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Nouvelles

Entretien avec le président du parti Gsr : « Aller à une élection, ce n’est pas faire du tourisme… »
A quelques mois des élections législatives de janvier 2023, Antoine Guédou Vissétogbé, président du parti Grande solidarité républicaine (Gsr), révèle les activités menées au sein de sa formation politique et évoque la participation de l’opposition au scrutin. LA NATION : Comment se porte le parti Grs ? Antoine Guédou Vissétogbé: Le Grs se porte bien et mal. Bien parce que notre posture dès la création du parti n’est pas le gain facile, c’est de construire une famille. C’est de construire un ensemble cohérent et nous y sommes. De 2015 à ce jour, ça fait sept ans que nous y travaillons, ça ne se concrétise pas du jour au lendemain. Nous voulons faire en sorte qu’on ne lutte pas pour des intérêts individuels, qu’on ne lutte pas pour le gain, mais qu’on lutte pour la cause du peuple. Sur ce plan, le Grs se porte bien, parce que nous continuons vaille que vaille notre marche vers la construction de cet objectif. Mais le Gsr se porte mal comme tous les partis politiques de l’opposition. Qu’en est-il du Front pour la restauration de la démocratie ? Le Front pour la restauration de la démocratie a été créé dans des conditions claires. C’était pour aller à l’élection présidentielle, car pour les législatives, les alliances sont interdites. Donc, il n’est pas question de se regrouper en partis pour dire qu’on participe aux législatives. Ce que nous pouvons faire à la limite était de voir nos revendications communes et de les porter. Donc, le front a été créé pour les élections présidentielles et nous sommes à quelques mois des législatives. On ne peut pas reprocher aux dirigeants des partis du front de ne pas réagir. Quand nous sortons, c’est au nom de nos partis en vertu des principes que nous avons établis dès le départ. Nous ne sortons pas au nom du Front, ça serait tricher. Si vous vous mettez tout de suite en Front, on dira que vous êtes en train de constituer une alliance et c’est contre les normes en vigueur. Nous respectons la loi. Le Gsr prendra-t-il part aux législatives de janvier 2023 ? La participation à une telle compétition relève d’abord du bureau national, ensuite du conseil national qui va l’approuver. Nous n’avons pas manqué d’élections législatives jusque-là, et nous savons prendre nos responsabilités. A moins de dix mois des élections, on n’a pas encore évolué dans l’établissement de la liste électorale. Si vous n’avez pas toutes les données, vous ne pouvez pas apprécier. Il nous faut un certain nombre de cartes en main pour jouer. Aller à une élection, ce n’est pas faire du tourisme. Et aller aux élections ne donne pas droit à un prix Nobel. J’ai entendu dire « vivement que l’opposition s’organise », et je réponds « vivement que la mouvance se corrige ». En tant qu’acteur de l’opposition, vous avez sans doute noté des éléments positifs dans la gouvernance actuelle. Pouvez-vous nous en donner des exemples ? Sur le plan infrastructurel, je suis resté sur ma soif. Au plan des réformes, il y a deux choses que j’approuve, notamment la charte des partis politiques. C’est vrai que l’application a été dénaturée. En dehors de la charte, j’ai aimé le parrainage, mais je condamne la Commission des lois qui a ajouté le terme « au moins à 10 % ». Nous avons dit qu’il faut qu’on ait au moins 10 candidats, pas plus. Donc, nous avons retenu 100 divisé par 10, et chacun devrait avoir 10%. Aussi, j’ai aimé la propreté de nos villes. Quel type de parlement attendez-vous pour la 9e législature ? Le type de parlement est fonction de la libéralisation de l’espace politique. Nous, nous aurions souhaité avoir des parlementaires plus indépendants. Mais peut-on l’avoir dans l’état actuel des choses ? Face à 109 députés, que peuvent faire 10 ou 20 opposants. Il faut équilibrer les forces. Mais que fait réellement le Gsr pour changer la donne ? Nous faisons un travail énorme aujourd’hui, on n’aurait pas dû faire le quart de ce que nous faisons aujourd’hui pour sensibiliser les gens, pour les ramener à la chose politique. Nous avons organisé cette année, précisément le 12 février, notre congrès et mis une cinquantaine de jeunes en formation. En décembre 2021, pour le compte des quatre départements du nord, nous avons organisé une concertation sur le respect des textes de la République. Actualités 13 avr. 2022


