La Nation Bénin...
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Mettre les apprenants au parfum des mécanismes du marché financier régional[/caption]Le Conseil régional de l’épargne publique et du marché financier (Crepmf) entend désormais orienter ses actions prioritaires vers de grands axes de développement. Ces actions ont été dévoilées, ce jeudi 19 juillet à Cotonou, à la faveur d’une rencontre d’information et de sensibilisation organisée à l’intention des étudiants de l’Ecole nationale d’économie appliquée et de management, de l’Ecole nationale d’administration et de magistrature et des grandes écoles et instituts universitaires du Bénin.
Des études récentes ont démontré que le marché financier régional reste méconnu du grand public. Ce qui se traduit par une sous-information importante du public sur le marché financier et une méconnaissance de ses produits ; puis une très faible connaissance des mécanismes de fonctionnement de l’appel public à l’épargne et du placement privé. C’est dans ce contexte que le Conseil régional de l’épargne publique et des marchés financiers (Crepmf) a décidé de renforcer sa communication institutionnelle vis-à-vis du public.
La rencontre d’information et de sensibilisation organisée, ce jeudi à Cotonou, fait suite à celles organisées à Ouagadougou au Burkina Faso et à Dakar au Sénégal. Elle a permis d’entretenir les étudiants de l’Ecole nationale d’économie appliquée et de management (Eneam), de l’Ecole nationale d’administration et de magistrature (Enam) et des étudiants des grandes écoles et instituts du Bénin sur le marché financier régional, son organisation, son évolution, ses perspectives et opportunités.
A la cérémonie d’ouverture de la rencontre, le président du Crepmf, Mamadou Ndiaye, a rappelé que les performances du marché financier régional, bien qu’en progression, restent encore modestes au regard des enjeux de développement des économies des pays de l’Union monétaire ouest-africaine (Umoa). Selon lui, depuis son démarrage en 1998, jusqu’à fin 2017, le marché financier régional a permis de mobiliser plus de 7 500 milliards de francs Cfa. Sur la seule année 2017, poursuit-il, le montant des émissions du marché primaire s’est élevé à environ 1 396 milliards de francs Cfa effectivement mobilisés.
Pour sa part, souligne-t-il, la Bourse régionale des valeurs mobilières (Brvm) a affiché au 30 juin 2018, une capitalisation boursière totale de 9 461 milliards de francs Cfa, soit environ 15 % du Produit intérieur brut (Pib) de l’union.
Malgré les efforts consentis pour la promotion du marché financier régional par les autorités, le président du Crepmf regrette que les entreprises publiques comme privées hésitent encore à s’adresser à ce marché pour financer les investissements. Et pourtant, selon les estimations, un potentiel d’épargne de près de 500 milliards de francs Cfa est disponible dans la sous-région chaque année. Une épargne qui ne demande qu’à être mobilisée, sans compter les investisseurs étrangers qui s’intéressent de plus en plus à ce marché financier régional compte tenu des niveaux de rémunération offerts et des enjeux de diversification des risques. C’est là un des défis que le Crepmf, selon lui, doit relever.
Défis
Pour relever ces défis pour le développement du marché financier régional, le Crepmf, selon son président, entend orienter en 2018 ses actions prioritaires vers de grands axes. Le premier grand axe est la protection de l’épargne des investisseurs par la mise en place d’un fonds de protection des épargnants. Le Crepmf entend organiser la vulgarisation de la culture boursière par la mise en place d’un dispositif de bourse en ligne ; la réduction des coûts des transactions à l’effet de rendre plus compétitif le marché financier régional et d’améliorer la mobilisation de l’épargne. Comme autres grands axes, il y a également le renforcement de la gouvernance sur le marché financier ; l’amélioration de l’attractivité du marché par l’harmonisation de la fiscalité des valeurs mobilières consacrée à travers une directive de l’Uemoa en date du 30 mars 2010. Il y a également l’amélioration du cadre réglementaire pour la promotion des instruments financiers, de la gestion collective et du capital-investissement et la confection de guides à l’attention des investisseurs et émetteurs et la couverture médiatique de différents événements.
Après avoir salué les efforts du Crepmf, le directeur de cabinet du ministre de l’Economie et des Finances, Servais Adjovi, a rappelé la situation macroéconomique de la sous-région ouest-africaine qui, depuis plus d’une décennie, est caractérisée par une croissance économique soutenue avec un taux d’inflation appréciable. Suite à cette analyse, le directeur de cabinet estime qu’il faut une diversification des sources de financement des économies des pays de l’union. Et dans cette diversification, il estime que le marché financier régional a un grand rôle à jouer et salue l’initiative du Crepmf dans sa politique de communication institutionnelle.
