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Nouvelles

Portrait : Claude Djankaki, un conservateur des terroirs
Expert en décentralisation, Claude Djankaki se donne désormais comme mission d’emmener la nouvelle génération aux sources de la vie. Claude Djankaki. Une recherche sur Facebook renvoie à des occurrences infinies. En trombe, de longues files de recettes de grand-mère s’affichent en premier. C’est ce qui occupe l’expert en décentralisation, ces derniers temps. Pour les uns, il n’y a rien de scientifique à ce que prêche le sexagénaire qui totalise près de 36 000 abonnés, à la date du 10 février 2022. Pour les autres, la grande masse, ils n’ont d’yeux désormais que pour les recettes qu’il diffuse. Ces derniers, d’ici et d’ailleurs, publient à longueur de journée des témoignages, remerciements et « SOS ». «Je suis admiratif de votre don de soi et générosité, doyen », commente Armel Tagnon. En réalité, Claude Djankaki est un homme pour qui la cosmologie africaine a des vertus extraordinaires pour chasser toutes les ondes négatives et ouvrir les meilleures portes. «Comme l’avait dit Albert Einstein, l’expérience cosmique est la plus puissante et la plus noble ouvrière de la recherche scientifique », postait-il, dans la soirée du 5 janvier 2022. Modeste, l’homme n’a pas forcément conscience de ce qu'il incarne désormais. On se préoccupe de moins en moins de son savoir en finances publiques et en décentralisation. Les plantes et la spiritualité constituent désormais son champ d’expression. « En Afrique, nous avons des alternatives crédibles pour nous guérir, mais nous aimons tout diaboliser en nous faisant du mal. Le problème du mal développement de l’Afrique, c’est surtout quand la spiritualité des autres fait obstacle à la nôtre », avoue-t-il. Mais quoiqu’il devienne une espèce très sollicitée, l’apôtre du retour aux sources, a un passé édifiant que beaucoup ignorent. Djankaki, « en vrai » Qui est-il ? Un charlatan ? Un marabout ? Un prêtre du Fâ? Le 4 février 2022, Claude Djankaki nous accueille à Coussi dans la commune de Toffo, à 80 km de Cotonou. Sa demeure est un secret de Polichinelle. « Rassurez-vous, les yeux fermés, n’importe qui ici peut vous amener chez lui», déclarait quelques minutes plus tôt notre conducteur. Sur place, rien de fétichiste ; pas de cabinet de consultation non plus. Il nous fait entrer dans une demeure calme et moderne, au 1er étage. Le cadre ne trahit en rien sa passion pour les plantes et les savoirs ancestraux. Ce jour-là, il avait un œil dans un programme télé et l’autre dans son téléphone. Sans protocole et sans détour, les échanges démarrent, mais les appels persistent. Curieusement, il ne se voit pas en super pompier, par son écoute et ses conseils. C’est pour lui, dit-il, juste un devoir, une mission qu’il accomplit, avec zèle pour sauver des vies. « Les premiers hommes d’Afrique noire qui sont nos ancêtres avaient tout fait pour nous depuis des millénaires. Ils ont inventé le Fâ, un logiciel qui enregistre notre vie et son fonctionnement. Ce logiciel a toujours prouvé son efficacité», défend-il. Un chemin périlleux L’administrateur des finances à la retraite, expert en finances publiques et en décentralisation vient de loin. Ainé de sa famille, le jeune de Coussi était un jusqu’au-boutiste. Sans grands moyens, Claude devrait se débrouiller pour progresser dans les études. « A l’époque, on allait travailler dans les palmeraies de la Société nationale pour le développement rural du Dahomey (Sonader) », confie-t-il. Entré à l’Université du Dahomey en 1973, ce natif de 1952 avait hâte de travailler. Il débute sa carrière en qualité de contrôleur des finances, après ses études (1973-1975) au département des sciences juridiques et économiques de l’université. Le regard tourné vers l’avenir, Claude Djankaki se révèle et monte vite en responsabilité, devenant chef de division des dépenses communes du personnel capital décès et de la rente (1978-1981). C’est de là qu’il obtient une bourse pour se rendre dans l’Hexagone, pour des études. Diplômé de l’Ecole supérieure de gestion à Paris, spécialiste diplômé de 3e cycle d’administration territoriale décentralisée et développement local à l’Université de Reims, le chercheur a soutenu ses travaux sur « La réforme de l’administration locale au Bénin : décentralisation ou déconcentration », en 1986. Il s’est inscrit en thèse d’Etat au cours de la même année à l’Université de Paris X Nanterre, sous la direction du Professeur Jean-Claude Néméry, alors directeur du Centre de recherches sur la décentralisation territoriale (Crdt). Une nouvelle aventure l’attend. De retour de France, il retourne au ministère des Finances. « Tout est grâce et béatitude» Dans la vie, comme dans la loi de Lavoisier, rien ne se perd, tout se transforme. A l’Université, Claude Cossi Djankaki était souvent sollicité par le sous-préfet de Sakété d’alors, Edouard Zodéhougan. Ne pouvant être aux cours, l’autorité l’a donc sollicité par l’entremise d’un cousin. «Il n’avait personne pour lui prendre les cours, c’est là que Vincent Azonsi m’a demandé de les lui prendre. J’ai accepté. En notre temps, on ne rendait pas service pour quelque chose », raconte-t-il. Et un jour, alors qu’il se rendait au ministère de l'Intérieur pour un dossier, il croisa Edouard Zodéhougan, un responsable du ministère, qui décida de lui retourner l’ascenseur. «On nous avait bloqués en face de l’ascenseur parce que le ministre devrait passer. Il m’a aperçu dans ce monde-là et m’a remonté à son bureau pour des échanges », précise-t-il. A l’époque, le directeur de l’Administration territoriale de ce ministère venait d’être nommé à la Cour Suprême. Le poste est alors revenu à celui qui, en plus d’avoir le sens du service, a le profil indiqué. Les étapes se succèdent. Claude Djankaki devient directeur des Etudes et de la Planification au ministère de l'Intérieur. A l’avènement du renouveau démocratique, il fut nommé chef de Cabinet au ministère de la Fonction publique et de la Réforme administrative avant de rejoindre le même poste au ministère de l’Intérieur, de la Sécurité et de l’Administration territoriale. C’est aussi l’un des tout premiers directeurs de la Société de