La Nation Bénin...
Nouvelles
Carlos AMOUSSOU[/caption]Le championnat du monde d’Escrime senior a démarré hier jeudi 19 juillet à Wuxi en Chine, avec des compétiteurs venus du monde entier.
L'épéiste béninois Carlos Amoussou qui y prend part est classé dans la poule 3 du premier tour qui entre en compétition ce jour.
Il aura à affronter des adversaires Maliens, Khazaks, irakiens, Suisse, etc.?
Championnats nationaux de tir à l’Arc: L’Atlantique-Littoral finit en tête
La Fédération béninoise de tir à l’arc a organisé le championnat minime et cadet au stade général Mathieu Kérékou de Kouhounou. Au terme de la compétition, c’est la sélection de l’Atlantique-
Littoral qui en est sortie vainqueur avec neuf médailles dont quatre en or.
Ce tournoi a révélé deux talentueux archers minimes. Il s’agit d’Emmanuel Symenouh et Koussabatou Mama. Cela annonce un bon signe pour la participation de l’équipe nationale béninoise de tir à l’arc au prochain tournoi qui aura lieu en septembre prochain à Conakry en Guinée.
Une démonstration de handisport avec Ouorou Barè (à droite)[/caption]Ce samedi 21 juillet, le Bénin sera la capitale régionale du handisport. Le comité paralympique béninois organise en collaboration avec son homologue de la Côte d’ivoire le championnat régional Handisport challenge. Une occasion qui, selon le président du Comité paralympique du Bénin, Abdel Rahman Ouorou Barè, permettra aux sportifs handicapés d’évaluer leur niveau et se préparer pour les compétitions continentales.
Il y a quelques années s’organisaient encore les jeux de l’avenir des handicapées d’Afrique. Mais malheureusement ils ne se tiennent plus. Mais pour combler le vide laissés par ces jeux, les comités paralympiques du Bénin et de la Côte d’ivoire ont pris l’initiative d’organiser un championnat régional dénommé Handisport challenge qui aura lieu à Cotonou ce samedi 21 juillet au stade de l’Amitié général Mathieu Kérékou pour l’athlétisme et à l’Unafrica de Cotonou pour les autres disciplines.
Une activité qui, selon le président du Comité paralympique du Bénin, Abdel Ouorou Rahman Barè, permettra à cette catégorie de citoyens de tester leur niveau, puis de renforcer leurs performances. Un cadre idéal pour se préparer aux divers championnats paralympiques d’Afrique.
Pour ce championnat, les sportifs handicapés béninois recevront leurs collègues ivoiriens dans des disciplines tels que le basket-ball, le tennis de table, l’athlétisme, le goal-ball.
Ce sera une occasion pour les sportifs handicapés des deux pays d’échanger leurs expériences dans ces différentes disciplines, pour être en forme pour le prochain championnat continental.
L’évènement sera ponctué de prestations d’artistes issus de leurs rangs. Il sera l’occasion pour le public sportif béninois d’apprécier de quoi sont capables les athlètes handicapés qui entendent relever le défi de bonnes performances face à leurs homologues ivoiriens.
Les objets saisis [/caption]Au nombre des prouesses faites par la Police républicaine dans la semaine écoulée, il y a le démantèlement d’un réseau de trafic de nouveau-nés dans le département de l’Ouémé. D’autres cas d’insécurité ont été déjoués et les suspects appréhendés.
La direction départementale de la Police républicaine de l’Ouémé a interpellé dame Blessing Anyanwu, de nationalité nigériane, spécialisée dans l’achat de nouveau-nés (nourrissons). C’était dans la semaine écoulée. Selon le secrétaire général de la Police républicaine, le colonel Pascal G. Odéloui, face à la presse ce jeudi à Cotonou, cette interpellation fait suite aux informations reçues par la direction départementale.
En effet, très futée, dame Blessing Anyanwu a délocalisé au dernier moment le lieu de transaction vers Sèmè-Kraké, dans la commune de Sèmè-Podji. Elle a été interpellée grâce aux éléments du commissariat spécial de Kraké. Une fouille sommaire de la mise en cause a permis, selon le colonel Pascal G. Odéloui, de constater qu’elle détenait sur elle une somme de 290 000 nairas pour l’achat dudit nouveau-né et un trousseau pour la prise en charge de sa ‘’marchandise’’. Une enquête a été diligentée pour démanteler tous les autres complices qui interviennent dans le réseau.
