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Nouvelles

Partenariat entre faitières des communes du Bénin et du Togo : ensemble pour un partage d’expériences
L’Association nationale des communes du Bénin et la Faîtière des communes du Togo ont signé une convention de partenariat qui leur permettra d’échanger les expériences et les bonnes pratiques. Une coopération Sud-Sud qui s’impose en modèle dans la sous-région. C’est une innovation dans la coopération décentralisée. Et elle est porteuse d’espoir d’un mieux-être pour les communautés à la base. Les associations faîtières des communes du Bénin et du Togo unissent leurs forces pour mieux réussir. Ils ont scellé leurs liens à travers une convention de partenariat signée, mardi 15 mars dernier, au siège de l’Association nationale des communes du Bénin à Abomey-Calavi. Dès cet instant, les deux faîtières pourront, à travers ce cadre d’information, d’échanges de bonnes pratiques et d’actions conjointes en faveur des collectivités locales, collaborer formellement dans plusieurs domaines. La convention prend en compte plusieurs secteurs d’activité dont le renforcement des capacités des agents de l’administration communale, la coopération décentralisée, le centre des ressources documentaires, la mutualisation des interventions des partenaires. Pour en arriver là, les deux parties ont fait du chemin. Tout a commencé à Bruxelles lors d’une rencontre où Luc Atrokpo, président de l’Association nationale des communes du Bénin et Yawa Florence Kouigan, son homologue de la Faîtière des communes du Togo (Fct), ont jeté les bases d’une collaboration pour un mieux-être des collectivités territoriales de leurs deux pays. Des pays unis par leurs peuples, la géographie, l’histoire, la culture, les valeurs, etc. En clair, une collaboration s’imposait naturellement entre ces deux faîtières et Bruxelles n’a été que le déclic. Après Bruxelles, il y a eu la rencontre d’Atakpamè au Togo. Luc Atrokpo s’était rendu dans la ville togolaise pour y rencontrer sa collègue de cette localité, en février dernier. « Il y a un mois, vous avez eu l’extrême amabilité de venir à Atakpamè pour nous réitérer une volonté partagée de progresser ensemble », rappelle Yawa Kouigan. C’était alors l’occasion de poursuivre les discussions et d’impliquer les cadres techniques de leurs institutions pour un aboutissement rapide du processus de signature de la convention de partenariat. Un engagement commun Le mariage de cœur et de raison entre l’Ancb et la Fct est consommé. A la cérémonie de cette union, leurs deux responsables n’ont pas manqué d’expliquer les fondements de leur acte. « Nous partageons la conviction que les solutions aux grands problèmes de l'heure sont d’abord endogènes et locales, et nos communautés vivent les mêmes réalités. C’est pourquoi la coopération entre les villes sœurs de nos pays nous paraît le chemin idéal pour le développement de nos communautés », lance la présidente de la Fct. Ce discours fait écho auprès de son homologue béninois qui lui donne l’illustration concrète. «Une initiative qui a fait bonne recette à Lomé a de fortes chances de produire des résultats encourageants à Cotonou, et vice versa. De la même manière, un phénomène naturel qui constitue une menace pour la ville d’Atakpamè peut également l’être pour une ville béninoise comme Savalou », a répondu Luc Atrokpo. De ce fait, dans une marche isolée et solitaire, les impacts des actions sociales seront limités, voire marginaux, a-t-il ajouté. Puis, extrapolant la cérémonie de ce jour, le maire de Cotonou insiste sur la nécessité de la coopération entre les faîtières des pays du Sud. «La coopération décentralisée Nord- sud est un outil important de mobilisation des ressources extérieures qui nous permet de financer beaucoup de projets de construction d'infrastructures sociocommunautaires au profit des communautés à la base. Mais nous ne devons pas négliger la coopération sud - sud qui nous offre l’opportunité d’apprendre des expériences de nos voisins pour mieux faire », a-t-il conseillé. Une manière pour lui d’annoncer des signatures de convention avec d’autres