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Nouvelles

Laurenson Djihouessi à propos du festival « Effet graff » : « Faire du Bénin la capitale du street art… »
Du 11 avril au 12 mai prochain, se tiendra à Cotonou, la 8e édition du festival « Effet graff». Autorisée par le Conseil des ministres en sa séance du 9 mars dernier, cette édition se veut purement sociale. Laurenson Djihouéssi, graffeur et promoteur dudit festival, évoque, à travers cette interview, la genèse de l’évènement et lève un coin de voile sur les activités au programme. La Nation : D’où est partie l’idée de création du festival «Effet graff » ? Laurenson Djihouessi : Le festival « Effet graff » remonte à 2013 où on était parti de l’idée de rendre hommage aux figures noires et emblématiques ayant marqué l’histoire du Bénin, de l’Afrique et du monde. En septembre 2013, nous avons organisé la première édition qui rendait hommage au feu général Mathieu Kérékou. Nous avons réalisé son portrait sur le mur en face de la place du souvenir qui a duré cinq ans avant que ce mur ne laisse place à une autre fresque. Avec le temps, on s’est dit qu’on pourra en faire quelque chose de bien plus grandiose, social et communautaire, où l’objectif est de rendre l’art le plus accessible à tous et de faire des murs du Bénin des musées à ciel ouvert afin que tous ceux qui n’ont pas la possibilité de pouvoir s’offrir des œuvres d’art chez eux puissent les avoir sur leur mur au dehors ou à chaque coin de rue. En tout, nous avons atteint près de 15 à 20 différentes villes dans les 77 communes et l’idée est d’arriver à parcourir toutes les communes. Il est clair qu’on avoisine aujourd’hui plus de 1000 murs qu’on a graffés. En février 2021, nous avons organisé la 7e édition de ce festival. Une édition qui nous a permis de réaliser le record du mur le plus long, jamais graffé en Afrique. Le Bénin détient ce record actuellement. Les retours étaient plus que favorables. C’était un challenge que nous avions gagné, ce qui nous pousse à travailler encore plus pour la 8e édition qui se peaufine pour le mois d’avril prochain. Parlant de la 8e édition, qui démarre le 11 avril prochain, quelles sont les activités au programme ? « Effet graff 8 » va se dérouler du 11 avril au 12 mai. C’est le mois du graffiti et aussi du street art en Afrique où il y aura la présence de 13 différentes nationalités, que ce soit de l’Afrique ou du monde. Des artistes confirmés, de renom, mettront leur talent en exergue, en ébullition afin de proposer des œuvres qui cadrent avec la vision du Bénin et avec le Bénin de demain. En termes d’activités, il y en aura plein. Cette édition va s’organiser en deux différents volets. Le mur sur lequel les artistes vont travailler fera partie d’un projet à part entière et il y a aussi un village du festival qui sera créé et sur lequel, il va y avoir plein d’activités artistiques à savoir : des ateliers de formation, des rencontres, des colloques, des découvertes. La formation sera bouclée par une découverte touristique afin que les artistes qui viennent, puissent mieux s’imprégner du pays. « Effet graff », au-delà des activités artistiques, entend aussi promouvoir la culture de notre pays afin que tous les artistes qui viennent puissent se sentir fiers du Bénin. Quelles sont vos ambitions pour les années à venir ? Pour les années à venir, nous nous sommes fixé comme objectif de faire du Bénin et de Cotonou, la capitale du street art dans le monde entier. L’objectif est de faire en sorte que le Bénin puisse détenir le record du mur le long, jamais graffé au monde où les pionniers, des street artistes et des graffeurs du monde puissent venir découvrir le Bénin, apprécier le pays, ses saveurs et ses spécialités. Au-delà de ça, nous nous sommes donné comme mission dans un premier temps de créer une génération de graffeurs panafricains, de street artistes qui représentent le Bénin dignement un peu partout et dans un second temps, d’arriver à dynamiser la scène urbaine. Quand je parle de scène urbaine, je fais recours à tout ce qui est graffiti, art urbain afin que les jeunes qui désirent se lancer puissent avoir des modèles et des repères parce que nous sommes dans un contexte où les appréhensions sont en train de changer, heureusement. Nous avons encore un grand travail à faire dans ce sens afin que les parents puissent laisser leurs enfants embrasser cette discipline. Au final, c’est révéler notre pays, notre valeur, notre identité. Le graffiti, c’est le côté visuel de l’art qu’on ne s’approprie pas. C’est accessible à tous et à tous les coins de rue, on peut être en contact avec. Quelle est votre appréciation sur les actions de développement du gouvernement du président Patrice Talon dans le secteur de l’art ? Le régime actuel apporte du neuf dans le secteur de l’art et de la culture. Le constat est là et l’exemple palpable, c’est l’exposition diptyque en cours à la présidence de la République. C’est une première et ça fait fureur. Je suis content personnellement de savoir que le gouvernement actuel met en place des initiatives et des actions afin que