Projet de promotion de l’aquaculture et de la pêche durable : Accroître les ressources halieutiques pour l’économie nationale
Le Bénin entend renforcer la production de ressources halieutiques en vue de la sécurité alimentaire. C’est à travers le Projet de promotion de l’aquaculture durable et de compétitivité des chaines de valeur de la pêche (Promac) qui sera déployé au cours des cinq prochaines années. Accroître la contribution du secteur de la pêche et de l’aquaculture aux économies locales et nationale, tel est l’objectif du Projet de promotion de l’aquaculture durable et de compétitivité des chaines de valeur de la pêche (Promac) initié par le gouvernement. Ce faisant, il entend contribuer à la sécurité alimentaire à travers l’amélioration de la gouvernance, le développement de la production et de la productivité de la filière aquacole, la gestion durable des pêches continentale et maritime et le développement des chaînes de valeur compétitives. La durée prévisionnelle du projet est estimée à soixante mois, étalée sur la période 2021-2026. Le Promac sera mis en œuvre à travers trois composantes relatives au développement de la pisciculture compétitive et résiliente au climat, au renforcement des chaînes de valeur commerciales et de la gestion durable de la pêche. D’envergure nationale, le projet sera déployé dans trois principales zones du territoire national, sous l’égide du ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche. La première, c’est la façade maritime, notamment dans les départements du Mono, de l’Atlantique, du Littoral et de l’Ouémé. La deuxième zone concerne les plans et cours d’eau continentaux, les bas-fonds, les forages artésiens et les plaines inondables dispersés dans les bassins versants du Sud et du Centre, en l’occurrence dans le Mono, l’Atlantique, l’Ouémé et le Zou. Enfin, le projet touchera aussi les retenues et cours d’eau du Centre et du Nord à travers les départements des Collines, du Zou, de l’Alibori, de l’Atacora, de la Donga et du Borgou. Cibles Le nombre total de bénéficiaires directs et indirects attendus du projet est estimé à environ 672 601 personnes dont 62 601 en aquaculture (6 394 directs) et 610 000 pour la pêche (62 305 directs). Un Cadre de politique de réinstallation (Cpr) et un Cadre de gestion environnementale et sociale (Cges) sont élaborés pour évaluer et atténuer les impacts sociaux et environnementaux potentiels des activités du projet sur les populations affectées et le cadre de vie. Les interventions porteront sur les différents maillons allant de l’approvisionnement en intrants à la transformation et la vente en gros/détails des produits, en passant par la production à travers la pêche de capture et la pisciculture. Toutes choses qui devront permettre d’améliorer les performances économiques des acteurs dans un environnement durable. Au nombre des infrastructures de soutien, le projet contribuera à mettre à disposition des équipements de cinq écloseries de tilapia/clarias pour une capacité de production de 60 millions d’alevins par an, de cinq fabriques d’aliments pour une capacité totale de 20 000 tonnes/an. La production attendue en alevins est de 59 millions d’alevins par an dont 36 millions de tilapia, 22 millions de clarias et 1 million d’autres espèces. Tout en s’appuyant sur les infrastructures existantes et fonctionnelles, le projet participera à mettre en place des zones aquacoles au bénéfice des coopératives/groupements des jeunes et des femmes. Il appuiera la construction et l’équipement de 500 ha d’étangs et 75 000 m3 de cages et d’enclos à leur profit. Les activités de formation technique et entrepreneuriale viseront quelque 6 000 pisciculteurs, 200 agents techniques de vulgarisation dont 50 % de femmes. Equipements Il sera aussi question de favoriser une commercialisation résiliente et inclusive à travers l’appui à la création de marchés de poissons