La Nation Bénin...
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La machine est lancée. L'audience publique à la Cour constitutionnelle est déjà une réalité. Cette réforme introduite par la nouvelle mandature de la haute juridiction a donné le ton avec les douze décisions rendues jeudi 21 juin dernier sur coup. Mais la confrontation tant attendue a manqué à cette première audition. Hélas, les dossiers traités ne sont pas susceptibles de recours !
Une bonne performance pour une première édition. A cette allure, les requêtes à la Cour constitutionnelle seront traitées avec célérité. A l’entame de la première audience, jeudi 21 juin dernier, le président de la Cour constitutionnelle, le professeur Joseph Djogbénou, a d’ailleurs exprimé sa joie de voir des citoyens et des avocats à cette audition qui replace les principes d’équité et d’égalité de tous devant la loi, au cœur des décisions de la haute juridiction. Seulement certains dossiers brûlants de cette première audience publique ne semblent pas avoir connu de mise en état, notamment les dossiers relatifs à la qualité et à la moralité de certains membres de la Cour constitutionnelle et celui relatif à l’exception d’inconstitutionnalité des articles soumis par Me Nicolin Assogba. Des débats publics sur ces dossiers auraient permis de mieux comprendre les prétentions des requérants. Au terme de l’audition, Me Nicolin Assogba s'est confié à propos de sa lecture de la décision rendue sur son dossier. Il a, en effet, soumis au contrôle de constitutionnalité, par voie d’exception de constitutionnalité soulevée au tribunal de première instance de Cotonou, les articles 212 et 260 du Code de procédure civile, commerciale, sociale, administrative et des comptes en République du Bénin. Ces dispositions traitent de la possibilité pour le juge de faire comparaître personnellement les parties et de décider de recevoir ou non les pièces des parties. Selon lui, ces articles, en laissant autant de pouvoirs au juge seul, ne sont pas favorables au principe d’impartialité consacré par la Charte africaine des droits de l’Homme en l’occurrence en son article 6, laquelle charte fait partie intégrante de la Constitution et a donc valeur constitutionnelle. « La Cour a déclaré irrecevable l’exception que j’ai soulevée parce que les articles auraient déjà fait objet de contrôle à l’occasion de l’examen de la loi dans son entièreté suite à son vote. La Cour reste ainsi dans la jurisprudence classique qui est de considérer que lorsqu’un texte est contrôlé, tous ses articles sont conformes à la Constitution. Alors qu’il existe une autre école, une possibilité de reconsidérer des dispositions qui n’ont pas été expressément mentionnées lors du contrôle et qui n’ont pas autorité de la chose jugée. Toute exception soulevée dans ce sens pourrait être alors recevable », a expliqué l’avocat.
Par ailleurs, les citoyens auraient été mieux édifiés si les requérants dans les dossiers mettant en cause la moralité de certains membres de la Cour constitutionnelle avaient été écoutés, preuves matérielles à l’appui. En quoi le président de l’actuelle mandature de la Cour constitutionnelle a-t-il manqué d’intégrité ? Qu’est-ce qui prouve que le sage André Katari n’est pas de bonne réputation professionnelle? Les requérants avaient peut-être des preuves qui sont restées bien muettes. Ou, a contrario, ils diffamaient peut-être. Auquel cas ils s’exposeraient eux-mêmes à des poursuites?

La Fondation Mtn a procédé, ce mardi 3 juillet, à la remise des grilles anti-moustiques à la Pédiatrie du Centre hospitalier et universitaire départemental (Chud) du Borgou, à Parakou. Cette nouvelle action sociale fait suite à un don de moustiquaires imprégnées à ce service, mercredi 6 juin dernier.
Le service de Pédiatrie du Chud-Borgou à Parakou, a ses portes d’accès ou de sortie, ainsi que toutes ses fenêtres désormais munies de grilles anti-moustiques. C’est grâce à la Fondation Mtn dont le credo reste : « Ensemble, construisons un monde meilleur ». Elle a procédé à la remise des grilles, ce mardi 3 juillet, à la grande joie du personnel soignant et des responsables du service, ainsi que des parents des enfants qui y sont gardés pour des soins.
Le choix porté sur le service de Pédiatrie n’a pas été fait au hasard. Pour la Fondation Mtn, c’est parce que tout part des enfants. «Lorsqu’un enfant est souffrant, ses parents aussi le sont inévitablement», a justifié son représentant, Marius Djitohou. «Venus, entre temps, pour remettre des moustiquaires imprégnées, nous avons constaté qu’il était mieux pour nous, de faire des grilles anti-moustiques au niveau des fenêtres et des portes », a-t-il poursuivi. «C’est pour limiter un peu les affres des moustiques et réduire le risque de voir les enfants qui y sont hospitalisés de contracter le paludisme », a insisté Marius Djitohou.