l’art puisse avoir sa place de noblesse et que le Bénin puisse être compté parmi ces pays qui promeuvent les artistes. Il y a beaucoup d’initiatives qui sont en train d’être menées. Sans doute, il y aura encore plein d’autres initiatives. Avez-vous un appel à lancer aux amoureux et amateurs de l’art ? En avril prochain, il y aura la 8e édition du festival «Effet graff». Cette édition est purement sociale et il y aura plein d’activités. Tous les passionnés et les néophytes de l’art sont les bienvenus sur le village du festival. Que le public soit passionné ou pas, qu’il ait touché au pinceau une fois ou au crayon ou pas, il est invité et je suis sûr qu’il va beaucoup apprécier. Nous allons spécialement révéler ou éveiller le potentiel créatif qui sommeille en eux. Culture 17 mars 2022


Etat des droits de l’homme au Bénin : La présidente de la Haute cour de Justice reçoit la Cbdh
La présidente de la Haute cour de Justice, Cécile Marie José de Dravo Zinzindohoué a reçu, hier mercredi 16 mars, à son cabinet à Porto-Novo, une délégation des membres de la Commission béninoise des droits de l’homme (Cbdh). Les échanges ont surtout tourné autour du rapport biennal 2020-2021 sur l’état des droits de l’homme au Bénin que la Cbdh a adressé à son institution. La Commission béninoise des droits de l’homme (Cbdh) poursuit le dialogue avec les institutions de la République destinataires de son rapport annuel sur l’état des droits de l’homme au Bénin. Elle a été reçue, ce mercredi, par la présidente de la Haute cour de Justice, Cécile Marie José de Dravo Zinzindohoué avec qui elle a échangé sur les grandes lignes de son document au titre de 2020 et 2021. Pour le président de la Cbdh, Clément Isidore Capo-Chichi, c’est une obligation pour sa commission d’envoyer son rapport aux institutions de la République. Celui de 2020-2021 est intitulé : « Covid 19 : Entre restriction et respect des droits de l’homme au Bénin». Clément Isidore Capo-Chichi a expliqué que ce rapport est axé sur la Covid-19 en raison du fait que la période sous revue a été stressante pour les gouvernants à cause de ce virus qui a amené les Etats à restreindre non seulement les libertés d’aller et de venir des populations mais aussi celles de réunion et d’association. La sensibilité de cette pandémie devrait préoccuper la Cbdh pour qui le respect du droit à la vie est un principe sacro-saint. Sur la question, le président Clément Isidore Capo-Capo félicite le gouvernement béninois pour avoir bien joué sa partition et fait preuve de diligence raisonnable dans la gestion de ce dossier. «Le Bénin s’en est très bien sorti. Il est un des rares Etats qui ont pu bien gérer la situation non seulement dans le respect du droit à la vie mais aussi celui de chacun à être protégé du comportement irresponsable des autres. Ce qui a permis de sauver la vie humaine», apprécie Clément Isidore Capo-Chichi. Le rapport, détaille-t-il, aborde plusieurs autres questions dont les conditions de détention carcérale où la commission a recommandé que les choses se passent dans le respect de la dignité humaine. Le président de la Cbdh se réjouit à cet effet que cette question d’amélioration des conditions de vie carcérale soit inscrite en lettres d’or dans le Programme d’action du gouvernement (Pag) 2021-2026. Une passerelle de dialogue Il salue également la mesure de grâce présidentielle spéciale prononcée à la fin de l’année 2021 par le président de la République, Patrice Talon. Laquelle mesure devrait contribuer à désengorger un tant soit peu les prisons au Bénin. « C’est l’Etat qui est le socle de la protection des droits humains », a précisé Clément Isidore Capo-Chichi. Selon lui, la Cbdh ne gère qu’une partie des prérogatives que l’Etat a décidé de lui confier à travers une double mission, celle de conseil des pouvoirs publics et également celle de contrôle. A ce titre, la Cbdh joue un rôle de veilleur et d’éveilleur dans le respect de son serment et de ses obligations pour que la promotion et la protection des droits de l’homme soient une chose effective, a expliqué le chef de la délégation. Le président de la Cbdh se réjouit de la qualité des entretiens que sa forte délégation a eus avec la présidente de la Haute cour de Justice. Selon lui, elle a conseillé la commission de poursuivre son travail dans le respect du serment qu’ont prêté ses membres devant la Cour constitutionnelle à laquelle elle appartient, tout en essayant d’être dans une posture d’accompagnement des institutions de République à travers des avis ou des recommandations. « La rencontre a été une séance de dialogue sur les droits humains où nous avons beaucoup appris de la présidente de la Haute cour de Justice mais également de conseils en vue d’établir une passerelle d’échange permanente entre les deux institutions », a expliqué Clément Isidore Capo-Chichi. Actualités 17 mars 2022


Célébration de la Jif 2022 : Les femmes de la Scb Ciment Bouclier remplacent les hommes à l’exploitation (Un concours de dictée a encouragé les meilleurs apprenants)
