La Nation Bénin...
Nouvelles
Théphile Dossou au milieu et les membres de son syndicat[/caption]La décision de la Cour constitutionnelle relative au retrait du droit de grève aux agents de la santé n’émeut pas le syndicat Unité Cnhu. « Nous, militants du syndicat Unité Cnhu prenons acte de cette décision de la Cour dont les décisions sont sans recours », a affirmé, au cours d’une conférence de presse à Cotonou ce jeudi 5 juillet, Théophile Dossou, secrétaire général de Unité Chnu.
Pour Théophile Dossou, secrétaire général de ce syndicat, plutôt que de s’attarder sur la décision DCC 18-141 du 28 juin 2018, il y a mieux à faire. La préoccupation de son syndicat est de se battre par le travail bien fait afin de sauver les hôpitaux malades des mauvaises pratiques surtout la mauvaise gestion.
Contrairement aux avalanches de réactions enregistrées au lendemain de la décision de la Cour, ce syndicat se dissocie par sa position : « Nous n’irons pas dans la logique de contestation de la Cour constitutionnelle car tel comportement peut fragiliser la Cour qui est le seul rempart qui a sauvé notre pays des situations les plus difficiles », a affirmé le syndicaliste.
Actualités 05 juil. 2018
Illustration d'une personne se déplaçant avec des béquilles[/caption]L’accès à l’emploi des personnes handicapées relève d'un ‘’miracle’’ au Bénin. Ces individus font le parcours du combattant, sans pour autant obtenir gain de cause. Pourtant, l’arsenal juridique visant à favoriser leur insertion professionnelle est souvent brandi par les pouvoirs publics.
Etre handicapé et avoir une vie professionnelle stable dans l’administration béninoise relève de l’extraordinaire. L’accès au travail pour cette catégorie de personnes semble peu préoccuper les décideurs. En attendant l’heure de délivrance, elles frappent à toutes les portes susceptibles de leur favoriser ce privilège. Hélas ! Le désespoir s’installe très tôt. C’est une course sans issue.
Mira Hountondji, handicapée visuelle, vice-présidente du Réseau des associations des personnes handicapées de
l’Atlantique et du Littoral
(Raphal), pourrait passer des heures à raconter sa mésaventure. Bientôt, elle va rentrer dans la limite d’âge pour l’accès à la Fonction publique après avoir usé le fond de ses robes et jupes à chercher de l’emploi dans l’Administration publique depuis dix ans environ.
En plus d’une licence en anglais et en communication sociale, elle s’est également fait former en ‘’décoration d’intérieur ‘’et en prospection d’entreprise. Le sourire et le charme qu’affiche cette dame joviale et intelligente pourraient bien constituer un avantage certain pour des entreprises en quête de personnel qualifié dans son domaine. Mais son problème, c’est le fait de porter un handicap.
« Ce qui m’a le plus marquée dans ma recherche d’emploi, c’est le fait d’avoir été exclue deux fois successivement aux concours de recrutement à la Fonction publique ; encore que la seconde fois, c’était après la rencontre d’échange qu’ont eue les personnes handicapées avec l’ancien président de la République, Thomas Boni Yayi qui nous avait rassurées. Soixante-douze heures après, j’ai été purement et simplement expulsée d’une salle de composition pour l’accès à la Fonction publique », raconte-t-elle.
Le motif, explique-t-elle, est lié au manque de dispositions pour faire composer en braille. Mira garde ce souvenir, pleine d’amertume et de frustration. «Pourtant, mon dossier et ma demande de composition en braille ont été acceptés en amont et j’ai même eu mon numéro de table», s’offusque-t-elle.
Malgré ces coups durs, elle se donne toutes les chances d’aller de l’avant. Mais l’horizon ne semble pas pour autant dégagé. « Malheureusement aujourd’hui, l’exclusion des personnes handicapées se fait au niveau de la sélection des dossiers aux concours d’entrée à la Fonction publique », se désole-t-elle.
Pour surmonter ces obstacles, elle multiplie des descentes spontanées vers les chefs d’entreprises privées et visite des sites des sociétés pour les offres d’emplois, espérant de toutes ses forces son ‘’grand jour’’. En attendant, elle intervient en tant que personne ressource auprès des partenaires extérieurs sur des thématiques liées aux personnes vulnérables afin de subvenir à ses besoins.
