrise d’énergie (Aberme) dont la mise en service a été effectuée, vendredi 14 septembre dernier par le ministre de l’Energie, Dona Jean Claude Houssou.
Le directeur général de l’Agence béninoise d’électrification rurale et de la maîtrise d’énergie (Aberme), Jean Francis Tchèkpo, affiche le sourire témoignant d'une misssion accomplie. Avoir réalisé les ouvrages d’électrification dans les arrondissements de Towé et d’Agana dans la commune de Pobè et d’Ita-Djèbou dans la commune de Sakété.
Selon lui, construire une ligne électrique n’est pas chose facile. « Il faut traverser la rivière, traverser la brousse », explique-t-il en ajoutant qu’il faut aussi vivre les humeurs, les mécontentements et autres des populations, dans la mesure où chacun veut avoir de poteau électrique devant sa maison. Parfois, souligne-t-il, il faut se retrouver devant des cas de résistance où le terrain est non praticable. « Cette zone n’est pas facile », fait remarquer Jean Francis Tchèkpo qui explique que, malgré tout, son agence a tout mis en œuvre pour rester dans le délai qui lui avait été prescrit par le contrat.
Conscient que sans énergie, il n’y a pas développement, le chef de l’Etat, selon le ministre de l’Energie, Dona Jean Claude Houssou, a inscrit comme priorité ce secteur dans le Programme d’action du gouvernement (Pag). « La volonté y est. Et là où il y a la volonté, l’on peut tout faire», précise le ministre de l’Energie qui partage sa joie avec les populations des trois arrondissements du Plateau bénéficiaires du projet. « Ce n’est que le commencement», a insisté Dona Jean Claude Houssou qui a invité les populations à entretenir les ouvrages mis à leur disposition.
Que ce soit à Towé, Igana ou à Ita-Djèbou, les chefs d’arrondissements Paul Ayéromi Sourou, Antoine Oïchabouyi et Noël Kouchemi de même que les maires des communes de Pobè, Paul Odjo Fakorédé, et de Sakété, Pierre Adéchi Ayéladé, ont pris l’engagement de sensibiliser les populations pour que les actes de vandalisme et de vol ne soient pas enregistrés sur les réseaux. Ils ont souhaité que les réseaux soient étendus à d’autres hameaux des localités au lieu de s’arrêter seulement aux chefs-lieux des arrondissements.
Les élus locaux et communaux seront appuyés par le préfet du département du Plateau, Valère Sètonougbo qui a remercié le gouvernement pour avoir pensé aux populations de son département. « Là où il y a de la lumière, l’obscurité recule, de même que l’insécurité qui disparaît », se réjouit le préfet du département du Plateau qui salue la vision du chef de l’Etat.
Les caractéristiques
A Towé dans la commune de Pobè, les travaux concernent la fourniture et la pose de 6882 mètres linéaires de réseau haute tension de 20 kv ; 1622 mètres linéaires de réseau basse tension; un transformateur H160, 20 kv/400 v-50 kva. Dix lampadaires de puissance 150 w chacun ont été installé. Ce projet dont le coût total des travaux est de 182 millions de francs Cfa impactera 320 ménages, soit environ 1500 habitants.
Pour ce qui est de l’arrondissement d’Igana dans la même commune, les travaux concernent également la fourniture et la pose de 8200 mètres linéaires de réseau haute tension de 20 kv; 3556 mètres linéaires de réseau de basse tension, un transformateur H160, de 20 kv/400v-160kva. Dix lampadaires de puissance 150 w chacun sont installés. Le coût total de ce projet est de 140 millions de francs Cfa. Il impactera 320 ménages, soit environ 1500 habitants.
La dernière ligne mise en service dans le Plateau à Adjégounlè dans l’arrondissement d’Ita-Djèbou dans la commune de Sakété concerne la fourniture et la pose de 8228 mètres linéaires de réseau haute tension 20 kv; 5400 mètres linéaires de réseau basse tension. Il est posé ici deux transformateurs H160, 20 kv/400 v-100 kva et 10 lampadaires de puissance 150 w chacun. Le coût total des travaux ici est de 294 millions de francs Cfa. C’est un projet qui impactera 400 ménages, soit environ 2000 habitants?

L’heure était, du 14 au 16 septembre dernier, aux grandes retrouvailles entre les ressortissants Adja-Tado résidant dans la ville de Parakou et ses environs. C’est à la faveur de la première édition du Festival des arts et cultures de leur aire cultuelle, qu’ils ont organisée.