La gent féminine intervenant à la Société des ciments du Bénin Ciment Bouclier (Scb ciment bouclier) a marqué d’un sceau spécial la célébration de l’édition 2022 de la Journée internationale de la femme (Jif). « La célébration de la Journée internationale de la femme est une opportunité que nous, femmes travaillant au sein de la Scb Ciment Bouclier, saisissons pour nous retrouver autour de plusieurs activités afin non seulement de nous affirmer mais aussi et surtout de rappeler aux responsables, cadres, partenaires, clients et usagers de la Scb Ciment Bouclier, que nous sommes toujours engagées à leurs côtés pour travailler main dans la main avec nos collègues afin que nos prestations puissent toujours leur apporter satisfaction». C’est en ces termes assez évocateurs que la cheffe de file des femmes de la Scb Ciment Bouclier, Rose Badou épouse Dako, a levé un coin de voile sur les motivations qui sous-tendent les activités déroulées dans le cadre de la célébration de l’édition 2022 de la Jif. Le thème retenu pour la célébration de cette année est : ‘’L’égalité aujourd’hui pour un avenir durable’’. Ce thème cadre avec l’un des Objectifs du développement durable (Odd) en l’occurrence l’Odd 5 qui ambitionne de ‘’Parvenir à l’égalité des sexes et autonomiser toutes les femmes et les filles’’. Les femmes aux postes des hommes à la Scb Ciment Bouclier Les femmes de la Scb Ciment Bouclier ont démarré la célébration de la Jif 2022 par un aperçu de leurs talents, compétences et performances. En effet, tôt dans la matinée du mardi 8 mars 2022, sous la conduite de Rose Badou épouse Dako, elles ont rejoint leurs postes du jour dans les ateliers d’exploitation de la Scb Ciment Bouclier. Des ateliers de fabrication de boulons et autres à ceux d’ensachage en passant par le chargement du ciment dans les camions, le contrôle du système énergétique, tous les compartiments du processus de fabrication du ciment ont été dirigés par les femmes de la Scb Ciment Bouclier. « C’est important de montrer que nous faisons le travail au même titre que les hommes. De même, cela rassure nos collègues hommes qui savent qu’ils peuvent compter sur nous à tout moment et dans toutes les situations », a expliqué Rose Badou épouse Dako. Quatre apprenants primés au terme d’un concours de dictée Les activités entrant dans le cadre de la célébration de l’édition 2022 de la Jif se sont poursuivies avec les femmes de la Scb Ciment Bouclier dans l’après-midi de la journée du mardi 8 mars 2022, à la salle des fêtes ‘’Le Majestic’’ à Gbégamey à Cotonou, par la distinction des lauréats du jeu-concours de dictée organisé à l’occasion. Quatre apprenants ont été encouragés notamment; de la quatrième à la première place, Johnson Sanctifiée, Agognon Antoinette, Assaba Judith et Johnson Godwin. Celui-ci est le lauréat du premier prix. Il est écolier à l’Epp Charles Guillot de Zongo en classe de Cm2. Assaba Judith, en classe de Cm2 à l’Epp Adogléta est la deuxième. La troisième, Agognon Antoinette est écolière en classe de Cm2 à l’Epp Gbégamey et la quatrième, Johnson Sanctifiée est écolière en classe de Cm2 à l’Ecole urbaine centre à Guinkomey. Le premier prix est constitué d’un vélo Vtt tandis que le deuxième prix est une tablette éducative. Il faut préciser que 60 enfants venant de six établissements d’enseignement primaire ont pris part à ce jeu-concours. Société 17 mars 2022


Elimination des violences faites aux enfants : Un partenariat tripartite pour changer la vie de milliers de victimes
Le Canada, le Bénin et l’Unicef en partenariat pour sonner le glas des violences faites aux enfants, notamment aux filles et adolescentes au Bénin. Ils ont donné le ton ce mercredi 16 mars à Cotonou à travers le lancement d’un projet estimé à dix millions de dollar canadien, soit environ quatre milliards six cent millions de FCfa. L’espoir renait pour les enfants, filles et adolescentes, victimes de violences. L’Unicef, les gouvernements béninois et canadien sont au-devant de la scène pour relever ce défi. A travers le projet « Accélérer l’élimination des violences sexuelles et basées sur le genre faites aux enfants, notamment aux filles et adolescentes au Bénin », ils envisagent une lutte sans merci contre ce phénomène. Les trois partenaires partagent l’aspiration d’un monde exempt de violences, un monde dans lequel chaque fille, chaque adolescente peut vivre une enfance épanouie. « Quand nous savons les impacts socio-économiques de l’éducation pour la jeune fille, son éducation et son développement, pour la communauté et le pays, il va de soi que nous nous mobilisions davantage autour de la question des violences. Nous aspirons à un monde dans lequel aucune de nos filles ne sera soumise à la pression du mariage forcé, ni aux autres formes de violences liées à son genre», assure Djanabou Mahondé, représentante résidente de l’Unicef. Au Bénin, les violences basées sur le genre touchent la majorité des femmes et des filles. Les abus sexuels et les viols éprouvent les victimes. Les statistiques parlent d’elles-mêmes. « 91 % des enfants de 1 à 14 ans ont vécu au moins une forme de violences physiques, une fille sur dix risque d’être l’objet