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Nouvelles

Artisanat/Analyse des résultats du recensement : Des chiffres qui donnent raison à l’Exécutif
Le secteur de l’artisanat s’est résolument engagé dans la voie de la modernisation. Le recensement complémentaire des artisans béninois a permis d’enrôler 211 217 nouveaux acteurs, portant l’effectif total d’artisans inscrits dans la base à 452 246 personnes. En Conseil des ministres, mercredi 9 février dernier, des instructions ont été données pour la poursuite du processus jusqu’à son aboutissement. De beaux jours s’annoncent à l’horizon pour les artisans du Bénin. Le recensement national des artisans initié par le ministère des Petites et moyennes entreprises et de la promotion de l’emploi le présage. A la suite d’une première opération de recensement qui s’est déroulée du 27 février au 17 mars 2019 sur toute l’étendue du territoire national et qui a généré un effectif global de 241 029 artisans, la décision d’un recensement complémentaire a été prise au cours du Conseil des ministres du 14 juillet 2021. Ce recensement complémentaire s’est déroulé sur toute l’étendue du territoire national du 23 août au 16 septembre 2021 et a permis d’enrôler 211 217 nouveaux acteurs. Cette décision est intervenue suite au plaidoyer des artisans qui entendent bénéficier des avantages inhérents à cette réforme, notamment les formations à délivrer dans le cadre de l’Assurance pour le renforcement du capital humain (Arch), à l’ensemble des acteurs du secteur. Tout comme le premier, le recensement complémentaire des artisans vise à les identifier de façon exhaustive en collectant les informations professionnelles nécessaires à leur inscription au registre biométrique des métiers. Et ceux d’entre eux qui remplissent les conditions, bénéficieront de la carte professionnelle biométrique. Dans son message aux artisans, la veille du démarrage de l’opération, le ministre des Petites et moyennes entreprises et de la promotion de l’Emploi, Modeste Kérékou, leur rappelle que cette seconde chance qui leur est accordée, est exceptionnelle. Parmi les quatre réformes prévues pour le secteur des Petites et moyennes entreprises, de l’artisanat et de l’emploi des jeunes, dans le Programme d’action du gouvernement 2021 2026, l’Exécutif poursuivra le développement de la deuxième phase du secteur de l’artisanat. A l’issue de ces deux opérations, il y a 452 246 personnes provenant des huit branches d’activités répertoriées dans le secteur qui, progressivement, tend à se structurer pour faire face à ses défis. Conformément à la feuille de route, la suite conduira à la mise en place de la Chambre des métiers de l’artisanat du Bénin Actualités 11 févr. 2022


Lutte contre la Covid-19 : Les performances du Bénin saluées
A l’issue d’une descente effectuée dans quelques centres de vaccination et au dépôt central de stockage des vaccins à Cotonou, jeudi 10 février, le chef de la délégation de l’Union Européenne, les ambassadeurs de France et d’Allemagne, ainsi que les représentants de l’Oms et de l’Unicef ont décerné leur satisfécit au gouvernement. Les performances du Bénin en matière de lutte contre la Covid-19 sont saluées par des Partenaires techniques et financiers (Ptf). Au terme d’une visite sous la conduite du ministre de la Santé, Benjamin Hounkpatin, dans quelques centres de vaccination notamment au Palais des congrès, au centre de santé de Gbégamey, et au dépôt de stockage et de conservation des vaccins, les bailleurs se sont réjouis des progrès réalisés par le pays, dans la riposte mondiale à la pandémie. « 23 % de taux de vaccination, le Bénin est parmi les 10 premiers pays d’Afrique pour la vaccination, et avant la vaccination, la prévention, les mesures barrières, les tests, tout est bien organisé. Nous sommes ici pour saluer un partenariat exemplaire avec le Bénin, l’équipe d’Europe et le système des Nations Unies, l’Unicef et l’Oms notamment », a déclaré l’ambassadeur de France près le Bénin, Marc Vizy. Au Palais des congrès de Cotonou, environ 70 personnes se font vacciner en moyenne par jour, et au centre de santé de Gbégamey, un quartier populaire de la capitale économique, le nombre peut varier et atteindre les 150 en fonction de l’affluence. En termes de préférence, le ministre Hounkpatin explique que le vaccin Johnson & Johnson est en tête, suivi du sinovac-coronavac; viennent