de pêche et d’aquaculture et équipés de chambre froide, fabrique de glace, traitement et hall de poissons avec infrastructures de vente de poissons vivants dans les villes d’Abomey-Calavi, Cotonou, Porto-Novo. Il est prévu l’acquisition de 20 foyers améliorés et 20 séchoirs solaires et d’un lot d’équipements informatiques pour l’interprofession des pisciculteurs, l’acquisition de cinq camions frigorifiques, de 100 glacières ainsi que des moyens adéquats de transport des alevins et des poissons. Le renforcement des capacités des acteurs de la chaîne de valeur de la pêche se traduira également par la formation des acteurs sur la conservation par le froid et sur les techniques de fumage, séchage et autres techniques de transformation afin de limiter les pertes après capture et l’impact des pratiques sur leur santé. Dans le cadre de la gestion durable de la pêche, deux plans de gestion des pêcheries seront mis en œuvre. Un point de débarquement aménagé (Pda) sera érigé à Grand-Popo. Le renforcement de la capacité opérationnelle de la Brigade de Surveillance et de Contrôle des plans d’eau figure également au rang des priorités. Par ailleurs, le projet contribuera à appuyer la mise en place de 21 réserves biologiques en milieu continental et régional à travers le golfe de Guinée. Economie 13 avr. 2022


Économie verte : le bambou, un pilier d’avenir
Au Bénin, le bambou reste une espèce encore peu connue, malgré ses vertus contre la dégradation des paysages et ses atouts pour les secteurs de l’artisanat et de la construction. A Cotonou, le bambou et ses dérivés ne courent pas les rues. C’est un bois qu’on ne retrouve, sous forme de meubles, que chez les artisans de la ville. Artisan à Cadjèhoun, Seidou Sarré voit en cette espèce un trésor. « Le bambou crée un décor exceptionnel. Ça suscite l’attention. Quand les gens passent, ils s’arrêtent pour apprécier. Ceux qui ont vécu à l’extérieur connaissent la valeur de ce bois et viennent demander qu’on leur fasse des meubles avec. C’est vraiment résistant, si c’est bien fait », explique-t-il avec son accent ivoirien. Cependant, il est difficile de retrouver le bambou, dans les forêts, même loin de Cotonou. Les artisans disent s’appuyer sur des producteurs pour s’approvisionner. « Je ne sais pas si les gens en produisent vraiment au Bénin, mais on fait la commande à Ouidah ou à Porto-Novo », renseigne Seidou Sarré. En réalité, le bambou est une graminée susceptible de pousser sous presque tous les climats et sur les sols les plus pauvres. La multiplication par les graines, les rhizomes et le bouturage sont les trois modes possibles de multiplication. La multiplication par les graines n’est pas souvent utilisée, malgré un taux de germination très élevé de l’ordre de 90 %. Enracinée depuis des siècles en Asie, l’espèce prend de la hauteur dans certaines régions d’Afrique. Au Bénin, six espèces ont été identifiées. « Beaucoup croient que c’est un arbre. C’est une graminée. C’est comme du maïs. Le bambou peut pousser soit dans l’eau, soit sur la terre ferme », explique Dr Césaire Paul Gnanglè, maître de recherche du Cames, chercheur à l’Institut national de recherche agricole du Bénin (Inrab).   Croissance rapide, des valeurs ajoutées L’une des particularités du bambou, c’est sa croissance rapide. Certaines espèces peuvent gagner jusqu’à un mètre en quelques jours. Selon une fiche technique de l’Inrab, la récolte des tiges de bambou peut déjà se faire à partir de trois ans. Toutefois, pour un meilleur rendement, attendre 5 à 6 ans est préférable. L’espèce est économiquement intéressante du fait qu’elle pousse vite, arrive rapidement à maturité et a un rendement élevé avec un taux de survie de 90 % en pépinière comme en milieu réel. « Ça croît très vite. En quatre à cinq ans, vous pouvez déjà le récolter », note Dr Césaire Paul Gnanglè, également point focal du Réseau international sur le bambou et le rotin (Inbar), une organisation intergouvernementale affiliée à l’Onu. Ainsi, lorsque les espacements requis pour la plantation du bambou sont de 1,5 x 1,5 m, la densité tourne autour de 4 000 tiges/ha et le rendement moyen est environ de 18 tonnes de tiges/ha/an pour une plantation arrivée à maturation. 