gestion des marchés autonomes (Sogema). Il a également servi en qualité de Secrétaire général adjoint de la coopération inter-parlementaire, président du comité de l’élaboration du budget de l’Assemblée nationale. Entre-temps, il a été désigné comme expert béninois devant travailler avec les experts français sur la décentralisation. L’aventure dans cette spécialité prendra tout son sens, en 2002, avec l’avènement des communes au Bénin. «J’étais pratiquement monsieur décentralisation». Tout ce qui a été fait, jusqu’à la loi-cadre sur la décentralisation n’a pas été sans lui. C’est un homme de culture, très conservateur des traces de son passé. Auteur de nombreux articles dans des revues scientifiques, il a aussi laissé de nombreuses réflexions pour la postérité, à travers des ouvrages. C’est le cas de «La destitution des maires au Bénin: une pratique à géométrie variable». On retrouve dans sa bibliographie de vieux ouvrages dont il est l’auteur comme « Le Bénin décentralisé». Pas de succès en politique Claude Cossi Djankaki a une bonne connaissance des terroirs et de comment susciter le développement à la base. L’expert ne manque d’ailleurs pas de titiller parfois les décideurs sur leurs choix. Son entregent lui a valu d’être consulté sur des points clés de réformes territoriales. Cependant, il n’a pas eu cette chance de tenir le gouvernail et de pratiquer ses approches. Etant l’un des premiers cadres de sa région, au plan politique, ce délégué à la conférence nationale des forces vives de la nation de février 1990 portait le parti la Renaissance du Bénin (Rb) dans son cœur. À l’époque, la formation politique de feue Rosine Soglo, alors première dame, parvenait à rafler dans la circonscription électorale 4 députés sur 5. Claude Cossi Djankaki aurait donc pu être parlementaire. «Je ne voulais pas. Je me suis toujours dit que je suis un cadre, qu’il faut le demeurer et conseiller les politiques », explique-t-il. Après le départ des Soglo du pouvoir, il dit être devenu gênant pour le régime de Mathieu Kérékou. Il fut nommé assistant de l’actuel secrétaire général du gouvernement, Edouard Ouin-Ouro qui à l’époque administrait la préfecture de Natitingou (1996-1998). «On m’envoie comme son assistant alors que je suis son doyen dans le métier. Rosine Soglo a dit niet. J’ai alors rejoint l’administration de l’Assemblée nationale », fait-il savoir. En décembre 2002, il fait un pas de plus en politique. Elu conseiller communal sur la liste Rb, l’expert voulait devenir maire d’Abomey-Calavi, le premier de l’ère de la décentralisation. « Au niveau de ma formation politique, les choses ont tourné autrement. Sur 25 conseillers, la Rb a 12 conseillers. Il lui manquait un pour avoir la majorité. On a dit qu’il faut que ça soit un fils du terroir. Les autres conseillers qui devraient nous soutenir ont rejoint Liamidi de Dravo. Entre-temps, on m’avait proposé de quitter la Rb pour la mouvance en vue d’occuper le poste de maire. Ce que j’ai refusé», se souvient-il. Avec son sourire et sa sérénité, il n’est pas resté sans tirer leçon de cette expérience. Son ouvrage « La décentralisation au Bénin, l’impasse : le cas de la commune d’Abomey-Calavi» la décrypte si bien. Des expériences et souvenirs, il en a plein de sa proximité avec le monde politique. Toute sa vie est service. Ce qui lui a permis de faire des rencontres formidables. Une destinée Chef de l’une des grandes collectivités familiales de Toffo, gardien de la tradition, Claude Cossi Djankaki n’a fait que suivre sa destinée. Il est d'abord "le petit-fils du grand prêtre Azondato Lodjogoumin Djankaki. Né sous le signe de Tohossou, sa vie y est liée. Sa foi en la médecine traditionnelle a du sens, quand on remonte à son enfance. Il a souvent des anecdotes à confier. « À l’âge de deux ans, j’ai eu un accident. J’étais brûlé sur tout le corps. Aujourd’hui, je porte encore les cicatrices sur tout le ventre. Il parait qu’un plus âgé que moi m’a poussé sur la braise. On ne savait pas que j’allais survivre. Si ma grand-mère n’avait pas hérité de mon grand-père un certain nombre de recettes que je me suis amusé à apprendre, c’est que je ne serais plus en vie. Quand j’étais aussi jeune enfant, on s’amusait sous les cocotiers quand un grand coco est tombé sur la tête de mon frère Cocou Barthelemy aujourd’hui enseignant à la retraite. Heureusement, grand-mère était encore là. Elle l’a récupéré dans sa chambre. Quelque temps après l’enfant s’est réveillé et a commencé à s’amuser », témoigne-t-il. Claude Cossi Djankaki tient avant tout à des principes de la vie. « Mes recettes sont infaillibles parce que je rendais service à tout le monde, sans contrepartie. En retour, les gens viennent me donner des secrets de vie en plus de ceux hérités de mes grands-parents», martèle-t-il. A ceux à qui il donne les recettes, il ne manque pas de souligner une chose. «Il faut faire très attention. Tout ce que nous disons, nous suit. C’est pour cela que j’ai envie de dire à cette jeunesse-là d’être positive. Il y a des recettes qui marchent pour certains, retardent d’autres. On m’a toujours dit que la feuille est une créature divine, comme nous. Ne saute pas sur ça comme si tu as droit de vie sur elle. Il faut éviter d’uriner en désordre sur certaines plantes. Si vous faites un stage auprès d’un vieux qui vous dévoile les choses, vous n’allez plus jamais le faire. Nos problèmes d’infertilité peuvent provenir de là », avertit Claude Djankaki. Généreux, il prône le don de soi au service des autres, de sa communauté. Aujourd’hui, il demeure un phénomène, au-delà des réseaux sociaux. C’est une vie qu’on ne peut découvrir en une heure et demie d’échanges. Même sur le chemin du retour, à bord de son véhicule, on comprend pourquoi la complémentarité entre la médecine traditionnelle et celles moderne est nécessaire: « Le Fâ est en avance sur le scanner de la dernière génération. Ce que vous devez savoir, l’invisible cache les diagnostics ». On apprend aussi que la vie fait de nous le produit de nos actes, bons ou mauvais. Société 22 févr. 2022


Transports intérieurs : 75e anniversaire
