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Le président de la Commission électorale nationale autonome (CENA), Emmanuel Tiando a soumis jeudi 24 novembre le projet de budget de son institution au titre de 2017 à l’appréciation des députés membres de la Commission budgétaire de l’Assemblée nationale. Il a présenté trois budgets dont celui de l’organisation éventuelle du référendum constitutionnel annoncé par le chef de l’Etat pour l’année prochaine.
14 563 895 748 FCFA, c’est le montant de budget que propose la Commission électorale nationale autonome pour l’organisation éventuelle du référendum constitutionnel que le chef de l’Etat prévoit organiser en 2017. Le président de la Céna, Emmanuel Tiando a abordé la commission budgétaire de l’Assemblée nationale cette proposition budgétaire. « Nous avons voulu être proactifs parce que le gouvernement a annoncé l’organisation d’un référendum. Nous devons prendre nos dispositions en tant que structure organisatrice des élections et c’est ce que nous avons fait en soumettant un budget de 14 milliards de FCFA », a souligné le président de la Céna. Emmanuel Tiando a tenu à préciser que les 14 milliards FCFA ne concernent pas seulement le budget de la Céna pour l’organisation de ce référendum. Ce montant résulte de la collecte de toutes les propositions faites par les différentes institutions de la République et autres structures publiques impliquées directement dans la gestion des élections au Bénin. Il s’agit notamment pour le référendum de la Cour constitutionnelle, de la Cour suprême, de la HAAC, du ministère de l’Intérieur de la Sécurité publique, du ministère de la Justice et de la Législation et du ministère de la Défense nationale. Le président de la Céna a précisé que ce budget de 14 milliards environ pour le référendum n’est qu’une proposition. Car il n’a pas encore fait l’objet de conférence budgétaire avec le gouvernement comme l’exige le Code électoral qui prévoit la tenue de cette rencontre d’arbitrage sur les budgets des élections chaque année avant le vote du budget. « Nous n’avons pas encore eu cette séance de travail avec le ministère de l’Economie et des Finances. C’est des propositions que nous avons faites espérant que lors des discussions, on va pouvoir s’accorder sur ce montant », souligne Emmanuel Tiando. Cette procédure budgétaire électorale est valable pour le budget de la reprise des élections communales et locales de 2015. Cette reprise concerne une commune, plusieurs arrondissements et 120 quartiers de ville où le scrutin a été annulé ou n’a pas eu lieu pour diverses raisons. La Céna a préconisé 2 332 657 444 FCFA pour la reprise de ce vote. Mais sur ce montant cette commission n’a que 899 071 215 FCFA pour organiser la reprise desdites élections. Le reste du budget concerne les autres institutions et structures intervenant dans une certaine mesure dans l’opération électorale. Mais il reste que le gouvernement approuve ce montant arrêté par la Céna pour l’organisation de ces élections de rattrapage.
Le président Emmanuel Tiando dit avoir soumis à l’appréciation des députés un troisième budget. Ce dernier concerne le budget de fonctionnement de la Céna évalué à 1 968 202 830 FCFA. Ce budget servira non seulement à couvrir les charges du personnel, mais également à améliorer le cadre de vie au sein de l’institution, a confié le président de la CENA à la presse parlementaire à sa sortie des travaux avec la commission budgétaire?

Le président de la Cour constitutionnelle, Théodore Holo, a reçu, jeudi 17 novembre, à son cabinet, plusieurs personnalités. Diverses préoccupations relatives à l’eau, l’assainissement et l’éducation à la paix, étaient au cœur des échanges.
Des questions de droit à l’eau et à l’assainissement, d’éducation à la paix et aux droits humains en Afrique de l’Ouest, sont entre autres les sujets abordés ce jeudi 17 novembre par le président de la Cour constitutionnelle avec ses différents hôtes. C’est une délégation du Cadre de concertation des acteurs non étatiques du secteur de l’eau et de l’assainissement (Canea) qui a été reçue en premier lieu par Théodore Holo. Elle a entretenu le président de la Cour constitutionnelle sur la constitutionnalisation des droits à l’eau et à l’assainissement. Une démarche qui entre dans le cadre de la révision de la Constitution béninoise, à travers les réformes politiques et institutionnelles entreprises entre temps. « Le droit à l’eau et à l’assainissement reconnu en Afrique et dans la sous-région, puis au niveau des Etats-Unis pousse ainsi tous les pays africains à insérer ce droit dans leur Constitution » affirme Arnaud Adjagodo, représentant du président du Canea. Ainsi à partir de cette audience, l’action suivante consiste à sensibiliser tous les acteurs clé devant intervenir dans le processus de révision de la Constitution béninoise en vue d’être sensibles à la question d’accès aux droits à l’eau et à l’assainissement qui, selon lui, « sont des droits qui dérivent du droit à la vie et à un environnement sain, notamment le cadre de vie ». Des droits reconnus par la Constitution béninoise en ses articles 15 et 27 et qu’il urge d’améliorer, à en croire Arnaud Adjagodo. Théodore Holo a exhorté à poursuivre l’initiative auprès du Parlement, des partis politiques et du gouvernement afin que les dirigeants aient une oreille et attention particulières sur l’effectivité de la mise en place de ces droits qui constituent une préoccupation majeure.
