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Nouvelles

Dégâts suite à une intempérie à Tchatchou : Une soixantaine de maisons décoiffées
La pluie torrentielle qui s’est abattue, dans la nuit du mardi 5 au mercredi 6 avril dernier, sur la localité de Kinnoukpannou, arrondissement de Tchatchou, commune de Tchaourou, a engendré d’importants dégâts. Outre une soixantaine de maisons décoiffées, plus de huit cent cinquante sans-abris sont à déplorer parmi les populations. Dans le septentrion, ce n’est pas encore la saison des pluies. Mais cela n’empêche pas la survenue de quelques rares averses comme celle qui s’est abattue, dans la nuit du mardi 5 avril au mercredi 6 avril dernier, sur Kinnoukpannou, arrondissement de Tchatchou, dans la commune de Tchaourou. Supposée annoncer la sortie des mangues, elle a plutôt, par sa violence, décoiffé une soixantaine de maisons et fait plus de huit cent cinquante sans-abris dans la localité. Contacté, le chef de l’arrondissement de Tchatchou, Joël Domagui, faisant le bilan des dégâts enregistrés, a rassuré qu’aucune perte en vie humaine n’a été déplorée. « Alerté par le chef du village, nous avons aussitôt informé le maire et porté à sa connaissance les dégâts constatés, après notre déplacement sur les lieux. Nous avons également saisi l’Agence nationale de la protection civile », a déclaré le chef de l’arrondissement. Au nombre des dégâts occasionnés par cette averse, il cite également quatre poteaux basse tension de la Sbee endommagés. Au regard de la situation que vivent actuellement ses administrés qui se sont retrouvés sans-abri, il appelle à la solidarité envers eux. Il espère que les bonnes volontés voleront également à leur secours. Pour le moment, précise le chef de l’arrondissement de Tchatchou, les victimes ont été recueillies par les familles et autres voisins que la fameuse pluie a épargnés. C’est une fâcheuse situation que vivent ces victimes. Pour la plupart de religion musulmane, elles observent le carême du ramadan depuis quelques jours? Société 08 avr. 2022


Éditorial de Paul AMOUSSOU : Faire le cerveau de l’autruche
L’épisode de la pandémie de Covid-19 a révélé au monde entier qu’il n’est pas à l’abri d’une mauvaise surprise, devant mettre en péril sa stabilité. Avertissement que le monde, une fois sorti de son état de frayeur, a vite oublié, car il est retourné à ses avatars et nous voici déjà dans une autre frayeur avec la guerre en Ukraine. Petite frayeur ? Pour ceux qui se demandent encore en quoi cette guerre impacte le monde entier, pour éclairer leur lanterne, disons que dans le monde d’aujourd’hui ‘’tout est dans tout’’, tout se tient selon la logique fatale de ‘’l’effet papillon’’ : petite cause, grandes conséquences. Ainsi donc, les prix des produits de première nécessité flambent, du fait de ce conflit dont le monde aurait pu faire économie. A défaut, ce sont nos économies qui partent en vrille, car les carburants (sans lesquels le monde ne tourne pas rond) et le blé (base alimentaire à bien des égards) ne sont pas loin de devenir, comme on dit trivialement au Bénin, ‘’peau des fesses de belle-mère’’, c’est-à-dire rares ! C’est une question de temps, pour que cette rareté se conjugue au présent. De la pandémie de Covid-19 à la guerre en Ukraine avec ses conséquences économiques mondiales, guerre qui s’est substituée à la crise sanitaire sans personne pour jurer qu’elle est vraiment finie, une prise de conscience s’impose aux pays d’Afrique. Ces pays trainent en effet la lacune majeure de développer peu de stratégie, de prospection, de proactivité. Non pas forcément selon le concept hard power, mais ne serait-ce que suivant la nécessité d’anticiper les faits, et surtout de ne pas les subir en toute passivité comme il est de leur habitude, faisant le cerveau de l’autruche pour ne pas dire la politique de l’autruche. Le cerveau de l’autruche ici s’assimile à l’absence chronique de lobbies, de think tank, d’instituts de recherches stratégiques, autant en matière géopolitique qu’en intelligence économique. Aussi, subissons-nous les faits sans toutefois en tirer les grands enseignements pour se repositionner. Quitte à penser l’avenir, anticiper les chocs exogènes…En l’occurrence, comment ne pas prendre en pleine gueule la prochaine pandémie, qui par définition ne peut être qu’imprévisible? Que faire pour se soustraire aux aléas liés aux fluctuations des prix des hydrocarbures et des céréales ? Quelle politique d’importation et pour quels produits ? Quelles cultures prioriser et à quelles fins ? Les programmes de gouvernement, davantage conjoncturels sous nos cieux que futuristes, ne sauraient à eux seuls suffire. Croire le contraire, ce serait s’incliner à faire le cerveau de l’autruche. Actualités 08 avr. 2022