de violences sexuelles et d’attouchements, trois filles sur dix sont mariées avant 18 ans et une fille sur dix est mariée avant l’âge de 15 ans, près de trois mille cas de grossesses scolaires ont été notés en 2018, dévoile François Kampundu, représentant résident adjoint de l’Unicef. Ce projet a vocation à offrir une approche holistique à la lutte contre les violences faites aux filles en rassemblant les acteurs et décideurs de divers horizons afin de créer un environnement familial, communautaire et protecteur et d’offrir un meilleur accès à des services intégrés à la lutte. Impacts La protection des filles est une question d’équité et de justice sociale. Le sujet est au coeur de la politique étrangère du Canada. « Les femmes et les filles représentent plus de la moitié de la société. Les violences qui les touchent dans nos sociétés modernes sont horribles et inconcevables. Les victimes sont aussi nos enfants. Ce projet que nous venons de lancer doit changer la donne. Il nous revient tous d’en faire notre préoccupation», lance Lee-Anne Hermann, ambassadrice du Canada. Cette initiative aura pour résultat ultime, l’exercice accru par les bénéficiaires, de leur droit à la protection contre les Vbg. Il pourra impacter trois cent mille bénéficiaires directes, deux mille garçons et adolescents et mille huit cents enfants adolescents en situation de handicap, quatre-vingt-sept mille parents, enseignants et leaders religieux. Au ministère des Affaires sociales et de la Microfinance, ce projet apporte un grand souffle. « Ce projet sera pour le ministère un appui important dans ses efforts de sensibilisation pour l’égalité du genre », se réjouit Elise Kossouho, secrétaire générale adjointe dudit ministère. Le projet interviendra dans trois départements du nord du Bénin, notamment l’Atacora, le Borgou et l’Alibori sur une durée de six ans. La mobilisation des communautés, notamment des enfants et des jeunes sera au cœur des interventions du projet et permettra à des milliers de jeunes d’amplifier leur voix sur les thématiques qui les préoccupent à travers la plateforme ‘’Ureporter’’ de l’Unicef et du gouvernement béninois. Société 17 mars 2022


Prise en charge de la dialyse au Cnhu : Le Conseil économique et social s’imprègne de la réalité
Le Conseil économique et social (Ces), dans une démarche sociale et humanitaire, ce mardi 15 mars, a effectué une visite au sein de l’Unité de dialyse du Centre national hospitalier et universitaire Hubert Koutougou Maga (Cnhu-Hkm). Objectif, apprécier de visu les difficultés que rencontre ce centre dans la prise en charge des dialysés. Ambiance mi-figue, mi-raisin dans l’une des salles de prise en charge des dialysés du Cnhu ce mardi matin. Entre taquineries, plaintes, espoir et prières, les patients négocient leur survie à l’aide des dispositifs de soins mis en place. Une équipe médicale dévouée et rompue à la tâche veille au grain. Mais la longévité des dialysés ne dépend pas seulement de ses compétences. La prise en charge nécessite d’énormes ressources financières et un fort accompagnement moral. En visite dans le centre, la délégation du Conseil économique et social (Ces) a pu se rendre compte de l’évidence. « Nous sommes allés faire une investigation sur la dialyse dans cet hôpital de référence. Nous avons commencé par le Cnhu parce qu’il est l’épicentre du Bénin en la matière. Le personnel travaille dans des conditions très difficiles. Les patients aussi sont à bout de souffle. Certains manquent de moyens de déplacement pour se rendre aux soins en dépit de leur prise en charge », relève Lawani Arouna, président de la Commission des affaires sociales et de l’Education du Ces. La dialyse n’est pas une affaire banale. Beaucoup de patients trépassent, faute de moyens. Le Ces n’ignore pas non plus cette triste réalité. « Depuis quelques années, cette maladie est devenue une préoccupation cruciale dans notre pays. Nous nous sommes rendu compte qu’il reste beaucoup à faire pour soulager l’unité de dialyse et les patients. Des malades peuvent trépasser dans un intervalle de 72h pour défaut de soins », assure-t-il. Certains dialysés rencontrés sur leur lit ce mardi avaient la langue déliée face à leurs hôtes. La délégation du Ces a pris bonne note de leurs difficultés. « Les dialysés que nous avons rencontrés nous ont fait part de leur souffrance et en appellent à l’aide du gouvernement en vue de leur mieux-être. Le constat que nous avons fait nous replonge dans notre rôle en vue de chercher des voies et moyens pour soulager les patients dans l’immédiat », promet Lawani Arouna. Démarche sociale Le plateau technique de l’Unité de dialyse du Cnhu est au point. Mais des préoccupations demeurent. Le tableau que présentent les responsables de l’hôpital de la situation actuelle mérite plus d’attention : insuffisance d’eau potable, de ressources humaines qualifiées, manque d’espace pour l’installation de tous les appareils disponibles, difficulté de la prise en charge par certains malades, rupture de kit de dialyse (notamment aux heures chaudes du Covid-19...). L’espoir n’est pas