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Nouvelles

Covid-19 : La Turquie offre 500 000 doses de vaccin au Bénin
Un lot de 500 000 doses de vaccin contre la Covid-19 a été réceptionné, vendredi 4 mars dernier, par le Bénin. C'est un don de la République de Turquie pour appuyer la campagne accélérée de vaccination en cours actuellement. Dans sa dynamique d'atteindre un taux de vaccination confortable, le gouvernement vient de recevoir de la Turquie 500 000 doses de vaccin. La cargaison des produits envoyés par le gouvernement turc par avion-cargo spécialement affrété a été réceptionnée, vendredi 4 mars, à l’aéroport international Cardinal Bernardin Gantin de Cotonou conjointement par Onur Özçeri, ambassadeur de Turquie près le Bénin, le secrétaire général du ministère des Affaires étrangères du Bénin, Erick Jean-Marie Zinsou et les autorités sanitaires du Bénin. Ce don est l'un des fruits du sommet Afrique-Turquie qui s'est déroulé en décembre dernier. « Ce don s’effectue dans le contexte des résultats du deuxième sommet de partenariat Turquie-Afrique. En effet, lors des débats, il avait été souligné que la distribution des vaccins à travers le monde était inégale. C’est pour contribuer à une meilleure distribution à l’échelle mondiale que le président Recep Tayyip Erdogan avait annoncé après le sommet l’engagement de son pays à livrer 15 millions de doses de vaccin au continent africain », a rappelé l'ambassadeur turc au Bénin. Il se réjouit de la bonne collaboration entre son pays et les Etats africains. D'ailleurs, le Bénin n'est pas le seul pays bénéficiaire de doses de vaccin de la part de la Turquie. Le pays de Recep Tayyip Erdogana a déjà livré 1 730 000 doses de vaccin à la République démocratique du Congo. Le Niger, la Somalie, la Tanzanie et bien d'autres sont aussi sur la liste pour recevoir des cargaisons de produits de vaccination contre la pandémie du moment. Au nombre de ces bénéficiaires sélectionnés en collaboration avec le Centre africain de prévention et de contrôle des maladies, le Bénin semble bien privilégié. Car ce n'est pas la première fois qu'il reçoit de l'aide de la Turquie pour faire face à la propagation du coronavirus. La Turquie avait déjà répondu à la demande du gouvernement béninois par le passé avec notamment un don financier et du matériel à utiliser dans les gestes barrières. Ce don vient donc donner un nouveau souffle à la campagne accélérée de vaccination déployée par le gouvernement. Actualités 15 mars 2022


Transport de l’essence frelatée à Parakou : Les mises en garde de la douane
Au Bénin, le transport des produits pétroliers par les motos et véhicules à trois ou quatre roues est désormais interdit. Le directeur départemental des Douanes des départements du Borgou et de l’Alibori, le colonel des douanes Francis Koto Gbian, appelle les populations de Parakou et ses environs au respect de cette mesure. Sale temps en perspective pour les acteurs du trafic de l’essence frelatée qui exercent à Parakou. L’interdiction faite d’assurer le transport des produits pétroliers par les motos et véhicules à trois ou quatre roues n’a pas de quoi les réjouir. A Parakou et ses environs, le directeur départemental des Douanes des départements du Borgou et de l’Alibori, le colonel des douanes Francis Koto Gbian, tient à faire respecter cette mesure. Cet engagement, il l’a réaffirmé tout juste à son retour de la rencontre organisée, mercredi 9 mars dernier à Cotonou, par le directeur général des Douanes avec les responsables à divers niveaux de l’institution. « Les produits pétroliers sont des produits sensibles et spéciaux. Il faut normalement avoir un agrément pour s’adonner à leur commerce. Leur transport doit se faire par des moyens appropriés», a expliqué le colonel des douanes. « Nous avons autorisé que ce soit avec des camions communément appelés véhicules six ou dix roues, voire seize roues. Il faut que les produits soient bien conditionnés et protégés, pour pouvoir traverser les localités ou les villes, sans exposer la vie des populations», poursuit-il. Ce qui, selon lui, n’est pas le cas des motocycles et autres véhicules souvent surchargés de bidons d’essence frelatée et qui roulent à vive allure sur les pistes et les routes qu’ils