Technologie de biodigesteur au Bénin : Les défis et perspectives revisités
Sous la férule de Dona Jean-Claude Houssou, ministre de l’Energie, les acteurs publics et privés des énergies renouvelables ont fait, hier jeudi 7 avril 2022 à Cotonou, l’état des lieux de la technologie de biodigesteur. C’est à la faveur d’un atelier sur les défis et perspectives de cette technologie au Bénin. Par Alain ALLABI « Etat des lieux de la technologie de biodigesteur au Bénin : Défis et perspectives», c’est le thème qui a mobilisé, autour du ministère de l’Energie, les acteurs publics et privés des énergies renouvelables. Jean Francis Tchékpo, directeur général de l’Agence béninoise d’électrification rurale et de maîtrise d’énergie (Aberme), fait savoir qu’il y a eu l’installation de 100 biodigesteurs pilotes d’une capacité de 4m3 dans une quinzaine de communes. L’état des lieux indique, selon lui, « un faible taux de fonctionnalité en dessous de 45 % après près de 3 ans d’exploitation». Au regard des différents constats, des réajustements ont été opérés au niveau des facteurs clés à prendre en compte dans la préparation des dossiers techniques relatifs aux biodigesteurs. Il faudra ajouter que l’Aberme a entrepris la construction de six nouveaux biodigesteurs de grande capacité de 2 fois 20 m3 chacun dans certains centres urbains. Jean Francis Tchékpo n’a pas occulté le suivi de la valorisation des déchets essentiels. De même, des partenariats ont été conclus, entre autres, avec les Agences de développement territorial du ministère de l’Agriculture, la Giz, etc. En plus, a-t-il pousuivi, l’Aberme a procédé au renforcement de son cadre institutionnel en vue de la création d’une direction spécialement dédiée aux biodigesteurs. A en croire le directeur général de l’Aberme, le gouvernement a fourni tous ces efforts au regard des multiples avantages des biodigesteurs dont la production du biogaz destiné à l’énergie de cuisson, l’assainissement du cadre de vie, la fertilisation écologique. Perspectives Au titre de 2022, a annoncé Jean Francis Tchékpo, l’Aberme a prévu de déployer plus de 200 biodigesteurs de 4 m3 et 3 de 2 fois 20 m3. Au-delà, d’autres actions sont programmées à savoir le renforcement des capacités des entreprises spécialisées dans le domaine du biogaz afin qu’elles valorisent les potentiels des déchets organiques locaux. Pour Dona Jean-Claude Houssou, les effets néfastes des changements climatiques obligent le gouvernement à explorer des pistes pour réduire la pression humaine sur les forêts pour le bois-énergie. « L’usage du bois-énergie détruit 60 ha de forêts chaque année », a-t-il noté. Aussi, a-t-il assuré que l’atelier doit permettre de faire l’état des lieux de la technologie des biodigesteurs. Cette démarche s’inscrit dans une dynamique de recherche d’approches durables de la problématique. Evoquant les efforts du gouvernement en matière de promotion des énergies renouvelables, le ministre de l’Energie a mentionné l’élaboration des documents de politique nationale des énergies renouvelables. « Cela donne une idée précise du rôle des énergies renouvelables dans le mix énergétique au Bénin (…) Car le Bénin s’est désormais positionné pour un mix énergétique responsable», a-t-il insisté. A cet effet, a-t-il laissé entendre, le Pag2 a prévu la mise en place d’un dispositif de financement des projets de construction de biodigesteurs par les collectivités locales et de valorisation énergétique à travers les déchets organiques à l’horizon 2030. Société 08 avr. 2022


Exercice budgétaire 2022 du Mit : Les projections dévoilées