après Pfizer et le tout récent Moderna. « Lorsque nous lancions la campagne de vaccination accélérée en novembre 2021, nous étions autour de 4 %. Aujourd’hui, nous sommes autour de 23 % de taux de couverture vaccinale. On espère atteindre les 40 % d’ici fin mars », a-t-il expliqué. De bonnes conditions de stockage Au dépôt central de stockage et conservation des vaccins, situé au quartier Akpakpa à Cotonou, les conditions sont des plus reluisantes, à en croire Dr Mamoudou Harouna Djingarey, représentant de l’Oms par intérim au Bénin. « Nous avons pu constater de visu ce qui se passe au niveau du dépôt central et les taux de vaccination. La chaine de froid est respectée depuis la production du vaccin jusqu’au stockage au dépôt central, et à son admission au niveau des centres de vaccination. Nous sommes satisfaits », a fait savoir Dr Djingarey. Selon le ministre Hounkpatin, les capacités de stockage du Bénin ont évolué au cours de la crise sanitaire aussi bien pour les chaînes de froid négatives de -80°, de -15 à -25° que pour la chaîne conventionnelle de +2° à +8°. Il précise que les vaccins sont dans de très bonnes conditions de conservation, et félicite l’équipe de santé affectée à la tâche pour que la population bénéficie des vaccins de bonne qualité. « Que la population soit complétement vaccinée, que nous reprenions la vie normale, et que nos enfants grandissent dans un environnement sain. Nous allons y arriver parce que nous avons les capacités au niveau du Bénin pour l’atteinte de cet objectif », a indiqué la représentante de l’Unicef, Djanabou Mahondé. C’est dire qu’il faut poursuivre les efforts, et à ce titre, la question relative à la santé de façon générale, et les réponses collectives à la pandémie de Covid-19 en particulier seront des sujets clés lors du sommet Union africaine-Union Européenne, qui réunira dans les prochains jours, les chefs d’Etat africains et européens, a indiqué Silvia Hartleif, ambassadrice de l’Union Européenne. Le ministre Benjamin Hounkpatin va donc inviter ceux qui hésitent encore à se faire vacciner contre la Covid-19. «C’est à ce prix que nous allons pouvoir arriver à enrayer, à contrôler cette pandémie qui nous a fait tant de mal, que nous allons la conjuguer au passé, au cours de cette année 2022. Les vaccins sont disponibles, les équipes de santé sont en place. Sortez seulement, accomplissez le bon geste, vaccinez-vous, et que ça ne fasse pas oublier le respect des gestes barrières », a-t-il conclu. Actualités 11 févr. 2022


Visite à Glo-Djigbé – Zè : Le corps diplomatique impressionné par la zone industrielle
Les ambassadeurs et consuls accrédités au Bénin étaient, hier jeudi 10 février, sur le site de la Zone industrielle de Glo Djigbé – Zè pour découvrir cette infrastructure innovante. Au tour des membres du corps diplomatique de découvrir les réalités de la Zone industrielle de Glo-Djigbé – Zè, hier jeudi 10 février. Ambassadeurs et consuls honoraires ont été admiratifs des réalisations présentées à travers les exposés et la visite pratique sur les 400 hectares mis en valeur sur un total de 1640 hectares prévus pour le parc industriel. L’ambassadeur du royaume du Maroc au Bénin, comme bien d’autres, est tombé sous le charme de ce qui sera bientôt le cœur de l’économie du Bénin. « Nous sommes impressionnés par le travail colossal fait en si peu de temps. Nous constatons la concrétisation de la vision du président Patrice Talon concernant l’industrialisation du Bénin. C’est le meilleur choix qu’un gouvernement puisse faire», a déclaré Rachid Rguibi. Les ambassadeurs n’ont pas manqué de demander des précisions sur les différentes explications fournies par Laurent Gangbès, directeur général de l’Agence pour la promotion des investissements et Létondji Béhéton, directeur général de la Société des investissements et de la promotion de l’industrie. « Qu’en est-il de la définition d’un salaire minimum pour les travailleurs de la zone ?», « Quelle est la procédure administrative à suivre pour s’installer dans la zone ? », « la liste des secteurs d’activités présentée est-elle limitative», « quel est le niveau de production en carbone de la zone ? », … Une série de questions qui montre l’intérêt de ce public particulier pour le parc industriel naissant. Et ils ont eu les réponses adéquates de la part de leurs deux principaux interlocuteurs pour assouvir