A la suite des acteurs du Canea, le président de la Cour constitutionnelle a échangé avec le président du Centre universitaire international des droits humains et de la solidarité universelle (Centre Univ). Clément Yargo est allé présenter à l’autorité, les activités d’éducation à la paix, aux droits et devoirs humains en Afrique de l’Ouest réalisés par son centre. Au total, les échanges ont porté sur les sessions de formation entre autres sur la prévention, la gestion des conflits en Afrique de l’ouest avec toutes les couches sociales, en particulier la paix dans les familles, la semaine africaine pour la vie et la famille. Des échanges jugés très utiles et fructueux par Clémént Yargo.
Le président de la Cour constitutionnelle a également reçu l’abbé Brice Martial Wowo, curé de la paroisse St Jean Eudes d’Atropocodji. Ce dernier n’a fait aucune déclaration à sa sortie d’audience.

La Cour suprême a officiellement effectué jeudi 27 octobre, sa rentrée au titre de l’année judiciaire 2016-2017. C’était à la faveur d’une audience solennelle qui s’est déroulée dans les locaux de l’institution à Porto-Novo et placée sous le thème : « L’indépendance du pouvoir judiciaire et son autonomie financière ». La cérémonie a connu la participation de plusieurs personnalités dont le ministre d’Etat secrétaire général à la présidence de la République, Pascal Irénée Koupaki, représentant le président de la République.
La Cour suprême renoue avec ses activités au titre de l’année judiciaire 2016-2017. Magistrats de siège et du Parquet général ainsi que du greffe ont repris les chemins des prétoires. Le lancement des activités a été effectué jeudi 27 octobre, par le président de l’institution, Ousmane Batoko. C’était à la faveur d’une audience solennelle au cours de laquelle a été débattu le thème retenu pour cette rentrée à savoir: «L’indépendance du pouvoir judiciaire et son autonomie financière». Comme le veut la tradition, avant l’allocution du président de la Cour suprême, le bâtonnier de l’ordre des avocats, Cyrille Djikui, au nom de tous les auxiliaires de justice, a fait ses observations et le procureur général par intérim près la Cour suprême, Nicolas Assogba, ses réquisitions sur le thème retenu. Ils ont tous deux à tour de rôle livré le fruit de leurs réflexions sur ce que leur inspirent « L’indépendance de la justice et son autonomie financière ». Les deux intervenants ont tenté de démontrer le lien étroit entre les deux notions. Ils ont été unanimes que les magistrats en plus de leur indépendance ont besoin d’être autonomes financièrement afin de d’accomplir leur mission en toute impartialité et de résister à toutes sortes de pression. «Car celui qui tient la bourse, tiendra les magistrats les», a observé le bâtonnier Cyrille Djikui. Le procureur général par intérim près la Cour suprême ira plus loin avec des cas illustratifs à l’appui où le pouvoir politique a tenté de manipuler avec des billets de banque en sa faveur certains magistrats. Mais ceux-ci fort heureusement ont résisté et ont fait foirer le projet au nom de leur indépendance morale. Partant de ces exemples précis, Nicolas Assogba requiert que soient opérées des réformes nécessaires pour doter la justice en plus de son indépendance consacrée par la Constitution, d’une autonomie financière. Même si cette autonomie financière sera encadrée pour garantir une bonne gestion des ressources allouées.
