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Le maire de Malanville, Inoussa Dandakoé (au milieu) assisté de ses collaborateurs, sacrifiant à l'exercice de reddition des comptes[/caption]Le maire de Malanville était devant ses administrés et autres acteurs du développement, vendredi 24 août dernier, pour une séance de reddition des comptes sur les activités menées, conformément aux textes régissant les collectivités locales.
Comme ses collègues d’autres communes, le maire de Malanville, Inoussa Dandakoé, sacrifie à l’obligation de rendre compte de ses activités. Pour ce faire, il était devant ses populations, vendredi 24 août dernier. L’occasion a permis de leur présenter les réalisations financières et physiques du budget 2017 de la commune et celui en cours d’exécution.
Il en ressort qu’il y a eu un accroissement substantiel du taux de recouvrement des recettes au niveau de la commune, à la suite d’un certain nombre de réformes engagées et surtout la mise en place de la régie autonome au niveau du marché international de Malanville. En témoignent les recettes estimées à près de 30 millions de francs Cfa mobilisées grâce à cette dernière.
Pour ce qui est des réalisations physiques, des efforts ont également été consentis. Il s’agit surtout de neuf modules de trois salles de classe plus équipements au profit des écoles primaires publiques de la commune. A cela, il faudra aussi ajouter quarante-huit boutiques, quatorze magasins et des ouvrages d’assainissement pour le compte du marché international de Malanville avec l’appui de la Coopération suisse. Il y a également la réalisation d’un bloc de six boutiques au marché de Sakawan Zénon, de six hangars au marché de Sende, d’ouvrages d’assainissement derrière l’hôpital de zone, la clôture des bureaux d’arrondissement de Guéné. La construction de trois magasins de stockage, d’un logement pour la sage-femme du Centre de santé de Sakawan Tédji, l’acquisition d’un véhicule de commandement, de quarante motos et de matériel informatique et d’autres réalisations ne sont pas passées sous silence.
Cofinancé par la Boad, l’Etat et la commune, le projet de pavage et d’assainissement de certaines rues de Malanville deviendra bientôt une réalité. Il en sera de même pour l’arène de lutte traditionnelle et le stade omnisports de la ville.
Autant d’actions dont la réalisation, selon le maire Inoussa Dandakoé, n’a pas été sans difficultés. Il a évoqué l’ambiance de travail quelques fois tendue entre les membres du Conseil communal, les conflits entre éleveurs et agriculteurs et l’incivisme fiscal. S’agissant des défis à relever, il y a surtout la récurrente question des inondations.
Mais avant, le maire a témoigné sa gratitude au préfet de l’Alibori pour ses interventions en matière d’appui-conseil et de contrôle de la légalité des différents actes de sa mairie. Inoussa Dandakoé a également loué la volonté du chef de l’Etat, pour le soutien qu’il apporte aux communes à travers le Programme d’action du gouvernement.
A cette séance, il y avait les élus communaux et locaux, les responsables des services déconcentrés de l’Etat, des associations de femmes et de jeunes, les acteurs de la Société civile et les têtes couronnées. Des réponses ont été apportées aux différentes préoccupations qu’ils ont soulevées.
En marge de cette séance, Inoussa Dandakoé a procédé à la réception de 40 motos au profit des élus et agents de la mairie, pour faciliter leur déplacement.
Cet hôpital vient mettre fin aux tracasseries des populations d'Allada, Zê et Toffo pour accéder aux soins de qualité à proximité [/caption]La zone sanitaire Allada - Zê -Toffo dispose désormais d’un centre de santé de référence. Fruit de la coopération bénino-japonaise, le joyau permettra de desservir les trois communes en tant qu’hôpital de zone, en vue de soins de santé de qualité au plus grand nombre. Il a été mis en service, vendredi 24 août dernier à Allada, par le ministre de la Santé, Benjamin Hounkpatin, avec la bénédiction du roi de la localité, Kpodégbé Toyi Djigla.
Les communes d’Allada, de Zê et de Toffo disposent désormais d’un hôpital de zone digne du nom. Fruit du partenariat bénino-nippon, son érection s’inscrit dans la logique du Nouveau départ de rapprocher les centres de santé des populations en vue de leur meilleure prise en charge.