leur soif. Selon les développements, une centrale solaire sera installée sur 1200 autres hectares annexés à la superficie dédiée aux industries. Ce qui rendra la zone neutre en carbone. Aussi, des démarches sont en cours pour que la loi créant la zone économique spéciale soit modifiée afin de fixer un salaire minimum pour les travailleurs. Toutes choses qui permettront aux entreprises d’exporter sur les marchés les plus rentables notamment l’Union Européenne et les Etats-Unis. Autre réponse: les investisseurs intéressés par la zone peuvent s’adresser à l’Agence de promotion des investissements et des exportations (Apiex) ou se rendre sur le site de la Gdiz pour avoir toutes les informations sur les facilités et procédures administratives. D’ailleurs, précise Laurent Gangbès, la Caisse nationale de sécurité sociale et les services de l’immigration sont déjà installés. Les impôts, la douane, la direction du travail, la police et toutes les administrations pouvant être utiles aux investisseurs sont en cours d’installation. « C’est le projet de la vie du Bénin. Nous ferons tout pour qu’il réussisse car derrière lui, il y a la vie de milliers de femmes et hommes», conclut le directeur général de l’Apiex. Il le dit parce que la Gdiz, c’est 500 millions de dollars d’accords déjà conclus avec une vingtaine d’entreprises qui pourront s’installer en régime de promotion des échanges intracommunautaires ou en régime d’exportation, 20 000 emplois pour les premières années et 300 000 emplois à l’horizon 2030, l’augmentation de la production manufacturière de 500 %, des mesures fiscales et douanières aux entreprises, A Létondji Béhéton d’ajouter que ce projet est « l’illustration de ce qui est possible quand l’Etat et le secteur privé se mettent ensemble pour trouver des solutions aux problèmes ». Actualités 11 févr. 2022


Exposition publique à la présidence du Bénin : Le chronogramme et les informations pratiques dévoilés
L'exposition publique annoncée au lendemain du retour des biens culturels aura lieu à la présidence de la république du Bénin du 20 février au 22 mai. Organisée autour du thème : "Art du Bénin d'hier et d'aujourd'hui : de la restitution à la révélation", elle sera gratuite. En prélude à cet événement, le public est invité à faire sa réservation en ligne à partir du 15 février 2022. Chronogramme Ouverture au public : Du dimanche 20 février au dimanche 22 mai 2022 Horaires et jours de visite - Jeudi et vendredi de 15h30 à 18h30 - Samedi et dimanche de 10h à 18h30 - Une nocturne mensuelle événementielle chaque dernier samedi du mois de 19h00 à 22h00 Actualités 10 févr. 2022


Coupe de la Caf 2021-2022 : Un quatuor béninois désigné
La Confédération africaine de Football (Caf) a retenu un quatuor béninois pour le match No.113 de la Coupe de la Confédération 2021-2022 entre la Js Saoura d'Algérie et le Royal Leopards Fc d'Eswatini. Le juge central de la partie est notre compatriote Djindo Louis Houngnandandé. Il sera assisté de ses concitoyens Eric Ayimavo, premier assistant, Gbèmassiandan Narcisse Kouton, second assistant. Adissa Abdul Raphiou Ligali sera le quatrième arbitre. Actualités 10 févr. 2022


Cour suprême : Sept nouveaux juges dans les chambres administrative et judiciaire
Sept magistrats ont été officiellement installés dans leurs nouvelles fonctions de conseillers à la Cour suprême. Le serment de chacun de ces juges nommés en Conseil des ministres du mercredi 8 décembre 2021, a été reçu, ce mercredi, par la cour suprême réunie en audience solennelle. Les magistrats Marie-Josée Nougbognon Pathinvoh; Edah Kendé-Dahouè ; Abdou-Moumouni S. Gomina ; Makponsè Gervais Déguénon; Badirou Olatoundji Lawani; Ismaël Anselme Sanoussi et Cossi Gbédolo Bertin Millefort Quenum sont désormais en plein dans leurs nouvelles charges de conseillers à la Cour suprême. Nommés par décret n°2021-662 du 8 décembre 2021, ils ont prêté serment, ce mercredi 9 février, devant la Cour suprême qui les a ensuite installés dans leurs fonctions conformément aux dispositions de l’article 10 de la loi n°2004-07 du 23 octobre 2007 portant composition, organisation, fonctionnement et attributions de la Cour suprême. Main droite levée, ils ont chacun juré de bien et fidèlement remplir leurs nouvelles fonctions, de les exercer en toute impartialité dans le respect de la Constitution et des lois, de garder le secret des