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Le ministre de la Justice Séverin Quenum (à gauche) en tête-à-tête avec le président la Cour constitutionnelle, Joseph Djogbénou[/caption]Le ministre de la Justice et de la Législation, chargé des relations avec les Institutions, Séverin Quenum a été reçu en audience, vendredi 20 juillet dernier, par le président de la Cour constitutionnelle. Après lui, Joseph Djogbénou a échangé avec une délégation d’enseignants d’université. Ces derniers sont allés rendre visite au professeur pour lui présenter l’Académie des sciences constitutionnelle, administrative et politique (Ascap).
« Le gouvernement entend entretenir des relations assez harmonieuses avec les institutions constitutionnelles », a déclaré Me Séverin Quenum, ministre de la Justice chargé des relations avec les Institutions, à sa sortie d’audience, vendredi 20 juillet dernier. Avec le président de la Cour constitutionnelle, Séverin Quenum a confié avoir fait le tour d’horizon du travail qui s’effectue à la haute juridiction. D’après lui, la légitimité de la Cour constitutionnelle ne réside pas uniquement dans la Constitution qui l’institue, mais également dans la qualité de ses décisions ainsi que dans la qualité du service qu’elle rend à la nation. Sur les dernières décisions de la Cour, le garde des sceaux a indiqué qu’elles sont appréciées par le gouvernement qui en prend acte. « La cour procède en ce moment à une clarification qui permet une meilleure lisibilité de la Constitution », apprécie-t-il. «Il faut bien s’assurer que nous sommes bien en phase avec les urgences politiques que la Cour constitutionnelle doit pouvoir concilier avec le respect des droits de l’Homme, le droit des citoyens et le respect de la Constitution d’une manière générale », fait-il savoir, faisant allusion aux formalités de conformité à la Constitution des textes soumis à l’institution. De même, il a rappelé que la cour peut rendre des décisions critiquables, parce qu’elle est animée par des hommes, mais jamais des décisions absurdes. Séverin Quenum a aussi souhaité que la Cour soit cette institution qui rassure le citoyen et le gouvernement, non pas parce qu’elle sanctionne ou censure, mais parce qu’elle est animée par des femmes et des hommes de bonne volonté.
Djogbénou face à ses collègues enseignants
Le bureau de l’Académie des sciences constitutionnelle, administrative et politique (Ascap) conduit par le professeur Ibrahim Salami dont les membres sont Dandi Gnamou, Hygin Kakaï, Hilaire Akérékoro et Dr Fidèle Ayéna a exposé le motif de sa visite à la cour. D’après la professeure titulaire Dandi Gnamou, depuis que leur collègue Joseph Djogbénou, professeur à la Faculté de droit et des sciences politiques, a été nommé, il fallait le laisser prendre toutes ses marques avant de lui rendre visite. La délégation en a profité pour présenter au président de la cour l’Académie des sciences constitutionnelle, administrative et politique (Ascap) dont l’objectif principal est de travailler à l’amélioration et à l’approfondissement de la connaissance du droit public interne. Le professeur Ibrahim Salami a soutenu que l’académie a vocation de rassembler les meilleures compétences universitaires au Bénin en ces trois matières et de proposer un accompagnement institutionnel, académique et scientifique aux institutions de la République par le biais de formations, de séminaires et de colloques pour évaluer l’activité de ces institutions. « Nous avons été heureux de constater l’ouverture d’esprit du président de la Cour constitutionnelle qui a accueilli cette académie à bras ouverts et qui a montré sa disponibilité à recevoir, dans le cadre institutionnel, les analyses, les critiques sur les décisions de la Cour et sur les réformes qui sont engagées à son niveau», s’est réjoui le professeur Ibrahim Salami.
Actualités 23 juil. 2018

La Conférence des présidents de l’Assemblée nationale a donné, vendredi 20 juillet dernier, son avis favorable pour l’examen en plénière des conclusions du rapport de la commission parlementaire spéciale mise sur pied et qui a entendu les députés Mohamed Atao Hinnouho, Idrissou Bako et Valentin Djénontin dont les levées d’immunité ont été demandées par le parquet général près la Cour d’appel de Cotonou via le ministère chargé de la Justice.