En outre, plusieurs autres cas d’insécurité, de braquages, de vols, d’escroquerie, d’arnaque et de cybercriminalité ont été enregistrés par la Police républicaine durant la période du jeudi 12 juillet à mercredi 18 juillet dernier.
Pour les vols et les braquages, 7 cas au total ont été déjoués par les éléments de la Police républicaine dans les départements du Littoral, de l’Ouémé, de l’Atlantique et dans le Zou. Dans ces départements, 30 présumés auteurs ont été interpellés.
En ce qui concerne la cybercriminalité, il a été enregistré dans la semaine, trois cas qui ont été déjoués dans les départements de l’Atlantique et de l’Ouémé, avec l’interpellation de 14 présumés auteurs. Tandis que dans l’Ouémé, il y a un cas de viol dont l’auteur interpellé est un directeur d’école.
Les départements de l’Atlantique, du Zou et du Plateau ont enregistré 3 cas de cambriolage avec l’interpellation de 5 présumés auteurs, sans oublier le cas d’escroquerie qui a été enregistré dans le département des Collines.
Face à la résistance de ces hors-la-loi qui ne veulent pas baisser les bras, la Police républicaine, selon le colonel Pascal G. Odéloui, est déterminée à poursuivre ces derniers partout où ils seront. Seulement, il invite les populations à continuer à collaborer avec les éléments de la Police républicaine en leur donnant des informations à temps. Car cette lutte, dit-il, n’est pas une affaire de la Police républicaine seule.
Société 20 juil. 2018
Noel ALLAGBADA[/caption]Le groupe de presse Éduc’Action a organisé, ce jeudi 19 juillet à Cotonou, la deuxième édition des Rencontres intergénérationnelles des médias (Rim) sous le thème « Les défis actuels de la presse béninoise ». Cette initiative vise à favoriser le brassage entre différentes générations de journalistes et à parler des problèmes et défis de la corporation.
L’acte 2 des Rencontres intergénérationnelles des médias (Rim) initiées par le groupe de presse Éduc’Action a eu lieu ce jeudi à Cotonou. Noël Allagbada, ancien journaliste à Daho-Express puis Ehuzu, ancêtres du quotidien La Nation, formateur, ancien directeur de l’Information et de la Propagande, est invité à partager avec la jeune génération ses expériences et surtout porté son regard critique sur l’exercice du métier.
La rencontre visant à faire le pont entre l’ancienne et la nouvelle génération et devant constituer un ferment pour le brassage intergénérationnel, s’est déroulée autour du thème « Les défis actuels de la presse béninoise ».
Ulrich Vital Ahotondji, initiateur des rencontres et directeur général du groupe de presse Éduc’Action, explique qu’en décidant d’organiser les Rim, l’objectif est de créer une plate-forme d’échanges entre l’ancienne et la nouvelle génération de journalistes pour un partage d’expériences, terreau de la construction de médias plus crédibles et suffisamment professionnels. Pour lui, il s’agit de puiser de l’expérience des aînés et mieux exercer le métier.
Avant de porter son regard sur le métier, M. Allagbada est revenu sur son parcours, notamment dans un environnement que beaucoup qualifient de difficile. C’est par passion qu’il a choisi d’exercer ce métier et il ne s’est jamais senti menacé quand bien même nombreux sont ceux qui, pour évoquer cette époque, parlent de «dictature», fait-il savoir. Il affirme avoir bénéficié de la liberté d’exercer sa fonction quitte à répondre lorsque cela arrivait à gêner. Ce qui, signale-t-il, arrive par moments.
En cette période forte de l’histoire du pays, M. Allagbada affirme qu’il s’est toujours trouvé dans une posture où il faut prendre plus de risques que de subir la censure. Pour lui, il était beaucoup plus question de l’autocensure à cause de l’adhésion à la ligne éditoriale et à l’idéologie socialiste basée sur le marxisme-léninisme.