faîtières. Pour sa part, la présidente de la Fct ne tarit pas d’éloges envers son homologue pour la célérité du processus, l’ouverture d’esprit des cadres et le désir de mettre la vingtaine d’années d'expérience de l’Ancb au service de la Fct qui en compte seulement deux. Elle se montre d’ailleurs très confiante en la réussite de cette collaboration. « Vous avez soigneusement allié convivialité, fraternité et coopération formant un modèle particulièrement attrayant auquel nous nous souscrivons entièrement et qui fonde notre conviction que nous sommes en train de jeter les bases d’un partenariat fructueux et bénéfique pour nos collectivités territoriales et nos populations », a-t-elle conclu. Société 23 mars 2022


Partenariat entreprise-école : l’Eneam entretenue sur les activités de Bénin Terminal
Une délégation de Bénin Terminal, conduite par son directeur général Yann Magarian, s’est rendue, vendredi 18 mars 2022 à l’École Nationale d’Économie Appliquée et de Management (Eneam), pour présenter ses activités afin de mieux faire connaître cette filiale de Bolloré Ports, aux étudiants et au personnel d’encadrement. L’amphithéâtre de l’Ecole Nationale d’Economie Appliquée et de Management était subitement devenu trop exigu pour contenir l’effectif des étudiants venus écouter la délégation de Bénin Terminal. Pendant environ deux heures, des cadres de Bénin Terminal se sont relayés pour présenter aux étudiants les activités de Bolloré Transport & Logistics au Bénin en général et particulièrement celles de Bénin Terminal en charge de la manutention des conteneurs au port de Cotonou. Ils ont surtout indiqué les niches d’opportunités qui s’offrent aux étudiants dans la maîtrise des technologies liées aux métiers du transport, de la logistique et singulièrement de la manutention. « Cette rencontre vient à point nommé, car elle pourra faciliter notre insertion à Bénin Terminal, régler les problèmes de stage et surtout nous orienter sur les réelles demandes des entreprises de la dimension de Bénin Terminal, en lien avec notre formation. », confie Amadou Kamal, ancien étudiant de l’Eneam, qui vient d’être embauché à Bénin Terminal. Pour Yann Magarian, directeur général de Bénin Terminal, l’intérêt de ce partenariat est de rapprocher le monde étudiant et celui professionnel. « Ce partenariat permet de vous faire connaître Bolloré Transport & Logistics à travers ses activités dans le monde, et plus particulièrement au Bénin. Il est important que les étudiants béninois connaissent l’ensemble de nos activités. Nous avons également besoin de savoir ce qu’ils font, parce que dans quelques mois, dans quelques années, ils vont être demandeurs d’emplois pendant que nous serons pourvoyeurs d’emplois », soutient-il. Pour Albert N. Honlonkou, directeur de l’Eneam, « Ce partenariat est un bon signe, car il offre aux étudiants la possibilité de confronter leurs connaissances académiques au milieu professionnel ». À travers ce partenariat, Bénin Terminal offre aux étudiants des possibilités de stages, de recrutements, et l’organisation de sessions de formation sur des thématiques liées à ses activités… La séance s’inscrit dans le cadre de la convention de partenariat entreprise-école signée entre Bénin Terminal et cet établissement de l’Université d’Abomey-Calavi en charge de la formation de plus de 2 000 étudiants n À propos de Bolloré Transport & Logistics au Bénin Grâce à 95 milliards de FCfa (145 millions d’euros) investis depuis 2013 par Bénin Terminal, le terminal à conteneurs du port de Cotonou est devenu un hub logistique régional de croissance pour le Niger, le Mali, le Burkina Faso et le Nigeria. Acteur majeur de la chaîne logistique du pays, Bénin Terminal emploie 419 Béninois et développe une politique de sous-traitance qui permet de générer un millier d’emplois indirects. Bénin Terminal mène également des actions pour les populations en partenariat avec des Ong, par exemple le soutien à la scolarisation des jeunes affectés par le Vih, l’appui à l’autonomisation des jeunes et la sensibilisation à la préservation de l’environnement. Société 23 mars 2022