empruntent. « A la vue d’un agent des douanes, s’engage une course-poursuite qui finit très souvent très mal. Parfois, ce sont les populations innocentes qui n’ont rien à y voir, qui en pâtissent », déplore-t-il. Désormais, rappelle-t-il, le transport des produits pétroliers par des motocycles ou des petits véhicules est proscrit. «Si malgré cette interdiction, des individus se hasardaient à le faire et tombaient dans les filets de la douane, non seulement leurs moyens de transport, mais également leurs marchandises seront considérés comme perdus », avertit-il. La décision, prévient-il, a été prise au haut niveau. Par conséquent, ils se doivent, en tant que directeurs régionaux, receveurs, chefs services et chefs postes, de l’appliquer. Et il n’entend pas passer outre. Société 15 mars 2022


Porto-Novo : La rénovation de la Place Lokossa Honto lancée
Les travaux de rénovation et de valorisation de la Place Lokossa Honto à Porto-Novo entrent dans leur phase active. Ils s’inscrivent dans le cadre de la seconde composante du projet « Porto-Novo, Ville verte » financé par l’Agence française de développement (Afd). D’ici trois mois, la Place Lokossa Honto sise dans le premier arrondissement de Porto-Novo fera peau neuve. Les travaux ont été officiellement lancés, vendredi 11 mars dernier, par le maire Charlemagne Yankoty. Ils rentrent dans le cadre de la seconde composante du projet « Porto-Novo, Ville verte» financé par l’Agence française de développement (Afd). Pour le maire de Porto-Novo, la Place Lokossa Honto qui fait l’objet de toutes les attentions représente le noyau central d’un tissu complexe chargé d’histoire. Elle regroupe en effet un vaste complexe religieux et est le lieu de culte Vodoun de la collectivité des 13 lignages fondateurs de Hogbonou devenu Porto-Novo en 1752. Ainsi, cette place joue un rôle primordial dans le tissu vernaculaire de la ville de Porto-Novo qui s’articule le long de la colonne vertébrale de la cité désignée sous l’expression «Axe du pouvoir », a souligné le maire qui est revenu sur toute l’histoire de la zone. Selon lui, l’on ne saurait parler de culture Vodoun au Bénin sans évoquer le rôle historique et déterminant de la ville de Porto-Novo à travers la grande richesse de son patrimoine immatériel dont ses places traditionnelles. Ces dernières, à en croire l’édile de la ville capitale, sont des espaces urbains uniques, combinant des fonctions religieuses, culturelles, sociales et économiques. La particularité de ces places et le rôle important qu’elles jouent dans le développement urbain illustrent bien leur prise en compte par le projet « Porto-Novo, ville verte» financé par l’Afd et le Fonds français pour l’environnement mondial, indique Charlemagne Yankoty. Il salue d’ailleurs la coopération française à travers l’ambassadeur de France près le Bénin, Marc Vizy, qui par divers instruments contribue à la sauvegarde de ces vestiges du passé pour un développement culturel et touristique de notre cité. La réalisation des Places Lokossa Honto, Tè Agbanlin et Avessan, situées notamment le long de la berge lagunaire donnera un caractère attrayant à la ville. Le projet est confié au centre culturel Ouadada qui, selon le maire, développe une expertise unique et capitalise une expérience inédite dans la réhabilitation de patrimoine, combinant un savoir-faire technique et un dialogue avec les collectivités dépositaires de ces places. Charlemagne Yankoty salue la pertinence de la seconde phase du Programme d’action du gouvernement (Pag2) qui fait de la richesse patrimoniale et culturelle, un levier important de relance du label Porto-Novo à travers les grands projets, tels que la construction du musée Vodun. Simon Brochut, représentant l’Afd et le coordonnateur du projet «Porto-Novo, Ville verte », Daniel Hounkpévi ont aussi vanté l’impact de la rénovation de ces places sur la vie des populations avant d’inviter ces dernières à en faire un bon usage. Actualités 15 mars 2022


Igor Evdokimov à propos des liens de coopération entre la Russie et le Bénin : « Notre attachement au développement de nos relations reste immuable »
