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Nouvelles

Mois de la Francophonie : Le film Amok du Marocain Ben Barka emballe le public
Du cinéma marocain pour clôturer la célébration du mois de la Francophonie 2022 au Bénin. Mardi 29 mars dernier, à l’Institut français, le public cosmopolite ayant le français en partage, a savouré le film Amok du cinéaste marocain Souheil Ben Barka. Ce long métrage de deux heures, retrace en partie les brimades subies par les Noirs sud-africains pendant l’apartheid. Mathew Sempala, instituteur noir dans le village de Trankei en Afrique du Sud, reçoit une lettre d’un prélat habitant à Johannesburg, lui annonçant que sa sœur est très malade. Il entame alors un long voyage sans retour, à la recherche non seulement de sa sœur mais aussi de son frère et de son fils qui ont aussi migré dans la capitale. Une fois sur place, il se rend compte que ni sa sœur, ni son frère et son fils n’étaient malades. Mais ces derniers, tout comme la communauté noire de la ville, étaient confrontés aux violences policières et à la ségrégation raciale à outrance. En fait, les Noirs sont traqués jusque dans leurs derniers retranchements, violentés, immolés au feu ou fusillés de sang-froid par la communauté blanche au pouvoir. A Johannesburg, Mathew Sempala est confronté à un monde de crimes, de haine, de torture et de violences policières. Il découvre donc comment sa famille, la communauté noire et les blancs soutenant la cause des noirs sont martyrisés. Il subira lui-même les affres de cette barbarie. Amok est bien accueilli par le public, constitué en majorité des membres du corps diplomatique accrédités au Bénin et quelques autorités béninoises dont le ministre de l’Energie, Jean-Claude Houssou. La leçon du film, retient l’ambassadeur du Maroc, Rachid Rguibi, c’est qu’il y a des choses qui sont des repères qui doivent rester afin d’alerter le monde sur ce qui pourrait arriver. «Il faut qu’on fasse attention. Nous sommes des humains de différentes couleurs, religions, ethnies,… mais nous avons un cœur identique, nous avons le même sang qui coule dans nos veines et nous devons faire attention pour ne pas blesser les autres et ne pas essayer de les dominer par la force », ajoute Rachid Rguibi. Le film laisse le spectateur sur sa faim, car le pays n’a pas été pacifié. La remarque est unanime. « On voit le nom de Mandela sur un mur à la fin du film ; on se demande s’il y a une suite et si oui comment ça va se terminer ?... », s’interroge Onur Özçeri, ambassadeur de Turquie près le Bénin. Son confrère de la Belgique, Xavier Leblanc, a fait le même constat. Mais les deux diplomates qui apprécient fortement la qualité technique de cette production, pensent que c’est plutôt ce goût d’inachevé qui rend le film beaucoup plus intéressant. « Le cinéma, c’est toujours quelque chose qui vous fait réfléchir, qui vous fait penser à la suite. C’est ça le cinéma. Un film qui est bien fait, c’est exactement ce qu’il doit nous offrir», affirme l’ambassadeur belge. Objectif La projection du film Amok est l’œuvre de l’ambassade du Maroc en partenariat avec l’Institut français de Cotonou, dans le cadre de la commémoration de l’édition 2022 du mois de la Francophonie. L’objectif de cette projection est double. Elle vise à non seulement contribuer aux activités organisées durant ce mois de la Francophonie mais aussi faire découvrir le cinéma marocain. Le public a également savouré une courte interprétation de l’artiste marocaine Safaa Benhaddou de même que le thé marocain. « L’ambassade du Maroc a tenu à contribuer à ce mois à travers une action culturelle et gastronomique», s’est réjoui Rachid Rguibi. Né en 1942, Souheil Ben Barka a marqué, voire révolutionné le cinéma marocain à travers la réalisation de grands films tels que Amok tourné en 1982, et projeté dans plus de 60 pays dans le monde et traduit dans 10 langues dont le chinois et le russe. Son palmarès renseigne qu’il a réalisé les films « Les mille et une mains » en 1974, «La guerre du pétrole n’aura pas lieu » en 1975, « Noce de sang» en 1976, « Les cavaliers de la gloire » en 1990, « L’ombre du pharaon » en 1996, « Les amants de Mogador » en 2002 et « De sable et feu (le rêve impossible!) 2 », en 2019. Ce dernier film lui a d’ailleurs valu, en novembre 2019, le prix d’excellence en réalisation cinématographique de l’Arpa international film festival. Culture 31 mars 2022