délibérations et des votes, de ne donner aucune consultation à titre privé, de ne prendre aucune position publique sur les questions relevant de la compétence de la cour, et de se conduire en tout en digne et loyal magistrat. Le serment a été reçu par la Cour de céans présidée par Victor Adossou, président de la Cour suprême. Ce dernier a renvoyé les sept magistrats à l’exercice de leurs nouvelles fonctions. Sans dévoiler un secret, le président de la Cour suprême a informé que la majorité d’entre eux sera envoyée à la chambre judiciaire où il y a beaucoup de défis à relever avec un stock de 428 procédures, toutes natures confondues. Au regard de ce nombre important de dossiers en attente au niveau de cette chambre, Victor Adossou leur fait savoir qu’ils n’auront pas de temps d’observation. Ils doivent se mettre rapidement à la tâche aux côtés d’Innocent Avognon, président de la chambre judiciaire auprès de qui ils auront beaucoup à apprendre. Le président de la Cour suprême dit compter sur les nouveaux conseillers pour voir relevés les défis du temps de la chambre judiciaire où toutes les questions sociétales ne cessent de remplir les prétoires. Quant au reste des sept nouveaux conseillers, ils seront mis à la disposition de la seconde chambre de la Cour suprême, c’est-à-dire la chambre administrative. Ici, il y a aujourd’hui un stock de 107 dossiers, toutes phases de procédures considérées. Le président de la cour su-prême a invité ceux qui y seront envoyés à mettre leur technicité et leurs nombreuses années d’expériences dans l’œuvre de justice au service de cette chambre en pleine reconstruction. Selon Victor Adossou, la réalisation de sa vision pour une justice béninoise prévisible, lisible, visible, transparente et dont les décisions sont rendues dans un délai raisonnable dépend des réalités au niveau des deux chambres de son institution. Le président de la Cour suprême félicite le président de la République, Patrice Talon pour avoir décidé de solutionner un tant soit peu la question de déficit en conseillers à la cour suprême. Mais avant Victor Adossou, c’est d’abord le procureur général près la Cour suprême, Onésime Madodé qui, dans ses réquisitions, a félicité les nouveaux conseillers pour leur promotion, le couronnement de leurs efforts au service du droit et de la justice à leurs différents postes antérieurs.   Rémy Yao Koko installé président de la chambre administrative Le magistrat Rémy Yao Koko est le nouveau président de la chambre administrative de la Cour suprême. Il a été officiellement installé dans ses fonctions ce mercredi. Rémy Yao Koko succède désormais à Victor Adossou qui aura passé cinq ans à ce poste avant d’être promu depuis mars 2021, président de la Cour suprême. Victor Adossou dit se réjouir de la brillante nomination du nouveau président de la chambre administrative qui connait bien la maison pour avoir été un de ses collaborateurs en tant que président de section. Il invite Rémy Yao Koko à donner le meilleur de lui-même pour relever les challenges liés à ce poste. Le président de la Cour suprême conseille le nouveau patron de la chambre administrative de faire preuve de doigté, de finesse, de perspicacité et d’être rassembleur pour la réussite de sa mission. Victor Adossou invite Rémy Yao Koko à prioriser une approche participative en associant à son œuvre tous les acteurs à divers niveaux de sa chambre. Il n’a pas manqué de féliciter Etienne Fifatin pour le travail titanesque qu’il a abattu dans l’assainissement du stock de dossiers en attente en si peu de temps où il a assuré son intérim à la tête de cette chambre. Le procureur général près la Cour suprême, Onésime Madodé a aussi salué le riche parcours du nouveau président de la chambre administrative de la Cour suprême avant de lui souhaiter un fructueux mandat. Dassoundo Pierre Ahiffon investi avocat général Le parquet général près la Cour suprême s’est étoffé d’un nouvel avocat général. Il s’agit de Dassoundo Pierre Ahiffon. Il a été officiellement installé ce mercredi, après sa prestation de serment devant la cour suprême réunie en audience solennelle. Cette installation fait suite à la nomination de ce dernier par décret n°2021-662 du 8 décembre 2021. Recevant son serment, le président de la cour de céans, Victor Adossou a loué la qualité du nouvel avocat dont il a vu lui-même les talents depuis 2012 où il a voulu