Dénommé FestAC/ Adja-Tado 2018, la première édition du Festival des arts et cultures Adja-Tado de Parakou relève désormais du passé. Organisée du 14 au 16 septembre dernier, elle a offert l’occasion aux filles et fils de cette aire cultuelle qui résident dans la ville et ses environs, de célébrer leur culture. A travers leurs retrouvailles, ils ont voulu révéler, valoriser et promouvoir leurs arts et cultures. L’essentiel des manifestations a eu lieu à l’Ecole primaire publique OCBN.
« C’est pour la bonne cause que ce festival a été initié », a expliqué le président du comité d’organisation du festival, Basile Sonounamèto. Selon lui, le mérite de la réussite de ce projet d’envergure et inédit revient aux différentes associations dont les ressortissants de l’aire Adja-Tado à Parakou sont membres. « L’occasion leur a permis de célébrer la fraternité », s’est réjoui le président du comité d’organisation.
Parrain de l’évènement au même titre que le maire Charles Toko et les ministres Gaston Dossouhoui et Oswald Homéky, le député Orden Alladatin a loué l’initiative. Il a ensuite exhorté les ressortissants de l’aire Adja-Tado à s’unir davantage. « Faisons en sorte que notre communauté soit une communauté d’intégration, de cohésion, de paix et de développement », a-t-il souhaité.
Plusieurs activités ont marqué le festival. Tout a commencé par la caravane organisée à travers la ville, vendredi 14 septembre dernier, par les festivaliers. Animations populaires, folkloriques et des divinités de l’aire Adja-Tado, exposition d’objets d’art, divers jeux étaient également au menu, sans oublier une dégustation de l’art culinaire Adja-Tado et un concert géant. Le clou des festivités a été la conférence-débat animée par le professeur David Koffi Aza, vendredi 14 septembre dernier, à la salle d’alphabétisation de Parakou. Le conférencier a retracé l’origine des peuples de cette aire comprise entre le Togo et le Bénin.
Alain Komaclo, directeur national de la Bceao, au cours de la conférence de presse[/caption]La direction nationale de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao) pour le Bénin et l’Association professionnelle des banques et établissements financiers (Apbef) ont tenu vendredi 14 août dernier à Cotonou leur troisième réunion de concertation au titre de l’année 2018. Ce fut l’occasion d’examiner de près la situation économique et récente de l’Union monétaire ouest-africaine (Umoa) et du Bénin.
« Nous avons noté avec satisfaction les progrès enregistrés en terme de croissance et de stabilité des prix au cours du deuxième trimestre 2018. Ainsi, à l’échelle de l’Union, le taux de croissance économique réel est estimé à 6,5% en glissement annuel et le taux d’inflation est ressorti à 0,7% », a laissé entendre le directeur national de la Bceao pour le Bénin, Alain Komaclo, au terme de la troisième réunion de concertation au titre de l’année 2018 entre la Bceao (Bénin) et l’Apbef. Selon les conclusions de leurs échanges, l’activité économique au Bénin a progressé de 5,8% en glissement annuel au deuxième trimestre de 2018, après une réalisation estimée à 5,6% au premier trimestre. Quant au niveau général des prix, il s’est inscrit en hausse de 1% contre 1,1% au premier trimestre, demeurant toutefois en dessous du plafond communautaire de 3%.
Lors de cette rencontre trimestrielle, les cadres de la Bceao (Bénin) et les directeurs généraux d’établissements de crédit ont en effet évalué la situation économique de l'Umoa et celle du Bénin. « Le contexte économique est important, autant pour l’institut d’émission que pour les banques et pour l’ensemble des acteurs de l’économie », c’est à en croire le directeur national de la Bceao pour le Bénin ce qui justifie la tenue de cette réunion trimestrielle. Elle aura également permis de passer en revue les divers projets initiés par la Bceao dans le but de renforcer la résilience du système bancaire et d’améliorer le financement des économies de l’Union. Au nombre de ceux-ci, le dispositif de soutien au financement des Pme et Pmi dans l’Umoa, qui a été lancé au Bénin le 2 août dernier. La rencontre s'est achevée avec un échange ouvert sur les contraintes auxquelles font face les acteurs financiers.
