La Nation Bénin...
Nouvelles

Les Ecureuils juniors du Bénin se rendent, ce jeudi 12 juillet à Lomé, pour jouer une rencontre amicale contre l’Association sportive Togo Port dans le cadre des préparatifs du dernier tour des éliminatoires de la Can U-20. Cette rencontre intervient après le report du match aller des éliminatoires de la Can juniors initialement prévu pour ce week-end au 29 juillet prochain.
C’est un match amical qui va permettre au sélectionneur béninois Valère Houandinou et son staff de peaufiner les réglages après les deux défaites enregistrées face à l’équipe gabonaise en aller-retour la semaine dernière. Les Ecureuils juniors vont rallier Cotonou ce soir après la rencontre avant de se rendre samedi soir à Lomé pour affronter un second club togolais.
En effet, suite à la requête de la Fédération ghanéenne de football pour mieux se préparer suite au scandale de corruption au sein du la famille du football locale, la Confédération africaine de football (Caf) a accédé à la demande de report du match aller du dernier tour des éliminatoires de la Can U-20 du Ghana contre le Bénin. Ainsi, en dehors de la confrontation entre le Bénin et le Ghana, tous les autres matchs de ce dernier tour des éliminatoires de la Can-20 seront disputés du 13 au 15 juillet prochain pour connaître les six premiers qualifiés pour Niger 2019.
Sports 12 juil. 2018
l’Assemblée nationale[/caption]
Quarante-deux députés sollicitent l’ouverture d’une session extraordinaire à l’Assemblée nationale en vue du toilettage de la loi n°2001-21 du 21 février 2003 portant Charte des partis politiques en République du Bénin.
Les députés sont invités à écourter leurs vacances qu’ils ont démarrées, vendredi 6 juillet dernier. Ils devront reprendre très bientôt le chemin de l’hémicycle, à l’initiative de quarante-deux de leurs collègues qui sollicitent l’ouverture d’une session extraordinaire en vue du toilettage de la loi n°2001-21 du 21 février 2003 portant Charte des partis politiques en République du Bénin. Ces derniers ont introduit leur demande, mardi 10 juillet dernier, sur la table du président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji.
Le toilettage de la Charte des partis politiques est pratiquement le seul dossier inscrit à l’ordre du jour des quinze jours que doit durer cette session extraordinaire. Les initiateurs ont souhaité l’ouverture des travaux, le lundi 16 juillet prochain, afin de permettre au Parlement de vite examiner ce dossier qu’ils jugent indispensable avant l’organisation des législatives de 2019. Mais pour l’instant, l’on n’est pas encore sûr que cette session extraordinaire va s’ouvrir le lundi 16 juillet prochain. Car une chose est de suggérer la date, une autre est qu’elle soit retenue par les instances compétentes du Parlement. Et la convocation n’est pas seulement de la simple volonté du président de l’Assemblée nationale, actuellement en mission à l’étranger.
Selon la procédure en la matière, il faut que Me Adrien Houngbédji réunisse d’abord le bureau du Parlement pour discuter de la question et surtout retenir une date. Après cette étape, le président de l’Assemblée nationale devra ensuite rencontrer la conférence des présidents de l’institution parlementaire, c’est-à-dire les membres de son bureau en plus des présidents des commissions techniques et des groupes parlementaires. Me Adrien Houngbédji va soumettre à cet organe du Parlement la date retenue par le bureau et l’ordre du jour de la session extraordinaire. Théoriquement, il n’a que les journées de ce jeudi et demain pour faire cette formalité. Ce qui n’est pas évident surtout qu’il n’est pas au pays. A moins que le président de l’Assemblée nationale délègue son pouvoir à l'un de ses deux vice-présidents pour diriger ces deux réunions à l’issue desquelles sera définitivement retenue la date de cette session extraordinaire devant connaître de l’examen de la proposition de loi portant modification de la Charte des partis politiques au Bénin. Laquelle avait fait l’objet, à l’initiative de l’Assemblée nationale, d’un séminaire en février dernier autour du thème « Réforme du système partisan : proposition de loi portant Charte des partis politiques en République du Bénin ». L’atelier avait regroupé plusieurs acteurs sociopolitiques qui ont réfléchi sur les forces et faiblesses et un diagnostic critique de la mise en œuvre de la loi 2001-21 du 21 février 2003 portant charte des partis politiques au Bénin. Aussi, le séminaire avait-il offert l’opportunité de sensibiliser la classe politique en général et les députés de la septième législature en particulier, sur les enjeux d’une réforme du système partisan conséquente et adaptée à l’environnement béninois et d'échanger sur les moyens d’améliorer la charte des partis politiques dans le sens d’une clarification, d’une autonomie et d’une meilleure relation entre les partis politiques avec l’Etat et un financement public approprié mais aussi et surtout de remédier à la floraison exponentielle des partis politiques au Bénin. L’ouverture effective de la session extraordinaire annoncée offrira l’occasion aux députés de prendre en compte, dans la mesure du possible, les recommandations de ce séminaire organisé avec l’appui des partenaires techniques et financiers du Parlement dont la Fondation Hanns Seidel et le Programme des Nations Unies pour le développement (Pnud).