Le sort des députés Mohamed Atao Hinnouho, Idrissou Bako et Valentin Djénontin poursuivis devant la justice et dont les levées d’immunité sont demandées par le parquet général près la Cour d’appel de Cotonou via le ministère chargé de la Justice est désormais aux mains de leurs collègues. La Conférence des présidents de l’Assemblée nationale a donné, vendredi 20 juillet dernier, son avis favorable pour l’examen en plénière des conclusions du rapport de la commission parlementaire spéciale mise sur pied et qui les a écoutés chacun. Cet organe de l’Assemblée nationale composé du bureau du Parlement, des présidents des commissions techniques ainsi que des présidents des groupes parlementaires s’est penché sur le rapport déposé par la commission mise sur pied, le 7 mai dernier, par le président Adrien Houngbédji et présidée par le deuxième vice-président de l’Assemblée nationale, Robert Gbian. De sources parlementaires, la Conférence des présidents a pris connaissance du contenu du rapport et décidé qu’il soit soumis à l’appréciation de la plénière des députés, conformément à la procédure de levée d’immunité parlementaire détaillée à l’article 71 du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale. Lequel article prévoit en son quatrième alinéa que « Le rapport de la commission spéciale est transmis à la conférence des présidents pour avis avant d’être inscrit à l’ordre du jour de la plus prochaine séance de l’Assemblée nationale, suivant la procédure de traitement des questions urgentes ». La décision relative à la levée de l’immunité parlementaire est prise par l’Assemblée en séance plénière au cours de laquelle, il n’est donné lecture que des conclusions du rapport de la commission spéciale. « La décision d’accorder ou de rejeter la levée de l’immunité parlementaire est adoptée sous forme d’une résolution par la majorité absolue du nombre des députés calculée par rapport au nombre des sièges effectivement pourvus. Cette décision ne s’applique qu’aux infractions pour lesquelles la levée de l’immunité parlementaire a été demandée», précise l’article 71.6 du Règlement intérieur du Parlement. En cas de rejet, aucune autre demande relative aux mêmes faits et à la même personne n’est recevable au cours de la même session.
Koutché et autres en instance
Les regards sont donc désormais tournés vers la plénière. Selon certaines sources, le dossier devrait être prioritairement examiné à la faveur de la plénière de demain, mardi 24 juillet, consacrée normalement à l’examen de la loi portant Charte des partis politiques. Mais pour d’autres qui font une autre lecture de l’article 71.4, ce dossier ne peut être examiné d’autant que l’Assemblée nationale est en session extraordinaire convoquée sur un ordre du jour bien précis. Il doit être examiné en plénière au cours de la session ordinaire. On attend la plénière de demain pour être fixé sur ce qui sera décidé.
Il faut souligner que le député Hinnouho qui croupit déjà en prison dans une autre procédure pénale, est cité dans une affaire de trafic de faux médicaments tandis que ses deux autres collègues sont poursuivis pour des malversations financières à la Société nationale de promotion agricole (Sonapra). Idrissou Bako et Valentin Djénontin étaient, au moment des faits, respectivement directeur général de la Sonapra et président de la commission d’achat d’intrants agricoles au niveau de cette société, cumulativement avec ses fonctions de ministre de la Justice. C’est d’ailleurs à juste titre qu’en dehors de cette procédure de levée d’immunité, le parquet général près la Cour d’appel de Cotonou a engagé contre Valentin Djénontin une autre demande de sa poursuite devant la Haute cour de justice en sa qualité de ministre au moment des faits querellés. La même procédure de demande de poursuite devant la Haute cour de justice est introduite dans le même dossier contre l’ancien ministre de l’Economie et des Finances, Komi Koutché. Il en est de même pour l’ancien ministre chargé de la Fonction publique, Aboubacar Yaya, contre qui il est engagé aussi au Parlement une demande de poursuite devant la Haute cour de justice dans l’affaire de mauvaise organisation des concours de recrutements d’Agents permanents de l’Etat au profit de ministère de l’Economie et des Finances sous le régime passé. Les demandes de poursuites de ces trois anciens ministres du président Boni Yayi sont toujours en étude au niveau de la Commission chargée des Lois de l’Assemblée nationale, contrairement aux dossiers de levée d’immunité parlementaire qui sont du ressort d’une commission parlementaire spéciale?