Les établissements de crédit face aux enjeux du Bic et de la Centif
Lors de cette troisième réunion entre la Bceao et l’Apbef au titre de l’année 2018, le directeur pays du Bureau d’information sur le crédit (Bic) et le président de la Cellule nationale de traitement des informations financières (Centif) ont sensibilisé les directeurs généraux sur les attentes de leurs structures vis-à-vis du système bancaire. Projet structurant initié par la Bceao, le Bureau d’information sur le crédit (Bic) a pour objectif de réduire l’asymétrie d’information sur le marché du crédit en vue d’atténuer les coûts d’accès au financement, de contribuer à un meilleur accès au crédit, d’accroître le financement des économies des Etats membres de l’Union, d’améliorer la gestion du risque de crédit par les établissements de crédit et d’améliorer le climat des affaires dans les Etats membres de l’Union. Les Bic doivent permettre de faire face aux enjeux de la réduction sensible du taux de dégradation des portefeuilles des banques, de l’expansion du financement de l’économie et de l’accélération de l’alimentation de la base de données. Ainsi, les directeurs généraux ont été sensibilisés sur la nécessité de contribuer davantage à l’alimentation de la base de données du Bic d’une part et d’autre part ont été invités à améliorer le taux de consultation des rapports de solvabilité de leurs clients dans la base Bic et à intensifier les actions au sein de leurs établissements en vue d’accroître le taux de recueil de consentements de leurs relations.
En ce qui concerne la Cellule nationale de traitement des informations financières (Centif), les communications ont porté sur les résultats et les recommandations de l’évaluation nationale des risques de blanchiments de capitaux et de financement du terrorisme relativement au secteur bancaire ainsi que les diligences préparatoires à l’évaluation mutuelle du dispositif de lutte contre ces infractions économiques. Dans ce cadre, les membres de l’Apbef-Bénin ont été invités à poursuivre les efforts de collaboration étroite avec la Centif pour favoriser la conformité intégrale du système bancaire béninois aux standards internationaux en matière de lutte contre la délinquance financière.
Pour le président de l’Apbef, Lazare Komi Noulekou, les avantages du Bic et la nécessité de collaborer avec la Centif sont des impératifs dans la réduction du taux d’asymétrie d’information et dans le renforcement de la crédibilité du système bancaire béninois. Toutes choses qui permettront de renforcer l'économie et de la rendre plus compétitive.

Les travaux de la première session ordinaire de la Commission nationale de sécurité et de santé au travail (Cnsst) ont démarré, ce lundi 17 septembre à Cotonou. Les études des différents textes soumis aux participants permettront de recadrer le nouvel espace de mise en œuvre de la politique nationale de sécurité et de santé au travail au Bénin.
La première session ordinaire de la Commission nationale de sécurité et de santé au travail dont les travaux ont démarré hier, est consacrée à deux principales études. Il s’agit de la finalisation de la relecture de l’arrêté n° 31/MFPTRA/MSP/DC/SGM/DT/SST du 2 novembre 1999 portant attributions, organisation et fonctionnement des services de santé au travail, d’une part, et de de la réflexion sur le programme national quinquennal 2019-2023 de sécurité et santé au travail d’autre part.
A l’entame de la cérémonie de démarrage des travaux, le secrétaire général du ministère du Travail et de la Fonction publique, Norbert Kanhounon a rappelé, pour la circonstance, les conventions ratifiées par le Bénin et les textes adoptés dans le cadre de la sécurité et la santé au travail. Ainsi, a-t-il indiqué que le gouvernement a eu à ratifier en novembre 1998 la convention n° 161 concernant les services de santé au travail. Cette convention, poursuit-il, l’oblige à prendre des textes législatifs et réglementaires nationaux devant contraindre les entreprises situées sur le territoire national à créer des services de santé au travail pour le suivi médical de leurs travailleurs. Ce qui a conduit à la prise d’autres textes comme l’arrêté n° 31/MFPTRA/MSP/DC/SGM/DT/SST du 2 novembre 1999 portant attributions, organisation et fonctionnement des services de santé au travail. Aussi, ajoute-t-il, que cet arrêté a fait l’objet d’une relecture qui n’a pu être achevée en raison de la non-promulgation de la loi n° 2015-18 du 1er septembre 2018 portant statut général de la Fonction publique. Cette loi votée par l’Assemblée nationale et promulguée par le chef de l’Etat, il est nécessaire de terminer sa relecture, souligne-t-il.
Il a aussi rappelé la convention n° 155 de l’OIT sur la sécurité et la santé des travailleurs et sa recommandation n°164, adoptées en 1981 qui décrivent les étapes incontournables pour la promotion d’une approche stratégique en matière de sécurité et de santé au travail. Celles-ci, explique-t-il, prévoient l’adoption d’une politique nationale en matière de sécurité et de santé au travail cohérente, ainsi qu’une action à prendre par les gouvernements et dans les entreprises afin de promouvoir la sécurité et la santé au travail, et améliorer les conditions de travail.