le mettre dans son équipe lors de sa tentative manquée à l’élection du bureau de l’Union nationale des magistrats du Bénin (Unamab). Le président de la Cour suprême trouve que Dassoundo Pierre Ahiffon sera d’un grand appui pour le parquet général près la cour. Avant sa nomination, il a été notamment procureur général près la cour d’appel de Cotonou, procureur général près la cour d’appel d’Abomey-Calavi et procureur de la République près le tribunal de première instance de Porto-Novo. Victor Adossou présente Dassoundo Pierre Ahiffon comme un fin connaisseur du ministère public sur qui peut compter désormais le Parquet général près la cour suprême dirigé par Onésime Madodé. C’est d’ailleurs ce dernier qui a lu les réquisitions du ministre en charge de la Justice, Séverin Quenum sur les qualités du récipiendaire qui fait ses preuves à la magistrature depuis 2003.   Actualités 10 févr. 2022


Porto-Novo : Le conseil municipal en session extraordinaire dès demain
La première session extraordinaire du conseil municipal de Porto-Novo s'ouvre demain, vendredi 11 février. Au cours de cette rencontre, les conseillers étudieront deux points principaux. Ils se pencheront sur la visite de travail, d'échanges et d'amitié d'une délégation de la mairie dans certaines villes du Nigeria du 14 au 18 février et le rapport d'activité portant sur la 5e édition du Festival international de Porto-Novo ( Fip). Cette session convoquée par le maire Charlemagne Yankoty, président du conseil municipal pourrait durer une journée, informent des sources proches de l'équipe municipale. Actualités 10 févr. 2022


Mounkaila Goumandakoye sur les changements climatiques : « L’Afrique doit s’engager dans une transition… »
Les changements climatiques, une des menaces majeures, interpellent toute l’Afrique. Mounkaila Goumandakoye, secrétaire exécutif de l’Organisation pour l’Environnement et le Développement durable (Oedd)en dévoile les enjeux. L’ancien directeur de Onu Environnement est intervenu lors d’une conférence organisée, le 8 février 2022, par le Réseau des médias africains pour la promotion de la santé et l’environnement (Remapsen). La Nation : Dans un contexte de changements climatiques, quels sont les défis pour l’Afrique ? Mounkaila Goumandakoye: Le dérèglement climatique pose des défis redoutables à l’Afrique dont la population est passée de 100 millions d’habitants environ en 1900 à 1, 4 milliard d’habitants de nos jours. Les changements climatiques associés à la dégradation des terres peuvent causer la perte de plus de la moitié des terres arables d’ici 2030, exacerbant l’insécurité alimentaire et la pauvreté. La bande sahélienne est particulièrement concernée, mais également la corne de l’Afrique. Toutes les régions, à un degré ou à un autre, seront affectées par les sècheresses ou les inondations. Dans son rapport sur l’état du climat en 2020, l'Organisation météorologique mondiale (Omm) indique que les changements climatiques peuvent entraîner jusqu’à 3% de baisse supplémentaire du Pib d’ici 2050. Ceci est d’autant plus alarmant que la pression démographique va croissante, avec une population qui atteindra 2,5 milliards d’habitants en 2050 et 4 milliards en 2100. En Afrique, la grande dépendance des populations à l’agriculture (plus de 90 % des activités agricoles reposent sur les précipitations.) et à la pêche, notamment, accroît la vulnérabilité des pays aux changements climatiques. Les conséquences du réchauffement climatique sont multiples. Les effets sur la santé sont dus aux chaleurs extrêmes, à l’accroissement des maladies à transmission hydrique ou celles véhiculées par les insectes notamment le paludisme et la dengue, à la malnutrition et à la sous-alimentation qu’engendre l’insécurité alimentaire. À ces effets, s’ajoutent aussi les pathologies respiratoires liées à la pollution atmosphérique (augmentation de la teneur en ozone en raison des hausses de températures ou augmentation des suspensions dans l’air due à la sècheresse et à la dégradation des terres). Par ailleurs, le niveau moyen des océans a augmenté de 20 cm entre 1901 et 2018 et une augmentation du niveau de la mer allant jusqu’à 5 mm/an est observée dans plusieurs pays africains à façade maritime avec de plus grandes menaces sur les Etats insulaires comme les Seychelles, Madagascar ou l’Île Maurice. Les changements climatiques entraînent des