La Fondation Mtn s’inscrivant dans le social, partout où le besoin se fait sentir, son représentant à la cérémonie de remise a rassuré que ce ne sera pas sa dernière action au Chud-Borgou. « Pour le bien-être des populations, il y a d’autres activités qui seront réalisées. Ce n’est qu’à ce seul prix que nous atteindrons nos objectifs, en tant qu’entreprise citoyenne», a promis Marius Djitohou.
Un geste remarquable
Au nom de son personnel et des patients, le professeur Joseph Agossou, chef du service Pédiatrie, a témoigné toute sa gratitude à la Fondation Mtn et à ses responsables. Il a également loué leur générosité. Pour la petite histoire, rappelle-t-il, tout serait parti d’un agent de l’opérateur Mtn dont l’enfant malade a été admis dans le service, il y a quelque temps. Ayant vu que les enfants hospitalisés étaient exposés aux piqûres des moustiques, il a déploré le paradoxe. « Venus pour se faire soigner et les voilà qui en repartent avec une autre maladie encore plus mortelle pour les enfants», a-t-il regretté. « Très sensible, il a remonté cette mésaventure que vivent les enfants à la Pédiatrie du Chud-Borgou, pour la transformer en bonne œuvre, à travers la Fondation Mtn», s’est réjoui le professeur Joseph Agossou.
Le Chud-Borgou, selon son directeur, le professeur Emile Mensah, est confronté à d’énormes difficultés. Pour l’aider, nul ne sera de trop pour soutenir les efforts du gouvernement. Appréciant la portée du geste effectué par la Fondation Mtn, le professeur Emile Mensah a fait remarquer qu’elle a le souci de la survie des enfants face au fléau que constitue la maladie du paludisme.
Avec comme membres, les agents de l’opérateur GSM Mtn, la Fondation s’occupe exclusivement des actions sociales pour le bien-être des populations. Elle intervient dans divers domaines tels que l’éducation, l’approvisionnement en eau potable et la santé.

Les députés ont adopté, ce mardi 3 juillet, la loi n°2018-20 portant Code pastoral en République du Bénin. Ce texte de 103 articles dont l’examen a démarré, mardi 26 juin dernier, vise non seulement à encadrer le pastoralisme et la transhumance transfrontalière mais aussi et surtout à apaiser les relations souvent tendues entre agriculteurs et éleveurs constitués en majorité de peuhls.
Plus rien ne sera comme avant dans le pastoralisme et la transhumance transfrontalière, source d’insécurité entre agriculteurs et éleveurs. L’Assemblée nationale a pris ses responsabilités en adoptant, ce mardi 3 juillet, la loi n°2018-20 portant Code pastoral en République du Bénin. Ce texte vient abroger la loi n° 87-013 du 21 septembre 1987 portant réglementation de la vaine pâture, de la garde des animaux et de la transhumance en République du Bénin. Ce code de 103 articles vient sécuriser l’activité du pastoralisme et réduire les conflits cycliques et sanglants entre agriculteurs et éleveurs qui sont en majorité des peuhls.
Cette loi dont l’examen a duré une semaine a subi plusieurs amendements, témoignant de la volonté des députés d'encadrer ce secteur. Elle comporte plusieurs dispositions innovantes et contraignantes fixant à chaque acteur ses droits et ses obligations. En effet, le code fait obligation aux collectivités locales où se mènent les activités d’agriculture sédentaire de dégager une portion de terre sur chacun de leur territoire pour servir de campements pastoraux. Lesquels sont de cinq hectares à vingt hectares au minimum selon la disponibilité des terres dans la commune concernée. Ces campements pastoraux doivent être déclarés d’utilité publique pour permettre aux éleveurs de vaquer en toute quiétude à leurs activités. Le code permet par ailleurs aux agriculteurs de mettre en exploitation leurs espaces agricoles aux pâturages. Mais la gestion de ces espaces culturaux sera faite sur la base d’accords-partie entre agriculteurs et éleveurs.