« L’hôpital de zone d’Allada vient combler un important gap en équipements indispensables à la mise en œuvre des stratégies de facilitation et de l’accès des populations de modestes conditions aux services sociaux basiques qualitatifs », se réjouit le préfet de l’Atlantique, Jean-Claude Codjia. « L’imposant édifice dressé majestueusement pour desservir les communes d’Allada, de Toffo et de Zê s’illustre comme l’incarnation parfaite de ce que, sans tambour ni trompette, le programme d’action du gouvernement a, depuis un bon moment, abordé méthodiquement sa phase tangible », soutient-il.
Avant son inauguration, l’accès des populations aux services de santé était un casse-tête. La zone était la moins lotie en matière de centre de santé de référence. La situation obligeait les patients à faire le parcours du combattant.
« Les femmes enceintes nécessitant des césariennes et les patients grièvement blessés dans un accident de la route sont dirigés vers l’hôpital de zone d’Abomey-Calavi, vers les cliniques privées ou le Cnhu », relève le maire d’Allada, Michel Acléhinto. Cette situation ne permettait pas de fournir les soins médicaux et les services appropriés aux populations. Fini désormais les nombreuses tracasseries et le stress avant de se faire soigner; la mise en service de l’hôpital de zone d’Allada est un grand soulagement.
« La présente inauguration vient donner une réponse aux nombreux défis des services sociaux de base véritablement répartis », apprécie le maire. L’hôpital permettra de renforcer le système de mise en œuvre des services de soins par zones sanitaires et d’offrir des services uniformes entre les zones afin d’encourager l’amélioration des services de santé, poursuit-il.
Modernité
D’un coût global de 11 milliards de francs Cfa, dont 10 milliards représentant la contribution du Japon et 1 milliard pour le budget national, le joyau s’illustre comme l’un des plus modernes dans la sous-région ouest-africaine. Son plateau technique est bien fourni. D’une capacité de 65 lits d’hospitalisation, il s’étend sur une superficie de 5 hectares. On y trouve différents services dont les urgences, les examens médicaux, la pharmacie, les consultations et soins spécialisés, la gynécologie, la maternité, deux blocs opératoires et le laboratoire. A cela s’ajoutent l’unité de kinésithérapie ; la maintenance; les locaux du personnel, des accompagnants ; les bureaux de l’administration ; la cuisine; la buanderie ; la morgue ; le château d’eau.
Le souci du Japon en finançant ce projet est de contribuer à l’amélioration de la carte sanitaire au Bénin. « Nous avons souhaité apporter notre contribution dans ce domaine important pour soutenir les efforts du gouvernement béninois qui fait de l’amélioration des conditions de vie de la population une priorité», souligne l’ambassadeur du Japon près le Bénin, Kiyofumi Konishi.
L’architecture de l’hôpital offre une bonne fonctionnalité et une bonne complémentarité des services. Sa situation géographique se révèle aussi être un atout majeur. « L’hôpital de zone d’Allada est le seul situé entre Abomey et Abomey-Calavi. Sa mise en service va résoudre les problèmes des évacuations sanitaires, notamment des mères en couche et des nouveau-nés », apprécie le ministre de la Santé, Benjamin Hounkpatin. Le souhait est que le personnel puisse pratiquer une qualité de soins digne de l’investissement et assurer une bonne écoute aux patients, exhorte-t-il.
Discours de lancement de la finance digitale par le directeurs de ANSSFD [/caption]Dans la dynamique d’amélioration de son mode de gestion, l’Association des caisses de financement à la base (Acfb) s’est engagée dans la digitalisation de ses produits et services. La présentation de cette solution a été au cœur d’un atelier, vendredi 24 août dernier à Cotonou.
Les clients de l’Association des caisses de financement à la base (Acfb) n’ont plus besoin de se déplacer vers les agences avant d’avoir accès à ses produits et services. C’est le résultat de la digitalisation des offres adoptée par ce système financier décentralisé et dont les avantages ont été présentés au cours d’un atelier.
Emmanuel Gahou, directeur de l’Association des caisses de financement à la base (Acfb), fait savoir que malgré ses performances, sa structure est confrontée à quelques dysfonctionnements. Entre autres, il retient que la productivité des agents n’est plus au top niveau à cause de la masse de documents administratifs à remplir. « L’Acfb est dépassée aujourd’hui par la gestion des supports papier », souligne-t-il avant d’ajouter que cela l’empêche d’étendre ses services à de nouvelles zones et à plus de clients pour répondre aux exigences de l’inclusion financière. Le traitement manuel de ces supports prend quinze jours sur les vingt jours ouvrables par mois, note le directeur pour montrer l’ampleur de la lourdeur de la gestion de la paperasse. L’essentiel, indique-t-il, est d’éliminer de plus des 2/3 les supports papiers. Pour remédier à cet état de choses, l’Acfb a opté pour la solution digitale dont les avantages sont énormes, révèle Emmanuel Gahou.