Le ministre des Infrastructures et des Transports, Hervé Hêhomey, a lancé hier jeudi 7 avril à Cotonou, le Plan de travail annuel 2022 de son département. Faire un bilan des actions menées en 2021, et prendre connaissance des programmes et projets au titre de 2022. Les principaux acteurs du ministère des Infrastructures et des Transports ont été conviés à cet exercice, ce jeudi 7 avril à Cotonou, par le ministre Hervé Hêhomey. « Au titre de l’exercice budgétaire 2021, notre département a bénéficié d’un crédit de 158,8 milliards F Cfa pour lequel, le taux de consommation au 31 décembre 2021 affiche un niveau d’engagement de 78,73 % pour un taux d’ordonnancement de 78,44 % », a dévoilé l’autorité ministérielle, à l’ouverture des travaux. Il fait savoir que si ces différents taux traduisent une bonne performance, ils doivent impérativement connaitre une nette amélioration en 2022. Au total, 5 programmes, 21 projets, 157 activités et 14 actions sont établis pour le compte de l’exercice en cours. Au titre de l’année 2022, les ressources allouées au ministère sont de l’ordre de 155,7 milliards F Cfa et permettront d’animer 5 programmes d’activités à savoir le pilotage et soutien aux services, l’entretien et la construction des routes et infrastructures de transport rural, transport aérien, transport terrestre et sécurité routière, et transport maritime. Un taux supérieur à 80 % attendu « Pour maintenir la dynamique d’efficience dans l’exécution du Programme d’action du gouvernement, il s’avère impérieux d’imaginer de nouvelles stratégies, qui facilitent la mobilisation de ressources, en vue d’atteindre des niveaux de performances plus appréciables. Je voudrais lancer un vibrant appel à toutes les structures du ministère à redoubler d’ardeur pour réaliser des performances encore plus grandes dans la mise en œuvre des projets en cours et à venir. Il faudra parvenir à la fin de l’exercice 2022 à un taux d’exécution budgétaire supérieur à 80 %...», a préconisé le ministre Hervé Hêhomey. Et pour atteindre cet objectif, les cadres sont appelés à travailler, entre autres, à assurer la mobilité des personnes et des biens dans des conditions de confort et de sécurité, promouvoir le développement des services du transport aérien et assurer sa sécurité et sa sûreté, promouvoir les services des transports terrestres pour soutenir le développement et améliorer les performances du port ainsi que la qualité de ses services aux usagers. Il faut noter qu’au ministère des Infrastructures et des Transports, dans le cadre du Programme d’action du gouvernement, différentes réformes sont mises en œuvre notamment la création et l’opérationnalisation de la Société des infrastructures routières et de l’aménagement du territoire, la création de la direction de la Planification, de l’administration et des finances, la création de la direction des Affaires portuaires, maritimes et fluvio-lagunaires. La dynamique devrait se poursuivre, a laissé entendre le ministre. Société 08 avr. 2022


Présentation de copies figurées des lettres de créance : Le Bénin renforce quatre axes de coopération
Le Niger, les Etats-Unis, la Tanzanie et les Emirats arabes unis ont désormais de nouveaux ambassadeurs au Bénin. Ceux-ci sont allés présenter les copies figurées de leurs lettres de créance, ce jeudi 7 avril, au ministre des Affaires étrangères et de la Coopération (Maec), Aurélien Agbénonci. Sidi Abdou, ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République du Niger près le Bénin, est le tout premier diplomate à présenter les copies figurées de ses lettres de créance, ce jeudi 7 avril, à Aurélien Agbénonci, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération (Maec). Né en 1960 à Tamaské (Niger), Sidi Abdou est titulaire d’un diplôme d’ingénieur en Agronomie et d’un diplôme en phytiatrie, obtenus à l’Institut agronomique et vétérinaire Hassan II du Maroc. Du haut de ses vingt-huit ans d’expérience essentiellement consacrés à la recherche agronomique, le nouvel ambassadeur nigérien au Bénin détient également les qualités de chercheur au Niger, au Sénégal et dans d’autres pays de la sous-région. [caption id="attachment_79649" align="alignnone" width="470"] Sidi Abdou lors de son entrevue avec Aurélien Agbénonci[/caption] Sidi Abdou se sent chez lui au Bénin. « J’apprécie beaucoup l’accueil qui m’a été réservé. Je suis chez moi au Bénin. Les relations entre nos deux pays sont de plusieurs ordres. Nous avons besoin les uns des autres», soutient-il. Avant sa nomination en qualité d’ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République du Niger près le Bénin avec résidence à Cotonou, Sidi Abdou était député à l’Assemblée nationale du Niger. Marié et père de six enfants, il parle l’anglais, le français et le haoussa. Brian Wesley Shukan n’est pas un