perdu. Dieudonné Gnonlonfoun, directeur général du Cnhu salue la démarche des conseillers. « Cette descente est fort appréciable dans la mesure où c’est une démarche hautement sociale. Les conseillers du Ces se penchent sur la situation des dialysés et les difficultés liées à la prise en charge des patients. Il est vraiment utile que le Ces s’en imprègne pour faire des propositions au gouvernement en vue de l’amélioration de la prise en charge », apprécie-t-il. Il espère que la visite du Ces sera favorable à la prise en charge des patients souffrant d’insuffisance rénale et qui nécessitent la dialyse. Les avis et recommandations que formuleront les conseillers du Ces au chef de l’Etat et à l’Assemblée nationale pourront apporter du souffle aux patients et à l’équipe médicale du Cnhu et des autres unités installées dans le pays. Cette visite est une première d’une série. Après le Cnhu, la délégation mettra le cap sur Bohicon et Lokossa pour le même exercice. Société 17 mars 2022


60 ans de coopération entre le Bénin et le Canada : L’ambassadrice Lee-Anne Hermann émerveillée
A l’Université d’Abomey-Calavi où elle était en visite hier, l’ambassadrice du Canada au Bénin a touché du doigt les fruits de 60 ans de coopération entre les deux pays. Par la même occasion, Lee-Anne Hermann a exhorté les étudiants à saisir les opportunités d’études au Canada. «C’est impressionnant de voir comment le Canada a contribué à former beaucoup de cadres au Bénin. C’est une coopération assez riche ». C’est un secret de Polichinelle que le recteur Félicien Avléssi a tenu à confier hier à l’ambassadrice du Canada au Bénin lors de sa visite à l’Université d’Abomey-Calavi. Lee-Anne Hermann s’y est rendue dans le cadre de la célébration des 60 ans de coopération bénino-canadienne. Et pendant tout le temps passé dans la plus grande université du Bénin, elle n’a eu que de retours positifs de l’engagement du Canada aux côtés du Bénin, durant les six dernières décennies. Sa descente à l’Ecole polytechnique d’Abomey-Calavi (Epac) dont les bâtiments ont été construits en 1977 par les Canadiens a d’ailleurs plongé la délégation dans l’histoire d’une vieille coopération. « En décembre 1969, une première mission a été reçue dans notre pays pour la création de l’Université. Elle était dirigée par Robert Ricard et avait examiné le concours que le Canada pourrait offrir au développement d’un enseignement supérieur au Dahomey. Ensuite, de juillet à août 1970, c’était une mission intégrée de l’Unesco et du Canada. Enfin, dans les années 1970, le Canada a octroyé au Bénin un crédit pour la construction du Collège polytechnique universitaire (Cpu) devenu Epac », a dévoilé Prof. Félicien Avléssi. Tout en magnifiant les succès connus jusque-là, le recteur de l’Uac tient désormais à dynamiser la coopération avec les universités canadiennes. « Je voudrais saisir cette occasion pour un nouveau départ dans les relations de coopération entre l’Uac et les universités canadiennes. Je peux déjà vous assurer de notre disponibilité à trouver un cadre approprié pour des discussions en vue de cette dynamique », a-t-il martelé. Une destination qui fait rêver Cette célébration des 60 ans de coopération a été marquée par un panel sur le thème : « L’éducation au Canada, un monde de possibilités : les avantages comparatifs de la destination Canada ». Ledit panel animé en personne par Lee-Anne Hermann a suscité de l’engouement dans le rang des étudiants mobilisés. L'envie de ces derniers de saisir leur chance, mais aussi les expériences exceptionnelles partagées par les panelistes Hakim Akpiti et Faizatou Gbian Moukaila ont marqué les esprits. « J’ai eu une très bonne formation qui m’a permis d’avoir une très belle carrière autant dans le secteur privé au Canada que dans le secteur public au Bénin. C’est une expérience que je suis prêt à refaire s’il fallait reprendre», a témoigné Hakim Akpiti. Ce n’est d’ailleurs pour rien qu’en 2020, le Canada a accueilli 990 étudiants venant du Bénin contre 218 étudiants en 2010, soit une augmentation de 354 % en 10 ans. Pour encourager d’autres jeunes à saisir les opportunités, l’ambassadrice Lee-Anne Hermann a mis un accent sur comment les possibilités en éducation au Canada pourraient servir leurs ambitions. «En choisissant le Canada, vous accédez à une excellente expérience en matière d’éducation, une expérience enracinée dans une culture d’apprentissage sur le terrain, de faibles ratios étudiants-professeurs, ainsi qu’une technologie, de recherche et d’innovation d’avant-garde », a-t-elle souligné. Des transferts de technologies Au cours de cette journée, Lee-Anne Hermann s’est aussi imprégnée d’une technologie qui suscite de l’espoir pour une gestion durable des ressources en eau. Il s’agit d’une station pilote de traitement des eaux usées installée à l’Uac par la firme canadienne Dbo International. A la délégation, tout le processus a été expliqué par l’équipe de Florent Dogbalou, Pdg de Lordeon International, en charge de l’installation du système. Les eaux traitées peuvent être utilisées pour divers usages. « L’eau qui sort est