Coopération bilatérale entre la France et le Bénin : le cadre de partenariat 2018-2021 passé au peigne fin
Le cadre général de partenariat conclu, le 9 mars 2018, entre la France et le Bénin pour la période 2018-2021 est arrivé à expiration. Les deux parties ont choisi, ce mardi 22 mars, les locaux du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération, pour évaluer la mise en œuvre dudit cadre et définir ses grands axes pour 2022-2025. Echanges ce mardi, entre cadres de plusieurs ministères sectoriels et cadres français intervenant au Bénin sous la représentation diplomatique de la France. Les deux parties se sont réunies pour évaluer le cadre général de partenariat entre le Bénin et la France au titre de la période 2018-2021. « Les fructueux échanges de ce jour ont permis aux deux parties de dresser le bilan des actions entreprises au niveau de chaque axe, et d’apprécier la qualité de la coopération entre les deux pays, s’agissant notamment de l’engagement financier de la France, dont l’enveloppe globale est estimée à 400 milliards francs Cfa environ pour la période 2018-2021», informent les parties prenantes, à travers un communiqué conjoint publié au terme de la session d’évaluation du cadre de partenariat. Le document signé, le 9 mars 2018, à l’occasion de la visite du président Patrice Talon à Paris, a servi de boussole à la mise en œuvre des projets accompagnés par la France, au Bénin. Il s’articule autour de trois grands axes définis de commun accord, en s’appuyant sur le Programme d’action du gouvernement 2016-2021 (Pag I) et sur les grandes priorités de la politique française de partenariat pour le développement. Il s’agit, en effet, du soutien au développement économique en faveur de l’emploi; de la contribution à l’amélioration des conditions de vie des populations et enfin de la consolidation de la gouvernance démocratique. Animées par la volonté de poursuivre leur coopération, les deux délégations ont aussi discuté de l’avenir de la coopération bilatérale et des orientations de la nouvelle stratégie partenariale entre le Bénin et la France pour la période 2022-2026. « A ce titre, les deux parties ont échangé sur les grandes articulations du nouveau cadre général de partenariat qui devrait être défini puis signé dans les prochains mois, en cohérence avec la mise en œuvre du Programme d’action du gouvernement (Pag II) et en parfaite consonance avec le cadre de partenariat global annexé à la loi de programmation pour le développement solidaire et la lutte contre les inégalités mondiales, adoptée par la France à l’été 2021», précise le communiqué conjoint. Au lancement comme à la fin des travaux, la partie béninoise a exprimé la reconnaissance du peuple béninois, du gouvernement et du président Patrice Talon pour l’engagement de la France au développement et à la modernisation du Bénin. La partie béninoise a également exprimé sa gratitude pour la qualité des discussions au cours de la session d’évaluation qui débouchera sur la conclusion d’un nouveau cadre général de partenariat. En réponse, la délégation française a réitéré sa disponibilité à poursuivre et accentuer son appui. A l’en croire, la qualité des réformes en cours au Bénin offre un cadre favorable au renforcement du partenariat bénino-français. Aussi, les parties béninoise et française ont réaffirmé leur engagement à poursuivre et intensifier leur coopération au développement, au bénéfice des intérêts des deux pays. Notons que la session d’évaluation a été ouverte, tôt ce mardi, par le secrétaire général du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération, Erick Jean-Marie Zinsou, et l’ambassadeur de France au Bénin, Marc Vizy. Actualités 23 mars 2022


Assemblée nationale : le gouvernement interpellé par deux questions orales avec débat