Les relations entre la Fédération de Russie et le Bénin sont au beau fixe. Igor Evdokimov, ambassadeur de la Russie près le Bénin, en apporte la confirmation. Dans cette interview, il donne son appréciation sur le Programme d’action du gouvernement II et évoque la contribution de la Russie aux actions de développement du Bénin. La Nation : Ambassadeur de la Russie près le Bénin depuis 2018, quel regard portez-vous sur les réformes entreprises par le gouvernement du président Patrice Talon ? Igor Evdokimov : Je crois qu’il ne serait pas tout à fait correct que je réponde à cette question car je ne suis pas un citoyen béninois. A mon avis, le fait que le président de la République, Patrice Talon, a été réélu avec la majorité des voix lors de l’élection présidentielle d’avril 2021, parle de lui-même et montre la confiance des Béninois envers leur chef d’État. En matière de relations bilatérales entre les deux pays, quels sont les domaines dans lesquels la Russie intervient au Bénin depuis 2016 ? Nous avons des liens de coopération de longue date dans les domaines tels que la formation des cadres béninois, l’exploitation minière et l’interaction culturelle et humanitaire. L’essentiel, c’est le dialogue politique qui constitue la base du développement des relations bilatérales sur d’autres plans. Depuis 2016, ce dialogue politique s’est beaucoup renforcé. En novembre 2016, Aurélien Agbénonci, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, a effectué une visite de travail à Moscou, où il a rencontré son homologue russe, Sergueï Lavrov. Les deux ministres se sont mis d'accord sur des démarches concrètes visant à renforcer notre dialogue politique, nos relations commerciales, économiques et sociales, ainsi que la base juridique qui nous lie. En juin 2018, Mikhaïl Bogdanov, représentant spécial du président de la Fédération de Russie pour le Moyen-Orient et les pays d'Afrique, vice-ministre russe des Affaires étrangères, s’est rendu à Cotonou où il a été reçu par le président de la République et a tenu les 6es consultations politiques avec Aurélien Agbénonci, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération. En octobre 2019, Patrice Talon a participé au premier sommet «Russie-Afrique » qui a réuni 43 chefs d’État du continent africain. À cause du Covid-19, cette dynamique des contacts au plus haut niveau a été un peu interrompue mais l’attachement de nos pays au développement progressif de nos relations bilatérales reste immuable. Vous avez certainement pris connaissance du Programme d’action du gouvernement 2021-2026. Que pensez-vous de ce programme quinquennal ? C’est un programme ambitieux qui correspond aux objectifs de développement progressif de la République du Bénin. Lors du deuxième Sommet «Russie-Afrique » qui se tiendra cette année, les représentants béninois auront la possibilité d’en parler avec les opérateurs économiques russes et leur présenter concrètement les domaines où, selon eux, nous pourrions trouver un terrain d’entente. Je voudrais saisir cette occasion pour inviter les entreprises et hommes d’affaires béninois à établir un contact avec l'Association de la coopération économique avec les pays d'Afrique (Acepa) qui s’occupe de la coopération économique avec les pays du continent. Elle a été créée en fonction des décisions et du bilan du premier sommet historique Russie-Afrique, organisé en 2019 à Sotchi. L'association travaille activement et veut attirer plus d'entreprises russes en Afrique. Quelle est concrètement la contribution de la Russie aux actions de développement du Bénin ? Notre pays contribue toujours aux actions de développement du Bénin. On peut commencer par notre histoire commune. L'Union soviétique a beaucoup fait pour aider le Bénin à améliorer les services médicaux et à lutter contre les infections. Notre pays a envoyé gratuitement des lots de vaccins contre le choléra et la polio aux services médicaux du Bénin. Un groupe de médecins soviétiques travaillait au Bénin. Environ 150 étudiants béninois étudiaient annuellement dans les universités soviétiques dans les années 1970 et 1980. Les enseignants soviétiques travaillaient au Bénin. De nombreux diplômés béninois des universités soviétiques occupent aujourd'hui des postes élevés dans le gouvernement, le parlement, l’administration publique et les milieux d’affaires du pays. Au total, 2 500 citoyens béninois ont