Autre innovation du code, une Agence nationale de gestion de la transhumance (Angt) sera chargée de mettre en œuvre la politique de l’Etat en matière de transhumance. L’agence est placée sous la tutelle du ministère en charge de l’Agriculture et de l’Elevage avec des démembrements aux niveaux départemental et communal. L’Angt est administrée par un Conseil d’administration investi des pouvoirs les plus étendus dans la limite de son objet social. Ce Conseil d’administration est composé de neuf membres comme suit : deux représentants des organisations professionnelles des éleveurs; deux représentants des organisations professionnelles des agriculteurs ; un représentant des collectivités territoriales, et quatre représentants de l’Etat provenant des ministères de l’Intérieur, de la Décentralisation, de l’Agriculture et de l’Elevage ainsi que du Cadre de vie.
Des taxes et sanctions
L’Angt et ses bureaux déconcentrés sont chargés de préparer la transhumance, d’en suivre le déroulement et d’apporter des solutions aux problèmes qui surgissent. Un décret pris en Conseil des ministres fixe la composition, les attributions, l’organisation et le fonctionnement des comités à chaque niveau. L’Angt est appuyée dans ses missions par le Fonds d’appui au pastoralisme également placé sous la tutelle du ministère en charge de l’Elevage. Ce fonds vise surtout à contribuer au financement des aménagements et infrastructures pastoraux pour les transhumants; appuyer le fonctionnement de l’Angt et de ses démembrements; donner un appui/conseil sur la recherche dans le pastoralisme ; financer les structures de microcrédits au profit des communautés pastorales ; promouvoir l’alphabétisation et les écoles pastorales itinérantes et financer les activités de transformations des sous-produits d’élevage.
Pour l’atteinte de ses objectifs, le code institue un certificat national de transhumance délivré à l’éleveur par le service vétérinaire le plus proche de son terroir d’attache. Ainsi, tout éleveur béninois désireux de partir pour la transhumance nationale est tenu de se munir de son certificat national de transhumance. Conformément à une directive de la Cedeao relative à la réglementation de la transhumance, les candidats à la transhumance transfrontalière au Bénin sont tenus de se conformer à certaines exigences. Ils doivent se doter d’un certificat international de transhumance ; respecter le passage obligatoire par les couloirs et pistes de transhumance ; respecter l’obligation de traverser la frontière pendant la journée; respecter l’obligation d’avoir des bergers en nombre suffisant suivant l’effectif du troupeau. Mieux, il est fait obligation aux pasteurs transhumants, avant l’entrée de leurs troupeaux sur le territoire national, d’apporter la preuve de la vaccination de leurs bêtes. Dans le cas contraire, les troupeaux sont d'office vaccinés. La loi a prévu le paiement de certaines taxes par bête par les pasteurs-transhumants. Le montant des taxes varie selon qu’il s’agit de ruminants ou de gros bétail. Les taxes sont perçues par le Trésor public qui ristourne ensuite le Fonds national de la Transhumance et les mairies concernées. Outre les taxes, les pasteurs transhumants sont condamnés à verser une certaine caution avant leur installation dans les campements de pâturage. Mais cette caution leur est retournée à la fin des activités si le séjour s’est bien passé. Toute violation de ces dispositions est assortie des sanctions pénales et pécuniaires. « Sans préjudice de la réparation civile, quiconque aura fait entrer son bétail sur le territoire national pendant la campagne de transhumance en violation des portes d’entrée officielles est passible des pénalités ci-après: une amende de 500 000 à 1 million F Cfa ; le versement forcé de la caution d’entrée prévue dans le présent code ; le paiement des frais de mise en quarantaine du troupeau ; le paiement des frais de contrôle sanitaire. Le coupable est ensuite reconduit dans le couloir de transhumance requis. En cas de récidive, les bêtes seront purement et simplement saisies», prévoit le Code. Mieux, « En cas de sortie tardive du territoire national, le transhumant transfrontalier perd la moitié de la caution d’entrée en fonction de la taille du troupeau et du nombre de jours de retard consommé assorti du refoulement systématique », sanctionne la loi adoptée hier à l’unanimité des députés présents et représentés en présence du ministre en charge de l’Elevage, Gaston Dossouhoui.
Groupe parlementaire « Union fait la Nation »
Le député Moukaram Koussonda démissionne
Le groupe parlementaire «Union fait la Nation » a enregistré, ce mardi 3 juillet, le départ du député Moukaram Adjibadé Koussonda. La lettre de démission a été rendue publique à l’entame de la séance plénière d’hier présidée par le deuxième vice-président de l’Assemblée nationale, Robert Gbian. Seulement l’élu de la vingt-deuxième circonscription électorale n’a pas encore annoncé son point de chute. Il reste pour l’instant non inscrit en attendant certainement de se rallier à un des sept autres groupes parlementaires que compte actuellement l’Assemblée nationale. Mais la démission du député Moukaram Adjibadé Koussonda ne fait pas voler en éclat le groupe parlementaire «Union fait la Nation » présidée par Antoine Kolawolé Idji. Il demeure toujours viable avec onze membres, contre neuf députés exigés par le Règlement intérieur du Parlement.