Noël Allagbada dit avoir pris fonction le 1er avril 1975, d’abord à la radio de l’Office de radiodiffusion et télévision du Bénin (Ortb), malgré sa résistance, car ayant une formation en presse écrite, avant d’être repêché à Daho-Express par Jérôme Carlos.
Aux dires de cet aîné de la profession, formé au Centre d’études des sciences et techniques de l’information (Cesti) à Dakar, dans le débat de liberté, il est beaucoup plus question de la responsabilité du journaliste. « Le journaliste lui-même est interpellé », affirme-t-il, ajoutant qu’il faut établir le lien avec la ligne éditoriale de l’organe.
Interroger l’avenir pour anticiper
Parlant des défis qui se présentent à la presse béninoise, Noël Allagbada appuyé par des anciens comme Mama Agueh, Paul Douakoutché, Ali Idrissou Touré et autres, affirme qu’il s’agit plutôt d’interroger l’avenir pour anticiper. Mais cela ne saurait être possible si un regard n’est pas jeté sur ce que la presse a été, ce qu’elle est actuellement pour mieux se positionner demain.
À l’unanimité, le rôle de l’argent a été déploré dans la situation actuelle dans laquelle se trouvent les médias béninois. « Tout se fait aujourd’hui comme si la presse béninoise n’avait pas une histoire », s’étonne Mama Agueh, ancien journaliste, secrétaire général de la Haac, par ailleurs formateur. Pour lui, la presse est envahie beaucoup plus par la communication que par l’information. « Ce sont les journalistes qui ont fait que la Haac est devenue la hache », explique-t-il parlant des manquements observés dans l’exercice du métier.
Mais, les aînés du métier qui s’y accrochent par passion et par vocation insistent sur le défi de positionnement dans l’espace social qui doit faire du journaliste un informateur et non un communicant. En dehors de la corruption, les anciens avertissent que le plus grand défi qui se présente actuellement est la fracture numérique. Ce qui risque, affirme Mama Agueh, d’affecter les manières de produire des reportages et les manières d’exercer même le métier, etc. seront remises en cause.
Nouveau dispositif de détection des conducteurs «soûlards», alcootest numérique[/caption]La Police républicaine est en guerre contre l’abus d’alcool sur les axes routiers. Le directeur général de cette institution a présenté le nouveau dispositif de détection des conducteurs «soûlards» en annonçant une répression systématique qui démarre ce week-end au niveau des carrefours des grandes villes du Bénin. Néanmoins, des clarifications s’imposent.
La répression contre la conduite en «état d’ivresse» sera accentuée dès ce week-end sur les axes routiers. Les éléments de la Police républicaine déploieront le nouveau dispositif de contrôle du taux d’alcool dans le sang au niveau des carrefours. Il s’agit d’alcotest numérique, un petit appareil efficace, selon le directeur général de la Police républicaine, l’inspecteur général de police, Nazaire Hounnonkpè. D’après lui, l’alcotest permettra non seulement de contrôler de façon systématique l’abus de l’alcool au volant, mais également d’éviter les éventuelles contestations.
Dans le cas des radars mobiles acquis pour contrôler les vitesses sur les routes, une séance de sensibilisation a été faite à l’endroit des conducteurs. En ce qui concerne l’alcotest, on aurait pu procéder de la même manière, pour éviter tout effet de surprise aux conducteurs. « Si l’outil n’est pas performant, il peut y avoir des contestations. Mais avec les alcotests électroniques qui donneront avec précision le taux d’alcool dans le sang, il n’y aura pas de contestation », a rassuré le directeur général de la Police républicaine. « Dès qu’on vous prend, il n’y aura pas de contestation et vous allez subir la rigueur de la loi », déclare-t-il. Insistant sur la répression, l’ancien conseiller technique à la sécurité du chef de l’Etat confie : « Nous ne serons pas découragés, nous allons assurer votre sécurité même contre votre volonté ».