La couverture non intégrale du territoire national par les réseaux de téléphonie mobile et la qualité des travaux de certaines voies  à Parakou ont fait l’objet de deux questions orales avec débat pour lesquelles le gouvernement est attendu bientôt au Parlement pour y répondre. La première session ordinaire de l’année 2022 de l’Assemblée nationale qui s’ouvre en avril prochain va enrégistrer les éléments de réponses du gouvernement à deux questions orales avec débat. Lesquelles ont trait à la couverture non intégrale du territoire national par les réseaux Gsm et la qualité des travaux de certaines voies asphaltées à Parakou, qui laisserait à désirer. Les deux questions orales avec débat s’inscrivent dans le cadre du contrôle de l’action gouvernementale prévu par les dispositions de l’article 106 du Règlement intérieur du Parlement. La première est signée des députés Rachidi Gbadamassi, Barthélemy Kassa, Nathanaël Sokpoèkpè, Sina Bio Gounou et Domitien Nouémou. Ils ont décidé d’interpeller le gouvernement sur les raisons pour lesquelles les opérateurs Gsm ne couvrent pas le territoire national, ceci au mépris de leurs cahiers de charges qui exigent une couverture intégrale de tout le pays. Les initiateurs de la question orale avec débat veulent également savoir le rôle que joue dans ce sens l’Autorité de régulation des communications électroniques et de la Poste (Arcep) en charge du secteur. L’indignation des députés signataires du document fait suite à la mission d’information et de sensibilisation qu’a effectuée courant janvier et février derniers une délégation de parlementaires béninois membres de la Commission des relations extérieures, de la coopération au développement, de la défense et de la sécurité dans certaines localités du Nord-Bénin où des terroristes sèment la terreur au sein des paisibles populations. Selon eux, l'une des difficultés majeures évoquées par les forces de défense et de sécurité engagées au front pour lutter contre lesdits terroristes est le manque de couverture de réseaux Gsm dans certaines zones de la partie septentrionale du Bénin. Surtout au niveau des villages des départements du Borgou et de l'Alibori frontaliers du Niger, du Burkina Faso et du Nigeria ainsi que des localités de l'Atacora frontalières du Burkina Faso et dans la zone des Parcs W et de la Pendjari. Plénière attendue Les députés notent que cette insuffisance de la couverture de ces régions, en proie à l’extrémisme violent, crée des dysfonctionnements caractérisés dans le dispositif sécuritaire mis en place pour permettre aux forces de défense et de l’ordre au front de faire face efficacement aux menaces terroristes. La délégation parlementaire aurait aussi vécu la même situation de manque de réseau de communication sur le terrain. Quant à la question orale avec débat relative aux travaux d’asphaltage à Parakou, elle émane du député Rachidi Gbadamassi. L’élu de la 8e circonscription électorale veut entendre le gouvernement s’expliquer sur la qualité de l’ouvrage livré par l’entreprise ayant réalisé les travaux de la nouvelle voie asphaltée quittant le marché Zongo et longeant la Place Idi pour le carrefour Amawignan. Selon lui, une inondation sérieuse aurait été constatée sur cette voie juste après une pluie qui s’est dernièrement abattue sur la ville. Ce qui aurait créé beaucoup de désagréments aux usagers et riverains de cette voie dont la difficulté de circulation des piétons et engins à deux ou quatre roues et la baisse des activités économiques. « Ces désagréments ne sauraient être en phase avec le contexte et les objectifs du Projet asphaltage dont la mise en œuvre a nécessité la mobilisation et le déboursement d’importants fonds », s’insurge Rachidi Gbadamassi. Il voudrait, notamment, savoir si les études de sols ont été bien faites en amont avant le démarrage des travaux et si les canalisations d’eau ont été bien réalisées. De même, il voudrait savoir si le contrôle a posteriori a été bien fait par des experts avant la réception de l’infrastructure et les dispositions que prévoit de prendre le gouvernement pour pallier en urgence ce dysfonctionnement afin de soulager les peines des usagers et riverains de cette voie. Le gouvernement est donc invité à fournir à la Représentation nationale des éléments de réponse dès que les deux dossiers seront programmés pour être débattus en plénière. Actualités 23 mars 2022


Législatives 2023 : 3e round pour la guerre de leadership Up-Br