perturbations dans les grands équilibres écologiques, conduisant à la raréfaction des ressources. La compétition pour l’accès à ces ressources, notamment aux terres arables, à l’eau, aux pâturages, engendre ou accentue les conflits. Les déplacements de populations sont aussi induits par les inondations, les tempêtes ou les sècheresses. On estime que 12% de tous les nouveaux déplacements de populations dans le monde au cours des deux dernières années se sont produits dans la corne de l’Afrique et l’Est du continent avec plus de 1, 2 million dus aux catastrophes naturelles. En 2020, le continent a connu de graves inondations avec des pertes en vie humaine ou des déplacements de populations notamment au Soudan, au Soudan du Sud, en Éthiopie, en Somalie, au Kenya, en Ouganda, au Tchad, au Nigeria, au Niger, au Bénin, au Togo, au Sénégal, en Côte d’Ivoire, au Cameroun et au Burkina Faso. Quelles sont les potentialités dont dispose le continent ? L’Afrique recèle un potentiel énorme en ressources humaines et en ressources naturelles qui, valorisées, constituent des atouts majeurs pour faire face aux changements climatiques et engager une croissance économique et sociale selon une trajectoire vertueuse qui assiéra les bases réelles d’un développement durable effectif. Il importe pour l’Afrique de sortir des modèles de développement dits de « business as usual » pour s’engager résolument dans un processus de transition vers une économie verte qui repose sur des investissements qui assurent une production efficiente des biens et des services à travers une meilleure efficacité de l’utilisation des ressources naturelles à court, moyen ou long termes. L’exploitation de nos ressources ne doit pas engendrer d’impacts négatifs sur l’environnement comme les pollutions, la dégradation des terres ou la perte de biodiversité. Elle doit veiller au bien-être de tous les citoyens dans la durée et l’équité. Il s’agira pour l’Afrique de valoriser son gigantesque potentiel en énergies renouvelables (hydraulique, solaire, éolienne et géothermale) pour satisfaire ses besoins en électricité et participer aux efforts d’atténuation. À titre illustratif, le continent dispose d’une capacité de génération solaire pouvant atteindre plus de 10 000 GW. Il faudra valoriser les ressources forestières dont le Massif forestier du Congo qui constitue un des poumons de la planète et un puits de gaz à effet de serre de même que les grandes étendues de terres arables représentant 25% des terres fertiles mondiales. Selon la Banque africaine de Développement, en usant de pratiques agricoles intelligentes face au climat, le continent pourrait multiplier par 3 sa production agricole passant de 280 milliards de dollars américains à 880 milliards d’ici à 2030 ; son grand potentiel en eau de surface et en eaux souterraines ainsi que les autres diverses ressources naturelles dont regorge le continent. Que faire alors? La mise en œuvre de la Convention de lutte contre les changements climatiques et de l’Accord de Paris exige que les volontés nationales s’expriment à travers ce qu’il a été convenu d’appeler les Contributions déterminées au niveau national (Cdn). Ces Cdn indiquent les engagements volontaires de chaque pays à réduire les émissions de gaz à effet de serre et à engager des actions appropriées d’adaptation. Les pays développés avaient par ailleurs pris l’engagement de mobiliser des ressources financières à hauteur de 100 milliards de dollars américains qui tardent à être mis à la disposition des pays dans leur intégralité. Des mécanismes de financement comme le Fonds vert climat sont venus s’ajouter à des mécanismes existants comme le Fonds pour l’environnement mondial (Fem) et le Fonds d’adaptation entre autres. Des initiatives ont été en outre engagées pour aider au renforcement des capacités notamment à travers le Centre des Technologies sur le Climat. La réussite dans l’action de lutte contre les changements climatiques requiert des réponses politiques, techniques, scientifiques, financières et économiques que l’Afrique devra engager en mobilisant avant tout ses propres ressources et capacités aux niveaux local, national et régional. Bref : Fenêtre Verte Ecologie: Cinq plantes sauvages prioritaires à valoriser Les plantes oléagineuses sauvages sont des espèces utilisées pour l’alimentation, les cosmétiques, les nutraceutiques et la médecine. Au