Th. C. N.
Actualités 04 juil. 2018
Menés 0-2 en seconde période, les Diables rouges sont revenus de l’enfer pour l’emporter dans le temps additionnel face au Japon (3-2) et se hisser en quarts[/caption]Ils étaient connus pour leur fébrilité au moment où les choses sérieuses débutaient.
Et la "génération dorée" du football belge, n'est pas passée loin de l'abîme, deux ans après avoir été piteusement éliminés de l'Euro par le Pays de Galles. En dépit d'une domination nette en première période, les Diables rouges se sont retrouvés menés 0-2, lundi 2 juillet, par des Japonais avides d'exploiter les munitions qu'ils leurs offraient. On disait cette Belgique fragile mentalement. Mais au sortir de leur qualification in extremis, grâce à un but dans les ultimes secondes du remplaçant Nacer Chadli (victoire 3-2), il faudra trouver d'autres qualificatifs pour cette équipe belge
Dans un affrontement qui semblait – sur le papier – déséquilibré après les phases de groupes des deux équipes, Belges et Nippons entamaient la partie comme on s'y attendait.
Les coéquipiers d'un Eden Hazard en verve déferlaient en vagues régulières vers les cages de l'ancien gardien messin, Eiji Kawashima.
L'équipe de la Suède[/caption]La Suède affronte la Suisse en huitièmes de finale, ce mardi 3 juillet au stade Krestovski, de Saint-Pétersbourg. Sur le papier, ce match parait comme étant le plus ouvert à ce stade de la compétition. Première du groupe F devant le Mexique, la Suède semble toutefois s’avancer avec plus de certitudes que la Suisse.
Les Blagult de la Suède et la Nati de la Suisse se retrouvent tout à l’heure à 15 heures, au stade Krestovski de Saint-Pétersbourg, pour un match des huitièmes de finale assez inattendu. Arrivées respectivement en tête du groupe F et à la deuxième place du groupe E, ces deux équipes n’ont pas l’habitude de se retrouver à ce niveau de compétition. Chacune d’elles aura certainement à cœur de ne plus s’arrêter en si bon chemin.
C’est une rencontre 100 % européenne au cours de laquelle, tous les coups seront permis, mais aucune erreur autorisée. Le combat physique sur le terrain s’annonce acharné, les deux équipes devant s’expliquer d'égal à égal. Mais sur le plan mental, l'état d'esprit et la force de caractère, la Suisse pourrait faire la différence. Dans le cas contraire, les deux sélections pourraient se tenir en respect et recourir alors aux prolongations.
En effet, la formation Hèlvète, toutes compétitions confondues, n'a plus perdu depuis plus de huit mois et dix matches. Une bonne série qu’elle espère voir continuer. Cette longévité de bons résultats est due, en grande partie, à la détermination de ses joueurs. A cela, il faudra ajouter la force de caractère que possèdent les hommes de Vladimir Petkovic, à l'image de Xherdan Shaqiri, Granit Xhaka, Blerim Dzemaili, Josip Drmic et Zuber. Malheureusement, pour cette explication, la Suisse sera privée de son capitaine Stephan Lichtsteiner et de Fabian Schär, tous deux suspendus.
En face de la Suisse, la Suède ne manque également pas d’atouts comme Berg, Lustig, Granqvist, Larsson, Lindelof, Augustinsson, Claesson, Forsberg, Toivonen et Ekdal qui est le moteur de son milieu de terrain. Précédée par sa réputation d’avoir fait tomber l’Italie en barrages avant d’obtenir son billet pour Russie 2018, elle a réalisé un bon Mondial jusqu’à présent. Entraînée aujourd’hui par Janne Andersson, elle n'a plus atteint les quarts de finale depuis sa fameuse deuxième place en 1958.
Sa dernière qualification en huitièmes de finale de la Coupe du monde remontant à Allemagne 2006, la Suède sait faire preuve d’une très belle force collective pour déjouer les plans de n’importe quelle équipe. Elle est sur une excellente dynamique.