de bonne qualité parce qu’il y a des batteries qui fonctionnent avec et sans oxygène pour opérer le traitement. C’est une procédure de qualité que nous suivons pour son amélioration au jour le jour», a souligné Prof. Martin Pépin Aina, directeur du Laboratoire des Sciences et Techniques de l'Eau. L’ambassadrice a été d’ailleurs séduite par les résultats et y voit beaucoup d’enjeux. «J’apprécie bien le fait que ça soit un transfert de technologies utilisables partout au Bénin. L’eau est une ressource en pénurie et il faut la préserver. On peut réutiliser donc cette eau pour l’agriculture. Nous allons davantage travailler pour le développement de partenariats entre les compagnies canadiennes et béninoises. C’est aujourd’hui important d’avoir de bonnes connexions au profit des économies des deux pays », a-t-elle déclaré. Avant de prendre départ de l’Uac, Lee-Anne Hermann a pris le temps de visiter les stands où sont exposées des initiatives soutenues par le Canada et ses partenaires. Très émerveillée, elle a promis de dynamiser cette coopération entre le Bénin et le Canada dans différents domaines de développement. Société 17 mars 2022


Commercialisation anticipée des noix d’anacarde : Les acteurs victimes de leur précipitation
Cette année, le gouvernement n’a pas encore procédé au lancement de la campagne de commercialisation des noix d’anacarde. Mais dans les communes du Borgou et de l’Alibori, le marché connait déjà une folle animation avec une anarchie caractérisée au niveau des prix. Une nouvelle campagne de commercialisation de la noix d’anacarde s’annonce au Bénin. Le temps que les prix planchés soient fixés en Conseil des ministres, c’est déjà la ruée sur le terrain dans le Borgou et l’Alibori. A la recherche de marchandises à placer, les acheteurs et autres négociants écument les localités de ces départements. Malheureusement, les prix proposés sont en déphasage avec les tendances actuelles sur le plan international. Cette situation inquiète certains acteurs de la filière comme le président de la Fédération nationale des acheteurs des produits agricoles et tropicaux (Fenapat) du Bénin, Boukari Ibrahim alias Bourè. En effet, aujourd’hui, il faut débourser 525 F Cfa pour le produit en gros et 500 F Cfa pour l’achat en détail. L’année dernière à la même période, le même kilogramme de la noix était cédé à 325 F Cfa. Soit une hausse du prix constatée sur le marché alors même que la campagne n’est pas officiellement lancée. Décidément, l’anacarde également n’échappe pas à la flambée des prix. A l’arrivée, cette spéculation fait la bonne affaire des propriétaires des champs d’anacarde ou producteurs. Au mépris de la situation sur le marché Pour rappel, le prix planché fixé, le 11 mars 2021, lors du lancement de la précédente campagne de commercialisation était de 300 F Cfa le kilogramme. L’inflation constatée est due au fait que la demande sur le marché est trop forte. Il s’ensuit l’absence d’un encadrement au niveau des prix pratiqués. Dans ces conditions, la prudence doit être de mise du côté des commerçants. Avant de s’engager, les plus avertis sont contraints de s’informer au jour le jour par rapport aux tendances sur le marché. Dans le même temps, en entretenant la spéculation, certains parmi eux pensent se constituer d’importants stocks. Mais, c’est à leurs risques et périls, s’ils ne tiennent pas compte de la situation sur le marché international. « Le Bénin n’est pas le seul pays producteur des noix d’anacarde», alerte Boukari Ibrahim. « Nous avons proposé nos prix. Mais lorsque nous avons pris connaissance de ceux appliqués en Côte d’Ivoire, nous avons constaté qu’ils sont en-dessous des nôtres. Et pourtant, les Ivoiriens produisent plus d’un million de tonnes et le Bénin, à peine, deux cent mille », se plaint-il. Dans l’attente d’un rappel à l’ordre « En attendant que le gouvernement fixe la date de démarrage de la campagne de commercialisation des noix d’anacarde, il est important que les différents acteurs patientent », conseille le directeur départemental de l’Industrie et du Commerce du Borgou, Patrice Sambiéni. Un autre phénomène qui s’observe actuellement, fait-il constater, c’est que les petits véhicules destinés au transport des personnes dans les différentes localités sont également utilisés à l’occasion de cette commercialisation anticipée desdites noix. Il invite les conducteurs de ces véhicules à s’assurer qu’ils transportent des noix qui ont effectivement été prises auprès des producteurs. Ces derniers doivent pouvoir prouver, documents à l’appui, que les produits sont sortis de leurs champs. Quant aux acheteurs, obligation leur est faite de s’acquitter de la Taxe de développement local (Tdl) conformément à la quantité de noix d’anacarde chargée. « Toute transaction des produits comme les noix d’anacarde, avant le lancement de leur campagne de commercialisation, constitue une faute et les conséquences sont très lourdes », rappelle par ailleurs le directeur départemental de l’Industrie et du Commerce. « Le moyen de transport, ainsi que la marchandise à bord sont fortement amendés par les