1 000 tiges de bambou peuvent peser 4,5 tonnes en vert et 2,6 tonnes séchées à l’air. « C’est possible d’en faire une filière comme le coton et l’ananas. Les opportunités existent. Il faut que l’Etat s’y engage », insiste le chercheur. A l’en croire, l’espèce présente de nombreux atouts pour répondre aux défis environnementaux : « On peut produire les bois de bambou en quantité industrielle, au regard de sa croissance rapide. Son charbon ne salit pas. C’est léger et ça brûle correctement. Il n’y a pas de fumée. Le pouvoir calorifique est élevé ». Générateur d’emplois et de richesse Le bambou est une espèce magique. Il peut être utilisé pour la fabrication de meubles, de certains bâtiments et toits, de revêtements de sol, de panneaux muraux, de plafonds, d’échafaudages, de cadres de portes et de fenêtres, ainsi que de stores. Dans les industries textiles, agroalimentaires et chimiques, le bambou participe à la fabrication de tissus, tee-shirts, vins, vinaigres, produits biochimiques et pharmaceutiques. Au Bénin, l’espèce est encore sous exploitée. Même dans le secteur de l’artisanat où elle est perceptible, beaucoup de défis restent encore à relever. « La fabrication prend du temps parce que c’est de l’art. Si vous n’êtes pas nombreux, vous ne pouvez pas le produire en grande quantité », fait remarquer Seidou Sarré. Dr Césaire Paul Gnanglè voit aussi une mine d’or pour le secteur de l’artisanat si des préalables sont réglés. « Si vous allez à Accra, il y a un centre où les artisans peuvent travailler le bambou. C’est une opportunité. Si les artisans sont formés à bien façonner le bambou et que les consommateurs y prennent goût, il n’y a pas de raison que ça ne booste pas l’économie locale », soutient-il avant d’ajouter : « C’est une espèce qui peut faire tout ce qu’on peut faire avec du bois. C’est possible de faire des carrés de bambou, des portes, des meubles. C’est démontré que le bambou est plus dur que le fer ». Le marché mondial du bambou est aujourd’hui en pleine expansion. Mais au-delà des atouts économiques, environnementaux et sanitaires, le bambou adoucit l’âme par la musique qu’il procure. Environnement 13 avr. 2022


18e édition du tournoi « Coupes du Csp Gbéto » : Csp en finale dans les deux catégories
Les rencontres de la dernière journée de la phase éliminatoire de la 18e édition du tournoi scolaire de basket-ball dénommé «Coupes du Csp Gbéto » se sont déroulées, le week-end dernier à Cotonou. Au terme des matches, qualifié pour les finales, le Complexe scolaire protestant (Csp) va affronter, samedi 16 avril prochain, respectivement chez les filles Notre-Dame des Apôtres et chez les garçons Montaigne. Les affiches des finales de la 18e édition du tournoi scolaire de basket-ball dénommé « Coupes du Csp Gbéto » sont connues, au terme de la dernière journée de la phase éliminatoire, le week-end dernier à Cotonou. Au cours de cette troisième journée, chez les garçons, l’Ecole Internationale Ufuk s’est débarrassée de l’Ecole d’Enseignements général technique et professionnel Laura Vicuna par le score de 21 à 25. Cette rencontre qui comptait pour du beurre, Ufuk étant d’ores et déjà élimnée pour avoir perdu ses trois matches, n’a pas emballé le public sportif comme la deuxième qui a opposé les filles du Cours secondaire Notre-Dame des Apôtres (Csnda) à leurs camarades du Complexe scolaire protestant de Gbéto. Au coude-à-coude durant les deux premiers quart temps, le Complexe scolaire protestant de Gbéto a repris le contrôle de la partie au 3e quart temps. Misant sur leur physique, leur expérience ainsi que leur niveau technique, les filles de Csp ont dominé le Cours secondaire Notre-Dame des Apôtres. Comme des amazones, elles ont fini par creuser l’écart (45-28) qui leur permet de finir cette phase en beauté. Très attendu, le match entre l’Etablissement français d’enseignement Montaigne et le Complexe scolaire protestant de Gbéto chez les garçons a tenu ses promesses. Ayant besoin d’une victoire pour accéder à la finale, l’Etablissement français d’Enseignement Montaigne (Efem) a pris les premières initiatives avec une avance de 7 points avant