reçu une éducation en Union soviétique. Ces dernières années, on reprend notre coopération. Actuellement, 70 étudiants béninois bénéficient des bourses d’État russes pour aller étudier dans notre pays. Il y a eu des progrès considérables accomplis dans le domaine minier. Ainsi, la société russe «Zarubezhgeologia» a déjà commencé à réaliser le contrat conclu en août 2020 avec la partie béninoise sur l’exécution des travaux géologiques sur le territoire du pays. Depuis 2021, cette société a une représentante officielle à Cotonou. Nous fournissons de l'assistance à nos amis béninois dans la lutte contre le Covid-19. Ainsi, fin janvier 2022, la Russie a remis au Bénin sous forme d’aide humanitaire un lot de 100 000 doses du vaccin « Spoutnik Light » qui figure parmi les plus efficaces dans le monde entier. Je suis sûr que le deuxième sommet Russie-Afrique donnera une nouvelle impulsion au renforcement de la coopération multiforme entre la Russie et le Bénin. Parlant du sommet Russie-Afrique qui se tiendra en novembre prochain, quels pourraient être les axes de coopération à définir ainsi que les retombées pour le Bénin ? Le but du Sommet est d'élargir le dialogue politique, de mettre en œuvre des projets économiques et d'infrastructures capables d'influencer positivement les conditions de vie de la population des pays du continent, de renforcer la coopération dans les domaines scientifique, éducatif, social et culturel. Le sommet Russie-Afrique donne une occasion unique aux participants d'aborder directement avec les représentants de notre pays, y compris au plus haut niveau, les questions qui les intéressent. Il faut également noter que la plupart des grandes sociétés russes y seront représentées. Je suis sûr que le sommet sera couronné de succès. Actualités 15 mars 2022


Trois sujets d’actualité, trois tableaux : Comment Ponce Zannou contribue à l’exposition diptyque
Figure internationale de l’art plastique béninois, Ponce Zannou est l’un des quatorze artistes qui séduisent le public dans la séquence «Transgression et Hybridation» du volet art contemporain de l’exposition publique au palais de la Marina. A travers trois tableaux, l’artiste défend sa position sur trois sujets d’actualité à savoir la construction de villes durables, la femme et l’immigration clandestine en Méditerranée. Une toile montrant de nouvelles maisons construites à côté des anciennes, dans une ville émergente. C’est l’un des trois tableaux d’art contemporain exposés par l’artiste Ponce Zannou, au palais de la Marina. La toile est dénommée « Toho hoho yoyo do zanzan » en langue nationale fongbé. En langue française, cela voudrait approximativement dire «ancienne nouvelle ville pensée tôt». «Cette œuvre est la construction d’une ville mais je n’ai pas cherché à démolir les anciennes maisons. Les nouvelles sont construites à côté des anciennes qui sont bien construites, belles, solides et toujours d’actualité», explique l’artiste dans une interview exclusive. Le support utilisé est le fer galvanisé sur lequel une ancienne et vieille bâche encore solide a été collée pour rechercher la texture de la vieillesse. «C’est toujours du neuf à côté de l’ancien», fait observer Ponce Zannou. L’œuvre en elle-même est faite à partir de déchets informatiques, car primo, les outils informatiques l’inspirent beaucoup et secundo, ils ont tous des formes architecturales. « Toho hoho yoyo do zanzan» sensibilise à l’importance de construire des villes durables. « C’est pour sensibiliser les gouvernants et les urbanistes pour que, dès le premier jet de leurs projets, qu’ils pensent au futur profond, au futur du futur. Qu’ils pensent à 100 ans, 200 ans dans le futur, l’évolution que la ville qu’ils sont appelés à construire pourrait avoir. Ils doivent veiller à ce que les infrastructures soient bien nommées et en place, spacieuses pour contenir le monde que cette ville abritera dans le futur. Donc à travers cette toile « Toho hoho yoyo do zanzan », je demande de penser à la construction d’une ville depuis le premier jet et que chaque gouvernement devrait penser à une ville forte. Et une ville forte, c’est une ville qui a des histoires, des vestiges, … », détaille Ponce Zannou. L’artiste ne cache pas son penchant pour les actions