Amévo Codjo Houndjago, président directeur général du Cabinet de gestion, de conseils en finance et d’informatique (Cagecfi) dont la structure a conçu la solution, précise qu’il s’agit d’un logiciel de gestion. Il consiste en une plate-forme de digitalisation qui contribuera à la dématérialisation du processus de travail et à la sécurisation des transactions, poursuit Amévo Codjo Houndjago. Il explique qu’avec des tablettes, les agents opéreront sur le terrain. La finance digitale est soutenue par le mobile, résume-t-il.
Entre autres avantages, la dématérialisation permettra la célérité dans le traitement des dossiers de crédit, la limitation des ressaisies, la réduction des risques d’erreurs, la fiabilité des données, la facilité du suivi au niveau du chef d’agence. Grâce à ce système, les états des avoirs des adhérents seront sécurisés.
Au pas du numérique
Appréciant la démarche de l’Acfb, René Azocly, directeur des opérations au groupe Participative pour l’Afrique (Pamiga), relève que le monde d’aujourd’hui est marqué par des révolutions dont la plus puissante est le passage de l’analogique au numérique. Dans ces conditions, perçoit-il, les institutions de microfinance de demain sont celles qui adopteront la digitalisation. A contrario, avertit-il, celles qui traînent encore les pas seront vouées à une mort certaine. L’Acfb, se réjouit-il, fait partie des systèmes financiers décentralisés (Sfd) sélectionnés pour bénéficier du projet Finance digitale et gestion des risques financés par l’Agence française de développement (Afd).
Abondant dans le même sens, Ignace Dovi, directeur du Consortium Alafia, note que, loin d’être un luxe pour les Sfd, la digitalisation des offres des services financiers est une exigence. « Le numérique est une menace à transmuter en opportunité », préconise-t-il.
C’est un message d’encouragement qu’a délivré le représentant du ministre des Affaires sociales et de la Microfinance, Alassane Osséni Inoussa, à l’endroit de l’Acfb qui a osé, dit-il, s’embarquer dans la finance digitale. Il assure que l’Etat jouera sa partition en rendant disponible l’internet. Conscient des défis liés à ce nouveau système, il exhorte l’Acfb à penser au renforcement des capacités des utilisateurs de la solution.
En procédant au lancement de la solution, Louis Biaou, directeur de l’Agence nationale de surveillance des systèmes financiers décentralisés (Anssfd), insiste sur la nécessité pour les Sfd d’emprunter la voie de la finance digitale. Il y va de leur survie, indique-t-il.
L’ambassadeur de la Chine près le Bénin, Peng Jingtao[/caption]L’ambassadeur de la Chine près le Bénin, Peng Jingtao, était l’invité du club de presse hebdomadaire ‘’Café médias plus’’, vendredi 24 août dernier à la Maison des médias Thomas Mègnassan à Cotonou. Le diplomate a présenté les enjeux du troisième sommet sino-africain prévu pour le début du mois de septembre à Beijing, ainsi que les avantages que le continent africain pourrait en tirer.
« Troisième sommet sino-africain : Quels intérêts pour l’Afrique et pour le Bénin ?». C’est le thème de la deuxième causerie de Café média plus du vendredi 24 août dernier sur laquelle Peng Jingtao, ambassadeur plénipotentiaire de la République populaire de Chine près le Bénin, a entretenu les professionnels des médias à la Maison des médias Thomas Mègnassan de Cotonou.
