La Nation Bénin...



Résultat pour : mmoga vender monedas Visité Buyfc26coins.com. Todo perfecto, desde el pago hasta la entrega..QZkn

Nouvelles

Promotion agricole dans le Zou: Les réformes dans le secteur agricole présentées aux élus

L’Agence territoriale de développement agricole (Atda) du Zou-Couffo a procédé, ce jeudi 28 juin, à l’ex-Sonapra de Bohicon, au lancement officiel de ses activités. A l’occasion, les maires du Zou et du Couffo ont été informées des réformes entreprises dans le secteur agricole.

Des réformes qui visent à faire du secteur agricole le principal levier de développement économique, de création de richesses et d’emplois sont désormais en cours. Pour ce faire, le gouvernement a mis sur pied sept pôles régionaux de développement agricole pour promouvoir le développement des filières à haute valeur ajoutée que sont, entre autres, l’ananas, l’anacarde, le coton, le maïs, le manioc, le riz.

Avec le soutien des partenaires techniques dans le secteur agricole, le gouvernement s’est aussi porté vers la création de structures de recherche spécifiques à chaque filière et des écoles professionnelles agricoles pour chaque pôle de développement agricole, avec un accent particulier sur les instruments et les mesures favorisant l’investissement privé dans le secteur agricole et rural. Des actions qui tiennent compte de l’implication à la base des élus locaux, selon la directrice de l’Atda Zou-Couffo, Gwladys Tossou – Lokossou. Elle rassure les élus du Zou présents sur la disponibilité de ses services compétents à accompagner sur le terrain les actions visant la promotion agricole.
Elle sera appuyée par le directeur de cabinet du ministre de l’Agriculture, Bonaventure Kouakannou, qui rappelle que l'ambition de l’Exécutif béninois traduite dans le Programme d'action du gouvernement est de faire du secteur agricole un secteur d'investissement massif pour une agriculture de grande envergure. Cela a nécessité la mise en place d'un cadre institutionnel consacrant la création de sept pôles de développement agricole (Pda). Le Pda constitue, en effet, le cadre idéal pour valoriser au mieux les potentialités agricoles d'une zone relativement homogène pouvant offrir plus de chances à des filières bien définies de mieux prospérer. L'objectif poursuivi, ajoutera-t-il, est de répondre dans une approche territoriale, aux besoins alimentaires d'une population béninoise sans cesse croissante et de contribuer durablement à la croissance économique de notre pays, gage d'une amélioration des revenus des acteurs des différentes filières agricoles. D’ailleurs, l’agriculture a aujourd’hui un apport de plus de 34 % du produit intérieur brut (Pib) national.
Il invite les élus présents à accorder une attention particulière aux différents projets dont l’Atda Zou-Couffo a la charge, tel que le financement de la filière de l'arboriculture fruitière pour une synergie et une complémentarité d'actions au profit de leurs cibles.

Société 29 juin 2018


« La visite de la vieille dame à Adagon »: Une pièce théâtrale représentée par des étudiants germanistes
[caption id="attachment_29766" align="alignnone" width="1024"]Les étudiants germanistes sur scène à l’Institut français de Cotonou[/caption]

Sur scène, mardi 19 et dimanche 24 juin derniers, une trentaine d’étudiants germanistes de l´Université d´Abomey-Calavi (Uac) a fasciné la communauté allemande vivant au Bénin avec la pièce théâtrale "La visite de la vieille dame à Adagon". Cette tragicomédie a été représentée à l´Institut français de Cotonou puis au centre culturel "Deutsch bei uns’’  (Dbu) à Abomey-Calavi.

Une création originale dans laquelle se mêlent actions, danses et traditionnelles, humour, passion, émotions…, représentée en allemand par de jeunes étudiants béninois et intitulée, La visite de la vieille dame à Adagon était sur les planches, mardi 19 et dimanche 24 juin derniers. C’est une œuvre du dramaturge Friedrich Dürrenmatt qui a été adaptée au contexte béninois avec la réalité du pouvoir de l’argent sur les populations et quelques interjections en fon qui ont ponctué la représentation. 