Du 21 au 25 février, des ministres et des responsables des transports du monde entier se réunissent à Genève, ou en ligne, à l’occasion du 75e anniversaire du Comité des transports intérieurs de la Cee-Onu, plate-forme réglementaire des Nations Unies relative aux transports intérieurs (route, rails, voies navigables). Créé en 1947, au lendemain de la Seconde guerre mondiale, pour aider à reconstruire les liaisons de transport dans l’Europe d’après-guerre, le Comité des Transports intérieurs (Cti) est à ce jour le gardien de 59 conventions et accords des Nations unies. Il est l’équivalent pour le transport intérieur de l’Oaci pour le transport aérien et de l’Omi pour le transport maritime. Le travail du Comité a un impact sur notre vie quotidienne car il s’occupe de sûreté et de propreté des véhicules, de transport transfrontalier de marchandises, de règles de circulation routière et de signalisation harmonisées ou, de réglementations pour le transport des produits chimiques. Son travail réglementaire porte aussi sur des questions actuelles, notamment la conduite autonome et la cybersécurité. Session anniversaire Sa session anniversaire célébrera les 75 ans du Comité des transports intérieurs avec pour thème, « Relier les pays et favoriser la mobilité durable ». Mardi 22 février, la session ministérielle adoptera une résolution ministérielle : « Une décennie de résultats pour un transport intérieur durable et un développement durable », et réfléchira aux réalisations passées du Comité, à son rôle actuel et à sa trajectoire future, notamment par le lancement de la publication anniversaire « 75 ans du Cti - 75 documents qui ont changé le monde du transport ». Véhicules d’occasion pour l’Afrique Une manifestation parallèle de haut niveau sera organisée par la Cee-Onu en collaboration avec le Programme des Nations Unies pour l’Environnement (Pnue) afin d’étudier les avantages et les difficultés à assurer l’accès des pays africains, à revenu faible et intermédiaire, à des véhicules d’occasion plus sûrs et plus propres qui contribuent au développement durable des pays et des villes du monde entier. La discussion s’appuiera sur les enseignements tirés d’un projet du Fonds des Nations Unies pour la sécurité routière sur les voitures d’occasion, mis en œuvre conjointement par le Pnue et la Communauté Economique Européenne (Cee). Les véhicules d’occasion de meilleure qualité permettent également d’améliorer la sécurité routière, la réduction des émissions (climat et qualité de l’air), la réduction de la consommation de carburant et les économies de coûts (soins de santé, services de secours, entretien des véhicules, consommation de carburant, etc.) Festival mondial du film pour la sécurité routière 2022 En marge de la session anniversaire du Comité, se tiendra la 8e édition du Festival mondial du film pour la sécurité routière dont le thème est : « Pour une mobilité intelligente et sûre ». Organisé par la Fondation Laser International, en partenariat avec le Fonds des Nations Unies pour la sécurité routière, ce festival présentera les meilleurs films soumis par plus de 40 pays, mettant en avant des solutions de mobilité intelligentes et sûres à la crise de la sécurité routière.   Par Catherine Fiankan-Bokonga, Correspondante accréditée auprès de l’Office des Nations Unies à Genève (Suisse) Actualités 22 févr. 2022


Déclin de l’environnement : Santé publique et cycles de vie naturels menacés
Le Programme des Nations Unies pour l’Environnement (Pnue) vient de publier son 4e rapport intitulé « Frontiers 2022 ». Il identifie et propose des solutions à trois problèmes environnementaux qui requièrent l’attention et des actions immédiates des gouvernements : la pollution sonore urbaine, le changement climatique, et la perte de biodiversité. La 1re édition avait alerté l’opinion sur le danger de zoonoses, 4 ans avant l’apparition de la Covid-19. Le document est rendu public quelques jours avant la reprise des travaux de la cinquième session de l’Assemblée des Nations Unies pour l’environnement, organe décisionnel le plus puissant du monde en la matière. Les sons indésirables, prolongés et de haut niveau provenant de la circulation routière, des voies ferrées ou des activités de loisirs nuisent à la santé et au bien-être humain. Pollution sonore Les niveaux sonores acceptables ont été dépassés dans de nombreuses villes du monde, notamment Alger, Bangkok, Damas, Dhaka, Ho Chi Minh Ville, Ibadan, Islamabad et New York. La pollution sonore, dans les villes, est un danger croissant pour la santé publique. Au sein de l’Union Européenne, elle est à l’origine de plus de 12 000 décès prématurés par an. Elle constitue également une menace pour les animaux car elle altère les communications et le comportement de diverses espèces, notamment les oiseaux, les insectes et les amphibiens. Incendies de forêts Outre les mesures de lutte contre la pollution sonore, le rapport aborde la question de l’aggravation constante des incendies de forêts. Entre 2002 et 2016, une moyenne d’environ 4,23 millions de km carrés de la surface terrestre a brûlé chaque année. Ce phénomène devient plus fréquent dans les écosystèmes de forêts mixtes et de savanes. On estime que 67 % de la superficie mondiale annuelle brûlée par tous les types d’incendies se trouvait sur le continent africain. Pour y remédier, le Pnue préconise d’accroître les investissements en faveur de mesures efficaces pour réduire le risque d’incendie, d’adopter des méthodes de gestion qui intègrent les pratiques développées au fil des siècles par les communautés traditionnelles et autochtones, et d’améliorer les technologies de détection et de communication par satellite afin de renforcer les capacités des systèmes d’alerte précoce. Rythmes naturels Le document décrit aussi de manière très précise la manière dont les changements climatiques perturbent les rythmes naturels des plantes et des animaux qui, d’habitude, évoluent de manière synchronisée. Les décalages constatés conduisent à la déconnexion des cultures et des espèces marines commercialement importantes et de leurs proies, ce qui a des conséquences sur la productivité des pêcheries.   Par Catherine Fiankan-Bokonga, Correspondante accréditée auprès de l’Office des Nations Unies à Genève (Suisse) Actualités 22 févr. 2022