Selon l’ambassadeur, l’année 2018 est une année importante dans les relations sino-africaines vieilles de plus de quarante ans. Ce sommet sera l’occasion pour la Chine et l’Afrique de travailler ensemble autour du thème « La Chine et l’Afrique : Construire une communauté de destins encore plus solide par la coopération gagnant-gagnant», a-t-il indiqué. Le sommet de Beijing, poursuit-il, donnera une nouvelle impulsion à la coopération entre la Chine et le continent africain et tout en mettant l’accent sur l’orientation stratégique, va accroître la convergence et unir les efforts en construisant effectivement une communauté de destins plus solide. Deux importantes déclarations sortiront du sommet, annonce Peng Jingtao. D’une part, il y aura la déclaration de Beijing qui présentera la position commune des deux parties sur les problèmes les plus importants tels que la relation internationale, la perfection des stratégies de développement des deux parties, le soutien d’un côté aux efforts déployés par l’autre, la lutte contre les changements climatiques, la sécurité régionale. D’autre part, il y aura un plan d’action de Beijing 2018-2021 qui couvrira tous les domaines de coopération à savoir politique, économique, culturelle, sociale, internationale, coopération en matière de paix et de sécurité, échange humain…
Au cours du sommet, se tiendra la treizième réunion de hauts fonctionnaires des deux parties et la seizième conférence ministérielle qui réunit les ministres des Affaires étrangères et de la Coopération, qui aura lieu le 2 septembre suivi du dialogue de haut niveau entre les dirigeants chinois du monde industriel et commercial. « C’est la sixième conférence des entrepreneurs chinois et africains », indique Peng Jingtao. Il annonce que le discours du président chinois à la cérémonie d’ouverture, le 3 septembre prochain, portera sur les nouvelles orientations et propositions ainsi que les nouvelles mesures de la Chine pour renforcer la coopération entre l’Afrique, en fixant les priorités dans le développement industriel, infrastructurel, l’investissement et l’exploitation des ressources humaines, l’éducation, la protection de l’environnement.
Ces nouvelles mesures vont porter certainement sur des sujets importants au développement, notamment la transformation économique de l’Afrique mais aussi les nouvelles impulsions au partenariat global de coopération stratégique sino-africaine, a fait savoir l’ambassadeur chinois près le Bénin. La conférence et table ronde des chefs d’Etat seront une occasion d’échanges sur les questions prioritaires pour le développement.
Quant au Bénin, le chef d’Etat, Patrice Talon, a accepté l’invitation de son homologue chinois, a indiqué l’ambassadeur pour une visite de travail au cours du sommet. Ce sera la première occasion pour les deux chefs d’Etat, renseigne-t-il, de partager leur vision pour la coopération entre la Chine et l’Afrique en général et la Chine et le Bénin en particulier.
Photo de famille des femmes de l’Union fait la nation participant à l'atelier de formation, avec leurs invités[/caption]La Ligue des femmes de l’Union fait la nation (Lf-Un) a organisé, samedi 25 août dernier à Cotonou, une formation à l’intention des femmes cadres du parti. Cette initiative vise à les informer sur les différentes réformes en cours et à renforcer leur capacité au militantisme.
Les femmes cadres de l’Union fait la nation ne veulent pas rester en marge des différentes réformes engagées par le régime du Nouveau départ. Elles ont décidé de s’y impliquer et de jouer leur partition en initiant une journée de formation pour s’informer et mieux s’engager.
Deux communications ont été développées à l’occasion et dont la première a porté sur le mécanisme d’amélioration de la représentativité des femmes dans les instances de prise de décisions; et la seconde, sur la réforme du système partisan, la charte des partis politiques et la proposition de loi portant code électoral.
Ce qui leur permettra de mieux cerner les enjeux pour se les approprier et les défendre valablement au moment opportun. La représentante des femmes de l’Un, Sèdami Mèdégan Fagla, a expliqué que cette formation apportera une compréhension poussée aux femmes. Le défi de la représentativité des femmes dans les instances de prise de décisions est d’autant plus préoccupant pour tous que les femmes elles-mêmes ne doivent pas rester en retrait. « Ce sera l’occasion de voir les dispositions à prendre pour qu’en dépit de l’échec de mesures exceptionnelles en faveur des femmes, elles soient plus présentes et plus visibles dans les instances de prise de décisions du parti », a-t-elle souhaité.
Le député Louis Vlavonou représentant le président de l’Un a félicité les femmes pour l’initiative qui vient à point nommé pour aguerrir les femmes de ce regroupement de partis politiques mis sur pied depuis 2008. Il a rappelé la nécessité pour les députés d’initier ces différentes lois d’amendement constitutionnel et les circonstances dans lesquelles celles contenant les mesures exceptionnelles à l’endroit des femmes a échoué. Il s’agit d’importantes réformes qui vont impulser une nouvelle dynamique à l’animation de la vie politique au Bénin. Mais certaines personnes, pour des intérêts égoïstes, font feu de tout bois pour les faire échouer, a-t-il déploré. Toutefois, le député dit être convaincu qu’avec cet engagement des femmes cadres du parti, les fruits tiendront sans doute la promesse des fleurs pour que beaucoup de choses puissent changer à l’avenir.