Louis Mesmin Glèlè : Les épreuves sont à la hauteur du candidat moyen[/caption]Louis Mesmin Glèlè :
Les épreuves sont à la hauteur du candidat moyen
Je crois qu’après les mouvements de débrayage, les candidats ont été pris en compte de façon pédagogique et les résultats n’en souffriront pas. Les épreuves sont à la hauteur du candidat moyen… Bientôt, le corps de correction sera convoqué et les résultats s’en suivront avec des délais qui diminueront considérablement le temps de stress chez les candidats et chez les parents. Je sais que les choses iront plus vite que par le passé.
Boniface Attèni :
Le gouvernement a joué
sa partition
Par rapport au déroulement du Bepc, il faut avouer que le gouvernement a joué sa partition. Malgré le débrayage, l’examen a eu lieu et s’est bien déroulé. J’encourage à aller dans ce sens-là.
Edgard Adoukonou :
Sérénité dans le déroulement
Je crois qu’il y a une certaine sérénité dans le déroulement de ces examens. De façon générale, c’est une satisfaction. À Gbégamey, il n’y a pas de souci, à part un cas de retard qu’on a enregistré.
Djondo Coovi :
L’examen a tenu compte des grèves
L’examen s’est bien déroulé. On n’a pas déploré de cas de fraude. D’après les élèves les épreuves ont été abordables. Je peux dire que les organisateurs de cet examen ont tenu compte des grèves pour proposer les épreuves. J’ai remarqué dans les salles où j’ai surveillé qu’ils finissent souvent avant l’heure. Ce n’est pas comme l’examen blanc qui a été un peu difficile.
Martial Agbalessi :
Apporter une incitation depuis la base
Ça s’est bien passé. Ce que je pourrais dire, c’est qu’on revoit les choses à la base, avec le temps. Par exemple, il y a des disciplines qui semblent ne plus intéresser les enfants. C’est le cas des Mathématiques. Pendant la composition, on a constaté qu’ils ont très peu réagi. Je crois qu’à la longue, si on peut apporter une incitation à cette matière depuis la base, je crois que ce serait très bien.
Bienvenu Tchédji :
Le Bepc s’est déroulé de façon parfaite
A mon avis, le Bepc s’est déroulé de façon parfaite, du moins au Ceg Gbégamey. Tout s’est déroulé normalement sans incident majeur. À en croire les candidats, les épreuves seraient à leur portée.
Photo de famille du bureau du pôle[/caption]Réunis au sein du Pôle unifié des jeunes de l’opposition (Pujo), les jeunes leaders issus des mouvements et partis politiques de l’opposition sont montés au créneau, ce mercredi 11 juillet à Cotonou. L’objectif de cette première sortie officielle est de présenter leur regroupement au peuple et de se prononcer sur l’actualité politique nationale.
Les jeunes engagés des mouvements et partis politiques de l’opposition se donnent la main en vue des prochaines joutes électorales. Réunis au sein d’un creuset dénommé, «Pôle unifié des jeunes de l’opposition (Pujo)», ils étaient ce mercredi 11 juillet face aux hommes des médias à Cotonou. C’était l’occasion pour eux non seulement présenter leur regroupement mais aussi de se prononcer sur l’actualité politique nationale.