La Suède et la Suisse sont des habituées. En témoignent leurs vingt-sept face-à-face depuis 1920. C’est le 6 juin 1920 à Stockholm, qu’elles se sont affrontées pour la toute première fois et la Suisse l’avait emporté (1-0). Si ce n’est pas lors des éliminatoires de la Coupe du monde, les deux sélections ne se sont jamais affrontées en phase finale de la compétition. Leur dernière confrontation qui remonte au 27 mars 2002 à Malmö, s’est soldée par un match nul (1-1). S’agissant du bilan de leurs face-à-face, toutes les deux équipes s’en sortent avec chacune 10 victoires contre un total de 7 matches nuls.

L’élimination des grosses pointures comme l’Allemagne, l’Argentine, le Portugal et l’Espagne du Mondial russe suscite plusieurs interrogations. Entre la fatigue accumulée pendant la saison, les choix désastreux des entraîneurs et la fougue des adversaires, bien malin celui qui peut expliquer ces descentes aux enfers.
Après le premier tour et le deuxième tour du Mondial russe, outre la déchéance des équipes africaines toutes absentes en huitième, quatre grosses cylindrées éliminées reviennent dans toutes les conversations. Il s’agit de l’Allemagne, champion en titre, l’Espagne avec son armada de techniciens du tiki-taka, le Portugal de Cristiano Ronaldo et l’Argentine de Lionel Messi. Bien de raisons peuvent expliquer cet état de choses.
Favori de cette compétition, l’Allemagne, tenante du titre, est éliminée en dépit de son groupe rajeuni (Süle, Werner, Brandt) et solide sur le plan collectif et individuel avec des joueurs d’expérience comme Hummels, Khedira, Kroos, Özil, Müller et Reus. Elle a été non seulement victime du manque de maturité de certains de ces jeunes joueurs qui jouaient pour la première fois la compétition, mais aussi de la fatigue de certains cadres comme Kroos, Özil, Müller trop sollicités dans leurs clubs respectifs dans les compétitions européennes comme la Champions League et l’Europa League. Avec ce handicap et face à la fougue des joueurs mexicains et la détermination de la Corée du Sud, les joueurs allemands n’ont pas été capables d’imposer leur jeu, synonyme de deux défaites au premier tour.
En dépit de leur match fou face au Portugal au premier tour, la Roja espagnole a montré les signes de fébrilité en défense depuis le début de la compétition (6 buts encaissés en quatre matchs). Malgré les sept buts marqués en quatre matchs, la Roja de David De Gea n’a pas pu assurer derrière. La charnière centrale de cette défense avec les cadors comme Gérard Piqué du Fc Barcelone et Sergio Ramos du Réal de Madrid avaient le pied trop lourd en dépit de leur volonté de jouer. En quête de rachat depuis son élimination précoce au Mondial Brésil 2014, l’Espagne n’a pas pu séduire les cœurs. La jeune génération composé des footballeurs comme Isco, Asensio, ont manqué de maturité en attaque pour tromper le gardien russe. En revanche, le poids de l’âge a eu raison de Piqué, Ramos, Iniesta, Busquets et autres champions du monde en 2010. Aussi, avec le changement de sélectionneur intervenu à la dernière minute, ce n’était pas évident pour Fernando Hierro de faire de choix judicieux comme Julen Lopetegui qui a conduit l’équipe lors des éliminatoires.
Redoutable prétendant à la victoire finale, l’Argentine de Lionel Messi, vice-championne du monde en 2014 est revenu au Mondial russe avec plein d’ambitions. Malheureusement, le manque d’efficacité devant les buts due à la vieillesse et la fatigue de ses cadres esquintés par les nombreuses prestations en clubs. Cette équipe qui n’a plus rien gagné depuis vingt-cinq ans, est repartie malgré son impressionnante armada offensive constituée de joueurs d’expérience comme Dybala, Higuain, Di Maria, Agüero et Messi mais trop usés pour faire la différence face à la France (4-3) en huitième de finale après un premier tour difficile dans le groupe D aux côtés du Nigeria, de la Croatie et de l’Islande.
Venu avec sa vedette Cristiano Ronaldo pour jouer les trouble-fêtes, le Portugal difficilement qualifié dans le groupe B devant le Maroc, l’Iran et l’Espagne, est passé aussi à la trappe en huitième face à l’Uruguay. Le vainqueur de l’Euro-2016 qui ne pouvait que compter sur son ballon d’or de 33 ans, Cristiano Ronaldo, a été limité dans le jeu. Les autres joueurs comme Bernardo Silva, Guedes, Quaresma,
Moutinho, Rui Patricio, Raphael n’ont pas pu apporter le nécessaire pouvant permettre à l’équipe de passer le deuxième tour.