Certains députés, en séance au Parlement[/caption]Les députés ont entamé, ce jeudi 19 juillet, une session extraordinaire à la demande de quarante-sept d’entre eux. Mais ils sont tenus d’ouvrir bientôt une autre, cette fois-ci sollicitée par le gouvernement pour l’examen de trois dossiers urgents dont la proposition de loi portant enregistrement à titre dérogatoire à l’état civil.
L’examen de trois dossiers législatifs semble préoccuper actuellement le gouvernement. Il s’agit du projet de loi portant autorisation de ratification de l’accord de financement signé le 19 avril dernier, entre la République du Bénin et le Fonds nordique de développement (Ndf) dans le cadre du Projet d’investissement de résilience des zones côtières en Afrique de l’Ouest (Waka-Resip) et du projet de loi portant autorisation de ratification de l’accord de financement signé à Washington le 21 avril 2018 entre la République du Bénin et l’Association internationale de développement (Aid).
Le dernier dossier porte sur la proposition de loi portant enregistrement à titre dérogatoire à l’état civil. Le gouvernement vient de solliciter l’ouverture d’une session extraordinaire au Parlement pour l’examen de ces trois points. La correspondance du chef de l’Etat à cet effet a été lue à l’entame de la séance plénière inaugurale de la première session extraordinaire de l’année 2018 ouverte, ce jeudi 19 juillet, à la demande de quarante-sept députés qui sollicitent l’examen de la proposition de loi portant Charte des partis politiques au Bénin. Les trois dossiers du gouvernement ont été affectés aux commissions techniques pour étude au fond. Les deux accords de ratification ont été affectés à la commission des Finances et des Echanges tandis que le dossier de la proposition de loi portant enregistrement à titre dérogatoire à l’état civil a été transféré à la commission chargée des Lois par le président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji. Ce dernier texte, faut-il le rappeler, a été initié en mai dernier par le député Gérard Gbénontchi et quatorze autres de ses collègues du Bloc de la majorité parlementaire (Bmp). Le texte vise à donner des actes de naissance aux citoyens qui en sont dépourvus pour une raison ou une autre. Ceux-ci sont estimés à 2 277 795 personnes, au terme du Recensement administratif à vocation d’identification de la population (Ravip) qui a pris fin le 30 avril dernier, sur un total de 10 354 466 requérants enrôlés. Ces citoyens inexistants à l’état civil ont été enregistrés sur la base de témoignages ou avec la carte de la Liste électorale permanente informatisée (Lépi). Les témoignages ont été faits à travers des informations recueillies par trois personnes dont le chef de village ou de quartier de ville. Ces renseignements collectés sur un formulaire devraient aider plus tard à établir à ces citoyens un acte de naissance. La proposition de loi d’enregistrement à titre dérogatoire à l’état civil, composée de 20 articles, ambitionne de corriger cette situation pour permettre, si elle est adoptée, aux 2 277 795 citoyens déclarés sans jugement de bénéficier d’un acte de naissance, fût-il à titre exceptionnel. Le gouvernement fait désormais de l’examen de cette proposition de loi une priorité. C’est ce qui justifie certainement sa programmation parmi les trois dossiers inscrits à l’ordre du jour de la session extraordinaire qu’il vient de demander au Parlement, conformément à l’article 88 de la Constitution et l’article 5 du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale.
Les regards sont désormais tournés vers les députés pour connaître de l’issue de ces trois dossiers. La plénière d’hier a donné quelques jours aux commissions techniques saisies pour l’étude au fond de ces trois points. Si elles finissent tôt leurs travaux avant les quinze jours que dure la session extraordinaire ouverte hier, la plénière des députés a retenu de suspendre cette dernière et d’ouvrir la session extraordinaire sollicitée par le gouvernement afin de vite examiner les deux dossiers d’autorisation de ratification d’accords et la proposition de loi portant enregistrement à titre dérogatoire à l’état civil?
52 députés à l’ouverture de la première
session extraordinaire
La première session extraordinaire de l’année 2018 souhaitée par 47 députés a pu s’ouvrir ce jeudi 19 juillet, grâce à la présence de 52 députés. Le quorum de 42 députés était largement dépassé après contrôle de présence. Ce qui a permis au président de l’Assemblée nationale de lancer officiellement les travaux devant durer quinze jours au plus. Un seul point est inscrit à l’ordre du jour à savoir l’examen de la proposition de loi portant charte des politiques au Bénin.
