La Nation Bénin...
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Les figures de proue de la Coalition pour la défense de la démocratie au Bénin[/caption]Face aux récents développements de l’actualité politique au Bénin, la Coalition pour la défense de la démocratie au Bénin (Cdd-Bénin) appelle à la mobilisation pour un "salut démocratique".
Ce regroupement de partis politiques, de mouvements et de personnalités qui se réclame de l’Opposition, dans une déclaration rendue publique vendredi 29 juin dernier, invite à l’unité et à la résistance pour préparer « les combats inévitables à venir ». Elle justifie sa position par ce qu’elle nomme « les restrictions de l’espace démocratique par le vote, les yeux fermés, de lois liberticides et scélérates ». À travers des termes pas du tout tendres envers l’Exécutif, le législatif et la justice constitutionnelle, la Cdd-Bénin affirme que des lois votées récemment « doivent être combattues ».
La Cdd-Bénin appelle alors "les travailleurs et les démocrates, et leurs organisations", à se rassembler au-delà de la diversité de leurs engagements pour défendre les conquêtes démocratiques.
Société 02 juil. 2018
Par les missions qui leur sont assignées, les membres du Cos-Lépi doivent contribuer à la dévolution du pouvoir politique[/caption]Après leur reconduction, les membres du Conseil d’orientation et de supervision de la Liste électorale permanente informatisée (Cos-Lépi) ont été installés par le président de la Cour constitutionnelle, vendredi 29 juin. C’est à la faveur de la cérémonie de prestation solennelle de serment des onze membres que le professeur Joseph Djogbénou invite à la responsabilité.
La Cour constitutionnelle a donné acte aux membres du Conseil d’orientation et de supervision de la Liste électorale permanente informatisée (Cos-Lépi). Ils sont ainsi installés, après leur prestation de serment devant les sept sages. Valère Tchobo, Gildas Akongan, Sabaï Katé, Janvier Yahouédéhou, Abiba Dafia, Corneille Padonou, Justin Adjovi, Léon Comlan Ahossi, Guy Dossou Mitokpè, Armelle Ahamidé - Meangoua, directrice générale de l’Insae par intérim et Abdon Marius Mikpon’Aï, directeur général de l’Etat civil, ont juré devant la Cour, de remplir leurs fonctions avec loyauté et probité, conformément à l’article 330 de la loi n°2013-06 du 25 novembre 2013 portant code électoral en République du Bénin.
« Nous prions que vous puissiez assumer, que vous puissiez assurer de manière totalement impartiale, de manière professionnelle, de manière responsable, alors que vous recouvrez la légitimité qui ne devrait pas vous manquer, et que vous avez la légalité pleine et entière », a indiqué le professeur Joseph Djogbénou. D’après lui, par les missions qui sont assignées aux membres du Cos, ils vont contribuer à la dévolution du pouvoir politique et du pouvoir public. Ainsi, le serment qu’ils ont prêté est une promesse, un engagement solennel à accomplir dans les termes, ce que la nation attend d’eux. Le président de la Cour constitutionnelle leur lance par ailleurs : « Votre responsabilité est à la hauteur du défi de l’actualisation de la Liste électorale permanente informatisée, dans la qualité, dans la sincérité ». Car, « C’est cette actualisation qui permettra à chaque citoyen qui y a droit, d’exercer son droit légitime, son droit civique d’être électeur et pour certains, de se faire élire », a-t-il indiqué.
Joseph Djogbénou est convaincu que la reconduction des membres du Cos-Lépi, pour actualiser la Lépi, est un signe du destin, et la dimension spirituelle ne doit échapper à personne. Il a rappelé que les organes qui les ont désignés leur font confiance, ainsi que la nation. « C’est sans doute possible qu’un être humain prête serment à plusieurs reprises dans sa vie. Mais c’est assez rare, pour les mêmes missions, de prêter successivement serment », a-t-il déclaré. Sa plus grande préoccupation, est que le Cos-Lépi ait les ressources complètes, les moyens qu’il faut, et qu’il travaille avec les organes compétents pour l’intérêt de la nation. L’élection du bureau du Cos-Lépi pourrait intervenir ce lundi. Le Cos-Lépi a un mandat de six mois qui court du 1er juillet au 31 janvier 2019.