Le directeur adjoint de cabinet du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération (Maec), Alain Ayadokoun, a procédé, ce lundi 2 juillet à Cotonou, à l’ouverture d’un l’atelier sur « Le questionnaire d’évaluation des besoins en vue de l’élaboration d’un plan d’action national pour la gestion des risques d’origine nucléaires, radiologiques, biologiques et chimiques (Nrbc)». L’initiative est soutenue par l’Union européenne.
« Si les domaines nucléaires, radiologiques, biologiques et chimiques (Nrbc) offrent de grandes opportunités en termes de progrès, ils représentent dans le même temps, une source majeure de risques pour notre sécurité, notre environnement et notre société ». Cette alerte que lance la représentante de la Délégation de l’Union européenne, Véronique Janssen, sur les menaces Nrbc exige des efforts soutenus des pays africains pour relever le défi.
Le Bénin a décidé de saisir la problématique à bras-le-corps. L’atelier sur « Le questionnaire d’évaluation des besoins en vue de l’élaboration d’un plan d’action national des risques d’origine Nrbc » vise à diagnostiquer les besoins du pays en la matière et à anticiper sur les mesures appropriées face aux risques.
Selon la représentante de la Délégation de l’Union européenne, les pays ne peuvent échapper à la dynamique des Nrbc. Plus les sociétés entrent dans ce domaine, plus les risques s’accroissent, explique-t-elle. « Qu’ils soient d’origine naturelle ou accidentelle, les évènements catastrophiques mettant en cause les matériaux en Nrbc sont nombreux », souligne-t-elle. A titre d’exemples, elle évoque l’explosion du Port de Tianjin en Chine, la catastrophe de Fukushima au Japon et l’épidémie d’Ebola en Afrique de l’Ouest.
L’atténuation des risques Nrbc est essentielle pour le développement de l’Afrique. « Utiliser des sources radioactives en médecine ou dans l’industrie pétrolière, transporter des produits chimiques ou raffiner du pétrole, les Nrbc ne cesseront de se développer à mesure que les économies des africaines évolueront », avertit-elle. D’où l’importance pour l’Afrique de retrousser ses manches pour faire efficacement face à cette situation.
En organisant un atelier sur la question, le Bénin vise à terme à disposer de son plan d’action national Nrbc. Mais avant, il lui sera question de parcourir un questionnaire technique permettant d’évaluer les forces et faiblesses du pays.
Ledit plan permettra d’établir les priorités ainsi les actions à réaliser pour améliorer la protection du pays face aux risques et menaces Nrbc.
« Ce séminaire s’inscrit dans la suite logique des travaux visant l’élaboration d’un document national grâce auquel des réponses adéquates seront apportées aux situations d’urgence d’origine nucléaire, radiologique, biologique et chimique », explique le point focal national Nrbc, Fidélia Akplo Quenum.
La rencontre s’articulera autour des éléments et des mesures d’atténuation des risques Nrbc, de l’identification des insuffisances et des besoins en matière d’atténuation des risques, ajoute le directeur adjoint de cabinet du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération (Maec), Alain Ayadokoun.
L’Union européenne ne marchande pas son soutien au Bénin en vue de l’atteinte de ses objectifs en matière de la gestion des risques Nrbc. Elle œuvre avec l’Institut interrégional des Nations Unies pour la Recherche sur la criminalité et la justice. « Parallèlement à cette démarche, l’Union européenne continue de soutenir la mise en œuvre de projet voulus et développés par les pays partenaires de l’initiative », soutient la représentante de la Délégation.
Selon la coordinatrice régionale du Centre d’excellence pour les pays de la façade atlantique africaine, Stefania Micucci, le Bénin fait partie des pays membres du Bureau régional pour les pays de la façade atlantique africaine. A ce titre, il « met en œuvre deux projets relatifs à la gestion des risques chimiques dans les installations classées et sur le renforcement des capacités pour la gestion régionale des épidémies », souligne-t-elle, appréciant les efforts du pays face aux différentes risques.
La traite des êtres humains[/caption]Le Bénin ne figure pas sur la liste de surveillance des Etats Unis en matière de traite des êtres humains. Un pas de franchi en matière de promotion des droits de l’Homme.
Bonne nouvelle pour les défenseurs des droits humains au Bénin. Le pays ne figure plus sur la liste noire des Etats-Unis en matière de traite des êtres humains. Ce progrès est salué par les Usa dans leur rapport 2018 sur la situation de traite des personnes. En attendant la publication officielle de ce document, l’ambassadeur des Etats-Unis, Lucy Tamlyn a reconnu les efforts du pays lors de la commémoration de l’indépendance de son pays, jeudi 28 juin dernier à Cotonou.