Payer le prix de la justice
Très en phase avec ses deux prédécesseurs, le président de la Cour suprême fera remarquer que l’état des lieux du financement du pouvoir judiciaire ne rassure point. Ousmane Batoko se pose un certain nombre de questionnements, notamment ce que représente le budget de la justice dans le budget général de l’Etat et surtout le mécanisme par lequel ce budget est mis à la disposition du secteur de la justice. Or, selon lui, si le juge doit convenablement servir le droit il faut que soient à sa disposition les moyens nécessaires à son action. Il faut donc trouver des mécanismes nécessaires pour donner à la justice les moyens de son indépendance proclamée, insiste Ousmane Batoko. Consciente du défi, informe-t-il, la Cour suprême a réfléchi sur la question. Elle est allée jusqu’à proposer l’adoption d’une loi portant budget du pouvoir judiciaire qui serait distinct, dans la loi de finances, de celui des autres pouvoirs avec affectation de crédit pour chaque juridiction. Lesquelles propositions ont fait l’objet d’un document intitulé « Du renforcement de l’indépendance de la justice et de la responsabilité des magistrats » déjà transmis depuis 2007 au garde des Sceaux, ministre en charge de la Justice, informe Ousmane Batoko. Le président de la Cour suprême caresse l’espoir qu’avec la conjoncture socio-politique actuelle favorable aux réformes politiques et institutionnelles que ce vieux projet sera concrétisé pour le bonheur des animateurs du pouvoir judiciaire et du peuple au nom de qui est rendue la justice. « Un pays n’a et n’aura jamais que la justice dont il accepte de payer le prix…Osons donner à notre justice, les moyens de son indépendance », défend le président de la Cour suprême. Le cri de Ousmane Batoko ne tombera pas dans les oreilles de sourds. Puisqu’il sera assuré par le ministre d’Etat secrétaire général à la présidence de la République, Pascal Irénée Koupaki, représentant le chef de l’Etat. Pour ce dernier, le thème de la rentrée judiciaire 2016-2017 appelle à des défis. Il interpelle l’Etat à assurer l’indépendance de la justice mais surtout son autonomie financière. Pascal Irénée Koupaki fera remarquer que le gouvernement de Patrice Talon est bien conscient déjà de l’enjeu. Il énonce les mesures déjà prises et celles qui restent à prendre par l’Exécutif en termes de renforcement de l’effectif des personnels judiciaires et de construction d’infrastructures pour bâtir une justice plus performante et plus autonome financièrement. C’est cette ambition qui a poussé le gouvernement à porter à 23 milliards FCFA le budget du secteur de la justice pour l’année 2017, ce qui correspond à une augmentation de 65% par rapport à 2016, dévoile le ministre d’Etat pour montrer toute la détermination de l’Exécutif à résorber tant soit peu les difficultés de l’appareil judiciaire béninois.
Actualités 28 oct. 2016

Le jeudi 26 octobre 1972, le chef de bataillon, Mathieu Kérékou, prenait le pouvoir. Cet acte décisif qui a mis fin à plus d’une décennie d’instabilité, ouvrait la voie de la Révolution au Dahomey, lequel finira par être baptisé Bénin. Le nouvel homme fort et les membres de son équipe ont su imposer leur autorité avant qu’elle ne s’essouffle en 1989, avec l’avènement de la démocratie.
14h30 ce jeudi 26 octobre 1972. Le régime du Conseil présidentiel avec son monstre à trois têtes est renversé. La station de radiodiffusion et le palais de la République sont investis par l’Armée, désormais maîtresse de la situation. A 15h, le nouvel homme fort fait une proclamation. Celle-ci rappelle les circonstances qui ont amené le Gouvernement militaire révolutionnaire (GMR) à prendre le pouvoir.
«…Il est donc nécessaire de donner l’unique occasion à des hommes de bonne volonté, de réaliser et de consolider l’unité nationale si chère à tous. Il est également utile et pressant de donner à notre beau pays, la chance d’être servi par ses valeureux fils capables de consentir les sacrifices », indique la proclamation lue par le chef de bataillon Mathieu Kérékou. Le nouvel homme fort y dénonce la primauté des intérêts personnels au détriment de ceux des masses, l’injustice et l’arbitraire érigés en règles de gouvernance, le virus de la division ayant atteint l’Armée et le constat de faillite du Conseil présidentiel.
Pour lui, en effet, l’Armée consciente de ses devoirs et de ses responsabilités, après ce constat, a été amenée à décider dans l’intérêt supérieur du Dahomey (actuel Bénin) à abroger l’Ordonnance n° 70-34 / du 7 mai 1970 portant charte du Conseil présidentiel, la dissolution dudit conseil et de son gouvernement, la dissolution de l’Assemblée consultative nationale, des conseils consultatifs départementaux et urbains, des comités de vigilance et de réconciliation et l’abrogation de l’Ordonnance n°70/42/CP/DN du 24 juillet 1970 portant organisation générale de la défense nationale.
La révolution a été caractérisée par des décisions et actions fortes qui ont marqué le pays. Dès qu’il a accédé au pouvoir, le GMR a édicté des communiqués. Le samedi 28 octobre 1972, la Une de Daho Express éditée à l’époque par l’Etablissement national d’édition et de presse (ENEP), l’ancêtre de La Nation, a annoncé les couleurs : « Toutes décisions prises à la date du 26 octobre 1972 par une autorité autre que le gouvernement militaire révolutionnaire et concernant le recrutement, l’affectation et l’avancement d’agents de la fonction publique sont nulles et de nul effet». Le même sort, rapporte le communiqué dans un 2e alinéa, frappe toutes les décisions prises dans les mêmes conditions et tendant à une régularisation quelconque de la situation des agents de l’Etat.
Revenir impérativement à Cotonou
Dans la même foulée, le GMR a d’urgence demandé à Sourou Migan Apithy, l’un des 3 membres du Conseil présidentiel en vacances en Europe à «revenir à Cotonou impérativement» et «au plus tard» lundi prochain (ndlr entendez lundi 30 octobre), « autrement il sera considéré comme exilé politique», a mentionné le communiqué présidentiel diffusé sur les antennes de la Voix de la Révolution.