étranger au Bénin. Juriste, il a commencé sa carrière diplomatique par une formation au Département d’Etat américain en 1995 avant d’être nommé directeur des services généraux à l’Ambassade des Etats-Unis à Cotonou en 1996, poste qu’il occupe jusqu’en 1998. Né le 2 juillet 1968 à Fort Sill dans l’Etat d’Oklahoma aux Etats-Unis, il est titulaire d’une licence professionnelle de l’Université de Wisconsin-Madison en 1990 et d’un master du Naval War College de Newport du Rhodes Island en 2011. Le nouveau représentant de Joe Biden au Bénin est fier de retrouver le pays dans lequel il a servi pendant plusieurs années: « Je suis ravi de retourner au Bénin. C’est le pays dans lequel j’ai commencé ma carrière diplomatique, il y a 26 ans. Je serai heureux de travailler avec le Bénin afin d’approfondir le partenariat entre nos deux pays sur la base des valeurs communes démocratiques et de la sécurité». Nommé directeur du Bureau de l’Envoyé spécial pour le Soudan et le Soudan du Sud, au Département d’Etat en 2017, Brian Wesley Shukan occupait, depuis 2009, le poste de chargé d’affaires à l’Ambassade des Etats-Unis d’Amérique près le Soudan à Khartoum avant sa nomination en qualité d’ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire des Etats-Unis près le Bénin, avec résidence à Cotonou. Marié, il parle l’anglais, le français et l’arabe. Benson Alfred Bana, est le nouvel ambassadeur de la République Unie de Tanzanie près le Bénin. Né le 3 mars 1959, il est titulaire d’un doctorat en Gestion des ressources humaines publiques de l’Université de Manchester au Royaume-Uni, d’une maitrise en Sciences politiques et Administration publique, ainsi que d’une licence en éducation, obtenue à l’Université de Dar es Salam en Tanzanie. Il a été directeur et coordonnateur des Etudes à Nzega Folk Development College, en Tanzanie, de 1988 à 1989. Marié et père de quatre enfants, il parle couramment le Kiswahili et l’anglais. Il était maître de Conférences au Département des Sciences politiques et de l’administration publique à l’Université de Dar es Salam avant sa promotion en qualité d’ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République Unie de Tanzanie près le Bénin, avec résidence à Abuja. « C’est formidable d’avoir discuté avec le ministre des Affaires étrangères. Il connait la tension dans le monde, la tension entre les Nations Unies et la Tanzanie. Les échanges avec lui étaient plus qu’utiles», a-t-il confié à sa sortie du cabinet du Maec. Le ballet des ambassadeurs a pris fin avec Fahad Abaid Mohamed Altaffag, ambassadeur des Emirats arabes unis près le Bénin. Marié et père de trois enfants, il fut membre de plusieurs commissions et associations internationales et nationales de 2015 à 2016. Né le 1er juin 1981, il est titulaire d’un master en Administration des affaires avec une spécialité obtenue en France et une licence en systèmes informatiques et d’information à l’Université de Dubaï. Il est également titulaire d’un diplôme de cycle supérieur en Stratégie IQ et Building Smarter organization de l’Université de commerce Harvard aux Etats-Unis. Lauréat du prix de Futur Leader particulier du Moyen- Orient en juin 2014, et du prix du Conseil jordanien du Commerce en 2010. Avant sa nomination, il a été directeur chargé des Affaires économiques et commerciales au ministère des Affaires étrangères de la Coopération des Emirats arabes unis d’août 2014 à février 2018.
[caption id="attachment_79651" align="aligncenter" width="470"] Chaude poignée de main entre Fahad Obaid Mohamed Altaffag
et son hôte béninois, preuve des relations chaleureuses[/caption]   [caption id="attachment_79652" align="alignleft" width="470"] A l’instar de Brian Wesley Shukan qui a présenté hier aussi
les copies figurées de ses lettres de créance...[/caption]   [caption id="attachment_79657" align="alignleft" width="470"] . Benson Alfred Bana a sacrifié à cette exigence diplomatique[/caption] « Nous avons fait un tour d’horizon de nos relations bilatérales en vue de leur renforcement. Les questions des relations commerciales, économiques et culturelles, des changements climatiques, de la représentativité des femmes, des droits de l’Homme, des affaires politiques aux niveaux bilatéral et multilatéral, des relations futures entre nos deux pays ont également meublé nos échanges », indique le nouvel ambassadeur des Emirats arabes unis près le Bénin.