Le ministre Bintou Chabi Adam Taro, femme militante de l’Un, se dit prête à soutenir les femmes cadres dans cette initiative dont le Bénin a besoin. « Si les femmes étaient mieux représentées à l’Assemblée nationale, je ne pense pas que la loi portant mesures exceptionnelles à leur endroit puisse connaître ce sort», a-t-elle confié. Les recommandations sorties des échanges seront adressées aux députés et à qui de droit pour une meilleure exploitation.
Vue partielle de l'assistance suivant l'exposé du professeur Ibrahim Salami[/caption]La première édition des rencontres thématiques de la Cour constitutionnelle a eu lieu, vendredi 24 août dernier à Cotonou. Elle a porté sur le contrôle de constitutionnalité et le contrôle de légalité. Les échanges se sont déroulés sous l'égide du président de la Cour constitutionnelle, Joseph Djogbénou, et du président de la Cour suprême, Ousmane Batoko.
« Contrôle de constitutionnalité et contrôle de légalité : quelles frontières ?», c'est autour de ce thème que les conseillers de la Cour constitutionnelle et de la Cour suprême se sont réunis, vendredi dernier à la salle Mgr Isidore de Souza de la Cour constitutionnelle à Cotonou. Cette communication a été présentée par le professeur Ibrahim Salami, agrégé de droit public.
Pour le président de la chambre administrative de la Cour suprême, représentant le président de la Cour suprême à l'ouverture des travaux, cette rencontre est un dialogue constructif entre deux hautes juridictions qui rendent des décisions insusceptibles de recours et qui sont confinées dans des attributions spécifiques. Toutefois, il peut arriver que l'une ait le sentiment d'être lésée dans l'exercice des attributions de l'autre. D'où l'opportunité de ce dialogue pour clarifier les points d'ombre. «Ce dialogue est à promouvoir, c'est une heureuse initiative de la Cour constitutionnelle», a-t-il déclaré. Il a ensuite exprimé l'engagement de la Cour suprême à s'associer à la Cour constitutionnelle dans toutes les initiatives allant dans le sens du dialogue, du partage de connaissances.
« Pour éclairer, il faut être éclairé. Pour apporter une contribution de qualité à la formation du droit, à la protection juridique des personnes et de l'Etat, toute formation juridique doit faire preuve de l'humilité nécessaire et ouvrir les fenêtres... C'est dans cet esprit que la Cour constitutionnelle a décidé de programmer ces rencontres qui lui permettront d'échanger sur des notions essentielles qui reviennent dans les requêtes sur lesquelles la cour est amenée à se prononcer », a expliqué le professeur Joseph Djogbénou. Selon lui, la collaboration entre l'école, le palais et les différentes institutions juridictionnelles est indispensable à la mission de chacune de ces parties dans la protection de l'Etat de droit. Il a remercié tous les enseignants et conseillers qui ont montré leur disponibilité en l'occurrence le professeur Ibrahim David Salami qui a accepté d'ouvrir le bal.
La prochaine rencontre sera animée, la semaine prochaine, par le Professeur Dandi Gnanmou et portera sur les différentes hypothèses d'application de l'article 26 de la Constitution sur le principe d'égalité et de non discrimination.
Concurrence institutionnelle
Le dialogue des juges doit-il s'inscrire dans la complémentarité, dans la concurrence ou dans la guerre des juges ? Deux juridictions suprêmes peuvent-elles partager la même attribution? Des interrogations justifiées au regard de la Constitution béninoise qui confère aux deux institutions la qualité de hautes juridictions et rend leurs décisions insusceptibles de recours. « Le droit béninois a organisé une concurrence entre la Cour constitutionnelle et la Cour suprême. On aurait pu penser que les frontières sont étanches mais elles sont poreuses. On aurait pu penser que ce sont deux droites parallèles mais elles sont croisées », a laissé entendre le communicateur Ibrahim Salami.