Du genre tragicomédie, cette pièce raconte l´histoire d’une femme milliardaire nommée Claire Houngbédji. Revenue dans son village d’origine, elle a été triomphalement accueillie. Pauvre et voyant en elle une porte de sortie de leur précarité, les populations lui demandent un geste généreux pour améliorer leurs conditions de vie. La vieille dame est prête à offrir un milliard à son village à une seule condition : elle demande en échange la tête d’un homme, Alfred, celui qui l’a autrefois séduite, engrossée et abandonnée. Solidaire au départ, la communauté lui oppose un refus catégorique. Mais la proposition de la milliardaire  ne laisse pas indifférent. Elle persiste dans les consciences et suscitent bien de désaccords et de manigances.
Dans cette pièce, c’est le pouvoir de l´argent, la corruption, la culpabilité et la trahison  qui sont mis en exergue par  le dramaturge Dürrenmatt.  C’est un signal fort pour les sociétés encore manipulées par l’argent. A l’origine de cette création, le génie de la responsable de l´Office allemand d´échanges universitaires, Friederike Heinz, avec l´appui professionnel du comédien béninois Jean-Louis Kédagni et du chorégraphe Arnaud Agoli-Agbo. Il a fallu à la trentaine d’étudiants, acteurs de la pièce, six mois de répétitions assidues. Tous sont germanistes inscrits à l’Uac de la première en troisième année.
Ce spectacle de deux heures aura permis aux étudiants, acteurs de circonstance, de s’exercer à mieux manier la langue allemande. Il a été réalisé avec le soutien de l´ambassade de la République fédérale d´Allemagne près le Bénin, du centre culturel "Deutsch bei uns" de l’Uac et de l’Institut français de Cotonou.

Culture 29 juin 2018


Financement des projets structurants au Bénin: Une mission de la Bad fait le point avec Abdoulaye Bio Tchané
[caption id="attachment_29765" align="alignnone" width="1024"]Le ministre d’Etat, chargé du Plan et du Développement, Abdoulaye Bio Tchané et une partie de la délégation de la Banque africaine de développement[/caption]

Le ministre d’Etat, chargé du Plan et du Développement, Abdoulaye Bio Tchané a tenu, ce jeudi 28 juin à Cotonou, une séance de travail avec une délégation de la Banque africaine de développement (Bad) conduite par le représentant pays de l’institution, John E. C. Andrianarisata. Il a été question de deux projets structurants pour le pays, à savoir le projet d’aménagement et de bitumage de routes cotonnières (Djougou-Péhunco-Kérou-Banikoara) et celui de l’assainissement fluvial de la ville de Cotonou.

En attendant une approbation de son conseil d’administration, la Banque africaine de développement (Bad) est prête à financer deux projets structurants au Bénin. Le premier concerne le financement du projet d’aménagement et de bitumage de routes cotonnières (Djougou-Péhunco-Kérou-Banikoara), et le second, l’assainissement fluvial de la ville de Cotonou. Une mission de l’institution de développement panafricaine conduite par le représentant pays, John E. C. Andrianarisata, est allée faire le point au ministre d’Etat, chargé du Plan et du Développement, Abdoulaye Bio Tchané.
Pour le représentant pays de la Bad, la séance de travail avec le ministre d’Etat a été une occasion pour s’entendre sur le chronogramme pour que la mise en œuvre du premier projet se fasse dans un bref délai. Il s’agit, selon lui, de vite faire pour terminer la mise en place des documents à approuver par le Conseil d’administration de la Bad au plus tard à la fin de cette année pour que les travaux de la route démarrent dès le début de l’année 2019.
Le coût total de ce projet avec les travaux connexes, selon le représentant pays, est de 125 milliards de francs Cfa.
Pour le projet d’assainissement fluvial devant sortir la ville de Cotonou de l’eau, le ministre d’Etat, Abdoulaye Bio Tchané, a souligné que c’est un projet déjà connu de beaucoup. Car, d’autres partenaires comme la Banque ouest-africaine de développement (Boad), la Banque européenne d’investissement et la Banque mondiale ont déjà donné leur accord pour son financement. La Bad, selon lui, est venue faire son évaluation sur ce projet dont les négociations sont en cours de finition.
Pour ce qui concerne le projet d’aménagement et de bitumage de routes cotonnières (Djougou-Péhunco-Kérou-Banikoara), Abdoulaye Bio Tchané espère que la mission a mesuré la sensibilité du problème à résoudre et l’urgence de la mise en œuvre de ce projet. Car, il représente un tremplin avec un fort effet d’entraînement sur l’économie de cette région non seulement productrice de coton, première culture de rente du Bénin, mais également productrice de maïs.