textes », prévient-il. La campagne de commercialisation qui est en cours actuellement, informe Patrice Sambiéni, c’est celle du soja. « Celle des noix d’anacarde est à venir. Même si la date probable n’est pas encore fixée, les travaux préparatoires par la commission d’approvisionnement pour proposer le prix et faire le bilan de la campagne écoulée ont eu lieu au cours d’un atelier organisé à Cotonou », informe-t-il. « Les prix probables proposés par les acteurs sont déjà connus. Mais le gouvernement ne les a pas encore homologués », poursuit-il. Face à cette situation incontrôlée qui règne sur le terrain, un rappel à l’ordre s’impose. Mais la laisser perdurer risque de tourner à la soupe à la grimace aussi bien pour les commerçants que pour l’Etat. Société 17 mars 2022


En prélude à l’élaboration de la Liste électorale informatisée : Démarrage du complément d’informations au Ravip
Dans le cadre de la confection de la Liste électorale informatisée (Léi), l’Agence nationale d’identification des personnes (Anip) invite les personnes enregistrées lors du Recensement administratif à vocation d’identification de la population (Ravip) à compléter les informations indispensables à leur inscription, du 17 mars au 16 avril 2022. L’opération d’affichage de la liste qui court du 17 mars au 16 avril prochain, vise essentiellement à recueillir des informations relatives aux centres et aux postes de vote en vue de l’élaboration de la Liste électorale informatisée (Léi). Les anciens électeurs ne sont pas concernés, du moins les personnes ayant pris part aux deux dernières élections sont dispensées de cette étape du processus. «Ceux qui ont participé une fois au processus électoral, ne sont pas concernés par cet affichage, qui est un affichage de régularisation pour les personnes n’ayant pas participé aux dernières élections, et qui disposent de la preuve de leur enregistrement au Ravip. Si nous avons été électeurs, et avons fait le ravip, ça consolide notre statut d’électeur… », a expliqué Dr Cyrille Gougbédji, gestionnaire mandataire de l’Agence nationale d’identification des personnes (Anip) avant d’ajouter : « Nous serons d’ici quelques mois invités pour vérifier notre présence sur la liste électorale. Ce sera la deuxième opération qui concernera l’affichage de la Liste électorale informatisée provisoire, et qui prendra en compte toute la population électorale pour le scrutin du 8 janvier 2023 ». Avoir 18 ans révolus En attendant, du 17 mars au 16 avril, soit pendant 30 jours, se déroule l’opération dénommée affichage de liste de résidus et collecte d’informations complémentaires. Elle concerne uniquement les personnes âgées de 18 ans révolus au jour du scrutin en l’occurrence le 8 janvier pour les prochaines législatives. Ces personnes sont appelées à se rendre dans le village ou quartier de village où ils se sont fait enregistrer lors du Recensement administratif à vocation d’identification de la population (Ravip) pour consulter les listes. Dès que le nom est retrouvé, l’intéressé se rendra ensuite au siège de l’arrondissement pour compléter les informations relatives au centre et au poste de vote afin de figurer sur la liste électorale informatisée. Les personnes n’ayant pas fait le Ravip se rendent également à l’arrondissement afin de se faire enrôler auprès des agents recenseurs tout en précisant leur centre de vote. « Au moment de compléter mes informations, je profite pour signaler aux agents de l’Anip les erreurs constatées sur mes données affichées. Je dois alors présenter un acte qui prouve mes propos », a indiqué le gestionnaire mandataire. Les personnes qui ne retrouveraient pas leur nom sur les listes affichées, bien qu’ayant fait le Ravip et n’étant pas inscrites sur la Lépi, devront se munir de leur récépissé ou de son duplicata, et se rendre au poste de recensement installé dans leur arrondissement afin de se faire enrôler et indiquer leur poste de vote. « Le registre national des personnes physiques que gère l’Agence nationale d’identification des personnes est une matière sérieuse, parce qu’il s’agit du répertoire des personnes physiques dans notre pays. Il n’y a donc pas à tricher avec ce registre », fait observer Dr Cyrille Gougbédji. --------------- Les conditions pour être électeur --------------- « L’inscription au Ravip est une condition sine qua non pour figurer sur la Léi. En définitive, si quelqu’un ne fait pas le Ravip, il n’est pas électeur », a indiqué Dr Cyrille Gougbédji, gestionnaire mandataire de l’Agence nationale d’identification des personnes (Anip). En effet, la loi 2019-43 portant code électoral précise que les élections se font sur la base d’une liste électorale informatisée (Lei) que l’Anip doit transmettre à la Commission électorale nationale autonome (Cena), au plus tard soixante (60) jours avant la date du scrutin. Il s’agit d’une liste numérique unique, exhaustive et nationale avec photo de tous les citoyens en âge de voter pour toutes les élections organisées dans une même année. Mais pourquoi ne suffirait-il pas seulement d’avoir dix-huit (18) ans révolus au jour du premier