Une semaine après le Tournoi de la solidarité à Porto-Novo où elle a enchaîné les performances, Noelie Yarigo a encore fait parler d’elle. Cette fois-ci c’est au meeting international de Heusden en Belgique que la gazelle de Matéri s’est imposée dans sa discipline de prédilection, le 800m. Une 2ème place en 2'00"06. Un chrono dont elle se réjouit : « ça descend tout doucement, je ne peux que remercier mon Dieu. La machine est en marche. Merci à tous du soutien sans oublier mon coach en béton armé Claude Guillaume ».
Sports 22 juil. 2018
Sévérin Quenum, ministre de la justice[/caption]« Le gouvernement a pris acte des décisions qui ont été rendues par la Cour constitutionnelle dont il salue la clarté et la qualité », a affirmé le ministre de la Justice, garde des Sceaux chargé des relations avec les institutions à sa sortie de l’audience de ce vendredi 20 juillet à la Cour constitutionnelle. Me Sévérin Quenum, successeur du professeur Joseph Djogbénou a estimé que la Cour procède en ce moment à une clarification qui permet une meilleure lisibilité de la constitution. Pour rappel, on peut citer l’une des décisions de la Cour relative au retrait du droit de grève à une certaine catégorie de travailleurs notamment les magistrats et les agents de la santé ainsi que les forces de sécurité publique. L’opinion avait déploré ce revirement de la jurisprudence de la Cour, quelques jours après la prise de fonction de Me Joseph Djogbénou.
Toutefois, le ministre de la Justice a martelé qu’il n’a pas manqué de dire ce qu’il pense de la Cour : « Il faut bien s’assurer que nous sommes bien en phase avec les urgences politiques que la Cour constitutionnelle doit pouvoir concilier avec le respect des droits de l’homme, le droit des citoyens et le respect de la constitution d’une manière générale », fait-il savoir, faisant allusion aux formalités de conformité à la constitution des textes qui sont soumis à l’institution. La Cour peut rendre des décisions critiquables, parce qu’elle est animée par des hommes, mais jamais des décisions absurdes, souligne Sévérin Quenum.
Par ailleurs, il souhaite que la cour soit cette institution qui rassure le citoyen et le gouvernement. Evoquant son séjour à la tête du ministère de la Justice, il a indiqué que le professeur Djogbénou avait fait du bon travail et comme un terrain balisé, il a hérité d’un ministère dynamique qui est en mouvement avec des cadres assez compétents. « Je m’emploie pour cela à faire moderniser et puis à revêtir la justice de la confiance de ses usagers et des citoyens », fait-il savoir. Il a ainsi demandé au président de la Cour constitutionnelle ce qui peut être entrepris au niveau du gouvernement pour améliorer la qualité des actions et également satisfaire les attentes et le regard des citoyens sur ce qui se fait.
Politique 21 juil. 2018

Bien connu des acteurs de la mode, Arnold Yannick Ahounou est un agent de mannequinat professionnel. Jeune mais pétri d’expériences dans son domaine, il a déjà coaché plusieurs mannequins notamment à travers l’agence Angels models management. Son expertise n’est plus à démontrer. Directeur artistique de la première édition de Miss World Benin, il parle dans cet entretien de l’essor de la mode en l’occurrence du mannequinat au Bénin.
La Nation : Vous êtes dans la mode notamment le mannequinat depuis bien des années et vous y avez cru au moment où peu de Béninois s’y intéressaient. Aujourd’hui, comment appréciez-vous le paysage de la mode au Bénin ?
Yannick Ahounou : Moi, j’estime que la mode au Bénin n’est plus cet enfant-là qui fait ses premiers pas. Je pense que la mode au Bénin, c’est cet enfant qui va vers ses "sept ans". Donc, c’est maintenant que nous devons lui inculquer les lignes majeures à garder. Franchement, je pense que la mode au Bénin se développe. Je tiens d’ailleurs à saluer l’association des stylistes et surtout son président Lolo Andoche d’une part et l’association des mannequins d’autre part. Partout les acteurs se mettent en association pour fédérer leur savoir-faire et les initiatives se multiplient. Tous font un travail remarquable pour l’essor de la mode au Bénin. Il faut le reconnaître la mode au Bénin se développe.