Société 29 juin 2018


Séminaire sur la presse face à la montée du numérique: Réfléchir sur l’impact des nouveaux médias
[caption id="attachment_29763" align="alignnone" width="1024"]Les mots de la DA infosec à la séance[/caption]

L’Institut de formation sociale, économique et civique (Infosec) en partenariat avec l’Union des professionnels des médias du Bénin (Upmb) et le Conseil national du patronat de la presse et de l’audiovisuel (Cnpa) a organisé, ce jeudi 28 juin, un séminaire de formation sur le thème : « La presse béninoise face à la montée du numérique : enjeux et défis.

L’objectif de cet atelier est d’amener les participants à réfléchir les impacts du numérique sur les médias traditionnels pour pallier la concurrence. A cette occasion, la directrice adjointe de l’Infosec, Mariane Domingo a témoigné sa gratitude au ministre du Travail et de la fonction publique et aux responsables des instances faîtières de la presse béninoise d'avoir contribué à la tenue de ce séminaire. Selon elle, l’arrivée d’un nouveau média ne doit pas constituer une menace pour le secteur si les acteurs parviennent à trouver des moyens pour s’y accommoder. « Les spécificités des médias numériques font que cet impact est particulièrement fort pour la presse. C’est pourquoi, il est impérieux pour la presse de disposer d’une capacité d’adaptation à cette nouvelle donne », a-t-elle déclaré. Pour elle, depuis que l’internet s’est invité dans tous les secteurs d’activités, la population manifeste son intérêt pour les réseaux sociaux et la presse en ligne en vue de s’informer au détriment des médias traditionnels qui sont en train de perdre progressivement du terrain. Ainsi, la directrice adjointe de l’Infosec, Mariane Domingo, souhaite qu’outre les efforts des professionnels des médias une synergie d’action de toutes les forces de la nation pour trouver des solutions qui puissent permettre la collaboration entre les médias traditionnels et le numérique. Elle compte sur la contribution des participants afin que les conclusions et les recommandations issues de cet atelier renforcent non seulement la presse mais aussi le numérique. Le président de l’Union des professionnels des médias du Bénin, Franck Kpochémè, a remercié les responsables de l’Infosec pour avoir initié un tel atelier de réflexion. Selon lui, ce séminaire s'aligne sur la volonté du bureau exécutif de l’Upmb de conduire les médias vers la spécialisation. Abondant dans le même sens, Basile Tchibozo, président du Cnpa, souhaite une synergie d’actions à tous les niveaux de décision afin que l’éclosion du numérique n’influence pas négativement l’espace médiatique mais qu’elle contribue à son émergence

Société 29 juin 2018


Régulation du marché de l’électricité en Afrique de l’Ouest: Les documents réglementaires validés par les experts
[caption id="attachment_29762" align="alignnone" width="1024"]Photo de famille du ministre Jean-Claude Houssou avec les experts à l'issue de la cérémonie d'ouverture[/caption]

Dans le cadre du sixième forum des régulateurs et des producteurs du secteur de l’électricité de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao), s’est tenue, ce jeudi 28 juin, la réunion des experts des ministres de l’Energie en prélude à la rencontre des ministres de l’Energie prévue pour ce jour. Consacrée à la validation des documents réglementaires du marché de l’énergie, la rencontre a été ouverte par Dona Jean-Claude Houssou, ministre de l’Energie du Bénin.