beaucoup plus pérennes. La femme… La toile suivante montre une jeune fille en principal et plusieurs autres en arrière qui scrutent leur avenir. Ponce Zannou l’a dénommée «Jeune fille observant le futur». L’œuvre incite la femme à se réveiller et à plus penser à elle-même. « Depuis la nuit des temps, on sait comment on a classé les femmes. Ce qui fait que certaines comptent plutôt sur l’homme, et parfois elle ne pense pas à un moment donné à son futur, à son avenir lointain. Ici, je demande à cette fille de regarder beaucoup plus devant elle au lieu de regarder juste ce qui vient à elle qui est éphémère. », souligne l’artiste. Plus loin, il indique que la femme devrait analyser le caractère de l’homme au lieu de peser seulement le côté matériel de ce dernier. La toile est également un appel «à la société qui doit viser plus la hauteur humaine et non le matériel». Elle fait également allusion, entre autres, à la spiritualité de l’Homme, son esprit évolutionniste, sa mentalité entrepreneuriale, intellectuelle, esthétique, artistique, ajoute Ponce Zannou. « J’ai travaillé sur la toile avec des techniques diverses puisque c’est une toile que je veux moins réaliste. Donc, les personnages ne sont pas totalement définis. Actuellement, je travaille beaucoup les effets parce que la température change et les effets changent. Je joue sur la matière également, c’est ça qui a donné la texture que donne la toile», fait-il savoir. Immigration clandestine « Les chercheurs du destin ». C’est le nom donné à cette toile qui montre une embarcation débordée de migrants clandestins en Méditerranée. « Ceux-là, ce sont des gens qui sont découragés peut-être par une politique qu’on ne partage pas suffisamment avec eux ou qui sont un peu rejetés par la société ou encore qui sont trop prétentieux, et qui cherchent leur destin parce qu’ils n’ont pas tous les mêmes problèmes », indique Ponce Zannou. « Il y a des gens, poursuit-il, qui sont très prétentieux et qui préfèrent rallier le vieux continent pour vivre mieux. Il y a certains qui y vont pour survivre ; les réfugiés de guerre par exemple. Mais d’autres y vont juste pour le mimétisme, pour le plaisir simplement. Donc, je parle d’eux en ce sens que c’est des humains qui, malgré les milliers de morts par noyade, continuent de prendre ces bateaux de fortune». Ponce Zannou a donc peint cette toile pour interpeller la consciente collective africaine. A travers cette toile, l’artiste lance également un appel aux occidentaux. «Vraiment, il faut que nos frontières soient plus ouvertes et ceux qui le méritent, les traverseront. Ceux qui sauront qu’on peut mériter, ils chercheront à mériter. Mais si c’est fermé on peut chercher à forcer la porte. C’est trop fermé pour le moment.», pense-t-il. Qui est Ponce Zannou ? Né en octobre 1974, Ponce Enagnon Kokou Zannou prend très tôt le chemin de l’art. Il travaille dans des ateliers d’art de fortune et dans la rue. C’est là, dans la rue, qu’il met au point sa technique de sculpture sur toile. « Il reprend pour son compte la dialectique du chaos et de l’ordre selon laquelle du chaos émerge l’ordre et naissent les étoiles. », lit-on sur le site de l’exposition diptyque. Ponce Zannou a reçu de nombreux prix dont celui du meilleur artiste peintre Bénin Golden Awards en 1999 et 2000. Il est aussi médaillé d’or du concours de peinture des 4es jeux de la Francophonie en 2001 au Canada, et a exposé ses œuvres dans plusieurs pays du monde tels que le Bénin, le Niger, le Sénégal, la Côte d’Ivoire, la France, et la Belgique. Ponce Zannou aborde plusieurs thématiques à travers ses œuvres. Il parle de l’humain, des questions sociétales, la vie quotidienne, le futur. Il est aussi engagé pour les migrants, la philosophie, il parle des allégories et pense à la psychologie humaine. Actuellement, l’artiste travaille sur plusieurs projets. Il développe la technique qu’il appelle « hyper impression ». « Ce sont des peintures à deux dimensions sur toile. Vu aussi le caractère de l’exposition Art du Bénin, je suis en train de narrer quelques histoires du Bénin dans ma façon de m’exprimer, je travaille aussi des sculptures… », confie la figure internationale de l’art plastique béninois. En plus de tout ceci, Ponce Zannou peaufine un projet de construction d’un espace culturel qui, selon lui, permettra aux artistes d’exposer convenablement leurs œuvres. Culture 15 mars 2022