Selon Léonce Houngbadji, coordonnateur national de ce regroupement, le Pujo est une organisation politique regroupant les jeunes leaders des partis ou mouvements politiques de l’opposition béninoise ayant comme ambition de remettre les jeunes au cœur de la vie politique. « Ce Pôle unifié n’est pas une addition d’individus, mais le rassemblement des jeunes engagés au sein des partis et mouvements politiques et qui parle», a-t-il déclaré. Selon lui, c’est le fruit d’une réflexion collective qui remet les citoyens au cœur de la vie politique. Les membres du Pujo entendent rompre les réflexes partisans qui constituent les obstacles au développement économique et social du Bénin. « C’est pourquoi, nous faisons la promesse aux jeunes d’être plus proches de leurs réalités en vue de rebâtir le pays » a-t-il ajouté. Pour atteindre leur objectif, les jeunes du Pujo souhaitent faire d’ouverture en accueillant en leur sein la pluralité des sensibilités et des opinions dès lors qu’elles visent à faire avancer le Bénin. Par rapport à l’actualité politique nationale, Kamar Ouassangari, membre de Pujo, a remercié les députés de l’opposition pour avoir repoussé la révision de la Constitution du 11 décembre 1990 par voie parlementaire en donnant la possibilité au peuple d’en décider lors d’un référendum. Il invite les jeunes au rassemblement afin d’empêcher toute vexation contre le moindre citoyen et à se tenir prêts pour les prochains combats de l’opposition. A propos de la promotion de la femme à laquelle le Bloc de majorité présidentielle fait allusion de sa proposition de loi sur la révision de la constitution, il demande au gouvernement de commencer par nommer plus de femme dans les institutions de la République et dans l’administration avant que cette volonté ne soit concrétisée dans la Constitution. Cette coalition des jeunes de l’opposition et des activistes composés entre autres de Donklam Aballo, de l’Union sociale libérale, de Léonce Houngbadji du Front du sursaut patriotique, de Constantin Amoussou, de Frank Kpassassi, Cecil Adjévi et d'André Assè et beaucoup d’autres promet de jouer sa partition pour marquer valablement la mouvance en place sur le terrain lors des prochaines élections ou référendum au cas où le président de la République Patrice Talon prendrait la décision.

L’examen du Brevet d’études du premier cycle (Bepc) a pris fin, ce mercredi 11 juillet, avec diverses fortunes pour les candidats au terme des trois jours de composition. Ils ont diversement apprécié le contenu des épreuves, déplorant l’impact de la grève qui a secoué le secteur éducatif pendant environ trois mois sur leur rendement au cours de l’examen.
« Les épreuves sont à l’image de ce qui s’est passé au cours de l’année scolaire », a indiqué François D. Kinkpo, candidat à l’examen du Brevet d’études du premier cycle à sa sortie de la dernière composition, ce mercredi. Les épreuves ne lui semblent ni difficiles ni faciles. « On a vu les cours en classe. Mais on n’a pas eu des explications comme cela se doit, on n’a pas fait des exercices comme il le faut. Ça a été les cours de dernière minute », raconte ce candidat, pourtant convaincu de sa réussite. C’est également le même son de cloche chez Florine et Florette Hindohouénou, candidates au centre du Ceg Houéyiho à Cotonou. Pour ces jumelles, les enseignants n’ont pas bien expliqué les cours après la grève. « Ils déversent les cours sur nous et quand on demande des explications, ils disent que leurs soucis, c’est de finir le programme. Qu’est-ce qu’on peut dire dans ce cas ? », se désole Florine, qui par ailleurs implore la clémence de ceux qui seront commis pour les travaux de correction.
Florette, pour sa part, soutient que certains cours ne sont pas bien approfondis et assimilés à cause de la grève. « Les enseignants ont vu les cours avec nous mais les explications ne sont pas tellement claires. La grève a vraiment perturbé les cours, et nous n’avions pas eu le temps d’apprendre », poursuit la candidate.
Selon des candidats du Ceg Houéyiho rencontrés hier, les épreuves dans leur ensemble sont à leur portée. « Les épreuves sont abordables. Si quelqu’un ne réussit pas à cet examen, tant pis pour lui. Les épreuves sont très faciles. Je n’ai jamais vu des épreuves aussi faciles à un examen. Je pense que c’est à cause de la grève qu’ils ont proposé des épreuves comme celles-ci », a-t-il martelé. Alex Ayamou a la même perception, affirmant que rien n’est difficile dans les épreuves. Selon lui, tous les candidats moyens pourront s’en sortir.