Examiner les différents documents et faire des propositions concrètes aux ministres en charge de l’Energie, pour prendre des décisions sur les actes règlementaires qui vont désormais gouverner le secteur d’énergie et être informés sur l’état de mise en œuvre de certains projets dans la région. Tel est le mandat de la réunion des experts des ministres de l’Energie de la Cedeao qui s’est déroulée, ce jeudi à Cotonou.

L’organisation de cette réunion des experts, précise le commissaire de l’énergie et des mines de la Commission de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao), Sédiko Douka, s’inscrit dans le cadre du développement actuel du secteur de l'énergie dans l’espace Cedeao pour le renforcement de la collaboration existante dans ce secteur et le lancement du marché régional de l’électricité. Faisant l’état des lieux de l’énergie électrique dans la zone, il indique que « l’espace régional regorge d’importantes ressources énergétiques qui malheureusement sont sous exploitées et ne permettent pas encore à une population d’environ 180 millions de personnes d’avoir accès à l’électricité ».
Au-delà de cette situation, il ajoute que plusieurs autres facteurs entravent le développement du secteur régional de l’énergie et limitent ainsi l’accès des populations à l’électricité. Sur ce registre, il mentionne le déficit de production d’énergie électrique, le coût élevé des services d’électricité, le surcoût à l’investissement dans les énergies renouvelables, les pertes techniques et commerciales sur les réseaux électriques et un système inefficient d’approvisionnement en énergies fossiles ainsi que les contraintes financières liées à leur renchérissement.

La stratégie de la Cedeao

Selon Sédiko Douka, parmi les actions engagées par la Cedeao pour faire face à ces défis, une priorité a été accordée à l’exploitation commune des ressources naturelles dans la région. Et ce, par l’adoption de document de politique régionale et la réalisation de projets d’interconnexions de réseaux et de centrales de production d’électricité. « Les documents de politiques, stratégies et projets à réaliser doivent faire l’objet d’approbation par les ministres en charge de l’énergie conformément au processus d’adoption statutaire des documents de la Cedeao », fait-il savoir.
Ouvrant les travaux, Dona Jean-Claude Houssou, ministre de l’Energie du Bénin, reconnaît l’urgence de prendre des mesures idoines et des dispositions appropriées pour des approches de solution durable afin de booster le développement du secteur de l’énergie et de mobiliser les ressources financières correspondantes. A titre, il évoque la stratégie retenue par la Cedeao pour inverser la tendance. Celle-ci est relative à la réduction systématique des coûts liés aux approvisionnements énergétiques à travers l’exploitation commune et partagée des ressources naturelles dans la région, l’interconnexion des réseaux électriques, en vue de réaliser des économies d’échelles à travers un marché régional intégré de l’électricité et la promotion des énergies renouvelables. Dans le cadre de la mise en œuvre de cette stratégie, il a été procédé, a dit le ministre Jean-Claude Houssou, à la création d’institutions et d’agences spécialisées en charge de l’énergie (Wapp, Ecreee, Arrec, Agao) en plus de la direction de l’énergie. C’est sur les documents de politiques, stratégies et projets réalisés par chacune de ces institutions que se pencheront les experts pour les analyser et les valider avant leur approbation par les ministres de l’Energie au cours de leur rencontre de ce jour.

Société 29 juin 2018


Audence au ministère des Sports: Un envoyé spécial de la Fifa reçu par Homéky
[caption id="attachment_29759" align="alignnone" width="1024"]Photo de famille avec hôtes [/caption]

Le ministre en charge des Sports, Oswald Homéky, a reçu, ce jeudi en audience l’expert Fifa, Veron Mosengo Omba, émissaire du président Gianni Infantino. Il a été introduit par Moucharafou Anjorin, président de la Fédération béninoise de football (Fbf). Plusieurs sujets étaient au menu des échanges dont l’élection du prochain bureau de la Fbf.