Audience au Conseil économique et social : Adrien Labaune chez Tabé Gbian
Le président du Conseil économique et social, Tabé Gbian, a reçu en audience, hier mercredi 30 mars, Adrien Labaune, secrétaire général par intérim de l’Union des Conseils économiques et sociaux et institutions similaires des Etats et gouvernements membres de la Francophonie (Ucesif). Les deux personnalités ont revisité les relations bilatérales entre leurs institutions. Par Estelle VODOUNNOU (Stag.) Adrien Labaune, secrétaire général par intérim de l’Union des conseils économiques et sociaux et institutions similaires des Etats et gouvernements membres de la Francophonie (Ucesif) a rendu visite à Tabé Gbian, président du Conseil économique et social. Avec ce dernier, il a évoqué les relations bilatérales entre le Conseil économique et environnemental français et son homologue de la République du Bénin. Pour Adrien Labaune et Tabé Gbian, les signaux sont bons en termes de coopération. « C’est à ce titre des relations bilatérales que nous entretenons avec le Conseil économique et social du Bénin, que je souhaite prendre les avis, conseils et évidemment les idées du président Tabé Gbian puis de l’ensemble des conseillers de l’institution», détaille Adrien Labaune sur l’objet de sa visite au Ces. A l’en croire, ces relations bilatérales sont pour lui une force pour resserrer les liens entre les deux institutions et donner une nouvelle dynamique à la collaboration qui, du fait de la pandémie de Covid-19, a pu se distendre. « Je me ferais un très grand plaisir de pouvoir vous entendre sur les actualités, les projets et le futur du Conseil économique et social de la République du Bénin », suggère-t-il avant de prendre congé de son homologue Tabé Gbian. Actualités 31 mars 2022


Dans les couloirs de la dialyse au Cnhu : la bataille de la prise en charge
L’insuffisance rénale est un supplice pour les victimes. La majorité d’entre elles ne lésine pas sur les moyens pour l’affronter. Toutefois, la dialyse, solution médicale visant à soulager un tant soit peu les malades, impose une bataille à laquelle patients et donneurs de soins doivent faire face. L’insuffisance rénale fait vivre des misères aux patients. Douleurs, contraintes financières et de temps, espérance de vie réduite en cas de manque de soins, stress, soucis…Les victimes parlent d’ennemie la plus redoutable en matière de santé. Selon les spécialistes, la dialyse « permet d’épurer le sang des déchets produits par l’organisme. Autrement, l’espérance de vie se trouve totalement réduite ». Il faut une hygiène de vie rigoureuse pour se mettre à l’abri de la maladie. Cela passe par l’adoption d’un régime peu salé, peu gras et peu sucré et la consommation de fruits et légumes tous les jours. Le sport n’est pas à banaliser. Les causes sont multiples. « Les causes de l’insuffisance rénale chronique sont liées à l’hypertension artérielle, au diabète sucré, à la glomérulonéphrite chronique (Vih, Vhb, Vhc, drépanocytose), la Polykystose rénale, l’hypertrophie bénigne de la prostate », développe Jacques Vigan, néphrologue, chef de l’Unité de dialyse du Centre national hospitalier universitaire Hubert Koutoukou Maga (Cnhu-Hkm) de Cotonou. On distingue l’insuffisance rénale aiguë et l’insuffisance rénale chronique. Le néphrologue lie l’insuffisance rénale aiguë à plusieurs autres facteurs et maladies dont la liste n’est pas limitative : paludisme, déshydratation extracellulaire, hémolyse intravasculaire, hémorragie (de la délivrance, …), syndrome hémolytique et urémique, l’adénome de la prostate, le cancer de la prostate, le choc cardiogénique, les lithiases urinaires, la tumeur de la vessie…. Tous de potentiels indigents Dès lors, personne n’est à l’abri du