Inauguration d’un nouveau siège dans l’Atlantique : Les services de l’Anatt décentralisés à Ouidah
L’Agence nationale des transports terrestres (Anatt) rapproche ses services de ses usagers. Le siège de l’institution dans la commune de Ouidah, département de l’Atlantique, a été inauguré, ce lundi 21 février 2022. Examen de permis de conduire, immatriculation des véhicules et autres services connexes de l’Agence nationale des transports terrestres (Anatt) sont désormais possibles à Ouidah. Plus de 400 candidats ont planché, ce lundi 21 février, dans les nouveaux locaux de l’Agence. « Cette annexe ouvre ses portes aujourd’hui avec le premier examen du permis de conduire. Le gouvernement vient encore de tenir une promesse, celle de toujours faciliter les formalités administratives aux populations. C’est dans ce cadre que nous avons travaillé à ce qu’il y ait une annexe de l’Agence nationale des transports terrestres à Ouidah », a indiqué Alain Hinkatin, directeur général de l’Agence. Ce rapprochement des services de l’Anatt qui pose ses valises à Ouidah, sera bénéfique à toutes les communes du département de l’Atlantique dont celles d’Abomey-Calavi, Allada, Kpomassè, Sô-Ava, Toffo, Tori et Zè. « Toutes ces populations n’ont plus forcément besoin d’aller à Cotonou pour être satisfaites par rapport à nos prestations. Il s’agit d’un nouveau pas qui vient compléter tout ce que l’Anatt a fait jusque-là en matière de dématérialisation de ses prestations », a expliqué le directeur Hinkatin avant d’ajouter : « Nous avons battu le record en ce qui concerne la dématérialisation des services. Nous avons dématérialisé plus de 20 services, que ce soit pour le permis ou l’immatriculation, ainsi que les diverses autorisations en ce qui concerne le transport terrestre ; nous avons travaillé à ce que les usagers puissent introduire leurs demandes et payer en ligne, et obtenir les réponses directement dans leurs boîtes électroniques ». En plus de la possibilité d’effectuer des demandes et d’obtenir satisfaction en ligne, les usagers de l’Agence nationale des transports terrestres (Anatt) du département de l’Atlantique disposent désormais d’une agence décentralisée qui donnera suite à leurs diverses préoccupations. « Je suis très heureux et je remercie le gouvernement. Ce site réduit les coûts de transport. C’était trop tracassant d’aller jusqu’à Cotonou pour passer le permis de conduire », a indiqué Alain Tamadaho, un candidat à l’examen du permis de conduire, ce lundi 21 février 2022. Le représentant du maire de la commune de Ouidah, Fructueux Prudencio, fait observer que cette annexe de l’agence témoigne de ce que le gouvernement est à l’écoute de ses administrés. « Je voudrais pour ce premier examen inviter les candidats à beaucoup d’attention par rapport à l’épreuve de code, qui se fait de façon électronique. La forme améliorée de ce service qui permet d’éviter les fraudes a été ramenée à Ouidah. L’examen du permis de conduire se déroule dans une transparence totale. Il n’y a plus de fraude et les résultats sortent automatiquement », a insisté le directeur général de l’Agence nationale des transports terrestres (Anatt). Cet examen se déroulera désormais tous les mois à cette annexe de l’Anatt. « J’étais un peu sceptique au départ, mais si en début d’activité nous sommes déjà à plus de 400 candidats pour le permis de conduire, cela veut dire que réellement, cette annexe va désengorger Cotonou, faciliter les examens dans le Littoral, surtout en ce qui concerne la pratique », a-t-il souligné. Société 22 févr. 2022


Droit à l’état civil des enfants : Des avancées encourageantes constatées sur le terrain
Dans le cadre du suivi du financement qu’elle octroie à Educo Bénin dans la mise en œuvre du Projet de renforcement du droit à l’état civil des enfants des départements du Borgou et de l’Alibori (PRECIE), l’Union Européenne a dépêché une mission à N’Dali, vendredi 18 février dernier, pour constater les avancées et les changements qu’il a induits. Une remise d’actes de naissance à des apprenants du complexe scolaire primaire de Tamarou a été effectuée à l’occasion. Pour réduire les difficultés des populations en matière d’accès à l’état civil, Educo Bénin, avec le financement de l’Union Européenne, met en œuvre le Projet de renforcement du droit à l’état civil des enfants des départements du Borgou et de l’Alibori (PRECIE) depuis janvier 2020. Il s’agit plus précisément de contribuer à la promotion et à la protection des droits des enfants de Malanville, Karimama et Ségbana dans l’Alibori, puis de Bembèrèkè, Sinendé et N’Dali dans le Borgou. Ce qui suppose l’amélioration de leur jouissance du droit à une identité, à travers l’accroissement de l’établissement et du retrait des actes de naissance des filles et garçons, notamment les plus vulnérables, grâce à des dispositifs intégrés performants dans les six communes ciblées. Pour apprécier les résultats obtenus, une mission de l’Union Européenne était, vendredi 18 février dernier, à N’Dali. Le chargé de Programme Sécurité, Justice et Droits de l’Homme à la Délégation de l’Union Européenne au Bénin, Alessandro Tedesco, n’a pas caché sa satisfaction, en constatant les changements déjà palpables sur le terrain. « C’est la première fois que je visite le projet qui se dirige vers son terme. J’ai vu ce qu’il a permis de réaliser comme activités sur le terrain et constaté l’implication de toutes les structures à travers sa mise en œuvre. Je repars avec assez d’informations pour envisager la suite qu’il faudra donner au projet», a-t-il confié. Des acquis à pérenniser Le directeur pays de Educo au Bénin, Souleymane Ouédraogo, a quant à lui été émerveillé, en constatant que les enfants de l’école visitée maîtrisent déjà les dispositions qu’il faut prendre pour avoir un acte de naissance. « Avec les échanges que nous avons également eus avec l’association des femmes de la localité, cela témoigne véritablement du fait que l’ancrage du projet au sein des communautés est une réalité », fait-il remarquer. « Le défi maintenant, c’est qu’avec tout ce qu’il y a comme changements et réformes au niveau de l’état civil, comment est-ce que le projet, en termes de pérennisation, arrivera toujours à articuler les