À la sortie de ce tête-à-tête, M. Mosengo Omba s’est dit satisfait des échanges. Il a remercié le ministre Homéky et Anjorin qui lui ont réservé un accueil chaleureux. Il affirme être ravi d’avoir découvert la maquette du projet que la Fifa compte financer pour plus d’un million de dollars au Bénin. Le projet des classes sportives a séduit l’hôte. « On pense signer une convention entre la fédération, le gouvernement et la Fifa pour qu’on puisse participer à ce magnifique projet », a laissé entendre Mosengo Omba.
Le ministre Homéky remercie son hôte d’avoir fait le déplacement sur Cotonou et la la Fifa pour son soutien au Bénin. Outre les classes sportives, il annonce la remise des sites de construction de 56 stades dès la semaine prochaine. Il se dit très heureux de l’engagement de M. Mosengo Omba, au nom du président de la Fifa, à accompagner le Bénin, en suggérant la signature d’une convention tripartite. Pour lui, la mission de la Fifa a été fructueuse et va au-delà des attentes.
M. Homéky souligne par ailleurs que cette audience a été l’occasion de faire le tour de la situation du football au Bénin, notamment celle de la fédération. Parlant du processus de transition à la Fbf, il dit avoir fait le point à Veron Mosengo Omba. « Je lui ai fait le point de l’accalmie relative que nous avons depuis quelques mois et surtout nous avons évoqué la question des prochaines élections », indique le ministre Homéky, annonçant avoir adressé au président de la Fifa, Gianni Infantino, une invitation à venir au Bénin.

 

Actualités 29 juin 2018


Amendement technique de la Constitution du 11 décembre 1990: Les grandes motivations de l’initiative parlementaire
[caption id="attachment_29757" align="alignnone" width="1024"]Les députés du Bmp au cours de leur conférence de presse[/caption]

Huit députés membres du Bloc de la majorité parlementaire (Bmp) ont introduit au Parlement, ce jeudi 28 juin, une proposition de loi portant amendement de la Constitution du 11 décembre 1990. Le dossier est affecté à la Commission chargée des Lois pour étude au fond avant son examen par la plénière.

La relecture de la Constitution du 11 décembre 1990 revient sur tapis à l’Assemblée nationale. Après l’échec de la tentative de 2017, le débat refait surface sous une autre forme avec l’introduction, ce jeudi 28 juin, d’une proposition d’amendement. L’initiative émane de huit députés du Bloc de la majorité parlementaire (Bmp) en l’occurrence Bruno Amoussou, Antoine Kolawolé Idji, Robert Gbian, Mathurin Nago, André Okounlola Biaou, Barthélémy Kassa, Raphaël Akotègnon et Nassirou Bako Arifari. 

Selon eux, leur proposition d’amendement constitutionnel vise à consacrer dans la Constitution la suppression de la peine de mort adoptée il y a quelques jours par la loi n° 2018-16 du 04 juin 2018 portant Code pénal. Cette consécration implique un amendement de l’article 15 de la Constitution du 11 décembre 1990. Il y a aussi le souci de promouvoir la représentation des femmes au sein de l’Assemblée nationale, grâce à un amendement de l’article 81 de la Constitution. Cette réforme sera achevée ensuite par la loi électorale qui pourra prescrire des dispositions particulières en faveur de cette couche importante de notre société. La troisième motivation de cette proposition d’amendement constitutionnel, soulignent les signataires de la demande, vise à aligner les mandats et regrouper les élections pour aboutir à l’organisation d ‘élections générales notamment présidentielle, législatives, communales et locales. Ce qui évitera au Bénin d’être constamment en période de campagne électorale et d’élection, et lui permettre ainsi de s’atteler davantage avec sérénité aux tâches de développement. L’atteinte de cet objectif implique que la durée du mandat des députés soit portée à cinq ans à compter de la prochaine législature. Elle implique également que les élections législatives aient lieu au plus tard quatre-vingt-dix jours après l’élection du président de la République. Cette innovation passe par la modification de l’article 80 de la Constitution, soutiennent Bruno Amoussou et ses sept autres collègues dans leur proposition. Ils ont ajouté à leur initiative un quatrième point relatif à la création de la Cour des comptes qui sera détachée de la Cour suprême. Ce faisant, le Bénin pourra se conformer aux dispositions du Traité de l’Union économique monétaire ouest africaine (Uémoa) du 29 janvier 2003 qui promeut la constitutionnalisation de la Cour des comptes pour une gestion transparente et efficiente des finances publiques. Le dossier a été déposé, ce jeudi 28 juin, et affecté à la Commission chargée des Lois pour étude au fond, par le président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji, à la faveur de la séance plénière d’hier. Les regards sont désormais tournés vers ses deux instances de l’Assemblée nationale pour décider de la suite à ce dossier?