La plupart des candidats ont indiqué que les épreuves ont surtout porté sur les cours du début d’année. Certains candidats estiment que c’est seulement en Mathématiques et en Histoire-Géographie qu’il y a eu des difficultés. Ils n’imaginaient pas que l’épreuve d’Histoire-Géographie allait porter sur la situation d’apprentissage n°4, la dernière au programme.
Il faut rappeler que les travaux de la correction vont démarrer dans deux semaines. Les choses devront aller vite, comme l’a suggéré le ministre des Enseignements secondaire, technique et de la Formation professionnelle, Kakpo Mahougnon?

L’évaluation organisée le 16 juin dernier au profit des enseignants de la maternelle et du primaire sera reprise en raison de plusieurs irrégularités. C’est ce qu’a décidé le Conseil des ministres de ce mercredi 11 juillet.
L’évaluation organisée le 16 juin dernier au profit des enseignants de la maternelle et du primaire sera donc reprise le 28 juillet prochain. Cette décision émane du Conseil des ministres de ce mercredi 11 juillet. Informé des omissions constatées sur les listes de composition des enseignants, des nombreux dysfonctionnements ne permettant pas de prendre la mesure réelle de la situation en vue de la conception et de la mise en œuvre d’un programme efficace de renforcement des capacités, le gouvernement a décidé de soumettre à nouveau les enseignants concernés aux épreuves. Ils composeront dans les mêmes matières que précédemment, à savoir le français, les mathématiques et la pédagogie appliquée, a expliqué le ministre Oswald Homeky au cours de la présentation des décisions issues de la rencontre.
« Les cas des enseignants qui n’ont carrément pas pris part à l’évaluation et d’autres irrégularités préoccupantes » ont été également abordés. Autant d’irrégularités qui, d’après lui, fondent cette décision de reprise dont le but est de mettre en place, au titre de la formation continue des enseignants de la maternelle et du primaire, les programmes de renforcement de capacités pertinents répondant à leurs besoins. Dans la vision du gouvernement, cette évaluation répond à une stratégie dont la finalité est de réaliser un diagnostic des capacités pédagogiques afin d’améliorer la qualité de notre système éducatif. Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que, se fondant sur des informations relatives à des irrégularités, le gouvernement décide de remettre les compteurs à zéro. Bien d’autres concours de recrutement ont déjà connu ce sort, à l’ère du Nouveau départ, chaque fois que des dénonciations sont faites et des défaillances constatées. Il faut préciser que cette évaluation n’est pas un concours et n’agit pas sur l’évolution professionnelle des enseignants. Elle vise surtout à déceler leurs failles pour les outiller afin d’y remédier.

Le Conseil d’administration de la Banque mondiale a approuvé, vendredi 6 juillet dernier, un nouveau projet d’un montant de 40 millions de dollars soit plus de 22 milliards de francs Cfa pour le Bénin. Il s’agit du Projet d’appui aux communes et communautés pour l’expansion des services sociaux (Access) qui va poursuivre et renforcer les actions du Projet des services décentralisés conduits par les communautés (Psdcc) arrivé à terme, il y a quelques mois.
Selon le communiqué de presse de l’institution parvenue à notre rédaction, la Banque mondiale entend aider les autorités béninoises à accroître l’accès des populations pauvres aux services sociaux essentiels et aux filets de protection sociale.
En effet, « Bien que le Bénin ait accompli des progrès ces dernières années en vue d’améliorer l’accès aux infrastructures de base et aux filets de protection sociale, les disparités de couverture restent considérables, au détriment notamment des zones les plus pauvres et reculées », relève Pierre Laporte, directeur des opérations de la Banque mondiale pour le Bénin. « Ce nouveau projet va aider les autorités à s’attaquer à ces difficultés plus efficacement avec l’objectif d’améliorer le bien-être social », indique-t-il.
Le projet Access est en phase avec le Plan d’actions du gouvernement adopté en décembre 2016 et avec le nouveau Cadre de partenariat du Groupe de la Banque mondiale avec le Bénin entériné le 5 juillet dernier. Il « contribuera à l’amélioration des services décentralisés en apportant aux communes des subventions qui leur permettront d’investir dans l’éducation, la santé, le réseau routier et les infrastructures de marché », précise le communiqué. Un dispositif pilote de filets sociaux expérimenté avec succès dans le cadre du Psdcc sera déployé dans la mise en œuvre du projet qui vient, par ailleurs, en appui au programme Assurance pour le renforcement du capital humain (Arch) cher gouvernement béninois. Dans ce cadre, un registre national de bénéficiaires sociaux sera mis en place et permettra d’identifier les ménages en situation de pauvreté et d’extrême pauvreté.