interventions sur les dispositions qui existent déjà », a-t-il dit. Au nom de ses administrés, le maire Daouda Saka Méré a remercié l’Union Européenne et Educo Bénin qui ont initié ce projet qui vise l’amélioration des conditions des enfants de sa commune, s’agissant des questions liées à l’établissement des actes d’état civil. La preuve, à Tamarou, le projet accompagne 182 enfants à entrer en possession de leur acte de naissance. Dans toute la commune, on dénombre 1 159 enfants. Avant la descente sur le terrain, il y a d’abord eu une séance avec une délégation des acteurs communaux de N’Dali conduite par le maire Daouda Saka Méré. C’est pour recueillir leurs impressions par rapport aux réalisations et autres acquis du projet dans leur commune, malgré la réforme engagée dans le domaine de l’état civil. Au complexe scolaire primaire de Tamarou, la rencontre a consisté en des échanges entre les officiels et les apprenants, sur l’importance de l’acte de naissance et la procédure de son obtention. Quelques apprenants ont eu l’honneur d’entrer en possession de leur acte. Ensuite, dans la même localité, la délégation a rendu visite à un groupement de femmes pour s’enquérir de leur niveau de satisfaction par rapport au projet. Par ailleurs, en termes d’acquis, 135 393 acteurs dont 75 283 femmes, soit environ 56 % de femmes, connaissent désormais mieux les mécanismes de déclaration des naissances et de retrait des actes grâce aux séances de sensibilisation et les dialogues communautaires organisés dans 303 villages des 6 communes d’intervention du projet. De même, 1464 filles et 1347 garçons, soit 2811 enfants et adolescents connaissent mieux l’importance de l’acte de naissance dans la vie et les procédures liées à son obtention à travers des jeux organisés lors des activités culturelles. On note également une amélioration sensible de l’offre et de la qualité des services d’état civil rendus aux populations grâce à la capacitation de 315 agents des services d’état civil et six agents communaux d’identification des personnes sur la gestion des services d’état civil. Dans les six communes, ce sont 9 445 enfants sans actes de naissance qui ont été identifiés dans les écoles et au sein des communautés. Ils sont accompagnés en vue de l’obtention de leur acte de naissance sécurisé. Ces actes sont en cours de distribution. Société 22 févr. 2022


Hermyone Adjovi à propos du cancer de l’enfant : « Le mal existe et est plus proche que nous ne le pensions »
Voir des enfants mourir du cancer est une douleur inimaginable. Et pourtant, le Bénin connait chaque année, des cas de victimes qui décèdent dans l’ignorance et parfois par manque de soins. A l’occasion de la Journée internationale du cancer de l’enfant, Hermyone Adjovi, présidente de l’Ong Mata-Yara (Femmes – enfants en langue haoussa) attire l’attention sur ce mal vicieux qui tue en silence. La Nation : Le cancer de l’enfant, un mal silencieux ? Hermyone Adjovi : Hermyone Adjovi Effectivement ! C’est un mal qui ronge et qui tue. Le cancer de l’enfant est une réalité plus proche de nous que l’on ne peut l’imaginer. Tant que ça n’arrive pas à un proche, l’on a tendance à banaliser l’existence du mal. En fin 2021, l’Ong Mata-Yara a été contactée pour un cas de cancer des os d’une enfant de huit ans. Elle est décédée l’année dernière quelque temps après que nous avons eu l’information. On ne peut pas dire exactement comment ça a commencé. Même les parents de l’enfant n’ont pas compris comment cela s’est produit. C’est parti en fait d’une simple blessure qui a été négligée et un beau jour, l’enfant se plaint de douleurs. On l’a conduit à l’hôpital et on lui a diagnostiqué un cancer. Conséquence : il a fallu lui couper un pied. Une petite fille de huit ans se retrouve ainsi unijambiste. Il fallait alors mobiliser les sous pour qu’elle commence la chimio. Nous avons fait ce qu’il fallait mais c’était trop tard. Le problème du cancer, c’est bien ça. Quand ça atteint un certain stade, on ne peut plus rien faire, l’argent ne peut plus sauver. La petite est décédée avant même de commencer la chimio car dans le temps, les médecins disaient que le degré de douleur qu’elle ressentait devait diminuer avant qu’on ne démarre le traitement. Tout était prêt, l’argent, les injections mais elle est décédée avant même d’avoir pu démarrer le traitement. Il y a eu d’autres cas d’enfants victimes du cancer. Il y a actuellement le cas d’un enfant de 11 ans à Porto-Novo qui a aussi le cancer des os. C’est un mal évident. Selon vous, quels sont les facteurs qui font le lit de ce mal pervers ? C’est le manque d’information la négligence et le déficit du plateau technique. La création de l’Ong Mata-Yara est partie d’une jeune femme. Elle avait dix-neuf ans à l’époque. Je suis tombée sur une publication qui parlait d’elle. Elle venait de subir une ablation d’un de ses seins parce qu’elle avait le cancer du sein. Elle est décédée l’année dernière à 23 ans. On dit généralement que le cancer de sein, c’est à partir de la cinquantaine qu’il faut le craindre. Devant cette situation, j’ai réalisé que c’est un défaut d’information dont pâtissent plusieurs personnes. C’est d’ailleurs ce qui m’a amené à initier une campagne pour sensibiliser une centaine de femmes sur les symptômes et les moyens de prévention. Puis, au regard du bien-fondé de cette campagne et des conseils avisés, j’ai alors créé Mata-Yara le 28 octobre 2018 pour mieux porter nos actions sociales. En dehors du cas de cette jeune femme, il y a eu un autre cas à Porto-Novo que nous avons découvert au cours de la campagne de sensibilisation en 2018. Paix à son âme également, parce qu’elle est décédée en 2021. Nous étions allés la voir. C’était une jeune dame de 32 ans, titulaire de deux Master, qui venait de subir l’ablation de ses deux seins, maman d’un garçon de quatre ans à l’époque. Parfois vous allez chez elle et vous la voyez nue en train de se tordre de douleur parce que le cancer la rongeait. Nous l’avions soutenue du mieux. Malheureusement au Bénin, il n’y a pas de plateau technique sérieux. Cette jeune dame avait découvert les premiers signes en 2016. Elle a été suivie par un oncologue du Cnhu qui lui a donné l’impression que