Le Conseil de l’Entente vient d'offrir aux populations de la commune de Sèmè-Podji et environs un marché de vente de produits maraîchers construit au quartier Agbalilamè ainsi que des kits de dispositifs d'irrigation pour améliorer la rentabilité des activités de maraîchage. Les ouvrages ont été inaugurés, vendredi 29 juin dernier, en présence de plusieurs personnalités dont le ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, Gaston Dossouhoui.
Douze modules de hangars, deux blocs administratifs et des blocs de latrines…, le marché d’Agbalilamè situé dans la commune de Sèmè-Podji a fait peau neuve pour le bonheur des marchands et des acheteurs de produits maraîchers. En plus, douze kits de dispositifs d’irrigation complets ont été installés pour appuyer les producteurs de la région.
Entièrement financés par le Conseil de l’Entente à hauteur de 50 millions, ces ouvrages ont été construits par l’entreprise Agar & Fils sous l’expertise de l’Agence d’étude et d’exécution des travaux (Ageet-Bénin), maître d’ouvrage délégué. Ils ont été réceptionnés, vendredi dernier, par le maire de la commune de Sèmè-Podji, Charlemagne Honfo, et le ministre en charge de l’Agriculture, Gaston Dossouhoui.
En ce qui concerne le marché, chaque module de hangars compte trois places et a une forme rectangulaire de 6 m de long sur 3 m de large soit un total de 36 places. Les kits de dispositifs d'irrigation sont, quant à eux, constitués d'un mini-
forage équipé de motopompe et de tuyauteries qui fournissent de l'eau aux cultures à travers des bandes perforées.
Présentant les caractéristiques des ouvrages, le directeur général d'Ageet-Bénin, Dieudonné Dimato, a rassuré de la qualité des travaux.
Pour le maire de la commune de Sèmè-Podji, Charlemagne Honfo, l'acte posé par le Conseil de l’Entente répond non seulement au Plan de développement de la commune de Sèmè-Podji mais participe aussi des Objectifs de développement durable. « Les populations de la commune de Sèmè-Podji, les 300 mille âmes, sont heureuses. Par ce joyau, non seulement le problème de Sèmè-Podji est réglé pour l’écoulement des produits à Cotonou, ville vitrine mais aussi pour les zones lacustres environnantes (Ganvié, Sô-Tchanhoué) », a-t-il indiqué.
Le president de la coopérative des jeunes maraîchers de la commune de Sèmè-Podji, Mathieu Sahui, exprime l’opportunité de ces réalisations. « Le travail de maraîcher est un métier noble, un sacerdoce. Le maraîcher travaille à nourrir qualitativement et quantitativement les populations. C’est certainement ce qu'a compris le Conseil de l'Entente en faisant le choix de soutenir les acteurs de ce secteur d’activité », a-il ajouté.
Pour le secrétaire exécutif du Conseil de l'Entente, Patrice Kuame, le geste répond à la mission et à la vision du Conseil. «La mission du Conseil de l’Entente est de contribuer à l’instauration d’un climat de paix pour favoriser le développement durable dans les pays membres. Mais la paix n'est pas un vain mot. C’est un comportement tel que la mise en place d'un cadre propice permettant aux populations de mieux vivre de leurs activités locales », a-t-il expliqué.
Procédant à l’inauguration officielle, le ministre Gaston Dossouhoui a demandé aux habitants de Sèmè-Podji et environs de faire un bon usage des ouvrages. « C'est votre chose. C'est vous qui savez où le marché peut s'animer et comment il va s'animer », leur a-t-il indiqué après les avoir confiés au soin du coordonnateur du Programme national du développement des activités maraîchères pour un suivi approfondi. Car les activités maraîchères, a-t-il rappelé, ont une place de choix dans le Programme d'action du gouvernement?

Malta Tonic, c’est le tout nouveau-né de la gamme des produits de la Société béninoise de brasserie (Sobébra). Son lancement a eu lieu, samedi 30 juin dernier au stade municipal de Parakou. C’était à la faveur d’un géant concert qui a connu un grand succès.