mal. Tout le monde est un potentiel indigent face à cette maladie, quels que soient les moyens financiers dont nous disposons, car elle éprouve les ressources financières. « Une séance de dialyse coûte environ 70 000 F Cfa. Un patient doit subir au minimum deux séances par semaine, soit 140 000 F Cfa. Certains patients peuvent aller à trois ou à quatre par semaine. Même si on est milliardaire, on risque de manquer de ressources avec le temps pour faire face à la maladie», conçoit Dieudonné Gnonlonfoun, directeur général du Cnhu. Face à ces difficultés, la qualité de la prise en charge prend un coup chez les patients en manque de moyens financiers. Les témoignages de certains patients renseignent sur leurs misères. Tous sont obligés de céder des biens pour rallonger leur vie. « Depuis que j’ai commencé ce traitement, je suis totalement à vide. Grâce à Dieu, je vis. Au départ, j’ai vendu plusieurs parcelles afin de commencer le traitement. Plus tard, j’ai pu bénéficier de la prise en charge de l’Etat. Mais le rythme des soins fait qu’il arrive parfois que je manque d’argent pour effectuer le déplacement du Cnhu », confie une patiente sous anonymat. Elle compte sur l’Etat et la miséricorde divine pour bénéficier encore pendant longtemps du souffle de vie. En face de son lit, un homme se bat aussi contre la mort. Il confie avoir cédé trois parcelles avant de démarrer les soins. Sans quoi, il serait déjà mort. Face à la dialyse, ceux qui ne possèdent pas de biens ou encore de grands moyens financiers trépassent, car la prise en charge est onéreuse et les patients ne bénéficient plus des mêmes chances aujourd’hui de la part de l’Etat en la matière. Autrefois, la dialyse était entièrement prise en charge par l’Etat pour tous les types de fonctionnaires. Mais depuis 2019, la donne a changé. Le portefeuille de la prise en charge concerne seulement les fonctionnaires de l’Etat. Les moins chanceux trépassent incognito. « Pour les fonctionnaires de l’Etat qui bénéficient de la prise en charge, elle couvre les séances d’hémodialyse, les médicaments d’hémodialyse, les examens paracliniques (biologiques, radiologiques …). La prise en charge de l’Etat ne couvre pas le transport des patients au Bénin », explique le néphrologue. Ce minimum n’est pas négligeable selon les patients qui font le chemin de la croix régulièrement dans le cadre des soins. Difficultés Tout comme les patients, les donneurs de soins connaissent également leur lot de difficultés. Au Cnhu, la non prise en charge diligente de certains besoins vitaux constitue un casse-tête. Bien que des suppresseurs soient installés pour pomper l’eau afin de remplir les réservoirs, les coupures d’eau potable de longue durée plombent les efforts. « La pression d’eau est insuffisante pour remplir nos réservoirs afin de réaliser aisément les séances de dialyse », se désole le directeur général de l’hôpital. Une situation qui perturbe le calendrier de traitement. « Parfois, nous sommes obligés de reporter des séances ou de les réduire », poursuit-il. Le bout du tunnel semble encore loin. Des solutions définitives peinent à être trouvées. Pour le moment, l’équipe médicale sollicite l’aide des sapeurs-pompiers moyennant le payement de leurs frais de déplacement. L’autre gros souci est la disponibilité des kits de dialyse. «Nous avons connu également des périodes de rupture de kits de dialyse. Ce sont des périodes de stress parce que sans kit, on ne peut pas dialyser. Ce problème s’est posé notamment avec l’avènement de la Covid-19 », se souvient-il. La dialyse, c’est aussi la disponibilité des appareils de dialyse (générateurs). « Chaque patient utilise un appareil pendant un temps. Notre capacité actuelle est de vingt-deux générateurs. On ne peut que prendre vingt-deux patients simultanément. Or, la demande augmente. Mais je puis vous rassurer que le gouvernement s’emploie à démultiplier les unités de dialyse », assure-t-il. L’Unité de dialyse du Cnhu évolue progressivement. Mais elle a besoin d’augmenter sa capacité de prise en charge. L’espace pouvant l’abriter n’est