La commission chargée des Lois saisie de l’étude au fond du dossier a sollicité un bout de temps pour apprêter le rapport sur le texte devant être examiné en plénière. Les députés ont décidé d’accorder jusqu’à lundi prochain, à la commission chargée des Lois présidée par le député Alexis Agbélessessi pour boucler ses travaux. Les députés se retrouvent mardi 24 juillet prochain pour examiner cette proposition de loi portant Charte des partis politiques au Bénin jugée nécessaire en vue des législatives de 2019.

La 25ème édition du Tournoi de la solidarité qui s’est tenue du 13 au 15 juillet au stade Charles de Gaulle de Porto-Novo a vu le Bénin survoler la compétition. Et ceci grâce aux talents de l’une de ses meilleures ambassadrices. Noelie Yarigo qui clame sa fierté d’être Béninoise et de toujours représenter son pays dans le monde grâce à l’athlétisme n’a pas cru mieux dire devant les performances de l’athlétisme béninois. « Je suis très heureuse d’avoir contribué au bon résultat de l’athlétisme béninois lors du tournoi de la solidarité à Porto-Novo le week-end passé avec 3 médailles d'Or au 800m ; 4x100m et au 4x400m, une compétition qui a réuni 4 pays de la sous-région à savoir le Bénin, le Togo, le Niger et le Mali», réagit-elle sur sa page facebook.
Elle justifie sa présence à de tels rendez-vous en dépit de son statut international par son attachement à ses racines. « Je n’oublie pas d’où je viens et c’est un vrai plaisir de motiver mes frères et sœurs d’œuvrer pour l’athlétisme du Bénin», défend-elle, tout en réitérant son faible pour l’engagement et la discipline. « La peur n'existe que dans la tête des faibles », se convainc-t-elle.
Sports 20 juil. 2018

Alors que se déroulait la phase écrite de l’examen du baccalauréat, des responsables de certaines universités privées du Bénin usent déjà d’ingéniosité pour attirer vers leurs établissements, les potentiels futurs étudiants. Ils ont envoyé, depuis ce mercredi matin dans les centres d’examen, des groupuscules d’étudiants, les bras chargés de prospectus à distribuer aux candidats.
Leur objectif, a rapporté une étudiante d’une université privée en pleine campagne, rencontrée au collège Père Aupiais à Cotonou, est d’anticiper sur la campagne d’inscription avant les résultats du bac pour vendre auprès des candidats l’image et le label de son université.
Ainsi, dans la cour du collège Père Aupiais, malgré le refus des autorités de ce collège de laisser dérouler cette campagne en plein examen, subrepticement, un groupuscule d’étudiants, le sac en bandoulière et les bras portant des prospectus vont et viennent. Ces derniers accostent les candidats au seuil du collège, échangent en quelques minutes avec eux, leur remettent les prospectus et leur demandent d’émarger sur un document. La campagne se déroule sans bruit. Les candidats aussi, heureux de se voir porter vers eux les représentants des universités privées, leurs probables destinations après la réussite au bac, ne résistent pas à l’opération de charme. En dehors de l’université de cet établissement, d’autres battent également sans bruit cette campagne de charme. Sur le prospectus de l’une de ces universités, on pouvait lire, chaque étudiant inscrit reçoit un ordinateur et un diplôme reconnu au niveau national et par le Cames.
Cette campagne se déroule tous les ans, a confié la même source. Toujours selon elle, cette campagne va se dérouler jusqu’à la fin des épreuves écrites du baccalauréat et se poursuivre pendant les épreuves sportives et orales. La messagère dudit établissement a révélé que cette initiative offre à leur université l’opportunité d’accroître, tous les ans, l’effectif de ses étudiants.
Avec la prolifération des universités privées au Bénin, les offres de formation ne restent plus, comme jadis, dans les quatre murs de ces universités. Elles se portent vers les populations cibles. Les responsables de ces universités privées ne croisent plus les bras pour attendre que les étudiants viennent vers eux. Ils se battent bec et ongle pour arracher leur part du marché de la demande de formation.
Société 19 juil. 2018

Les cadres de la direction de l’Elevage ont été familiarisés à l’utilisation de Systèmes d’information géographique (SIG) et de la télédétection pour développer de telles applications. C’est à la faveur d’une formation animée à leur intention par l’agronome et spécialiste en SIG et télédétection, Dr Adi Mama, du 10 au 13 juillet dernier à la salle de conférences de la Représentation de l’Organisation des Nations Unies (Fao) au Bénin à Cotonou, dans le cadre du projet TCP/BEN/3608 «Appui au Développement de l’Elevage à travers l’amélioration de l’Alimentation Animale».