Actualités 08 avr. 2022


Audience à la Cour constitutionnelle : une délégation du Cccr chez Joseph Djogbénou
Une délégation du Cadre de concertation des Confessions religieuses s’est rendue au cabinet du professeur Joseph Djogbénou, ce jeudi 7 avril. Il était question pour les membres de faire connaître au président de la Cour constitutionnelle l’existence de leur association. Par Mathilde ASSOGBA (Stag.) Le président de la Cour constitutionnelle, le professeur Joseph Djogbénou a reçu à son cabinet une délégation du Cadre de concertation des Confessions religieuses (Cccr). Cette association qui regroupe en son sein trois confessions religieuses à savoir la communauté musulmane, celles chrétienne et endogène est allée se faire connaître de la première autorité de la Cour constitutionnelle. « Nous sommes venus rencontrer le président de la Cour constitutionnelle pour présenter notre cadre et lui dire que nous existons depuis plusieurs années», a souligné Michel Alokpo, porte-parole du Cccr. Il a rappelé que le Cccr n’est pas une nouvelle association mais qu’il existait et depuis un moment. Il est revenu sur les actions menées. « Nous avons œuvré pour la paix pendant des années et organisé des conférences de presse pour apaiser les tensions dans notre pays. Nous avons également organisé un colloque sur la laïcité pour régler la question de la séparation de l’Etat et les confessions religieuses », a-t-il rappelé. Par ailleurs, Michel Alokpo a fait savoir que la question de la laïcité au Bénin a également fait l’objet de leurs échanges avec le professeur Joseph Djogbénou. Une préoccupation qui avait suscité chez eux maintes réflexions après l’événement de Monkpa. «L’événement de Monkpa qui a suscité d’une vive polémique pose le problème de la laïcité dans notre pays et nous sommes venus demander au président de la Cour constitutionnelle de nous éclairer sur le contenu de la laïcité vue par le constitutionnaliste béninois », a-t-il déclaré. Selon les propos du porte-parole du Cccr, le professeur Djogbénou leur a expliqué que c’est un processus et qu’il ne pourrait y avoir actuellement une loi sur la laïcité. La laïcité doit être construite. La loi de 1901 qui régit les associations et les cultes a aussi été au centre des débats. Le Cccr préconise une révision de cette loi au Bénin. La délégation s’est dite satisfaite de ce moment d’échanges avec le président de la haute juridiction béninoise. Actualités 08 avr. 2022


Après des jours de protestation à Natitingou : Reprise d’activité au niveau des dépôts de ciment
Les dépôts de ciment de Natitingou ont repris leurs activités après quelques jours de protestation. Ces centres commerciaux ont fermé unanimement suite à la décision du gouvernement de baisser les prix de certains produits dont le ciment pour soulager les populations. Les dépôts de ciment de Natitingou ont rouvert leurs portes pour servir la population. Après quelques jours de protestation relativement à la décision du gouvernement de réduire les prix de certains produits de grande consommation, ces établissements commerciaux ont repris la vente pour servir les acheteurs au prix de 85 000 francs la tonne comme l’a exigé le gouvernement. Ce prix, faut-il le rappeler, a été l’objet de grande protestation dans les rangs des promoteurs de dépôts. Ces derniers ont unanimement décidé de fermer les dépôts pensant obtenir un consensus sur le prix de 105 000 francs auquel ils cédaient le ciment. Ils l’ont martelé au cours d’une réunion, vendredi 25 mars 2022, à la direction départementale de l’Industrie et du Commerce de Natitingou. Cette séance initiée après le conseil des ministres du mercredi 23 mars qui fixe les nouveaux prix des produits de grande consommation a été une occasion pour les tenanciers de dépôts d’exprimer leurs inquiétudes. « Il ressort des interventions des uns et des autres qu’appliquer le prix de quatre-vingt-cinq mille francs fixé par le gouvernement engendrerait à leurs entreprises une perte de dix-sept mille sur la tonne au regard du prix d’achat