Soucieuse de satisfaire au mieux les goûts de tous ses clients, la Sobébra a officiellement mis sur le marché depuis, samedi 30 juin dernier à Parakou, un nouveau produit dénommé Malta Tonic. C’est au cours d’un méga-concert qui a vu défiler sur scène plus d’une dizaine d’artistes musiciens. D’intenses moments de plaisir qu’ont vécus les 10 000 spectateurs et qu’ils n’oublieront pas de si tôt. Ces derniers ont également eu le privilège de déguster le tout nouveau-né de la gamme des nombreux produits de la Sobébra. Certes, même si la pluie n’a pas permis au concert d’aller à son terme, empêchant le public de voir sur scène la vedette de la chanson Zeynab, elle aura tout de même eu le mérite de bénir l’avènement de la Malta Tonic.
C’est le premier grand concert que la Sobébra, selon son chef produit, Nelly Médagbé, organise dans la cité de Koburu. « Parakou étant la grande métropole du Nord, la Sobébra l’a choisi à travers son nouveau produit, Malta Tonic, pour organiser un concert géant au profit de tous ses consommateurs et de toute la population », a-t-elle expliqué. « Avec la présence de plus de 10 000 spectateurs à ce concert, nous sommes plus que satisfaits. Nous ne nous sommes donc pas trompés, en portant notre choix sur la ville de Parakou pour lancer notre produit », s’est réjouie Nelly Médagbé. « Malta Tonic est une boisson maltée sans alcool. Elle revitalise, tonifie, nourrit et apporte beaucoup de vitamines », a poursuivi la responsable produit de la Sobébra.
Le prix conseillé de la Malta Tonic dans les débits de boisson est de 350 F Cfa. Sans oublier la qualité du produit proposé, il est à la portée de toutes les bourses.
Sur les lieux du concert, le public présent a facilement adopté la Malta. Il n’avait d’œil que pour elle. Sur les tables installées pour la circonstance, il n’y avait que des bouteilles de la Malta Tonic comme témoignage du grand engouement que les consommateurs ont manifesté à cette occasion.
Un accueil chaleureux
« Je viens de découvrir cette nouvelle boisson. Elle est vraiment rafraîchissante », avoue Dorothée Ogouchi attablé avec sa conjointe et leurs deux enfants devant sept bouteilles. Assis à quelques mètres d’eux, Bio Tamoudagou, l’appréciera également.
Pendant ce temps, les artistes défilaient sur scène. C’est le groupe de danse Têkê « Ankuamon » qui a ouvert le bal. Suivront les Lions Déchaînés, puis les artistes musiciens du septentrion comme Yassalam, Bourous’man, Barassouma et Kalamoulaye. Les décibels monteront encore d’un cran avec la montée sur scène de T!Boy avec son morceau « Tré lé lé » que le public a beaucoup apprécié. Nikanor et surtout Vano (Azéto Gbédé) ont également tenu en haleine les mélomanes au cours de leurs passages. Seule Zeynab n’a pas pu prester, à cause de dame pluie, le spectacle ayant eu lieu en plein air.
Entretemps, la Sobébra a récompensé quelques responsables de points de vente de ses produits à Parakou, pour leurs efforts. Les distributeurs non plus n’ont pas été oubliés?

Le rêve a pris corps avec le lancement officiel, vendredi 29 juin dernier à Cotonou, du marché régional de l’électricité de la Cedeao. L’initiative de cette institution spécialisée pour l’accès à un marché unique de l’électricité pour les pays membres de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) avait germé en 1999 à l’occasion 22e sommet des chefs d’Etat et de gouvernement.
Le secteur de l’énergie a pendant longtemps focalisé l’attention des dirigeants de la sous-région. Malgré les investissements et réformes, il continue de connaître de nombreuses difficultés au nombre desquelles l’inadéquation de l’offre et de la demande ainsi que la faiblesse des infrastructures de production, de transport et de distribution. D’où la marche vers un marché unique pour les pays de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao). Marché officiellement lancé, vendredi 29 juin à Cotonou, à la satisfaction de nombreux acteurs publics et privés du secteur de l’énergie. L’instant était solennel, avec le dévoilement par les personnalités présentes de la plaque-symbole du lancement qui vient concrétiser un long processus amorcé depuis de nombreuses années. « Nous touchons finalement au but. Nous devons garder à l’esprit la finalité de notre projet à savoir la résolution à terme des énormes difficultés vécues par les populations et industries de notre région quant à leur accès à de l’énergie électrique fiable, permanente et à un coût maîtrisé et compétitif », fait observer Sédiko Douka, le commissaire de la Cedeao chargé de l’énergie et des mines.