Un cas non isolé
Le cas de Mira traduit le lot quotidien des personnes handicapées en quête d’emploi. Titulaire d’une maîtrise en anglais, Prisca Tossou, une autre handicapée de la vue, n’a pas échappé, elle aussi, à ces difficultés. « Après ma licence, j’ai postulé pour le volontariat, ça n’a pas abouti. J’ai également tenté ma chance à Média Contact, en vain», se souvient-elle. Elle estime que c’est dû à son handicap non adapté aux matériels de la structure. Heureusement, une bonne volonté est allée à son chevet: l’Ong Bartimée qui s’occupe des personnes handicapées de vue pour leur épanouissement et autonomisation dans les domaines culturels, agricoles et de la transformation.
De la potentialité, du dynamisme, de la réactivité, les personnes handicapées en ont suffisamment à revendre. Mais derrière ces valeurs, se cachent bien de difficultés et la misère. Le manque d’accès à l’emploi est un deuxième handicap qui leur est imposé. Abdoul-
Wahab Yèkini Salahou, ancien président de l’Association des scolaires et étudiants et actuel vice-président du Mouvement panafricain pour la défense des droits des personnes handicapées, est une autre victime. « Nous vivons dans la précarité quand les privés ne nous sollicitent pas pour une activité ponctuelle », explique ce handicapé moteur.
Entre les discours officiels visant à promouvoir les droits des personnes handicapées et la réalité, le fossé est grand. « En dépit de notre engagement à défendre nos droits, nous nous sommes rendu compte que notre pays fait toujours une politique de deux poids deux mesures. Les actes n’accompagnent pas les beaux discours des dirigeants », se désole-t-il. Il raconte avoir forcé la main à ses parents avant de pouvoir fréquenter. Pour lui, la difficile insertion professionnelle des handicapés traduit le manque de volonté politique.
Là-dessus, il évoque l’expérience de la Côte d’Ivoire dont le Bénin pourrait s’inspirer pour des emplois directs aux handicapés. En réalité, la promotion du handicap doit partir de la compréhension que les gens en ont. Très souvent, des têtes bien pleines et bien faites, elles sont souvent limitées dans leur volonté d’accéder à l’emploi. « Les gens ne nous font pas confiance. Il y en a parmi nous qui ont déjà 60 ans, mais qui rêvent toujours de travailler un jour », soutient Abdoul-Wahab Yèkini Salahou.
En dehors des rares qui ont pu se trouver une place dans la Fonction publique et dans les sociétés privées, l’insertion professionnelle de la grande frange reste un défi permanent que la couche peine à relever au prix de nombreux sacrifices.
Marcel Candide Hinvi, handicapé moteur, journaliste, animateur d’une émission intitulée ‘’Mon handicap et moi’’, a connu lui aussi les affres de l’insertion professionnelle. Selon lui, la marginalisation des personnes handicapées est quasi-permanente. Sa licence en communication n’a pas suffi pour convaincre les responsables d’un organe de presse de la place pour lui accorder un stage professionnel en journalisme au sein de la structure. Il sera envoyé plutôt dans un autre service en raison de ses béquilles, avant d’être repêché plus tard par un organe de presse privé de la place. « J’ai été contraint durant ce stage à faire autre chose que ce que j’ai appris », relate-t-il. « Nous essayons de surmonter notre handicap, mais le refus de certains responsables de nous insérer professionnellement nous en impose davantage», se désole-t-il.
Cris de cœur
Par rapport à l’insertion professionnelle des personnes handicapées, l’Etat semble démissionner. Leur sort est laissé aux soins des Ong privées, notamment Handicap International qui s’emploie tant soit peu à corriger l’injustice sociale. Le projet Insertion professionnelle qu’il vient de lancer pour la période 2018-2021 gage sur les besoins et des difficultés des personnes handicapées en matière d’accès au travail, notamment dans les départements de l’Atlantique et du Littoral.
« L’accès à l’emploi des personnes handicapées reste préoccupant », explique Calixte Capo, le chef projet. Faisant référence à une récente étude de son institution, il évalue à 80% le nombre de personnes handicapées diplômées sans-emplois.
Celles qui sont insérées dans l’auto-emploi éprouvent des difficultés à trouver un financement pour développer leurs activités et la diversifier. D’autres sont confrontées aux problèmes d’approvisionnement et d’écoulement sur le marché, relève l’étude de Handicap International.