La mode se développe donc et les initiatives foisonnent ! Est-ce qu’on peut alors rassurer les jeunes qui ont l’ambition de faire carrière dans le mannequinat que le métier nourrit son homme ?
Pouvoir vivre de cela, non ! Je ne suis pas vraiment de cet avis. Moi, j’ai l’habitude de dire aux mannequins de Angels models management de prendre au sérieux leurs études. Car vous savez, le mannequinat c’est quand même après tout, des critères d’âge. A partir d’un âge donné, vous n’êtes plus forcément "bouquable", parce que vous n’êtes peut-être plus rentable pour les organisateurs. Donc après le mannequinat qui peut vous lâcher vers 26, 27 ans, vous allez faire quoi plus tard ? Tout le monde n’est pas Naomy Campbell. Tout le monde n’aura pas une longévité dans le domaine surtout au niveau des femmes.
Alors pour le temps pendant lequel ils sont opérationnels, est-ce que vous pensez qu’ils peuvent gagner leur vie avec le mannequinat au Bénin ?
Je vais être franc, avec un bon management, de l’intelligence et de la compétence, vous pouvez, honnêtement, gagner votre vie dans le mannequinat. Il faut être dynamique pour comprendre qu’on ne va pas seulement attendre les événements du Bénin. Il faut être intelligent pour comprendre qu’il faut se mettre aux critères internationaux pour avoir la latitude et l’opportunité de s’ouvrir au monde et de se faire valoir un peu partout.
Comment appréciez-vous l’apport du gouvernement actuel dans ce secteur ?
Mais attendez ! L’apport du gouvernement est à féliciter. Et l’actuel ministre en charge de la Culture, Oswald Homèky, est comme le chevalier qui bataille pour nous. Vous savez, à la fin de ce mois de juillet déjà, se tient un grand événement, le « Mois de la mode du Bénin » qui sera acté et pérennisé dans le temps. Nous saluons déjà cette énorme initiative du gouvernement béninois et nous le remercions d’apporter réellement une certaine valorisation et reconnaissance à ce que nous, acteurs à divers niveaux du secteur de la mode, faisons. Avec ce gouvernement, nous pouvons rêver grand.
Que pouvez-vous nous dire des perspectives pour la mode béninoise en l’occurrence le mannequinat ? Vers quoi faudra-t-il s’ouvrir ?
En ce qui concerne les mannequins béninois, je peux vous assurer que nous allons peut-être lentement mais sûrement vers l’âge d’or du mannequinat au Bénin. De plus en plus, nos mannequins sont cooptés par des recruteurs internationaux et vont prester à l’international. Donc oui, nous sommes en pleine ascension et tout va bien se passer. Il faut maintenant que les mannequins s’éduquent davantage, comprennent qu’ils ne viennent pas dans le mannequinat pour donner des faveurs sexuelles mais plutôt parce qu’ils ont du talent et qu’ils sont prêts à se battre pour le faire valoir, à construire une carrière, à faire un bon grooming en faisant confiance à son agent et à toute l’équipe de management qui l’accompagne pour porter haut sa carrière.
Société 20 juil. 2018
Carlos AMOUSSOU[/caption]Le championnat du monde d’Escrime senior a démarré hier jeudi 19 juillet à Wuxi en Chine, avec des compétiteurs venus du monde entier.
L'épéiste béninois Carlos Amoussou qui y prend part est classé dans la poule 3 du premier tour qui entre en compétition ce jour.
Il aura à affronter des adversaires Maliens, Khazaks, irakiens, Suisse, etc.?
Championnats nationaux de tir à l’Arc: L’Atlantique-Littoral finit en tête
La Fédération béninoise de tir à l’arc a organisé le championnat minime et cadet au stade général Mathieu Kérékou de Kouhounou. Au terme de la compétition, c’est la sélection de l’Atlantique-
Littoral qui en est sortie vainqueur avec neuf médailles dont quatre en or.