à l’usine et du coût de transport actuel. A cet effet, une doléance a été faite pour que le gouvernement permette de vendre le stock actuel à cent cinq mille (105 000) francs pendant une période de deux mois au plus », détaille le compte rendu ayant sanctionné la rencontre entre les acteurs et la direction départementale de l’industrie et du commerce de l’Atacora-Donga. Cette doléance n’a pas reçu une suite favorable de la part de Rufus Sarè, directeur départemental de l’Industrie et du Commerce. Il a invité chaque distributeur à se conformer au prix de cession fixé par le gouvernement. Société 08 avr. 2022


Simon Todédjrapou sur les attentes des occupants : « Que l’Etat nous aide à sauver nos fonds de commerce »
A la veille de l’ultimatum, les occupants de la ceinture du stade de l’Amitié Général Mathieu Kérékou n’ont qu’une attente : des accompagnements de la part de l’Etat. C’est le vœu cher à Simon Todédjrapou, président des tenanciers de bars, maquis et restaurants du stade. La Nation : En janvier, un ultimatum vous a été donné de quitter la ceinture du stade de l’Amitié le 31 mars. Nous sommes en avril et beaucoup sont encore sur place. Quelles difficultés avez-vous à déménager ? Simon Todédjrapou : Nos difficultés sont énormes. Il est vrai que nous avons commencé par entendre les bribes de ce qu’il y aura une opération pareille, il y a longtemps. Mais on ne savait pas que cela allait nous surprendre de la sorte. Maintenant, nous sommes prêts à partir pour montrer à la face du monde que nous sommes pour la reconstruction du stade de l’Amitié. Nous sommes tous dans ce schéma. Et pourquoi êtes-vous toujours sur place ? La difficulté est que nous avons des activités commerciales. Beaucoup d’entre nous ont fait des prêts auprès des institutions financières. Ils ont des engagements sur 12 mois, 24 mois, 36 mois. C’est difficile quand on doit quitter subitement. Quand on se retrouve pour échanger, j’ai souvent mal, à entendre les difficultés des uns et des autres à ce sujet. Ensuite, pour se reloger, ce n’est pas facile. Toute la zone du stade de l’Amitié est devenue chère. Les gens vous réclament des millions de francs Cfa. Parce qu’ils sont informés qu’il y a une opération de démolition en vue. Les parcelles ont augmenté de prix, tout comme les boutiques à louer. Le nouveau délai est fixé au 18 avril 2022. Comment avez-vous pu obtenir ce délai de grâce ? Ça n’a pas été facile. Nous nous sommes dit qu’avant tout, les autorités sont aussi des hommes et qu’elles pourront nous écouter. C’est pour cela que nous avions fait cette doléance. On s’est dit que si l’Etat peut nous donner un an, six mois, ou au minimum trois mois, on saura quoi faire pour vider les lieux. Malheureusement, nous n’avons eu que 18 jours de plus. Au lieu du 31 mars 2022, nous sommes appelés à quitter au plus tard le 18 avril 2022. Est-ce que vous avez poursuivi les discussions avec l’Etat ? Si l’Etat ne vous invite pas, vous n’allez pas pouvoir négocier. Nous sommes là. Il semble qu’un travail se fait dans l’ombre pour des accompagnements. Mais jusqu’à ce jour 6 avril 2022, nous n’avons pas encore quelque chose de précis. On nous a dit que les tractations sont en cours. Mais est-ce qu’il faut déjà nous casser avant de parler de relogement ? Le temps presse. On devrait déjà avoir une idée. On nous l’a dit au cours d’une réunion. Mais nous attendons de voir. Rien n’est encore officialisé. Quelle est votre plus grande attente à ce jour ? Les négociations continuent. L’Etat a déjà fait son programme. Ce n’est pas à nous de lui tenir tête. Nous n’avons pas ce pouvoir. Nous n’exigeons rien. Notre attente, c’est qu’on nous aide à sauver surtout nos fonds de commerce. A cause de la cherté des loyers aujourd’hui, beaucoup de collègues n’ont pas où aller se réinstaller. Il y en a qui vont ramasser les bagages pour rentrer carrément. Mais quand ils auront des accompagnements, ils pourront se débrouiller. Actualités 08 avr. 2022


La Chronique de Oncle AGBAYA : BRUNO ET ABDOULAYE, LÂCHEZ LES FORMES !