la pause. A la reprise, le Csp a changé de stratégie en quittant la défense de zone pour la défense individuelle, ce qui leur a permis de fermer l’écart et même de rattraper et dépasser Montaigne. Le score est serré jusqu’au quatrième quart temps. Malheureusement, le Csp va perdre dans les dernières secondes de la partie par le score de 37-39. Cette victoire ne donnait pas du coup le droit à Montaigne d’aller en finale. Ainsi, il a fallu recourir à la commission technique qui a sorti les calculettes pour déterminer les deux finalistes. Selon le règlement du tournoi, le système de goal-average a été pris en compte pour désigner le finaliste. Qualifié chez les filles pour ce dernier round prévu pour le samedi 16 avril prochain, le Complexe scolaire protestant (Csp) va également obtenir son billet chez les garçons où il affrontera l’Etablissement français d’enseignement Montaigne (Efem). Sports 13 avr. 2022


Championnat national Tchoukball 2022 : Sniper Tchoukball Club de Cotonou enlève le trophée
La phase nationale du championnat de Tchoukball s’est achevée, dimanche 10 avril dernier, au stade général Mathieu Kérékou de Cotonou, avec le sacre de Sniper Tchoukball Club de Cotonou. A l’issue de la finale, Sniper s’est débarrassé du tenant du titre, Diamants Tc de Porto-Novo par le score de 62-45. Victorieux du tenant du titre, Diamants Tchoukball Club de Porto-Novo par le score de 62-45 en finale, Sniper Tchoukball Club de Cotonou est sacré champion de l’édition 2022 du championnat national de la discipline. Meilleurs joueur et joueuse du tournoi, Joël Eké et Secondina Zinsou sont repartis avec des prix tout comme les trois meilleurs espoirs Olive Tchotchoedo, Justino Wele et Sylvie Agossou. Le prix de la meilleure progression est revenu à l’encadreur de Vakon Moustapha Andil. Cet exploit de la formation de la capitale économique du Bénin est la preuve que les performances ne sont pas statiques au niveau de ce sport, selon Rock Sero Bété, président de la Fédération béninoise de Tchoukball, qui a félicité les athlètes qui ont donné le meilleur d’eux-mêmes durant le tournoi. « La satisfaction de ce tournoi est d’abord le niveau des athlètes qui, malgré la trêve observée en raison de la Covid-19, ont mouillé le maillot», a-t-il souligné avant de saluer l’équipe de Vakon qui a créé la surprise en terminant à la 5e place. « Nous sommes très heureux surtout des prestations des athlètes, car on ne s’attendait pas à un aussi bon niveau », a-t-il poursuivi. A l’en croire, ce tournoi a permis à la fédération de voir le niveau des athlètes en vue de la sélection des meilleurs pour la Coupe d’Afrique de la discipline prévue en Ouganda pour août prochain. C’est le lieu pour le président de la Fbt de solliciter le soutien des autorités pour cette compétition continentale. Il annonce un stage au profit des meilleurs joueurs pour permettre au Bénin d’asseoir une équipe digne pour cette joute africaine. Classement par équipe 1er - Cotonou 2e - Porto-Novo 3e - Parakou 4e - Dogbo 5e - Adjarra 6e - Adjarra 7e - Avrankou Sports 13 avr. 2022


Marée haute dans le golfe de Guinée : Vigilance accrue sur la côte
Les populations côtières et les pêcheurs sont appelés à maintenir la vigilance. Dans sa furie, l’océan pourrait réserver des surprises, les prochaines semaines. Après un début de mois agité, le calme revient sur la côte. Mais selon les prévisions, la menace n’est pas derrière nous. Les prochaines semaines pourraient être critiques. « Les populations doivent suffisamment faire attention. Je parle surtout des personnes qui vont à la plage et des pêcheurs. Nous devons être sur le qui-vive pour ne pas être piégés par les vagues », souligne Dr Zacharie Sohou, directeur de l'Institut de recherches halieutiques et océanologiques du Bénin (Irhob). En effet, le mois de mars s’est éclipsé laissant derrière lui, sur la côte à l’Est de Cotonou, un déferlement inquiétant de vagues. Plusieurs maisons ont été détruites par l’océan qui, pendant quelques jours, a mis une pression énorme sur les populations de Sèyivè dans la commune de Sèmè-Podji. C’est un phénomène qui s’observe souvent quand une surcôte est en conjonction avec