Ainsi, le Conseil présidentiel composé des présidents Hubert Coutoukou Maga (dont le mandat avait expiré en mai 1972), Tomêtin Justin Ahomadégbé (qui avait pris le relais le 7 mai, donc en plein exercice lors du coup d’Etat du 26 octobre) et Sourou Migan Apithy (en vacances en Europe) avait été dissout.
Les passations se sont déroulées dans la convivialité et avec une certaine cordialité, semble-t-il. Le premier Conseil des ministres s’est tenu. Le chef de l’Etat recevant les membres du corps diplomatique en audience en présence des membres du GMR, les a rassurés de son engagement à respecter les biens, les personnes et les accords internationaux conclus avec leurs pays respectifs.
Le GMR a invité toutes les forces vives et autres composantes de la nation à faire des propositions et suggestions dans le cadre de l’élaboration "d’un programme de développement intégral et populaire qui sera appliqué par le gouvernement militaire avec le concours direct et la participation effective de tous les travailleurs de la nation.».
Pour le chef de l’Etat, Mathieu Kérékou, « L’exemple du patriotisme sera désormais donné par le gouvernement ».
Les forces vives du pays étaient conviées à apporter "leur concours direct et leur participation effective" au programme que le GMR entendait mettre en oeuvre. La devise qui était répandue à travers le pays était désormais de compter sur « ses propres forces», les ressources réelles dont disposait le pays. De plus en plus donc, les nouvelles autorités étaient plus enclines à se contenter des moyens propres dont le pays était pourvu, pour asseoir les actions et opportunités de développement.
Dans le cadre de la coopération étrangère, les autorités nationales avaient souvent privilégié des rapports soit avec les Etats africains ayant fait la même option idéologique, soit avec ceux d’autres continents mais dont les obédiences idéologiques étaient plutôt proches de celles adoptées par le Bénin et sa Révolution.
L’expérience faite pendant plusieurs années n’a pas manqué de porter des fruits. Les directives données étaient suivies à la lettre. Mieux, le système de gouvernance à la base avait permis de réduire les complots, permettant au pays de connaître une stabilité sur le plan politique. Du coup, le Bénin avait perdu son triste statut ''d’enfant malade de l’Afrique'' comme d’aucuns aimaient le qualifier avec la répétition des coups d’Etat.
Sur ce point, en effet, comme s’il en avait seul le secret, les attentats, complots et autres putschs qui agaçaient la communauté internationale, avaient disparu comme par enchantement. Le pays avait connu une stabilité certaine. Certains cadres et autres personnalités ont collaboré et adhéré au mouvement/élan de redressement impulsé par le GMR. Le président Mathieu Kérékou a pu donner un certain contenu à l’unité nationale. L’opinion publique a pu se rendre compte des brassages heureux qui ont ponctué ses dix-sept ans de régime militaro-marxiste. Les tares reprochées au Conseil présidentiel se sont progressivement corrigées.
Ardeurs émoussées
Malheureusement, l’option du marxisme-léninisme n’a nullement permis au pays de prendre son envol économique. Ainsi, à l’époque, le système de gestion caractérisé par un certain dirigisme économique n’avait pas permis de développer le pays. Au fil du temps, les ardeurs se sont émoussées et on assistera au déclin du régime. D’où la convocation de la Conférence nationale des forces vives de la nation. Celle-ci avait permis de regrouper les fils et filles du pays de l’intérieur comme de la diaspora. Ensemble, ils ont opté pour la démocratie. Dès lors, le peuple réconcilié avec lui-même a dû faire l’option du libéralisme économique.
Toutefois, pour les nostalgiques, la Révolution a permis au pays de connaître des heures de gloire. Aussi, ont-ils aidé Mathieu Kérékou, l’homme du 26 octobre, à revenir aux affaires pour deux mandats, à l’avènement de la démocratie. Tel un caméléon, il a su s’adapter à la nouvelle situation.
Ceux qui l’ont côtoyé, gardent de bons souvenirs de l’ancien président qui a tiré sa révérence l’année dernière. Le bâtonnier Robert Dossou, ancien président de la Cour constitutionnelle, et Ousmane Batoko, actuel président de la Cour suprême et bien d’autres, ont reconnu la grandeur d’âme et d’esprit de l’homme.
Puissent son humilité, son patriotisme et son esprit de rassemblement continuer à inspirer la nouvelle classe politique béninoise.

Le vice-grand chancelier de l’Ordre national du Bénin (Onb), Roger Imorou Garba a promu jeudi 20 octobre, à la présidence de la République, au grade de Commandeur Nguéto Tiraina Yambaye, administrateur du Fonds monétaire international (Fmi) représentant les pays africains dont le Bénin. Une distinction qui vise à lui reconnaître les services rendus au Bénin pendant sa mission au niveau de cette institution internationale.