Basé sur l’approche du développement conduit par les communautés (Dcc), le projet Access donnera aux collectivités locales les moyens de déterminer et de mettre en œuvre leurs propres sous-projets de développement.
Claude Urbain PLAGBETO
Actualités 12 juil. 2018

La sixième session de la commission mixte bénino-togolaise de délimitation de la frontière maritime s'est tenue du lundi 9 au mercredi 11 juillet à Cotonou. Il était question de la validation de la soumission conjointe de demande d'extension du plateau continental du Bénin et du Togo au-delà des 200 miles marins.
Avec l'appui de la coopération allemande notamment de la Giz, des experts béninois et togolais de la gestion des espaces frontaliers se sont retrouvés à Cotonou pour valider la soumission conjointe de demande d'extension du plateau continental des deux pays au-delà des 200 miles marins. Cette rencontre s'est déroulée avec l'expertise du cabinet Maritime zone solution Limited (Mzsl) à qui a été confiée l'élaboration dudit document.
Au terme des trois jours de travaux, les participants ont accordé leurs violons sur le dossier à soumettre aux Nations Unies. Cette demande permettra au Bénin et au Togo d'élargir leur espace de souveraineté maritime de plus de 12 000 kilomètres carrés. D’après les recommandations formulées à l’issue de l’atelier, le document conjoint sera finalisé d’ici le 1er août et devra être déposé aux Nations Unies le 17 septembre prochain.
Lors de la cérémonie de clôture qui a sanctionné la fin des travaux, ce mercredi 11 juillet, le directeur de l'Agence béninoise de gestion des espaces frontaliers (Abegief), Marcel Ayité Baglo, a salué la détermination et l'engagement des deux parties, tout le long de la procédure d'élaboration de la demande d'extension de leur plateau continental. A l’en croire, c'est un défi né de la rencontre d'Abuja en 2009 que les deux pays ont suivie en observateurs passifs parce que n'ayant pas un plateau atteignant les 200 miles. Un défi que soutient l'Allemagne depuis dix ans avec une mobilisation de plus de 23 millions d'euro grâce à la Giz, fait savoir l'ambassadeur de la République fédérale d'Allemagne, Achim Tröster. Il a félicité les deux pays pour leurs efforts conjoints. « Vous vous êtes lancés avec dynamisme et volonté dans cet élan et aujourd’hui, vous avez abouti à une étape importante : le dossier est finalisé et sera transmis aux Nation Unies », s’est-il réjoui. L'ambassadeur Achim Tröster a toutefois encouragé le Bénin et le Togo à poursuivre leur coopération, car le projet n’est pas encore à sa fin.
Dans ce sens, le ministre conseiller à la mer du président de la République du Togo, Stanislas Baba, a salué le soutien de la République fédérale d'Allemagne et rassuré de l'engagement du Togo et du Bénin à une coopération sans conflits. Insistant sur l'importance de cette extension pour les deux pays qui se sentent lésés dans l'espace maritime, le ministre béninois de l'Intérieur et de la Sécurité publique Sacca Lafia a remercié tous ceux qui ont contribué à l'aboutissement des travaux depuis 2009. Il s’est alors engagé à veiller, de concert avec son homologue du Togo, au suivi rigoureux jusqu'au dépôt du document de soumission aux Nations Unies?

Le bâtiment d’hospitalisation des malades du service de l’Oto-rhino-laryngologie (Orl), de l’Ophtalmologie et de la Stomatologie du Centre hospitalier universitaire départemental de l’Ouémé/Plateau (Chud O/P) à Porto-Novo fait désormais peau neuve. C’est grâce à la Fondation Mtn qui a déboursé 41 millions F Cfa pour la rénovation du pavillon équipé de certains matériels de travail. Le joyau a été inauguré, ce mercredi 11 juillet, en présence des acteurs.