Bénin, leur importance est encore peu documentée. Une étude publiée le 5 février 2022 dans la revue SciencesDirect a identifié les espèces prioritaires à valoriser au Bénin. Un total de 36 espèces de plantes oléagineuses sauvages appartenant à 25 familles botaniques a été enregistré. Ces espèces ont été identifiées comme des ressources importantes pour atténuer la pauvreté et l’insécurité alimentaire dans les communautés et comme des facteurs potentiels pour le développement du secteur des oléagineux au Bénin. Les résultats ont montré que les huiles extraites des graines servent à des fins médicinales (49,25 %), alimentaires (29,85 %), cosmétiques 17,91 %) et combustibles (2,99 %), et que ni le sexe ni la profession principale ne définissent la connaissance de la diversité de ces espèces. Les cinq espèces d’huile sauvages prioritaires pour la valorisation au Bénin sont : Balanites aegyptiaca (L.) Delile, Ricinodendron heudelotii (Bail.), Lophira lanceolata Tiegh. ex Keay, Sesamum indicum L. et Cleome gynandra L. La publication scientifique porte la signature de plusieurs chercheurs dont les professeurs Achille Assogbadjo et Romain Glèlè Kakaï. Baobab : Opportunités et défis de conservation au Bénin Une étude publiée dans la revue Journal of Arid Environments, Volume 198 de mars 2022 s’est intéressée au baobab africain. On y retient trois leçons : la distribution de l’espèce a été influencée par des facteurs climatiques et pédologiques. Les modèles ont montré une grande stabilité des zones appropriées pour le baobab africain dans le futur. La conservation in situ et ex situ est cruciale pour les populations de baobabs africains. L’étude menée par des chercheurs béninois a permis d’évaluer la distribution actuelle du baobab et de prévoir l’impact probable du climat futur. Il est prévu que certaines zones protégées ne conservent pas efficacement l’espèce à l’avenir. Nous pensons que les mesures de conservation ex situ et in situ contribueront à maintenir la population de baobabs africains à l’avenir. Onu Environnement: La 5e session prévue pour le 28 février La cinquième session de l’Assemblée générale des Nations unies pour l’environnement aura lieu, en présentiel et en ligne, à Nairobi du 28 février au 2 mars 2022. Ce sera autour du thème : «Renforcer les actions en faveur de la nature pour atteindre les objectifs de développement durable». Ce thème souligne le rôle central que joue la nature dans nos vies et dans le développement durable social, économique et environnemental. Cette session sera l’occasion pour les États membres de partager les meilleures pratiques en matière de durabilité. Elle créera une dynamique pour que les gouvernements s’appuient sur les efforts environnementaux multilatéraux et en catalysent l’impact afin de protéger et de restaurer le monde naturel dont dépendent nos économies et nos sociétés. Environnement 10 févr. 2022


Lancement du Fiff Cotonou 2021 : Cinq jours pour promouvoir les femmes passionnées de cinéma
La deuxième édition du Festival international des films de femmes (Fiff) de Cotonou a démarré, mardi 8 février dernier. Placée sous le thème « Regard du cinéma africain sur le pouvoir économique de la femme rurale », cette édition se veut un cadre idéal d’échanges, de réflexions, de découvertes et d’apprentissage à travers une série d’activités. Le rideau est levé depuis ce mardi 8 février sur la 2e édition du Festival international des films de femmes (Fiff) de Cotonou. Durant cinq jours, une série d’activités sera organisée. De la soirée des amazones à la cérémonie de clôture en passant par la conférence-débat et les projections, ce festival reste une opportunité pour promouvoir et faire avancer les droits des femmes, notamment celles rurales. Les festivités ont démarré par la projection d’un film documentaire dénommé « Quand les caméras s’éteignent » et qui présente les femmes actrices béninoises dans l’exercice de leur métier et dans leur vie privée. Cornélia Glèlè, directrice de l’Association ‘’EcranBénin’’ a plaidé d’une part, pour toutes les filles qui, au nom de la culture ou à cause de la précarité, n’ont pas la chance de développer leur plein potentiel ou de concrétiser leur rêve et d’autre part, pour toutes les femmes qui se heurtent quotidiennement à des obstacles en raison de la discrimination fondée sur le genre sans oublier celles qui, sous le