Selon le chef projet, « Les mécanismes visant à promouvoir leur employabilité ne tiennent pas compte dès la base de leurs difficultés ». Reste aux pouvoirs publics de corriger le tir pour favoriser l’accès à l’emploi de la couche, car les compétences ne leur font pas défaut.
D’où ces cris de cœur que lance Mira Hountondji : « Je voudrais demander aux cadres de cesser de se cacher derrière les documents. Les lois sont votées et promulguées, le reste leur revient. Nous avons besoin de subvenir aux besoins vitaux comme toute personne ».
« Il est temps de finir avec les préjugés sociaux sur les personnes handicapées et de leur offrir des chances de travail afin d’apprécier leurs compétences», plaide Abdoul-Wahab Yèkini Salahou. Leur plus grand bonheur serait de trouver un jour un emploi définitif dans l’administration publique ou privée?
Contexte juridique
favorable
Le Bénin dispose d’un arsenal juridique qui milite en faveur de l’insertion professionnelle des personnes handicapées. Au nombre de ces instruments, la Convention des Nations Unies relative aux droits des personnes handicapées, ratifiée par le pays en 2012 et qui l’oblige à respecter les droits des personnes en situation de handicap et à agir pour amener la société à changer de comportements envers elles. A cela s’ajoute la loi 2017-06 du 29 septembre 2017, portant protection et promotion des droits des personnes handicapées en République du Bénin et la loi n°98-004 du 27 janvier 1998 portant Code du Travail en République du Bénin dont l’article 31 évoque le principe de non-discrimination et l’article 33 souligne l’avantage fiscal incitatif pour les employeurs qui embauchent des personnes handicapées.
Les lois oui, mais il en faut plus pour favoriser l’insertion professionnelle des personnes handicapées.
Photo de famille du ministre d’Etat BIO TCHANE et des membres du CES [/caption]Les enjeux, l’état des lieux et les perspectives du développement durable, de même que le renforcement du dialogue social font l’objet d’un colloque et d’un séminaire initiés par le Conseil économique et social. Personnalités et acteurs à divers niveaux s’y sont donné rendez-vous pour opiner sur les sujets en débats et faire des propositions. L’ouverture des assises a eu lieu, ce mercredi 4 juillet au siège de l’institution à Cotonou.
Deux jours durant, à compter de ce mercredi 4 juillet, experts, spécialistes des questions du dialogue social et du développement durable, ainsi que plusieurs membres et cadres du Conseil économique et social (Ces) se pencheront sur deux thématiques importantes intitulées « Ces : outil pour la promotion du dialogue social et le renforcement de la veille stratégique et citoyenne » et «Développement durable : enjeux, état des lieux et perspectives ».
Les deux rencontres destinées à consolider les acquis de l’institution en matière de dialogue social et de développement durable sont organisées avec l’appui de l’Organisation islamique pour l’éducation, les sciences et la culture (Isesco). Elles s’inscrivent dans le cadre de l’opérationnalisation du Cadre d’analyse et de veille stratégique (Cavs), une structure interne d’appui technique mise en place depuis 2015 par le Ces. Cette institution, rappelle son président, Augustin Tabé Gbian, a pour mission essentielle de donner des avis à caractère consultatif au président de la République et à l’Assemblée nationale sur des projets de loi, d’ordonnances, de décrets ou les catégories socioprofessionnelles qui y sont représentées.
Sur l’importance ou du moins l’urgence de ces assises, le président du Ces soutient que «de tous les temps, le monde du travail a toujours été caractérisé par des luttes d'intérêts » et que «toutes les nations de l’univers ont connu et continuent de gérer des crises sociales qu’engendrent généralement les réformes majeures ». Face à un tel tableau, indique-t-il, la question du dialogue social est un sujet d'actualité qui mérite une analyse objective et approfondie, assortie de propositions concrètes, indispensables à l'instauration d'une paix durable et propice à la prospérité de la nation.
Les fruits des réflexions à mener au cours de ces deux jours d’activités contribueront à consolider les différents mécanismes et autres dispositions juridiques destinés à promouvoir un dialogue social inclusif et fécond, espère-t-il.