Autant de raisons qui ont permis au Bénin, a-t-il indiqué, d’élaborer et de valider le profil national de sécurité et de santé au travail. Ce qui est un document diagnostic qui dresse le bilan de la situation existante en matière de sécurité au travail ainsi que les progrès accomplis en vue de réaliser un milieu de travail sûr et salubre. A ces raisons s’ajoute celle de la phase de l’actualisation de la politique nationale de sécurité et de santé au travail. C’est pourquoi, trouve-t-il nécessaire de réfléchir sur le programme national quinquennal 2018-2023 de sécurité et de santé au travail.
Les confédérations et centrales syndicales des travailleurs sont en phase avec l’organisation de cette session, et notamment avec les thématiques inscrites à l’ordre du jour, a dit le représentant des travailleurs, Vincent de François Bonou. Quant à la représentante des employeurs, Annabelle Hounkponou Ekué, elle a indiqué que le programme national de sécurité et de santé au travail constitue un outil utile de planification en vue d’aider à l’élimination à la source des dangers pour la santé, la sécurité, l’intégrité physique et psychologique des travailleurs ou tout au moins contrôler les dangers liés au travail?
Les préfets exhortés à s'impliquer davantage dans la lutte pour l'assainissement du secteur de la santé[/caption]Les ministres de la Santé, Benjamin Hounkpatin, de la Justice et de la Décentralisation ont rencontré, vendredi 14 septembre dernier à Cotonou, les préfets, directeurs départementaux de la Santé et de la Police républicaine. Ceci en vue de les impliquer davantage dans la lutte contre les cliniques, centres de santé et les morgues non autorisés.
Déterminé à mener une lutte contre les cliniques et centres de santé privés, pharmacies et morgues non autorisés, le gouvernement a opté pour l’implication des autorités en charge de la sécurité et de la santé. Après les acteurs de la santé, le ministre Benjamin Hounkpatin a rencontré les préfets des douze départements du Bénin, les directeurs départementaux de la Santé et de la Police républicaine, en présence des ministres de la Justice et de la Décentralisation.
« La santé n’a pas de prix et la sécurité doit passer par la santé », précise le ministre de la Santé à l’entame de cette rencontre. D’où son appel aux préfets, directeurs départementaux de la Police républicaine et de la Santé afin qu’ils prennent le devant de cette lutte que le gouvernement entend mener pour le bien-être des populations. Ainsi, par des actions concertées et l’appui des procureurs, ils sont appelés à mettre fin au phénomène de manipulation irresponsable des corps dans les morgues, aux pratiques rétrogrades et inappropriées et soins ne respectant aucune norme dans les cliniques non autorisées ainsi qu’à la prolifération d’échoppes de vente de faux médicaments.
Ces diverses actions envisagées, selon le ministre de la Santé, contribueront à assainir le secteur.
« Les morgues, que ce soit à l’intérieur du pays ou au cœur des grandes villes, ne respectent pas les normes. Ce qui aggrave les problèmes de santé des populations », a déploré le préfet Modeste Toboula.
Régler les divers problèmes qu’il a évoqués, pour Benjamin Hounkpatin, participera à l’amélioration substantielle des indicateurs de santé.
Les populations pourront ainsi avoir accès à des centres de santé équipés et se feront suivre par des agents qualifiés. Il sera aussi question de veiller à la qualité de l’accueil et des soins.
Selon les préfets, la lutte se mène déjà sur le terrain et il ne reste qu’à la renforcer. Ils ont donc saisi l’opportunité pour faire part aux ministres de leurs difficultés sur le terrain de même que les problèmes à régler pour l’efficacité de cette lutte. Au nombre de ces difficultés, ils ont cité les différends frontaliers avec les pays voisins, les dépôts pharmaceutiques illégaux, la réticence des élus locaux à s’engager dans la lutte de peur d’être déboutés par leurs électeurs, les problèmes logistiques, l’absence d’une feuille de route, de dépôts pour le stockage des produits et du matériel saisis, etc.
Des inquiétudes que les ministres présents ont tenté de dissiper en les rassurant de la mise à leur disposition de moyens nécessaires pour réussir la mission.
Une large part sera accordée par ailleurs à la sensibilisation des populations.