Cette réforme, soupire le ministre d’Etat chargé du Plan et du Développement, Abdoulaye Bio Tchané, vient comme un soulagement parce que « l’énergie est aujourd’hui le premier obstacle à la croissance économique », hélas soumise à de nombreuses insuffisances. « Avec un taux moyen d’accès à l’électricité de moins de 40 %, nos pays demeurent encore très faiblement desservis, comparé à la moyenne observée de 97% pour les pays d’Asie de l’Est et Pacifique ou de 98% pour l’Amérique latine et les Caraïbes », indique-t-il. Pour pallier ces insuffisances, poursuit-il, il est important de doter les pays de moyens permettant de disposer de services énergétiques de qualité, en quantité suffisante, dans des conditions optimales de coût et de sécurité des approvisionnements.
Diversifier les sources et types d’énergie
De façon précise, détaille le ministre d’Etat, il s’agit à travers ce marché commun d’accroître les capacités de production ainsi que les moyens de transport et de distribution de l’énergie, de renforcer des capacités institutionnelles, réglementaires et des ressources humaines dans le secteur de l’énergie, de mettre en place une politique de diversification des sources et types d’énergie plus particulièrement, en matière d’énergie rurale, d’énergie solaire et la biomasse. Il dit être persuadé que le marché régional de l’électricité de l’Afrique de l’Ouest viendra en appui aux efforts, pour sortir le secteur de l’énergie de l’ornière et apportera des solutions durables à la crise énergétique qui secoue la communauté ouest-africaine. La mise en place d’un tel marché est aussi devenue nécessaire pour résoudre le problème de la répartition inégale des ressources énergétiques entre les pays et pour combler le fossé entre l’offre et la demande d’électricité.
A terme, l’intégration régionale du secteur ouest-africain dans un marché unifié permettra aux populations des Etats membres de la Cedeao de bénéficier d’un approvisionnement électrique régulier, fiable et à moindre coût. Pour la régulation de ce marché, il a été mis en place l’Autorité régionale de régulation du secteur de l’électricité de la Cedeao. Laquelle est investie de la mission d’assurer la régulation des échanges transfrontaliers d’électricité entre les Etats membres.
Véronique Jansee, porte-parole des partenaires techniques et financiers au cours de cette cérémonie de lancement, a aussi salué une telle initiative, au regard de l’importance que revêt l’énergie, devenue une substance vitale pour les populations et sans laquelle aucun développement ne peut être envisagé. Et cela, le gouvernement du Bénin, à en croire le ministre en charge de l’Energie, Jean-Claude Dona Houssou, l’a si bien compris qu’il a fait de l’énergie électrique une des priorités majeures de son programme d’action?

Le sport béninois est de nouveau en deuil avec la famille du basket-ball béninois qui pleure la disparition de 6 joueurs de l’équipe de Kabas de Kandi.
En déplacement, samedi 30 juillet dernier, sur Parakou où elle était attendue pour un match du championnat national, l’équipe a subi d’énormes pertes en vies humaines des suites d’un accident de circulation survenu à hauteur de Béroubouay, à bembèrèkè. Leur véhicule a été percuté par un camion-citerne On a déploré 4 personne décédées morts et 3 blessés graves. Ces derniers ont été transférés dans le centre de santé le plus proche.
Maurille GNASSOUNOU
Sports 01 juil. 2018

Ils sont au total six candidats, sur un effectif de soixante-cinq pensionnaires, à être inscrits aux prochains examens nationaux pour le compte du centre Siloé de Djanglanmey, sis à Grand-Popo, commune du Mono. Constitués des myopes et malvoyants, la plupart des candidats participeront, pour la première fois, à l’examen du Certificat d’études primaires (Cep). Seule Armande Donou, non-voyante, s’apprête pour le Brevet d’études du premier cycle (Bepc), session de juillet 2018. La jeune fille d’à peine seize ans confie toute souriante être prête à affronter les épreuves qui l’attendent à l’examen. Tout comme ses camarades malvoyants du centre Siloé, elle paraît confiante. A la question de savoir quelles sont ses difficultés par rapport aux études, elle répond par le sourire, insouciante. « Je sais que je vais réussir », finit-elle par lâcher. La candidate et les autres pensionnaires du centre sont, au quotidien, suivis par cinq religieuses. Membres de la congrégation des servantes de la lumière du Christ, les religieuses sont aidés, dans leurs tâches, par quatre collaboratrices communément appelées « mamans ». Ensemble elles essaient de donner le sourire à leurs protégés dont l’instruction, elle, est confiée à une équipe de six enseignants de la maternelle et du primaire. Quelques dispositions spécifiques sont prises pour renforcer les pensionnaires en lice pour les examens de fin d’année. « Pour les candidats qui sont à la phase de révision, indique la sœur Sylvie Kakpo, directrice du centre, des anciennes épreuves d’examen leur sont collectées puis transcrites en braille ». « Ils s’exercent volontiers et tout se passe bien », appuie l’institutrice en braille du centre, la sœur Félicité Yêtina. De façon générale, les apprenants seraient très appliqués au centre Siloé. Une appréciation dont les écoliers ont tenté de donner la mesure, le mercredi 13 juin dernier, à travers une séance d’écriture et de lecture bien animée dans l’une de leurs six salles de classe. Mais toutes les disciplines ne sont pas tant à leur portée.