Protection sociale
Pour sa part, le ministre d’Etat en charge du Plan et du Développement, Abdoulaye Bio Tchané, représentant le président de la République à l’ouverture des assises, estime qu’une telle initiative est révélatrice de l’intérêt que porte le Ces aux conditions de vie des populations et au respect des engagements internationaux pris par le Bénin et vient même à un moment clé. « La présente rencontre montre que notre prestigieuse institution est un cadre approprié du dialogue entre toutes les composantes de notre société. Elle doit apporter par la profondeur de ses réflexions et la rigueur de ses analyses, des propositions utiles et constructives », apprécie le ministre d’Etat.
La protection sociale pour tous et notamment pour les plus vulnérables, la mise en place de filets sociaux, une législation favorable aux personnes vulnérables et, enfin, une spatialisation équilibrée dans la mise en place des initiatives de développement. Ce sont là, quatre piliers forts qui fondent l’action sociale du gouvernement, rappelle également Abdoulaye Bio Tchané, non moins heureux de saluer les avancées consécutives du Bénin sur le chantier du mieux-être de ses populations. Il citera en exemple, de nombreux bonds déjà réalisés quant aux Objectifs de développement durable et veut croire que cette option du Ces de conduire des réflexions sur tous les sujets touchant au développement durable se poursuivra pour aider la gouvernance actuelle à mieux atteindre les ambitions contenues dans son programme d’action.
Le directeur du secrétariat du Club du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest, Bernard Bossard[/caption]Le directeur du secrétariat du Club du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest, Bernard Bossard, estime que le grand défi aujourd’hui pour faire de la coopération transfrontalière décentralisée, est que les élus locaux des deux côtés des frontières soient capables de monter des structures juridiques qui soient à même de gérer ensemble de l’argent. En marge du séminaire sur le développement transfrontalier organisé à Cotonou, les 3 et 4 juillet derniers, il a déclaré que les villes sont les trames de l’intégration régionale.
La Nation : A l’ouverture du séminaire sur le développement transfrontalier au Sahel, mardi dernier, vous avez évoqué la question de la décentralisation financière. De quoi retourne ce concept ?
Laurent Bossard : En fait, j’ai parlé de ça dans la perspective de l’intégration régionale. Je pense que l’intégration régionale concrète doit être offerte par les élus locaux, et que tant qu’on n’aura pas mis les élus locaux frontaliers et transfrontaliers au cœur des processus d’intégration régionale on n'y parviendra pas. A cet égard, il faut que la décentralisation financière soit absolument accélérée, augmentée et que cette démarche soit considérée comme un levier de l’intégration régionale. Vu qu’il ne faut plus parler d’un côté de la décentralisation et de l’autre côté de l’intégration régionale, il faut mettre ça dans le même panier. C’est la même problématique.
En quoi la question du financement est-elle un frein pour la décentralisation et la coopération transfrontalière ?
Pour moi, la problématique ce n’est pas tellement le fait qu’il n’y ait pas d’argent, mais c’est d’abord qu’il n’y a pas de structure qui permet de gérer de l’argent. Le grand défi aujourd’hui pour faire de la coopération transfrontalière décentralisée, c’est qu’il faut que les élus locaux des deux côtés des frontières soient capables de monter des structures juridiques qui soient à même de gérer ensemble de l’argent. Ça, c’est compliqué, mais c’est possible et il faut y travailler et apporter des solutions.
A votre avis, quel rôle peuvent jouer les villes dans le processus de l’intégration régionale ?
Comme vous savez quand on fait des tapis, il y a une trame. Eh bien, les villes sont les trames de l’intégration régionale. Il y a de plus en plus de villes, elles sont de plus en plus peuplées ; la population augmente ; le filet, le réseau se densifie et l’intégration régionale devient totalement inéluctable. Et les villes, ce sont les nœuds de ce réseau parce qu’elles sont les nœuds, elles sont au centre des processus et donc les maires doivent être au centre du processus d’intégration régionale.
Dans les années à venir, quelles sont les actions d’urgence pour accélérer cette intégration régionale ?