L'article 3 de la Constitution en son troisième alinéa constitue, pour Ibrahim Salami, des dispositions les plus libérales et les plus générales possibles en matière de protection des droits. « Toute loi, tout texte réglementaire et tout acte administratif contraires à ces dispositions (de la Constitution) sont nuls et non avenus. En conséquence, tout citoyen a le droit de se pourvoir devant la Cour constitutionnelle contre les lois, textes et actes présumés inconstitutionnels », voir article 3 alinéa 3 de la Constitution. La Constitution permet ainsi à toute personne physique ou morale de soumettre à la Cour constitutionnelle des actes administratifs.
Par ailleurs le juge de la légalité fait aussi un contrôle de constitutionnalité des actes administratifs. Au titre des sources écrites auxquelles le juge de la légalité fait recours pour le contrôle de légalité, la loi fondamentale est en premier plan. Les critères de compétence du juge constitutionnel en matière administrative ne sont pas définis et pendant que le juge de légalité opère son contrôle en faisant référence à la Constitution, le juge de la constitutionnalité fait le même contrôle. Les lignes sont donc bien croisées, selon le professeur Ibrahim Salami, et il n'y a pas un mécanisme de prévention de conflits de compétence ni de règlement de ces conflits une fois qu'ils sont nés. Il en déduit que la Constitution a manqué de fixer les frontières de la concurrence organisée. Et même si les deux juridictions devraient être complémentaires, la Constitution n'en prévoit ni les objets ni les modalités. La Cour constitutionnelle doit réduire son champ de contrôle des actes administratifs pour ne pas livrer une concurrence déloyale aux actes administratifs. « Il y a donc nécessité d'instaurer un système de filtrage des recours et de réfléchir à une meilleure collaboration entre les deux institutions », préconise le professeur Ibrahim Salami.
Après avoir résumé les points saillants de la communication, le professeur Joseph Djogbénou a souhaité que les débats aillent dans le sens de la délimitation pratique des champs de compétence des deux hautes juridictions.
Une composante essentielle de la nation, la chefferie traditionnelle compte beaucoup pour le chef de l'Etat[/caption]Le président Patrice Talon a eu, samedi 25 août dernier, une rencontre d'échange avec l’ensemble des rois et têtes couronnées. Cette concertation avec les deux associations faîtières de ces hauts dignitaires, gardiens des valeurs traditionnelles, a permis de faire l’état des lieux de la chefferie traditionnelle et d’entrevoir des réformes pour une meilleure organisation.
Les garants de la tradition, des cultes, us et coutumes attendaient cette occasion et l’ont réitéré récemment au cours d’une assemblée générale. Le président Patrice Talon a accédé à leur requête, en tenant, samedi 25 août dernier, une séance d’échanges avec l’ensemble des rois et têtes couronnées du Bénin. Ces derniers se disent honorés de cette démarche du chef de l’Etat, laquelle a permis de faire un état des lieux de la chefferie traditionnelle au Bénin.
« Les chefs traditionnels, à travers leurs différents messages, ont exprimé le vœu de voir leur cadre assaini et mieux organisé pour plus de crédibilité et de légitimité. Nous avons donc, ensemble, saisi cette opportunité pour lancer les jalons des propositions de réformes, dans le but de redorer le blason de la chefferie traditionnelle », peut-on lire dans un message au terme de la rencontre sur la page Facebook du chef de l’Etat. « Cette communion avec les garants de nos us et coutumes a été également pour moi, l'occasion de réitérer mon attachement à nos valeurs endogènes et mon engagement à œuvrer pour la reconnaissance de la chefferie traditionnelle au titre de composante essentielle de notre pays », poursuit-il.
Il a été également discuté au cours de la séance, de l’organisation interne des royaumes et palais ainsi que de l’apport attendu de la part de l’Etat. A toutes ces préoccupations, le président Patrice Talon a apporté des réponses sur ce que pourrait faire l’Etat pour solutionner les difficultés auxquelles sont confrontés les rois et chefs traditionnels.
Les dignitaires ont saisi l’occasion pour apprécier le Programme d’action du gouvernement, un programme qu’ils trouvent ambitieux et porteur de développement pour le Bénin. Ils y donnent leurs bénédictions, promettant que leur soutien ne fera pas défaut à l’œuvre de révélation du Bénin engagée par le président Patrice Talon depuis son accession à la magistrature suprême.