Source : FAO
Comment quantifier les ressources pastorales d’une région ou de l’ensemble du Bénin et planifier leur gestion à partir des données de Systèmes d’information géographique (SIG) et de la télédétection ? De façon spécifique, comment identifier les axes et les zones de concentration de la transhumance bovine, évaluer la biomasse et la végétation disponibles selon les saisons climatiques, et évaluer la capacité de charge des différentes régions du Bénin? Telles sont les problématiques quoi étaient au cœur de la formation à l’intention des cadres de la direction de l’Elevage. Elle a été animée par l’agronome et spécialiste en SIG et télédétection, Dr Adi Mama, du 10 au 13 juillet dernier à la salle de conférences de la Représentation de l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’agriculture au Bénin (Fao) à Cotonou.
Essentiellement pratique, la formation a permis à une vingtaine de responsables des différents services de la direction de l’Elevage au ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche d’acquérir les bases théoriques et pratiques liées aux Systèmes d’information géographique (SIG) et à la télédétection satellitaire. Plusieurs logiciels ont été installés et leurs manipulations enseignées. Ainsi, les participants ont appris à relever les coordonnées d’un point géographique, à faire le traking d’une aire géographique, mesurer les superficies d’une aire géographique donnée, télécharger les données sur la végétation, les interpréter et les représenter sous forme de carte, ainsi que l’utilisation et quelques traitements des images satellitaires. Ils ont surtout appréhendé les opportunités qu’offrent les SIG et la télédétection en matière de production de données géo-référencées sur les ressources naturelles et de planification de leur utilisation. « A partir des données issues des SIG et de la télédétection, on peut calculer en poids et en superficie la biomasse et le couvert végétal disponibles pour le pâturage des animaux ; les axes et villages de concentration de la transhumance bovine peuvent être identifiés et suivis ; les effectifs d’ovins, bovins, de volailles et autres animaux peuvent être connus et suivis ; le potentiel en ressources végétales, animales et en ce qui concerne l’ensemble des ressources naturelles peut être évalué pour chaque commune, département ou l’ensemble du pays », a souligné le formateur, Dr Adi Mama, chercheur en Agronomie et spécialiste en SIG et télédétection. « D’autres applications de la télédétection et des SIG peuvent être développées pour aider dans leurs missions les différents services de la Direction de l’Elevage», a-t-il poursuivi. « Avec les logiciels de SIG et de télédétection, une cellule peut être créée par exemple à la direction de l’Elevage pour produire de façon régulière des données sur les ressources animales, la végétation ou d’autres domaines liés à ses activités», a-t-il suggéré.
Pour le directeur de la ferme de l’Okpara, Byll Orou Kpérou Gado, la formation en SIG et télédétection va surtout aider à maîtriser les limites de l’exploitation, d’une superficie de 33 000 ha dans la commune de Tchaourou, afin de faire face aux litiges fonciers avec les riverains et aux vols de bétail. « Nous allons pouvoir identifier correctement les coordonnées géographiques de la ferme et préserver les ressources de ce patrimoine de l’Etat créé depuis 1952 », a-t-il promis, au terme de l’atelier de formation.
Le coordonnateur du projet TCP/BEN/3608, Basile Oké, chef service à la direction de l’Elevage, chargé de la Promotion des filières, renchérit en précisant que la formation, intervenue quelques jours après le vote du Code pastoral qui prescrit à l’Etat d’évaluer chaque année la capacité du pays avant la campagne de transhumance, permettra à la direction de l’Elevage à travers la télédétection d’apprécier la capacité de charge des régions et du pays. « Cet atelier est venu à point nommé puisque la direction de l’Elevage peut désormais produire, tel que recommandé par le formateur, des données de façon périodique sur l’évolution du couvert végétal et déterminer les capacités de charges des différentes régions et le nombre de transhumants étrangers que le pays peut accueillir », a-t-il souligné.
Exécuté par la Fao au Bénin depuis novembre 2017, le projet TCP/BEN/3608 « Appui au Développement de l’Elevage à travers l’amélioration de l’alimentation animale » vise l’amélioration de l’accès des petits producteurs aux aliments pour animaux à travers une bonne valorisation des résidus agricoles et sous-produits agro-industriels en alimentation animale.
Serge Milo Konan[/caption]En marge du séminaire de présentation de la nouvelle application « Office 365 », le directeur des opérations commerciales de Cfao Technologies, l’expert sénior, Serge Milo Konan déclare que le travail collaboratif est un enjeu économique et que le monde est en train de changer. Les grandes entreprises ne doivent plus rester dans un système classique, soutient-il.