Dans l’avenir, l’intégration régionale deviendra, comme je l’ai dit, de plus en plus inéluctable. Il y a 40 millions de personnes en Afrique de l’Ouest qui vivent à moins de 50 kilomètres des frontières, donc dans 25 ou 30 ans, il y en aura 80, voire 100 millions. Il va falloir s’occuper de ces gens-là. Leur réalité, elle est transfrontalière, donc ils vont faire pression ; leurs élus locaux vont faire pression, il faut trouver des outils juridiques et financiers qui sont capables d’accompagner ce que ces gens vont faire de toute façon. Et les gens vont faire l’intégration, ils sont en train de le faire et ils vont le faire de plus en plus parce qu’ils vont être de plus en plus nombreux près des frontières.
Et quel est le rôle que jouera le Club Sahel dans cette intégration ?
Mon rôle, c’est de vous parler, de vous expliquer, de relayer des messages, de documenter ces réalités et de financer afin d’accompagner la formulation d’outils juridiques, financiers que les collectivités locales pourront utiliser pour faire l’intégration régionale?
Economie 05 juil. 2018
A travers la signature de la convention de subvention, une collaboration inédite commence dans l’histoire de la gestion des parcs nationaux[/caption]Après un premier financement d’un montant de 251 millions de francs Cfa, en 2016, la Fondation des Savanes ouest-africaines vient d’apporter un deuxième financement pour la protection du parc national de la Pendjari pour un montant de plus de 311 millions de francs Cfa. C’était ce mercredi 4 juillet à Cotonou, à travers une signature de la Convention de subvention dans le cadre d’un accord-cadre de partenariat entre ladite Fondation, l’African Parks Network et l’Agence nationale de promotion des patrimoines et du développement du tourisme (Anpt).
Le développement de l’industrie touristique au Bénin qui constitue une source de revenus pour l’économie béninoise continue d’attirer l’attention des organisations non gouvernementales et autres structures de financement. Dans le cadre de la conservation de la biodiversité et du développement de l’industrie touristique, trois institutions se donnent la main sous l’égide du ministère du Cadre de vie et du Développement durable.
Le contexte dans lequel se trouvent les parcs nationaux du Bénin, selon la présidente du Conseil d’administration de la Fondation des Savanes-ouest africaines (Fsoa), Aline Odjè, n’autorise pas son organisation à prendre beaucoup de temps à intervenir. C’est pourquoi, elle a accordé une première subvention de 311 249 629 francs Cfa à African Parks Network (Apn) au profit du Complexe parc national de la Pendjari dont il a le mandat décennal de gestion depuis le 24 août 2017. Ce financement permettra de prendre en charge les Rangers dans le cadre de leur formation, l’alimentation de patrouilles et émoluments et la construction d’infrastructures.
« A travers les actes de signature, nous allons commencer une collaboration inédite dans l’histoire de la gestion des parcs nationaux », a souligné la présidente du Conseil d’administration de la Fsoa. Elle estime que les aires protégées sont les garants de la préservation d’un patrimoine collectif. Un patrimoine qui est encore lourdement impacté par le développement de la civilisation béninoise.
Après avoir apprécié la mission de la Fsoa, l’ambassadeur de la République d’Allemagne, Achim Troster, dira que le parc national de la Pendjari constitue l’une des attractions les plus importantes du complexe
W/Arly/Pendjari (Wap), au regard de sa richesse en espèces végétales, d’oiseaux, de gros herbivores ainsi que de prédateurs. Cette riche biodiversité, selon lui, mérite une vigilance et un renforcement de la surveillance pour faire face aux facteurs qui la menacent et qu’on aimait voir maîtrisés.
La Fsoa par cette première convention de subvention, vient soutenir les efforts du gouvernement, se réjouit le ministre du Cadre de vie et du Développement durable, José Tonato. Pour lui, le gouvernement a déjà mis à la disposition de l’Apn, 3,3 milliards de francs Cfa pour accompagner les cinq premières années de la délégation de gestion à travers l’Agence nationale des patrimoines et du tourisme.
« Je reconnais bien l’importance des ressources financières adéquates, stables et prévisibles, et de leurs rôles dans la conservation et la gestion durable des réserves de faune et dans les démarches communes en matière d’atténuation et d’adaptation pour la gestion intégrale et durable des forêts », déclare José Tonato. La réserve de faune de la Pendjari est considérée comme une zone de concentration des interventions de la Coopération allemande, ajoute-t-il. Mieux, ses appuis vont se perpétuer à travers ses contributions au capital de la Fsoa. Au nom du gouvernement, il a salué le dynamisme de la Coopération entre le Bénin et la République fédérale d’Allemagne dans le secteur stratégique de la conservation de la biodiversité.