Ce tournoi a révélé deux talentueux archers minimes. Il s’agit d’Emmanuel Symenouh et Koussabatou Mama. Cela annonce un bon signe pour la participation de l’équipe nationale béninoise de tir à l’arc au prochain tournoi qui aura lieu en septembre prochain à Conakry en Guinée.
Une démonstration de handisport avec Ouorou Barè (à droite)[/caption]Ce samedi 21 juillet, le Bénin sera la capitale régionale du handisport. Le comité paralympique béninois organise en collaboration avec son homologue de la Côte d’ivoire le championnat régional Handisport challenge. Une occasion qui, selon le président du Comité paralympique du Bénin, Abdel Rahman Ouorou Barè, permettra aux sportifs handicapés d’évaluer leur niveau et se préparer pour les compétitions continentales.
Il y a quelques années s’organisaient encore les jeux de l’avenir des handicapées d’Afrique. Mais malheureusement ils ne se tiennent plus. Mais pour combler le vide laissés par ces jeux, les comités paralympiques du Bénin et de la Côte d’ivoire ont pris l’initiative d’organiser un championnat régional dénommé Handisport challenge qui aura lieu à Cotonou ce samedi 21 juillet au stade de l’Amitié général Mathieu Kérékou pour l’athlétisme et à l’Unafrica de Cotonou pour les autres disciplines.
Une activité qui, selon le président du Comité paralympique du Bénin, Abdel Ouorou Rahman Barè, permettra à cette catégorie de citoyens de tester leur niveau, puis de renforcer leurs performances. Un cadre idéal pour se préparer aux divers championnats paralympiques d’Afrique.
Pour ce championnat, les sportifs handicapés béninois recevront leurs collègues ivoiriens dans des disciplines tels que le basket-ball, le tennis de table, l’athlétisme, le goal-ball.
Ce sera une occasion pour les sportifs handicapés des deux pays d’échanger leurs expériences dans ces différentes disciplines, pour être en forme pour le prochain championnat continental.
L’évènement sera ponctué de prestations d’artistes issus de leurs rangs. Il sera l’occasion pour le public sportif béninois d’apprécier de quoi sont capables les athlètes handicapés qui entendent relever le défi de bonnes performances face à leurs homologues ivoiriens.
Les objets saisis [/caption]Au nombre des prouesses faites par la Police républicaine dans la semaine écoulée, il y a le démantèlement d’un réseau de trafic de nouveau-nés dans le département de l’Ouémé. D’autres cas d’insécurité ont été déjoués et les suspects appréhendés.
La direction départementale de la Police républicaine de l’Ouémé a interpellé dame Blessing Anyanwu, de nationalité nigériane, spécialisée dans l’achat de nouveau-nés (nourrissons). C’était dans la semaine écoulée. Selon le secrétaire général de la Police républicaine, le colonel Pascal G. Odéloui, face à la presse ce jeudi à Cotonou, cette interpellation fait suite aux informations reçues par la direction départementale.
En effet, très futée, dame Blessing Anyanwu a délocalisé au dernier moment le lieu de transaction vers Sèmè-Kraké, dans la commune de Sèmè-Podji. Elle a été interpellée grâce aux éléments du commissariat spécial de Kraké. Une fouille sommaire de la mise en cause a permis, selon le colonel Pascal G. Odéloui, de constater qu’elle détenait sur elle une somme de 290 000 nairas pour l’achat dudit nouveau-né et un trousseau pour la prise en charge de sa ‘’marchandise’’. Une enquête a été diligentée pour démanteler tous les autres complices qui interviennent dans le réseau.
En outre, plusieurs autres cas d’insécurité, de braquages, de vols, d’escroquerie, d’arnaque et de cybercriminalité ont été enregistrés par la Police républicaine durant la période du jeudi 12 juillet à mercredi 18 juillet dernier.
Pour les vols et les braquages, 7 cas au total ont été déjoués par les éléments de la Police républicaine dans les départements du Littoral, de l’Ouémé, de l’Atlantique et dans le Zou. Dans ces départements, 30 présumés auteurs ont été interpellés.
En ce qui concerne la cybercriminalité, il a été enregistré dans la semaine, trois cas qui ont été déjoués dans les départements de l’Atlantique et de l’Ouémé, avec l’interpellation de 14 présumés auteurs. Tandis que dans l’Ouémé, il y a un cas de viol dont l’auteur interpellé est un directeur d’école.