la marée haute et une houle importante. Cela entraîne sur la côte, plusieurs impacts dont l’érosion côtière, les submersions marines, les pertes de propriétés et d’habitats, voire des pertes en vie humaine sur le littoral. « Cette furie est due à une tempête, puis à l’augmentation du niveau des vagues qui est allé jusqu’à 1,8 m. Ces deux phénomènes, ensemble, rendent bouillant l’océan font déferler les vagues sur la côte avec une certaine énergie qui les fait sortir de leurs limites habituelles », fait remarquer Dr Zacharie Sohou qui apprécie les dégâts. « La mer a de ce fait retiré du sable et accentué l’érosion côtière à des endroits où on pensait que tout était déjà stable, à cause des travaux confortatifs et de la protection des épis. Il y a lieu de renforcer les ouvrages après des études. Au dernier épi, c’est la catastrophe, mais c’est tout à fait naturel. Toutes les forces sont concentrées sur ce côté-là », déplore le chercheur. L’appel à la vigilance lancé par le gouvernement, il y a une semaine, n’est donc pas anodin. Dans un communiqué en date du 7 avril 2022, le ministère du Cadre de vie et du Développement durable (Mcvdd) appelait les populations riveraines de la côte à la vigilance, notamment celles situées dans les zones des segments de Sèyivè à l’Est du champ d’épis de Cotonou, d’Ahloboé à l’Ouest non loin d’Avlékété. « Je rappelle que ces segments, après les travaux de protection côtière, doivent être considérés pour l’heure comme impropres à toute installation et tout aménagement », précisait le communiqué. La même exhortation est allée à l’endroit des populations riveraines du segment de Grand-Popo sur lequel les travaux transfrontaliers de protection côtière sont en cours de démarrage. Le calme avant la tempête La période critique devrait démarrer mi-mai 2022. « Nous ne sommes pas encore dans la période des hautes vagues. Mais nous l’approchons. Peut-être que la montée des eaux qui vient de se produire vient d’une période précoce. D’ici mi-mai, nous allons rentrer dans la période de mer agitée jusqu’au mois de septembre », prévient le directeur de l’Irhob. En attendant, ces derniers jours, on assiste à une accalmie précaire sur la côte. « Pour la période du lundi 11 au mercredi 13 avril 2022, la situation est verte », prévient l'Institut de recherches halieutiques et océanologiques du Bénin (Irhob) sur sa plateforme. Le bulletin Météo marine de l’Agence nationale de météorologie indique que sur la période du 12 au 15 avril 2022, la mer sera « peu agitée » de Sèmè-Podji à Grand-Popo. Entre les 14 et 15 avril 2022, la hauteur des vagues peut atteindre 1,5 m à Cotonou et à Sèmè-Podji autour de 17 h. « Les prochaines 72 h sur le littoral, les valeurs du coefficient de marée varieront entre 66 (valeur moyenne) et 96 (valeur haute). Par conséquent, les courants des marées seront moyens à forts en cours de période », renseigne Météo Bénin. La période sera marquée par un temps variablement nuageux avec un risque d’activités pluvio-orageuses aussi bien en mer que sur le pays. Mais les vagues peuvent surprendre à tout moment, surtout qu’on tend vers la période critique et qu’avec les changements climatiques, nul ne sait quand les catastrophes peuvent subvenir. Actualités 13 avr. 2022


International Africa Gaming Cup : Le Bénin carrefour de l’e-sport dès le 23 avril
En prélude à l’International Africa Gaming Cup que le Bénin s’apprête à abriter dès le 23 avril prochain, Hessabi Mike, fondateur de la plateforme Nicecactus Gamer et Médard Djékété, président de Africa Gamers ont rencontré les hommes des médias, ce mardi 12 avril à Cotonou. Au cours de cette conférence de presse, ils ont levé un coin de voile sur cet évènement international avant de saluer l’intérêt des autorités béninoises pour le gaming en particulier et l’E-sport en général. Le Bénin n’entend pas rester en marge du gaming et l’e-sport qui constituent les nouveaux eldorados du numérique en Afrique. C’est pourquoi il accueille dès le 23 avril prochain à Cotonou, une compétition dénommée ‘’International Africa Gaming Cup’’. Face aux hommes des médias, Hessabi Mike, fondateur de la plateforme Nicecactus Gamer et Médard