ça allait mieux. Le mal avait commencé par un seul sein mais deux ans plus tard, on découvre que le cancer s’était propagé au deuxième sein et qu’il fallait lui faire une ablation des deux seins pour qu’elle vive ! Comment se fait-il qu’une dame dépense de l’argent pendant deux ans pour se soigner mais que le mal se propage. Soit le médecin n’était pas performant ou le système de prise en charge était défaillant. Elle a subi l’ablation mais le mal était toujours là. Après on a découvert qu’elle avait désormais quatre cancers, le cancer de sein, le cancer de cerveau, le cancer des os, le cancer du sang… Elle était donc condamnée. Avec la douleur qu’elle ressentait, il a fallu déplacer son enfant pour qu’il ne soit pas traumatisé. A un moment donné, elle s’est accusée d’être une mauvaise mère. Mais elle gardait le désir de vivre. Elle devait faire la chimio au Ghana mais en 2019, avec la crise sanitaire et la fermeture des frontières, elle n’a pas pu se rendre au Ghana et c’est là que le mal l’a terrassé. Elle ne pouvait plus rien faire, ni se lever, ni voir, ni entendre… La douleur était devenue insurmontable et elle est décédée. Ces deux cas pratiques en disent long sur le défaut d’information sur le mal et le déficit du plateau technique. Mais à cela s’ajoute la question de la mentalité. S’agissant de la mentalité, de quoi est-il exactement question ? Il faut bannir de notre esprit, la conception selon laquelle, le cancer serait une maladie des Blancs. Beaucoup de personnes n’y croient pas parce que le mal est encore tabou. Lorsque quelqu’un contracte le mal dans une famille, on évite d’en parler. On se dit que c’est mystique, on cache tellement le mal que lorsqu’on en parle, les gens ont l’impression que ça n’existe pas. Pourtant des personnes dans leur entourage en souffrent et en meurent. Le mal existe et est bien plus proche de nous que nous ne le pensions. C’est pourquoi il importe que les populations soient sensibilisées aux dangers qu’ils courent ou qu’ils font courir aux enfants en mettant la nourriture chaude dans des sachets, en mettant les portables au niveau de la poitrine … J’invite les parents à prendre conscience de l’existence du mal, à se renseigner sur les voies et moyens par lesquels il advient et sur les moyens de prévenir le cancer. Il s’agit entre autres d’avoir une saine hygiène de vie, ne pas manger des aliments trop fumés ou grillés ou trop gras, faire du sport, éviter l’excès d’alcool, ne pas fumer… Il y a beaucoup de choses banales que nous faisons tous les jours sans savoir que cela nous prédispose au cancer. Car le cancer n’est pas seulement une question d’argent. Tu as beau avoir des millions, quand c’est à une phase avancée, on n’y peut rien. Pour la fille de 8 ans, nous avons mobilisé plus de huit cent mille (800 000) francs Cfa, mais elle est décédée. Pour la jeune femme de 19 ans, nous avons mobilisé 25 mille euros en ligne mais c’était trop tard. Quelles actions mener pour une meilleure prise de conscience ? Je voudrais inviter le gouvernement à renforcer les actions de sensibilisation à la thématique du cancer en général, le cancer du sein, de la prostate, de l’os… et en particulier du cancer de l’enfant. Seules, les organisations de la société civile ne pourront pas porter l’information jusqu’aux contrées les plus reculées du pays. Je voudrais ensuite solliciter le regard du gouvernement à l’égard du plateau technique. Je ne suis certainement pas la mieux placée, n’étant pas médecin de profession, pour dire ce qu’il faut faire. Mais pour avoir été sur le terrain et pour avoir côtoyé plusieurs victimes ces quatre dernières années ; je puis dire que notre pays souffre d’un manque crucial d’équipements pour la prise en charge des cas de cancer. Il est vrai que la prise en charge est très onéreuse mais mettons déjà à la disposition des populations ce qu’il faut pour que ceux qui en ont les moyens ou arrivent à trouver de l’appui pour faire face au traitement, soient effectivement pris en charge. Dans les cas que nous avons eus, ce n’est pas l’argent qui manquait. Même pour les cas où les victimes n’avaient pas les moyens, nous avons mobilisé l’argent qu’il fallait et c’est faute de dispositifs à l’interne que les personnes sont décédées. Il est vrai que l’idéal est que les populations soient sensibilisées, prennent soin d’elles, évitent les comportements inappropriés et les habitudes alimentaires dangereuses pour prévenir le mal. Mais au cas où cela adviendrait, il faudrait bien que le pays puisse mettre à disposition le traitement qu’il faut, dans le cadre qu’il faut avec des ressources humaines compétentes pour que nous n’assistions plus à des décès qui auraient pu être évités si nous avions le matériel approprié et les compétences nécessaires. Santé 21 févr. 2022


Droits de l’homme : Les bureaux de la Cbdh s’ouvrent aux populations du Zou
Les bureaux de la Commis-sion béninoise des droits de l’homme (Cbdh) sont désormais fonctionnels dans le département du Zou, plus précisément dans la ville de Bohicon. La cérémonie d’ouverture officielle des locaux et d’installation des officiers des droits de l’homme (Odh) s’est déroulée, vendredi 18 février dernier, en présence de plusieurs acteurs du secteur judiciaire et de la société civile. La Commission béninoise des droits de l’homme (Cbdh) avec à sa tête son président, Isidore Clément Capo-Chichi, a procédé, vendredi 19 février dernier, à l’ouverture des bureaux de la Cbdh-Zou couplée avec l’installation des officiers des droits de l’homme déployés dans six départements du Bénin. En effet, dans le but de rapprocher la Commission béninoise des droits de l’homme de toute la population béninoise, la création et l’installation de ses sections régionales sont sous-tendues par l’article 3 de la loi n° 2012-36 du 15 février 2013 portant création de cette institution. S’agissant des officiers des droits de l’homme installés, il est à noter que leur mission principale est de recevoir les plaintes des victimes d’atteintes aux droits de l’homme, collecter des informations précises et améliorer la coordination entre les victimes et la Cbdh. Une ambition qui se concrétise avec l’appui technique et financier des partenaires. Par