scrutin d’une année et jouissant de ses droits civils et politiques pour figurer sur la Léi ? Il faut observer que selon les dispositions de l’article 120 du code électoral, la liste électorale informatisée est extraite du registre national, qui est le résultat d’opérations du recensement administratif à vocation d’identification des personnes physiques (Ravip) et du traitement automatisé d’informations nominatives, personnelles et biométriques obtenues sur l’ensemble du territoire national et à l’étranger, dans les ambassades et consulats de la République du Bénin. A juste titre, ne pas figurer au Ravip constitue un gros handicap pour l’inscription sur la liste électorale informatisée. Or, nul ne peut voter, si d’une part son nom ne figure sur l’extrait des listes des électeurs de la circonscription électorale de sa résidence, sauf en cas de dérogation, et d’autre part s’il ne détient une pièce d’identification. « Oui, il faut avoir 18 ans révolus à la date du scrutin mais il faut avoir fait également le Ravip pour figurer sur la Léi », a insisté Dr Cyrille Gougbédji. Actualités 17 mars 2022


Lutte contre la méningite : Une campagne de vaccination prévue du 21 au 27 mars 2022
Contre la méningite, le ministère de la Santé actionne à nouveau les leviers de prévention. Il sera organisé du 21 au 27 mars 2022 une campagne de vaccination dans cinq départements au profit des enfants de 1 à 9 ans. Il s'agit des départements de l'Atacora, de la Donga, du Borgou, de l'Alibori et des Collines. "Les équipes de vaccinateurs seront dans les postes fixes de vaccination habituels au niveau des centres de santé. De même, des équipes mobiles de vaccination passeront dans les écoles, les lieux de cultes, les marchés et les places publiques des quartiers ou villages pour offrir les services de vaccination contre la méningite A", précise un communiqué signé du ministre Benjamin Hounkpatin, en date du 16 mars 2022. En effet, la méningite est une maladie dont le taux de létalité est élevé et qui entraîne de graves séquelles. Elle reste un grand problème de santé publique à l'échelle mondiale. Selon le ministre de la Santé, l'utilisation du vaccin MenA en campagne préventive permet de réduire l'ampleur de la maladie. C'est pourquoi, il exhorte, à travers le communiqué, les parents d'enfants, les acteurs de l'école, les autorités locales, les leaders d'opinion et religieux, etc. à s'impliquer pour la réussite de cette compagne de vaccination.   Lutte contre la méningite  Une campagne de vaccination prévue du 21 au 27 mars 2022 Actualités 17 mars 2022


Vente du pain à 150 Fcfa dans 4 départements : Les raisons, selon les boulangers
Les boulangers des départements de l’Atlantique, du Littoral, de l’Ouémé, et du Plateau ont choisi de vendre, dès ce jour 16 mars, le pain de 200 g à 150 Fcfa en détail. Ils s’appuient sur un arrêté de 2008. Les consommateurs vont faire face à une nouvelle donne à la boulangerie aujourd’hui. Le pain sera vendu à 150 FCfa en détail et à 135 FCfa en gros dans les départements de l’Atlantique, du Littoral, de l’Ouémé et du Plateau. Cette mesure a été décidée en assemblée générale le 15 mars 2022, par l’association des promoteurs et exploitants de boulangeries de ces quatre départements. Les signataires de la note disent vouloir se conformer à l’arrêté 052/Mic/Dc/Sgm/Dgci/Dpci du 18 septembre 2008. «Ce n’est pas une augmentation de prix, mais une application de l’arrêté de 2008. Nous n’avons pas d’ailleurs le pouvoir d’augmenter le prix du pain et tout le monde le sait. Sur cet arrêté, nous avons la possibilité d’avoir deux pains. Celui de 200 g et celui de 160 g.», a expliqué Anselme Aguemon, président de l’Association des promoteurs et exploitants de boulangeries des départements de l’Atlantique et du Littoral. L’arrêté en question signé de l’ancien ministre Grégoire Akofodji fixe en son article 1er les prix de vente en détail des pains dits de « fantaisie » sur toute l’étendue du territoire à 125 FCfa la baguette de 160 g et à 150 FCfa, celle de 200 g. « Nous sommes dans la droite ligne tracée par l’arrêté. Nous avons choisi le grammage de 200 g. Nous sommes en train de former les boulangers pour qu’ils s’adaptent au nouveau grammage. Vous savez, ce n’est pas avec des machines que nous faisons le moulage, mais à la main », a-t-il précisé. Les boulangers espèrent une révision de l’arrêté fixant le prix du pain au Bénin, au regard de la cherté du blé et les tendances qui, disent-ils, se dessinent dans les pays fournisseurs. « Nous avons des dettes. Nous ne pouvons pas continuer de vivre comme cela. Si nous arrêtons de produire du pain sur toute l’étendue du territoire, est-ce que ce serait bien ? Le Bénin ne produit pas le blé. Les producteurs sont en guerre. Ce n’est pas la faute au gouvernement. Nous sommes en attente d’avoir un autre arrêté », a expliqué Anselme Aguemon. Selon la note qui entre en vigueur, les associations interdisent la production de petits pains à titre commercial dans les quatre départements concernés. Actualités 16 mars 2022


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