Djékété, président de Africa Gamers ont dévoilé les grandes lignes de cette initiative qui va regrouper toutes les communautés de gamers au Bénin et sur le continent africain. « La bonne nouvelle, c'est que la compétition sera lancée officiellement le 23 avril », a déclaré Hessabi Mike qui prend en charge les jeux sur Pc, consoles et appareils mobiles. Capable d’accueillir plus de 2 000 tournois en ligne par mois, cette plateforme tient à organiser ce challenge dans les meilleures conditions au Bénin. Le fondateur de la plateforme Nicecactus Gamer compte sur les communautés de gamers et les autorités béninoises pour faire du Bénin, la plaque tournante de l’e-sport. C’est l’occasion pour lui de témoigner sa reconnaissance au président de la République Patrice Talon, au ministre de l’Economie et des Finances, Romuald Wadagni et à Aurelie Adam Soulé Zoumarou, ministre du Numérique et de la Digitalisation, pour leur intérêt pour le gaming en particulier et l’e-sport en général. Selon Hessabi Mike, avec sa forte communauté de gamers qui s’affirment sur le continent africain, le Bénin dispose des potentialités et des atouts en matière du gaming. « Nous avons fait une prospection sur le terrain et nous savons qu’il y a beaucoup de communautés actives au Bénin », a-t-il indiqué. Le jeu vidéo est une industrie en forte progression, selon Médard Djékété qui croit en la capacité des gamers béninois. « Le marché du gaming et de l'e-sport est en forte croissance à travers le monde et les Béninois excellent de fort belle manière », a-t-il confié. Il est convaincu que le gaming est non seulement un moyen de divertissement mais aussi une ouverture sur beaucoup d'autres horizons. A l’en croire, cette compétition, ouverte à tout le monde, va se dérouler en trois phases autour de trois jeux à savoir le Clash royal, jeu mobile e-sport le plus joué au Bénin, le Tekken 7, jeu de référence parmi les jeux de combat, le Battle grounds Mobile, l’e-sport mobile le plus regardé au monde. Après les phases qualificatives régionales, les finales régionales, la finale continentale qui permettra de rassembler les meilleures équipes d'Afrique se déroulera au Bénin en juillet prochain lors d'un week-end de show et d’animations où le premier champion de l'International Africa Gaming Cup sera célébré. Sports 13 avr. 2022


Atelier de peinture/Expo Art du Bénin : Des enfants à besoins spécifiques laissent parler leur imagination
Des enfants malentendants de l’école de Louho (Porto-Novo) et leurs camarades entendants venus d’un peu partout du Bénin, ont peint, ce dimanche 10 avril, des tableaux qu’ils comptent offrir au chef de l’Etat, Patrice Talon. L’atelier artistique est organisé en marge de l’exposition Art du Bénin.Ils ont donné libre cours à leur imagination, leur sens de créativité, pour dire merci au président de la République qui a initié l’exposition publique diptyque, en particulier l’atelier pédagogique au profit des enfants. En une heure d’exercice, les apprenants de Louho et leurs camarades des autres écoles ont réalisé à peu près une demi-douzaine de tableaux sur lesquels on voit toutes sortes de textes, de figures et de dessins identifiables et non identifiables, en différentes couleurs. L'idée qui sous-tend cette activité, selon l'équipe de médiation culturelle, c'est de montrer une fois encore que le handicap ne doit pas être un frein à la créativité artistique et l'épanouissement des enfants. A l'occasion de cet exercice, les enfants entendants ont découvert d’anciens tableaux réalisés par leurs amis de Louho qui les ont offerts à la première dame, Claudine Talon. L’artiste peintre, Claudine Dan, a encadré les enfants au cours de cet atelier pédagogique. Elle se réjouit de l'œuvre accomplie par les apprenants, et rappelle que l'activité du jour avec les enfants à besoins spécifiques, est une initiative de la première dame qui a demandé à la Galerie nationale d'exposer les œuvres créées par les enfants de Louho. Ceci, pour montrer tout leur potentiel artistique et inspirer d'autres enfants. Actualités 12 avr. 2022


Carte postale / Trésor royal restitué : A la découverte des Assen