La Nation : Monsieur Serge Milo Konan lors de la présentation de l’application Office 365, vous avez déclaré que le travail collaboratif est un enjeu économique qui conduit à la route de productivité. Qu’est-ce que cela veut dire concrètement ?
Serge Milo Konan : Le travail collaboratif aujourd’hui est un véritable enjeu économique parce que lors du forum économique dernièrement, il a été mentionné que les grandes entreprises qui ne veulent pas changer leurs habitudes vont mourir aux dépens des jeunes entreprises qui sont, elles, beaucoup plus innovantes, beaucoup plus collaboratives, axées sur de nouvelles solutions qui permettent entre autres de pouvoir casser les lignes. Je prends une entreprise quelconque qui avait certaines habitudes. Il faut forcément que les employés aillent au bureau, il faut forcément que les employés viennent à 8 h afin de pouvoir être payés, etc. Oui c’est bien, ça a fait la fierté de nos différentes entreprises, ça a fait la fierté de nos différents Etats. Mais, aujourd’hui, il y a des exemples, il y a des cas très pratiques, il y a de jeunes entreprises, vous imaginez des entreprises comme Facebook, Google ou Microsoft, où les employés ne vont plus au travail chaque jour. L’employeur arrive à contrôler, à suivre le travail de ses employés à partir de certains outils, à partir de certaines solutions telles que les solutions que nous sommes en train de mentionner aujourd’hui, à savoir « Office 365 ». Il faut savoir que ces solutions vont permettre de pouvoir collaborer en temps réel, communiquer en temps réel et suivre le travail de vos différents collaborateurs à partir de différents tableaux de bord en temps réel. Ça fait que l’employé, quand il est en train de travailler à la maison, il peut communiquer avec son patron. Et le patron lui-même peut suivre le travail qu’il est en train de faire sans problème. C’est important pour l’employé de se sentir rassuré.
Et comment contrôler l’employé dans ces conditions ?
Aujourd’hui, le management où on poursuivait l’employé, où on suivait l’employé : fais ceci, fais cela, crée de la crispation et démotive les différentes équipes. Si vous permettez à l’employé d’envoyer son travail de la maison, vous verrez que cet employé sera quatre fois plus productif que l’employé qui arrive au bureau chaque matin à 8 h et qui finit à 17 h pour aller à la maison. Vous lui demandez de faire quelque chose, il vous dira : « Vous m’avez demandé de venir à 8 h je suis venu ; j’ai fini mon travail à 17 h et je suis sorti donc je ne suis plus obligé de travailler en dehors des heures convenues». Et comme ça, le travail est bloqué et si vous n’utilisez pas des systèmes qui vous permettent d’aller plus vite, vous allez voir que les petites entreprises qui utilisent de ces solutions qui permettent de travailler 24 sur 24 h, 365 jours sur 365, seront beaucoup plus réactives et vont avoir un volume de marché beaucoup plus important que vous et vous serez surpris.
Mais avec l’esprit « bureaucrate » de l’Africain et plus particulièrement dans le contexte béninois aujourd’hui, pensez-vous que ce système puisse marcher ?
Nous sommes optimistes en quelque sorte. Je pense que progressivement nous sommes en train de casser les lignes. Il faudrait qu’on amène nos différents Etats à comprendre que le monde est en pleine mutation et qu’on doit s’adapter. Je pense que ce sont des solutions qui peuvent vraiment conduire nos entreprises loin et je pense même que ces méthodes sont beaucoup plus intéressantes que les méthodes classiques.
Est-ce que ce n’est pas une manière de faire disparaître les grandes entreprises, en faveur de ce que nous appelons aujourd’hui les start up ?
Non, au contraire ! Je pense que tout ça c’est dans un contexte économique mondial. L’économie change, le monde est en train de changer puis on est dans un contexte où les grandes entreprises ne doivent plus rester dans un système classique où elles avaient le monopole total en quelque sorte. Nous sommes dans un monde aujourd’hui où la demande est vraiment grandissante et il faudrait que l’offre s’aligne à cette demande-là. Et si les grandes entreprises, à un moment donné, comprennent qu’elles ne peuvent plus satisfaire à ces demandes, franchement, il va y avoir de l’émergence. Donc, il y a des start up qui vont voir le jour, et il faudra qu'elles deviennent de grandes entreprises afin d’aider même l’économie de nos Etats. Ce système-là aide nos différentes économies en quelque sorte et l’économie même de nos Etats, parce qu’une entreprise qui se crée, va payer des impôts et des taxes, va embaucher des gens et plus elle grandit, plus les taxes montent et plus elle embauche.