pas encore disponible. Toutefois, les responsables du centre rassurent des diligences entreprises dans ce sens. Par ailleurs, la pléthore de malades contraint le corps soignant à des gymnastiques. « Le centre est obligé de réduire ses séances à deux (sauf exception à trois) par patient par semaine, contrairement aux centres en Europe où les séances peuvent pratiquement doubler », souligne Dr Jacques Vigan. L’équipe médicale du Cnhu donnerait davantage le meilleur d’elle-même si certaines conditions sont réunies. En attendant l’extension du centre, l’ouverture de nouveaux centres dans le pays, l’informatisation des données du service, la formation et le recrutement de nouveaux néphrologues et des infirmiers spécialisés peuvent soulager aussi bien les soignants que les patients? L’Unité de dialyse du Cnhu Créée en 1998, l’Unité de dialyse du Centre national hospitalier universitaire Hubert Koutougou Maga (Cnhu-Hkm) est la plus grande du Bénin. Elle reçoit pratiquement les malades de tout le sud du pays y compris une partie des Collines et compte actuellement plus de deux cent cinquante malades à dialyser. Cette unité est compartimentée en des salles de trois, de quatre, voire de sept lits. Toutefois, les donneurs de soins rêvent plus grand. Leur souhait est de disposer de grandes salles afin de mieux suivre les patients. « Cela permet d’optimiser la surveillance », assure Dr Jacques Vigan. Santé 31 mars 2022


8e législature : l’avant-dernière session ordinaire s’ouvre le 14 avril prochain
La conférence des présidents de l’Assemblée nationale a retenu, ce mercredi, l’ouverture des travaux de la première session ordinaire de l’année 2022 pour le 14 avril prochain. Cette rentrée parlementaire est une exigence des dispositions de l’article 87 de la Constitution béninoise. Lequel dispose que: « L’Assemblée nationale se réunit de plein droit en deux sessions ordinaires par an. La première session s’ouvre dans le cours de la première quinzaine du mois d’avril. La deuxième session s’ouvre dans le cours de la seconde quinzaine du mois d’octobre. Chacune des sessions ne peut excéder trois mois ». La particularité de cette session qui s’ouvre le 14 avril prochain est qu’elle est l’avant-dernière pour le compte de la huitième législature. Elle intervient après la décision Dcc 2022-65 du 24 février 2022 de la Cour constitutionnelle fixant les élections législatives et l’installation des députés de la 9e législature respectivement au 8 janvier et au 12 février 2023. Une décision qui écourte de facto le mandat de la huitième législature installée le 16 mai 2019 pour une durée de quatre ans. Les députés de la huitième législature devront donc s’apprêter pour amorcer le dernier virage de leur mandat. Ils doivent commencer à orienter, au cours de cette première session ordinaire de l’année 2022, leurs priorités vers les travaux de fin de mandat. Les mêmes priorités devront guider le choix des dossiers à examiner pour donner plus de contenu à leur bilan. Partagés entre le terrain et l’hémicycle Il ne leur restera plus que la deuxième session ordinaire de l’année 2022 encore appelée session budgétaire pour boucler la boucle de leur législature. Cette dernière session qui s’ouvre courant la seconde quinzaine du mois d’octobre sera principalement consacrée, comme d’habitude, à l’examen du projet de loi de finances 2023. Elle va coïncider avec la constitution des listes de candidature et l’ouverture de la campagne électorale en vue des législatives du 8 janvier 2023. Les députés risquent d’avoir le cœur partagé entre les travaux budgétaires et les défis liés au renouvellement de leur mandat. C’est vrai, ils ont la possibilité aussi de tenir des sessions extraordinaires entre les deux sessions ordinaires. C’est dire que c’est une période charnière qui s’ouvre pour le président de l’Assemblée nationale, Louis Vlavonou, et ses collègues à partir du 14 avril prochain jusqu’à l’élection et à l’installation de la neuvième législature. Ils n’auront plus de repos et seront davantage partagés entre le terrain et les travaux à l’hémicycle.   Actualités 31 mars 2022