Les départements de l’Atlantique, du Zou et du Plateau ont enregistré 3 cas de cambriolage avec l’interpellation de 5 présumés auteurs, sans oublier le cas d’escroquerie qui a été enregistré dans le département des Collines.
Face à la résistance de ces hors-la-loi qui ne veulent pas baisser les bras, la Police républicaine, selon le colonel Pascal G. Odéloui, est déterminée à poursuivre ces derniers partout où ils seront. Seulement, il invite les populations à continuer à collaborer avec les éléments de la Police républicaine en leur donnant des informations à temps. Car cette lutte, dit-il, n’est pas une affaire de la Police républicaine seule.
Société 20 juil. 2018
Noel ALLAGBADA[/caption]Le groupe de presse Éduc’Action a organisé, ce jeudi 19 juillet à Cotonou, la deuxième édition des Rencontres intergénérationnelles des médias (Rim) sous le thème « Les défis actuels de la presse béninoise ». Cette initiative vise à favoriser le brassage entre différentes générations de journalistes et à parler des problèmes et défis de la corporation.
L’acte 2 des Rencontres intergénérationnelles des médias (Rim) initiées par le groupe de presse Éduc’Action a eu lieu ce jeudi à Cotonou. Noël Allagbada, ancien journaliste à Daho-Express puis Ehuzu, ancêtres du quotidien La Nation, formateur, ancien directeur de l’Information et de la Propagande, est invité à partager avec la jeune génération ses expériences et surtout porté son regard critique sur l’exercice du métier.
La rencontre visant à faire le pont entre l’ancienne et la nouvelle génération et devant constituer un ferment pour le brassage intergénérationnel, s’est déroulée autour du thème « Les défis actuels de la presse béninoise ».
Ulrich Vital Ahotondji, initiateur des rencontres et directeur général du groupe de presse Éduc’Action, explique qu’en décidant d’organiser les Rim, l’objectif est de créer une plate-forme d’échanges entre l’ancienne et la nouvelle génération de journalistes pour un partage d’expériences, terreau de la construction de médias plus crédibles et suffisamment professionnels. Pour lui, il s’agit de puiser de l’expérience des aînés et mieux exercer le métier.
Avant de porter son regard sur le métier, M. Allagbada est revenu sur son parcours, notamment dans un environnement que beaucoup qualifient de difficile. C’est par passion qu’il a choisi d’exercer ce métier et il ne s’est jamais senti menacé quand bien même nombreux sont ceux qui, pour évoquer cette époque, parlent de «dictature», fait-il savoir. Il affirme avoir bénéficié de la liberté d’exercer sa fonction quitte à répondre lorsque cela arrivait à gêner. Ce qui, signale-t-il, arrive par moments.
En cette période forte de l’histoire du pays, M. Allagbada affirme qu’il s’est toujours trouvé dans une posture où il faut prendre plus de risques que de subir la censure. Pour lui, il était beaucoup plus question de l’autocensure à cause de l’adhésion à la ligne éditoriale et à l’idéologie socialiste basée sur le marxisme-léninisme.
Noël Allagbada dit avoir pris fonction le 1er avril 1975, d’abord à la radio de l’Office de radiodiffusion et télévision du Bénin (Ortb), malgré sa résistance, car ayant une formation en presse écrite, avant d’être repêché à Daho-Express par Jérôme Carlos.
Aux dires de cet aîné de la profession, formé au Centre d’études des sciences et techniques de l’information (Cesti) à Dakar, dans le débat de liberté, il est beaucoup plus question de la responsabilité du journaliste. « Le journaliste lui-même est interpellé », affirme-t-il, ajoutant qu’il faut établir le lien avec la ligne éditoriale de l’organe.
Interroger l’avenir pour anticiper
Parlant des défis qui se présentent à la presse béninoise, Noël Allagbada appuyé par des anciens comme Mama Agueh, Paul Douakoutché, Ali Idrissou Touré et autres, affirme qu’il s’agit plutôt d’interroger l’avenir pour anticiper. Mais cela ne saurait être possible si un regard n’est pas jeté sur ce que la presse a été, ce qu’elle est actuellement pour mieux se positionner demain.