On vous l’avait bien dit, mon Neveu Patou dirige un pays de pagailleurs avec des partisans pagailleurs ! La preuve, au moment où mon petit Neveu Romy-La-Caisse, entre deux avions, trois négociations et quatre accords, s’est vu obligé de s’imposer une escale cathodique sur les plateaux, pour nous parler de l’insomniaque préoccupation des décideurs d’ici et d’ailleurs, relative à la vie chère, les responsables et autres dirigeants des deux partis HOHO soutenant l’action gouvernementale, eux, assis sous un baobab ou à dos d’un cheval blanc cabré, célèbrent depuis un mois les formes-pardon-les femmes militantes… Honnie soit toute interprétation lubrique ! Rien de licencieux de la part des camarades de mon Cousin Bruno de DJAKOTOMEY et de mon Neveu Abdoulaye de SEMERE, qui vaille saisir l’Institut de ma Nièce Claudine…Juste que l’érection du 8 mars en l’honneur des femmes, continue un mois après, de faire jouir les deux partis UP&BR à travers une incessante célébration de va et vient, avec des TABLA d’un progressisme jaune ou d’un républicanisme vert, le tout sur fond blanc maculé par les prochaines législatives … En tout cas, les responsables de ces deux partis payeraient des droits d’auteur à mon Neveu Thomas, si jamais ils s’avisaient de mettre leurs doigts dans ses cicatrices à coup de « Vous êtes belles ! Vous êtes toutes belles!»; et devraient plutôt transformer cette interminable célébration du 8 Mars d’Avril, en séances de formation et d’information sur le fait que POUTINE ne s’appelle pas Nicolas YENOUSSI, comme son patron Romy l’a expliqué à la télé, en précisant que ce ne sont pas non plus, ses braves douaniers de KRAKE qui font grimper le prix du Brent américain à la Bourse de New York post Covid-19, et que le YOVO-Lifin peut être remplacé par un MINWI-Lifin, dans le BLEDI et le SOUWANGNIN… Et si mon Neveu Patou tolère que ses partis continuent de faire carême de ces explications du moment, dans ce cas, comme vous tous mes neveux et nièces, il serait aussi un pagailleur ! Actualités 08 avr. 2022


Démolition en vue de la ceinture du stade de l’Amitié : pressions de derniers jours
Les occupants de la ceinture du stade Général Mathieu Kérékou ont la pression, à environ une semaine de la fin du délai à eux accordé. L’esplanade du stade Général Mathieu Kérékou avait par le passé un visage : une ambiance folle dans les bars, une convivialité légendaire, de jour comme de nuit, autour des rendez-vous sportifs d’ici et d’ailleurs. Mais ces jours-ci, elle commence à projeter une image sobre. De loin, cette nuit du 5 avril 2022, des trous noirs s’observent sur les côtés. Les enseignes de plusieurs institutions et bars ont perdu leurs éclats. La raison, François Sodogadji, un vigile en faction devant une des boutiques, la dévoile: «C’est moins bruyant parce que beaucoup partent. Certains ont un pied ici et l’autre ailleurs. Bientôt, tout sera rasé». Il y a trois mois, l’Office de gestion des stades du Bénin (Ogsb) invitait les occupants des boutiques ceinturant le stade de l’Amitié Général Mathieu Kérékou à libérer les lieux avant le 31 mars 2022. Sur les ruines de ces installations à démolir devra pousser un pôle commercial dont les travaux devraient être lancés le 1er avril 2022. Cependant, les concernés bénéficient d’un délai de grâce, qui court jusqu’au 18 avril 2022. Cette nuit du 5 avril 2022, des tenanciers de bars continuent à maintenir l’ambiance traditionnelle de l’esplanade du stade de l’Amitié. Les férus du football profitent de la rencontre entre Liverpool et Benfica, projetée sur quelques écrans géants, pour « maintenir la chaleur jusqu’au bout ». Les commentaires vont bon train, certains pour magnifier la qualité de jeu des Reds et se régaler des performances du duo Mané-Salah, aligné pour la première fois depuis les barrages de la Coupe du monde. Ce sont, peut-être là, les derniers spectacles exceptionnels à vivre ici, avant le grand nettoyage. «Le foot, c’est notre passion. Nous venons passer quelques minutes de détente après le boulot et échanger entre amis, collègues ou passionnés de foot», confie Jonas Lawani, venu se relaxer sur l’esplanade. Ils sont là, enjoués, mais le cœur inquiet en pensant au passage des engins lourds, et aux travaux qui vont bientôt démarrer. «Si le pôle commercial que l’Etat veut construire peut nous permettre de nous retrouver ici plus tard, avec la même convivialité, dans un cadre plus confortable et plus sécurisé, ça nous fera plaisir. Dans le cas contraire, ce serait regrettable. Parce que ces moments sont pour nous exceptionnels », ajoute-t-il, les yeux plongés dans le match. Debout dans un monde qui s’écroule En journée, les images ne sont pas pareilles. Le tour de l’esplanade laisse voir des bâtiments