Les citoyens doivent s’attendre désormais à rencontrer les policiers sur leurs routes les jours de manifestation comme le directeur général de la police républicaine l’a martelé : « Les week-ends, toutes les fois que la police sera informée qu’il y a cérémonie, enterrement, nous allons prendre d’assaut les axes routiers et les contrôles seront systématiques ».
Nazaire Hounnonkpè a indiqué que c’est une manière spéciale d’aider les Béninois à faire d’économie au lieu d’aller gaspiller de l’argent dans les boissons, surtout lors des cérémonies funéraires.
La police, pour éviter toute controverse, devra élucider quelques préoccupations susceptibles de créer de tension. Quel est le taux normal d’alcool admis lorsqu’on est au volant? Que dit la réglementation en vigueur sur l’usage d’alcool lors des manifestations ? Autant de questions dont les réponses sont nécessaires pour la compréhension des citoyens en ce qui concerne cette réforme.
Par ailleurs, les usagers de la route peuvent-ils avoir l’assurance que les tubes des différents alcotests sont systématiquement remplacés après usage. C’est aussi une grande préoccupation face à la propension de maladies contagieuses, lorsqu’on sait que chaque conducteur va souffler dans le matériel, qui affichera le taux d’alcool présent dans son sang.
Photo de famille des athlètes béninois présents à Alger[/caption]Les 3es jeux africains de la jeunesse ont démarré ce mercredi à Alger. Ils sont ouverts aux jeunes athlètes ayant entre 14 et18 ans et sont qualificatifs pour les jeux olympiques de la jeunesse qui vont se dérouler à Buenos-Aîres en Argentine du 6 au 18 octobre prochain.
Seront qualifiés pour participer à ces jeux 3000 filles et garçons âgés de 14 à 18 ans venus de cinquante-quatre pays
La cérémonie d’ouverture des troisièmes jeux africains de la jeunesse qui se déroulent du 18 au 28 juillet 2018 a eu lieu ce mercredi à Alger. Ces jeux dont la première édition a eu lieu à Rabat aub Maroc en 2010 sont qualificatifs pour les jeux olympiques de la jeunesse.
L’Afrique accueillira les jeux de 2022. Quatre villes sont candidatées pour son organisation. Il s’agit de Abuja, Dakar, Gaborone et Tunis.
Le Bénin est représenté à Alger par une délégation de 24 athlètes entièrement habillés par le comité national olympique et sportif du Bénin lors de la cérémonie d’ouverture ce mercredi.
discours du gouverneur Vicentia BOCO[/caption]Le Bénin vient de franchir un pas de gant dans le lionisme international. Il est devenu un district à part entière avec un gouverneur à sa tête : Vicentia Boco. De retour de la 101e Convention de l’association tenue à Las Vegas, le nouveau gouvernement a été accueilli et célébré par les siens avec les honneurs dus à son rang et à sa charge. Pour elle et pour l’ensemble des Lions du Bénin, c’est une nouvelle page qui s’ouvre désormais.
Le Bénin a accédé, grâce au dynamisme de ses clubs Lions au rang de district : le district 403 A4 avec à sa tête, le professeur Vicentia Boco comme gouverneur. En plus d’être inédit, l’évènement est historique et fera date dans l’histoire du lionisme mondial. C’est sans doute la raison pour laquelle les clubs Lions du Bénin ont voulu marquer d’un sceau spécial l’évènement. Le nouveau gouverneur, rentré fraichement de la 101è Convention de l’association à Las Vegas s’est vu honorer par les siens, mercredi 18 juillet dernier à l’hôtel Azalaï de Cotonou.
Salle comble, Lions et Léo richement habillés, animation, chants, danses et surtout une occasion pour louer les mérites du nouveau gouverneur… Les Lions n’ont pas fait les choses à moitié. Ce qu’ils ont surtout célébré, c’est le fait d’avoir des rêves et la folle d’en réaliser quelques-uns. Pour eux, cette cérémonie d’accueil et d’installation de Vicentia Boco, désormais gouverneur de district en plus d’être un rêve concrétisé traduit surtout le dynamisme du mouvement Lions au Bénin. Le représentant des présidents de régions, Blaise Ayivi, a tout particulièrement insisté l’honneur et la fierté que ressentent tous les clubs Lions et Léo du fait de cette ascension du nouveau gouvernement qu’il a qualifié de « battante ». Il insistera également sur l’opportunité d’apprentissage à la société et à la vie que représente le lionisme.