cette opération, rappelle le président Isidore Clément Capo-Chichi, la Commission béninoise des droits de l’homme étend désormais et effectivement sa mission de promotion et de protection des droits de l’homme à tout le territoire du Bénin. La Cbdh est habilitée, entre autres, à donner aux institutions de la République, à la population et à toute structure compétente, des renseignements, des avis et faire des recommandations sur toutes questions relatives aux droits de l’Homme soit par autosaisine, soit à la demande des pouvoirs publics. Et faire aux pouvoirs publics toutes propositions de textes susceptibles de promouvoir et de garantir les droits de l’Homme, et donner son avis sur les projets et propositions de lois ayant une incidence sur les droits de l’Homme. Puis, recevoir les requêtes individuelles et collectives des citoyens et diligenter des enquêtes sur les cas de violations des droits de l’Homme. Après la présentation de la mission de la Cbdh, l’assistance a eu droit à une communication présentée par Serge Prince Agbodjan, rapporteur général de la Cbdh assisté de Sidikatou Adamon Houédété, vice-présidente de la Commission, sur le thème « Les relations entre l’Odh et les acteurs de promotion des droits de l’homme du Zou ». Cette présentation a été l’occasion pour mettre l’accent sur le mandat et la mission de la Cbdh, ses attributions, l’étendue de ses pouvoirs ainsi que ses limites. Selon Sidikatou Adamon Houédeté, sa mission s’est étendue au cadre juridique de protection des droits de la femme au Bénin avec un accent particulier sur la loi N°2011-26 du 9 janvier 2011. De riches débats en sont issus et ont permis de présenter à l’assistance le tableau de la situation des droits de l’homme dans le Zou. Puis, ils ont souhaité des actions urgentes entre les différents acteurs pour aller vers l’amélioration effective de la situation des droits de l’homme au Bénin n Société 21 févr. 2022


Budgets et plans de développement communaux : L’intégration du volet nutrition de la petite enfance bientôt une réalité
Le Conseil de l’alimentation et de la nutrition (Can) a réuni, du 14 au 16 février à Lokossa, des préfets et maires venus de 35 communes du Sud du Bénin à un atelier de sensibilisation sur les interventions en nutrition et développement de la petite enfance. Cette rencontre a débouché sur des engagements en faveur de l’intégration de la nutrition dans les documents stratégiques de dévelop-pement des communes. L’institutionnalisation de la nutrition de la petite enfance au niveau des communes est en bonne voie. Elle va se traduire, dans les prochains jours, par l’intégration de ce volet dans les budgets et Plans de développement communaux. Des engagements pour y parvenir ont été pris au terme d’un atelier qui a réuni, du 14 au 16 février à Lokossa, des représentants de 35 communes de l’Atlantique, du Mono, du Couffo, du Littoral, de l’Ouémé et du Plateau ainsi que les préfets et secrétaires généraux des départements. Au nombre des engagements pris et rappelés à la clôture des travaux de l’atelier, on peut retenir le principe de conditionner la validation des Plans de développement des communes à l’intégration effective d’un paquet minimum d’actions visant la promotion de la nutrition et de développement de la petite enfance (Ndpe). La validation des Pdc relève des attributions de la tutelle des communes. Au titre des engagements, il a été retenu aussi la création des différentes plateformes d’intervention et l’allocation des ressources subséquentes à leur fonctionnement dans les communes non couvertes par le projet Ndpe. Dans la même veine, au dire des organisateurs de l’atelier, les communes ont convenu de tenir à jour un tableau de bord pour une prise de décisions éclairées avec l’obligation d’organiser des séances de reddition de comptes sensibles Ndpe. Appréciant la liste des engagements, le représentant du président statutaire du Can, Abilé Romain Houehou, s’est dit satisfait. « L’atelier est une réussite », poursuit-il en estimant que les engagements vont faire « reculer la malnutrition au Bénin et donner un coup d’accélérateur au relèvement de l’indice du capital humain ». Satisfaction est également le sentiment exprimé par le représentant de la Banque mondiale, partenaire technique et financier du Can. Au nom de l’institution de Bretton woods, Ambroise Acakpo s’est dit fier non seulement des résolutions des acteurs conviés à l’atelier mais aussi de leur assiduité aux travaux. Les échanges parfois houleux entre participants, retient-il, témoignent du sérieux qu’ils ont mis dans les engagements. « Nous n’attendions pas moins. La Banque mondiale est fière d’avoir financé et participé à de telles actions qui se déroulent au Bénin », souligne M. Acakpo. A l’en croire, la présence massive des acteurs de développement est synonyme d’une prise de conscience depuis les hameaux jusqu’au sommet de l’Etat. Cette approche soutenue par son institution, dit-il, est la seule manière d’améliorer les indicateurs en matière de nutrition et de développement de la petite enfance. Rappelons qu’avant l’étape de Lokossa, la campagne de sensibilisation a impacté, à Parakou, 139 acteurs venus des 42 communes des départements de l’Atacora, de la Donga, du Borgou, de l’Alibori, du Zou et des Collines. Société 21 févr. 2022


Volet formation du projet Arch : 327 artisans reçoivent leurs parchemins