Rien ne préfigure une confirmation de l’hégémonie de l’Union progressiste (Up) aux prochaines législatives. Ce qui ouvre la perspective à un 3e round pour la guerre de leadership entre l'Up et le Bloc républicain (Br). Vainqueurs des législatives de 2019, les partis Union progressiste (Up) et Bloc républicain (Br) ont été, quelque peu, contraints au partage des suffrages aux communales 2020, avec Force cauris pour un Bénin émergent (Fcbe). Ces deux formations politiques soutenant les actions du chef de l’Etat, se livrent, en dépit de leur suprématie dans l’arène depuis l’avènement de la réforme du système partisan, à une bataille rangée pour le titre de leader. Et dans la perspective des prochaines législatives, un scrutin qui installera la 9e mandature, la dernière avant la fin du second quinquennat de Patrice Talon, l’adversité politique fera rage. La bataille pour les 109 sièges à répartir dans les 24 circonscriptions électorales suscitera plus d’appétit que tous les scrutins législatifs organisés sous le renouveau démocratique. D’une part, parce que le nombre de députés passera de 83 à 109, et d’autre part, ces élections seront déterminantes dans la bataille future de la présidentielle de 2026. Au-delà de la question de parrainage que requiert le scrutin présidentiel, et qu’il faudra décrocher au parlement ou/et à la tête des communes, la place de leader sur l’échiquier politique national est aussi un enjeu majeur. Certes, d’autres formations politiques entreront dans l’arène pour la compétition en 2023, mais il va falloir qu’elles franchissent la barre des 10 % de suffrages exprimés au plan national pour prétendre au partage des sièges. Bataille pour le contrôle du Parlement Le code électoral est formel sur la question. Selon l’article 146, seules les listes ayant recueilli au moins 10 % des suffrages, valablement exprimés au plan national, sont éligibles à l’attribution des sièges. Au terme des élections législatives du 28 avril 2019, la Cour constitutionnelle a attribué 47 sièges à l’Union progressiste et 36 au Bloc républicain, sur un total de 1 353 955 votants. A l’issue des communales et municipales du 17 mai 2020, la Commission électorale nationale autonome (Cena) a réparti les suffrages, le 21 mai, entre l’Union progressiste (39,97 %), le Bloc républicain (37,38 %) et Force cauris pour un Bénin émergent 14,98 %. Ainsi, lors des deux dernières élections, l’Up a affirmé son leadership au détriment du Br qui depuis, s’investit davantage pour inverser la tendance. La vague d’adhésions récemment enregistrées par les deux partis politiques, tant au niveau des conseils communaux, que des mouvements et associations, témoigne de l’intensité de la guerre froide. Au niveau des militants du Br, l’on se réjouit encore du ralliement de l’Union pour le développement d’un Bénin nouveau (Udbn) de l’honorable Claudine Prudencio. L’Union progressiste de son côté, continue d’élargir ses bases et n’a pas encore dit son dernier mot. La compétition s’annonce donc palpitante pour le contrôle du Parlement en 2023. Actualités 23 mars 2022


Police béninoise : Soumaïla Yaya déplore des déviances et met en garde
Des agents de la Police républicaine se laissent aller à des comportements peu orthodoxes. L’information est remontée jusqu’au directeur général de la Police, Soumaïla Yaya, qui a tapé du poing sur la table à travers une note de service en date du 18 mars 2022. Retard et absence non justifiée, tenue non correcte sur le lieu de travail et aux heures de service. Aussi, des fonctionnaires de Police transforment leur lieu de travail en dortoir, passent leur temps sur les réseaux sociaux ou utilisent les ordinateurs pour suivre des films pendant les heures de travail, au mépris des tâches qui leur sont confiées. Soumaïla Yaya déplore ces pratiques contraires à l’éthique et à la déontologie, et qui, martèle-t-il, ne sauraient être tolérées plus longtemps, car leurs auteurs s’exposent désormais à des sanctions disciplinaires. Il invite, à cet égard, tous les directeurs techniques, les commandants centraux, les directeurs départementaux, les chefs de service et d’unité à veiller à l’application stricte de la note de service et à prendre leur responsabilité en cas de défaillance.   Estelle VODOUNOU (Stag.) Actualités 22 mars 2022