Un ambassadeur de la cause financière et monétaire, un défenseur des intérêts de l’Afrique et du Bénin en particulier auprès des institutions de Bretton Woods… Ce sont là, autant de qualités pour lesquelles le Tchadien Nguéto Tiraina Yambaye, administrateur du Fonds monétaire international (Fmi) représentant les pays africains dont le Bénin a été reçu dans l’Ordre national du Bénin en présence des ministres d’Etat Pascal Irénée Koupaki et Abdoulaye Bio Tchané et bien d’autres personnalités. Au-delà de ces qualités, c’est aussi le parcours d’économiste chevronné de l’homme qui a été valorisé. Pour le vice-grand chancelier de l’Ordre national du Bénin, Roger Imorou Garba, son institution distingue aussi « les actions par lesquelles, le récipiendaire a pu rendre à notre pays des services reconnaissables et appréciés ».
Titulaire d’une Licence en économie et gestion, d’un Master of business administration en économie financière et fiscalité, d’un Doctorat en sciences économiques, d’un certificat de spécialisation en microfinance, d’un autre en programmation et politiques financières et fiscales, d’un Certificat en analyse des problèmes de gestion et planification stratégiques axée sur les stratégies et méthodes de négociations internationales… Il a occupé au niveau de son pays, le Tchad, plusieurs fonctions. Il a été entre autres économiste et assistant de recherche à l’Université de N’Djaména, expert et conseiller technique, conseiller économique, financier et budgétaire du Premier ministre tchadien, coordonnateur de la Cellule économique de la présidence de la République, conseiller technique à la présidence de la République… Mais c’est surtout en sa qualité d’administrateur du Fonds monétaire international, représentant les pays du groupe II dont fait partie le Bénin, qu’il s’est particulièrement mis en évidence.
Autant de valeurs que lui reconnaît le chef de l’Etat en le citant dans l’Ordre national du Bénin pour ses mérites et son leadership. « A chacun de ces postes de responsabilité, vous assurez de façon significative la mission à vous dévolue, ainsi que la promotion et le développement des Etats africains sous votre bannière d’administrateur au Fmi et c’est sans doute ce qui vous a valu la confiance régulière et constante de vos supérieurs hiérarchiques à tous les niveaux », illustre Roger Imorou Garba. Au-delà de la personne de Nguéto Tiraina Yambaye, cette cérémonie, indique le vice-grand chancelier de l’Ordre, « atteste de la solidité des liens qui existent non seulement entre le Fmi et le Bénin, mais plus généralement entre l’Afrique notamment le Groupe II supra évoqué et les institutions de Brettons Woods ».
L’heureux du jour, pour sa part, s’est dit très ému de cet attachement à sa personne. « Je vais porter cette confiance toute ma vie. Je continuerai à travailler pour le Bénin et je me sens Béninois », sourit-il, l’insigne qui fait de lui Commandeur de l’Ordre fièrement et solidement arboré. Avant sa décoration, Nguéto Tiraina Yambaye a été reçu en audience par le président de la République Patrice Talon et en a profité pour lui rendre compte des derniers développements du Fmi relativement au Bénin.

Le médiateur de la République, Joseph Gnonlonfoun a reçu jeudi 20 octobre à son cabinet à Porto-Novo, le directeur général par intérim de l’Office de radiodiffusion et de télévision du Bénin (Ortb), Georges Amlon et le préfet du département de l’Ouémé, Joachim Apithy.
Le directeur général par intérim de l’Office de radiodiffusion et télévision du Bénin (Ortb), Georges Amlon a été la première personnalité reçue en audience jeudi 20 octobre par le médiateur de la République. Il s’agissait d’une visite de courtoisie qui lui a permis d’échanger avec Joseph Gnonlonfoun sur la participation du médiateur de la République à l’animation des grilles des programmes de l’Ortb. Un espace d’antenne télévisuelle est réservé à cet effet à l’institution pour parler de sa mission et de ses activités. Cette innovation, à en croire Georges Amlon, s’inscrit dans le cadre de la nouvelle vision de l’office qui entend désormais donner la parole à tous ses partenaires, qu’ils soient simples citoyens ou institutions. « Nous voulons faire en sorte que tout le monde puisse venir s’exprimer. Nous sommes convaincus qu’au sein des institutions de la République, nous avons des personnes et des cadres capables de répondre aux interrogations de nos concitoyens. Il est alors préférable qu’ils viennent à l’Ortb apporter des éléments de réponses aux préoccupations recueillies des populations pour les satisfaire », a insisté l’hôte du médiateur de la République. Georges Amlon confie par ailleurs, avoir échangé avec Joseph Gnonlonfoun sur la question du financement pérenne des médias de service public. « Aujourd’hui c’est une grande souffrance pour les médias de service public que d’être financés tel qu’ils le sont. Nous avons besoin aujourd’hui d’une loi sur le financement des médias de service public pour que ceux-ci puissent se mettre entièrement au service des populations en conduisant de grands projets. Ce qui n’est pas possible pour l’instant avec le mode de financement actuel », a souligné Georges Amlon qui s’est réjoui de la qualité des entretiens avec le médiateur de la République. En effet, aux dires du Dg par intérim de l’Ortb, le médiateur de la République en homme pétri d’expériences et surtout fin connaisseur du domaine des médias au Bénin, serait bien conscient des problèmes qu’il a évoqués. Joseph Gnonlonfoun trouve effectivement nécessaire la question du financement par une loi des médias de service public pour les mettre à l’abri de toutes formes de pressions et de manipulations. En tant que médiateur de la République, il a promis de faire le plaidoyer auprès des institutions compétentes pour que l’avènement de cette loi soit une réalité au Bénin.