Lequel gouverneur avec la verve qu’on lui connaît s’est appliqué à projeter ce que sera son mandat à la tête du district 403 A4. Un mandat qui, annonce Vicentia Boco, permettra de partager les expériences pour montrer les capacités transformatrices des Lions sur la société. La lutte contre le diabète figure également en bonne place dans le plan d’action du gouverneur. Elle pense aussi faire accroître l’émergence des femmes à travers de nouvelles voies. « Le navire ne chavirera pas si vous continuez à me faire confiance», promet-elle, assurant qu’elle fera du 403 A4, « un district de référence » pour valoriser l’accession du Bénin à ce rang. Autre point fort de son action, c’est développer les effectifs du lionisme et garder très actifs les membres actuels. Vicentia Boco entend au cours de son mandat mettre un point d’honneur sur la question de la formation et travailler ensemble avec ses pairs pour que les Lions africains accèdent à des postes de responsabilité à l’international.
Née le 22 janvier 1949 à
Natitingou, Vicentia Boco est professeur titulaire et auteure de plusieurs publications sur l’imagerie médicale. Mère de trois enfants et grand-mère comblée de six petits-fils, elle est entrée dans le lionisme en 1989 par le club Cotonou Tanekas. Elle est marraine de onze lions dans son club.
Mettre les apprenants au parfum des mécanismes du marché financier régional[/caption]Le Conseil régional de l’épargne publique et du marché financier (Crepmf) entend désormais orienter ses actions prioritaires vers de grands axes de développement. Ces actions ont été dévoilées, ce jeudi 19 juillet à Cotonou, à la faveur d’une rencontre d’information et de sensibilisation organisée à l’intention des étudiants de l’Ecole nationale d’économie appliquée et de management, de l’Ecole nationale d’administration et de magistrature et des grandes écoles et instituts universitaires du Bénin.
Des études récentes ont démontré que le marché financier régional reste méconnu du grand public. Ce qui se traduit par une sous-information importante du public sur le marché financier et une méconnaissance de ses produits ; puis une très faible connaissance des mécanismes de fonctionnement de l’appel public à l’épargne et du placement privé. C’est dans ce contexte que le Conseil régional de l’épargne publique et des marchés financiers (Crepmf) a décidé de renforcer sa communication institutionnelle vis-à-vis du public.
La rencontre d’information et de sensibilisation organisée, ce jeudi à Cotonou, fait suite à celles organisées à Ouagadougou au Burkina Faso et à Dakar au Sénégal. Elle a permis d’entretenir les étudiants de l’Ecole nationale d’économie appliquée et de management (Eneam), de l’Ecole nationale d’administration et de magistrature (Enam) et des étudiants des grandes écoles et instituts du Bénin sur le marché financier régional, son organisation, son évolution, ses perspectives et opportunités.
A la cérémonie d’ouverture de la rencontre, le président du Crepmf, Mamadou Ndiaye, a rappelé que les performances du marché financier régional, bien qu’en progression, restent encore modestes au regard des enjeux de développement des économies des pays de l’Union monétaire ouest-africaine (Umoa). Selon lui, depuis son démarrage en 1998, jusqu’à fin 2017, le marché financier régional a permis de mobiliser plus de 7 500 milliards de francs Cfa. Sur la seule année 2017, poursuit-il, le montant des émissions du marché primaire s’est élevé à environ 1 396 milliards de francs Cfa effectivement mobilisés.
Pour sa part, souligne-t-il, la Bourse régionale des valeurs mobilières (Brvm) a affiché au 30 juin 2018, une capitalisation boursière totale de 9 461 milliards de francs Cfa, soit environ 15 % du Produit intérieur brut (Pib) de l’union.