Problèmes d’eau potable à Akpakpa : une solution durable envisagée
La question de la disponibilité de l’eau potable pour les populations d’Akpakpa à Cotonou connaîtra un dénouement sous peu. Le Conseil des ministres a pris des décisions dont la mise en application donnera satisfaction aux consommateurs. Il n’est pas rare d’être témoin des cris de détresse des populations de la zone d’Akpakpa au sujet des difficultés d’alimentation en eau potable. Aux heures de grande consommation, la situation est davantage difficile à vivre pour ces consommateurs. Certains y passent la nuit pratiquement à la recherche d’un seau d’eau salvateur pour toute la famille. Ce calvaire que vivent les populations d’Akpakpa ne laisse pas le gouvernement indifférent. Une solution durable est envisagée, au terme du Conseil des ministres de ce mercredi 30 mars. Il sera réalisé des études techniques détaillées pour engager des travaux d’amélioration de la desserte en eau dans cette zone. En réalité, le problème, diagnostique le gouvernement, émane de la capacité nécessaire pour répondre aux besoins des populations. Alors que seulement 1 300 m3 d’eau sont servis, le besoin réel est de l’ordre de 2 500 m3. Soit un déficit de 1 200 m3. Prenant en compte l’urgence de la situation, le Conseil des ministres a pris la résolution de faire faire les études dans des délais assez brefs afin que les travaux proprement dits puissent démarrer à la grande satisfaction des abonnés de la Société nationale des eaux du Bénin. Actualités 31 mars 2022


« Le Roi Mohammed VI a des relations particulières avec le président Patrice Talon », dixit Aurélien Agbénonci
En marge de la 21e session ordinaire du Conseil exécutif de la Cen-Sad, le chef de la diplomatie marocaine a reçu, en tête-à-tête, ses homologues membres de l'espace. Le Béninois Aurélien Agbénonci n'est pas du reste. Outre sa contribution substantielle aux travaux dudit conseil, il a eu un entretien avec Nasser Bourita, au terme duquel il a fait une déclaration à la presse dont voici in extenso la teneur : « Je viens de conclure un entretien sur la coopération entre les deux pays. Comme vous le savez, Sa Majesté le roi Mohammed VI a une affection particulière pour le Bénin, des relations privilégiées avec le président Patrice Talon. Nous avons profité de notre tête-à-tête pour passer en revue les divers dossiers qui sont au cœur de cette coopération. Nous nous sommes félicités de l’excellente qualité de cette relation. Le Maroc et le Bénin sont confrontés à certains défis des temps modernes. Ces défis sont liés aux situations économique et sécuritaire et nous avons passé en revue les actions que nous pouvons mener ensemble pour ouvrir de nouvelles perspectives à cette coopération. J’ai eu le privilège de partager les progrès que nous sommes en train de faire dans divers domaines au Bénin. J’ai profité pour lui dire que l’ambassade est l'une des plus en vue et que nous avons un ambassadeur qui a du plaisir à travailler. J’ai remercié le Royaume du Maroc pour les appuis multiformes que nous avons reçus, particulièrement pendant la pandémie de Covid-19 mais aussi toutes ces facilités qui sont accordées à notre jeunesse. Vous savez que nous avons plusieurs étudiants qui viennent étudier dans les institutions marocaines. Les relations entre le Royaume du Maroc et le Bénin sont de très bonne qualité et le ministre des Affaires étrangères que je suis est satisfait. J’ai été très heureux de cet entretien que j’ai eu avec mon frère et ami le ministre d’Etat ». Actualités 31 mars 2022


Projet d’assainissement pluvial de Cotonou : les travaux démarrent mi-avril