A la suite du Dg par intérim de l’Ortb, le médiateur de la République s’est entretenu avec le préfet du département de l’Ouémé, Joachim Apithy. Celui-ci a aussi rendu une visite de courtoisie qu’il a entamée jeudi 20 octobre, pour faire ses civilités aux différents présidents d’institutions de la République. Selon lui, le tête-à-tête avec le médiateur de la République lui a permis de se replonger une fois encore dans sa mission de préfet de département. Joseph Gnonlonfoun a partagé avec lui ses nombreuses expériences issues des différentes fonctions notamment de haut magistrat, d’ancien ministre et de médiateur de la République. Le préfet Joachim Apithy a confié qu’il sort des échanges très enrichi par ses conseils, lesquels lui serviront de boussole pour la réussite de sa mission à la tête de la préfecture de l’Ouémé?

Le président de la République Patrice Talon a eu, mercredi 19 octobre, un entretien avec Dana J. Hyde, présidente directrice générale du Millennium Challenge Corporation (Mcc). Au menu, le second compact de l’institution dont le Bénin est bénéficiaire et qui permettra de résoudre les difficultés énergétiques du pays.
Dana J. Hyde, présidente directrice générale du Millennium challenge corporation, en séjour au Bénin a été reçue en audience, mercredi 19 octobre par le président de la République Patrice Talon. Les échanges entre les deux personnalités ont eu pour point d’ancrage, le second compact du Mcc dont le Bénin est bénéficiaire. Toute chose que Dana J. Hyde considère comme un honneur pour le pays, puisqu’à peine la moitié des bénéficiaires du premier compact ont eu droit à ce privilège, martèle-t-elle. «Je suis très fière du partenariat que nous avons avec le gouvernement béninois et nous sommes dans un partenariat durable où nous avons déjà eu un premier compact qui a tourné autour de l’accès à la justice, du port autonome de Cotonou, l’accès au marché », souligne la présidente directrice générale du millennium Challenge Corporation.
Avec le président Patrice Talon, elle précise avoir eu des échanges concernant le deuxième compact dont « le Bénin va bientôt bénéficier et qui est essentiellement concentré sur le secteur de l’énergie ». Il s’agira, note-elle, de donner un accès accru à l’énergie électrique fiable du Bénin. « Le deuxième compact est encore à ses débuts et vise essentiellement à améliorer l’accès à l’énergie électrique à la population béninoise mais également l’introduction d’autres sources d’énergie notamment le solaire dans certaines zones du pays.Il y a aussi des réformes à réaliser au niveau de la Société béninoise d’énergie électrique, de l’Autorité de régulation », insiste-t-elle.
Mais si le Bénin a pu être sélectionne pour la phase II du projet, se satisfait la présidente directrice générale du Mcc, c’est surtout en raison de l’engagement dont le pays a fait montre face aux critères qui, précise-t-elle, sont stricts. « C’est pour cela que je suis fière d’être ici », se réjouit-elle aussi.
Dana J. Hyde informe aussi qu’elle a eu « des échanges très fructueux » sur le rôle vital que joue l’énergie électrique avec le président Patrice Talon» qui partage les mêmes préoccupations qu’elle et qui se sent « très heureux » de cet appui du gouvernement américain. Le séjour au Bénin de la présidente directrice générale du Mcc, a-t-elle aussi précisé, s’inscrit dans le cadre d’une visite qui couvre quatre pays pour faire avancer avec l’appui du Mca, le programme du président Obama appelé Power Africa qui permet l’accès à l’énergie pour une grande partie de la population africaine. « Je suis très heureuse du leadership du président de la République du Bénin et de son équipe... Nous avons discuté sur les points concernant le développement du secteur de l’énergie au Bénin et des réformes qui doivent être réalisées afin d’avoir un secteur énergétique sain pour fournir de l’énergie électrique à la population, aux entreprises, hôpitaux et ménages », conclut-elle.
L’ambassadeur des Etats-Unis près le Bénin, Lucy Tamlyn, le coordonnateur national du Millennium Challenge Account, Samuel Batcho, ainsi que les ministres Abdoulaye Bio Tchané, Aurélien Agbénonci, Romuald Wadagni et Jean-Claude Houssou ont pris part à cette audience?