Comment l’Etat peut-il contrôler ces genres d’entreprises ?
En Côte d’Ivoire par exemple, on a créé ce qu’on appelle le guichet unique, on a des structures telles que le Cepici (Centre de promotion des investissements en Côte d'Ivoire) et à un moment donné, notre gouvernement a motivé les différents acteurs à déclarer leurs différentes entreprises afin de bénéficier de certaines facilités. Ils ont créé ce qu’on appelle des canaux pour amener ces jeunes entreprises à se développer plus facilement. Je sais que ce n’est pas vraiment facile parce que ces petites entreprises ont beaucoup de problèmes surtout financiers, et je pense que c’est des points sur lesquels nos différents Etats sont en train de travailler afin d’aider ces entreprises. Quand on prend l’exemple de l’Europe, c’est des petites entreprises, c’est des Petites et moyennes entreprises (Pme) qui aujourd’hui contribuent à l’économie de ces pays, parce qu’à un moment donné ils ont su réguler, ils ont su encadrer ces petites entreprises là à monter. Ce sont ces entreprises qui deviennent des grosses entreprises à travers les filiales qu’elles créent ici. Je pense que nos Etats sont en train de faire le nécessaire et sont en train de tout mettre en œuvre afin d’encadrer les jeunes, car il faut le dire c’est la relève en quelque sorte. Non pas pour dire que nos grosses entreprises vont disparaître mais je pense qu’il leur faut un peu de motivation pour qu’elles puissent aussi changer et se développer.
Economie 19 juil. 2018
Les animateurs de la conférence de presse à la résidence de l'ambassadrice d'Afrique du Sud[/caption]Ce 18 juillet, a été célébrée la Journée internationale Nelson Mandela. Cette commémoration coïncide avec les 100 ans de naissance du héros de la lutte contre l’apartheid. De nombreuses activités ont été organisées par l’ambassade d’Afrique du Sud près le Bénin, dont des actes de bienfaisance, de volontarisme, pour rendre hommage à l’icône mondiale de la promotion de la paix.
Il y a cent ans, Nelson Rolihlahla Mandela de regrettée mémoire voyait le jour. Ce 18 juillet était donc la Journée internationale Nelson Mandela. Une journée célébrant l'ancien président de l'Afrique du Sud. Un peu partout dans le monde, des hommages sont rendus en l'honneur de l’icône mondiale de la paix. À Cotonou, le leader sud-africain et Prix Nobel de la paix, décédé à 95 ans, est honoré à travers une œuvre caritative au profit des enfants pensionnaires de l’Office central de protection des mineurs, de la famille et de la répression de la traite des êtres humains.
Outre ce geste de solidarité et de promotion de justice sociale, Noluthando Mayende-Sibiys, ambassadrice de l’Afrique du Sud près le Bénin, a animé une conférence de presse pour expliquer les motivations de cette célébration. Pour elle, cette célébration commémore surtout le centenaire du héros et promeut les valeurs de Nelson Mandela. À l’en croire, c’est pour honorer «les grands sacrifices qu'il a faits et son engagement inlassable pour améliorer la vie des plus vulnérables ».
Selon Mme Mayende-Sibiys, « Il n’y a pas une meilleure manière pour rendre hommage à ce grand humanitaire, défenseur de la liberté et des droits de l’homme». La diplomate se réjouit de la mobilisation des entreprises privées et autres partenaires de l’ambassade dont l’Unicef, etc. pour accompagner le projet.
Dépôts de fleurs à des lieux symboliques
La commémoration de la contribution de Nelson Mandela, militant de la cause anti-apartheid et premier président noir d'Afrique du Sud, à « la promotion d'une culture de paix » s’est également transportée sur des lieux qui symbolisent le nom de l’icône. «Tous les lieux qui portent le nom de Nelson Mandela sont identifiés pour qu’il y soit déposé des fleurs », souffle la chargée des relations publiques de l’ambassade de la nation arc-en-ciel.
Ainsi, le Boulevard Nelson Mandela, dans l’enceinte des villas Laïco et une grande salle de conférences d’un hôtel de la place, etc. ont reçu une gerbe de fleurs en hommage à l’icône. L’ambassadrice Mayende-Sibiys en compagnie du ministre des Affaires sociales et de la Microfinance, s’y est portée pour reconnaître le mérite des promoteurs de ces lieux qui immortalisent l’icône et y déposer aussi des fleurs.