La Fondation Mtn vole au secours du personnel et des patients du service de l’Oto-rhino-laryngologie (Orl), de l’Ophtalmologie et de la Stomatologie du Centre hospitalier universitaire départemental de l’Ouémé/Plateau (Chud O/P) basé à Porto-Novo. Elle a réhabilité le bâtiment d’hospitalisation de ce service pour offrir de meilleures conditions de séjour aux usagers de ce bloc. Le joyau inauguré, ce mercredi 11 juillet, est doté, entre autres, de nouvelle toiture ondulée; d'une 20 lits et matelas renouvelés ; de salles d’hospitalisation ventilées et climatisées ; de toilettes et de points d’eau pour les malades et le personnel soignant ; de salles de gardes pour médecins et infirmiers spécialisés en Orl-
Ophtalmologie-Stomatologie; de salles de pansement et de petite chirurgie et d’un respirateur pour le service de réanimation. Tout cela a coûté la bagatelle somme de 41 millions F Cfa dont 11 millions F Cfa pour les 20 nouveaux matelas et le respirateur, le tout entièrement financé par la Fondation Mtn précisément par le personnel de cette téléphonie mobile et certains de ses partenaires.
De quoi faire exulter de joie le directeur général du Chud O/P. Léon Aïtchéou n’a tari de mots pour témoigner sa gratitude à la Fondation Mtn qui a fait œuvre utile. Il a loué l’esprit de générosité et de solidarité dont elle a fait preuve dans la conduite de ce projet. Selon le directeur général du Chud O/P, le projet de réhabilitation du bâtiment était en souffrance depuis des lustres, en raison de l’insuffisance de ressources financières adéquates. Le vieux bâtiment construit d’avant les années d’indépendance du Bénin et dégradé sous le poids de l’âge aura servi de salle d’accouchement en 1960 avant d’abriter depuis 1977 le service Orl-Ophtalmologie-Stomatologie de l’hôpital. Cette situation désastreuse, souligne Léon Aïtchéou, mettait les malades dans de mauvaises conditions de séjour dans ce service. Les différents plaidoyers depuis 2007 à l’endroit des organismes intervenant dans le secteur de la santé au Bénin pour concrétiser le projet de réfection dudit bâtiment n’ont pas abouti, déplore-t-il. Le directeur général du Chud O/P dit être dans une grande joie de contempler le joyau complètement rénové grâce à la bienveillance de la présidente de la Fondation Mtn et de son équipe qui n’ont ménagé aucun effort dans la suite réservée à sa requête d’assistance au projet de réhabilitation dudit pavillon introduite seulement courant le mois de mai dernier. Le laps de temps au cours duquel le joyau flambant neuf a été réalisé a davantage sidéré le directeur général du Chud O/P. Léon Aïtchéou rassure la Fondation Mtn, la direction générale de ce réseau de téléphonie mobile et toute son équipe de ce que le joyau livré sera maintenu dans un état de propreté parfaite afin de consolider le partenariat naissant. Lequel partenariat, il souhaite voir s’étendre sur d’autres projets structurants au profit de l’hôpital tels que l’acquisition d’un moniteur multiparamétrique, d’une machine à laver, d’un amplificateur de brillance, d’un groupe électrogène de 500 Kva ; la construction de salles de consultation médicale et de bureau pour le personnel et l’amélioration de la qualité de la connexion Internet au niveau du centre.
Mtn, une entreprise citoyenne
Pour la présidente de la Fondation Mtn, Viviane Sissuh, la rénovation de ce bâtiment fait partie de la série d’initiatives prévues dans le cadre de l’édition 2018 du programme « 21 Days of Y’ello Care », c’est-à-dire 21 jours d’actions sociales au cours desquels le personnel de Mtn Bénin initie des projets de développement communautaire pour le bonheur des populations. C’est donc dans ce cadre qu’intervient le geste à l’endroit du Chud O/P, précise la présidente de la Fondation Mtn. Selon elle, le programme a jugé utile, cette année, d’agir dans deux domaines clés dont ceux de l’éducation et de la santé, deux secteurs qui relèvent de la priorité nationale.