Développement des plateformes numériques : Les conseils de Serge Adjovi
Qualité de l’information, interopérabilité, sécurité et inclusivité. Ce sont là quelques défis sur lesquels Serge Adjovi a mis l’accent pour la viabilité des plateformes numériques au Bénin. Le directeur général de l’Agence des services et systèmes d’information était intervenu lors de la rentrée thématique du quotidien La Nation. Le monde du numérique est assez exigeant. Et Serge Adjovi ne cesse d’attirer l’attention des acteurs sur des points essentiels pour le développement des plateformes numériques. Lors de sa communication à la rentrée thématique organisée par La Nation, le 4 mars 2022, le directeur général de l’Agence des services et systèmes d’information (Assi), a indiqué qu’il ne suffit plus de disposer d’une plateforme numérique, il faut bien la gérer et veiller à la sécuriser. C’est pour lui un volet très capital. « Une plateforme, c’est la sécurité», a-t-il martelé avant d’attirer l’attention de l’auditoire sur les risques d’intrusions et de cyberattaques. « Des problèmes de sécurité, on en rencontre tous les jours. Quelles que soient les plateformes d’information, le niveau de sécurité est extrêmement important », a-t-il insisté. Ainsi, l’évaluation des risques devient indispensable pour l’identification des vulnérabilités, l’estimation de l’incidence d’une atteinte à la sécurité. Les plateformes numériques se doivent à cet effet d’être soumises à un audit, à une surveillance active et à des balayages de sécurité. C’est une vigilance qui ne doit pas s’arrêter à la conception de la plateforme, mais se doit d’être inscrite dans la durée. « C’est un travail continu. Si vous protégez votre maison avec une porte blindée et que la fenêtre reste une faille, vous êtes exposés», a fait remarquer le directeur général de l’Agence des services et systèmes d’information. La sécurité est indispensable. Mais, il faudra avant tout disposer des équipements, logiciels et matériels adéquats pour la gestion de sa plateforme, pour surtout répondre aux besoins de ses cibles et faire face à la concurrence. Ces matériels, a-t-il dit, « permettent de faire du traitement de l’information, du stockage de l’information, des échanges d’informations entre nous, d’ordinateur à ordinateur». Qualité, fiabilité et inclusivité Des défis, il y en a aussi et surtout dans le secteur des médias, menacé par la désinformation. Le directeur général de l’Agence des services et systèmes d’information n’a pas manqué d’en faire cas lors de sa communication. «Aujourd’hui, on ne peut plus avoir une plateforme crédible, si on n’a pas un mécanisme de vérification. Il faut qu’au niveau d’un pays comme le Bénin, chaque média ait son propre mécanisme de vérification ou qu’il y ait des mécanismes conjoints. Ça peut être un effort commun à l’ensemble des médias, pour offrir aux consommateurs de médias cet espace où il faut aller pour s’assurer que c’est vérifié», a-t-il suggéré. Dans ce cas, la solution pourrait résider dans l’interopérabilité, cette possibilité de communication entre deux ou plusieurs systèmes. « On a un vrai défi d’interopérabilité. Aujourd’hui, si une information existe quelque part, est-ce qu’il est nécessaire de la réécrire à chaque fois qu’on change de média ? On peut mettre en place un système où l’on va chercher l’information, la payer, la reformater et l’insérer si possible sur sa plateforme. Là, on sait d’où ça vient parce qu’il y a une traçabilité. L’interopérabilité permet de concourir à la crédibilité de l’information et à la lutte contre les Fake News », a-t-il laissé entendre. Les régulateurs ont aussi un rôle important à jouer. Ils devront plus redoubler de vigilance et surtout se doter d’outils sophistiqués pour contrer la menace. « Le rôle des organes de régulation est extrêmement important et requiert de plus en plus l’appel à des outils technologiques importants. C’est pour cela que beaucoup de pays vont dans la direction de fusionner leurs régulateurs. Le cas important qui est à signaler est celui du Rwanda», a indiqué Serge Adjovi lors de sa communication. Mais après tout, l’inclusivité reste un enjeu de taille : œuvrer pour l’alphabétisme numérique, pour ne mettre personne de côté, dans la société des consommateurs. Société 15 mars 2022