La première célébration de la Journée internationale Nelson Mandela a eu lieu le 18 juillet 2010, date des 92 ans d'anniversaire du premier président noir de la nation Arc-en-ciel.
Galiou SOGLO[/caption]Le 25 août prochain, le Bénin aura un nouveau bureau pour la Fédération béninoise de football (Fbf). Une élection qui, si elle se tient, mettra sûrement fin à la longue crise qui a secoué cette instance et qui a abouti à la mise sur pied d’un bureau transitoire consensuel après une médiation menée de main de maître par le président de la République.
Le souhait d’une majorité des amis du cuir rond, et amoureux de football est de voir enfin à l’issue de cette élection notre football décoller après des années d’errements.
Après la mise sur pieds de la commission électorale et surtout la publication de sa feuille de route et l’annonce des conditions pour être candidat, les ambitions pour occuper le poste de président ont commencé par se dévoiler.
L’ancien président du club des requins de l’Atlantique, ancien ministre de la Jeunesse et des Sports et ancien député, Galiou Soglo, a annoncé son intention d’être candidat au poste de président de la Fédération béninoise de football. Une information qui a fait effet boom, puisqu’inattendue, car l’homme qui entre temps s’est investi dans la politique et l’agriculture, s’est fait oublier du monde sportif béninois.
Mais contre toute attente, il se lance dans cette bataille, par une tribune publiée sur sa page Facebook et dans laquelle il donne les raisons qui motivent sa décision.
Le candidat estime qu’il connaît tous les acteurs du foot béninois pour les avoir côtoyés pendant des années.
« Parce qu’étant aujourd’hui président d’aucun club de première et deuxième division, je vais être totalement impartial dans mes prises de décision, seul l’intérêt de tous les clubs va être mon intérêt premier. Je vais être à leur écoute et m’engage à organiser des rencontres périodiques afin de m’enquérir de leurs doléances ainsi que de leur faire part des activités de la FBF ». Voilà ce que promet ce potentiel candidat qui devra encore prouver qu’il remplit les conditions pour présenter un dossier qui répond aux critères énumérés dans le communiqué de la commission électorale de la Fbf. Un candidat neutre pourrait -on dire ?
Claude Azéma (à l'extrême gauche) satisfait du niveau d'organisation des master 1000 au Bénin[/caption]Le président de la Fédération mondiale des sports boules, président de la fédération internationale de pétanque et du jeu provençal (Fipjp), Claude Azéma, était ce mercredi 18 juillet, face aux différents acteurs impliqués dans l’organisation des prochains Masters 1000 qui auront lieu au Bénin en décembre 2018. Il avait à ses côtés le président de la Confédération africaine des sports boules, Idrissou Ibrahima.
Le président de la Fédération béninoise des sports boules et le président de la Confédération africaine des sports boules reçoivent, depuis quelques jours, la visite d’un hôte particulier. Il s’agit du président de la Fédération internationale de pétanque et du jeu provençal, Claude Azéma, arrivé au Bénin pour s’enquérir des dispositions prises et du niveau d’organisation des prochains Masters 1000 qui auront lieu à Cotonou en décembre prochain.
Le président de la Confédération africaine des sports boules, Idrissou Ibrahima, a affirmé que cette visite de Claude Azéma sera l’occasion pour lui de tenir une séance de travail avec ses hôtes pour discuter de certains sujets brûlants des sports boules au niveau de l’Afrique, notamment les prochains championnats qualificatifs qui auront lieu au Congo Brazzaville. La première édition de ces qualificatifs avait eu lieu au Bénin. Au cours de la séance de travail, les participants ont également discuté du prochain championnat du monde des sports boules qui aura lieu au Canada.
Idrissou Ibrahima rappelle que l’organisation de ce championnat a été une dispute entre le Bénin et le Canada. Car, selon lui, le dossier présenté par le Bénin était imbattable, mais malheureusement, certaines réalités du terrain ont fait que le Canada a été choisi.
Le Bénin a été choisi pour organiser en décembre prochain les Masters 1000 de pétanque qui regroupera des compétiteurs venus de plusieurs pays du monde.
Le président de la Confédération africaine des sports boules a rassuré que le Bénin a les appuis nécessaires pour que tout se passe bien. Pour sélectionner les pays participants, il y a des critères. Le classement mondial s’établit sur deux ans.
Le président Claude Azéma confirme que pour le championnat mondial, le Canada n’a pas été choisi sur dossier. Mais, le choix a été fait compte tenu de l’alternance des continents pour l’organisation, a-t-il laissé entendre.