Dispositions fiscales de l'Aib : Voici les modalités d'application
Les modalités d'application des dispositions fiscales relatives à l'Acompte sur impôt assis sur les bénéfices (Aib) sont connues. Elles ont été dévoilées par le directeur général des impôts, Nicolas Yenoussi, à travers une note circulaire en date du 3 mars 2022. Ces précisions étaient nécessaires, suite à l'entrée en vigueur de la loi n° 2021-15 du 23 décembre 2021 portant code général des impôts de la République du Bénin qui a apporté quelques modifications au champ d’application de l’Aib d’une part et aux taux applicables d’autre part. Lire ci-dessous l'intégralité de la note circulaire. Dispositions fiscales de l'Aib : Voici les modalités d'application Actualités 22 mars 2022


Carte postale / Trésor royal restitué : le trône de Glèlè, plus lourd objet exposé
Avue d’œil , le trône d’apparat du roi Glèlè sculpté en bois n’a pas l’air d’un objet lourd. C’est une illusion bien évidemment, car cette œuvre pèse 136 kg, soit 6 kg de plus que le trône de Guézo, et mesure 1,88 mètre de hauteur, soit 0,11 mètre de moins que celui du roi Guézo. Le trône de Glèlè est donc l’objet le plus lourd des 26 trésors royaux rapatriés de France. Imposant, il l’est aussi. Le trône d’apparat du roi Glèlè entre dans la même logique que celui de son père Guézo, dévoilé dans le précédent numéro de Carte postale. « Ici, vous retrouvez contrairement au trône de Guézo, quatre piliers qui portent le siège central. Entre le siège et le socle, c’est-à-dire le support totalement en bas, il y a deux niveaux sous forme d’étage. Le premier niveau, juste après le socle, c’est un tronc bien sculpté avec des formes variantes de symboles. Tout comme celui de Guézo, vous retrouvez des plaques métalliques en cuivre et en argent. Au dernier niveau, juste avant le siège central, vous avez un vide avec des éléments géométriques, et le symbole de Glèlè, c’est-à-dire le lion de part et d’autre du trône », décrit Calixte C. B. Biah, conservateur du musée d’histoire de Ouidah et l’un des acteurs clés du rapatriement des 26 trésors royaux à Cotonou et de leur exposition au palais de la Marina. Sur le trône de Glèlè, l’on retrouve également des pigments. A travers le trône d’apparat et d’autres trônes et biens, le roi montre l’immensité de sa richesse. En effet, ces trésors royaux sont montrés au peuple et aux visiteurs lors des grandes cérémonies. Ce trône d’apparat n’est pas utilisé couramment par le roi. Il ne sort que lors de la cérémonie dite «Atô ». « C’est une cérémonie importante au cours de laquelle le roi distribue des cadeaux au peuple, aux soldats méritants, etc. Il ne s’agit pas d’un trône utilisé quotidiennement par le roi… », confirme Calixte C. B. Biah. D’autres sources ajoutent que ce trône était installé sur une estrade qui permettait au roi de surplomber la foule et de distribuer les présents à ses sujets. Le roi Glèlè a régné de 1858 à 1889. Les spécialistes estiment alors qu’il est fort probable que ce trône ait été sculpté en cette période. De plus, ils indiquent qu’il est probable que ça soit les mêmes artistes ou familles d’artistes spécialisés qui ont fabriqué les trônes de Guézo et de Glèlè. Ce trône d’apparat du roi Glèlè est l’objet qui a le plus retenu l’attention du recteur de l’Université d’Abomey-Calavi lors de la visite des responsables des rectorats et chefs d’entités des Universités publiques du Bénin, vendredi dernier. La beauté et la finesse de l’œuvre poussent certains d’entre eux à se demander comment et dans quelles conditions ces objets ont été sculptés à l’époque. L’autre question qu’ils ont adressée à la médiatrice culturelle du jour est de savoir comment le roi fait pour s’installer sur un si haut trône afin de distribuer des présents. Selon la réponse de la guide, le trône était recouvert, et il y avait un mystère sur la façon dont le roi s’installe sur son trône d’apparat puisque le roi était comme un être suprême.   Actualités 22 mars 2022


Afrique : Le Soudan au bord de la crise alimentaire ?