L’importation des marchandises par voie terrestre constitue un créneau de fraude fiscale pour certains opérateurs économiques véreux. A travers la note d’interdiction temporaire de mise à la consommation de certains produits par voie terrestre, la douane vient de taper dans la mare des trafiquants aux bras longs.
«Il est temporairement mis fin à l’importation par voie terrestre de tout chargement homogène des marchandises non communautaires». La note de service du directeur général des Douanes et Droits indirects en date du 17 octobre dernier, sonne comme une énième mesure contre les pertes de recettes induites par la fraude fiscale et la contrebande, entretenues au niveau des frontières terrestres du pays. La raison évoquée par le service des douanes tient du fait que certaines marchandises tierces sont introduites sur le territoire national par les frontières terrestres au mépris de la réglementation douanière en matière de valeur taxable. «Il est fréquent de constater une disparité des valeurs au niveau des différentes unités douanières lors des opérations de mise à la consommation et ceci en fonction des moyens de transport des marchandises (conteneurs, camions ou fourgons)», explique la note de service signée du directeur général des Douanes, Pierre Claver Tossou.
Les failles du TEC !
Les mesures d’interdiction temporaire touchent 15 produits d’importation, en l’occurrence, la farine de blé, les pâtes alimentaires, les huiles végétales, des viandes et abats congelés, le lait, la sardine, les concentrés de tomate, les boissons alcoolisées, les levures alimentaires, les friperies et bonneteries, les chaussures et sacs chinois, les meubles et cuirs, les pneumatiques, le riz et les tissus.
La décision des autorités, bien qu’elle vise une optimisation des recettes douanières en cette période de tassement des recettes de porte, constitue à n’en point douter une mesure d’assainissement des opérations douanières aux frontières terrestres du pays. Il est devenu un secret de polichinelle que les importateurs béninois souvent soucieux de leurs intérêts propres usent des subterfuges pour contourner la législation communautaire en matière de Tarif extérieur commun (TEC). En principe, les dysfonctionnements ne devraient pas exister si tous les pays de l’Union économique et monétaire ouest- africaine (UEMOA), voire de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l'Ouest (CEDEAO) jouaient le jeu de l’union douanière. Ce qui n’est pas souvent le cas. Lorsque par exemple le port de Lomé contourne le TEC pour attirer le maximum de trafic en direction de la sous-région, il met en difficulté son concurrent du Bénin, le port de Cotonou et crée par ricochet des pertes de recettes importantes pour le Trésor public béninois. La manœuvre est toute simple. L’importateur d’un conteneur de farine de blé, conscient des tarifs préférentiels à Lomé, fait passer ses marchandises en consommation sur le territoire togolais. Une fois stockées au magasin, ces marchandises sont transférées dans des camions ou fourgons pour se retrouver sur le territoire béninois soit par la voie de la contrebande ou par un procédé de minoration de la valeur où l’agent de douane trouve parfois son compte. Le cas de l’huile végétale est plus préoccupant. Il arrive parfois que l’huile importée des pays asiatiques transite par des huileries installées dans un pays voisin. Après avoir subi un changement d’emballage, cette huile est écoulée sur le territoire béninois comme un produit d’origine de l’espace CEDEAO.
Pendant longtemps, les autorités béninoises ont mené une lutte contre ces trafics illicites qui créent non seulement des pertes de recettes mais surtout de la concurrence déloyale aux industries locales. Les industriels ont toujours mené la bataille contre l’importation par voie terrestre sans gain de cause d’autant que les trafiquants constituent pour la plupart des lobbies politico-financiers très déterminés à préserver leur business. Résultat, les mesures d’interdiction dites temporaires font assez souvent long feu. Celle que vient de décider l’administration douanière risque de subir la même suite. Sauf si le vent de la rupture a décidé de sonner la fin du festin.

Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Aurélien Agbénonci, et Séverine Donnet-Descartes, directrice résidente de la Coopération suisse, ont procédé, lundi 17 octobre, à la signature de six accords de financement relatifs aux programmes de développement entre la Suisse et le Bénin pour un montant de près de 21,5 milliards de FCFA. Cette cérémonie à laquelle prenait part le ministre de l’Enseignement secondaire, Lucien Kokou, s’est déroulée au ministère des Affaires étrangères et de la Coopération.
Après le paraphe et la signature des documents, les deux personnalités sont intervenues pour expliquer le sens de leur geste qui porte sur un montant d’environ 21,5 milliards de FCFA.
Dans son speech, Séverine
Donnet-Descartes, directrice résidente de la Coopération suisse, a précisé que les six accords de financement s’inscrivent dans le cadre du partenariat entre le Bénin et la Suisse pour la période 2016-2019. En termes d’objectifs, ils visent,d’une part, à renforcer des domaines prioritaires de la stratégie nationale de croissance et de réduction de la pauvreté. Il s’agit de la gouvernance locale à travers le programme de redevabilité ; du développement économique rural à travers le programme d’appui au secteur du développement rural. La Suisse accompagnera aussi le Bénin dans le secteur de l’éducation et de la formation à travers le programme d’appui à l’éducation et la formation des exclus. Il sera également question de promouvoir l’économie locale et de contribuer à offrir un meilleur accès des populations aux services sociaux de base. A cet effet, des infrastructures scolaires, sanitaires et marchandes seront réalisées dans le cadre du fonds d’appui au développement des communes.