Pas de nouvelle République !
La proposition d’amendement constitutionnel sollicitée n’implique pas une nouvelle République. Les députés Jean-Michel Abimbola, André Okounlola et Orden Alladatiin respectivement premier et troisième coordonnateurs et chargé à la communication du Bloc de la majorité parlementaire (Bmp) ont animé une conférence de presse en marge de la séance plénière d’hier au cours laquelle ils ont rassuré l’opinion publique nationale et internationale qu’il s’agit d’une révision technique de la loi fondamentale.
Les amendements portent sur des points clés ayant fait l’objet de consensus notamment lors du dernier séminaire parlementaire sur la réforme du Code électoral avec l’implication de plusieurs acteurs concernés. Ces points concernent l’abolition définitive de la peine de mort, la création de la Cour des comptes, l’amélioration de la représentativité des femmes au Parlement et l’organisation d’élections générales à travers l’alignement à cinq ans de tous les mandats électifs au Bénin afin de faire de l’économie à l’Etat et de remettre véritablement le pays au travail. A l’exception de la disposition concernant l’abolition de la peine de mort que les auteurs de la proposition d’amendement constitutionnel ont ajoutée à leur initiative, tous les autres points ont fait l’objet de convergence des participants aux travaux du dernier séminaire sur la réforme du Code électoral, expliquent les conférenciers. Ils n’ont pas manqué de préciser que la réforme constitutionnelle ne touche pas le mandat du chef de l’Etat qui est toujours maintenu à cinq ans. Le texte prévoit un mandat transitoire pour les députés et les conseillers municipaux, communaux et locaux en 2019. Il sera organisé des élections législatives puis municipales, communales et locales. Ainsi, les députés et les conseillers municipaux, communaux et locaux qui sont élus auront un mandat transitoire de sept ans. En 2021, il sera organisé une élection présidentielle pour le choix d’un nouveau président de la République pour un mandat de cinq ans. Ce qui permettra d’avoir en 2026, l’organisation d’élections générales à savoir présidentielle, législatives puis communales, municipales et locales. Tous ceux qui seront élus, qu’ils soient président de la République, députés ou conseillers municipaux, communaux et locaux auront un mandat de cinq ans. Les conférenciers trouvent cet alignement des mandats électifs avec l’organisation d’élections générales comme un passage obligé pour amorcer le réel développement du Bénin. A cet effet, le Bloc de la majorité parlementaire poursuivra sans relâche, et dans une approche inclusive, les discussions avec tous les acteurs concernés pour la recherche et la consolidation du consensus autour de cette proposition d’amendement constitutionnel, promettent-ils?

Actualités 29 juin 2018


Forum national social: La problématique de la protection humaine en débat
[caption id="attachment_29756" align="alignnone" width="1024"]Emploi des jeunes[/caption]

La problématique de l’emploi des jeunes et de la protection sociale dans le secteur informel au Bénin a été au cœur d’un forum national social lancé, ce jeudi 28 juin à Cotonou par l’Organisation non gouvernementale Général de la sécurité humaine (Gsh). La rencontre vise à sensibiliser et mobiliser autour des préoccupations relatives à la thématique.

Dans une approche holistique, l’Organisation non gouvernementale la Générale de la sécurité humaine (Gsh), avec d’autres parties prenantes a lancé, ce jeudi 28 juin, le forum national social sur la problématique de l’emploi des jeunes et de la protection sociale dans le secteur informel au Bénin. 