Alors que son économie est déjà mise à mal par les sanctions internationales consécutives à sa situation politique et la baisse de la valeur de sa monnaie locale, le Soudan doit désormais aussi faire face aux conséquences de la guerre entre la Russie et l’Ukraine. Khartoum dépendant de Kiev et de Moscou pour ses importations de blé. C’est tout sauf une bonne nouvelle pour un pays où le prix du pain a déjà été multiplié par dix ces derniers mois. «Le Soudan est dans une position particulièrement vulnérable, car 86 à 87 % de ses importations de blé proviennent de la Russie et de l’Ukraine, il pourrait être confronté aux difficultés d’approvisionnement. Vous devrez probablement vous procurer le blé ailleurs et, par conséquent, tous ceux qui importent du blé de Russie et d’Ukraine, comme le Liban, l’Egypte ou la Jordanie, devront probablement se tourner vers les États-Unis, l’Australie ou l’Europe, et tout le monde joue à la spéculation.», a déclaré David Wright, directeur des opérations de l’organisation caritative Save the Children. A Khartoum, donc, la nouvelle inquiète alors que plus de 14 millions de Soudanais auront besoin d’aide alimentaire cette année selon l’Onu. « Notre travail sera affecté puisque les familles seront dans une position très vulnérable. Lorsque les familles sont sous pression, et particulièrement pendant une longue période, elles ont recours à des stratégies d’adaptation négatives, comme retirer leurs enfants de l’école, leur orientation vers le marché du travail, ou par exemple pour leurs filles, leurs adolescentes, on pourrait assister aux mariages forcés.’’, explique David Wright, Les 3, 3 millions de déplacés du Darfour sont les plus exposés à la crise alimentaire en cours. Mais le pays accueille également plus d’un million de réfugiés qui ont fui les conflits au Sud-Soudan, en Éthiopie, en Erythrée et dans d’autres pays, selon les chiffres des Nations unies. Africanews International 22 mars 2022


Chine : un avion avec 132 personnes à bord s’écrase dans le sud-ouest du pays
Un Boeing 737-800 s’est écrasé près de la ville de Wuzhou, dans la région du Guangxi, selon la télévision publique chinoise qui n’a pas fourni de bilan dans l’immédiat. Un Boeing 737-800 avec à son bord 132 personnes s’est écrasé lundi 21 mars dans le sud de la Chine, un accident qui pourrait s’avérer le plus meurtrier depuis 1994 dans ce pays où la sécurité aérienne s’est grandement améliorée. Les actions de Boeing ont d’ailleurs chuté de 5,6 % à 182,06 dollars en milieu de matinée. Le titre était le plus grand perdant du Dow Jones. Aucun bilan des victimes n’avait été publié lundi soir heure de Pékin plus de six heures après la catastrophe qui a suscité une réaction à chaud du président Xi Jinping, inhabituelle pour un dirigeant chinois. Mais à l’examen des données de l’accident, il semblait peu probable que quiconque ait pu en réchapper vivant. Dans un communiqué, la compagnie aérienne, China Eastern Airlines, a «rendu hommage» aux «morts» de la catastrophe. Selon le site spécialisé FlightRadar24, l’appareil a perdu en l’espace de trois minutes près de 26 000 pieds (7925 m) avant de disparaître des écrans radar après 14 h 22 locales (07 h 22 en France). Le vol MU5735 de la compagnie shanghaïenne China Eastern Airlines avait décollé peu après 13 h 00 locales (6 h 00 en France) de la métropole de Kunming (Sud-Ouest). Il avait pour destination Canton (Sud), à quelque 1300 km. «Sous le choc» Le 737-800, qui transportait 123 passagers et neuf membres d’équipage, a «perdu le contact au-dessus de la ville de Wuzhou» dans la région montagneuse du Guangxi, a indiqué l’administration