D’autre part, ces accords ont pour objectif de renforcer la contribution des femmes et des migrants au développement socio-économique du Bénin. Pour elle, ces deux catégories sont souvent marginalisées alors qu’elles constituent des leviers de développement. «Les femmes, souligne-t-elle, représente plus de 50% de la population». C’est pourquoi, le Programme de renforcement de capacités d’action des femmes appuiera des organisations de la société civile qui œuvrent pour la promotion du leadership politique féminin et l’autonomisation économique de la femme. De même, le ministère de la Famille bénéficiera aussi d’une contribution afin d’améliorer le fonctionnement des centres de promotion sociale et la prise en compte du genre dans les politiques nationales. En ce qui concerne les migrants, une contribution sera apportée au ministère des Affaires étrangères dans le cadre du programme Migration/Diaspora et développement afin de développer le dialogue sur la migration et d’initier des projets pilotes avec la diaspora béninoise tel que le transfert de compétences dans le secteur sanitaire.
Après ces précisions de la partie suisse sur les domaines ciblés par les accords, Aurélien
Agbénonci, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, fait savoir que les choix répondent aux priorités du Bénin. Il ne manque pas de rassurer la directrice du bureau de la Coopération suisse au Bénin sur la bonne gestion des fonds qui seront mis à disposition dans le cadre de la signature de ces six accords. «La culture de gestion des affaires publiques de ce pays est en train de changer et doit changer», assure-t-il ajoutant que ce pays entend respecter ses partenaires en se respectant.

Cotonou pourrait offrir bientôt, à partir d’un centre qui y sera implanté, des solutions pour aider les pays africains à lutter efficacement contre les changements climatiques. Un projet initié dans ce sens a été discuté mardi 11 octobre entre le président de la République et le directeur de l’Institut international d’agriculture tropicale (IITA) au cours d’une audience au palais de la Marina.
Nteranya Sanginga, directeur général de l’Institut international d’agriculture tropicale (IITA) basé à Ibadan au Nigeria a été la première personnalité reçue en audience, mardi 11 octobre par le président de la République, Patrice Talon. Les solutions envisageables aux effets néfastes des changements climatiques sur les pays africains ont été largement abordées par les deux hommes. L’IITA, confie son directeur, envisage l’implantation d’un centre international basé à Cotonou pour s’occuper des aspects liés aux changements climatiques. « J’ai été très fier d’avoir rencontré le président de la République et d’avoir échangé avec lui. Il a bien accueilli ce projet et nous a donné sa parole, qu’il pourra soutenir », indique ensuite, satisfait, Nteranya Sanginga.
Ce centre, poursuit-il, va proposer des solutions de recherches pratiques pour pallier certaines catastrophes engendrées par les changements climatiques. « Nous pourrions avec lui faire cette requête auprès de la communauté internationale pour baser le centre à Cotonou au centre de l’IITA qui existe déjà », a-t-il aussi précisé dans sa déclaration au terme de cette audience.
Une délégation du bureau du Haut conseil des Béninois de l’extérieur (HCBE) conduite par son président Romain da Costa était aussi au cabinet du chef de l’Etat. Avec celle-ci, les contributions de la diaspora béninoise aux projets de développement et surtout aux réformes en cours ont été abordées. « Nous avons exposé au président que le nouveau bureau donne un air de renaissance au HCBE. Depuis 19 ans, notre institution a dormi et la place qui lui était réservée a été laissée à l’abandon. Nous avons présenté nos doléances et nos projets au président et il nous a entendu et manifesté sa satisfaction de voir en nous un bureau qui veut resserrer les rangs avec le gouvernement sur tous les plans notamment politique, économique et social », a déclaré Romain da Costa au terme de la rencontre.
Dans l’imminence, celui-ci sollicite l’accompagnement du gouvernement pour un recensement exhaustif des Béninois de l’extérieur. « Notre première contribution est déjà d’essayer de participer à l’enrôlement des Béninois de l’extérieur. Jusqu’à présent, cela a été très mal fait », souligne également le président du HCBE qui dit avoir expliqué au chef de l’Etat, le bien-fondé d’un tel recensement qui permettra à la diaspora béninoise d’apporter sa contribution à l’essor du pays et surtout de participer aux réformes en cours. Toutes ces préoccupations, se réjouit-il, ont trouvé un écho favorable auprès du président de la République Patrice Talon qui rencontrera sous peu, à Paris, la communauté béninoise pour des échanges?
Actualités 12 oct. 2016