Tout se met en place pour le démarrage mi-avril 2022 des travaux de construction de collecteurs d’eaux pluviales à Cotonou. Une délégation de la Banque mondiale a effectué, hier, mercredi 30 mars, une visite de terrain, pour s’assurer des dispositions prises. La Banque mondiale veut voir se mettre en place les collecteurs prévus dans le cadre du Projet d’assainissement pluvial de Cotonou (Papc). Et il y a une raison à cela. «Nous avons hâte que les travaux démarrent parce que l’attente des populations est très forte », a confié Atou Seck, représentant résident de la Banque mondiale pour le Bénin, lors de sa visite hier sur le terrain, en compagnie d’une équipe technique venue de Washington. Cette descente sur la base vie de l’entreprise en charge de la réalisation des collecteurs à ciel ouvert vise à s’assurer du démarrage des travaux et des dispositions prises pour conduire le chantier suivant les règles de sauvegarde environnementale et sociale de la Banque mondiale. Pour Atou Seck, l’enjeu est de taille. « La lutte contre les inondations dans la ville de Cotonou est une priorité pour le gouvernement du Bénin qui a mobilisé les partenaires techniques et financiers pour l’accompagner. Le soutien de la Banque mondiale au projet d’assainissement pluvial de Cotonou vient renforcer les investissements qu’elle a déjà réalisés pour contribuer à un meilleur cadre de vie aux populations de Cotonou », a-t-il souligné. En réalité, financé à hauteur de 100 millions de dollars par la Banque mondiale, le Projet de gestion des eaux pluviales et de résilience urbaine, a pour objectif d'améliorer les conditions de vie des habitants de la capitale économique du Bénin. Ceci permettra de réduire les risques d’inondation dans les zones ciblées de Cotonou et de renforcer la gestion et les capacités de résilience urbaine au niveau de l’agglomération. Les travaux se déclinent en la construction de 25 km de collecteurs et plus de 7 km de matelas-gabions pour protéger les berges, 12 km de revêtement de routes en pavés autobloquants, ainsi que la remise en état de trois bassins de rétention totalisant un volume de stockage de 400 000 m3. Selon les responsables de l’Agence d’exécution des travaux urbains (Agetur) qui assure la maitrise d’ouvrage déléguée, tout est fin prêt pour le démarrage de la construction des ouvrages au niveau des deux premiers bassins couverts par le financement de la Banque mondiale, avec les dernières vérifications et ajustements aux plans de gestion environnementale et sociale de chantier. Ce projet qui fait suite à une table ronde multi-donateurs organisée en janvier 2018 est financé par six bailleurs. La Banque mondiale finance les activités au niveau de trois des 34 bassins concernés par le Papc. Ce financement s’inscrit dans la continuité de deux précédents projets. Le premier, le Projet d’urgence de gestion environnementale en milieu urbain (Pugemu) avait pour objectif d’améliorer l’infrastructure et d’atténuer les effets des inondations sur l’environnement dans l'agglomération de Cotonou, tout en améliorant les moyens de prévention du pays. Le second, le Projet d’aménagement urbain et d’appui à la décentralisation (Paurad) a aidé à améliorer l'accès aux services urbains et la gestion urbaine dans dix villes du Bénin, dont Cotonou. Actualités 31 mars 2022


Clôture de la 21e session du Conseil exécutif de la Cen-Sad : l'amorce d'un espace communautaire au service des populations
La Cen-Sad retrouve graduellement son dynamisme. Et le Maroc qui acte ce regain de vitalité entend transformer cet essai pour l'édification d'un espace communautaire au service des peuples. Les conclusions des travaux de la 21e session ordinaire de son Conseil exécutif en témoignent avec éloquence. « La Cen-Sad doit se doter de moyens d'intervention pour relever un ensemble de défis ». C’est le vœu de Brigi Rafini, secrétaire exécutif de la Cen-Sad. Au nombre de ces défis épineux, figure le phénomène de terrorisme qui préoccupe. Aussi, l'organisation s'est-elle dotée d'un plan quinquennal d'action et s'en auréole. Conçu en application des résolutions du sommet extraordinaire d'avril 2019, il a la particularité d'être multisectoriel et se veut l'instrument de régénération de l'institution communautaire. Avec, en sus, un budget-programme auquel s'adosse la Cen-Sad pour, soutient Brigi Rafini, réaffirmer l'engagement d'être présente aux côtés des populations de l'espace. En pleine restructuration, pour mieux atteindre ses