poids de la tradition peinent encore à faire entendre leur voix pour opérer des choix personnels en matière de santé reproductive. Tout en reconnaissant la faible représentativité des femmes dans le sous-secteur du cinéma, Véronique Tognifodé, ministre des Affaires sociales et de la Microfinance, note qu’il s’avère important de changer la donne. Elle présente les résultats de plusieurs études réalisées en Amérique et en Europe. Ces résultats montrent, à l’en croire, que dans les films, les femmes sont globalement moins présentes et très moins représentées dans les positions de pouvoir. Elle ajoute qu’en Afrique, le constat est plus amer. L’autorité ministérielle déclare que l’initiative du Fiff s’inscrit dans le cadre de la vision du chef de l’Etat qui fait de l’art, un facteur essentiel de développement de l’économie. « Pour ma part, mettre en lumière les femmes rurales dans leur diversité, à travers une production cinématographique entre dans les perspectives de mon secteur qui mène actuellement des actions pour mettre en valeur, le travail des groupements de femmes rurales qui nourrissent l’économie rurale de notre pays », fait-elle savoir. Elle a tenu à féliciter les initiateurs du Fiff qui ont décidé de changer les choses en matière d’inégalité entre les hommes et les femmes. Culture 10 févr. 2022


Ecole Fifontin Minhouigbédjiton « Gbékoun » : Les premiers élèves à l’épreuve
Depuis lundi 7 février dernier se tient à l’école dite Fifontin Minhouigbédjiton sise au quartier Djègbé à Abomey, un examen bien particulier. Il s’agit d’un examen équivalent du Cep. Il se fait exclusivement en langue Gbékoun. Les candidats qui ont fait un cursus de 7 ans sont soumis aux épreuves devant leur permettre de changer de cycle. Il est 7 h ce lundi matin dans ce centre de composition. C’est un jour particulier pour les cinq candidats qui composent dans les épreuves de cet examen. Un examen qui se déroule en langue « Gbékoun ». Ici, il est formellement interdit de s’exprimer en langues étrangères telles que le Français ou l’Anglais. C’est exclusivement le « Gbékoun » qui y est parlé. Et les jeunes candidats devant les feuilles de composition ont derrière eux sept années académiques. Ils sont assez outillés pour affronter la dizaine d’épreuves pendant cinq jours. Ici, tout se fait en « Gbékoun » qui est une écriture purement africaine. Elle est faite d’un alphabet basé sur 33 lettres dont 24 consonnes et neuf voyelles. Cet alphabet est à la fois syllabique et phonétique, ce qui permet d’écrire toutes nos langues nationales. Il faut dire qu’à l’audition, le « Gbékoun » est plus condensé et approfondi que la langue Fon. Ceci permet à ceux qui le comprennent des échanges de toutes formes. Selon Hodonou Gbènoukpo, l’un des responsables de ce centre de composition, comme dans toute école, les apprenants ont reçu au cours de leur cursus une solide et riche formation qui leur permet de découvrir une richesse intarissable de notre pays qu’est l’alphabet « Gbékoun ». Il sera appuyé par un parent d’élèves, Sèdolo Nounagnon, qui a inscrit trois enfants dans cette école. Pour lui, cette école est authentiquement africaine et constitue le socle sur lequel nos pays se reposeront demain. « Le Gbékoun est une richesse intarissable de notre pays », admet-il. La délégation du ministère des Enseignements maternel et primaire conduite par Barthélemy Tonadji a été séduite par la qualité de ce qui se fait à l’Ecole Fifontin Minhouigbédjiton qui organise ainsi son premier examen ce lundi. Avec méthode et rigueur, tout se fait pour valoriser l’homme africain. Barthélemy Tonadji indique que le ministre des Enseignements maternel et primaire ne manque pas d’intérêt pour ce centre d’éveil qui travaille pour l’adoption d’une nouvelle conscience. Et d’ailleurs, il n’est pas exclu que les responsables de cette initiative soient reçus en audience les jours à venir par l’autorité. Il est à noter que ce qui se fait par le groupe Gbékoun n’est pas négligeable. Des ouvrages et des enseignants sont disponibles pour cette marche en faveur de la décolonisation. Et ces apprenants qui font les premiers pas vers cette philosophie constituent la génération sur laquelle repose l’espoir du nouveau réveil des noirs. L’examen prend fin le vendredi prochain avec des épreuves sportives. Culture 10 févr. 2022


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