« Je voudrais féliciter le Bénin pour les efforts qu’il déploie contre la traite des personnes. Ce qui a abouti à l’annonce à Washington de son retrait de la liste de surveillance de la traite des personnes », salue-t-elle.
En 2016 et 2017, le Bénin était encore dans le viseur des Etats-Unis en matière de traite des êtres humains. Les raisons invoquées tenaient au manque de preuves d’accroissement des efforts de lutte contre la traite des personnes et à l’absence de réformes nécessaires dans le domaine.
« Le gouvernement n’a pas fait la preuve d’un accroissement de ses efforts par comparaison à la période visée par le rapport précédent. Il a réduit le nombre de poursuites signalées, n’a pas fait état de condamnations de trafiquants et n’a pas enquêté systématiquement sur les allégations de traite des adultes, ni offert de services de protection aux victimes adultes », relèvent les Etats-Unis.
Ces points faibles sont soulevés par le directeur exécutif de l’Ong Enfants solidaires d’Afrique et du monde (Esam), Nobert Fanou Ako, qui explique que les informations sur la traite des êtres humains étaient peu renseignées. « Le Bénin ne disposait pas des statistiques relatives à la traite des personnes, encore moins de données concernant les victimes, les auteurs et les poursuites judiciaires ».
Cette fois-ci, le pays a fait des efforts pour corriger son image. « L’effort brutal que nous avons fait, c’est que quand on nous a alertés, cela a débouché sur un séminaire des parties prenantes. Cette initiative a abouti à un engagement politique assez fort du pays », explique-t-il.
Entre autres engagements, le pays a pris la résolution de soigner l’élaboration des statistiques en matière de traite des personnes afin qu’elles puissent refléter la réalité et montrer les progrès réalisés. Il s’est aussi engagé à mettre à la disposition de la justice, les auteurs de traite et à coordonner ses actions pour une lutte efficace contre le phénomène.
Selon l’Ambassade des Etats-Unis près le Bénin, le gouvernement du Bénin ne se conforme pas entièrement aux normes minimales pour l’élimination de la traite des personnes, mais il déploie des efforts notables dans ce sens. Il l’a fait, durant la période couverte par le présent rapport, en identifiant un plus grand nombre de victimes, en établissant un comité interministériel ad hoc pour coordonner les efforts de lutte contre la traite des personnes et en accroissant la formation des forces de l’ordre.
Tout en saluant ces efforts, Norbert Fanou Ako estime que le pays ne doit pas s’arrêter à ces progrès. « Sur le plan législatif, le pays doit arriver à se doter d’une loi sur la traite des personnes et déboucher sur un plan d’action», préconise-t-il.
Pour maintenir le cap, les Etats-Unis recommandent au pays « d’intensifier les efforts visant à enquêter sur les auteurs de la traite des adultes et des enfants à des fins d’exploitation sexuelle et par le travail, y inclus sur les organismes illicites de recrutement, à les poursuivre, à obtenir des condamnations et à leur infliger des sanctions appropriées». Ils insistent également sur « l’élaboration des procédures systématiques pour l’identification proactive des victimes, notamment des adultes et des personnes se trouvant dans des situations de travail forcé, et pour leur orientation subséquente vers des services de soins »?
Le bien-fondé du rapport
Le rapport des Etats-Unis sur la traite des êtres humains évalue les efforts des gouvernements dans la lutte contre la traite des personnes sur les plans de la poursuite des trafiquants, de la protection des victimes et de la prévention de la traite. Il est annuel et couvre 187 pays dans le monde.
Selon le site web de l’ambassade des Etats-Unis au Bénin, son but est d’inciter à l’action et de forger des partenariats de par le monde en faveur de la lutte contre les formes modernes d’esclavage.
Le document se focalise sur les normes édictées dans la Loi de 2000 des Etats-Unis sur la Protection des victimes de la traite (Tvpa) et les normes énoncées dans le Protocole additionnel à la Convention des Nations Unies contre le crime organisé transnational visant à prévenir, réprimer et punir la traite des personnes, en particulier des femmes et des enfants, dit « Protocole de Palerme ». Le Bénin l’a ratifié en 2004. Les pays se retrouvant dans le viseur des Usa « peuvent faire l’objet de restrictions en vertu de la loi en matière d’aide étrangère non-humanitaire et non liée au commerce ».