L’Assen est un autel portatif cérémoniel dédié à un mort, en l’occurrence le roi défunt du Danxômè. Il est réalisé en métal ou alliage de métaux après le décès de la personne à qui il est destiné. « C’est sur cet Assen qu’on fait les libations, qu’on immole des animaux. L’Assen est implanté dans le sol et on invoque les âmes des ancêtres là-dessus. Lorsque ce rituel est fait, on cuisine les animaux immolés et on revient pour une offrande, puis les vivants consomment le reste des repas. Ce qui est une sorte de communion entre les morts et les vivants», explique Calixte C. B. Biah, conservateur du musée d’histoire de Ouidah et l’un des acteurs clés du rapatriement des 26 trésors royaux à Cotonou et de leur exposition au palais de la Marina. Cinq Assen ont été ramenés de Paris, et exposés au palais de la Marina. Parmi eux, il y en a qui sortent de la définition ordinaire du Assen. Il s’agit des Hotagantin, relève Calixte C. B. Biah. « Si vous regardez bien, les Assen Hotagantin n’ont pas de tige qu’on fixe au sol. Et comme l’indique son nom, il est fixé au sommet des temples et des tombes. Lorsque vous allez sur le site des palais royaux à Abomey, vous verrez ces Assen qui sont fixés au sommet des tombes et des temples. Ce sont également des Assen cérémoniels », détaille le conservateur. Mais quel que soit son type, rappelle-t-il, l’Assen est fabriqué lorsque celui à qui il est dédié n’est plus. Il est réalisé pour honorer le disparu. L’Assen d’un roi porte les emblèmes de ce dernier. Cela permet d’identifier clairement à qui il appartient. Par exemple, parmi les 26 œuvres exposées, il y a l’Assen Hotaganti du roi Glèlè qui se fait distinguer par la représentation du lion. Les Assen rituels et Hotagantin sont des chefs-dœuvre réalisés par les orfèvres de la cour royale du Danxômè. Des spécialistes renseignent que la famille la plus reconnue dans cette spécialité est celle des Hountondji. Mystère Dans le lot des cinq, il y a un Assen qui intrigue : celui du roi Béhanzin qui était encore vivant au moment de la prise d’Abomey par le général Dodds et ses hommes. « La logique est qu’un roi régnant ne peut en aucun cas se faire fabriquer son propre Assen», rappelle le conservateur. Alors, comment est-ce que Dodds a pu mettre la main sur un Assen de Béhanzin et l’a emporté en France ? C’est une interrogation courante sur le site de l’exposition diptyque. Mais il y a une hypothèse, affirme Alain Godonou, commissaire du volet trésors royaux de l’exposition. « Tout le temps, quand Guedègbé a consulté l’oracle, le fâ a toujours répondu de la même façon : le roi ne peut pas gagner cette guerre. La cour a beau multiplier les sacrifices, la réponse est restée la même. Donc, on pense que la cour avait déjà anticipé le départ du roi et avait préparé à l’insu du roi, son assen. C’est la seule explication plausible qu’il y a…», indique-t-il. Ariel GBAGUIDI Culture 12 avr. 2022


Exposition Art du Bénin : Martin Assogba félicite le gouvernement
Sur initiative de son directeur exécutif, le personnel de l’Ong Alcrer a visité, samedi 09 avril dernier, les trésors royaux et œuvres d’art contemporain exposés au palais de la Marina. Ce périple a conduit la délégation dans les différentes allées de l’exposition diptyque avec des explications sur l’histoire des œuvres, le contexte de leur réalisation et leurs auteurs. A l’issue de la visite, le premier responsable de l’Ong Alcrer, Martin V. Assogba, n’a pas caché sa joie ainsi que celle des membres de sa délégation, d’avoir été au contact de ces œuvres chargées d’histoire, et qui témoignent également d’une ingéniosité sans pareille de leurs auteurs. « C’est une chance et un privilège d’avoir remonté à 130 ans d’histoire de notre pays. Ce voyage dans le temps a nourri et grandi en nous un fier sentiment d’appartenance au Bénin, ex-Dahomey », a-t-il affirmé. Martin V. Assogba a également félicité l’Exécutif béninois pour la valorisation des richesses culturelles du pays. « Notre profonde gratitude à tous ceux qui ont pensé et œuvré pour que le rêve devienne réalité !», a indiqué le premier responsable de l’Ong Alcrer. Ariel GBAGUIDI Culture 12 avr. 2022


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