Fournir les outils pour des partenariats et des négociations sur les marchés internationaux[/caption]Le Bureau de restructuration et de mise à niveau (Brmn) a organisé, ce mercredi 4 juillet à Cotonou, un atelier de formation et de sensibilisation sur les partenariats et la négociation, à l’intention des promoteurs des petites et moyennes entreprises (Pme). Cette séance vise à définir le partenariat avant de présenter ses différentes formes.
Les promoteurs des petites et moyennes industries et petites moyennes entreprises (Pmi/Pme) bénéficiaires du Programme de renforcement des capacités productrices et commerciales (Prcpc) ont désormais les outils nécessaires pour aller sur les marchés internationaux afin de chercher des partenariats et faire des négociations. Ces outils leur ont été donnés par le Bureau de restructuration et de mise à niveau (Brmn) au cours d’un atelier de formation et de sensibilisation sur les partenariats et de la négociation, ce mercredi à Cotonou. C’était en collaboration avec l’Agence pour la promotion des investissements et des exportations (Apiex) et l’appui technique de l’Organisation des Nations Unies pour le développement industriel (Onudi).
Ce qui est attendu de l’atelier d’hier, selon le directeur de l’évaluation technique du Bureau de restructuration et de mise à niveau, Mathieu Kpohihoun, c’est la sensibilisation des entreprises bénéficiaires du Prcpc et l’accompagnement que son bureau doit leur apporter. «Nous n’allons pas nous arrêter seulement sur le séminaire, nous allons accompagner les entreprises à aller sur les marchés qui ont leurs exigences», promet-il. Mathieu Kpohihoun estime qu’au finish, l’objectif est d’amener ces entreprises à avoir au moins quatre partenariats à développer dans le cadre de ce projet.
Le représentant de l’Onudi à cette séance de formation et de sensibilisation, Bernard Bau, responsable du Pecpc Bénin, a indiqué qu’il est mis à la disposition de ces entreprises des outils pour qu’elles puissent négocier de façon pertinente des partenariats. Car, en matière de partenariats, souligne-t-il, il y a plusieurs formes. Il revient à ces entreprises de savoir quel partenariat est conforme à leur profil et leurs ambitions afin de faire très attention au type de partenariat qu’elles ont choisis. Car, dit-il, il y a des partenariats à piège. Il va falloir, selon lui, que ces entreprises connaissent les pièges et les éléments de risques que comportent des partenariats pour être en position de force pour non seulement bien suivre les contrats de partenariat, mais aussi pour bien négocier ces partenariats.
Il s’est agi, au cours de l’atelier d’amener les entreprises à étudier les pré-conditions favorables à un bon partenariat et des techniques d’approche d’un partenaire potentiel. Les entreprises devront aussi savoir appréhender les techniques de négociation des contrats et leur rédaction, étudier les outils d’évaluation des partenariats; puis présenter des cas pratiques de partenariat récents et leurs enseignements.
Blanche Sonon, présidente de Social Watch Bénin (au milieu), donnant lecture de la déclaration[/caption]A la faveur d’une déclaration de presse, ce mercredi 4 juillet à Cotonou, Social Watch Bénin, Laboratoire Citoyennetés et d’autres organisations non gouvernementales ont exprimé leur adhésion au projet de révision de la Constitution initié par un groupe de députés à l’Assemblée nationale. Mais au-delà, ces organisations ont aussi appelé au strict respect des quatre points sur lesquels porte cette retouche de la loi fondamentale.
Les organisations de la société civile telles que Social Watch Bénin, Laboratoire Citoyennetés et autres adhèrent à la retouche de la Constitution du 11 décembre 1990 après des échanges avec des députés initiateurs de cette proposition de révision et tiennent à ce que les modifications n’aillent pas au-delà des points annoncés.
Dans la déclaration rendue publique, hier, à l’issue d’une séance d’échange avec ces députés, Blanche Sonon, présidente de Social Watch Bénin, a estimé que cette démarche « fait l’unanimité au sein des acteurs politiques et de la société civile ». Elle s’inscrit, explique-t-elle, « dans une logique de bonne gouvernance et de développement ». Par rapport aux modifications envisagées, elle note quatre points tels que la suppression de la peine de mort, la promotion de la représentativité des femmes, l’organisation d’élections générales (présidentielle, législatives et communales et la création de la Cour des comptes). Si Social Watch, Laboratoire Citoyennetés et les autres accompagnent les trois premiers points, selon Blanche Sonon, elles « prennent acte de l’alignement des élections » au Bénin.