Ainsi, pendant les vingt-et-un jours qu’ont duré les travaux, les employés de Mtn Bénin, avec l’aide des spécialistes, se sont relayés sur le chantier en vue d’accélérer la concrétisation du joyau dans le délai requis. Viviane Sissuh se réjouit de la mise en service de l’ouvrage qui permettra aux populations d’accéder à des soins de qualité dans les meilleures conditions. «En tant qu’entreprise citoyenne, nous croyons fermement que le développement de notre pays, le Bénin, passe par la mobilisation de ressources humaines en bonne santé. En investissant au sein de nos communautés, Mtn Bénin veut contribuer au développement des populations et plus particulièrement au développement du Bénin », détaille la présidente de la Fondation Mtn. Viviane Sissuh remercie les structures partenaires notamment la société Magnificat et Mw qui ont accompagné la Fondation sur ce projet sans oublier le personnel de Mtn qui n’a ménagé aucun effort pour se libérer de ses tâches quotidiennes et venir prêter main forte aux spécialistes en charge des travaux.
Par rapport à la doléance concernant les difficultés de l’hôpital en matière de connexion Internet évoquée, la présidente de la Fondation Mtn dit avoir pris bonne note.
Au nom du ministre de la Santé, le directeur départemental de la Santé de l’Ouémé, Dr Simplice Tokpo, a exprimé sa gratitude à la Fondation Mtn. Il a surtout salué la donatrice pour la promptitude dont elle a fait montre en répondant à la sollicitation des responsables de l’hôpital. Dr Simplice Tokpo trouve que cette action vient renforcer les efforts du gouvernement dans le cadre de l’amélioration du plateau technique du Chud O/P. Le directeur départemental de la Santé de l’Ouémé rassure la Fondation Mtn de ce qu’il fera un suivi rigoureux pour un bon entretien du bâtiment et du matériel sanitaire offert.
Le secrétaire général de la préfecture de l’Ouémé, Jean-Baptiste Akpamagbo, représentant le préfet, va aussi remercier la Fondation Mtn. Selon lui, cette œuvre humanitaire donne un motif supplémentaire de consommer sans modération les produits de Mtn.
La cérémonie d’inauguration s’est achevée par la coupure du ruban symbolique et la visite des locaux.

Ce mercredi 11 juillet à Lokossa, chef-lieu du Mono, ont eu lieu les manifestations officielles entrant dans le cadre de la vingt-neuvième Journée mondiale de la population. L’événement a été marqué par la remise de plusieurs dons et des appels à l’intensification des campagnes de sensibilisation sur la planification familiale à l’intention des couples et des adolescents.
L’édition 2018 de la Journée mondiale de la population a été célébrée hier autour du thème « La planification familiale est un droit de l’homme ». Les manifestations officielles ont eu lieu à Lokossa, dans le Mono, avec le soutien de ses partenaires du Système des Nations Unies.
A l’entame des manifestations, le préfet du département, Komlan Zinsou, rappelle que l’instauration de la Journée de la population trouve ses origines dans la recommandation formulée en 1989, par le Conseil d’administration des Nations Unies, pour attirer l’attention sur l’urgence et l’importance des problèmes démographiques. Ce rappel historique sera complété par le chef de fil des Agences onusiennes soutenant le gouvernement, Siaka Coulibaly, pour qui, les présentes manifestation sont d’une importance capitale. Leur portée, laisse-t-il entendre, réside dans la célébration d’un accord, celui visant la promotion de l’approche fondée sur les droits de la planification familiale qui considère les personnes concernées comme des êtres humains à part entière exerçant leurs droits en qualité d’acteurs et non de bénéficiaires passifs.
Depuis mai 1968 où la Conférence internationale sur les droits humains, souligne-t-il, a adopté la proclamation de Téhéran, la planification familiale est devenue un droit laissé à la libre appréciation des couples et non un « contrôle de la population » imposé par l’Etat. A ses dires, la célébration de ce jour donne une fois encore l’occasion de réfuter la notion de « contrôle de la population », de veiller à ce que les générations futures ne considèrent jamais ce droit conquis comme définitivement acquis mais travaillent à son renforcement. Puisque malgré les progrès réalisés depuis 1968, soutient-il, des centaines de millions de femmes, d’hommes et de jeunes gens sont dans l’incapacité d’exercer leur droit à la planification familiale.