Soulignons que la traite des êtres humains est relative au recrutement, au transport, au logement de personnes au moyen d’intimidations et de pressions à base de fausses promesses. Ils prennent également en compte des moyens de pression à des fins d’exploitation sexuelle. Au Bénin, la traite infantile est relative à l’exploitation sexuelle et économique et implique des centaines d’enfants.

Ils sont 18 691 candidats à l’examen du Certificat d’études primaires (Cep) à prendre d’assaut les centres du Zou. Dans les villes d’Abomey et de Bohicon, les candidats ont affronté les premières épreuves, ce lundi 2 juillet, sous un ciel clément.
C’est sous un ciel clément que les candidats de la ville de Bohicon ont composé pour le compte des premières épreuves du Cep 2018. Malgré la fraîcheur matinale, ils se sont présentés dans les centres d’examen.
Le top des compositions donné à 8 h 30, les candidats en salle ont reçu l’épreuve de Compréhension de l’écrit suivie de celle de l’Education sociale et dans l’après-midi, des épreuves d’Est et d’oral. Les mathématiques et dessins sont prévus pour ce mardi matin.
Valentin P. Aïhounda, chef centre de l’Epp Zakpo, indique que « Les épreuves de la première journée ont démarré sans aucun incident. Sur 328 candidats inscrits dans mon centre, 317 ont répondu présents pour composer. Aucun retard n’est à signaler ; les candidats ont commencé par franchir le seuil de leurs salles de composition. La première épreuve a démarré à 8 h 30. Elle a été suivie des épreuves de l’expression écrite et de l’éducation sociale sans aucun incident ».
La situation est pareille au centre de l’Epp urbaine-centre de Bohicon. Le chef centre, Aïkondé Houéssoukpè, qui reçoit des mains des surveillants les premières enveloppes des copies de la première épreuve, au passage de notre équipe de reportage, se réjouit également de ce qu’aucun incident n’ait émaillé le démarrage des premières épreuves dans son centre. Faisant le point de l’effectif, il fait observer que son centre compte 279 inscrits et qu’il a dénombré 267 présents au démarrage, soit 12 candidats absents.
Un tour dans les centres d’examen de la localité nous a permis de constater que tout se déroule normalement. En dehors de quelques absences de candidats, tout se déroule bien aux dires des responsables depuis le démarrage. De l’école primaire publique d’Agbangon à l’Epp d’Adamè-Ahito, les candidats ont également répondu présents pour affronter les premières épreuves.
Ce mardi, les candidats au premier examen scolaire retournent dans les centres de composition pour faire face aux mathématiques.
Vue partielle des Candidats au CEP 2018 dans l'école primaire publique de Birni[/caption]L’école primaire publique de Birni dans la commune de Kouandé a servi de cadre au lancement officiel de l’examen du Certificat d’études primaires dans le département de l’Atacora. Les candidats ont été invités à garder la tête froide devant les épreuves.
316 candidats dont 112 filles ont tôt pris le chemin de l’école primaire publique de l’arrondissement de Birni dans la commune de Kouandé pour le premier examen dans leur cursus scolaire. Le Certificat d’études primaires démarré hier lundi 2 juillet sur toute l’étendue du territoire national a mobilisé dans l’Atacora tous les candidats à l’exception de quelques absences notées dans les 51 centres d’examen du département. A l’école primaire publique de Birni, la délégation d’officiels conduite par le préfet a tenu à encourager les candidats bien timorés ce matin. « N’ayez aucune crainte ; rien ne peut dépasser votre niveau. Ce ne sont que des épreuves que vous avez l’habitude de traiter en classe », lance Déré Lydie Chabi Nah, préfet de l’Atacora. Bien qu’ils aient été confrontés aux mouvements de débrayage de leurs enseignants, ils n’ont pas à avoir peur d’autant plus qu’à ses yeux les élèves ne peuvent qu’être évalués sur les enseignements reçus en classe.
Très regardante sur la situation des filles, elle a eu à leur endroit des mots particuliers d’attention. Elle les a invitées à travailler ardemment pour se distinguer à cette session du Cep.
Décernant un satisfécit à tous les acteurs de l’école qui ont consenti des efforts pour que chacun des candidats bénéficie des enseignements adéquats pour affronter les épreuves, Moussa Abassi, maire de la commune de Djougou, a invité les parents à veiller sur leurs enfants afin que les résultats soient au rendez-vous. Aux candidats, il a recommandé la concentration pour ne pas connaître d’insuccès.
Tout en souhaitant que sa commune figure en tête du département en ce qui concerne les résultats.
Au total, 7282 garçons et 5757 filles composent à cette session de l’examen du Cep dans le département de l’Atacora.