La ministre des Affaires sociales et de la Microfinance a présidé, vendredi 18 février dernier à Cotonou, la cérémonie de remise d’attestation de fin de formation aux bénéficiaires du volet formation du projet Assurance pour le renforcement du capital humain (Arch). Au total 327 artisans ont reçu leurs attestations. Ils sont au total 327 artisans issus des corps de métiers de la menuiserie-aluminium, de l’électricité photovoltaïque à relâche, de la plomberie, de l’électricité-bâtiment, de la peinture bâtiment, à bénéficier du volet formation du projet Assurance pour le renforcement du capital humain (Arch) initié par le gouvernement. Vendredi 18 février dernier, un échantillon de 24 artisans a reçu son parchemin de fin de formation à Cotonou en attendant le tour des autres communes. La ministre des Affaires sociales et de la Microfinance, Véronique Tognifodé, rappelle que le projet Assurance pour le renforcement du capital humain (Arch) inscrit au Programme d’action du gouvernement, vise à offrir aux populations une protection sociale plus intégrée à travers quatre services que sont l’assurance maladie, la formation professionnelle aux artisans, l’accès au microcrédit et l’assurance. « Le volet formation de ce projet vise à fournir aux artisans béninois des formations techniques de courte durée leur permettant d’améliorer leurs compétences et prestations afin d’accéder à de nouveaux marchés et améliorer ainsi leurs revenus et niveau de vie », a-t-elle martelé. Ainsi, pour l’atteinte de ce résultat, le volet formation a bénéficié de l’appui de plusieurs partenaires aussi bien nationaux qu’internationaux. La ministre des Affaires sociales et de la Microfinance n’a pas manqué de témoigner sa gratitude à ces partenaires en l’occurrence le Programme des Nations-Unies pour le Développement (Pnud) pour son appui financier. Elle invite à cet effet, les bénéficiaires à se distinguer dans leur travail par le savoir-faire, le savoir-être acquis au cours des différents enseignements reçus à travers le projet Arch. Les heureux récipiendaires ont reconnu les efforts du gouvernement en leur faveur et lui ont témoigné leur gratitude. « Au nom des artisans, je vous exprime notre engagement à faire œuvre utile de cette formation pour mieux exercer nos métiers et augmenter nos revenus », déclare Hervé Zokpon, représentant des bénéficiaires. Arch a porté ses fruits Les opportunités d’emplois dépendent non seulement de la volonté, mais aussi de la capacité et des compétences des chercheurs d’emplois. Déjà, les bénéficiaires de cette formation mettent en œuvre les notions acquises pour des résultats probants. « Depuis le lancement du volet formation en juin 2021 à Lokossa, parmi les artisans qui ont bénéficié d’un perfectionnement, 35 artisans prestataires chefs d’équipe ont pu obtenir des contrats de prestation sur le chantier de la cité de Ouèdo », témoigne Modeste Kérékou, ministre des Petites et moyennes Entreprises. Pour lui, sans ce perfectionnement acquis à travers le projet Arch, ces artisans n’auraient manifestement pas pu accéder à un chantier aussi important et aussi prestigieux que celui de la construction des logements sociaux dans la cité de Ouèdo. L’effort porte ses fruits mais il reste à pérenniser les acquis. « J’appelle tous les artisans du Bénin à être à l’écoute et à être prêts et disposés pour participer activement aux votes qui auront lieu incessamment pour désigner les 80 représentants du secteur de l’artisanat à la Chambre des métiers, organe consulaire du secteur », lance le ministre des Petites et moyennes Entreprises. Par Estelle VODOUNNOU (Stag.) Société 21 févr. 2022


Promotion des services financiers ruraux adaptés : De nouveaux bâtiments mis en service
Dans la commune d’Abomey-Calavi, le ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, Gaston Dossouhoui a procédé, jeudi 17 février dernier, à l’inauguration d’une agence sur les quatre réalisées au profit de l’Association des services financiers du Bénin (Asf-Bénin). Quatre bâtiments flambant neufs sont construits au profit de l’Association des services financiers du Bénin (Asf-Bénin) dans les communes d’Abomey-Calavi, de Comè, de Djougou et de Glazoué pour un coût total de 268 332 883 francs Cfa. Ces infrastructures réalisées dans le cadre du Projet d’appui à la promotion des services financiers ruraux adaptés (Papsfra) ont vocation à renforcer la capacité de l’institution. « L’Asf-Bénin a besoin de ces infrastructures pour rétablir son équilibre et amorcer son développement. La remise de ces bâtiments est le symbole d’un nouveau souffle pour le regain de vitalité de l’institution », a déclaré Gaston Dossouhoui, ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, lors de la cérémonie d’inauguration et de remise des clés, jeudi 17 février dernier, dans la commune d’Abomey-Calavi. En effet, le gouvernement et le Fida s’investissent depuis 2014 dans la mise en œuvre du Papsfra qui vise à améliorer durablement l’offre des services financiers adaptés aux besoins des petites et moyennes exploitations/entreprises agricoles et para-agricoles dans 11 départements sur 12 que compte le Bénin. La réalisation de nouvelles agences au profit des populations de quatre communes s’inscrit dans cette vision, et a été rendue possible grâce à la mise à disposition des domaines par les autorités locales. A l’endroit de l’administration provisoire de l’Asf qui renaît de ses cendres, le ministre Dossouhoui se veut incisif. « Le bâtiment, aussi beau qu’il soit, ne remplacera jamais les hommes et leurs qualités. Donc je vous demande de choisir des hommes conscients et convaincus, patriotes pour relever les défis. Si les instances de gouvernance sont bien tenues, vous êtes avec le président de la République », a souligné le ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche. Pour Sikirou Oloulotan, coordonnateur national du Programme cadre des interventions du Fida en milieu rural au Bénin (ProCar) dont l’un des volets est le projet d’appui à la promotion des services financiers ruraux adaptés (Papsfra), l’Association des services financiers du Bénin (Asf-Bénin) doit prouver qu’elle demeure un instrument pertinent de proximité, adapté pour le financement des activités économiques des populations à la base. Il garde espoir que l’institution renforcera les prochains jours, le rôle précieux qu’elle joue dans le secteur de la microfinance au Bénin. « Vous avez désormais un cadre de travail approprié. Nous attendons de vous, bien plus que l’entretien et la prise en charge nécessaire de ces agences, une dynamique nouvelle et une gouvernance irréprochable pour un redressement rapide et une montée en puissance de l’Asf-Bénin. C’est à ce prix que vous mobiliserez des ressources additionnelles pour amplifier votre action et rendre davantage des services plus adaptés à vos membres », a déclaré Jean Pascal Koboré, directeur pays du Fida. L’administrateur provisoire s’est engagé à combler les attentes. Société 21 févr. 2022


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