La bête noire
Les matières scientifiques, notamment les mathématiques, sont la bête noire des candidats, regrette la sœur Sylvie Kakpo. A ses dires, cela s’explique moins par la capacité des pensionnaires à assimiler que par la déficience de leur faculté visuelle. Cette déficience fausse les bases de compétition entre eux et leurs camarades de la même salle de classe qui jouissent, eux-autres, d’une meilleure santé visuelle. Le centre Siloé ne disposant pas encore du cycle secondaire de l’enseignement, ses collégiens s’inscrivent dans les établissements environnants en vue de poursuivre leurs études. Ce qui constitue, pour eux, une situation désavantageuse. « Etant dans la même classe que les élèves n’ayant pas de handicap visuel, les malvoyants n’arrivent pas à s’approprier aisément les démonstrations scientifiques et accusent de retard par rapport au rythme des cours », explique la sœur Sylvie Kakpo. Mais en dépit des difficultés, la religieuse assure que ses candidats ne feront pas piètre résultats aux examens. « Depuis 1992 que le centre présente des candidats, les taux de réussite vont de 50% à 100% », rappelle la directrice qui projette, avec son équipe d’encadrement, de rééditer cet exploit à l’issue des prochains examens du Cep et du Bepc.
Décourager les enseignants vénaux
Si les efforts des responsables et des pensionnaires du centre Siloé appellent à des actes de générosité en vue de les soutenir, d’autres pensent qu’il s’agit d’une opportunité pour augmenter leur revenu. C’est malheureusement le cas de certains enseignants des établissements où les collégiens handicapés visuels se doivent d’aller poursuivre les études, une fois le Cep en poche. Sont indexés par rapport à cette vilaine pratique, des enseignants des matières scientifiques. Ils tenteraient souvent de réclamer le paiement d’une somme par handicapé, en dehors de la contribution scolaire réglementaire. Le motif, les déficients visuels étant en retard par rapport à leurs camarades de la classe, il faut leur consacrer un peu plus de temps pour les amener à cerner les enseignements dispensés. Dès le début de cette année scolaire en cours, cette catégorie d’enseignants vénaux aurait tenté encore de remettre leur exigence. Mais c’était sans compter avec l’organisation des devanciers des pensionnaires, actifs sur le terrain, qui ont dû user de leur influence pour empêcher les caisses du centre de saigner une contribution supplémentaire. « Le centre Siloé aussi est dans le besoin et ne pouvait même pas effectuer ses paiements », s’est désolée la sœur Sylvie Kakpo. A l’en croire ce n’est déjà pas facile de ne pas laisser ses protégés à jeun toute une journée. Vivement donc le découragement de cette race d’enseignants vénaux en attendant l’avènement des conditions d’accueil meilleures pour les collégiens aveugles et déficients visuels dans les départements du Mono et du Couffo.
Actualités 30 juin 2018

La ministre de l’Economie numérique et de la Communication, Aurélie Adam Soulé Zoumarou a effectué, ce vendredi 29 juin, une descente dans la ville de Savalou où elle a visité un centre de formation de l’entreprenariat et du numérique et allée à la rencontre des agents des radios Cité de Savalou et Tchetti pour échanger avec eux sur les nouveaux défis.