Toutefois, ces organisations insistent sur certains points en faisant des suggestions. Il s’agit pour elles d’élargir, en dehors du Parlement, les dispositions particulières assurant la promotion de l’élection des femmes à d’autres instances telles que les conseils municipaux, communaux, locaux et autres. Sur la création de la Cour des comptes, ces organisations de la société civile estiment « nécessaire de renforcer l’indépendance de la juridiction financière en arrimant sa loi organique aux normes des organisations internationales des institutions supérieures de contrôle des finances publiques ». A ce propos, Blanche Sonon insiste, entre autres, sur l’indépendance et l’inamovibilité des dirigeants, l’accès sans restriction à l’information, l’obligation d’élaborer et de diffuser en toute indépendance les rapports de contrôle. « Social Watch Bénin, Laboratoire Citoyennetés et les autres organisations de la société civile, soucieux de la préservation des valeurs et principes démocratiques chèrement acquis de l’historique Conférence nationale des forces vives, en appellent à la défense de l’intérêt supérieur de la nation, au consensus et invitent la Représentation nationale à ne s’en tenir qu’au respect strict des quatre points soumis à cette révision », insiste la présidente de Social Watch Bénin.
Vue partielle du présidium du Parti communiste du Bénin[/caption]Le premier secrétaire du Parti communiste du Bénin, Philippe Noudjènoumè, appelle les Béninois à « se libérer de l’esclavage ». À la faveur d’une conférence publique animée, ce mercredi 4 juillet à Cotonou, sur la situation politique nationale, le parti relève ce qu’il nomme « les graves menaces sur la démocratie ».
« Pour ma part, je n’ai aucun doute que notre peuple relèvera ce défi : le rejet de l’esclavage pour la liberté si chère à nos cœurs », affirme M. Noudjènoumè. Il rassure du soutien du Pcb qui sera en avant-garde si le peuple parvient à prendre son destin en main.
« La révolution ne se fera pas par procuration », lance-t-il, rappelant le devoir à tous citoyens de défendre son pays. « Le parti communiste du Bénin est toujours là, engagé aux côtés du peuple comme par le passé, à aider par ses éclairages », ajoute-t-il. Selon Philippe Noudjènoumè, le pays vivrait des heures graves de son histoire.
Actualités 05 juil. 2018

Le ministre des Infrastructures et des Transports, Alassane Séidou, s’est rendu, ce mercredi 4 juillet au poste de péage et de pesage d’Ekpè. Une occasion pour lui d’instruire le directeur général du Fonds routier pour l’application rigoureuse des décisions prises par le gouvernement et relatives à l’augmentation des frais de péage et de péage/pesage des véhicules sur les axes routiers.
Depuis le 1er juillet, le tarif au niveau des postes de péage et de pesage est passé du simple au double, suscitant de vives réactions. Le ministre des Infrastructures et des Transports, Alassane Séidou, s’est rendu au poste péage d’Ekpè, ce mercredi 4 juillet, pour constater de visu l’application de cette mesure. Les recettes du poste de péage/pesage d’Ekpè ont connu une croissance depuis l’application de la mesure du gouvernement. De 3 millions par jour au départ, le poste de péage d’Ekpè enregistre une recette journalière de 6 millions après l’informatisation du système fin juin dernier par Homintec group engineering services.
« Depuis quinze ans, les tarifs au niveau des postes de péage et pesage sont restés les mêmes alors que le coût de l’entretien et de la construction des routes a plus que doublé. Or, il faut des ressources pour entretenir les routes », a laissé entendre Alassane Séidou, pour justifier l’augmentation des frais de péage et de pesage par le gouvernement. « Nous devons être attentifs à la construction et à l’entretien de nos routes afin d’éviter les insécurités routières ainsi que les cas d’accidents induits par l’état dégradé des routes », a-t-il souligné.