« Comme le Bénin qui se révèle à lui-même et au monde entier, le Bountou, jeu de divertissement traditionnel, a pris un nouveau départ depuis quelques années, et s’impose petitement mais sûrement comme une discipline sportive à part entière. C’est heureux, car c’est un patrimoine immatériel de notre pays, qu’il était judicieux de sauvegarder. » Tels sont les mots forts de Monique Dougbadji, présidente de l’Association Bountou Sport (ABS), lors de la cérémonie d’ouverture des Olympiades Bountou, le championnat national de la discipline qui sanctionne les tournois départementaux ayant consacré les meilleurs de chaque département du Bénin.
Et soulignera-t-elle, « Sport d’entretien physique, de relaxation, de fitness, mais aussi discipline de compétition, pratiquée ici au Bénin, dans quelques pays d’Afrique, d’Europe et même d’Amérique », le Bountou « ne laisse plus personne indifférent aujourd’hui ; ni les jeunes, ni les adultes qui y voient un intérêt certain pour leur épanouissement ludique et leur bien-être physique.» Les Olympiades Bountou, tenus du 25 au 26 août à l’UNAFRICA de Cotonou, ont consacré l’équipe Les Kapa Girls du Borgou qui a triomphé au terme d’une finale âprement disputée, levant la coupe qui a été remis aux vainqueurs, radieuses, par Julien Minanvoa, président du Comité National Olympique et Sportif (CNOS).
A en croire Monique Dougbadji, « le cercle de ceux qui adoptent le Bountou comme discipline sportive, s’élargit de plus en plus, sur l’ensemble du territoire national, au point de faire du Bénin un client incontournable au sein de l’instance continentale du Nzango-Bountou ». Aussi, outre du soutien de nombreuses structures et personnalités, la 3ème édition des Olympiades Bountou a-t-elle été placée sous le Haut parrainage de Me Adrien Houngbédji, président de l’Assemblée Nationale qui, dira la présidente de l’Association Bountou Sport marque ainsi une fois encore son grand intérêt pour l’épanouissement de la jeunesse.
Sports 26 août 2018

L’Assemblée générale pour le renouvellement du comité exécutif de la Fédération béninoise de Football (Fbf) s’ouvre ce samedi au siège de l’instance à Porto-Novo. Les 75 délégués venus des ligues et associations affiliées à la fédération vont plébisciter dans les heures à suivre la liste « Bénin Football Nouveau départ » conduite par Mathurin de Chacus, président des Dragons de l’Ouémé. Au terme des travaux de ce congrès électif de la Fédération béninoise de Football, Francis Gbian, Magloire Oké, Pamphile Zomahoun, Guy-Marie d’Almeida, Pédro Ayéma, Firmin Akplogan,William Fangbédji,Valère Glèlè, Radji Soumanou, Imorou Bouraïma, Wahab Adam Chabi, Innocent Attindéhou, Laurent Gnassounou, Adrien Hounadjinou, Saka Oussou, Bako Abdoulaye, Bocovè Marcellin et Floriane Afoutou, tous inscrits sur la liste « Bénin Football Nouveau départ » vont présider aux côtés de Mathurin de Chacus aux destinées du sport roi au Bénin. Miné par divers conflits, le football béninois est appelé à la suite de cette assemblée générale à faire sa mue au bonheur des passionnés toujours en attente de son renouveau.
Sports 25 août 2018

« Chers amis, chères sœurs et chers frères, c’est avec joie et bonheur que j’ai le plaisir de vous informer qu’à partir du premier septembre 2018, je ne serai plus Ambassadeur, Délégué Permanent du Bénin auprès de l’Organisation Internationale de la Francophonie à Paris !!! ». Ainsi s’est exprimé Benoît Illassa en poste à Paris sur sa page Facebook. Il dit quitter ses fonctions sur un sentiment du devoir accompli. Ceci en accord avec le président de la République et sur d’autres fronts avec toujours la même détermination. « Je ne suis nullement attaché à rien ni à n’importe quel honneur éphémère. J’aime les hommes tant qu’ils restent attachés à l’intérêt général et à l’intérêt supérieur de la nation et à la justice sociale », relève-t-il, tout en souhaitant beaucoup de succès et de réussite à son successeur. Nommé en Conseil des ministres du 14 septembre 2016, les raisons d'un tel départ restent pour l'heure inconnues.
Politique 25 août 2018