À l’unanimité, le rôle de l’argent a été déploré dans la situation actuelle dans laquelle se trouvent les médias béninois. « Tout se fait aujourd’hui comme si la presse béninoise n’avait pas une histoire », s’étonne Mama Agueh, ancien journaliste, secrétaire général de la Haac, par ailleurs formateur. Pour lui, la presse est envahie beaucoup plus par la communication que par l’information. « Ce sont les journalistes qui ont fait que la Haac est devenue la hache », explique-t-il parlant des manquements observés dans l’exercice du métier.
Mais, les aînés du métier qui s’y accrochent par passion et par vocation insistent sur le défi de positionnement dans l’espace social qui doit faire du journaliste un informateur et non un communicant. En dehors de la corruption, les anciens avertissent que le plus grand défi qui se présente actuellement est la fracture numérique. Ce qui risque, affirme Mama Agueh, d’affecter les manières de produire des reportages et les manières d’exercer même le métier, etc. seront remises en cause.
Nouveau dispositif de détection des conducteurs «soûlards», alcootest numérique[/caption]La Police républicaine est en guerre contre l’abus d’alcool sur les axes routiers. Le directeur général de cette institution a présenté le nouveau dispositif de détection des conducteurs «soûlards» en annonçant une répression systématique qui démarre ce week-end au niveau des carrefours des grandes villes du Bénin. Néanmoins, des clarifications s’imposent.
La répression contre la conduite en «état d’ivresse» sera accentuée dès ce week-end sur les axes routiers. Les éléments de la Police républicaine déploieront le nouveau dispositif de contrôle du taux d’alcool dans le sang au niveau des carrefours. Il s’agit d’alcotest numérique, un petit appareil efficace, selon le directeur général de la Police républicaine, l’inspecteur général de police, Nazaire Hounnonkpè. D’après lui, l’alcotest permettra non seulement de contrôler de façon systématique l’abus de l’alcool au volant, mais également d’éviter les éventuelles contestations.
Dans le cas des radars mobiles acquis pour contrôler les vitesses sur les routes, une séance de sensibilisation a été faite à l’endroit des conducteurs. En ce qui concerne l’alcotest, on aurait pu procéder de la même manière, pour éviter tout effet de surprise aux conducteurs. « Si l’outil n’est pas performant, il peut y avoir des contestations. Mais avec les alcotests électroniques qui donneront avec précision le taux d’alcool dans le sang, il n’y aura pas de contestation », a rassuré le directeur général de la Police républicaine. « Dès qu’on vous prend, il n’y aura pas de contestation et vous allez subir la rigueur de la loi », déclare-t-il. Insistant sur la répression, l’ancien conseiller technique à la sécurité du chef de l’Etat confie : « Nous ne serons pas découragés, nous allons assurer votre sécurité même contre votre volonté ».
Les citoyens doivent s’attendre désormais à rencontrer les policiers sur leurs routes les jours de manifestation comme le directeur général de la police républicaine l’a martelé : « Les week-ends, toutes les fois que la police sera informée qu’il y a cérémonie, enterrement, nous allons prendre d’assaut les axes routiers et les contrôles seront systématiques ».
Nazaire Hounnonkpè a indiqué que c’est une manière spéciale d’aider les Béninois à faire d’économie au lieu d’aller gaspiller de l’argent dans les boissons, surtout lors des cérémonies funéraires.
La police, pour éviter toute controverse, devra élucider quelques préoccupations susceptibles de créer de tension. Quel est le taux normal d’alcool admis lorsqu’on est au volant? Que dit la réglementation en vigueur sur l’usage d’alcool lors des manifestations ? Autant de questions dont les réponses sont nécessaires pour la compréhension des citoyens en ce qui concerne cette réforme.
Par ailleurs, les usagers de la route peuvent-ils avoir l’assurance que les tubes des différents alcotests sont systématiquement remplacés après usage. C’est aussi une grande préoccupation face à la propension de maladies contagieuses, lorsqu’on sait que chaque conducteur va souffler dans le matériel, qui affichera le taux d’alcool présent dans son sang.