Selon le président de l’Ong, Timothée Bocco, ce forum est une tribune de réflexion, de proposition et de plaidoyer en direction de toutes les composantes de la nation, pour une prise de conscience face aux défis de la protection sociale et de l’employabilité des jeunes.
Pour Cosme Kindé, représentant du ministre du Travail, ce forum est un événement inédit qui mobilise les acteurs de la protection sociale des travailleurs de l’économie informelle au Bénin. Il rappelle que le gouvernement a inscrit dans son axe stratégique VI, la protection sociale pour tous les Béninois, à travers son programme Assurance pour le renforcement du capital humain (Arch) qui devra garantir la sécurité humaine pour les populations démunies.
Le forum anime sur trois jours plusieurs activités dont des communications qui portent sur des réflexions et actions entreprises concernant la protection sociale et l’employabilité au Bénin, dans la sous-région et ailleurs dans le monde.
Martin Assogba, président du conseil d’administration de l’Ong Gsh, indique que le forum formulera des recommandations en direction des autorités face aux défis et enjeux qu’impliquent les questions relatives à la protection sociale et à l’employabilité des jeunes au Bénin.
Pour Timothée Bocco, le Bénin peine encore à mettre en place des politiques réalistes et réalisables de protection sociale et de l’emploi. Martin Assogba, regrette que le Bénin ait élaboré des documents qui mentionnent une liste d’objectifs et d’aspirations, mais sans proposer un mécanisme clair sur la façon de les atteindre. « Les conséquences socio-économiques d’une telle situation sont intenables pour les populations vulnérables, notamment les paysans, les artisans, les marchands», souligne M. Bocco, insistant sur les jeunes demandeurs d’emplois. Ce qui, souligne-t-il, compromet dangereusement le développement du pays.
Face à ce constat désolant, qui interpelle toutes les composantes de la nation, l’Ong Générale de la sécurité humaine (Gsh), en partenariat avec d’autres parties prenantes, a décidé d’agir. Sa vision, explique son président, c’est qu’à l’horizon 2030, elle soit en mesure de contribuer au mieux-être des personnes vulnérables et démunies de toutes conditions et de toutes catégories socio-professionnelles dans le domaine de la sécurité humaine au Bénin.
Sa mission est donc de jouer le rôle de représentation et d’employeur virtuel des populations démunies auprès des pouvoirs publics, des institutions de l’État et des partenaires au développement. Cela, dans l’optique de leur garantir la sécurité humaine, notamment faciliter leur accès à la sécurité sociale, au meilleur revenu et à l’emploi durable et décent.
Martin Assogba saisit l’occasion pour réitérer son soutien au partenariat public privé susceptible d’améliorer la sécurité humaine en général, la protection sociale et l’employabilité des jeunes en particulier.

Actualités 29 juin 2018


Lutte contre l’insécurité: Encore des prouesses de la Police républicaine

Le secrétaire général de la Police républicaine, le colonel Pascal Odéloui, a fait ce jeudi 28 juin, à Cotonou, le point hebdomadaire des actions menées pour la sécurité des populations béninoises. Des cas de vol, de braquage, de cambriolage et d’escroquerie ont été enregistrés mais les auteurs ont été appréhendés pour la plupart.