Malgré les efforts consentis pour la promotion du marché financier régional par les autorités, le président du Crepmf regrette que les entreprises publiques comme privées hésitent encore à s’adresser à ce marché pour financer les investissements. Et pourtant, selon les estimations, un potentiel d’épargne de près de 500 milliards de francs Cfa est disponible dans la sous-région chaque année. Une épargne qui ne demande qu’à être mobilisée, sans compter les investisseurs étrangers qui s’intéressent de plus en plus à ce marché financier régional compte tenu des niveaux de rémunération offerts et des enjeux de diversification des risques. C’est là un des défis que le Crepmf, selon lui, doit relever.
Défis
Pour relever ces défis pour le développement du marché financier régional, le Crepmf, selon son président, entend orienter en 2018 ses actions prioritaires vers de grands axes. Le premier grand axe est la protection de l’épargne des investisseurs par la mise en place d’un fonds de protection des épargnants. Le Crepmf entend organiser la vulgarisation de la culture boursière par la mise en place d’un dispositif de bourse en ligne ; la réduction des coûts des transactions à l’effet de rendre plus compétitif le marché financier régional et d’améliorer la mobilisation de l’épargne. Comme autres grands axes, il y a également le renforcement de la gouvernance sur le marché financier ; l’amélioration de l’attractivité du marché par l’harmonisation de la fiscalité des valeurs mobilières consacrée à travers une directive de l’Uemoa en date du 30 mars 2010. Il y a également l’amélioration du cadre réglementaire pour la promotion des instruments financiers, de la gestion collective et du capital-investissement et la confection de guides à l’attention des investisseurs et émetteurs et la couverture médiatique de différents événements.
Après avoir salué les efforts du Crepmf, le directeur de cabinet du ministre de l’Economie et des Finances, Servais Adjovi, a rappelé la situation macroéconomique de la sous-région ouest-africaine qui, depuis plus d’une décennie, est caractérisée par une croissance économique soutenue avec un taux d’inflation appréciable. Suite à cette analyse, le directeur de cabinet estime qu’il faut une diversification des sources de financement des économies des pays de l’union. Et dans cette diversification, il estime que le marché financier régional a un grand rôle à jouer et salue l’initiative du Crepmf dans sa politique de communication institutionnelle.
Certains députés, en séance au Parlement[/caption]Les députés ont entamé, ce jeudi 19 juillet, une session extraordinaire à la demande de quarante-sept d’entre eux. Mais ils sont tenus d’ouvrir bientôt une autre, cette fois-ci sollicitée par le gouvernement pour l’examen de trois dossiers urgents dont la proposition de loi portant enregistrement à titre dérogatoire à l’état civil.
L’examen de trois dossiers législatifs semble préoccuper actuellement le gouvernement. Il s’agit du projet de loi portant autorisation de ratification de l’accord de financement signé le 19 avril dernier, entre la République du Bénin et le Fonds nordique de développement (Ndf) dans le cadre du Projet d’investissement de résilience des zones côtières en Afrique de l’Ouest (Waka-Resip) et du projet de loi portant autorisation de ratification de l’accord de financement signé à Washington le 21 avril 2018 entre la République du Bénin et l’Association internationale de développement (Aid).