éventrés, par endroits. Les occupants n’ont pas attendu le délai du 18 avril 2022 avant de déménager. Des institutions bancaires ont déjà fermé leurs agences. Par contre, c’est maintenant que des propriétaires de boutiques signent leur départ. C’est le cas de ce couple gérant d’un prêt-à-porter qui vide à notre passage sa boutique dans deux véhicules garés sur la chaussée, derrière le stade. Ceux-ci n’ont pas eu le temps de s’installer confortablement avant qu’on leur indique le chemin du retour. Pas de tristesse dans la voix. Juste un instinct de déception qui fait alourdir les mots. L’homme démonte les étagères. Celui-ci n’exprime aucune émotion. Il a l’air grave mais se montre plus fort. Pas un sourire, pas de mine renfrognée. Tout semble glisser sur ce visage glabre qui dégouline de sueur. « Je n’ai rien à dire », lache-t-il. À plusieurs autres endroits, les discours sont pareils, mais les conduits diffèrent en ce qui concerne la préparation pour le grand départ. Certains sont à la tâche, mais continuent de mener en partie leurs activités, pour faire des chiffres d’affaires sur les jours restants. Des clients s’invitent encore dans cet environnement, en perte de son climat habituel. Assise au milieu de casiers de bouteilles, Ester Dotou, la trentaine, pianote dans sa grosse calculatrice. «On fait le point et on arrange progressivement. Des objets sont envoyés dans le nouvel emplacement, non loin du stade. Ça fait mal de devoir quitter, de ne plus retrouver cette clientèle à laquelle on est habitué, mais on n’a pas le choix », laisse-t-elle entendre. Même les petits commerçants commencent à se faire à l’idée de partir. « Dans ma tête, je sais que l’heure a sonné. L’affluence a chuté. Les clients ne viennent plus », confie Boris Sagbadjou, opérateur de transfert d’argent. [caption id="attachment_79614" align="alignnone" width="2048"] A l’instar de cette boîte de nuit vidée par ses occupants [/caption]     Rester à quel prix ? Dans les regards, il y a cette folle envie de rester dans le périmètre du stade où la plupart ont vu passer une bonne partie de leur vie. La solution trouvée est de passer de l’autre côté de la route, pour rester dans la même zone, et tirer profit plus tard des aménagements. Pour cela, il y a un prix à payer. L’occasion faisant le larron, des promoteurs de biens immobiliers s’invitent dans le jeu de l’offre et de la demande et dictent leur loi. Selon les témoignages recueillis, il faut miser gros. Pour Kassim Mohamed, vendeur de véhicules d’occasion, ce n’est pas la joie. « Toutes les boutiques sont prises, il faut rentrer dans les Vons pour espérer en trouver, or notre business a besoin de visibilité. Des gens étaient informés avant nous et avaient pris des dispositions pour rester dans la zone. C’est le cas de la dame qui est à côté. Elle a juste rejoint la boutique en face de l’autre côté de la rue. Tout est saturé. Dire aux clients de venir à Calavi, ce n’est pas aisé. S’il trouve l’opportunité ailleurs, c’est fini», se plaint-il. La pression est infernale. Beaucoup disent ne pas pouvoir supporter cette surenchère. «Les loyers ont augmenté de manière exponentielle. C’est insupportable. L’Etat a exigé trois mois d’avance, mais eux, ils spéculent », fulmine Sassou M. Dame Danielle qui vient d’hériter du bar de sa défunte mère est à bout de souffle. «J’ai couru en vain pour trouver un local. Je n’ai pas des millions pour donner aux propriétaires. Vous trouvez un local de 50 ou 70 mille F Cfa, et c’est tellement petit qu’on ne peut rien en faire», se désole-t-elle, presque effondrée. La seule certitude, c’est qu’un nouveau délai de grâce ne serait que pur miracle. Le compte à rebours a alors commencé pour de vrai. Les occupants des lieux en sont conscients, malgré les douleurs. « A l’impossible, nul n’est tenu. Je serai obligée de tout ramener à la maison », lâche une des tenancières de maquis, avant de se plonger, triste, dans son exercice de rangement n « Le volet social n’a pas été occulté. » C’est leur plus grande attente. Les occupants de la ceinture du stade de l’Amitié disent attendre de l’Etat des accompagnements pour « sauver leurs fonds de commerce». Le gouvernement l’a-t-il prévu ? Selon nos sources, l’Etat n’est pas resté sans y penser. La question est souvent évoquée lors des réunions avec les concernés. « Ce sont des Béninois et l’Etat n’a pas occulté le volet social », souffle une de nos sources qui ne donne pas d’autres précisions. De son côté, la direction générale de l’Office de gestion des stades n’a pas voulu accorder « pour le moment une interview » à ce sujet. La Nation continue de suivre l’évolution de ce dossier.   Actualités 08 avr. 2022


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