La traque lancée par la Police républicaine contre les malfrats et les cybercriminels à travers tout le pays continue de porter ses fruits. Durant la semaine finissante, 1510 kg de faux médicaments ont été saisis, cinq cambriolages sont déjoués avec sept personnes interpellées, sept braqueurs dont un homme en uniforme arrêtés, un présumé arnaqueur arrêté, des promoteurs de sociétés privées de sécurité poursuivis pour non détention d’agrément avec des agents interpellés pour tenues non conformes et quatorze débits de boissons fermés pour non autorisation préalable. C’est le résultat des actions menées à travers le pays et livré, ce jeudi, par le secrétaire général de la Police républicaine, le colonel Pascal Odéloui, lors du traditionnel point de presse hebdomadaire de l’institution.
En ce qui concerne les vols et les braquages, les suspects ont été interpellés dans le 12e arrondissement de Cotonou, et présentés au procureur de la République. De même, des cas de vol ont été enregistrés dans le département de l’Atlantique et plus précisément dans les arrondissements de Sékou et d’Akassato. Et parmi les individus interpellés se trouve un homme en uniforme qui utilisait ses tenues pour commettre le forfait. Ces derniers ont été arrêtés et présentés au procureur de la République.
Un réseau de fabricants de faux billets de banque a été découvert dans le Littoral et plus précisément dans le quartier Agla. Il s’agit de deux individus d’origine togolaise qui se font passer pour des marabouts afin d’aider des gens à se faire de l’argent après des rituels avec ce qu’ils appellent une caisse magique. Or, dans cette caisse, il n’y avait que des coupures de papier simple au-dessus desquels il y avait de faux billets de banque.
En ce qui concerne le contrôle des débits de boissons, les éléments du général Nazaire Hounnonkpè ont procédé à la fermeture de quatorze débits pour non autorisation préalable.
Quant au contrôle des sociétés privées de sécurité, trois promoteurs ont été identifiés et poursuivis pour non détention d’agrément. Quinze agents de ces sociétés ont été arrêtés pour tenues non conformes.
Face à ces résultats et surtout la propension des actes d’escroquerie, de cambriolage et de braquages, le secrétaire général de la Police républicaine a lancé un appel aux populations béninoises à être vigilantes pour ne pas être victimes des actes de ces hors la loi à la recherche du gain facile.
Le point de la semaine prochaine, promet le colonel Pascal Odéloui, portera sur des cas qui concernent la sécurité routière et précisément le port de casque et autres infractions relatives à la violation du Code de la route?

Société 29 juin 2018


Séminaire sur la presse face à la montée du numérique: Réfléchir sur l’impact des nouveaux médias

L’Institut de formation sociale, économique et civique (Infosec) en partenariat avec l’Union des professionnels des médias du Bénin (Upmb) et le Conseil national du patronat de la presse et de l’audiovisuel (Cnpa) a organisé, ce jeudi 28 juin, un séminaire de formation sur le thème : « La presse béninoise face à la montée du numérique : enjeux et défis.

L’objectif de cet atelier est d’amener les participants à réfléchir les impacts du numérique sur les médias traditionnels pour pallier la concurrence. A cette occasion, la directrice adjointe de l’Infosec, Mariane Domingo a témoigné sa gratitude au ministre du Travail et de la fonction publique et aux responsables des instances faîtières de la presse béninoise d'avoir contribué à la tenue de ce séminaire. Selon elle, l’arrivée d’un nouveau média ne doit pas constituer une menace pour le secteur si les acteurs parviennent à trouver des moyens pour s’y accommoder. « Les spécificités des médias numériques font que cet impact est particulièrement fort pour la presse. C’est pourquoi, il est impérieux pour la presse de disposer d’une capacité d’adaptation à cette nouvelle donne », a-t-elle déclaré. Pour elle, depuis que l’internet s’est invité dans tous les secteurs d’activités, la population manifeste son intérêt pour les réseaux sociaux et la presse en ligne en vue de s’informer au détriment des médias traditionnels qui sont en train de perdre progressivement du terrain. Ainsi, la directrice adjointe de l’Infosec, Mariane Domingo, souhaite qu’outre les efforts des professionnels des médias une synergie d’action de toutes les forces de la nation pour trouver des solutions qui puissent permettre la collaboration entre les médias traditionnels et le numérique. Elle compte sur la contribution des participants afin que les conclusions et les recommandations issues de cet atelier renforcent non seulement la presse mais aussi le numérique. Le président de l’Union des professionnels des médias du Bénin, Franck Kpochémè, a remercié les responsables de l’Infosec pour avoir initié un tel atelier de réflexion. Selon lui, ce séminaire s'aligne sur la volonté du bureau exécutif de l’Upmb de conduire les médias vers la spécialisation. Abondant dans le même sens, Basile Tchibozo, président du Cnpa, souhaite une synergie d’actions à tous les niveaux de décision afin que l’éclosion du numérique n’influence pas négativement l’espace médiatique mais qu’elle contribue à son émergence?

Christian HOUNONGBE (Stag.)

Société 29 juin 2018


1670 - 2233