« Le gouvernement du Nouveau départ s’est inscrit dans cette dynamique-là. Et pour construire ces routes, il faut beaucoup de ressources », a assuré le ministre, soutenant qu’il y a quinze ans, seulement 400 millions F Cfa pouvaient servir à construire un kilomètre de route, alors que de nos jours, il faut plus d’un milliard pour le faire. Ainsi, l’apport des populations souhaité par les partenaires ne sera pas substantiel si le tarif reste inchangé. D’après l’étude des cadres, souligne le ministre, pour que l’apport des populations soit substantiel, il faut que les usagers de la route apportent trois à quatre fois ce qu’ils apportaient avant l’augmentation. Ce dossier a été présenté en Conseil des ministres. Mais le chef de l’Etat n’admet pas de faire passer le tarif du simple au quadruple, mais plutôt au double, pour éviter les grincements de dents, rapporte Alassane Séidou. Et le consensus a été trouvé, d’après lui, avec les responsables de syndicats qui ont donné leur accord à cette mesure.
Assujettis au péage
Le Fonds routier étant un maillon essentiel pour le ministère des Infrastructures et des Transports qui doit assurer la visibilité du Pag dans la construction et l’entretien des routes, son rôle est déterminant. « Vous devez mobiliser les ressources pour l’entretien des routes, encore que ces ressources ne suffisent pas pour assurer l’entretien des routes, mais nous avons besoin de ces ressources-là », a fait savoir le ministre Alassane Séidou dans la salle de conférences du Fonds routier. « Non seulement vous mobilisez les ressources, mais vous devez aider à contrôler la charge et à éviter les surcharges. Parce que l’ennemi de la route, c’est la surcharge », a-t-il confié.
Le ministre a affirmé que désormais, tout le monde est logé à la même enseigne par rapport au péage. Les fonctionnaires en mission, les ministres… doivent payer les frais de péage comme tout le monde. Seuls les véhicules de la police, des sapeurs-pompiers, les ambulances, les cortèges du président de la République et de l’Assemblée nationale ainsi que les véhicules de la sécurité et ceux des véhicules militaires sont exemptés de ces frais. « Il faut que tout le monde contribue à l’entretien de la route, car nous sommes convaincus que le développement passera par le réseau routier », indique Alassane Séidou. Le directeur du Fonds routier est invité à veiller à l’application stricte des mesures?

Les regards sont tournés vers le Parlement qui connaîtra ce jour le sort de la proposition d’amendement de la Constitution du 11 décembre 1990. Un texte qui a toutes les chances d'aboutir, parce que soutenu par les vieux briscards du Parlement, notamment les anciens présidents de l’institution.
L’ancien président de l’Assemblée nationale, Bruno Amoussou, et actuel meneur de la coalition politique ‘’Union fait la nation’’ (Un) est l’un des soutiens de taille de la révision de la Constitution béninoise du 11 décembre 1990. La position du « Renard de Djakotomey » sur la loi fondamentale est sans ambages : il faut la réviser.
Invité sur la Télévision nationale, mardi 3 juillet dernier, il n’y est pas allé du dos de la cuillère pour soutenir l’urgence et l’opportunité de ce projet de révision. De la situation du port autonome de Cotonou en passant les dépenses liées aux élections à coupler désormais sans oublier la question de la Cour des comptes, Bruno Amoussou est resté droit dans ses bottes. Il a justifié, argumenté et même convaincu sur l’opportunité d’un tel projet. Mais il n’est pas le seul dans la barque révisionniste.
Contrairement à la levée de bois verts qu’a souvent rencontrée le vœu des révisionnistes, le nouveau projet de révision de la constitution a bien des chances de prospérer. Il est porté non seulement par les députés du Bloc de la majorité présidentielle soutenant les actions du chef de l’Etat, mais aussi et surtout par d’autres anciens présidents du Parlement. Et quand on connaît l’influence de ces hommes politiques qui sont en réalité de grands électeurs qui dictent et orientent les votes, il ne fait l’ombre du moindre doute que le projet qui vient en plénière ce jour passera comme une lettre à la poste. Du moins, en apparence, tout l’indique.
Il faut signaler que la présente proposition de révision de la Constitution vise à faire consacrer l’amélioration de la représentativité des femmes au sein de l’Assemblée nationale par la loi fondamentale, la suppression de la peine de mort adoptée, l’alignement des mandats électifs et la constitutionnalisation de la Cour des comptes?