Il pense que l’évènement qui a été trouvé pour consoler le Bénin sera réussi, pour être pérennisé. « L’évènement qui aura lieu au Bénin va servir d’usage à ce qui va se passer aux jeux olympiques », affirme-t-il.
Claude Azéma, se réjouit du constat fait qu’au Bénin, la pétanque et les sports boules ont un écho favorable. Il apprécie également la création d’une structure spéciale pour la gestion de l’évènement.
Il a annoncé que la compétition aura lieu sur le site Olympia sis à Wologuèdè, avant de mettre un accent sur la féminisation des sports boules sur le continent, avec la création d’un championnat d’Afrique de pétanque pour montrer que la discipline évolue bien.
Il est prévu pour ce jour l'investiture du président de la commission antidopage sera investi à Cotonou.
Plusieurs dossiers ont meublé la réunion mensuelle de la conférence administrative départementale de l’Ouémé au titre de juillet 2018[/caption]La réunion mensuelle de la Conférence administrative départementale de l’Ouémé au titre du mois de juillet 2018 s’est déroulée, ce mercredi 18 juillet. Les travaux conduits par le préfet Joachim Apithy, ont été délocalisés à Dangbo, pour la première fois.
Dangbo était à l’honneur ce mercredi 18 juillet. La commune a abrité la réunion mensuelle de la Conférence administrative départementale de l’Ouémé au titre du mois de juillet 2018. Cette rencontre statutaire a été présidée par le préfet Joachim Apithy qui a décidé de délocaliser, pour la première fois sous son mandat, les travaux habituellement tenus à la préfecture de Porto-Novo. Les assises ont eu lieu dans la salle de délibération de la mairie de Dangbo, avec la participation des directeurs départementaux des ministères sectoriels et autres responsables des offices et agences d’Etat au niveau du département fortement mobilisés.
A l’ouverture des travaux, le préfet de l’Ouémé a insisté sur l’importance de la réunion qui devra permettre d’examiner plusieurs points inscrits à l’ordre du jour. Lesquels concernent notamment la lecture, les amendements et l’adoption du compte rendu de la réunion du mercredi 20 juin dernier, le point de mise en œuvre des tâches et recommandations qui en sont issues, le point de consommation des crédits délégués au deuxième trimestre de l’année 2018, le point d’exécution des activités inscrites au Programme annuel d’assistance conseil 2018 et au Plan de travail annuel pour le compte du deuxième semestre de l’année 2018 à présenter par tous les directeurs départementaux et la présentation de la synthèse des travaux de pré-validation du Programme annuel d’assistance conseil 2019 et son adoption. Aussi, les participants ont également suivi une communication sur le thème : « Enjeux liés à l’implantation des sites radioélectriques et les préoccupations des populations relatives aux ondes électromagnétiques », présentée par des cadres de l’Autorité de régulation des communications électroniques et de la poste (Arcep-Bénin). Pour le préfet Joachim Apithy, ces différents points inscrits à l’ordre du jour de cette conférence administrative départementale témoignent de toute l’utilité des réunions mensuelles de la Conférence administrative départementale qui se tiennent au niveau de chacun des douze départements. Celles-ci, à en croire l’autorité préfectorale, obéit à la logique d’une double vision. D’abord, elles témoignent du souci permanent de rapprocher l’administration départementale des collectivités locales et des administrés, afin de renforcer la synergie d’actions au profit des communautés à la base. Les réunions mensuelles des Cad visent ensuite à rendre plus visible la mission obligatoire d’assistance-conseil collective qu’effectuent les cadres de la préfecture, les directeurs et chefs de services départementaux pour aider les autorités communales et municipales à mieux orienter leurs actions et activités au profit des populations bénéficiaires, indique le préfet Joachim Apithy. Raison pour laquelle, il a invité les participants à accorder un grand intérêt aux travaux et à faire des propositions pertinentes qui seront prises en compte pour un meilleur accompagnement du développement harmonieux des communes en particulier et de tout le département en général.
Mais avant le préfet de l’Ouémé, l’honneur est échu au maire de Dangbo de souhaiter la bienvenue à l’autorité préfectorale et à tous les autres membres de la Conférence administrative départementale. Mathias Kouwanou a remercié le préfet pour le choix porté sur sa commune parmi les neuf que compte le département pour abriter les travaux de cette conférence. Il a saisi l’occasion pour évoquer certains problèmes de la commune et espérer que la conférence puisse accoucher des propositions pertinentes pour un mieux-être de la population de Dangbo.