La situation au Bénin
Au Bénin, l’indice synthétique de fécondité (Isf), poursuit le coordonnateur des Agences du système des Nations Unies, Siaka Coulibaly, est estimé à 4,8 enfants par femme. L’utilisation des méthodes contraceptives modernes par celles âgées de 15 à 49 ans, ajoutera-t-il, reste encore faible, soit 12,5 % contre 5 % pour les méthodes traditionnelles. En somme, le niveau de besoin non satisfait, relève-t-il, reste aussi élevé en planification familiale, soit 33 %. Face à la gravité de cette situation, il appellera au renforcement des efforts en cours. L’élimination des besoins non satisfaits de planification familiale d’ici 2030, souligne Dr Siaka Coulibaly, est un aspect fondamental du mandat du Programme des Nations Unies pour la population (Unfpa). Fort de cela, dit-il, en ce jour de célébration, son institution invite les gouvernants à honorer leurs engagements d’assurer l’accès universel aux soins de santé sexuelle et reproductive et aux droits en matière de procréation. « Quand les femmes ont accès à l’information, il y a moins de grossesses non désirées, moins de mortalités maternelles et infantiles et plus de scolarisation des enfants », plaide-t-il. Mais dans ce combat, c’est tout le monde qu’il invite au front. Aux adolescents, il conseille de privilégier leur avenir car, en plus des grossesses non désirées, la contagion d’infections sexuelles est un autre risque qui les guette. « Les taux de transmission d’infections sexuelles les plus élevés sont constatés parmi les jeunes gens âgés de 15 à 24 ans », a prévenu Dr Siaka Coulibaly.
En écho, la représentante des adolescents du Mono, Hortense Gouchinou, s’engage au nom de ses pairs à la mise en pratique des conseils à eux prodigués. « Nous ne ménagerons aucun effort pour être les acteurs du meilleur monde dont vous rêvez pour nous », a-t-elle promis.
A son tour, Rufino d’Almeida, représentant le ministre d’Etat chargé du Plan et du Développement, va saluer l’intérêt des élus et des citoyens du Mono pour les questions liées à la population. Réitérant enfin la gratitude du gouvernement aux partenaires pour leurs soutien, il reconnaît qu'« à travers certaines de leurs doléances, ils ont levé le voile sur ce que nous devrions faire en profitant du fait que la planification familiale est un droit humain pour accélérer l’autonomisation de nos populations pour un Bénin prospère où il fait bon vivre ». A ses dires, davantage d’efforts seront déployés dans le cadre de la mise en œuvre du Programme d’action du gouvernement dans lequel un accent particulier est mis sur l’amélioration de l’accès des jeunes à l’éducation et aux soins de santé. Aussi, l’adhésion du pays au Projet « Autonomisation de la femme et dividende démographique » dénote, selon lui, de l’engagement du gouvernement à voir améliorer les conditions de vie des populations.
A la suite de la série d’allocutions ayant marqué cette vingt-neuvième Journée, une série de remises de dons a clôturée la phase officielle. Des kits de fournitures scolaires ont été distribués à quarante meilleures filles des établissements scolaires. Dix artisans ont également reçu des équipements devant leur permettre d’ouvrir leurs propres ateliers.
Lokossa : Une démographie galopante
Si le choix du Mono pour abriter la commémoration de la vingt-neuvième édition de la Journée mondiale de la population répond au principe de rotation, celui de la commune de Lokossa aussi n’est pas anodin. Les statistiques démographiques de la commune sont alarmantes pour ne pas dire qu’elles sont au rouge.
Selon le maire Pierre Awadji, l’indice synthétique de la fécondité est de 6,5 enfants par femme, nettement au-dessus de la moyenne nationale qui est de 4,8. Si cet indicateur, aux dires de l’autorité communale, démontre que les femmes ont besoin davantage de sensibilisation, les campagnes doivent s’étendre pratiquement à toutes les communautés de la commune tant le mal paraît profond. Car, en tentant une explication au dépassement de la moyenne nationale de l’indice synthétique de la fécondité, le maire regrette que dans sa commune on enregistre des grossesses trop précoces, surtout en milieu rural. A l’en croire, ce phénomène est également doublé du mariage précoce. « Parmi les populations de 10 ans et plus, plus de trois femmes sur dix sont mariées », souligne-t-il. Comme solution, il appelle à l’intensification des campagnes de sensibilisation de ses administrés sur la planification familiale en mettant l’accent sur ses avantages notamment l’autonomisation des filles et des femmes.
Si cette démarche proposée cadre bien avec la vision qui a caractérisé les manifestations de la Journée mondiale de la population, il reste à espérer que l’alerte donnée par le maire rencontre un écho favorable tant auprès de l’Etat central que des partenaires du secteur.
D. C. V.
Société 12 juil. 2018