objectifs, notamment être le catalyseur de stabilité et de croissance partagée, la Cen-Sad est actuellement en deçà de ses potentialités. Mais s'organise pour se projeter de l'avant. La 21e session ordinaire de son Conseil exécutif en est une preuve palpable. Pragmatisme Aussi, le Maroc, par la voix de son ministre des Affaires étrangères, propose-t-il la création d'un Forum économique des pays membres, qui viendrait compléter l'architecture de l'organisation en matière de développement. Et surtout servirait de plateforme d'échanges et de coopération entre les opérateurs économiques de l'espace. Cette idée s'inscrit dans la droite ligne de la vision du Roi Mohammed VI, misant davantage sur les investissements, le commerce, la co-construction de partenariat favorable à la prospérité et à la stabilité. En somme, un co-développement fondé sur la coopération intra-africaine. « Le Maroc croit en la complémentarité économique, la solidarité active et la mutualisation des efforts et des moyens», a affirmé Nasser Bourita, lors de la 21e session ordinaire du Conseil exécutif de la Cen-Sad. « Nos efforts doivent tendre à faire émerger notre communauté comme un creuset de nos efforts collectifs, en faisant avancer notre groupement vers une intégration régionale réelle», a-t-il insisté. Partant, la mise en place des différentes structures institutionnelles préoccupe, notamment celles prévues par le traité révisé de la Cen-Sad comme le Conseil permanent du Développement durable. De même, au cœur des enjeux, se trouvent l'élaboration d'une stratégie dédiée au développement humain dans l'espace et des programmes destinés à l'insertion des jeunes ainsi que l'opérationnalisation de la stratégie de sécurité et de développement de la Cen-Sad. Adoptés à Rabat, ce 30 mars, le budget 2022 de l'institution, ainsi que les résolutions qui ont clôturé les travaux, dénotent de bonnes dispositions à avancer. C'est donc tout naturellement que le communiqué final desdits travaux salue le Maroc, qui a contribué à ce regain de vitalité, et dont la candidature à la présidence de la Cen-Sad apparaît d'autant plus légitime, que Sa Majesté le Roi Mohammed VI est le prestigieux artisan du renouveau salué par tous.   Actualités 31 mars 2022


Lutte contre la cherté de la vie : Un numéro vert disponible pour les dénonciations
C’est fait. Très attendu des consommateurs, le gouvernement du Bénin à travers le ministère de l'Industrie et du Commerce vient de lancer un numéro vert pour dénoncer les commerçants qui ne respectent pas les mesures prises pour maîtriser la flambée des prix des produits de grande consommation. Il s’agit du 113, une ligne gratuite et fonctionnelle du lundi au vendredi de 08 h à 19 h, le samedi de 09 h à 15 h. Cette disposition intervient une semaine après, la prise d’une série de mesures hardies, évaluées à plus de 80 milliards F Cfa, pour soulager les consommateurs frappés de plein fouet par les conséquences de la crise du Covid-19 et de la crise ukrainienne. En plus de la ligne verte, les services du ministère du Commerce sont appelés à renforcer les contrôles et faire appliquer aux contrevenants la rigueur de la loi. Actualités 30 mars 2022


Mondial 2022 : le Cameroun réalise un hold-up à Blida et se qualifie
Au bout du suspense, les Lions indomptables du Cameroun ont obtenu leur qualification, ce mardi 29 mars, pour le Mondial 2022 face à l'Algérie. Il a fallu aller aux prolongations pour voir les deux formations se départager grâce à Karl Toko-Ekambi ( 90+34). En effet, alors qu'ils menaient depuis la première partie, les Camerounais ont été surpris par l'égalisation des Fennecs à 118e minute. Instants douloureux au cours desquels le Lyonnais va créer la sensation en marquant le but permettant au Cameroun de se qualifier pour la Coupe du Monde 2022. Battus 1-0 à l'aller, les Camerounais qui ont ouvert le score par Choupo Moting, profitent de la règle du but à l’extérieur comptant double pour arracher leur billet pour le Mondial Qatar 2022. Sports 30 mars 2022


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