Shaolin Tossou à propos de l’entrepreneuriat numérique au Bénin : « Les jeunes peuvent créer leurs start-up en moins de 48 h »
Des mesures fiscales incitatives sont accordées aux start-up dans le secteur du numérique en cette année 2022. Shaolin Tossou, ingénieur en contrôle de processus industriel, internet des objets et robotique, salue ces mesures qui constituent une source de motivation pour les jeunes désireux de créer leurs start-up. Les start-up dans le domaine des technologies de l’information et de la communication (Tic) bénéficient de plusieurs avantages fiscaux mais aussi des allègements avant leur création. Selon Shaolin Tossou, ingénieur en contrôle de processus industriel, internet des objets et robotique, le gouvernement fait de son mieux pour motiver les jeunes à créer leurs start-up. Il note qu’au Bénin, une culture de l’entrepreneuriat innovant commence à émerger. « Aujourd’hui, c’est facile d’entreprendre parce que lorsqu’on parle de start-up, on fait recours à une jeune entreprise innovante. Auparavant, on était tous dans l’informel, mais grâce aux réformes mises en place, les jeunes peuvent créer leur entreprise aujourd’hui, en moins de 48 h », a-t-il affirmé. Evoquant les avantages prévus dans le nouveau Code général des impôts, il pense que ces mesures du gouvernement peuvent permettre aux jeunes de se faire un chemin dans l’entrepreneuriat au détriment d’un emploi salarié. « Les deux ans d’exonération qu’on nous a donné, cela nous permettra de prouver de quoi nous sommes capables sur le marché. Si au bout des deux années, les activités ne marchent pas, on change de paramètre. C’est aussi ça l’esprit des start-up», souligne-t-il. Conditions accessibles Pour bénéficier des avantages, les start-up doivent remplir deux principales conditions à savoir: avoir un chiffre d’affaires annuel qui ne dépasse pas cent millions de francs Cfa hors taxes et obtenir une labélisation. Sur ce point, l’ingénieur en contrôle de processus industriel, internet des objets et robotique indique que la labellisation consiste à faire un état des lieux des start-up existantes. Grâce à cette labellisation, les jeunes peuvent souscrire à des financements ou des appels à candidatures pour des projets. « Avant qu’on ne parle de labellisation, pour être honnête, je dirai qu’il n’y avait pas de start-up au Bénin. Il n’y a que des gens exerçant dans l’informel. Mais maintenant, tout rentre dans l’ordre ». Concernant l’autre avantage qu’est le chiffre d’affaires, Shaolin Tossou note que lorsqu’une entreprise commence par avoir un chiffre d’affaires supérieur à 50 millions, cela voudra dire qu’elle évolue bien sur le marché et qu’elle doit être capable de payer ses impôts. Tout en affirmant que l’esprit d’entreprise est basé sur la persévérance, il appelle les jeunes évoluant dans le numérique à ne pas baisser les bras afin d’atteindre les objectifs qu’ils se sont fixés. «Entreprendre n’est pas facile, surtout lorsqu’on est une jeune entreprise innovante. Il faut qu’on comprenne qu’il y a des salariés qui sont millionnaires et des entrepreneurs qui sont fauchés. Le tout, c’est la persévérance et on finit par s’en sortir », conclut-il. Société 15 mars 2022


Législatives 2023 : La bataille des femmes
109 sièges dont 24 exclusivement réservés aux femmes sont à répartir dans 24 circonscriptions électorales. Les exigences du législateur présagent une rude bataille de positionnement entre femmes au sein des formations politiques. La guerre de leadership pourrait changer de camp au sein des partis politiques. Jadis reléguées au second rang, bénéficiant de très peu d’attention, comme en témoignent leurs taux de représentativité au sein des organes de prise de décision, les femmes pourraient, cette fois-ci, peser de tout leur poids dans le challenge qui s’annonce pour janvier 2023. Une lecture combinée des articles 144 et 145 de la loi 2019-43 portant code électoral permet de relever que « le nombre de députés à l’Assemblée nationale est de cent neuf (109) dont vingt-quatre sièges exclusivement réservés aux femmes. Chaque liste comprend