chinoise de l’aviation civile (Caac). Une vidéo diffusée par des médias chinois fait apparaître un avion piquant verticalement du nez, mais l’Afp n’a pas été en mesure à ce stade de vérifier son authenticité. L’avion «a été pulvérisé», a raconté un riverain à un média local. L’accident a «provoqué un incendie» dans la montagne, a indiqué la télévision publique Cctv, qui a diffusé des images des pompiers se dirigeant vers le site de l’accident à travers une zone montagneuse et arborée. Les secours ont éteint les flammes. «Tous les habitants ont pris l’initiative d’aider les secours. Tout le monde s’est rendu dans la montagne», a déclaré par téléphone à l’Afp une commerçante du nom de Tang Min, installée à environ quatre km du lieu de l’impact. Le président Xi Jinping s’est dit «sous le choc» après l’accident, a rapporté l’agence Chine nouvelle. L’homme fort de Pékin a appelé à «déterminer au plus vite les causes de l’accident». Depuis les États-Unis, Boeing a dit s’efforcer «de réunir davantage d’informations». Selon le média financier Yicai, China Eastern a décidé sans attendre les résultats de l’enquête de suspendre tous ses 737-800 à compter de mardi. La compagnie n’était pas joignable pour commenter ces informations. A l’aéroport de Canton, les proches des passagers, certains en pleurs, ont été rassemblés dans une salle d’attente dédiée, a constaté l’Afp. Une femme a raconté à des médias locaux qu’elle aurait dû initialement se trouver à bord de l’avion accidenté, mais qu’elle avait décidé à la dernière minute de prendre un vol partant plus tôt. Elle attendait «des nouvelles» en revanche de sa sœur et de quatre amis. Un homme, Ye, a indiqué à l’Afp qu’un collègue était à bord. «Quand nous avons appris la nouvelle... nous l’avons continuellement appelé durant des heures, mais n’avons jamais réussi à le joindre», a-t-il raconté. Catastrophes rares en Chine Les accidents d’avion sont relativement rares en Chine, un pays où le trafic aérien s’est considérablement développé ces dernières décennies et où les mesures de sécurité sont généralement strictes. Le dernier accident majeur dans le pays remontait à août 2010. Un vol de la compagnie chinoise Henan Airlines s’était alors écrasé dans le Nord-Est du pays et avait fait une quarantaine de morts. Le bilan le plus lourd pour un vol commercial date de 1994. Un Tupolev 154 de China Northwest Airlines s’était écrasé peu après son décollage de Xi’an (Nord), tuant les 160 personnes à bord. De très nombreux passagers chinois avaient par ailleurs péri en mars 2014 lors de la disparition énigmatique du vol MH370 de la Malaysian Airlines, à destination de Pékin. La catastrophe aérienne de lundi est un nouveau coup dur pour Boeing en Chine. En mars 2019, le pays avait été le tout premier au monde à ordonner à ses compagnies de suspendre les vols des appareils 737 Max pour des raisons de sécurité. L’annonce avait fait suite à deux accidents en quelques mois à l’étranger, qui avaient fait 346 morts. Près de trois ans après ces déboires, le régulateur chinois avait finalement levé en décembre dernier son interdiction de vol pour le Boeing 737 Max. On ignore si ces appareils ont à nouveau repris leurs vols commerciaux en Chine. Cette décision était très attendue par Boeing, dont la Chine est un important marché. Le régulateur conditionnait notamment le retour du 737 Max dans le ciel chinois à des modifications techniques sur les avions, afin de garantir la sécurité des vols. La Chine a été le dernier grand pays à lever l’interdiction de vol pour cet appareil.   AFP International 22 mars 2022


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