La descente de Aurélie Adam Soulé Zoumarou, ministre de l’Economie numérique et de la Communication et de sa délégation a démarré par une visite de courtoisie à Dada Gandjègni Ahoyo Gbaguidi XIX, roi de Savalou. Après les civilités faites au palais du roi de Savalou, le cap a été mis sur le Centre de l’Entrepreneuriat et du Numérique de Savalou (CENS) en plein cœur de la cité de Savalou. Ce centre est une initiative de la Fondation Conrad Gbaguidi qui accompagne les jeunes de la commune. Le ministre et sa suite ont pu toucher du doigt ce qui se fait dans ce centre doté d’une vingtaine d’ordinateurs et de connexion internet permanente au profit de la jeunesse de la ville de Savalou dans le département des Collines. Un centre numérique de formation et de recherche.
Son promoteur Conrad Gbaguidi a, au cours de cette visite, présenté à la délégation ministérielle ce qui se fait dans ce centre depuis trois mois qu’il existe. Il s’agit d’un centre ouvert surtout aux jeunes désireux de se faire former dans les domaines du numérique et de l’entreprenariat moderne.
Une initiative saluée et encouragée par la ministre Aurélie Adam Soulé Zoumarou qui a surtout invité les jeunes usagers du centre à saisir les opportunités qui y sont offertes car, se réjouit-elle, « c’est un centre orienté vers la professionnalisation et c’est une grande fierté pour moi d’ailleurs d’être associée à ce projet qui porte tous les ingrédients pour réussir ». Il vise essentiellement à amener les jeunes de Savalou et environs à se prendre en charge en profitant des énormes potentiels économiques dont dispose la commune pour se positionner sur les marchés des grands pays comme les Etats-Unis et autres.
La ministre en charge de l’Economie numérique et sa suite se sont également rendues dans les locaux de radio Cité pour visiter les installations et échanger avec les agents sur les nouveaux défis du numérique.
Economie 29 juin 2018

La Cour constitutionnelle a procédé à l’installation des membres du Conseil d’orientation et de supervision de la Liste électorale permanente informatisée (Cos-Lépi), ce vendredi 29 juin 2018, au cours d’une cérémonie de prestation de serment.
Les représentants du parlement à raison de cinq députés de la majorité parlementaire et quatre de la minorité et le directeur général de l’Etat civil et celui de l’Institut national de la Statistique et de l’Analyse économique du Bénin (INSAE) ont tous prêté serment devant les membres de la haute juridiction.
Valère Tchobo, Gildas Agonkan, Sabai Katé, Janvier Yahouédéhou, Abiba Dafia, Corneille Padonou, Justin Adjovi, Léon Comlan Ahossi, Guy Dossou Mitokpè, Armelle Ahamidé épouse Meangoua, directrice générale de l’INSAE par intérim et Abdon Marius Mikpon’Aï, directeur général de l’Etat civil, ont juré de remplir leurs fonctions avec loyauté et probité, de les exercer avec impartialité et en toute indépendance dans le respect de la loi et d’assurer sans défaillance, les devoirs qu’elles leur imposent, conformément à l’article 330 de la loi N°2013-06 du 25 novembre 2013 portant code électoral en République du Bénin.
Pour le professeur Joseph Djogbénou, président de la Cour constitutionnelle, la reconduction des députés pour poursuivre l’actualisation de la Lépi est un signe du destin et la dimension spirituelle ne doit échapper à personne. Il a rappelé que les organes qui ont désigné les membres du Cos leur font confiance. Le souhait du président de la Cour est que les membres du Cos puissent assumer leur mission de manière responsable et que les ressources ne fassent pas défaut.
Actualités 29 juin 2018
L'équipe de la Colombie[/caption]La Colombie s’est qualifiée pour les huitièmes de finale en battant (1-0) les Lions de la Téranga du Sénégal.
Malgré la blessure de leur meneur de jeu, James Rodriguez, les Cafeteros ont réussi à marquer l’unique but de la partie. Avec le même nombre de points et de buts marqués, le Japon et le Sénégal ont été départagés au niveau du nombre de cartons. En effet, avant le troisième match, le Japon avait pris trois avertissements (Kawashima, Inui, Hasebe) contre cinq pour les Sénégalais (dont Niang, Sabaly et Ndoye face aux Japonais). Au cours de la dernière sortie, les deux équipes ont écopé d'un seul carton jaune chacune. Ainsi, pour une première fois depuis 1982, aucune des cinq sélections africaines présentes en Russie ne parviendra à atteindre les huitièmes de finale.
Sports 29 juin 2018