un nombre de candidats égal à celui des sièges à pourvoir dont une femme et sa suppléante spécialement présentées au titre des sièges réservés ». Pour se conformer à ces dispositions, les partis politiques, dirigés pour l’heure par des hommes, devront faire figurer en bonne place les femmes sur les listes à déposer au siège de la Commission électorale nationale autonome (Cena) dans le cadre des prochaines législatives. Ce serait déjà le premier point d’achoppement. Le positionnement des femmes pour les 24 sièges réservés d’office risque d'être une tâche ardue. L’enjeu est de taille. Entre femmes, ce n’est pas toujours la lune de miel, encore que les enjeux sont colossaux. Si la volonté du législateur est de voir améliorée la représentativité des femmes au Parlement, la loi ne définit pas les critères pour la sélection de celles qui partiront favorites. La décision reste interne au parti, qui d’ailleurs devra être très regardant sur les profils, aux fins de réaliser une meilleure performance dans la circonscription électorale. Le clientélisme, les affinités, l’ancienneté dans le parti ne suffiront plus à satisfaire à toutes les exigences du législateur. Le challenge est entier En effet, selon l’article 146 du Code électoral, seules les listes, ayant recueilli au moins 10 % des suffrages valablement exprimés au plan national, sont éligibles à l’attribution des sièges. Il est procédé, au profit des listes éligibles, à une première attribution de quatre-vingt-cinq (85) sièges suivant le système du quotient électoral. Et sans préjudice de l’élection des femmes à cette première attribution, une seconde attribution est faite à raison d’un siège exclusivement réservé aux femmes par circonscription électorale. Ce siège est attribué à la liste ayant obtenu le plus grand nombre de suffrages valablement exprimés dans la circonscription électorale parmi les listes éligibles de la circonscription, au profit de la candidate présentée à ce titre. C’est la règle de la plus forte moyenne. A l’évidence, la position de favorite ne garantit pas d’office le siège réservé, si le parti ne vient pas en tête dans la circonscription électorale concernée. Ce petit plus du législateur, comme prime à la performance d’une formation politique qui règne en maître dans sa circonscription électorale, est un élément supplémentaire qui doit être pris en compte dans les choix à opérer lors des positionnements sur les listes de candidatures. Femme d’accord, mais capable d’abord. Il ne s’agira donc pas de souffler à l’occasion sur les germes de division, ou d’entretenir des querelles de personnes, mais plutôt de faire preuve de réalisme pour l’intérêt du parti. A vrai dire, un parti gagnerait à positionner le double du quota fixé par le législateur, soit 48 femmes sur les 109 députés attendus pour les législatives. Quoi qu’il en soit, la bataille des femmes aura lieu. C’est tout le mal qu’on peut souhaiter à une société qui se métamorphose et à sa démocratie. De Karimama à Gogounou, ou de Ségbana à Boukoumbé, la campagne électorale sera davantage relevée avec ces vaillantes femmes, qui défileront dans nos hameaux ou quartiers de ville à la conquête des électeurs. Actualités 15 mars 2022


Eliminatoires Mondial U17 Dames Inde 2022 : Les Écureuils U17 dames rallient Rabat
Partie de Cotonou, la délégation du Bénin a rejoint la capitale marocaine en fin de matinée de ce lundi 14 mars. Après environ une heure trente minutes de formalités administratives, elle a mis le cap sur Rabat où sera joué ce match retour des éliminatoires du mondial U17 dames Inde 2022. Signalons que le match est pour le week-end prochain. Sports 15 mars 2022


Taxe sur Momo : Mtn fait machine arrière
L’opérateur Gsm Mtn vient d'abroger sa nouvelle grille tarifaire Momo. C’est ce qu’a annoncé le réseau dans un communiqué publié sur sa page Facebook. Selon le texte, cette décision fait suite à une séance tenue avec l’administration fiscale. L’ancienne grille tarifaire est donc de nouveau en vigueur mais pour le moment. « Avec le gouvernement, Mtn mettra tout en œuvre pour trouver la formule la plus adapté et fera des annonces en temps opportun », précise le communiqué. Actualités 14 mars 2022


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