Le dernier dossier porte sur la proposition de loi portant enregistrement à titre dérogatoire à l’état civil. Le gouvernement vient de solliciter l’ouverture d’une session extraordinaire au Parlement pour l’examen de ces trois points. La correspondance du chef de l’Etat à cet effet a été lue à l’entame de la séance plénière inaugurale de la première session extraordinaire de l’année 2018 ouverte, ce jeudi 19 juillet, à la demande de quarante-sept députés qui sollicitent l’examen de la proposition de loi portant Charte des partis politiques au Bénin. Les trois dossiers du gouvernement ont été affectés aux commissions techniques pour étude au fond. Les deux accords de ratification ont été affectés à la commission des Finances et des Echanges tandis que le dossier de la proposition de loi portant enregistrement à titre dérogatoire à l’état civil a été transféré à la commission chargée des Lois par le président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji. Ce dernier texte, faut-il le rappeler, a été initié en mai dernier par le député Gérard Gbénontchi et quatorze autres de ses collègues du Bloc de la majorité parlementaire (Bmp). Le texte vise à donner des actes de naissance aux citoyens qui en sont dépourvus pour une raison ou une autre. Ceux-ci sont estimés à 2 277 795 personnes, au terme du Recensement administratif à vocation d’identification de la population (Ravip) qui a pris fin le 30 avril dernier, sur un total de 10 354 466 requérants enrôlés. Ces citoyens inexistants à l’état civil ont été enregistrés sur la base de témoignages ou avec la carte de la Liste électorale permanente informatisée (Lépi). Les témoignages ont été faits à travers des informations recueillies par trois personnes dont le chef de village ou de quartier de ville. Ces renseignements collectés sur un formulaire devraient aider plus tard à établir à ces citoyens un acte de naissance. La proposition de loi d’enregistrement à titre dérogatoire à l’état civil, composée de 20 articles, ambitionne de corriger cette situation pour permettre, si elle est adoptée, aux 2 277 795 citoyens déclarés sans jugement de bénéficier d’un acte de naissance, fût-il à titre exceptionnel. Le gouvernement fait désormais de l’examen de cette proposition de loi une priorité. C’est ce qui justifie certainement sa programmation parmi les trois dossiers inscrits à l’ordre du jour de la session extraordinaire qu’il vient de demander au Parlement, conformément à l’article 88 de la Constitution et l’article 5 du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale.
Les regards sont désormais tournés vers les députés pour connaître de l’issue de ces trois dossiers. La plénière d’hier a donné quelques jours aux commissions techniques saisies pour l’étude au fond de ces trois points. Si elles finissent tôt leurs travaux avant les quinze jours que dure la session extraordinaire ouverte hier, la plénière des députés a retenu de suspendre cette dernière et d’ouvrir la session extraordinaire sollicitée par le gouvernement afin de vite examiner les deux dossiers d’autorisation de ratification d’accords et la proposition de loi portant enregistrement à titre dérogatoire à l’état civil?
52 députés à l’ouverture de la première
session extraordinaire
La première session extraordinaire de l’année 2018 souhaitée par 47 députés a pu s’ouvrir ce jeudi 19 juillet, grâce à la présence de 52 députés. Le quorum de 42 députés était largement dépassé après contrôle de présence. Ce qui a permis au président de l’Assemblée nationale de lancer officiellement les travaux devant durer quinze jours au plus. Un seul point est inscrit à l’ordre du jour à savoir l’examen de la proposition de loi portant charte des politiques au Bénin.
La commission chargée des Lois saisie de l’étude au fond du dossier a sollicité un bout de temps pour apprêter le rapport sur le texte devant être examiné en plénière. Les députés ont décidé d’accorder jusqu’à lundi prochain, à la commission chargée des Lois présidée par le député Alexis Agbélessessi pour boucler ses travaux. Les députés se retrouvent mardi 24 juillet prochain pour examiner cette proposition de loi portant Charte des partis politiques au Bénin jugée nécessaire en vue des législatives de 2019.

La 25ème édition du Tournoi de la solidarité qui s’est tenue du 13 au 15 juillet au stade Charles de Gaulle de Porto-Novo a vu le Bénin survoler la compétition. Et ceci grâce aux talents de l’une de ses meilleures ambassadrices. Noelie Yarigo qui clame sa fierté d’être Béninoise et de toujours représenter son pays dans le monde grâce à l’athlétisme n’a pas cru mieux dire devant les performances de l’athlétisme béninois. « Je suis très heureuse d’avoir contribué au bon résultat de l’athlétisme béninois lors du tournoi de la solidarité à Porto-Novo le week-end passé avec 3 médailles d'Or au 800m ; 4x100m et au 4x400m, une compétition qui a réuni 4 pays de la sous-région à savoir le Bénin, le Togo, le Niger et le Mali», réagit-elle sur sa page facebook.
Elle justifie sa présence à de tels rendez-vous en dépit de son statut international par son attachement à ses racines. « Je n’oublie pas d’où je viens et c’est un vrai plaisir de motiver mes frères et sœurs d’œuvrer pour l’athlétisme du Bénin», défend-elle, tout en réitérant son faible pour l’engagement et la discipline. « La peur n'existe que dans la tête des faibles », se convainc-t-elle.
Sports 20 juil. 2018